• Marée noire: Miami sûrement touchée

    AFP
    03/07/2010 | Mise à jour : 09:26 Réagir

    Les régions les plus touristiques de Floride, comme l'archipel des Keys ou les plages de Miami, vont très probablement être touchées par la marée noire du golfe du Mexique, assure une étude de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) diffusée hier.

    L'étude souligne que le pétrole qui se déverse dans le golfe du Mexique pourrait être poussé par les courants marins jusqu'à l'extrémité sud de la Floride, où se trouve l'archipel des Keys, et même vers la côte atlantique de l'Etat et souiller les plages de Miami.

    La majeure partie de la côte ouest de la Floride, celle qui donne sur le golfe du Mexique, a entre 20 et moins de 1% de risques d'être touchée par la pollution, contre entre 61 et 80% pour les plages de Miami et l'archipel des Keys, révèle l'étude.

    Si du pétrole devait toucher ces régions, ce serait sous la forme de galettes, précise le NOAA, dont l'étude se fonde sur une fuite de pétrole de quelque 33.000 barils par jour pendant 90 jours.

    Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon le 22 avril au large de la Louisiane, entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque jour du puits endommagé situé à 1.500 mètres de profondeur.

    Le pétrole a d'ores et déjà souillé 681 kilomètres de côtes américaines, dans les Etats de la Louisiane, du Mississippi, de l'Alabama et de la Floride.

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    Ce géant, c’est le nouvel espoir pour combattre le pétrole qui fuit dans le Golfe du Mexique. Ce navire taïwanais porte le nom d’une baleine, parce qu’il est grand comme quatre terrains de football. Il est en cours d’examen pour savoir s’il peut être déployé. Il pourrait récupérer l‘équivalent de 500 000 barils de pétrole et d’eau mélangés en un jour, c’est énorme comparé aux 600 000 barils en 68 jours.

    Alex, l’ouragan reclassé en tempête, a poussé les nappes de pétrole plus près des côtes encore. La saison cyclonique s’annonce comme l’une des plus dures, il est donc temps d’accélérer le nettoyage. Pour Bobby Jindal, le gouverneur de Louisiane, la réponse fédérale n’est pas assez efficace :

    “La seule question qu’ils doivent se poser c’est : est-ce qu’il faut gagner cette guerre ? Vous devez la gagner. Arrêtez la bureaucratie et allez-y. N’admettez pas la défaite. N’abandonnez pas les 11000 kilomètres de côtes de la Louisiane.”

    Le pétrole qui s‘échappe depuis le 22 avril a déjà souillé près de 700 km des rivages américains. Les boulettes continuent de s‘échouer sur les plages, alors que les vacances commencent. L’espoir ultime repose sur les puits de dérivation destinés à stopper définitivement la fuite, mais les travaux de forage ne seront pas achevés avant août.

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    Marée noire: le mauvais temps perturbe encore la récupération du brut

    LA NOUVELLE-ORLEANS - Les opérations de lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique étaient toujours perturbées vendredi par le mauvais temps et les garde-côtes ne s'attendaient pas à une amélioration avant plusieurs jours.

    "Nous assistons encore à quelques effets résiduels de la tempête tropicale" Alex, a dit l'amiral Paul Zukunft des garde-côtes américains au cours d'une conférence téléphonique.

    Au cours des dernières 48 heures, les opérations de récupération du brut à la surface de l'eau et celles consistant à le brûler ont dû être interrompues, a-t-il rappelé.

    Alex a perdu de ses forces en atteignant mercredi soir le nord-est du Mexique, près des Etats-Unis. Mais, même si Alex ne s'est pas approchée du site de la marée noire, elle provoque d'importantes vagues autour du site situé à 80 kilomètres au large des côtes américaines.

    "Dans les jours à venir les opérations de nettoyages s'annoncent longues et difficiles", a estimé l'amiral Zukunft. "Je suis tout particulièrement inquiet pour la faune et la flore".

    Il a précisé qu'au total quelque 40.000 barils de pétrole n'avaient pas pu être récupérés au cours des deux derniers jours, en raison du mauvais temps.

    Les opérations de récupération du pétrole à la surface de l'eau sur la zone du sinistre ne reprendront pas avant 3 à 4 jours, en raison de vagues de jusqu'à deux mètres de haut, a-t-il précisé.

    Les fortes vagues ont retardé jusqu'en "milieu de semaine prochaine" le déploiement d'un troisième navire destiné à pomper le brut qui s'échappe depuis le mois d'avril, avait annoncé jeudi un haut responsable américain.

    Le groupe pétrolier BP espère doubler la quantité de pétrole récupérée grâce au déploiement de ce navire, la portant à environ 53.000 barils par jour.

    Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque jour du puits. Le pétrole a d'ores et déjà souillé 724 kilomètres de côtes américaines, ont annoncé vendredi les garde-côtes.

    (©AFP / 03 juillet 2010 02h07)

    Marée noire: l'envers de la médaille

    Publié le 02 juillet 2010 à 06h16 | Mis à jour le 02 juillet 2010 à 06h17

    (Montréal) Un ami vient de m'envoyer un document terrifiant*. Il s'agit d'un site représentant l'immense nappe d'huile qui se répand de la Louisiane à la Floride. Vous pouvez, en cliquant sur la commande appropriée, déplacer la nappe n'importe où au monde. Cela vous donne une idée de l'ampleur des dégâts. Par exemple, si l'explosion de la plateforme de forage avait eu lieu à Montréal, la nappe de cochonnerie s'étendrait de Kingston (Ontario) à Québec, et de Sherbrooke à La Tuque. Brrr...

    Tout le monde aurait préféré que cette calamité n'arrive jamais. Mais comme cela arrive souvent à la suite d'un malheur, il y a des gens qui vont en bénéficier. En l'occurrence, ce sont les Canadiens.

    Telle est la prévision émise cette semaine par l'économiste Todd Crawford, spécialiste des questions énergétiques au Conference Board du Canada. Évidemment, M. Crawford se garde bien de se réjouir de ce qui arrive aux États-Unis. C'est une catastrophe, écrit-il d'entrée de jeu. Onze morts, dix-sept blessés, le pire désastre environnemental de l'histoire des États-Unis, rappelle-t-il. Cela dit, voyons un peu comment cette catastrophe pourrait donner un coup de pouce à l'économie canadienne.

