• Une tempête tropicale menace les efforts pour contrôler la marée noire

    La première tempête tropicale de la saison 2010 dans l’Atlantique, baptisée Alex, qui s’est formée dans la mer des Caraïbes, est sur le point d’atteindre la péninsule du Yucatan au Mexique. Si elle se dirige dans le golfe du Mexique, elle pourrait compliquer les efforts en vue de contrôler la marée noire.

    Les météorologues américains surveillent la première tempête tropicale de la saison 2010 dans l’Atlantique, baptisée Alex, qui s’est formée dans la mer des Caraïbes. Elle est sur le point d’atteindre la péninsule du Yucatan au Mexique, et pourrait ensuite se diriger dans le golfe du Mexique, où elle pourrait compliquer les efforts en vue de contrôler la marée noire.

    Pour l’instant, les modèles de prévisions météorologiques montrent qu’Alex ne dirige pas vers le golfe du Mexique, a indiqué samedi Jack Bevins, prévisionniste au Centre américain des ouragans (NHC), mais sa trajectoire pourrait changer.

    L’amiral Thad Allen, le commandant des garde-côtes américains, avait averti vendredi que la tempête pourrait forcer l’évacuation du site de la fuite de pétrole et interrompre les efforts pour la juguler pendant une période pouvant aller jusqu’à deux semaines.

    Toujours selon l’amiral Allen, le vice-président Joe Biden se rendra en visite sur les côtes du Golfe du Mexique mardi, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et en Floride (sud-est), pour évaluer les efforts contre la marée noire. Jusqu’à présent, la destruction de la plateforme Deepwater Horizon a coûté 2,35 milliards de dollars à British Petroleum (BP), dont 126 millions de dollars en dédomagements aux victimes de la marée noire.

    Cet article se base sur ou est repris de VOA News

    La tempête tropicale devrait épargner le site de la marée noire

    Les inquiétudes des responsables des opérations anti-marée noire dans le golfe du Mexique se sont apaisées. La tempête tropicale Alex, qui s'est formée samedi, devrait épargner le site de la pollution, selon les prévisionnistes. Elle devrait passer en effet à environ 80 km des côtes de Louisiane. 

    «La tempête ne devrait pas être un problème pour la marée noire», estimait samedi matin Dennis Feltgen, porte-parole du Centre national des ouragans américain (NHC), basé à Miami. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

     

    «Elle devrait aller vers le Mexique mais sa trajectoire ne devrait pas se diriger vers le nord-est du golfe, a-t-il indiqué. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'effets de vagues».

    Les garde-côtes américains se sont préparés dès vendredi à l'arrivée de cette perturbation. «Nous avons un plan. Nous commençons a redéployer les gens et les équipements à partir du moment où nous pensons devoir affronter des vents», a ainsi déclaré Thad Allen, le commandant des garde-côtes américains, sur la chaîne CNN.

    Pompage interrompu en cas de vents trop violents

    A 15 heures GMT (17 heures en France), la tempête Alex, qui se déplace à une vitesse de 15 km/h, se trouvait à 225 km à l'est du Belize, avec des vents soufflant à 75 km/h. Les prévisionnistes américains prévoient qu'elle se trouvera dans le golfe du Mexique à partir de dimanche soir, après être passée au-dessus de la province mexicaine du Yucatan. Et ses vents risquent de se renforcer d'ici là. En cas de vent fort et de vagues importantes, BP pourrait devoir suspendre momentanément les opérations de pompage, le navire récoltant le brut en surface au-dessus du puits étant obligé de quitter la zone. Les opérations visant à forer les deux puits de secours qui doivent mettre un terme définitif à la pollution, risqueraient aussi d'être interrompues.

    Les bateaux seront déconnectés de la tête du puits «lorsque nous aurons une indication 120 heures avant que des vents forts arrivent», a ajouté l'amiral Allen. Il a par ailleurs admis que si les opérations étaient interrompues, il faudrait deux semaines pour les reconnecter.

    Baignade interdite dans le nord ouest de la Floride

    Actuellement, BP parvient à pomper une partie des 30.000 à 60.000 barils de pétrole qui s'échappent du puits chaque jour à 1.500 mètres sous le niveau de la mer. Les puits de secours devraient être opérationnels en août.

    Le vice-président américain Joe Biden doit se rendre dans la région mardi, ainsi que la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano et la conseillère du président américain Barack Obama pour les questions d'énergie et de changement climatique Carol Browner. Les autorités ont par ailleurs décidé jeudi d'interdire la baignade dans le nord-ouest de la Floride, une destination touristique qui reçoit 80 millions de visiteurs par an.

    Vendredi, BP a annoncé que ses dépenses liées à la marée noire avaient atteint 2,35 milliards de dollars à ce jour, soit environ 1,9 milliard d'euros. A Huntsville (Canada) où il participe à une réunion du G8, le premier ministre David Cameron a mis en garde contre une possible «destruction» du groupe pétrolier.

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    Leparisien.fr

    Marée noire : le pompage du pétrole reprend

    BP a annoncé que l'entonnoir permettant de capter une partie du pétrole et de le pomper vers la surface a été remis en place, après avoir heurté un robot téléguidé.

    Le pompage du pétrole a repris (AFP) Le pompage du pétrole a repris (AFP)

    L'entonnoir permettant de pomper une partie du pétrole en fuite dans le golfe du Mexique a été réinstallé, après avoir été retiré provisoirement et le pompage a repris, a annoncé BP mercredi 23 juin.

    L'entonnoir "a été remis en place avec succès sur la (plateforme) Deepwater Horizon" à 18h30 (23h30 GMT), a déclaré le groupe pétrolier dans un communiqué. Et d'ajouter que "le système a repris le pompage du pétrole et du gaz" une heure et demi plus tard.

    Durant dix heures mercredi, la fuite de pétrole a laissé échapper entre 30.000 et 60.000 barils, après le retrait provisoire de l'entonnoir, lequel permettait d'en pomper une partie.

    Ce retrait avait été décidé après une collision avec un robot téléguidé qui avait apparemment fermé l'une des soupapes, augmentant la pression dans l'entonnoir. "Il y a eu un problème aujourd'hui, ils ont remarqué qu'il y avait une sorte de fuite de gaz", avait annoncé le commandant des garde-côtes, l'amiral Thad Allen. Le problème semblait provenir "d'un engin téléguidé qui a touché une des soupapes" de l'entonnoir, avait-il ajouté.

    L'augmentation de la pression dans l'entonnoir risquait de favoriser la formation d'hydrates qui, sous forme de glace, pouvaient le boucher.

     

    Mort de deux personnes

    L'entonnoir permet de capter une partie du pétrole et de le pomper vers la surface où il est récupéré sur un bateau.

    Le gouvernement américain a estimé que 30.000 à 60.000 barils de pétrole s'échappaient du puits chaque jour, soit 4,77 à 9,53 millions de litres. L'entonnoir permettait dernièrement d'en récupérer environ 25.000 barils par jour.

    L'amiral Allen a par ailleurs annoncé une autre mauvaise nouvelle: la mort de deux personnes impliquées dans les opérations de nettoyage. L'une de ces personnes est morte dans un accident de natation dans une piscine, selon l'amiral Allen.

    L'autre est William Kruse, le capitaine d'un bateau enrôlé par BP, qui se serait suicidé d'une balle dans la tête, selon le médecin légiste Stan Vinson. D'après l'équipage de William Kruse, avec lequel Stan Vinson a parlé, le marin était "bouleversé et déprimé à cause de la marée noire".

     

    Nouveau moratoire sur les forages en mer

    A Londres, la direction de BP a annoncé mercredi que Robert Dudley, un Américain, avait pris la direction effective des opérations du groupe contre la marée noire, que pilotait jusque-là son directeur général, Tony Hayward.

    Robert Dudley "a été nommé avec effet immédiat président-directeur général de l'Organisation de restauration de la côte du golfe du Mexique", un service créé par BP pour gérer la réponse à l'incident de la plateforme pétrolière qui a sombré le 22 avril à 80 km des côtes de Louisiane.

    A Washington, le secrétaire aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a annoncé que l'administration allait décréter un nouveau moratoire plus "affiné" sur les forages en mer, au lendemain de la décision d'un juge qui a annulé le moratoire décidé par Barack Obama.

    Devant une commission du Sénat, Ken Salazar a indiqué que les puits pour lesquels l'absence de "risques est avérée" pourraient éventuellement faire l'objet d'une levée de l'interdiction.

    Le moratoire est "une mesure raisonnable", a estimé mercredi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Nobuo Tanaka, pour qui la marée noire est "une catastrophe qui aurait pu être évitée".

    (Nouvelobs.com)

    États-Unis - Englué dans la marée noire

    L'image d'efficacité du président Barack Obama souffre de la crise dans le Golfe

    Barack Obama s’est rendu en Louisiane au début du mois de mai pour 
rencontrer les dirigeants de la garde cotière.<br />

    Photo : Agence France-Presse Saul Loeb
    Barack Obama s’est rendu en Louisiane au début du mois de mai pour rencontrer les dirigeants de la garde cotière.

    Plus de deux mois après l'explosion de la plateforme de British Petroleum dans le golfe du Mexique, Barack Obama est englué dans la marée noire qui s'est ensuivie et qui menace une zone de plus en plus étendue du littoral des États-Unis. La crise érode l'image d'efficacité du président américain et risque de peser sur le sort de son parti aux élections législatives partielles de novembre. Cher lecteur, le reste de cet

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    Les fruits de mer de Louisiane  séduisent encore

    De notre envoyée spéciale à La Nouvelle-Orléans, Alexandra Gonzalez 26/06/10 à 07h23
    Au Café Degas, restaurant français de la Nouvelle-Orléans, les clients continuent de savourer les fruits de mer du coin, malgré la menace de la marée noire.

    Dans un restaurant de Louisiane Dans un restaurant de Louisiane © SIPA Dans le cadre luxuriant et tamisé du Café Degas, un délicieux restaurant tenu par un Français, Jacques Soulas, dans un quartier résidentiel de La Nouvelle-Orléans (Louisiane), la trentaine de clients attablés pour le dîner dégustent avec enthousiasme des fruits de mer… locaux. Une scène incongrue car, depuis le 20 avril dernier, le pétrole se déverse sans relâche à la surface de l’océan Atlantique, dans le golfe du Mexique, salissant et détruisant les ressources naturelles de cette région.

    Pour le moment, la carte du chef du Café Degas n’a pas changé. Louis, son fournisseur, continue de s’approvisionner chaque semaine auprès des pêcheurs du golfe en crevettes, écrevisses, et crabes à la carapace molle (soft shall crabs), une spécialité du coin. « Ça ne va pas durer, mais il subsiste encore des endroits épargnés par la marée. Pas de pénurie pour l’instant donc, d’autant que la demande s’est raréfiée, les acheteurs habituels fuient ces fruits de mer ! » raille Jacques Soulas, faisant référence à ces restaurants à New York ou à Chicago affichant ostensiblement sur leurs vitrines des pancartes indiquant : « Nous ne servons pas de produits lousianais. »

    Derniers crabes de l’année

    Pas de pénurie, mais des prix grimpant en flèche. « Les crabes nous coûtaient 3,50 $ la pièce il y a deux semaines, ils sont à 4 $. Les écrevisses coûtaient 8 $ le gallon, elles sont à 11 $. Du jamais-vu », soupire le restaurateur en feuilletant ses dernières feuilles d’achat. Quant à sa clientèle, à 80 % locale, elle ne rechigne fort heureusement pas à déguster les plats de fruits de mer qui font la réputation du lieu : « Il y a peu de scandales sanitaires dans la région, alors les gens nous font confiance pour ne servir que des produits sûrs. Et puis ils se disent : 'Mangeons-en tant qu’il est encore temps.' Après, Dieu sait combien d’années nous devrons attendre avant de pouvoir déguster de nouveau nos crabes louisianais ! »



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  • L'entonnoir de BP retiré en raison d'une fuite de gaz

    (REUTERS/BP/Handout)

    L'entonnoir qui permettait de pomper une partie du pétrole à l'origine de la marée noire qui se répand dans le golfe du Mexique a été retiré mercredi, laissant la fuite repartir de plus belle, a annoncé Thad Allen, le commandant des garde-côtes américains.

    «Il y a eu un problème aujourd'hui, ils ont remarqué qu'il y avait une sorte de fuite de gaz», a déclaré Thad Allen lors d'une conférence de presse.

    «Ils ont indiqué que le problème venait d'un engin télé-guidé qui a touché un des conduits» de l'entonnoir, a-t-il ajouté en précisant que l'entonnoir était inspecté et qu'il pourrait être réinstallé dans l'après-midi. L'amiral a néanmoins prévenu que l'opération consistant à relancer le pompage après la pose de l'entonnoir pourrait prendre beaucoup plus de temps.

    Dans le même temps, l'amiral a annoncé la mort de deux personnes impliquées dans les opérations anti-marée noire, mais dans des incidents apparemment sans rapport avec la pollution. Une de ces personnes est morte dans un accident de natation dans une piscine, l'autre pilotait un bateau impliqué dans le nettoyage, a précisé Thad Allen, sans donner d'autres détails sur le décès de cette dernière.

    (Source AFP)

    Marée noire: un ouvrier dénonce une fuite détectée avant l'explosion

    Photo diffusée le 22 avril 2010 par les 
gardes-côtes américains de la plateforme pétrolière qui

    Photo diffusée le 22 avril 2010 par les gardes-côtes américains de la plateforme pétrolière qui a explosé dans le glofe du Mexique (© AFP photo AFP)

    Un employé de la plate-forme Deepwater Horizon, dont l'explosion fin avril a causé la marée noire du golfe du Mexique, a été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité, et assuré que celle-ci n'avait pas été réparée, dans une émission diffusée lundi par la BBC.

    Tyrone Benton a indiqué avoir découvert un défaut dans un équipement de sécurité quelques semaines avant l'explosion, mais que ce problème n'avait pas été réparé, un autre système étant utilisé à la place. Interviewé dans le cadre de l'émission Panorama diffusée lundi soir, il a expliqué que la réparation aurait arrêté la production, à un moment où il en coûtait 500.000 dollars par jour d'extraire le pétrole.

    BP a pourtant indiqué que c'est le propriétaire de la plate-forme Transocean qui était responsable de l'équipement défectueux, tandis que Transocean assurait que cette pièce avait été testée avec succès avant l'accident, selon la BBC.

    Une erreur «inacceptable»

    «Nous avons vu une fuite sur le bloc d'obturation, nous en avons informé la compagnie, ils ont une salle de contrôle depuis laquelle ils peuvent fermer ce bloc et en activer un autre de telle sorte qu'ils n'ont pas besoin d'arrêter la production, a rapporté Tyrone Benton, ils n'ont qu'à le fermer et passer sur l'autre».

