• Le Canada en train : des chutes du Niagara à la côte Pacifique

    >> LE MONDE PAR TOUS LES MOYENS (7/7) - Le Canadien est un train de légende. L'un des derniers transcontinentaux en service dans le monde. Il relie Toronto à Vancouver en quatre nuits et trois jours, traverse plusieurs fuseaux horaires et des paysages à couper le souffle. Un moyen unique de découvrir le Canada. [...]

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    Niagara

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  • La maison Champlain met l’accent sur l’urbanisme

    Le premier projet de musée dédié à l’explorateur n’a pas trouvé son public.

    La maison Champlain à Brouage
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    >> Seulement un visiteur de Brouage sur 80 franchit le seuil de la maison Champlain. Créée en 2004 dans le sillage des manifestations commémorant le 400e anniversaire de la fondation de l’Acadie par Samuel Champlain, le musée affiche 5 000 entrées annuelles.

    >> Bien loin des espérances du Conseil général et de l’ambassade du Canada qui avaient cofinancé - en 2007 - un ambitieux projet de 2,2 millions d’euros, basé sur une scénographie laissant la part belle aux hautes technologies.

    Cliquez ici pour lire l'article de David Briand pour le journal Sud-Ouest


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  • La fête de la morue à Bègles invite la Gaspésie

    Mais nous les avons préférées à l'affiche officielle qui nous évoque plutôt la décadence de la morue !

    Dans cette commune sur la Garonne, jouxtant Bordeaux au sud, cette fête existe depuis maintenant quinze ans. Plus que sur la pêche, elle est axée sur la gastronomie (enfin... les recettes à base de morue et le vin qui va avec... et il n'est même pas sûr que tous les membres de la Confrérie de la Morue soient montés sur un bateau !)

     
    Dès le 15ème siècle, les armateurs et négociants  bordelais, qui s'étaient déjà lancés dans beaucoup d'autres expéditions, se sont intéressés au poisson salé  (le père de Michel de Montaigne, par exemple). A partir du 16ème siècle il y eut aussi la morue du côté de Terre-Neuve et Saint-Pierre et Miquelon. La morue était salée sur les bateaux et débarquée le plus près possible pour y être séchée. Ensuite elle était transportée jusqu'aux grands ports, notamment Bordeaux qui, au cours des 16ème et 17ème siècles, devint le "premier port européen de débarquement de la morue séchée".

    Comme d'habitude, les Anglais n'ont pas favorisé nos affaires de pêche (mais pour le vin de Bordeaux c'est autre chose !) Au 18ème siècle, entre le traité d'Utrecht, en 1713 et le traité de Versailles en 1783, les Anglais ont mis la main sur l'Acadie et se sont occupés de la morue à Terre-Neuve. Après 1783, la France récupère Saint-Pierre et Miquelon, et le droit de pêche à Terre-Neuve. Autrement dit, le 18ème siécle n'était pas le meilleur siècle pour la pêche française dans ces eaux lointaines. (Heureusement il y avait l'Islande). En revanche les 19ème et 20ème siècles ont été fructueux.

    Les bateaux avaient changé. Plus gros, ils permettaient de transporter plus loin la morue salée à bord, pour la faire sécher ailleurs. Au 19ème siècle, les morues "vertes" (simplement salées à bord) arrivaient au "Port de la Lune" à Bordeaux, puis elles étaient chargées sur des gabarres pour les emmener se faire sécher sur les galets des bords de la Garonne, au niveau de Bègles. Les sécheries existent-elles encore  ? Lisez l'article de l'Express sur "Les Boyer : les derniers des morutiers".

    Un peu de morue ?

    Cette moderne confrérie de la morue, donc, intronise de nouveaux membres à l'occasion de cette fête béglaise. Pour avoir droit au tablier et au capulet (le chapeau), il faut être parrainé par un membre de la confrérie et... boire goulûment une fiole d'huile de foie de morue ! Après quoi, le Grand Maître adoube l'impétrant en lui touchant l'épaule avec un filet de morue salée, séchée et bien roide. (Chacun et chacune boit bravement ; il n'y a pas trop de grimaces.)