    Il est certain qu'après un tel événement, les autorités américaines ne pourront plus se contenter de la réglementation actuelle en matière de forages pétroliers dans le golfe du Mexique. L'opinion publique est en colère, les dommages à l'environnement sont incalculables, les répercussions sur l'économie locale (tourisme, pêche) sont dramatiques. Le statu quo est impensable.

    Le gouvernement américain aura finalement le choix entre deux options: ou bien interdire l'exploitation de gisements pétroliers offshore, ou bien implanter une réglementation beaucoup plus stricte, afin de s'assurer qu'un tel désastre ne puisse arriver de nouveau.

    Compte tenu des immenses besoins des Américains, il est assez peu réaliste de penser qu'on interdira l'exploitation pétrolière dans le golfe du Mexique. À elles seules, les plateformes de cette région fournissent 1,6 million de barils de pétrole par jour, près du tiers de la production américaine. On ne peut pas arrêter cela sans créer de graves perturbations économiques.

    Reste la réglementation. D'après M. Crawford, c'est clairement vers cette voie que les États-Unis vont s'orienter. Après l'explosion de la plateforme, plusieurs experts ont fait valoir que l'abominable déversement de pétrole aurait pu être contrôlé si on avait construit un deuxième puits (une sorte de frappeur de relève, en somme) en même temps que le premier. Une réglementation appropriée pourrait donc forcer les pétrolières à agir ainsi. Évidemment, cela fera grimper les coûts en conséquence.

    Les États-Unis sont de gros producteurs de pétrole, mais cette production ne réussit à combler que le tiers de leur consommation. Il leur faut donc importer la différence.

    Or, 85% des réserves pétrolières mondiales sont contrôlées par 10 pays: ce sont, dans l'ordre, l'Arabie Saoudite, le Canada, l'Iran, l'Irak, le Koweït, le Venezuela, les Émirats arabes unis, la Russie, la Libye et le Nigeria.

    Il saute aux yeux que, de tous ces pays, c'est le Canada qui est le mieux placé pour approvisionner le marché américain.

    Certes, l'exploitation pétrolière dans les sables bitumineux de l'Alberta est coûteuse, et sa rentabilité est liée aux fluctuations des prix pétroliers. D'une part, l'extraction de pétrole à partir des sables bitumineux est hautement polluante (l'Alberta est, de loin, la première province émettrice de gaz à effet de serre), et de nombreux parlementaires américains ont vivement critiqué le Canada pour cela.

    L'explosion de Deepwater Horizon change la donne. Tenant compte des énormes besoins des Américains, il est possible, croit M. Crawford, que ceux-ci voient les sables bitumineux d'un oeil moins sévère. Ils y seront même encouragés si les pétrolières albertaines font plus d'efforts pour réduire leurs émissions de GES. D'autre part, si la nouvelle réglementation fait grimper les coûts d'exploitation dans le golfe du Mexique, les sables bitumineux pourront représenter une bonne solution de rechange.

    Au bout du compte, conclut l'économiste, «cela signifie plus d'emplois de qualité, plus d'investissements, et plus de recettes budgétaires pour les gouvernements».

    L'Alberta ne sera pas la seule gagnante; si les redevances pétrolières de cette province augmentent, le Québec, entre autres, verra ses revenus de péréquation ajustés à la hausse.

    Encore une fois, il ne s'agit surtout pas de se réjouir. Nous voyons tous les jours, dans les médias, des images horribles d'oiseaux englués, de poissons morts, de nature souillée. Tout cela est épouvantable.

    Personne au monde, pas seulement les Américains, ne peut rester insensible. Si ce gâchis avait pu être évité, je suis certain que Canadiens et Québécois se seraient volontiers passés d'investissements, emplois, recettes budgétaires et péréquation.

    L'intervention de M. Crawford vise surtout à rappeler que la catastrophe a son envers de la médaille.

     

    *Vous pouvez télécharger gratuitement le document en tapant www.ifitwasmyhome.com.

    Claude Picher

    La Presse

    Une menace pour la culture cadienne

    Mise à jour le vendredi 2 juillet 2010 à 16 h 01

     
    Louisiane

    Photo: Marc Poirier

    Les Cadiens en Louisiane estiment que la marée noire qui sévit dans le golfe du Mexique menace leur style de vie. Si le pétrole s'infiltre dans les marais et les bayous, un exode sans précédent risque de se produire.

    Les bayous et les Cadiens sont indissociables. Ces bayous sont à la fois un habitat naturel et des voies de transport. Ils sont surtout une source de nourriture.

    Le Cadien Windell Curole craint que la marée noire emporte tout sur son passage. « Nous sommes ici parce qu'on ne peut aller dans la marée pour attraper le poisson ou les chevrettes. C'est pour ça que nous sommes ici, et ça, ça peut prendre ça de nous autres. On peut changer notre vie, notre raison d'être », explique-t-il.

    « L'huile a tout cassé, tout ruiné, pas seulement la pêche, l'environnement, mais aussi le moyen de vie qu'on a ici depuis l'âge de mes arrières-grands-pères », indique Glen Pitre, artiste et cinéaste.

    Au Café des Amis, à Pont Breaux, près de Lafayette le zydeco et le déjeuner se marient, mais selon plusieurs Cadiens, toute leur culture est en jeu avec ce déversement de pétrole.

    J'ai encore de l'espoir, mais je crois qu'une partie de notre culture sera perdue.

    — Valérie Gonssoulin

    Warren Perrin dresse un parallèle avec la déportation des Acadiens. « Les Britanniques nous ont déportés de la Nouvelle-Écosse et ça menace toujours. BP nous menace toujours. C'est triste, mais l'histoire se répète », dit-il.

    Cependant, l'esprit de résilience des Cadiens est toujours vivant, selon Glen Pitre. « Il y en a qui vont partir, mais moi, je ne vais pas partir. On reste et on va faire le mieux qu'on peut. On se bat », dit-il.