    La BBC cite dans ce reportage un expert en pétrole, le professeur Tad Patzek, qui estime qu'une telle situation est «inacceptable». «Si vous avez la moindre preuve que ce bloc d'obturation ne fonctionne pas correctement, il faut le réparer par tous les moyens possibles», assure-t-il.

    Ce témoignage intervient alors que BP annonce avoir dépensé 2 milliards de dollars pour réparer les dégâts de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Dans un communiqué, BP indique par ailleurs avoir collecté ou brûlé un total de 21.040 barils de pétrole samedi grâce à ses deux dispositifs placés au-dessus de la fuite.

    Le système d'entonnoir et de tuyaux amenant le pétrole au navire Discoverer Enterprise, situé en surface 1.500 mètres au-dessus de la fuite, a récolté 11.050 barils samedi, moins que les moyennes des jours précédents «car certaines installations ont été fermées une partie de la journée», a expliqué BP dans un communiqué.

    249.500 barils déjà collectés

    Par ailleurs, 9.990 barils ont été brûlés sur la nouvelle installation de surface Q4000 qui doit brûler ainsi à peu près 10.000 barils par jour jusqu'au colmatage de la fuite. Les dispositifs ont permis de collecter 249.500 barils au total depuis fin avril.

    Les travaux continuent pour la mise en place de nouveaux dispositifs de récupération du pétrole, notamment le forage des deux puits de secours qui devraient être achevés en août. A ce jour, BP a reçu 65.000 demandes de dédommagement et en a satisfait 32.000, pour un total de 105 millions de dollars.

    Les deux milliards évoqués dans le communiqué comprennent les travaux de récupération du pétrole, les travaux pour améliorer la capacité de récupération, notamment le forage de puits de secours, les dons aux États riverains du golfe, les dédommagements et les sommes versées aux autorités fédérales.

    BP a par ailleurs annoncé la semaine dernière la création d'un fonds de 20 milliards de dollars pour assurer le paiement de ces coûts.

    L'estimation de la quantité de pétrole qui s'échappe au large des côtes américaines ne cesse d'enfler depuis l'accident de la plateforme Deepwater Horizon, passant de 1.000 à 60.000 barils par jour (un baril correspond à 160 litres) en l'espace de deux mois.

    (Source AFP)

    Marée noire en Louisiane, inspiré d’Andy Warhol


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    Brat Pitt pourrait porter à l'écran la Marée Noire dans le Golfe du Mexique
     
    Brad Pitt

    Le tout Hollywood ne parle plus que de ça...
    Elle enfle, elle enfle la rumeur...
    Et elle gronde tellement fort, qu'elle est même parvenue à nos oreilles de « Green Potins mondains ».

    Brad Pitt réfléchit sérieusement à réaliser pour le cinéma un film sur la Marée Noire qui sévit dans le Golfe du Mexique.

    Brad Pitt rencontre en ce moment, producteurs, financiers et agents pour essayer de réunir les fonds nécessaire à la réalisation du film.
    Nul doute que le comédien reversera les bénéfices de ce long métrage à des associations environnementales qui luttent pour la protection des côtes américaines.


    Brad Pitt, un artiste engagé
    Ce n'est pas la première fois que Brad Pitt se porte au chevet de la planète.

    Brad Pitt reconstruit la
 Nouvelle Orléans

    Après l'ouragan Katerina, il a participé, avec sa fondation « Make it right » à la reconstruction de quartiers Green dans l'état de la Nouvelle Orléans.
    Et au côté de sa femme, Angelina Jolie, il lance sur le marché un nettoyant pour le corps 100% bio dont tous les bénéfices sont reversés à la « Jolie-Pitt Fondation Eco System ».
    L'association qu'il à crée avec sa femme et qui soutient de nombreuses initiatives écologiques.


    Décidemment Brad Pitt est un vrai Green People engagé... On adore !


    D'autres actus Peoples et Marée Noire

    Kevin Costner au secours des côtes américaines

    David Charvet  s'engage au côté d'une association environnementale

     

    TF1

    Une marée noire hors de prix, BP plonge

    Par TF1 News (D'après agence) le 25 juin 2010 à 11:33
     

    Marée noire dans le golfe du Mexique : photo de la Nasa (7 juin 2010) © TF1/LCI

    2,35 milliards de dollars très exactement : la facture continue à s'alourdir pour BP, toujours englué dans ses opérations de pompage, et toujours incapable de stopper définitivement la pire pollution qu'ait connue l'Amérique.

    La note grimpe régulièrement, et cette hausse vertigineuse n'est pas près de s'arrêter au vu de l'incapacité de BP à stopper le flux de brut : pour le groupe pétrolier britannique, les dépenses liées à la marée noire du golfe du Mexique ont désormais atteint la somme faramineuse de 2,35 milliards de dollars. Soit environ 1,9 milliard d'euros... Une somme qui inclut l'ensemble des dépenses effectuées par le groupe pour contenir et nettoyer le pétrole, le forage de puits de secours, les aides versées aux Etats riverains, les dommages déjà remboursés, et les sommes payées aux autorités fédérales. Elle ne permet, bien évidemment, pas encore de chiffrer le coût final de la catastrophe.

    Depuis l'explosion et le naufrage fin avril de la plateforme Deepwater Horizon, au large de la Louisiane, les coûts du groupe pétrolier pour enrayer et nettoyer la marée noire s'envolent, sans que le pétrole cesse pour autant de s'écouler dans l'océan : il a déjà souillé plus de 200 km de côtes. Lundi, BP avait annoncé que ses dépenses liées à la marée noire avaient atteint la barre des deux milliards de dollars. La semaine dernière, le groupe avait annoncé la création d'un fonds de 20 milliards de dollars, qui sera consacré à l'indemnisation des victimes de la marée noire. Mais cette somme ne constitue pas un plafond et la facture finale pourrait être bien plus élevée.

    BP plonge

    Mais les dégâts ne sont pas seulement financiers : ils concernent aussi l'image de BP. Et son cours de Bourse... L'action BP perdait près de 6% vendredi à la Bourse de Londres après être tombé à son plus bas niveau depuis 14 ans, les investisseurs craignant que le groupe pétrolier britannique soit contraint de leverdavantage de fonds pour financer le coût de la marée noire qui souille le golfe du Mexique. BP a annoncé vendredi avoir déjà dépensé 2,35 milliards de dollars (1,92 milliard d'euros) pour contenir la marée noire. Le groupe a assuré qu'il avait suffisamment de fonds pour couvrir le coût de la catastrophe et démenti une rumeur de marché qui rapportait qu'il cherchait à se placer sous la protection d'un régime de faillite. Des traders expliquent également la chute du cours de BP par les intempéries qui s'annoncent au dessus du golfe du Mexique et qui pourrait compliquer la lutte contre la marée noire.

    Pour tenter d'améliorer son image, le groupe s'est doté d'un nouveau "Monsieur marée noire" : c'est désormais Robert Dudley qui a pris la direction effective des opérations contre la marée noire, pilotées jusque-là par son directeur général, Tony Hayward, qui avait multiplié les gaffes et était raillé pour son accent britannique. Dudley, fort d'une carrière de 30 ans dans le pétrole, a l'avantage d'être américain et surtout, il a grandi dans le Mississippi, un des quatre Etats touchés par la marée noire.

    La pollution a jusqu'à présent souillé plus de 200 km de côtes et fortement perturbé l'industrie de la pêche et le tourisme, deux poumons économiques de la région avec le forage en mer. En Floride, les autorités ont pris une mesure draconienne jeudi en décidant d'interdire les bains de mer dans le nord-ouest de cet Etat dont une bonne partie des revenus provient du tourisme estival. Et au large, faute de disposer encore d'un puits de secours, BP poursuit ses opérations de pompage, dramatiquement interrompues cette semaine : l'entonnoir qui permet de capter une partie du pétrole et du gaz qui fuient par 1500 mètres de fond a été ôté en catastrophe pendant une dizaine d'heures à la suite d'une collision avec un robot téléguidé. L'engin avait apparemment fermé une des soupapes, augmentant la pression dans l'entonnoir et risquant de le boucher au cas où des hydrates y formeraient des cristaux de glace. Pendant cette dizaine d'heures, c'est donc à gros bouillons que le pétrole s'est répandu dans l'océan : le gouvernement américain a estimé en effet que 30.000 à 60.000 barils de pétrole s'échappent du puits chaque jour, soit 4,77 à 9,53 millions de litres.

    Par TF1 News (D'après agence)le 25 juin 2010 à 11:33
     

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    Publié le 24 juin 2010 à 21h10 | Mis à jour le 24 juin 2010 à 21h20

    Marée noire: «plus de mauvaises nouvelles que de bonnes»

    Marée noire aux États-Unis

    Marée noire aux États-Unis

    L'une des pires marées noires de l'histoire des États-Unis menace les côtes de la Louisiane. Suivez le développement de cette «catastrophe nationale» et ses conséquences désastreuses pour l'environnement. »

    BP a indiqué jeudi pouvoir bientôt capturer environ... (Photo: 
Reuters)

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    BP a indiqué jeudi pouvoir bientôt capturer environ 700 000 gallons par jour à l'aide du capuchon, et en brûler 438 000 autres gallons grâce à un navire-incinérateur.

    Photo: Reuters

    Associated Press
    La Nouvelle-Orléans

    Plus tôt ce mois-ci, British Petroleum (BP) avait prédit que l'écoulement de pétrole dans le fond de la mer serait réduit à un «filet» en l'espace de quelques jours, et le président américain Barack Obama a déclaré à la nation la semaine dernière que jusqu'à 90% du flot serait bientôt contenu. Mais ces objectifs semblaient trop optimistes jeudi, à la suite d'un autre échec sous l'eau.

    Le capuchon qui permettait de pomper une partie du pétrole s'écoulant dans le golfe du Mexique depuis l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon avait dû être retiré mercredi après qu'un robot sous-marin eut embouti le système d'aération relié au puits.

    Il avait été réinstallé, jeudi, mais la frustration et le scepticisme coulaient à flot sur les côtes du golfe du Mexique.

    Les annonces de BP n'ont «absolument aucune crédibilité», a fait valoir le conseiller de Jefferson Parish, John Young, ajoutant que ce plus récent problème démontre que la compagnie «n'est pas à la hauteur de la tâche» et déplorant recevoir «plus de mauvaises nouvelles que de bonnes nouvelles».

    Même avant ce nouveau recul, les pires scénarios du gouvernement américain suggéraient que le capuchon et d'autres équipements contenaient moins de la moitié du déversement de pétrole.

    Le porte-parole de BP John Curry a présenté plus en détails le recours prévu à des embarcations additionnelles pouvant capturer encore davantage de pétrole, et a dit comprendre les sentiments de frustration parmi la population.

    «Nous voulons faire ce que tout le monde espère et cela est évidemment de minimiser l'impact aussi rapidement et efficacement que possible et sans blesser aucun des travailleurs», a affirmé M. Curry.

    Des petites étendues de pétrole ont été aperçues jeudi sur les côtes de la Floride, forçant la fermeture d'une plage dans l'État pour la première fois depuis la fuite survenue il y a plus de neuf semaines.

    Le président Obama avait laissé croire à un déversement contenu à 90% la semaine dernière lors de son premier discours prononcé dans le Bureau ovale, après avoir rencontré des responsables de BP à la Maison-Blanche. Il avait dit avoir été informé par la compagnie qu'un tel résultat était possible en l'espace de quelques semaines.

    «Cela ne semble tout simplement pas possible, a argué jeudi Ed Overton, professeur en sciences environnementales à la retraite de l'Université de Louisiana State. Nous n'en sommes même pas prêts, et ce qu'on entend dire, c'est qu'ils ont capturé moins de pétrole que le jour précédent. J'avais espéré que le président savait quelque chose que nous ignorions.»

    BP a indiqué jeudi pouvoir bientôt capturer environ 700 000 gallons par jour à l'aide du capuchon, et en brûler 438 000 autres gallons grâce à un navire-incinérateur. 

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    Marée noire: BP a déjà dépensé 2,35 milliards de dollars

    Londres | Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé que ses dépenses liées à la marée noire du Golfe du Mexique avaient atteint 2,35 milliards de dollars. Il a répété au passage qu'il était trop tôt pour chiffrer le coût final de la catastrophe.

     


    ats | 25.06.2010 | 09:04

    Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé que ses dépenses liées à la marée noire du Golfe du Mexique avaient atteint 2,35 milliards de dollars. Il a répété au passage qu'il était trop tôt pour chiffrer le coût final de la catastrophe.

    Cette somme inclut l'ensemble des dépenses effectuées par le groupe pour contenir et nettoyer le pétrole, le forage de puits de secours, les aides versées aux Etats riverains, les dommages déjà remboursés, et les sommes payées aux autorités fédérales, a détaillé BP.

    Depuis l'explosion et le naufrage fin avril de la plateforme Deepwater Horizon, au large de la Louisiane, les coûts du groupe pétrolier pour enrayer et nettoyer la marée noire n'ont cessé de grimper, alors que le pétrole continue toujours de s'écouler dans l'océan et a déjà souillé plus de 200 km de côtes.

    Lundi, BP avait annoncé que ses dépenses liées à la marée noire avaient atteint la barre des deux milliards de dollars.

    La semaine dernière, le groupe avait annoncé la création d'un fonds de 20 milliards de dollars, qui sera consacré à l'indemnisation des victimes de la marée noire. Mais cette somme ne constitue pas un plafond et la facture finale pourrait être bien plus élevée.

    Le pétrole bondit de 3% à New York, le marché craint un ouragan aux USA

    NEW YORK - Les prix du pétrole ont fortement progressé vendredi à New York, alors que se formait dans les Caraïbes une tempête tropicale susceptible de se transformer en ouragan et de perturber la production d'hydrocarbures du golfe du Mexique.

    Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août a terminé à 78,86 dollars, en hausse de 2,35 dollars par rapport à la veille, soit 3,07%.

    A Londres, sur l'IntercontinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a gagné 1,65 dollar à 78,12 dollars.

    "Une dépression tropicale va probablement se former à tout moment aujourd'hui (vendredi) ou samedi", ont averti vendredi les services météorologiques américains dans la journée. "Il y a une forte probabilité, 80%, que ce système se transforme en ouragan tropical dans les 48 heures".

    La dépression, actuellement au nord des côtes du Honduras, devrait aborder le Mexique par la péninsule du Yucatan, et donc se diriger vers le golfe du Mexique, où se concentre le quart de la production de brut des Etats-Unis.