    La cérémonie commence avec Jacqueline Rabic, déjà Grand Maître de la confrérie de la lamproie. Pierre Provost, défendant la cause de Paspébiac, et président national de Québec-France se marre, mais son tour vient juste après ! (En début d'après-midi, il avait donné une conférence sur les habitudes de pêche à la morue des Gaspésiens et leurs répercussions sur la communauté. Lire aussi l'article de Sud-Ouest : "Tabernacle, voilà le Québec !")

    Voici venu le tour de Wilfrid-Guy Licari, ex ambassadeur dans divers pays, actuel délégué général du Québec à Paris ( = l'équivalent d'un ambassadeur du Québec si cette province était un état...) Bref, notre Wilfrid-Guy a bravement bu sa potion, plus facile à boire que d'avaler des couleuvres dans le monde diplomatique...

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    Ensuite c'est Fernand Alain, l'homme à la moustache, un des promoteurs du site historique de Paspébiac et conteur sous le nom d'Abel Maldemay (une référence à son grand-père originaire de Lorraine.)

    La délégation de Paspébiac a été emmenée par son maire, Gino LeBrasseur, directeur de l'usine Unipêche MDM de Paspébiac, également président du crabe des neiges de Paspébiac, président de l'opération nez-rouges... Il porte bien le capulet !

    On termine avec Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine, qui biberonne sans problème apparent après le discours de Noël Mamère, maire de Bégles, depuis longtemps membre de la confrérie.

    Il est frappé sur les épaules, comme un chevalier, par le filet de morue séchée, tenu dans la main droite du Grand-Maître de la confrérie, Herman Mostermans, sous l'oeil de Noël Mamère, le parrain. Et on chante !

    Ah "La Morue" ou  "La Petite Mary" ! => un extrait de la chanson (1930) de Mary Travers, dite "la Bolduc", considérée comme la première chansonnière québécoise. Elle était de la Gaspésie, comme la Mary de la chanson ! (Ecoutez, en prime, cette chanson interprétée par la Bolduc elle-même et lisez les paroles !)
     
    Moé je m'appelle la petite Mary
    Je suis née dans l'fond de la Gaspésie
    C'est du poisson, je vous dis que j'en ai mangé
    Et qu'il m'en a resté des arêtes dans le gosier

    D'la morue, des turluttes, pis du hareng
    Des beaux petits gaux, du flétan, des manigaux
    S'il y en a parmi vous qui aimez ça
    Descendez à Gaspé, vous allez n'en manger


    Il y a bien longtemps que je suis partie de d'là
    Jamais de la vie je pourrai oublier ça
    Il y avait un garçon là que j'aimais bien
    J'vais vous le nommer, c'est Germain Lefoin

    Refrain

    Il était bien grand, il mesurait sept pieds
    Il avait la tête comme une brosse à plancher
    Ça, c'était du monde, parlez-moé donc de ça
    Je l'faisais danser pour une chique de tabac

    Refrain

    Je vous dis que j'ai eu peur en partant de d'là
    Quand j'ai pris les chars pour Matapédia
    Qui est-ce qui vient s'assir à côté de moé
    C'était un petit nègre qui bégayait

    Refrain

    Bon-bon, bon-bon bonjour ma jeune fille
    Cherchez, cherchez, cherchez-vous un petit mari?
    Voilà t-y pas la peur qui m'a pris
    J'ai sapré le camp à travers du châssis

    Refrain

    J'avais pas mangé tout le long du chemin
    La peur que j'avais eue m'avait ôté la faim
    Rendue à Montréal, j'entre dans un café chinois
    J'étais pas plus avancée, je comprenais pas rien

    Refrain

    Chin, chin et chin, ma cagou pis macaouine
    Je lui fais signe en lui montrant la cuisine
    Voilà le Chinois qui comprend que j'avais faim
    M'emporte de la soupe aux pois, du beurre et pis du pain

    Refrain
     
    En se promenant dans le "village" de la morue, on trouve de nombreux stands (ou "kiosques" diraient les Québécois) où l'on peut manger de la morue sous toutes ses formes et boire toutes sortes de brevages (plutôt du vin...)
     
    "Le menu du Québécois" pris en photo avec ses acras et ses piquillos ne me semble pas être fondamentalement québécois ... Pour le vin, il y en a au Québec, et il peut être très bon ; par exemple la production du Domaine de l'Ile Ronde, sur le Saint-Laurent, en face de Saint-Sulpice.
     