     

     

    Publié le 02 juillet 2010 à 05h00 | Mis à jour le 02 juillet 2010 à 05h00

    Et si Exxon avalait BP?

    A Whale (une baleine), connu comme étant le... (Reuters)

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    A Whale (une baleine), connu comme étant le plus grand bateau écumoire de pétrole, était ancré hier sur le fleuve Mississippi, près de Boothville, en Louisiane. Avec une longueur équivalente à trois fois et demie celle d'un terrain de football et d'une hauteur de 10 étages, A Whale est conçu pour ramasser plus de 500 000 barils d'eau huileuse par jour à l'aide de 12 écopes situées de chaque côté de sa proue. Le navire est arrivé dans le golfe du Mexique afin d'aider à nettoyer les eaux souillées par la fuite de BP.

    Reuters

    (Québec) La pétrolière britannique BP (BP : NYSE) pourrait devenir une proie facile pour le géant pétrolier Exxon (XOM : NYSE), estime un analyste financier.

    Dans un rapport de recherche publié mardi, l'analyste en énergie Fred Lucas de la firme JP Morgan avance que la pétrolière américaine Exxon devrait débourser environ 88 milliards $ de livres sterling (140 milliards $CAN) pour mettre la main sur les éléments d'actif de BP.

    Selon ce dernier, Exxon demeure la pétrolière la mieux capitalisée de la planète. Dans son analyse, Fred Lucas pense qu'Exxon pourrait y aller d'une offre en argent assortie d'un échange en actions. «Cela demeure une idée. C'est notre idée», souligne l'analyste dans son rapport de 17 pages.

    L'an dernier, Exxon a généré des profits de 45 milliards $US tout en dégageant des liquidités nettes estimées entre 11 et 15 milliards $US. Hier, le titre d'Exxon a terminé la journée à 56,61 $US à la Bourse de New York, en baisse de 46 ¢.

    Pour étayer sa recherche, l'analyste de JP Morgan reconnaît que l'exercice lui a surtout permis d'accoler une valeur à la pétrolière BP. M. Lucas soutient que le prix de l'action de BP est actuellement sous-évalué d'environ 60 %. Il accole ainsi une valeur de 74 $US au titre de la pétrolière qui, hier, valait 29,39 $US sur le parquet new-yorkais.

    Pour ainsi conclure une transaction, l'analyste croit qu'Exxon devrait déplier tout près de 53 milliards $CAN en argent, 34 milliards $CAN en échange d'actions et 53 milliards $CAN pour les installations de raffineries de BP.

    «Les gens oublient que BP présente des perspectives de profits importantes au cours des prochaines années», signale M. Lucas, rappelant que les marchés financiers semblaient avoir perdu de vue la valeur intrinsèque de l'entreprise.

    Depuis le début de la marée noire dans le golfe du Mexique le 20 avril dernier, la valeur boursière de BP a dégringolé de 100 milliards $US.

    BP, le plus gros producteur de pétrole et de gaz des États-Unis, a pourtant les moyens de passer au travers de la crise actuelle. Annuellement, l'entreprise génère des profits d'environ 30 milliards $US.

    De ces 30 milliards $US, l'entreprise versait jusqu'à tout récemment en dividendes annuels à ses actionnaires 10 milliards $US alors que 20 milliards $US sont réinvestis dans la production et la recherche de nouveaux gisements.

    Les Russes de la partie

    Outre l'américaine Exxon, des intérêts russes seraient également attirés par des propriétés de BP.

    La pétrolière TNK-BP a fait savoir hier par la voix de son dg Maxim Barsky que «si BP se met à vendre des actifs pouvant nous intéresser, nous y prendrons part».

    Il faut savoir que TNK-BP, une filiale russe créée en partenariat avec BP, représente le quart de la production d'hydrocarbures de BP.

    TNK-BP lorgnerait des éléments d'actif de BP en sol européen et dans des divisions de forage de gaz et de forage en haute mer.

    Selon certains analystes, la pétrolière BP envisagerait de se départir de l'équivalent de 10 milliards $US d'actifs pour financer une partie des coûts générés par la marée noire dans le golfe du Mexique.

    Le mauvais temps perturbe le pompage du pétrole

    Les opérations de lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique sont toujours perturbées par le mauvais temps

    Aucune amélioration n'est prévue avant plusieurs jours. Depuis 48h, les opérations de récupération du brut  ont été suspendues.

    Une étude de l'Agence US océanique et atmosphérique publiée vendredi a annoncé que les régions touristiques de Floride, comme l'archipel des Keys ou les plages de Miami, vont probablement être touchées par la marée noire.


    "Nous assistons encore à quelques effets résiduels de la tempête tropicaleAlex, a dit vendredi l'amiral Paul Zukunft des garde-côtes américains, justifiant l'interruption des opérations de pompage du pétrole. "Dans les jours à venir les opérations de nettoyages s'annoncent longues et difficiles", a estimé l'amiral Zukunft, "tout particulièrement inquiet pour la faune et la flore". Il a précisé qu'au total quelque 40.000 barils de pétrole n'avaient pas pu  être récupérés au cours des deux derniers jours, en raison du mauvais temps.

    Alex a perdu de ses forces en atteignant mercredi soir le nord-est du Mexique, près des Etats-Unis. Mais, même si Alex ne s'est pas approchée du site de la marée noire, la tempête provoque d'importantes vagues autour du site situé à 80 kilomètres au large des côtes américaines. 

    Les opérations de récupération du pétrole à la surface de l'eau sur la zone du sinistre ne reprendront pas avant 3 à 4 jours, en raison de vagues de jusqu'à deux mètres de haut, a précisé l'amiral Zukunft.

    Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, le 22 avril au large de la Louisiane, entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque  jour du puits endommagé situé à 1.500 mètres de profondeur. Le pétrole a d'ores et déjà souillé 724 kilomètres de côtes américaines, dans les Etats de la Louisiane, du Mississippi, de l'Alabama et de la Floride, ont annoncé vendredi les garde-côtes.

     

    Le pétrole devrait atteindre les plages de Miami
    Les régions les plus touristiques de Floride, comme les Keys ou les plages de Miami, vont très probablement être touchées par la marée noire, a assuré une étude de l'Agence  américaine océanique et atmosphérique diffusée vendredi.