    "Cela pourrait affecter la production de pétrole, que ce soit le brut produit au large du Mexique ou, si la tempête se déplace vers le nord et les côtes de la Louisiane, la production des Etats-Unis", a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

    Le passage des tempêtes tropicales dans le golfe du Mexique est toujours très surveillé, car il peut contraindre les compagnies pétrolières à évacuer leurs plateformes, et perturber les importations de produits pétroliers.

    Il est cette année d'autant plus redouté que le brut continue de s'écouler dans les eaux du golfe, plus de deux mois après l'explosion de la plateforme de forage du groupe britannique BP.

    L'arrivé d'une tempête tropicale dans la zone "interromprait sans nul doute les opérations de BP face à la marée noire, et si elle se renforçait suffisamment, elle pourrait interrompre la production de pétrole et de gaz", ont commenté de leur côté les analystes de JPMorgan Chase.

    Juste avant l'ouverture de la séance, dans les échanges électroniques, les cours avaient brièvement effacé leurs gains à l'annonce d'une nouvelle révision de la croissance américaine du premier trimestre, à 2,7% (en rythme annuel) par rapport au trimestre précédent.

    "On a l'impression que la demande (de pétrole) va être bonne, mais pas extraordinaire, et qu'on va se trouver empêtré dans une reprise molle", a jugé Phil Flynn, de PFG Best Research.

    "Dans le même temps, on arrive dans le week-end et il y a la possibilité d'une tempête tropicale dans le golfe du Mexique, le marché reste donc sur ses gardes", a-t-il ajouté. "On ne sait quelle sera la gravité de cette tempête, mais l'incertitude pousse le marché à rester sur ses gardes. On pourrait perdre quelques dollars lundi si la tempête disparaît".

    (©AFP / 25 juin 2010 21h31)

    La Bourse de Paris en baisse après le PIB américain

    vendredi 25 juin 2010

    La Bourse de Paris évoluait en repli vendredi après-midi, le CAC 40 perdant 0,99%, pénalisé par la révision à la baisse du PIB américain au premier trimestre et malgré la hausse de Wall Street.

    A 15H46 (13H46 GMT), l'indice vedette lâchait 35,18 points à 3.520,18 points dans un volume d'échanges de 2,103 milliards d'euros.

    Le CAC 40 perd du terrain depuis le milieu de la matinée, après avoir connu un début de séance laborieux.

    Les investisseurs ont été confortés dans leur humeur maussade par la révision à la baisse, pour la deuxième fois, de la croissance économique des Etats-Unis au premier trimestre.

    Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,7% en rythme annuel par rapport au trimestre précédent, contre une hausse 3,0% donnée fin mai, selon le département du Commerce à Washington

    Soulagé par l'accord trouvé par les élus du Congrès américain sur la réforme de Wall Street, le marché américain a quant à lui ouvert en hausse.

    Les parlementaires américains ont trouvé un compromis qui limite l'activité spéculative des banques et leur investissement dans les produits dérivés, alors qu'un texte pourrait être transmis au président Barack Obama dès la semaine prochaine.

    Crédit Agricole prenait 1,79% à 8,97 euros, Natixis 0,36% à 3,64 euros et Société Générale 1,99% à 38,85 euros. Seul BNP Paribas perdait 0,67% à 45,57 euros.

    Le groupe de services maritimes Bourbon faisait preuve de résistance (+0,69% à 34,13 euros) après avoir pris plus de 4% en début de séance. Le groupe va investir 2 milliards de dollars d'ici 2015 dans la construction de 144 nouveaux navires pour son activité offshore.

    Par ailleurs, les valeurs énergétiques se trouvaient en queue d'indice. EDF lâchait 2,72% à 33,07 euros et GDF Suez 2,72% à 24,32 euros.

     


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  • Marée noire : le moratoire sur les forages en mer suspendu par la justice

    Info rédaction, publiée le 23 juin 2010
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    http://www.maxisciences.com

    La plateforme Deepwater Horizon de BP, photographiée après son 
explosion

    La plateforme Deepwater Horizon de BP, photographiée après son exp...

    États-Unis - Un juge de Louisiane a annulé mardi le moratoire sur les forages en eaux profondes. Décrétée par Barack Obama en réaction à la marée noire qui s'est répandue dans le golfe du Mexique, cette mesure importante est importante aux yeux du président américain, et surtout des sinistrés. La Maison Blanche a fait savoir qu'elle fera appel de cette décision.

    Suite à la catastrophe écologique engendrée par l'explosion suivie du naufrage d'une plate-forme pétrolière exploitée par BP au large de la Louisiane, Barack Obama avait prononcé un moratoire de six mois sur les forages en eaux profondes. Celui-ci imposait la suspension des activités de trente-trois plates-formes, ainsi que le gel de toute nouvelle autorisation de forage au dessous de 152 mètres dans le golfe du Mexique.

    Hier, un juge a annulé cette décision, vivement contestée par les compagnies pétrolières et les autorités locales qui craignaient la perte de 10.000 à 20.000 emplois directs et indirects. "Une décision invalide d'une agence de suspendre le forage en profondeur ne peut tout simplement pas justifier l'impact considérable sur les plaignants, l'économie locale, la région du golfe et la situation critique actuelle de la politique énergétique de ce pays" a estimé le juge Feldman.

    Suite à cet ordre de levée du moratoire, la Maison Blanche a assuré qu'elle prendrait de nouvelles mesures pour suspendre les forages. "Nous observons tous les jours la nécessité de marquer une pause dans les forages en eaux profondes, alors que le pétrole continue de fuir du puits de BP", a souligné le secrétaire aux Affaires intérieures Ken Salazar.

    La Maison Blanche a fait savoir qu'elle allait faire appel "immédiatement" de la décision du juge Feldman. "Le président est foncièrement persuadé (...) que continuer de forer à ces profondeurs sans savoir ce qui s'est passé [lors de l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon en avril] n'a aucun sens" a déclaré le porte-parole Robert Gibbs. Et d'ajouter que forer à ces profondeurs "menace la sécurité des ouvriers sur les plates-formes et l'environnement du golfe à des niveaux que nous ne pouvons pas nous permettre à l'heure actuelle, c'est ce que le président pense".

     

    Les leçons de la marée noire

    Mise à jour le mercredi 23 juin 2010 à 11 h 32

     
    Du pétrole à la surface des eaux de Barataria Bay, en Louisiane

    Photo: AFP/Sean Gardner

    Du pétrole à la surface des eaux de Barataria Bay, en Louisiane.

    Le ministre des Pêches du Nouveau-Brunswick, Rick Doucet, et le ministre de l'Environnement de l'Île-du-Prince-Édouard, Richard Brown, se disent renversés par l'ampleur des dégâts causés par la marée noire en Louisiane. Ils visitent cet État depuis lundi.

    Le spectacle sur place est désolant. Au large des côtes de Grand Isle, on aperçoit à l'horizon une véritable armada luttant contre le déversement. Ce sont les pêcheurs de crevette embauchés par la pétrolière BP qui écument avec leur filet de pêche le pétrole à la surface de la mer.

    Les conséquences du déversement sur les innombrables petites îles barrières sont encore plus frappantes. La véritable tragédie est là, selon Clint Edds, biologiste au secrétariat des Pêches de l'État de la Louisiane.

    Clint Edds explique que les mangroves sont rongées par le pétrole. Ces arbustes protègent les îles de l'érosion. Les oiseaux qui y nichent, surtout les pélicans, sont touchés. Il s'agit aussi d'un habitat pour la crevette, le crabe et d'autres espèces. Cette région protège aussi les côtes des ouragans.

    Le ministre Richard Brown dit qu'il s'agit d'un sérieux avertissement. Les projets actuels de prospection pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent l'inquiètent.

    Le ministre Rick Doucet dit qu'il a subi un choc lors de cette expérience. Il espère seulement qu'on tire des leçons de cette catastrophe.

    Rick Doucet organise d'ailleurs un symposium pour réfléchir sur les effets d'un possible déversement sur les côtes du Canada atlantique et des moyens de mieux se préparer à un tel accident.

    Pour BP, la marée noire est quasiment «une aubaine» pour la région

    Dans le magazine interne «Planet BP», le géant pétrolier fait apparaître la catastrophe écologique entraînée par la marée noire sous un jour nettement plus avantageux… pour lui. Soulignant notamment que la crise s’est avérée des plus bénéfiques pour nombre d’activités locales, les hôtels en tête…

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    Le Britannique Tony Hayward, CEO de BP et «gaffeur en série» depuis le début de la marée noire, est officiellement écarté des côtes américaines au profit de l’Américain Robert Dudley. L’homme connaît bien le métier, puisqu’il était actif depuis deux décennies au sein d’Amoco, groupe pétrolier US absorbé par BP en 1998. Membre du conseil d'administration du géant britannique, en charge des activités aux Amériques et en Asie, il devra s'assurer «que BP remplira ses promesses aux habitants de la côte, et poursuivra ses efforts pour restaurer l'environnement local».
     
    Robert Dudley aura fort à faire, notamment en termes de communication. Car le flux d’erreurs commises par BP en la matière, à l’instar des flots de pétrole s’échappant dans le golfe du Mexique, ne semble pas endigué. Dernier exemple en date, relevé par le Wall Street Journal : un article publié dans Planet BP, le magazine interne et en ligne du géant pétrolier.
     
    Un «reporter BP», envoyé en Louisiane, y décrit en effet la catastrophe environnementale sous un jour tout à fait inédit. «Il n’y a aucune raison de détester BP !», assène ainsi un entrepreneur actif dans le secteur des fruits de mer, dans une région dépendant largement de l’industrie pétrolière pour son travail quotidien. Dans ce cadre, l’incident du 20 avril se transforme comme par magie en un «coup de chance» pour toute une région…
     
    Dans un autre article, le WSJ relève ces propos : «Bon nombre des activités ne relevant pas directement de la pêche, les hôtels en particulier, ont prospéré» depuis le début de la marée noire, tout simplement «parce que tant de gens sont venus ici, en provenance de BP et d’autres équipes d’urgence». Cerise sur le gâteau, le responsable touristique d’une petite ville affirme que «BP a toujours été un de nos très grands partenaires… Nous avons toujours apprécié l’activité que BP générait chez nous.»
     
    V.D.

     

     

     

    Marée noire: la fuite repart de plus belle, BP nomme un nouveau responsable

    WASHINGTON - La fuite de pétrole dans le golfe du Mexique laissait échapper entre 30.000 et 60.000 barils par jour mercredi après le retrait provisoire de l'entonnoir qui permettait d'en pomper une partie, au moment où la direction des opérations au sein de BP changeait de mains.

    "Il y a eu un problème aujourd'hui, ils ont remarqué qu'il y avait une sorte de fuite de gaz", a déclaré le commandant des garde-côtes, l'amiral Thad Allen, lors d'une conférence de presse.

    Le problème semble provenir "d'un engin téléguidé qui a touché une des soupapes" de l'entonnoir, a-t-il ajouté en précisant que l'entonnoir était inspecté et qu'il pourrait être réinstallé dans l'après-midi dans le meilleur des cas.

    Le commandant Allen a expliqué que la collision avec le robot téléguidé avait apparemment fermé une des soupapes, augmentant la pression dans l'entonnoir. Cela peut favoriser la formation d'hydrates qui, sous forme de glace, risquent de boucher l'entonnoir qui permet de capter une partie du pétrole et de le pomper vers la surface où il est récupéré sur un bateau.

    Si aucun hydrate n'est détecté à l'intérieur de l'entonnoir lors de l'inspection, il pourra être réinstallé dès mercredi. Mais dans le cas contraire, "cela pourrait prendre beaucoup plus de temps", a-t-il averti.

    En attendant, les images des chaînes de télévision montraient le pétrole jaillissant à gros bouillons au fond de l'océan. Les experts du gouvernement américain estiment que 30.000 à 60.000 barils de pétrole s'échappent du puits chaque jour, soit 4,77 à 9,53 millions de litres. L'entonnoir permettait dernièrement d'en récupérer grosso modo 25.000 barils par jour.

    L'amiral Allen a par ailleurs annoncé une autre mauvaise nouvelle: la mort de deux personnes impliquées dans les opérations de secours, mais dans des incidents apparemment sans rapport avec la pollution.

    Une de ces personnes est morte dans un accident de natation dans une piscine, l'autre pilotait un bateau impliqué dans le nettoyage, a précisé M. Allen, sans donner d'autres détails sur le décès de cette dernière.

    A Londres, la direction de BP a annoncé mercredi que Robert Dudley, un Américain, avait pris la direction effective des opérations du groupe pétrolier contre la marée noire, que pilotait jusque-là son directeur général, Tony Hayward.

    M. Dudley "a été nommé avec effet immédiat président-directeur général de l'Organisation de restauration de la côte du golfe du Mexique", un service créé par BP et chargé de "gérer l'ensemble des aspects de la réponse à l'incident de la plateforme Deepwater Horizon", qui a sombré le 22 avril à 80 km des côtes de Louisiane, a indiqué BP dans un communiqué.

    Tony Hayward avait été pourfendu pour ses maladresses en matière de communication autour de la crise.

    A Washington, le secrétaire aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a annoncé que l'administration allait décréter un nouveau moratoire plus "affiné" sur les forages en mer, au lendemain de la décision d'un juge annulant le moratoire décidé par le président Barack Obama et donnant raison mardi à 32 sociétés pétrolières qui avaient déposé un recours.

    Devant une commission du Sénat, M. Salazar a indiqué que les puits pour lesquels l'absence de "risques est avérée" pourraient éventuellement faire l'objet d'une levée de l'interdiction.

    Le moratoire est "une mesure raisonnable", a estimé mercredi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Nobuo Tanaka. Dans une conférence de presse, il a estimé que la marée noire était "une catastrophe qui aurait pu être évitée" et a évoqué une "accumulation d'erreurs humaines".

    burs-cel/chl

    (©AFP / 23 juin 2010 19h35)

    Marée noire: le nouveau moratoire sur le forage sera plus "affiné"

    WASHINGTON - L'administration américaine va décréter un nouveau moratoire plus "affiné" sur les forages en mer, a indiqué mercredi le secrétaire aux Affaires intérieures Ken Salazar au lendemain de la décision d'un juge annulant le moratoire décidé par le président Barack Obama.

    Interrogé par le sénateur républicain Lamar Alexander sur les intentions de l'administration d'imposer un nouveau moratoire sur les forages en mer à plus de 150 mètres sous l'eau, M. Salazar a répondu: "la réponse est oui".