    Morue verte = nettoyée + salée ; ensuite il faut en faire quelque chose.
    Morue noire = collectif d'artistes ; ensuite il faut aussi en faire quelque chose et ça ne rapporte pas grand-chose !
     
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    Le caribou, le chasseur de caribous, l'exposition sur la morue...
    Nous avons découvert que Paspébiac avait son kiosque à Bègles, longtemps après que Jacques Cartier eut découvert le site de Paspébiac, qui allait devenir un banc de pêche réputé.

    Expo photos du site historique du banc de pêche de Paspébiac. (Mais allez plutôt voir nos photos dans notre article Du maquereau à la morue ou le banc de pêche de Paspébiac en Gaspésie )
     

    L'art de la sculpture sur glace

    L'art de la sculpture sur récup...

     

    Nous n'avons pas pu écouter les groupes musicaux québécois, tels que la Bande à Firmin et Quimorucru, cependant nous avons participé aux agapes sous chapiteau grâce à un certain membre de la Confrérie... Alors, de la morue, nous en avons mangé, et nous avons chanté en choeur avec les tabliers bleus et pulls rayés.

    Certains déchiffraient, d'autres étaient benèzes !

    L'an prochain : la morue et le hareng de la mer du Nord.

    Pour finir, une petite séquence vidéo de souvenirs de la cérémonie.

    AlCaribou


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    Site Internet
    Bordeaux fête le vin avec le Québec

    Québec est, cette année, l’invitée d’honneur du festival « Bordeaux fête le vin ». Du 24 au 27 juin, le public pourra découvrir tous les attraits de l’unique citadelle fortifiée d’Amérique du Nord.

    Ville jumelle de Bordeaux depuis 1962, Québec sera célébrée à travers des animations, des spectacles et la présence d'un pavillon qui lui sera entièrement dédié.

    A l’occasion de la fête nationale du Québec, le jeudi 24 juin, Bordeaux organisera, sur la place des Quinconces, un spectacle entièrement québécois. A la tombée de la nuit, le maire de Québec, Régis Labeaume, donnera le coup d’envoi à plusieurs heures de concerts gratuits mettant à l’honneur la chanson québécoise avec le trio jazz The Lost Fingers, Natasha St Pier, Diane Tell, Jonathan Roy, Mlle Fizz et Clio.

    « Bordeaux fête le vin » offre cette opportunité rare aux visiteurs français et étrangers de déguster, sur un seul site, les millésimes des vignobles de Bordeaux et de sa région, d'aller à la rencontre des terroirs, des châteaux viticoles et du patrimoine de la Gironde et d'Aquitaine.

    Tout le programme sur le site Bordeaux fête le vin

    Date : 
    Du 24 juin 2010 au 27 juin 2010

    Lieu :
    Le festival se déploie sur les quais de la ville de Bordeaux (33), du pont de pierre à la bourse maritime.


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  • SUDOUEST.COM

    Lundi 24 Aout 2009

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    NOS FLEUVES 1/3. La Charente, 5e fleuve français, naît à Chéronnac, en Haute-Vienne. Et cela mérite le voyage !

    Aux sources du fleuve Charente

    Remonter le fleuve... Aller aux sources de la Charente comme on irait à celles du Nil. L'idée est saugrenue ; l'escapade insolite. Elle séduit l'estivant désoeuvré mais requiert un minimum d'organisation.

    D'abord, se documenter. L'explorateur du dimanche consultera une bonne encyclopédie. Il y apprendra que la Charente est le cinquième fleuve français par sa longueur (381,4 km), après la Seine, la Loire, la Garonne et le Rhône. Qu'elle trouve sa source à Chéronnac, dans le département de la Haute-Vienne, à 295 mètres d'altitude. Et qu'elle se jette dans l'océan Atlantique, à Port-des-Barques, face à l'île Madame. Voilà pour le cours de géographie.

    Deux routes, deux options

    Aller à la source est une aventure épique. Il n'est donc pas inutile de réviser ses classiques pour déclamer de jolies citations durant le voyage. On relira par exemple Daniel Reynaud, le « poète écriturier » de Barbezieux, qui aimait tant son « minissipi ombilical », sa « guirlande des songeries ».