    Elle souligne que le pétrole qui se déverse dans le golfe du Mexique pourrait être poussé par les courants marins jusqu'à l'extrémité sud de la Floride, où se trouve l'archipel des Keys, et même vers la côte atlantique de l'Etat et souiller les plages de Miami. La majeure partie de la côte ouest de la Floride, celle qui donne sur le golfe du Mexique, a entre 20 et moins de 1% de risques d'être touchée par la pollution, contre entre 61 et 80% pour les plages de Miami et l'archipel des Keys, révèle l'étude.

    Si du pétrole devait toucher ces régions, ce serait sous la forme de galettes, précise l'Agence américaine, dont l'étude se fonde sur une fuite de pétrole de quelque 33.000 barils par jour pendant 90 jours.

    Avec 80 millions de visiteurs par an, la Floride est une des destinations favorites des Américains et des étrangers pour leurs vacances aux Etats-Unis. Le tourisme génère environ 80 milliards de dollars par an dans cet Etat du sud-est des Etats-Unis.


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    Vent mauvais sur la marée noire

    L’ouragan Alex, qui devait atteindre le nord du Mexique ce matin, fait craindre du retard dans les opérations de colmatage.

    La Louisiane l’attendait avec anxiété : la saison des ouragans a accouché de son premier rejeton dans le golfe du Mexique. Alex, qui n’était encore, mardi, qu’une tempête tropicale, s’est mû en un cyclone, dont les effets pourraient accentuer l’impact de la marée noire. Entre autres craintes, celle que les vents ne poussent le pétrole plus loin dans les marais. La peur, aussi, que les opérations ne prennent encore du retard, scénario que les autorités ont d’ores et déjà avancé.

    Arrivé du Belize, au sud du Mexique, suivant une direction nord-ouest, Alex restait, hier, à bonne distance des eaux souillées par le brut. Les services météorologiques des États-Unis estimaient qu’il aurait atteint les côtes ce matin, au niveau de la frontière séparant le Mexique du Texas. Soit près de 1 500 kilomètres à l’ouest du site où a sombré, le 22 avril dernier, la plate-forme Deepwater Horizon. Mais alors que les vents soufflent, en son centre, jusqu’à 130 km/h, sa traîne et la houle qu’elle provoque perturbent les secours.

    Mardi soir, dans la zone de la marée noire, les vagues s’élevaient à 2 mètres et le vent soufflait à 40 km/h, poussant BP à interrompre la récupération et le brûlage de la nappe de pétrole. « Une partie de ces opérations ne peut se dérouler lorsque la mer est grosse », expliquaient les responsables de la compagnie britannique. La situation, hier soir, n’était pas partie pour s’arranger, alors que des vagues de 3,50 mètres étaient redoutées. Déjà, BP indiquait que l’arrivée d’un troisième bateau de récupération du brut, le Helix Producer, sera retardée. Ce n’est pas le seul contretemps évoqué. Selon l’amiral Thad Allen, responsable des équipes de nettoyage pour l’armée US, si les vents devaient atteindre 70 km/h, les bateaux participants aux opérations seraient contraints de déserter le site. Le forage d’un puits secondaire – seule technique éprouvée pour juguler une fuite de cette envergure – serait alors interrompu pendant deux semaines et sa finalisation repoussée à septembre. Sens de la précision ou de l’à-propos ? BP avait promis de réaliser ce forage en trois mois, ce qui aurait été un record pour ce type d’opération. L’air de rien, Alex pourrait lui offrir un rab de temps opportun.

    Marie-Noëlle Bertrand

    durable.com

    Marée Noire USA : l’ouragan Alex oblige l’évacuation des côtes mexicaines

    Par Sitan KOITA - Rédacteur Durable 1 Commentaire - Partager :  

    Credits photo : AFP

     

    carte ouragan alex

    L’ouragan Alex a atteint les côtes mexicaines. Selon les autorités locales, près de 17 500 personnes ont été évacuées dans  l'Etat de Tamaulipas. Contrairement à ce qui avait été craint, l’ouragan ne devrait pas encore toucher la marée noire au large de la Louisiane. L’ouragan a cependantinterrompu les opérations de nettoyage aux larges des côtes Louisiane.

     

     

                                   

     

    • Evacuation des habitants

    Les autorités mexicaines ont évacué, de manière préventive, 4 000 habitants dans les zones les plus vulnérables. Elles indiquent désormais que 17 500 personnes dans l’Etat de Tamaulipas ont été déplacées. L'impact de l'ouragan Alex a été annoncé vers 21H00 locales par le Centre national des ouragans (NHC) américain. C'est en fait la deuxième fois en une semaine que l'ouragan touche au Mexique.

    • Alex ne devra pas toucher de plein fouet la marée noire

    Bien que des vents fort et de hautes vagues viennent perturber les efforts de nettoyage, Alex ne devrait pas toucher de plein fouet la zone de la marée noire. La tempête Alex s’est renforcé le 30 juin et s’est transformé en ouragan de catégorie 1. Désormais, sur une échelle de 5, Alex est passé à la catégorie 2. L’ouragan a mis à mal les opérations de nettoyage de la marée noire au large des côtes de la Louisiane. Selon le gouvernement américain, à cause de l'ouragan, 26,3% de la production de brut du Golfe étaient interrompus.

    Marée noire USA : Des navires bretons aident à récupérer le pétrole

    Par Sitan KOITA - Rédacteur Durable 0 Commentaire - Partager :  

    Credits photo : AFP

    Sept navires bretons dépollueurs vont être livrés le 1er juillet à Ashbritt, société américaine qui lutte contre la marée noire. Les navires appartiennent à l’entreprise Ecocéane située à Paimpol (Côtes d’Armor). Ecocéane a vendu au total dix bateaux à Ashbritt spécialiste des situations d’urgence.

     

                            Marée noire USA : Des navires bretons aident à récupérer le 
pétrole

    Sept navires bretons dépollueurs vont etre livré à Ashbritt pour lutter contre la marée noire (Crédits : AFP).