    "Dans les semaines et mois qui suivent nous allons examiner comment le moratoire en place peut être affiné", a dit M. Salazar qui a indiqué que les puits pour lesquels l'absence de "risques est avérée" pourraient éventuellement faire l'objet d'une levée de l'interdiction.

    Interrogé par M. Alexander et sa collègue républicaine Lisa Murkowski, inquiets des effets économiques du moratoire sur l'industrie du pétrole, M. Salazar n'a pas donné davantage de précisions, ajoutant simplement qu'il usera de son autorité pour s'assurer que le moratoire de six mois reste en place.

    M. Salazar était entendu mercredi devant une sous-commission du Sénat aux côté de Michael Bromwich, le nouveau responsable de la supervision des activités de forage.

    Par ailleurs, M. Salazar a changé la semaine dernière le nom de cette instance controversée pour en faire le Bureau of ocean energy management, regulation and enforcement. "Le MMS n'est plus", a dit M. Salazar mercredi.

    (©AFP / 23 juin 2010 19h09)

     

    Deepwater "aurait pu être évité" (AIE)

    AFP
    23/06/2010 | Mise à jour : 14:20 Réagir

    La marée noire dans le golfe du Mexique est une "catastrophe qui aurait pu être évitée", a estimé aujourd'hui le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Nobuo Tanaka.

    "Nous devons attendre (les résultats de) l'enquête... Mais d'après ce que nous avons appris, il y a eu une accumulation d'erreurs humaines", a-t-il ajouté.

    En attendant de connaître les causes exactes de l'accident, le moratoire sur les forages en mer décidé par l'administration Obama est "une mesure raisonnable", a estimé le directeur de l'AIE.

    Un juge de Louisiane a annulé hier ce moratoire sur les forages en eaux profondes décrété pour six mois par le président américain.

    Quant à l'impact de la marée noire sur le marché du pétrole, il a été "minimal à court terme", selon M. Tanaka.


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    Marée noire: une fillette de 11 ans récolte plus de 135.000 dollars

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    Créé le 22.06.10 à 20h08 -- Mis à jour le 22.06.10 à 20h08

    Des pélicans touchés par la marée noire, dans le golfe du Mexique,
 le 6 juin 2010.

    Des pélicans touchés par la marée noire, dans le golfe du Mexique, le 6 juin 2010. REUTERS/Lee Celano

    ENVIRONNEMENT - Elle a vendu ses dessins aux enchères pour les oiseaux...

    La jeune New-Yorkaise Olivia Bouler, choquée par les images de la marée noire, a réussi à réunir plus de 135.000 dollars (près de 110.000 euros), pour les oiseaux mazoutés.

    Olivia, qui rêve de devenir ornithologue, s’est adressée à la Audubon Society, une association de sauvegarde des oiseaux. Elle a alors proposé de vendre ses dessins, versant ensuite les sommes récoltées à l’association.

    «Beaucoup de personnes sont choquées et ne savent pas quoi faire, car ils ne peuvent pas se rendre sur les plages et aider. Ce qu’a fait Olivia donne un bel exemple: utiliser ses compétences et créer une initiative fructueuse pour chacun», se félicite un responsable de l’association, sur le site de CNN.

    Un été à dessiner

    Facebook et les médias américains s’emparent ensuite de l’initiative. Le buzz monte, à tel point que la jeune fille reçoit 90.000 dollars et un partenariat d’AOL, avec une donation de 25.000 dollars, faisant au passage d’Olivia une «artiste AOL», avec un profil sur le site de l’entreprise.

    Finalement, c’est Larry King qui reçoit la fillette lors de son show, lundi soir.

    La jeune fille a prévu d’envoyer un dessin original aux 500 premiers donateurs qui permettraient d’atteindre les 25.000 dollars. Elle a d’ores et déjà prévu de passer son été à dessiner...

    Oriane Raffin

    Marée noire : l'action BP tombe à son plus bas

     

    L'action du géant pétrolier britannique est tombée à son plus bas niveau depuis quatorze ans en Bourse, alors que la première tempête tropicale de la saison menace ses opérations de nettoyage.

    Marée noire

    BP chute à nouveau ce mardi à la Bourse de Londres. L'action du géant pétrolier britannique est même tombée à son plus bas niveau depuis 1996, perdant jusqu'à 6% à 328,40 pence avant de remonter légèrement. Depuis le début de l'explosion le 20 avril dernier de la plate-forme Deepwater Horizons à l'origine de la marée noire, la capitalisation boursière de BP a fondu de moitié.

    Cette nouvelle baisse a été provoquée par l'arrivée imminente - peut-être dès la semaine prochaine - de la première tempête tropicale de la saison dans le golfe du Mexique. Les opérations de pompage et de nettoyage pourraient alors être menacées.

    Pour faire face à ces obligations financières, BP chercherait à obtenir une ligne de crédit, qui pourrait atteindre sept milliards de dollars, mais ne prévoit pas de levée massive de fonds, ont expliqué ce lundi des sources proches du dossier à l'agence Reuters. Ce week-end, le Sunday Times évoquait une levée de fonds de 50 milliards de dollars.

    BP a accepté la semaine dernière de créer un fonds de 20 milliards de dollars destiné à couvrir les coûts de la marée noire. Il ne devra cependant l'approvisionner qu'à hauteur de cinq milliards de dollars cette année.Le groupe aura en outre à débourser des fonds pour fermer le puits à l'origine de la marée noire et nettoyer les rivages souillés par les nappes de pétrole. BP évalue ces coûts entre trois et six milliards de dollars.

    Ces coûts globaux de huit à onze milliards de dollars pour 2010 seront en partie compensés par la suspension du paiement des dividendes, qui dégagera environ huit milliards de dollars, par deux milliards d'économies réalisées sur des investissements cette année, et par dix milliards de dollars de ventes d'actif

    Marée noire: le directeur de BP Tony Hayward annule un engagement à Londres

    (AFP) – Il y a 12 heures

    LONDRES — Le directeur général de BP Tony Hayward, dont la présence était attendue mardi matin à Londres à une conférence du secteur pétrolier, a annulé sa participation pour mieux se consacrer à la marée noire aux Etats-Unis, a indiqué BP.

    M. Hayward devait s'exprimer sur la responsabilité des grandes compagnies pétrolières, lors du Congrès mondial des compagnies pétrolières nationales qui se tient mardi à Londres.

    Un porte-parole de la compagnie a indiqué que M. Hayward avait annulé sa participation "à cause d'un emploi du temps particulièrement chargé en raison du golfe du Mexique", et qu'il serait remplacé par un des responsables de son équipe, Steve Westwell.

    BP avait refusé dans un premier temps, lundi, de dire si M. Hayward participerait à cette conférence.

    La compagnie a paru échaudée par les très mauvais commentaires, y compris en provenance de la Maison Blanche, qui ont accompagné l'apparition du directeur général à une régate de voiliers sur l'île de Wight samedi, alors que le pétrole continue à sourdre dans le golfe du Mexique par dizaines de milliers de barils chaque jour.

    BP reste pour les projets en eau profonde

    AFP
    22/06/2010 | Mise à jour : 12:47 Réagir

    Les investissements et les projets pétroliers en eau profonde doivent continuer, malgré le tragique accident et la marée noire du golfe du Mexique, a jugé mardi au nom de Tony Hayward, Steve Westwell, un responsable du pétrolier britannique BP.

    "Ce serait une grave erreur de créer un environnement qui rendrait impossibles les investissements en eau profonde", a-t-il affirmé lors d'une conférence sur le pétrole à Londres.
    Pour le responsable de BP, les gisements pétroliers en eau profonde ont un rôle clé à jouer dans les approvisionnements mondiaux en énergie.

    "La marée noire est un coup dur pour BP dans une région clé mais BP entend continuer à fournir le monde en énergie", a-t-il assuré.
    Tout en insistant sur la nécessité de revoir en profondeur les procédures de sécurité des forages offshore, M. Westwell a estimé que la probabilité que l'accident du 22 avril se reproduise était "très faible".
    "C'est un accident complexe, causé par une combinaison sans précédent d'erreurs de jugement humain, de procédés, de systèmes et d'équipements", a-t-il estimé, après avoir pris soin de rappeler que l'enquête était toujours en cours.

    Marée noire. Nouveau témoignage à charge contre BP

    Une fuite sur la plate-forme dans le Golfe du Mexique aurait été détectée quelques jours avant l'explosion et rien n'aurait été fait pour la colmater. Un nouveau scandale pour BP qui cherche désormais à faire porter le chapeau à d'autres.

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    Après les images du patron de BPà une régate de yachts de luxe sur l'île de Wight, dimanche, la compagnie pétrolière doit désormais faire face à un témoignage accablant. Un employé de la plate-forme Deepwater Horizon, dont l'explosion a causé la mort de onze personnes et une marée noire, a affirmé à la BBC avoir été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité. Pire, il assure qu'elle n'a pas été réparée. Les opérateurs auraient préféré se reposer sur une pièce de secours. «Nous avons vu une fuite sur le bloc d'obturation, nous en avons informé la compagnie. Ils ont une salle de contrôle depuis laquelle ils peuvent fermer ce bloc et en activer un autre de telle sorte qu'ils n'ont pas besoin d'arrêter la production», a expliqué Tyrone Benton, lundi. Cet employé compte désormais poursuivre à la fois BP et le propriétaire de la plate-forme Transocean, pour négligence.

    BP change de stratégie

    Face à ces accusations, BP a botté en touche, renvoyant la balle à Transocean, responsable, selon la compagnie pétrolière, à la fois de la maintenance et du fonctionnement de cette pièce. Tout en maintenant le profil bas du coupable décidé à payer ce qu'il doit, BP change de stratégie et commence à désigner d'autres sociétés potentiellement impliquées dans la catastrophe. «D'autres parties pourraient être responsables pour les coûts, et nous nous attendons à ce qu'elles honorent leurs obligations», a ainsi menacé BP. Dans le viseur? Transocean, mais pas seulement. Halliburton, qui s'occupe de la cimentation de la plate-forme, et Anadarko, associé à 25% dans la plate-forme, sont ainsi cités. Une stratégie qui n'est pas du goût du P-DG d'Anarko. «La tragédie est le résultat direct des décisions et des actions imprudentes de BP», a-t-il lancé. Une déclaration qui ne surprend en rien l'analyste Peter Hutton, de NCB: «Avec 8milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2009, soit 3% de celui de BP, on pouvait s'attendre à ce qu'ils se défendent agressivement et leur communiqué est d'une sévérité typique» en la matière.

    Marée noire : troisième facture pour BP

    La Maison Blanche, dont les relations avec le groupe restent tendues, lui a réclamé 51 millions de dollars supplémentaires.

    (c) AFP

    La Maison Blanche a présenté, lundi 21 juin, une nouvelle facture de 51 millions de dollars à BP, la troisième envoyée au groupe pétrolier britannique et à ses partenaires pour compenser les dépenses engagées par l'administration américaine dans la lutte contre la marée noire.
    Elle a rappelé que, au nom de la loi "pollueur-payeur", elle continuerait à facturer à BP tous les coûts associés à la catastrophe. Les deux précédentes factures présentées ce mois-ci à BP et à ses partenaires, et s'élevant au total à 70,89 millions de dollars, ont été réglées dans leur totalité.

    2 milliards de dollars

    BP a annoncé lundi avoir dépensé jusqu'ici deux milliards de dollars à cause de la marée noire, sous forme notamment de travaux d'endiguement du puits défectueux et de forage de puits de secours, de subventions aux Etats du golfe du Mexique, de dommages et intérêts versés à des milliers d'individus et d'entreprises, et de compensations pour les coûts imputés à l'administration américaine.
    La journée de lundi a aussi été marquée par des propos ironiques d'un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton, sur la participation le week-end dernier de Tony Hayward, le DG de BP, à une régate de yachts de luxe près de l'île de Wight (sud de l'Angleterre). "Vous savez, si Tony Hayward veut installer un dispositif de récupération du pétrole sur ce voilier et le faire venir dans le Golfe, nous serons heureux d'avoir son aide", a-t-il persiflé. "Mais ce qui est important n'est pas ce que Tony Hayward fait de son temps libre, c'est ce que BP fait pour prendre ses responsabilités vis-à-vis du désastre qu'il a provoqué".
    Interrogé dans la foulée sur l'emploi du temps de Barack Obama le même samedi, en particulier la partie de golf d'environ quatre heures que le président a disputée près de Washington, le porte-parole a affirmé que ce dernier avait le droit de décompresser un peu.

    (Challenges.fr, avec AFP)

    Moratoire de Washington sur les forages en mer annulé en justice

    Par Reuters, publié le 22/06/2010 à 21:52

    Un tribunal de La Nouvelle-Orléans a annulé le moratoire de six mois décrété par l'administration Obama sur les forages en eau profonde à la suite de la marée noire dans le golfe du Mexique.

    La Maison blanche a annoncé qu'elle allait sans attendre faire appel de cette décision, prononcée après le recours d'une douzaine de compagnies pétrolières hostiles au moratoire.

    "Le président est convaincu que continuer de forer à de telles profondeurs sans savoir ce qui s'est passé (dans le golfe du Mexique) est insensé et met en danger les personnes exposées ainsi que l'environnement du golfe(...)", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche Robert Gibbs.

    Il s'agit d'un coup dur pour la Maison blanche qui espérait que cette interdiction laisserait le temps de vérifier que les autres puits offshore ne présentent pas de danger.

    Malgré le rejet du moratoire, que Barack Obama a annoncé le 27 mai, un peu plus d'un mois après l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, à l'origine de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis, les pouvoirs publics demanderont aux compagnies de se conformer aux nouvelles normes de sécurité communiquées il y a deux semaines, a fait savoir le ministère de l'Intérieur.

    Ces normes, qui s'appliquent également aux forages en eaux peu profondes, imposent aux compagnies de certifier qu'elles utilisent des blocs obturateurs de puits, d'effectuer deux tests du cimentage et de suivre de nouvelles procédures de coffrage, a précisé un porte-parole.

    Bien que le pétrole continue à se répandre dans le golfe du Mexique, 56% des Américains continuent à juger l'exploitation en mer nécessaire à l'indépendance énergétique des Etats-Unis, alors que 38% sont d'un avis contraire, selon un sondage Reuters-Ipsos.

    Du côté de BP, Tony Hayward, directeur général du groupe, a abandonné mardi la gestion quotidienne des opérations anti-marée noire. Il a en outre renoncé à participer à Londres à une conférence où des écologistes ont conspué son remplaçant à la tribune.

    Le discours du secrétaire général de BP, Steve Westwell, qui remplaçait Tony Hayward à la tribune du Congrès mondial des compagnies pétrolières, a ainsi été interrompu à deux reprises.