    Nous voilà moins sots. Ouvrons désormais une carte routière. Celle de la Charente au 1/125 000e éditée par l'Institut géographique national (IGN) est très claire. On partira d'Angoulême pour gagner Chéronnac. Deux options s'ouvrent à nous :

    - 1) filer plein nord et longer le fleuve par les petites routes, notamment la D 115 ;

    - 2) filer plein est et privilégier les grands axes, sans jamais se soucier de la Charente et de ses nombreux méandres.

    Le premier chemin recèle de vrais trésors. C'est un sentier scintillant. Nous sommes au « pays où l'avoine est très sage, où jamais la vigne n'a bu, où le blé pense au pain perdu ». La citation est de Daniel Reynaud, le poète dont nous parlions tout à l'heure. En empruntant cette route, nous admirerons le château de Balzac, Vars et ses terrasses ombragées, le donjon de Montignac, l'abbatiale de Saint-Amant-de-Boixe, le domaine et le moulin d'Échoisy, la citadelle de Bayers, le couvent des Cordeliers de Verteuil, la tour des bénédictines de Charroux, et l'église Saint-Nicolas de Civray... Respirons braves gens : ici pas de centrale nucléaire, nous sommes à Civray, dans la Vienne, pas à Civray-de-Touraine ! Quel périple ! La promenade nous demandera bien deux ou trois jours, avec nuits d'hôtel, pauses gourmandes et siestes crapuleuses !

    Problème : l'aventurier moderne, enfant de la génération Google, manque cruellement de temps. Aux méandres, tours et détours, il préfère la ligne droite. Optons pour la deuxième option : celle du GPS et de sa voix synthétique, qui vous appelle Lucien dès que vous dépassez 110 km/h sur voie express.

    Départ Angoulême, arrivée Chéronnac : 60 km à avaler en 58 minutes. Nous passerons par La Rochefoucauld, Yvrac et Massignac. Seul arrêt digne d'intérêt, sans sortir de sa voiture, sans couper le contact et sans débrancher la climatisation : L'Arbre, point culminant du département de la Charente, à 353 mètres.

    45° 45'25'' N, 0° 46'08'' E

    Nous y voilà. Droit au but. Chéronnac ! Coordonnées 45° 45'25'' N, 0° 46'08'' E. Le village est coquet. Impossible de se perdre : partout, des panneaux indiquent la source. Garons-nous et marchons un court instant. La source est là, au milieu d'un jardinet, à l'ombre de deux chênes, près d'un buddleia et d'un lit de petunia surfinia. La scène est champêtre, d'un charme « chou ». Il y a même une gloriette et une roue de charrette sur l'herbe tendre.

    La source coule au milieu. C'est un bassin glougloutant protégé de grosses pierres couleur lie-de-vin. Cette roche-là nous vient de loin : c'est celle, sombre et mystérieuse, de la météorite de Rochechouart, tombée il y a 214 millions d'années. Avançons. Trempons la main dans l'onde claire. Impossible de ne pas être saisi par l'émotion. Plus fort que Neil Armstrong sur la Lune, Roald Amundsen au Pôle Nord et Edmund Hillary sur l'Everest, voici le Charentais-Maritime devant la Charente. Jetons une piécette, comme à la fontaine de Trévi. Mais soudain, la vue d'un minuscule tuyau et d'un mince filet nous intrigue. La Charente - plus beau ruisseau du royaume de France, affirmait François Ier - ne peut naître dans un banal conduit de fonte ! Pas de doute, il y a entourloupe.

    Au bar coule la pression

    Interrogeons Jean Soulat, 81 ans, plâtrier retraité et plus proche voisin. « Avant, ici, c'était un lavoir. Le coin a été aménagé il y a une petite dizaine d'années. Oh, ça a bien coûté 30 briques cette histoire ! Demandez donc à l'ancien maire, monsieur Lapapelière. Il habite juste à côté. Il vous racontera tout. »

    Et Guy Lapapelière, 83 ans, premier magistrat de Chéronnac de 1977 à 2001, de tout nous dévoiler : « Oui, la Charente prend sa source un peu plus loin, à trois ou quatre cents mètres, dans un pré mal entretenu et envahi d'herbes folles. En outre, c'est une propriété privée. Et on ne voit rien du tout ! J'en avais assez que les touristes soient déçus. D'où cet aménagement, au début des années 2000. À l'époque, je souhaitais créer ce jardin à l'endroit exact, mais les négociations avec le propriétaire n'ont pas abouti. Les élus de la Communauté de communes du Pays de la Météorite, ceux du Conseil municipal et moi avons décidé d'embellir l'ancien lavoir. Nous avons fait appel à un architecte paysagiste et le résultat n'est pas trop mal. Certes, le bassin est celui d'une source dite captive, mais l'eau qui coule est vraiment celle de la Charente. Et les touristes sont contents ! »