    • Des navires bretons en partance pour le golfe du Mexique

    Ecocéane a déjà envoyé l’un de ses navires pour opérer au large des côtes de la Louisiane. La PME bretonne va livrer sept navires à la société Ashbritt qui récupère le pétrole  le long des côtes et des marais. Les bateaux dépollueurs de 6,6m et 9,5m vont contribuer à dépolluer le golfe du Mexique. Depuis le 30 juin, des camions chargent les sept navires pour les transporter jusqu'à Nantes, d'où ils partiront par cargo.

    • Des bateaux qui récupèrent plus de 100 m3 par heure d’hydrocarbure

    Eric Vial, président d’Ecocéane, a expliqué que «les bateaux qui pompent actuellement les hydrocarbures en mer récupèrent 90% d'eau et 10% de pétrole. Au final, ils collectent entre cinq et dix mètres cube par heure, de façon discontinue, tandis que nos bateaux peuvent en récupérer environ 100 » (Le Monde).

    • « Il est moins dangereux de récupérer le pétrole quand il flotte à la surface de l'eau »

    «Lors des marées noires, la plupart des hydrocarbures sont récupérés à terre et très peu en mer. Il est pourtant plus facile et moins dangereux de récupérer le pétrole quand il flotte à la surface de l'eau », a expliqué Eric Vial (le Monde). La PME va l

     

    L'ouragan Alex s'essouffle au Mexique, rétrogradé au niveau de tempête

    (AFP) – il y a 1 heure

    MATAMOROS — L'ouragan Alex, le premier de la saison cyclonique dans l'Atlantique annoncée très agitée, s'est affaibli en entrant au Mexique, où il n'a pas fait de nouvelle victime, et a été rétrogradé jeudi au rang de tempête tropicale.

    Alex, qui avait tué une Mexicaine de 23 ans en début de semaine dans le sud du pays après avoir fait au moins dix morts au Nicaragua, au Guatemala et au Salvador pendant le week-end, continue cependant à perturber les opérations de nettoyage de la marée noire dans le golfe du Mexique.

    L'amiral Thad Allen, responsable de ces opérations, a ainsi annoncé jeudi le report du déploiement du Helix Producer, le troisième navire destiné à pomper le brut qui s'échappe du puits au fond de la mer depuis le mois d'avril.

    Le groupe pétrolier BP espère pourvoir doubler la quantité de pétrole récupérée grâce au déploiement de ce navire, la portant à environ 53.000 barils par jour.

    L'ouragan n'a pas touché de plein fouet la zone de la marée noire au large de la Louisiane, mais la compagnie pétrolière BP a suspendu certaines opérations de récupération du pétrole en raison des vents qui forment de hautes vagues.

    Au large de la Louisiane, les garde-côtes ont ainsi indiqué que des vagues de deux mètres et des vents soufflant à 40 km/h perturbaient la récupération et le brûlage du pétrole flottant en surface.

    "Les vols pour épandre des dispersants ont toujours lieu, mais le pétrole n'est ni brûlé ni récupéré à la surface", a dit à l'AFP une porte-parole.

    Alex a également contraint à l'interruption partielle de la production de brut du Golfe, qui a été réduite de 26,3% mercredi, selon le gouvernement américain.

    La dépression a atteint la côte de l'Etat de Tamaulipas, près de la frontière du Texas (sud) aux Etats-Unis, tard mercredi soir.

    Les vents restent dangereux, soufflant à 140 km/h, mais Alex doit s'affaiblir davantage en se déplaçant vers l'ouest au dessus du Mexique, selon le Centre national des ouragans (NHC) américain, basé à Miami.

    Au Mexique, quelque 17.500 personnes ont été évacuées dans l'Etat de Tamaulipas, dont la totalité des 2.000 habitants des maisons en bois du petit port de pêche de La Carbonera.

    Dans la capitale de l'Etat, Ciudad Victoria, la quasi-totalité des 250.000 habitants sont privés d'eau et d'électricité, tandis que le téléphone (fixe ou portable) fonctionne de manière erratique, a déclaré à l'AFP Salvador Trevino, responsable local de la protection civile.

    Alex a laissé dans son sillage des arbres abattus, des rues inondées et des carcasses d'automobiles.

    Les autorités du Tamaulipas ont également suspendu les cours et la Marine mexicaine a ordonné à environ 2.000 marins de ne pas prendre la mer.

    La moitié de la localité frontalière de Matamoros, en face de Brownsville (Etats-Unis), était inondée et les télécommunications perturbées, ont indiqué des responsables locaux.

    Des tornades ont été signalées dans le sud du Texas voisin.

    Les spécialistes ont annoncé une saison cyclonique très agitée cette année dans l'Atlantique nord, mais son pic est généralement situé entre août et octobre. C'est la première fois depuis 1995 qu'un ouragan se forme dès le mois de juin.

     

    Les "caravanes toxiques" de Katrina sont de retour en Louisiane

    LEMONDE.FR | 01.07.10 | 18h33  •  Mis à jour le 01.07.10 | 19h13

     

    ymbole des errements de l'administration américaine lors de la catastrophe consécutive à l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, les "caravanes toxiques" de la FEMA (Agence fédérale de gestion des situations d'urgence) sont de retour sur le front de la marée noire dans le golfe du Mexique. Selon le New York Times, certaines entreprises travaillant au nettoiement des côtes les utilisent pour loger leur personnel.

    Affectés au nettoiement des plages et à la protection de la côte, quelque 38 600 employés et bénévoles sont actuellement répartis en mer et dans les quatre Etats affectés par la catastrophe qui a suivi l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril. Le marché du logement dans ces Etats s'est considérablement tendu et les sous-traitants de BP ou les entreprises en contrat avec l'Etat se sont trouvées obligées de loger leurs employés dans des caravanes. Mais celles-ci se révèlent parfois être les fameuses "caravanes de la FEMA" qui avaient été mises au rencart plus de quatre ans auparavant, car infectées au formaldéhyde, un produit fortement cancérigène.