    "METTRE FIN À L'ÈRE DU PÉTROLE"

    "Il faut mettre fin à l'ère du pétrole", a crié une jeune membre de Greenpeace avant d'être emmenée par un agent de sécurité. Des manifestants ont brandi une banderole avec le logo de BP éclaboussé de peinture noire.

    La gestion de la crise par Tony Hayward a été sévèrement critiquée et Carl-Henric Svanberg, président de BP, avait laissé entendre dès vendredi que le directeur général pourrait céder la gestion quotidienne des opérations anti-marée noire.

    Steve Westwell a confirmé mardi que Tony Hayward devait maintenant se concentrer "sur d'autres activités" et qu'une unité dirigée par Bob Dudley reprendrait progressivement la responsabilité des opérations dans le golfe du Mexique.

    Etroitement impliqué dès le départ dans la lutte contre la marée noire, Bob Dudley est considéré comme un successeur potentiel d'Hayward au cas où la crise lui coûterait son poste.

    Selon les compagnies qui ont saisi la justice le moratoire, qui a entraîné la fermeture de 33 plates-formes de forage en eau profonde, va provoquer des licenciements.

    A la conférence de Londres, Chevron a mis en garde contre une réglementation qui risque d'affecter l'ensemble du secteur pétrolier. "Les dirigeants et les décideurs doivent réfléchir au potentiel de conséquences fortuites", a déclaré Jay Pryor, vice-président chargé du développement commercial.

    "Tout en se penchant comme il convient sur la tragédie, les décideurs devraient l'analyser dans son contexte, comme un événement isolé et probablement évitable. Ils doivent garder à l'esprit que globalement, le secteur pétrolier a de bons résultats en matière de sécurité et de protection de l'environnement."

    L'administration Obama fait valoir que le moratoire est nécessaire pour prévenir de nouveaux accidents.

    La marée noire a souillé les côtes de quatre Etats américains, affectant la pêche et le tourisme et compromettant le délicat équilibre écologique de réserves naturelles.

    Elle a aussi porté un coup à l'image de BP dont le cours de l'action a atteint mardi à Londres son plus bas niveau depuis février 1997. La firme a perdu près de la moitié de sa capitalisation boursière depuis le début de la catastrophe.

    Avec Raji Menon à Londres, Jeff Mason et John Whitesides à Washington, Nicole Dupont et Jean-Philippe Lefief pour le service français

     

    Monde- BP vend son réseau de distribution en France à l’israélien Delek
    Publié le 22 juin 2010 à 19h38

    JERUSALEM (Reuters) - Le groupe israélien Delek annonce le rachat des activités de distribution du géant pétrolier BP en France pour 180 millions d’euros.

     

    L’opération concerne 416 stations-service et les participations de BP dans trois dépôts de carburants.

    Les stations-service devraient conserver l’enseigne BP pendant plusieurs années dans le cadre d’un accord de licence. BP et Delek seront en outre liés par un contrat d’approvisionnement.

    Le conglomérat israélien précise que la transaction, réalisée par l’intermédiaire de sa filiale Delek Europe, devrait être menée à bien au second semestre de cette année, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires.

    Cette opération s’inscrit dans la tendance générale au désengagement des grandes compagnies pétrolières du segment de la distribution, qui ne génère que de faibles marges.

    Parallèlement, BP, confrontée à la perspective de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’indemnisations après la marée noire déclenchée par l’une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique, envisage de céder pour 10 milliards d’euros d’actifs.

    Steven Scheer, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

     


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  • Une vidéo : une régate de trop

     

    Marée noire: La nouvelle bourde du directeur de BP

    Créé le 20.06.10 à 15h35 -- Mis à jour le 20.06.10 à 16h02

    Le pétrole s'échappe de la plate-forme Deepwater Horizon de BP 
dans le golfe du Mexique, le 31 mai 2010.

    Le pétrole s'échappe de la plate-forme Deepwater Horizon de BP dans le golfe du Mexique, le 31 mai 2010. J. C. Hong/AP/SIPA

    POLLUTION - Il a participé à une régate luxueuse dans le sud de l'Angleterre...

    Et une nouvelle boulette pour le directeur de BP, une... Alors que le captage de pétrole au large de la Louisiane connaît encore quelques ratés, Tony Hayward, le boss du groupe pétrolier, a participé samedi à une régate de luxueux voiliers sur l’île de Wight, au Sud de l’Angleterre. «Une grave erreur» , a commenté dimanche le secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emmanuel. «Peu importe où il est, il est toujours en contact avec ce qui se passe» concernant la marée noire, a objecté un porte-parole du groupe, John Curry. Mais ce contact est loin d’être suffisant, semble-t-il pour la Maison blanche. Déjà samedi, Rahm Emmanuel avait considéré que cet événement fait partie d’une «longue série de gaffes et d'erreurs en matière de relations publiques» de la direction de BP. «Pour le citer, il a repris sa vie d’avant», a ironisé ce proche d’Obama.

    Le 31 mai dernier, Tony Hayward avait maladroitement dit qu’il espérait vraiment la fin de la fuite de pétrole «pour retrouver sa vie d'avant». Une déclaration qui lui est revenue comme un boomerang cette semaine, lors de son audition devant des parlementaires américains au Capitole. «Je suis sûr que vous retrouverez votre vie d'avant, que vous rentrerez en Angleterre avec un parachute doré. Mais nous aux Etats-Unis, nous restons avec les conséquences dramatiques du mépris de BP pour la sécurité», lui a lancé un l'élu.

     Premier jour de congé

    Au cours de cette même audition, Tony Hayward avait tenté de faire amende honorable, déclarant notamment: «En tant que dirigeant de BP, je fais le serment que nous ne connaîtrons pas de repos tant que nous n'aurons pas résolu le problème». Sauf que le lendemain, BP annonçait que Tony Hayward abandonnait la gestion quotidienne de la marée noire du Golfe du Mexique à un autre responsable du groupe pétrolier, Robert Dudley...

    D’après l’entreprise, c’est le premier jour chômé de Tony Hayward depuis l’explosion le 20 avril dernier de la plateforme ptrolière Deepwater au large de la Louisiane, entraînant une marée noire sans précédent. Une excuse non valable pour Greenpeace, pour qui l’attitude du patron de BP «met du sel dans les blessures» des victimes de la marée noire.

     

    La marée noire arrive en Floride

    Par Reuters, publié le 20/06/2010 à 10:15

    Les habitants du littoral américain du golfe du Mexique travaillaient au nettoyage de leurs plages samedi alors que le pétrole échappé du puits endommagé de BP arrivait à Panama City en Floride.

    Opération 
de filtrage de l'eau dans le golfe du Mexique pour lutter contre la 
marée noire au large de la Louisiane. Les habitants du littoral 
américain du golfe du Mexique continuaient à travailler au nettoyage de 
leurs plages samedi alors que le pétrole échappé du puits endommagé de 
BP arrivait à Panama City en Floride. (Reuters/Lee Celano)

    Opération de filtrage de l'eau dans le golfe du Mexique pour lutter contre la marée noire au large de la Louisiane. Les habitants du littoral américain du golfe du Mexique continuaient à travailler au nettoyage de leurs plages samedi alors que le pétrole échappé du puits endommagé de BP arrivait à Panama City en Floride. (Reuters/Lee Celano)

    Le siphonage du pétrole entrepris par BP dans le puits endommagé, interrompu pendant une dizaine d'heures le temps de régler un problème concernant le matériel de prévention des incendies et de laisser passer une tempête, a repris.

    Un second système fonctionne aussi, mais du pétrole continue néanmoins à s'échapper dans l'océan.

    Pendant ce temps, le directeur général de BP Tony Hayward assistait à une course de bateaux au large des côtés britanniques, ce qui a été critiqué par la Maison blanche.

    Soixante et un jours après l'explosion d'une plate-forme offshore du géant pétrolier britannique dans le golfe du Mexique, la nappe de pétrole menace les économies littorales de quatre Etats américains. Les fragiles marais de la Louisiane et l'activité de pêche de cet Etat ont été les plus touchés.

    Les pêcheurs estiment que leur façon de vivre est plus menacée aujourd'hui qu'elle ne l'était après le passage de l'ouragan Katrina qui a dévasté une grande partie de la côte en 2005.

    En Floride, un centre des opérations d'urgence a confirmé que des boulettes de goudron étaient arrivées sur la plage à Panama City, une destination touristique populaire.

    Elles ont été nettoyées, la plupart des boulettes disparaissant avec la marée, et les plages sont restées ouvertes.

    CRITIQUES DE LA MAISON BLANCHE

    L'absence de Tony Hayward à une importante réunion de responsables de l'industrie pétrolière samedi à Saint-Pétersbourg a été remarquée. Les difficultés du groupe ont été au centre des discussions.

    Tony Hayward assistait avec son fils à une course de voiliers autour de l'île de Wight, au large de la côte sud de Grande-Bretagne, après avoir passé près de deux mois loin de chez lui et de sa famille, a déclaré une porte-parole de BP.

    Sa présence a été une nouvelle occasion pour le gouvernement de Barack Obama de critiquer Tony Hayward.

    "Je pense que nous pouvons tous conclure que Tony Hayward ne fera pas consultant en relations publiques en seconde carrière", a déclaré le secrétaire général de la Maison blanche Rahm Emanuel sur la chaîne de télévision ABC News.

    "Cela fait partie tout simplement d'une longue liste de faux pas et d'erreurs en matière de communication", a-t-il ajouté.

    Barack Obama avait déclaré ce mois-ci qu'il licencierait Tony Hayward si c'était en son pouvoir pour son traitement du dossier de la marée noire.

    La société Anadarko, qui possède 25% du puits endommagé, a reporté sans ambiguïté la faute et la responsabilité financière la marée noire sur BP.

    Son P-DG Jim Hackett a estimé qu'il s'agissait de la part du groupe britannique, soit de négligence grave, soit de faute lourde. BP a signifié son désaccord avec cette interprétation.

    L'action BP a perdu 26% depuis début juin alors que le groupe doit mobiliser des fonds très importants pour abonder le fonds de 20 milliards de dollars chargé d'indemniser les victimes. Cela représente son mois le plus mauvais depuis le krach boursier d'octobre 1987.

    Danielle Rouquié pour le service français

     

    Marée noire : un fonds de compensation de 20 milliards de dollars

    LEMONDE.FR avec AFP | 16.06.10 | 19h08  •  Mis à jour le 16.06.10 | 21h51

    P a finalement accepté de placer 20 milliards de dollars sur un compte bloqué destiné à dédommager les victimes de la marée noire dans le golfe du Mexique, écrit mercredi 16 juin le New York Times, une information confirmée par des sources proches du dossier. La Maison Blanche a toutefois indiqué qu'un accord final n'avait pas encore été conclu et que le montant de 20 milliards de dollars n'est "pas un plafond". Une telle somme représenterait l'intégralité des dépenses d'investissement du groupe l'an dernier, ou deux ans de dividendes. Un fonds de 100 millions de dollars en faveur des ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la marée noire va aussi être mis en place.

    Selon le quotidien new-yorkais, le fonds serait géré de façon indépendante par un médiateur, Kenneth Feinberg, qui avait déjà supervisé le fonds d'indemnisation des victimes du 11-Septembre. L'accord, toujours en négociation, prévoit que les versements de BP s'étaleront sur plusieurs années, afin de préserver sa santé économique. Cette annonce survient alors que le président Barack Obama a reçu mercredi matin à la Maison Blanche les dirigeants de BP pour les sommer notamment d'indemniser les victimes.

    UN COÛT TOTAL FINAL ESTIMÉ ENTRE 8 ET 14 MILLIARDS DE DOLLARS

    Près de deux mois après le début de la marée noire, le président américain a rencontré mercredi 16 juin pour la première fois mercredi à la Maison Blanche cinq dirigeants du groupe pétrolier, dont son président Carl-Henric Svanberg et son directeur général Tony Hayward, ainsi qu'un conseiller juridique de BP. La veille au soir, dans un discours solennel retransmis en direct à la télévision, le président américain s'en était pris à "l'inconscience" de BP, accusé aux Etats-Unis d'avoir pris des risques avec la plate-forme Deepwater Horizon, qui a explosé le 20 avril à 80 km des côtes. "Nous ferons payer BP pour les dégâts que cette entreprise a provoqués", avait-il à nouveau promis, en annonçant à ses compatriotes un combat de longue haleine contre la catastrophe écologique la plus grave de l'histoire du pays.

    Les discussions ont été compliquées par l'impossibilité de connaître pour le moment l'étendue du désastre et le prix que coûtera le nettoyage des côtes souillées ou les dédommagements aux entreprises de la région. Certains parlementaires américains demandaient que tous les dividendes versés par BP soient bloqués jusqu'à nouvel ordre. A l'heure actuelle, BP a suspendu le versement des dividendes versés aux actionnaires cette année et a déjà dépensé près de 1,6 milliard de dollars pour faire face à la marée noire qui souille le golfe du Mexique depuis l'explosion de sa plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril dernier. L'action BP a depuis perdu près de la moitié de sa valeur en Bourse. Le groupe a annoncé mercredi qu'il prévoyait de réduire ses dépenses d'investissement et de réaliser pour "environ 10 milliards de dollars" de cessions dans les douze mois.

    Selon l'agence de notation Fitch, le coût total de la catastrophe s'estime à environ 6 milliards de dollars pour la récupération du pétrole, le nettoyage et les dédommagements aux riverains, et des amendes civiles pouvant être comprises entre 2 et 8 milliards de dollars.

    En savoir plus :

    – les cabinets d'avocats se ruent sur les côtes américaines pour défendre les personnes touchées par la marée noire et toucher une partie de leurs indemnités, raconte le blog sur l'écologie du New York Times.

    P a finalement accepté de placer 20 milliards de dollars sur un compte bloqué destiné à dédommager les victimes de la marée noire dans le golfe du Mexique, écrit mercredi 16 juin le New York Times, une information confirmée par des sources proches du dossier. La Maison Blanche a toutefois indiqué qu'un accord final n'avait pas encore été conclu et que le montant de 20 milliards de dollars n'est "pas un plafond". Une telle somme représenterait l'intégralité des dépenses d'investissement du groupe l'an dernier, ou deux ans de dividendes. Un fonds de 100 millions de dollars en faveur des ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la marée noire va aussi être mis en place.

     

    Selon le quotidien new-yorkais, le fonds serait géré de façon indépendante par un médiateur, Kenneth Feinberg, qui avait déjà supervisé le fonds d'indemnisation des victimes du 11-Septembre. L'accord, toujours en négociation, prévoit que les versements de BP s'étaleront sur plusieurs années, afin de préserver sa santé économique. Cette annonce survient alors que le président Barack Obama a reçu mercredi matin à la Maison Blanche les dirigeants de BP pour les sommer notamment d'indemniser les victimes.