    Nous le sommes aussi. Tant d'émotion nous assèche la gorge. Étanchons notre soif au bar de la Source, seul commerce de Chéronnac. Ici coule la bière à la pression. Elle est servie par Jean, le patron, dit Le Biau. Jean, un rien taquin, qui vous demande : « Quel pont sur la Charente est le plus haut ? »

    Nous répondons évidemment le pont transbordeur, à Tonnay-Charente. Jean nous dit raté. C'est celui de Chéronnac. À 295 mètres d'altitude. Et cela s'arrose.

    Auteur : olivier sarazin
    o.sarazin@sudouest.com

    SUD OUEST | Lundi 24 Aout 2009


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  • SAINT-MALO EN FACE DE QUEBEC

    Saint-Malo, ville bretonne, ville antique, ville romaine, ville de corsaires, ville de marins, ville d'explorateurs, ville natale de – pour ne citer que les plus célèbres –  Duguay-Trouin, Surcouf, ... et Jacques Cartier.  Châteaubriand y repose.

    D'abord Cité d'Aleth, site maritime gaulois des Coriosolites situé sur les rives de la Rance, fortifiée au IIIème siècle par les Romains elle eut pour premier évêque Saint Mac'h Low, né au Pays de Galle, mort à Archingeay, en Saintonge, et considéré comme un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Le rocher, encore inhabité du temps d'Aleth, prendra en 541 le nom de « Rocher de Saint-Malo » après le départ des Romains. Après les attaques des Normands, le siège d'Aleth est déplacé sur le Rocher de Saint-Malo, qui commencera son urbanisation. Saint-Malo, de par sa situation stratégique, est revendiqué autant par le royaume de France que par la Bretagne. Elle devient Cité-Etat avant d'être annexée à la Bretagne à la fin du XVème siècle.

    La découverte de l'Amérique va permettre à Saint-Malo de trouver sa vraie vocation de ville maritime, grâce aux échanges commerciaux avec les Indes. C'est l'époque des corsaires tels que Robert Surcouf et René Duguay-Trouin, qui s'attaquent à la marine ennemie pour le compte du roi. La reproduction du Renard, armé par Surcouf, vous propose d'ailleurs des sorties en mer sur un bateau corsaire.

    Jacques Cartier est bien entendu un des héros de la cité corsaire. Né à Saint-Malo en 1491, il embarquera très jeune, comme mousse, puis grimpera tous les rangs de la hiérarchie maritime jusqu'à être nommé capitaine par François 1er alors de passage au Mont-Saint-Michel tout proche. Certains prétendent qu'il a pu se rendre à Terre-Neuve lors de campagnes de pêche, et peut-être aussi au Brésil sous pavillon normand. Il maîtrise d'ailleurs le Portugais suffisamment pour servir d'interprète. François 1er le sollicitera pour trouver le passage Nord-Ouest pour rejoindre les Indes. Il fera trois voyages, en 1534, 1535 et 1541.

    En 1534, il passe à Terre-Neuve et découvre un fleuve qu'il appellera le Saint-Laurent, en l'honneur d'un saint martyr chrétien assassiné à Rome en 258 et fêté le 10 août, jour de l'entrée de l'équipage dans la baie du dit fleuve. Il prend possession du Labrador, qu'il nomme Canada (mot iroquois Kanata qui signifie « village »).

    Après être revenu à Saint-Malo, il repart en 1535 pour remontrer le fleuve, s'arrêtera sur le site de Québec et atteindra un lieu qu'il nommera Mont-Royal et qui deviendra Montréal.

    Il fera un dernier voyage en 1541 avec les premiers véritables colons qui devaient peupler la Nouvelle-France, avant de revenir se retirer dans sa propriété de Limoëlou, près de Saint-Malo, où il recevra, entre autres illustres hôtes, Rabelais. Il mourra de la peste en 1557. Sa dépouille, retrouvée en 1944, repose désormais dans la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo.