    En août 2005, après que l'ouragan Katrina eut ravagé la Nouvelle-Orléans, laissant derrière lui des milliers de sans-abri, la FEMA avait acheté 120 000 caravanes pour 2,7 milliards de dollars (2,16 milliards d'euros). Très vite elles se sont révélées toxiques, leurs habitants étant pris de maux de tête ou de gênes respiratoires. Les autorités sanitaires se sont rendu compte alors que leur fabrication était en cause et qu'elles dégageaient des quantités importantes de formaldéhyde.

    MIEUX QUE DE DORMIR DANS SA VOITURE

    Une commission de parlementaires avait alors prévenu qu'elles ne devaient, à l'avenir, plus être utilisées comme des habitations. Les caravanes avaient donc été remisées, mais leur stockage coûtait près de 130 millions de dollars par an (environ 104 millions d'euros). Quasiment 100 000 d'entre elles avaient donc été revendues dans des enchères publiques, avec tout de même l'obligation pour les acheteurs d'informer d'éventuels repreneurs ou utilisateurs de leur provenance.

     

    Aujourd'hui, le long de la côte du golfe du Mexique, "on en voit qui apparaissent dans les parcs de mobile-homes, dans les champs ou à côté des chantiers navals", s'étonne le New York Times. Car, révèle-t-il, des entreprises de la Louisiane et d'Etats limitrophes les ont achetées puis revendues aux entreprises venues s'attaquer à la marée noire.

    "Les gens qui dorment dans la rue ou dans leur voiture préfèrent venir dans ces caravanes", justifie une vendeuse de caravanes dans un reportage de la chaîne télévisée MSNBC. "D'ailleurs depuis cinq ans, le formaldéhyde s'est dissipé", poursuit-elle. Pourtant, le New York Times dit avoir rencontré des sous-traitants de BP se plaignant de ces conditions de logement et exigeant d'être logés "dans des caravanes ne venant pas de la FEMA".

    "Ecoutez, vous connaissez cette odeur de voiture neuve ?" interroge un vendeur de caravanes cité par le journal. Avant de conclure : "Eh bien ça aussi c'est du formaldéhyde. Ce truc est partout. Ce n'est pas un gros problème."

    ymbole des errements de l'administration américaine lors de la catastrophe consécutive à l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, les "caravanes toxiques" de la FEMA (Agence fédérale de gestion des situations d'urgence) sont de retour sur le front de la marée noire dans le golfe du Mexique. Selon le New York Times, certaines entreprises travaillant au nettoiement des côtes les utilisent pour loger leur personnel.

    Affectés au nettoiement des plages et à la protection de la côte, quelque 38 600 employés et bénévoles sont actuellement répartis en mer et dans les quatre Etats affectés par la catastrophe qui a suivi l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril. Le marché du logement dans ces Etats s'est considérablement tendu et les sous-traitants de BP ou les entreprises en contrat avec l'Etat se sont trouvées obligées de loger leurs employés dans des caravanes. Mais celles-ci se révèlent parfois être les fameuses "caravanes de la FEMA" qui avaient été mises au rencart plus de quatre ans auparavant, car infectées au formaldéhyde, un produit fortement cancérigène.

    En août 2005, après que l'ouragan Katrina eut ravagé la Nouvelle-Orléans, laissant derrière lui des milliers de sans-abri, la FEMA avait acheté 120 000 caravanes pour 2,7 milliards de dollars (2,16 milliards d'euros). Très vite elles se sont révélées toxiques, leurs habitants étant pris de maux de tête ou de gênes respiratoires. Les autorités sanitaires se sont rendu compte alors que leur fabrication était en cause et qu'elles dégageaient des quantités importantes de formaldéhyde.

    MIEUX QUE DE DORMIR DANS SA VOITURE

    Une commission de parlementaires avait alors prévenu qu'elles ne devaient, à l'avenir, plus être utilisées comme des habitations. Les caravanes avaient donc été remisées, mais leur stockage coûtait près de 130 millions de dollars par an (environ 104 millions d'euros). Quasiment 100 000 d'entre elles avaient donc été revendues dans des enchères publiques, avec tout de même l'obligation pour les acheteurs d'informer d'éventuels repreneurs ou utilisateurs de leur provenance.

    Aujourd'hui, le long de la côte du golfe du Mexique, "on en voit qui apparaissent dans les parcs de mobile-homes, dans les champs ou à côté des chantiers navals", s'étonne le New York Times. Car, révèle-t-il, des entreprises de la Louisiane et d'Etats limitrophes les ont achetées puis revendues aux entreprises venues s'attaquer à la marée noire.

    "Les gens qui dorment dans la rue ou dans leur voiture préfèrent venir dans ces caravanes", justifie une vendeuse de caravanes dans un reportage de la chaîne télévisée MSNBC. "D'ailleurs depuis cinq ans, le formaldéhyde s'est dissipé", poursuit-elle. Pourtant, le New York Times dit avoir rencontré des sous-traitants de BP se plaignant de ces conditions de logement et exigeant d'être logés "dans des caravanes ne venant pas de la FEMA".

    "Ecoutez, vous connaissez cette odeur de voiture neuve ?" interroge un vendeur de caravanes cité par le journal. Avant de conclure : "Eh bien ça aussi c'est du formaldéhyde. Ce truc est partout. Ce n'est pas un gros problème."

    Antonin Sabot

     

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    Des navires bretons pour lutter contre la marée noire aux USA

    Par Reuters, publié le 30/06/2010 à 21:37

    Un chantier naval de Paimpol (Côtes d'Armor) va livrer jeudi sept de ses navires dépollueurs à une société américaine qui va lutter contre la marée noire dans le golfe du Mexique.

    Des navires
 bretons pour lutter contre la marée noire aux USA

    Deux des bateaux de récupération d'hydrocarbures vendus par Ecocéane à une entreprise américaine sont chargés à l'aéroport de Nantes. Au total, ce sont dix navires de ce type qui seront déployés à terme dans le Golfe du Mexique pour nettoyer la nappe de pétrole. (Reuters/Stephane Mahé)

    Son président l'a annoncé lors du chargement des bateaux à l'aéroport de Nantes (Loire-Atlantique). Ecocéane, une PME qui emploie trente personnes, a vendu au total dix bateaux de récupération d'hydrocarbures à Ashbritt, société spécialisée dans les situations d'urgence.