    UN COÛT TOTAL FINAL ESTIMÉ ENTRE 8 ET 14 MILLIARDS DE DOLLARS

    Près de deux mois après le début de la marée noire, le président américain a rencontré mercredi 16 juin pour la première fois mercredi à la Maison Blanche cinq dirigeants du groupe pétrolier, dont son président Carl-Henric Svanberg et son directeur général Tony Hayward, ainsi qu'un conseiller juridique de BP. La veille au soir, dans un discours solennel retransmis en direct à la télévision, le président américain s'en était pris à "l'inconscience" de BP, accusé aux Etats-Unis d'avoir pris des risques avec la plate-forme Deepwater Horizon, qui a explosé le 20 avril à 80 km des côtes. "Nous ferons payer BP pour les dégâts que cette entreprise a provoqués", avait-il à nouveau promis, en annonçant à ses compatriotes un combat de longue haleine contre la catastrophe écologique la plus grave de l'histoire du pays.

    Les discussions ont été compliquées par l'impossibilité de connaître pour le moment l'étendue du désastre et le prix que coûtera le nettoyage des côtes souillées ou les dédommagements aux entreprises de la région. Certains parlementaires américains demandaient que tous les dividendes versés par BP soient bloqués jusqu'à nouvel ordre. A l'heure actuelle, BP a suspendu le versement des dividendes versés aux actionnaires cette année et a déjà dépensé près de 1,6 milliard de dollars pour faire face à la marée noire qui souille le golfe du Mexique depuis l'explosion de sa plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril dernier. L'action BP a depuis perdu près de la moitié de sa valeur en Bourse. Le groupe a annoncé mercredi qu'il prévoyait de réduire ses dépenses d'investissement et de réaliser pour "environ 10 milliards de dollars" de cessions dans les douze mois.

    Selon l'agence de notation Fitch, le coût total de la catastrophe s'estime à environ 6 milliards de dollars pour la récupération du pétrole, le nettoyage et les dédommagements aux riverains, et des amendes civiles pouvant être comprises entre 2 et 8 milliards de dollars.

    En savoir plus :

    – les cabinets d'avocats se ruent sur les côtes américaines pour défendre les personnes touchées par la marée noire et toucher une partie de leurs indemnités, raconte le blog sur l'écologie du New York Times.

     

    BP accorde 20 mds aux victimes de la marée noire

    Mots clés : BP, Marée noire Golfe du Mexique, ETATS-UNIS, Obama Svanberg

    Par Laure Mandeville
    16/06/2010 | Mise à jour : 21:40 Réactions (82)

    Le président américain a rencontré mercredi les dirigeants de la compagnie pétrolière, déterminé à «les faire payer». 

    Ils se sont retrouvés pour un face-à-face très attendu, mercredi, à la Maison-Blanche. Barack Obama et les patrons de la compagnie britannique BP, Carl-Henric Svanberg, son président, Tony Hayward, son directeur général, et Lamar McKay, son responsable Amérique. Le représentant de l'État le plus puissant de la planète et les dirigeants de l'une des majors les plus influentes du monde. L'homme qui veut réduire la dépendance de l'Amérique à l'or noir d'un côté. Et de l'autre, ceux qui encouragent cette dépendance parce qu'ils en vivent. Deux mondes. Deux logiques souvent opposées.

    Depuis huit semaines, les deux parties ont pourtant dû travailler main dans la main pour endiguer ensemble dans le golfe du Mexique, la marée noire la plus gigantesque qui se soit jamais produite (elle est jugée treize fois plus importante que celle provoquée par le naufrage de l'Exxon Valdez, au large des côtes de l'Alaska). Mais mardi, le président, qui a souvent pointé du doigt avec frustration les responsabilités de BP (qui n'avait pas respecté les normes de sécurité) n'a pas caché qu'il abordait cette rencontre avec une idée en tête : arracher au géant pétrolier son engagement à payer la totalité des dommages générés par son «inconscience». Montrer à la nation américaine la capacité de l'Administration Obama à protéger les populations des États du golfe du Mexique, frappées durement par les conséquences économiques et écologiques de la marée noire.

     

    BP s'est incliné

    Pour le président, cette démonstration est politiquement cruciale, alors que la catastrophe a submergé tout l'agenda présidentiel. L'avenir des élections de mi-mandat en dépendra en partie. «Nous ferons payer BP pour les dégâts que cette entreprise a provoqués», avait lancé mardi soir depuis le Bureau ovale, un Barack Obama offensif et décidé lors d'une adresse télévisée à la nation, où il s'est posé en commandant en chef de «la bataille». Répondant aux critiques de ceux qui l'accusent d'avoir été trop lent et trop mou dans sa réponse à la crise, le président Obama avait précisé qu'il allait forcer la main du groupe pétrolier britannique pour l'obliger à créer un fonds d'indemnisation géré par une structure indépendante destinée à contrôler le versement des compensations aux victimes.

    Mercredi, BP s'est incliné, acceptant de placer 20 milliards de dollars sur un compte bloqué destiné à dédommager les victimes de la marée noire dans le golfe. «Ces 20 milliards de dollars vont assurer que les demandes d'indemnisations des habitants et des entreprises seront honorées. Et ce n'est pas un plafond. Les gens du golfe [du Mexique] ont ma parole, BP répondra à ses obligations à leur égard», a affirmé le président, qualifiant la réunion de «constructive».

    L'influent avocat Kenneth Feinberg, qui avait été chargé des indemnisations des victimes du 11-Septembre, supervisera ce compte, géré de manière indépendante. Les 20 milliards seront provisionnés sur une période de quatre ans, au rythme de cinq milliards par an, et ce dès cette année, a précisé la Maison-Blanche.

    BP a en outre accepté de mettre en place un fonds de 100 millions de dollars en faveur des ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la marée noire, a indiqué le président.

     

    Obama semble avoir la main dans ce bras de fer

    Force est pourtant de constater que BP, qui dans cette affaire lutte aussi pour préserver son image, est sur la défensive. L'entreprise a perdu 48% de sa valeur boursière et le coût des réparations qu'elle pourrait avoir à payer est évalué à des dizaines de milliards de dollars. Les dirigeants du géant pétrolier sont également très affaiblis par leur incapacité à stopper jusqu'ici la fuite du puits endommagé et par la sous-estimation patente qu'ils ont faite de l'ampleur du désastre. Entre 35 000 et 60 000 barils de brut se déversent chaque jour dans le golfe. Loin des 5 000 barils initialement annoncés par BP. À court terme, Obama semble donc avoir la main dans ce bras de fer.

    Mais il est encore trop tôt pour dire si la marée noire du golfe du Mexique permettra au président de faire la percée qu'il espère sur le front politiquement sensible des énergies propres. C'est ce qu'il a souhaité mardi, dans son adresse, comparant avec passion ce défi à l'aventure spatiale américaine sur la Lune et appelant la classe politique et la nation au «courage politique» pour remettre les pétroliers et leurs lobbys à leur place.

    La séance houleuse qui s'est tenue mardi au Congrès entre les parlementaires et cinq compagnies pétrolières, sommées de dévoiler leurs plans de bataille contre d'éventuelles marées noires à venir, a apporté de l'eau au moulin de la révolution verte rêvée par Obama. Car malgré les assurances des dirigeants de Chevron ou Exxon, qui ont âprement critiqué BP pour ses manquements, se jugeant bien mieux préparés, leurs propos n'ont pas convaincu les législateurs. Les plans d'urgence concoctés par d'autres compagnies pour faire face à d'éventuelles marées noires de l'ampleur de celle qui frappe le golfe du Mexique sont «obsolètes jusqu'au ridicule», ont noté les parlementaires.

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    » Marée noire : des mails montrent la négligence de BP

    » Interrogation sur les dangers des dispersants

     

    Marée noire: le Congrès américain accuse BP d'avoir menti sur les risques

    (AFP) – Il y a 5 heures

    WASHINGTON — Le pétrole se déversant dans le golfe du Mexique pourrait atteindre 100.000 barils par jour dans le pire des cas, selon un document interne de BP transmis en mai au Congrès américain et rendu public par un élu qui accuse le groupe d'avoir menti sur les risques encourus.

    Au moment où le document a été remis aux élus, BP estimait la fuite à 5.000 barils de pétrole par jour et indiquait qu'au maximum elle pourrait atteindre 60.000 barils (un baril = 159 litres).

    Dans le document transmis au Congrès et dont deux pages ont été rendues publiques dimanche par le président démocrate de la sous-commission de l'Environnement à la Chambre des représentants, Edward Markey, BP estime que dans le meilleur des cas ce sont 55.000 barils de pétrole qui se déversent chaque jour dans le Golfe.

    Selon les autorités américaines, le puits situé à 1.500 m de profondeur et à quelque 80 km des côtes américaines crache actuellement chaque jour entre 35.000 et 60.000 barils.

    Dans son document qui n'est pas daté, BP fonde son estimation sur un scénario catastrophe provoqué notamment par le retrait de la tête du puits et d'un certain nombre de valves.

    "Dans un premier temps ils avaient dit qu'il n'y avaient que 1.000 barils de pétrole, ensuite ils ont dit que c'étaient 5.000 et maintenant nous sommes à 100.000 barils", a indiqué Edward Markey à la chaîne de télévision NBC. "Soit ils mentent, soit ils sont extrêmement incompétents".

    Le groupe pétrolier, exploitant de la plateforme Deepwater Horizon dont le naufrage le 22 avril a provoqué la marée noire, s'est défendu en indiquant que les conditions pour que son scénario catastrophe devienne une réalité n'ont jamais été réunies.

    "Nous disions à l'époque que si deux conditions étaient réunies en même temps (...) alors nous pourrions avoir 100.000 barils de pétrole", par jour, a indiqué à l'AFP un porte-parole Des rede BP Robert Wine, précisant que l'estimation donnée dans le document "n'avait rien à voir avec la quantité de pétrole s'échappant actuellement" du puits.

    Marée noire : le patron de BP va se rendre en Russie pour rassurer

    Le directeur général de BP Tony Hayward va aller en Russie pour rassurer le président russe Dmitri Medvedev sur la santé financière de son groupe, affirme lundi le Financial Times. Interrogé par l'AFP, BP n'a pas voulu confirmer cette information. Le groupe est particulièrement discret sur les allées et venues de M. Hayward : ainsi, il n'a pas voulu confirmer non plus la participation de celui-ci mardi matin à Londres à une conférence où sont présents d'autres responsables de grandes compagnies pétrolières.

    C’est un document interne au groupe BP rendu public ce dimanche qui a mis le feu aux poudres. Il révèle que la quantité de pétrole qui s‘échappe du puits endommagé dans le golfe du Mexique pourrait en définitive atteindre 100 000 barils par jour.

    Indignation du président de la sous-commission de l’Energie et de l’Environnement, à la Chambre des représentants, Ed Markey.

    «Ils affirmaient au départ que la fuite ne représentait que 1000, puis 5000 barils par jour. Or on évoque désormais plus de 100.000 barils. C‘était leur technologie, leur caméra. Ils auraient dû savoir dès le début.»

    Un scénario catastrophe que la compagnie ne conteste pas, tout en le minimisant. Pour elle, ce chiffre ne serait atteint que dans le cas où le dôme de confinement venait à être retiré du puits. Mickey Fruge, le responsable du site, se veut plus rassurant.

    “Nous espérons terminer le second trou de forage d’ici la fin juillet, ou au plus tard en août, si tout va bien.”

    En pleine tempête médiatique, BP a dû faire face ce lundi à une nouvelle révélation. Un employé de la plate-forme affirme qu’une fuite sur une pièce de sécurité n’aurait pas été réparée, quelques jours seulement avant la catastrophe. Le rythme de production aurait, semble-t-il, primé sur la sécurité.

    Selon le Wall Street Journal, deux demandes de l’administration américaine concernant la marée noire auraient aussi été rejetées.

     

    Marée noire: BP a refusé d'accéder à deux demandes de l'administration Obama (presse)

    Malgré les concessions faites à la Maison Blanche concernant la marée noire dans le golfe du Mexique, BP a rejeté deux demandes de l'administration américaine, révèle lundi le Wall Street Journal.

    BP

    Marée noire : une fuite avant l'explosion ?

    AFP
    21/06/2010 | Mise à jour : 12:05 Réagir

    Un employé de la plate-forme Deepwater Horizon, dont l'explosion fin avril a causé la marée noire du golfe du Mexique, a été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité, et assuré que celle-ci n'avait pas été réparée, dans une émission diffusée aujourd'hui par la BBC.

    Tyrone Benton, cet employé, a indiqué avoir découvert un défaut dans un équipement de sécurité quelques semaines avant l'explosion, mais que ce problème n'avait pas été réparé, un autre système étant utilisé à la place.

    M. Benton, interviewé dans le cadre de l'émission Panorama diffusée ce soir, a expliqué que la réparation aurait arrêté la production, à un moment où il en coûtait 500.000 dollars par jour d'extraire le pétrole.

    Mais BP a indiqué que c'est le propriétaire de la plate-forme Transocean qui était responsable de l'équipement défectueux, tandis que Transocean assurait que cette pièce avait été testée avec succès avant l'accident, selon la BBC.


     

    21 juin 2010

    Réflexions sur la marée noire

    60.000 barils par jour, un fond d’indemnisation de 20 milliards de dollars financé par BP… les chiffres de la marée noire qui souille le Golf du Mexique depuis avril dernier donnent chaque jour un peu plus le tournis. Barack Obama l’a bien compris, puisqu’il a déclaré la semaine dernière vouloir mener la « guerre » au pétrole. Rappelant que la destruction des bayous n’avait malheureusement pas attendu cette catastrophe pour commencer, entre industrie pétrolière de plus en plus encombrante et réchauffement climatique, il va même jusqu’à parler de « 11 septembre écologique ».

    A l’entendre, de la même façon que le 11/9 a changé la vision que les Etats-Unis avait du monde, cette marée noire changera en profondeur leur politique énergétique et environnementale. On espère que ce processus sera plus réussi que celui qui allait conduire au déclenchement de la guerre en Irak.

    Ce volontarisme affiché par les autorités américaines est le bienvenu. Reste que, comme les médias américains eux-mêmes l’ont souligné, il est loin pour l’heure d’être satisfaisant. Beaucoup de question restent en suspens.

    Pour commencer, on est toujours incapable de dire à quel moment précis cette fuite sera enfin colmatée – tout au plus espère-t-on que cela pourra se faire en août, soit quatre mois après le déclenchement de la catastrophe.