    Saint-Malo est résolument tournée vers le Québec. Dans Intra-muros, nom de sa ville close, on trouvera de nombreuses allusions à Jacques Cartier (une rue, un restaurant, une statue, un vitrail)...

    ... mais aussi une Maison du Québec, léguée au gouvernement du Québec en 1984 par la ville de Saint-Malo, et gérée par l'association Saint-Malo/Québec.

    Saint-Malo est toujours une ville de marin. C'est de Saint-Malo qu'Alain Colas appareilla en 1978 à bord de Manureva pour sa dernière course du rhum.

    La transat Québec Saint-Malo arrive aux pieds des remparts tous les quatre ans. La dernière édition a fêté en 2008 le 400ème anniversaire de la ville de Québec.

    Des marées et des tempêtes exceptionnelles ont nécessité un dispositif tout à fait original de protection de la vieille ville, afin de « casser » la vague pour qu'elle ne casse pas les murs.

    Il y aurait encore beaucoup à dire sur Saint-Malo, ville ancienne et historique, mais aussi ville moderne, ville de l'usine marémotrice de la Rance, ville culturelle, siège du festival européen du théâtre lycéen francophone qui se tiendra cette année du 1er au 4 avril prochain.

    Impossible de ne pas succomber au charme fort de cette ville si différente, cette ville antique, gauloise, romaine, bretonne, ville d'histoire et de marins, de corsaires et d'aventuriers, mais ville résolument tournée vers l'avenir.

    Flonigogne


    Quelques liens pour aller plus loin :

    Jacques Cartier

    Visite virtuelle de Saint-Malo

    Saint-Malo francoville 2009

    Saint-Malo intra muros

    La maison du Québec à Saint-Malo


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  • Quatre photographes et un vidéaste ont travaillé sur la citadelle. À découvrir

    Regards croisés sur Brouage

    Depuis le samedi 6 septembre, quatre photographes et un vidéaste présentent leur vision personnelle de la place forte de Brouage.
    Ignacio Iasparra (Argentine), a été invité en 2007 par le Conseil général de la Charente-Maritime pour photographier le patrimoine et la diversité des paysages du département. Ses photos sur Brouage sont le résultat de sa recherche d'harmonie, entre nature et culture.
    Laurence Lemaire (France), reporter photographe indépendante, basée récemment à LaRochelle, a découvert Brouage depuis peu. Elle s'est intéressée aux contrastes de la place forte, en jouant sur les oppositions: le clair et l'obscur, l'animé et l'inanimé, le paysage bâti et le paysage naturel.
    Jean-Claude Lemée (France), présente une vision dépouillée, épurée, essentielle, de la place forte et de son marais. La sobriété marque son œuvre, imprégnée des marques verticales et horizontales du passé militaire de Brouage.
    Marcio Lima (Brésil), invité en résidence par le Conseil général de la Charente-Maritime en 2007, est le photographe de l'humain. Il propose des images marquées par la présence de l'homme, visible ou suggérée en hors-champ, et se sert de la couleur comme élément de transmission des sentiments.
    Dans le cadre des célébrations du 400 anniversaire de la fon dation de Québec, Michèle Waquant, vidéaste (Québec), présente une installation vidéo «Samuel de Brouage, l'homme aux longs regards», qui s'inspire des récits de voyage de Champlain entre la France et la Nouvelle-France, pour tenter de dessiner le vrai visage de ce visionnaire, cet homme qui a su s'adapter dans un environnement nouveau en rêvant le futur quand tant d'obstacles le masquaient à la vue.
    L'œuvre se lit comme un parcours, avec des allers-retours, des rencontres, des recoupements entre images et sons, et un va-et-vient entre deux écrans et cinq bandes sonores: entre Brouage, où Champlain serait né, et Québec, où il a accompli son destin.
    À découvrir à la Tonnellerie jusqu'au 2 novembre, tous les jours, de 14 heures à 18 heures. Entrée libre.
    Des lectures de textes sur le thème de «Brouage, ouvert sur le monde» auront lieu à la Tonnellerie, le samedi20 et le dimanche 21septembre, lors des Journées du patrimoine, entre 15heures et 18heures (gratuit).

    Article paru dans Sud Ouest le 9 septembre  2008


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