    Un premier navire opère déjà le long des côtes et dans les ports du golfe du Mexique, tandis que deux autres seront livrés dans les prochains mois.

    "Les bateaux qui pompent actuellement les hydrocarbures en mer récupèrent 90% d'eau et 10% de pétrole" a expliqué Eric Vial, président d'Ecocéane.

    "Au final, ils collectent entre cinq et dix mètres cube par heure, de façon discontinue, tandis que nos bateaux peuvent en récupérer environ 100", a-t-il ajouté.

    Le chantier naval breton va également louer à Ashbritt, pendant deux mois, un navire capable de récupérer le pétrole en haute mer.

    "Lors des marées noires, la plupart des hydrocarbures sont récupérés à terre et très peu en mer. Il est pourtant plus facile et moins dangereux de récupérer le pétrole quand il flotte à la surface de l'eau", a-t-il expliqué.

    Le montant total du contrat s'élève à deux millions d'euros pour la PME bretonne, qui a déjà livré depuis sa création 55 bateaux de ce type à des ports du Maghreb, d'Asie du sud-est ou d'Amérique du sud.

    Les opérations de nettoyage des côtes de Louisiane ont par ailleurs été interrompues mardi en raison du mauvais temps, ont annoncé les garde-côtes américains.

    Les effets de la tempête tropicale Alex se font sentir dans la zone où s'est produit le 20 avril l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon à l'origine de la marée noire.

    Le record de la pire marée noire dans le golfe du Mexique peut-être battu, selon les autorités américaines

    LA NOUVELLE-ORLEANS (AP) — La marée noire provoquée par l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon le 20 avril est peut-être devenue jeudi la plus importante jamais recensée dans le golfe du Mexique, selon de nouvelles estimations des autorités américaines.

    En deux mois et demi, jusqu'à 532 millions de litres de pétrole se sont échappés du puits endommagé à 1.500 mètres de profondeur, selon une estimation haute communiquée par les autorités. Jusqu'ici la marée noire la plus importante dans le golfe était celle du puits sous-marin Ixtoc I, qui avait déversé 530 millions de litres en 1979-80 au large des côtes du Mexique.

    Toutefois, l'estimation basse avancée par les autorités est encore loin du record, avec "seulement" 271 millions de litres. La quantité de pétrole déversée est essentielle, notamment parce qu'elle devrait déterminer le montant d'une amende que la compagnie pétrolière britannique BP, qui exploitait la plate-forme, aura probablement à payer, selon Larry McKinney, directeur de l'institut de recherche du golfe du Mexique à l'université Texas A&M.

    Quel que soit le chiffre retenu, il est "stupéfiant", souligne Ed Overton, professeur d'études environnementales à l'université de Louisiane. "Il sera bien supérieur à celui d'Ixtoc lorsque ce sera fini." AP

    lma/v503

    Marée noire : le drame et le symbole

    [ 01/07/10  - 01H00  - Les Echos  - actualisé à 00:37:00

    Est-ce un nouveau Tchernobyl ? Un nouveau 11 Septembre ? Un nouvel ouragan Katrina ? Les comparaisons qui fleurissent à propos de la marée noire en Louisiane dessinent une sorte de typologie des catastrophes. Les trois références ont leur justification : comme Tchernobyl, la marée noire est le résultat d'un dérèglement monstrueux de la technique ; comme le 11 Septembre, elle oblige à rechercher et à stigmatiser le « facteur humain » - dans un cas, la haine fanatique, dans l'autre, une négligence attribuée par l'opinion à l'avidité financière de la compagnie pétrolière ; enfin, elle frappe la région qui avait été déjà dévastée il y a cinq ans par l'ouragan Katrina.

    Ces épreuves ont un autre point commun : elles rappellent le contrat tacite qui existe, dans la plupart des pays développés, entre la population et le détenteur du pouvoir suprême. De ce dernier, on attend bien sûr, face au drame collectif, des décisions concrètes, mais aussi, en premier lieu dans l'ordre chronologique, le signe d'un engagement affectif, la manifestation d'une sollicitude paternelle. Après le 11 Septembre, l'activisme compassionnel déployé par George Bush avait fait monter en flèche sa popularité. A la suite de Katrina, son apparente froideur avait eu l'effet inverse. Après le début de la marée noire, la presse américaine a reproché à Obama son « manque d'autorité » et ses hésitations. Il s'est donc efforcé - un peu tard -de montrer à ses compatriotes qu'il prenait lui-même la direction des opérations.

    Cette exigence d'engagement personnel a une motivation intéressée : une promesse a plus de chances d'être tenue quand elle est faite face aux victimes. Mais elle répond aussi à un besoin plus profond : par son implication directe, le président devient un miroir de l'opinion. En faisant d'un drame local une cause nationale, il exprime la solidarité de l'ensemble du pays. L'historien Ernst Kantorowicz, analysant les régimes monarchiques, parlait du « double corps du roi » : le chef d'Etat moderne, lui aussi, est à la fois un décideur et un symbole.

    Marée noire: report du déploiement d'un troisième navire de pompage

    WASHINGTON - Les fortes vagues provoquées par la tempête Alex dans le golfe du Mexique vont retarder le déploiement d'un troisième navire destiné à pomper le brut qui s'échappe du puits au fond de la mer depuis le mois d'avril, a annoncé jeudi un haut responsable américain.

    L'amiral Thad Allen, responsable des opérations de nettoyage, a annoncé ce report du déploiement, jusqu'en milieu de semaine prochaine, du navire Helix Producer, lors d'une visite à la Maison Blanche destinée à informer le président Barack Obama de l'état des opérations.

    Le groupe pétrolier BP a dit espérer pourvoir doubler la quantité de pétrole récupérée grâce au déploiement de ce navire, la portant à environ 53.000 barils par jour.

    L'ouragan Alex, le premier de la saison cyclonique dans l'Atlantique, a été rétrogradé jeudi au rang de tempête tropicale, alors qu'il se déplaçait au dessus du territoire mexicain, mais ses effets se font toujours ressentir dans le golfe.