    Ensuite, on ignore encore si le nombre de barils de pétrole s’échappant quotidiennement dans la mer désormais avancé est enfin le bon ; et a fortiori quelle sera la quantité totale de pétrole rejetée dans l’environnement.

    Par ailleurs, comment expliquer les terribles dysfonctionnements constatés au sein de BP, mais aussi et surtout au sein même des autorités de contrôle américaines ? Et quelle sera donc cette nouvelle politique énergétique et environnementale que Barack Obama appelle de ses vœux ? Sachant qu’il devra composer avec une classe politique qui reste dans une part non négligeable encore très proche des vues de l’industrie pétrolière, quand bien même l’heure n’est pas à proprement parler des plus favorables à cette dernière.

    On aurait tort de penser qu’il s’agit là d’une question exclusivement américaine. D’abord, la principale entreprise incriminée, BP, est une multinationale d’origine européenne. Ce drame rappelle ainsi que la responsabilité pénale, sociale et écologique de ce genre d’entreprises reste très difficile à faire reconnaître. Par exemple rien n’obligeait BP à mettre en place le fond d’indemnisation ou le « gel » des dividendes qui viennent d’être annoncés, et qui ne doivent leur création qu’aux démarches et à la pression des autorités américaines ! Il y a là quelque chose qui sonne comme une anomalie.

    Ensuite, les faiblesses technologiques et procédurales mises en évidence par l’explosion et la marée noire ne sont évidemment pas propres à BP elle-même, ni aux autorités américaines. Les auditions des dirigeants d’autres grandes entreprises pétrolières devant les parlementaires américains l’ont démontré largement : selon toute vraisemblance, aucune n’aurait pu faire face. Et quand on voit l’efficacité très variable des régulateurs européens dans les domaines financiers, environnementaux ou sanitaires au cours des dernières années, on peut se demander s’ils auraient fait mieux que leurs collègues américains dans ce cas précis. D’autant que la philosophie du « moins de régulation » et du laisser faire était et reste encore largement partagée de part et d’autre de l’Atlantique.

    Enfin, il se trouve que cette marée noire est loin d’être la première du genre. Lorsqu’un pétrolier s’échoue et déverse sa cargaison, l’information est en règle générale bien relayée, surtout lorsque les côtes concernées se trouvent en Europe ou en Amérique du Nord. Mais lorsque la marée noire est due à une ou à plusieurs fuites, qu’elle est de nature chronique et qu’elle touche des « pays en développement », elle échappe largement à l’attention de l’opinion publique des pays industrialisés. Il s’agit pourtant d’un problème écologique, social et sanitaire absolument majeur, par exemple dans le delta du Niger. Un article signé par le journaliste John Vidal et publié au début du mois dans le quotidien britannique The Guardian (que vous pouvez trouver en français ici et en anglais ) rappelle ainsi qu’en cinquante ans ce serait plus d’un million de tonnes de pétrole brut, à raison de plus de 300 marées noires, qui se serait déversé dans l’environnement du delta. Une pollution des sols et de l’eau dramatique, qui se traduit concrètement par une espérance de vie d’une quarantaine d’années seulement au sein des communautés rurales de la région… Les déclarations de Nnimo Bassey, responsable de l’ONG Friends of the Earth International interrogé par John Vidal et qui revient sur l’irresponsabilité des compagnies pétrolières, se passent de commentaires : « La marée noire du golfe du Mexique est comme une métaphore pour ce qui se passe chaque jour dans les champs pétrolifères du Nigeria et ailleurs en Afrique ».

    C’est bel et bien à un changement radical de nos modes de vie, de nos modes de production, de nos modes de pensée que ce type de catastrophes doit nous amener. L’ère du « tout pétrole » est terminée, parce que le pétrole n’a rien de renouvelable et que son utilisation comme sa production figurent parmi les activités les plus polluantes. La toute puissance industrielle qui ignore les catastrophes naturelles et les tragédies sanitaires qu’elle peut causer doit cesser. Les œillères des pays « riches » et de leurs entreprises, qui sacrifient les peuples et l’environnement des pays « pauvres » à leurs propres profits et économies, doivent enfin disparaître.

     

    Marée noire: une "honte" (Pasdaran)

    AFP
    21/06/2010 | Mise à jour : 15:53 Réactions (6)

    Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, ont affirmé aujourd'hui être prêts à aider à juguler la marée noire du Golfe du Mexique, tout en jugeant que cette catastrophe constituait une "honte" pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

    "Si les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les compagnies pétrolières occidentales (...) font la demande à l'Iran (...), nous sommes prêts à envoyer nos experts pour mettre fin à cette immense catastrophe et maîtriser la marée noire", a déclaré sur le site des Pasdarans Rostam Ghassemi, qui dirige Khatam al-Anbiya, la branche économique des Gardiens de la révolution.

    Cette holding géante regroupe toutes les activités économiques des Gardiens de la révolution et a développé ces derniers mois sa présence dans le secteur énergétique.

    Khatam al-Anbiya, ses filiales, ses sous-traitants et ses dirigeants sont l'une des cibles des nouvelles sanctions décidées début juin par le Conseil de sécurité de l'ONU mais aussi par les Etats-Unis contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé.

    "Alors que le monde fait face à une catastrophe naturelle qui menace les habitants d'une région sensible de la planète, les Gardiens de la révolution, malgré les récentes sanctions, sont prêts à agir conformément à leur devoir humanitaire et envoyer leur capacité dans le Golfe du Mexique", a ajouté M. Ghassemi.

    "C'est une honte pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui prétendent être le centre technologique et la superpuissance industrielle et économique du monde, d'être incapable de maîtriser la fuite de pétrole après deux mois", a-t-il ajouté.

    La marée noire a été provoquée par l'explosion et le naufrage d'une plate-forme pétrolière offshore de la société britannique BP, libérant un puits situé à 1.500 m de profondeur et à 80 km des côtes américaines. Ce puits crache chaque jour depuis deux mois entre 35.000 et 60.000 barils (jusqu'à 9,5 millions de litres) de pétrole.

    Marée noire - Les travaux sur le puits de dérivation en avance

    lundi 21 juin 2010 19h29
     

    [-] Texte [+]

    HOUSTON 21 juin (Reuters) - Les travaux du groupe BP (BP.L: Cotation)(BP.N: Cotation) pour mettre en place un puits de dérivation destiné à tarir le puits Macondo qui fuit depuis le 20 avril dans le golfe du Mexique sont en avance sur le calendrier mais ils ne devraient pas prendre fin avant la deuxième semaine d'août, a déclaré lundi l'amiral américain Thad Allen, responsable des opérations de nettoyage.

    Le Bureau américain de sécurité chimique (CSB) a annoncé parallèlement, lundi, qu'il allait ouvrir une enquête sur les "causes fondamentales" à l'origine de la marée noire. John Bresland, président du CSB, en a informé la commission Energie et Commerce de la chambre des représentants par une lettre datée de vendredi dernier.

    Les experts américains s'emploient à affiner leurs estimations de la quantité de pétrole qui s'échappe quotidiennement du puits en fuite et ne disposeront d'aucun chiffre exact tant qu'un nouveau système de confinement, équipé d'un compteur, n'aura pas été mis en place en juillet, a déclaré l'amiral des gardes-côtes Thad Allen.

    BP estime dorénavant que le volume de pétrole qui s'échappe chaque jour dans le golfe du Mexique pourrait s'élever à 100.000 barils dans le pire des cas, selon un document interne au groupe rendu public dimanche par un élu du Congrès américain.

    Cette estimation, qui correspond à 15,9 millions de litres par jour, est nettement plus élevée que celle du gouvernement américain de 35.000 à 60.000 barils par jour (bpj).

    BP dit avoir siphonné dimanche 23.290 barils (3,7 millions de litres). Le groupe pétrolier a indiqué lundi que le coût des mesures qu'il avait prises face à la marée noire atteignait désormais deux milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) et qu'il avait versé 105 millions de dollars de dédommagements à ceux qui sont affectés par cette catastrophe.

    (Kristen Hays, Eric Faye pour le service français)

     

    Marée noire: des groupes pétroliers contestent le moratoire sur les forages

    De ALLEN JOHNSON (AFP) – Il y a 5 heures

    LA NOUVELLE-ORLEANS — Des compagnies pétrolières ont contesté lundi devant la justice la décision de l'administration américaine d'imposer un moratoire sur les forages en mer, alors que des documents de BP révèlent que la fuite de brut dans le golfe du Mexique pourrait être énorme.

    Par ailleurs, un témoignage évoque à présent une fuite sur la plateforme Deepwater Horizon quelques jours avant son explosion à 80 km des côtes américaines, tandis que le groupe britannique BP, qui a déjà payé deux milliards de dollars en frais techniques et dédommagements divers, essaie de soulever d'autres responsabilités possibles dans la marée noire.

    Le groupe Hornbeck Offshore Services a été le premier à se plaindre de la décision des autorités américaines d'imposer un moratoire de six mois sur les forages en eaux profondes, arguant que des milliers d'employés allaient perdre leur gagne pain.

    Un juge devait entendre ses arguments lundi à la Nouvelle-Orléans.

    L'entreprise, qui a déposé une plainte au début du mois et a été rejointe depuis par plusieurs autres groupes du secteur, estime que la décision est "arbitraire, capricieuse" et qu'elle constitue "un abus de pouvoir".

    Selon les avocats du gouvernement, la décision se "base sur la nécessité de garantir qu'aucun accident de forage ne puisse se produire à l'avenir".

    A l'issue d'une rencontre entre le président Barack Obama et les dirigeants de BP la semaine dernière, BP a accepté de mettre 20 milliards de dollars de côté pour indemniser les victimes de la pollution.

    BP a aussi accepté de mettre en place un fonds de 100 millions de dollars pour les ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la catastrophe.

    Mais malgré ces concessions, le groupe a rejeté deux demandes de l'administration américaine, a révélé lundi le Wall Street Journal. BP a refusé de signer un chèque en blanc pour le nettoyage des côtes touchées par la pollution et "limité" sa responsabilité face aux ouvriers du secteur pétrolier.

    Et nouveau coup dur pour BP lundi, un employé de la plateforme Deepwater Horizon, Tyrone Benton, a affirmé avoir été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité, et assuré que celle-ci n'avait pas été réparée, les opérateurs préférant se reposer sur une pièce de secours.

    BP a répondu que Transocean était responsable à la fois de la maintenance et du fonctionnement de cette pièce.

    Tout en maintenant le profil bas du coupable décidé à payer ce qu'il doit, BP a commencé à désigner les autres sociétés potentiellement impliquées dans la catastrophe, comme pour Transocean et le bloc d'obturation, ou pour Halliburton et la cimentation de la plateforme. Une polémique l'oppose à présent à son associé à 25% dans Deepwater Horizon, l'américain Anadarko.

    Par ailleurs, dans un document interne remis en mai au Congrès américain, BP estime que dans le cas d'un scénario catastrophe jusqu'à 100.000 barils de pétrole par jour pourraient se déverser dans le golfe du Mexique. Au moment où le document a été remis aux élus, BP estimait la fuite à 5.000 barils de pétrole par jour.

    "Soit ils mentent, soit ils sont extrêmement incompétents", s'est emporté le président démocrate de la sous-commission de l'Environnement à la Chambre des représentants, Edward Markey, en révélant deux pages du document.

    Selon les autorités américaines, le puits situé à 1.500 m de profondeur crache actuellement entre 35.000 et 60.000 barils par jour.

     

     

    Protéger les océans canadiens et nos communautés côtières

    Publiée le 21 juin 2010

    Un futur gouvernement libéral officialisera l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers au large de la Colombie-Britannique dans le cadre d’un vaste plan sur la protection des océans et des communautés côtières du pays, a annoncé aujourd’hui le chef du Parti libéral Michael Ignatieff.

    « Les conservateurs de Stephen Harper refusent de reconnaître le moratoire sur les navires pétroliers au large des côtes de la Colombie-Britannique, et ils n’ont rien fait pour protéger nos écosystèmes marins des marées noires dévastatrices, a déclaré M. Ignatieff. Un gouvernement libéral adoptera une position de chef de file international pour protéger notre patrimoine océanique commun ainsi que nos communautés côtières, afin que nos côtes ne soient jamais souillées à la suite d’une catastrophe écologique. »

    Pour assurer une meilleure protection des océans et des communautés côtières du Canada, M. Ignatieff a annoncé qu’un futur gouvernement libéral :

    • officialisera l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers transportant du brut au large de la Colombie-Britannique, par voie de législation ou de réglementation, voire les deux, afin d’empêcher le passage de tels navires dans l’entrée Dixon, le détroit d’Hécate et le détroit de la Reine-Charlotte.
    • élargira le réseau d’aires marines protégées du Canada, et définira des calendriers et des objectifs pour mettre en œuvre une gestion intégrée des océans et une répartition des océans en zones pour contribuer à la sauvegarde et à l’économie de nos océans – en consultation avec les communautés côtières, les Premières Nations, les gouvernements provinciaux, les industries océaniques et d’autres utilisateurs des océans.
    • adoptera un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures, en partenariat avec les provinces, en procédant à un examen indépendant des moyens de prévention et d’intervention dont dispose le Canada en cas de déversement d’hydrocarbures en mer, ainsi qu’à un examen du plafond de responsabilité des compagnies en cas de marée noire.
    • interrompra toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière en cours dans l’Arctique canadien en attendant les résultats d’une étude indépendante portant sur les risques découlant des activités de forage pétrolier sous les glaces de l’Arctique.

    « Le Canada possède le plus long littoral au monde, et notre qualité de vie est étroitement liée à nos océans, a ajouté M. Ignatieff. La marée noire qui frappe le golfe du Mexique vient tristement nous rappeler que nous ne devons jamais relâcher notre vigilance. Le gouvernement conservateur a laissé nos communautés côtières et nos océans en position de vulnérabilité; le Parti libéral, pour sa part, propose des mesures décisives et novatrices qui feront du Canada un chef de file mondial en matière de protection des océans et des communautés côtières. »

    Redonner au Canada sa place prédominante dans le monde est l’une des trois grandes priorités politiques du Parti libéral, en plus de l’apprentissage et des soins.

    « Nous avons la possibilité de montrer la voie à suivre, et de protéger notre spectaculaire patrimoine naturel pour pouvoir le léguer à nos enfants, a conclu M. Ignatieff. Et nous le ferons sous un nouveau gouvernement libéral. »

    Document d’information

    Protéger les océans canadiens et nos communautés côtières

    Au Canada, les océans, les fleuves, les rivières, les forêts, la toundra arctique et d’autres richesses naturelles sont à nul autre pareils. Ils ont façonné notre histoire, notre économie, nos communautés ainsi que notre identité. Les Canadiens s’enorgueillissent de leur patrimoine naturel, qui les définit en tant que peuple et en tant que nation.

    Les Canadiens sont attachés, pour de nombreuses raisons, à leur patrimoine naturel commun – d’un point de vue esthétique et spirituel, mais également parce que, grâce à lui, nous disposons d’air pur, d’eau, et de ressources naturelles sur lesquels reposent notre environnement, notre économie et notre qualité de vie.

    Malgré le rapport qui lie les Canadiens à leur environnement naturel, moins de 10 % de notre assise territoriale et seulement 1 % de nos eaux sont protégés. Le Canada se classe au 70e rang mondial par rapport au pourcentage de son territoire océanique protégé. Le développement industriel s’étend de plus en plus vers le nord, tandis que les changements climatiques constituent une nouvelle source de pressions sur la faune et son habitat.

    Par ailleurs, le gouvernement Harper ne jouit d’aucune crédibilité en matière de protection de l’environnement, ce qui fait que les Canadiens doutent vraiment de sa capacité à gérer notre patrimoine naturel.

    Il faut prendre des mesures novatrices et décisives afin de préserver le milieu sauvage, terrestre ou marin, qui se trouve dans les frontières du Canada et qui compte à l’échelle mondiale. C’est aujourd'hui plus important que jamais. Parallèlement, le Canada occupe une place particulière en tant que pays pouvant jouer un rôle de chef de file mondial dans la préservation de nos écosystèmes.  

    Le Parti libéral du Canada s’engage à redonner au pays sa place de chef de file mondial en matière de conservation de l’environnement en prenant des mesures novatrices et décisives visant à mieux protéger nos écosystèmes, à les rétablir et à maintenir leur équilibre à long terme.  

    La marée noire qui frappe le golfe du Mexique et ses effets dévastateurs sur les communautés, sur l’économie et sur l’écosystème de la côte du golfe du Mexique rappellent tristement à l’ensemble de la population canadienne combien nos océans et notre littoral sont à la merci de désastres écologiques comme des déversements d’hydrocarbures. Il est plus urgent que jamais que le Canada joue, une fois de plus, un rôle de chef de file en matière de conservation de la nature, en commençant par nos océans et nos communautés côtières.

    Dans un important discours sur l’environnement prononcé en novembre dernier à l’Université Laval, à Québec, Michael Ignatieff a déclaré ce qui suit :

    « Nous allons aussi créer des zones marines protégées dans nos eaux de l’Atlantique et du Pacifique pour assurer la survie de nos écosystèmes marins et la survie de la pêche [...] Parce qu’il y aura beaucoup d’activité dans l’un des écosystèmes les plus fragiles de la planète, nous établirons des règles claires sur ce qui peut être fait et sur ce qui ne le doit pas dans l’Arctique. Où, par qui et comment ».

    Aujourd’hui, dans un vaste plan visant à protéger les océans canadiens et nos communautés côtières, M. Ignatieff a annoncé qu’un futur gouvernement libéral :

    • officialisera l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers transportant du brut au large de la Colombie-Britannique.
    • élargira le réseau d’aires marines protégées du Canada et définira des calendriers et des objectifs pour mettre en œuvre une gestion intégrée des océans et une répartition des océans en zones.
    • adoptera un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures.
    • interrompra toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière en cours dans l’Arctique canadien.


    Officialisation de l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers au large de la Colombie-Britannique


    En 1972, le gouvernement libéral de Pierre Trudeau a adopté un moratoire interdisant le passage de transporteurs de brut dans les eaux côtières du nord de la Colombie-Britannique, parmi lesquelles l’entrée Dixon, le détroit d’Hécate et le détroit de la Reine-Charlotte. Depuis, les navires pétroliers transportant des produits pétrochimiques transitent par le port de Kitimat. Le Parti libéral n’appuie toutefois pas un accroissement du transport de telles cargaisons le long des eaux côtières du Pacifique Nord, et nous ne sommes pas non plus en faveur de la traversée de ces eaux par des transporteurs de brut.  

    Une ouverture complète des côtes de la Colombie-Britannique aux transporteurs de brut fait courir le risque d’une importante marée noire, qui mettrait en péril la faune et le gagne-pain de dizaines de communautés qui vivent sur le littoral et dans ses environs. Pour éviter qu’un déversement d’hydrocarbures ne se produise un jour dans les eaux côtières de la côte du Pacifique Nord qui est écologiquement fragile, un gouvernement libéral n’autoriserait pas d’accroissement de la circulation des navires pétroliers dans cette région.  

    Un gouvernement libéral officialiserait le moratoire sur le passage au large des transporteurs de brut dans les eaux côtières du Pacifique Nord, notamment dans l’entrée Dixon, le détroit d’Hécate et le détroit de la Reine-Charlotte, en adoptant des réglementations ou des lois, voire les deux.  

    Élargissement du réseau d’aires marines protégées du Canada et adoption d’une gestion intégrée des océans et d’une répartition des océans en zones

    Le Canada possède le plus long littoral au monde. On trouve dans les milieux marins du Pacifique, de l’Atlantique et de l’Arctique regroupés au sein d’une zone économique exclusive certains des milieux marins les plus abondants et les plus variés de la planète.

    Le besoin de protéger l’écologie de nos océans n’a jamais été aussi évident ; pourtant, des approches complexes et souvent fragmentaires en matière de gestion des océans n’ont pas permis de bien protéger les milieux marins. En parallèle, l’influence des changements climatiques provoque un réchauffement et une acidification de nos océans. Les changements d’ordre biologique et physique qui en résultent dans les océans sont à l’origine de modifications au niveau de la diversité des espèces, de leur abondance et de leur répartition.

    Moins de 1 % des océans canadiens sont protégés, alors que l’Australie et les États-Unis ont donné un statut fédéral à des aires marines protégées qui sont, respectivement, 32 et 16 fois plus importantes. Le Canada s’est engagé, en vertu de la Convention sur la diversité biologique, à constituer un réseau d’aires marines protégées d’ici 2012. En revanche, en 2008, seules sept aires marines protégées avaient été créées. Bien qu’il existe un avant-projet fédéral prévoyant la constitution d’un réseau d’aires marines protégées, un sentiment d’urgence exacerbé s’impose en vue de la prise de mesures concrètes.

    Le gouvernement libéral de Jean Chrétien a présenté la Loi (fédérale) sur les océans visant à améliorer la gestion des océans ainsi que le Plan d’action pour les océans dans le but d’accélérer la protection des océans. Un futur gouvernement libéral prendra, une fois encore, des mesures visant à améliorer l’équilibre des océans canadiens.  

    Un gouvernement libéral élargira le réseau canadien d’aires marines protégées et veillera à ce que ce réseau soit assorti d’une nouvelle approche en matière de gestion des océans. Nous ferons participer les communautés côtières, les Premières Nations, les gouvernements provinciaux, les exploitants d’entreprise touristique, les industries océaniques et les autres utilisateurs des océans, à la prise de décisions sur la manière de réduire les risques pesant sur la santé des océans. En outre, nous guiderons une utilisation plus intelligente des océans en définissant des calendriers et des objectifs visant à mettre en œuvre une gestion intégrée des océans ainsi qu’une répartition des océans en zones, avec la même rigueur que se fait la planification de l’aménagement du territoire pour les zones terrestres du pays, dans le but de contribuer à la conservation et à l’économie de nos océans.

    En divisant le milieu marin pour diverses utilisations, les risques de conflit entre les utilisateurs sont réduits, les effets cumulatifs des activités humaines peuvent être traités, et l’industrie a plus de certitude par rapport aux réglementations. Le fait de progresser sur le plan d’une approche intégrée concernant la répartition des océans en zones met en place une importante composante de base pour une gestion durable des océans, et permettra, en fin de compte, un meilleur accès des pêches canadiennes au marché croissant des poissons et fruits de mer certifiés écologiques.  

    Un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures

    Les Canadiens ne sont pas près d’oublier la vision de millions de litres de pétrole se déversant dans le golfe du Mexique à la suite de l’explosion survenue sur la plateforme pétrolière Deepwater Horizon à l’origine de l’importante marée noire, contaminant des kilomètres de côtes, menaçant certaines des plus riches régions de pêche des États-Unis et compromettant un écosystème marin fragile. Le gouvernement Harper n’a pas réussi à convaincre la population canadienne que les moyens d’intervention fédéraux suffiraient à maîtriser la situation si une catastrophe de la même ampleur devait se produire au Canada.

    Le Parti libéral s’engage à faire en sorte qu’une catastrophe comme celle-ci ne vienne jamais souiller nos océans ou nos communautés côtières. Un futur gouvernement libéral travaillera de concert avec nos homologues provinciaux et territoriaux, et procédera à un examen indépendant des moyens de prévention et d’intervention dont dispose le Canada en cas de marée noire, y compris des régimes législatifs et réglementaires, des moyens et des solutions en place dans tout le pays pour empêcher le déversement d’hydrocarbures et y remédier. En s’inspirant de cet examen, le Parti libéral se dotera d’un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures pour le Canada afin de s’assurer que les meilleures mesures d’urgence et de sécurité font partie de la « rançon de faire des affaires ».

    En cas de marée noire, le plafond de responsabilité absolue des compagnies est actuellement fixé à une indemnisation maximale variant entre 30 et 40 millions de dollars pour l’Office national de l’énergie ou l’un des deux Offices des hydrocarbures extracôtiers de la côte est. Étant donné que des milliards de dollars devront être dépensés pour nettoyer la marée noire qui continue de se propager dans le golfe du Mexique, des mesures doivent être inévitablement prises pour corriger cette situation et s’assurer que les contribuables ne se retrouvent pas à assumer les coûts de nettoyage d’une importante marée noire.

    Un gouvernement libéral pense que les pêcheurs, les exploitants d’entreprise touristique, les communautés côtières et d’autres doivent pouvoir être indemnisés en cas d’importante marée noire, sans avoir, pour ce faire, à perdre des années à se battre devant des tribunaux. Un gouvernement libéral fera en sorte, en cas de marée noire, de relever le plafond de responsabilité absolue à un niveau qui assurera une indemnisation pour perte de revenu et pour les coûts relatifs aux activités de nettoyage, mais qui ne sera pas prohibitive au point où les sociétés pétrolières et gazières ne seront pas en mesure de fonctionner.

    Interruption de toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière dans l’Arctique canadien

    Il n’existe aucune technologie pour nettoyer des hydrocarbures déversés sous les glaces de l’Arctique. Il y a deux ans, les conservateurs se sont empressés d’approuver des concessions de prospection pour BP et Imperial Oil dans la mer de Beaufort, en dépit du fait qu’il serait impossible de protéger cette zone écologique fragile en cas de marée noire, et ce, à cause des eaux glacées.

    Dans son rapport sur la capacité d’intervention en cas d’urgence dans la mer de Beaufort, la Commission d’examen conjoint de la vallée du Mackenzie a recommandé que, d’ici un an, le gouvernement du Canada publie un plan démontrant que le ministère fédéral des Transports dispose de moyens appropriés pour veiller à ce que les déversements et les accidents soient évités, détectés et corrigés comme il se doit. Autrement dit, le Canada ne dispose pas actuellement d’un tel plan. Cela fait un an que cette recommandation a été formulée, et il n’y a toujours aucun plan en place.

    Les conservateurs vont à présent de l’avant avec des projets de prospection pétrolière dans le détroit de Lancaster, une région où, aux dires de la députée de Nunavut Leona Aglukkaq « la faune abonde », quelques mois à peine après l’annonce faite par le ministre Prentice en décembre 2009 qu’il en ferait une aire marine nationale de conservation.

    Compte tenu des incertitudes entourant la technologie à utiliser pour nettoyer le déversement d’hydrocarbures dans les eaux presque vierges du Nord du Canada, un gouvernement libéral mettra fin à toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière dans l’Arctique canadien en attendant d’obtenir les résultats d’un examen indépendant portant sur les risques liés aux activités pétrolières dans le Nord.

    Dans un important discours qu’il a prononcé la semaine dernière, M. Ignatieff s’est engagé à mener une coopération internationale sur les enjeux concernant l’Arctique, parmi lesquels les changements climatiques, la gestion de l’environnement, la mise en valeur responsable des ressources et les futures expéditions à travers le passage du Nord-Ouest, en constituant des institutions multilatérales et en les renforçant, et en proposant un nouvel accord international sur l’Arctique qui officialiserait une collaboration sur le plan de la gestion de l’environnement, du développement socio-économique, des transports, de la recherche et du sauvetage, et de la sécurité. Il pourrait également ordonner une cartographie conjointe des terres et des eaux de l’Arctique qui aiderait à déterminer les zones terrestres et océaniques, les ressources halieutiques et les espèces sauvages ainsi que les lieux autochtones sacrés protégés au niveau international, et à approfondir la collaboration sur le plan de la sécurité.

     
    Publié le 21 juin 2010 à 19h55
     

     

    Question communication, on a vu mieux. Le patron de la compagnie pétrolière BP, responsable d’une marée noire sans précédent dans le Golfe du Mexique, a créé la polémique ce week end en participant à une régate de yachts de luxe.

    Tony Hayward a sans doute considéré qu’il méritait bien de prendre des petites vacances. Direction, donc, la très chic île de Wight. Les images des superbes voiliers croisant au large de la côte méridionale de la Grande-Bretagne à l’occasion de la course “JP Morgan Asset Management Round The Island” tournaient en boucle dimanche matin sur les télévisions américaines.

    Le directeur général du géant pétrolier britannique était présent samedi, en famille, pour soutenir le yacht “Bob”, d’une valeur de 300.000 euros, dont il partage la propriété avec deux autres personnes. Le bateau a terminé en 4e position.

    “Bourdes de communication”

    Mais l’escapade passe mal outre-Atlantique, deux mois après le début de la marée noire, alors que chaque journée apporte de nouvelles images d’oiseaux englués ou de plages souillées par les millions de litres de pétrole déversés dans le golfe du Mexique.

    “Cela fait partie d’une longue série d’erreurs et de bourdes de communication”, a lancé le secrétaire général de la Maison Blanche Rahm Emanuel dans une interview à la chaîne américaine ABC diffusée dimanche.

    Le groupe récupère au total en moyenne 25.000 barils de brut par jour, selon les garde-côtes américains, alors que le puits situé à 1.500 m de profondeur crache chaque jour entre 35.000 et 60.000 barils (jusqu’à 9,5 millions de litres).

    Caroline L. pour Starwizz

     

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