    Les vagues causées par la tempête ont interrompu la majorité des opérations destinées à récolter le pétrole en surface et vont continuer à gêner le nettoyage jusqu'à samedi, a indiqué jeudi un autre responsable américain.

    Les météorologues "prévoient que la mer sera suffisamment peu agitée pour reprendre les opérations de récupération du brut en surface pendant le week-end", a indiqué le commandant des garde-côtes Joe Boudrow.

    Ces opérations ont "été sérieusement perturbées par la météo dans le golfe" du Mexique ces derniers jours, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse téléphonique. "Il n'y a pratiquement eu aucune opération au large ou près des côtes".

    Le responsable a précisé que le nettoyage des plages se poursuivait, les autorités locales étant particulièrement désireuses de rassurer les touristes à l'approche du week-end prolongé de la fête nationale du 4 juillet.

    Un porte-parole des garde-côtes, Charles Diori, a indiqué par ailleurs que le navire taïwanais "A Whale", le plus grand au monde dédié à la récolte de pétrole en surface, était arrivé à la Nouvelle-Orléans.

    Le bateau, qui a la taille de quatre terrains de football "est en train d'être examiné par des responsables des garde-côtes et de BP pour voir s'il peut être déployé", a indiqué M. Diorio.

    Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon le 22 avril au large de la Louisiane, entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque jour du puits au fond de la mer. Le pétrole a d'ores et déjà souillé 681 kilomètres de côtes américaines.

    (©AFP / 01 juillet 2010 21h21)

     


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    Marée noire: l'ouragan Alex se dirige vers le Mexique et le Texas

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    <btn_noimpr></btn_noimpr> 30.06.2010, 00h48

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    L'ouragan Alex, le premier de la saison, a pris de la force mercredi dans le golfe du Mexique, se dirigeant vers le nord-est du Mexique et l'Etat américain du Texas (sud) et perturbant les opérations contre la marée noire au large de la Louisiane.

    Le a déclaré l'état d'urgence au Texas tard mardi, alors qu'Alex, initialement une tempête tropicale, devenait un ouragan, et a ordonné la mise à disposition de l'aide fédérale pour soutenir les efforts locaux. <btn_noimpr></btn_noimpr>
    Les autorités mexicaines ont pris des mesures de précaution similaires et ont déjà annoncé le décès d'une personne.
    Alex est le premier ouragan de la saison 2010 en Atlantique avec des vents allant à 130 km/h, a indiqué le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami (sud-est des Etats-Unis).
    A 09H00 GMT, son centre était situé à 280 km à l'est de la localité côtière mexicaine de La Pesca et à 375 km au sud-est de Brownsville (Texas), à l'endroit où la frontière Etats-Unis/Mexique atteint l'océan, a précisé le NHC.
    Alex, désormais ouragan de catégorie un, se dirige "par à-coups" vers le nord-ouest, selon le NHC, et il n'est pas prévu qu'il tourne en direction de la zone à risque de la marée noire, dans le golfe du Mexique, consécutive au naufrage de la plateforme de , fin avril, au large de la Louisiane.
    Les vents forment néanmoins de hautes vagues qui ont conduit BP à suspendre certaines opérations de récupération du pétrole.
    Alex devrait atteindre la terre ferme tard mercredi ou tôt jeudi près de la frontière américano-mexicaine séparant les Etats américain du Texas et mexicain de Tamaulipas.
    Une femme de 23 ans a déjà été tuée suite aux pluies provoquées par Alex au Mexique. Elle a été victime de la chute d'un mur miné par de fortes précipitations lundi et mardi matin dans l'Etat d'Oaxaca (sud), a indiqué le directeur de la Protection civile de cette région.
    "Nous avons été informés des effets potentiels d'Alex (...) et nous sommes en état d'alerte", a déclaré le directeur de la Protection civile de la ville de Nuevo Laredo, à la frontière du Texas. Des hébergements provisoires sont en préparation, a-t-il ajouté.
    Sur le front de la marée noire au large de l'Etat américain de la Louisiane, les garde-côtes ont indiqué que des vagues de deux mètres et des vents soufflant à 40 km/h perturbaient la récupération et le brûlage du pétrole flottant en surface.
    "Les vols pour épandre des dispersants ont toujours lieu, mais le pétrole n'est ni brûlé ni récupéré à la surface", a dit à l'AFP une porte-parole.
    Des vagues de 3,5 m de haut sont attendues mercredi dans la zone. "Une partie des opérations de récupération du pétrole à la surface de l'eau ne peut se dérouler lorsque la mer est forte", a expliqué un porte-parole de BP.
    Alex va aussi retarder la mise en place d'un troisième navire de récupération du brut, le Helix Producer.
    Les Etats-Unis ont annoncé mardi soir qu'ils allaient accepter 22 propositions d'aide présentées par 12 pays et organisations internationales.
    Des bateaux à grande vitesse permettant de récupérer le pétrole en surface et des barrages flottants anti-incendie (proposés par le Japon) font partie de l'aide proposée, a précisé le département d'Etat.
    Par ailleurs, BP, toujours dans la tourmente, a proposé de créer un fonds commun alimenté par toute l'industrie pétrolière pour amortir les coûts de telles catastrophes, a indiqué mercredi le Financial Times Deutschland.

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    En bref : l'ouragan Alex interrompt la lutte contre la marée noire

    http://m.futura-sciences.com/

    Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences <script type="text/javascript"> var addthis_pub="futurasci"; var addthis_language = "fr"; var addthis_header_color = "#ffffff"; var addthis_header_background = "#000000"; var addthis_options = 'facebook, email, twitter, favorites, digg, delicious, myspace, google, live, technorati, linkedin, more'; var addthis_localize = { email_caption: "Email", more: "autres...", email: "Email"}; </script><script type="text/javascript" src="http://s7.addthis.com/js/200/addthis_widget.js"></script>

    Devenue ouragan, la tempête tropicale Alex se déplace vers l'ouest, au sud du golfe du Mexique. Elle a donc épargné la zone du naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon mais les forts vents qu'elle engendre ont compliqué, et même interrompu, le travail de récupération du pétrole.

    Les nettoyeurs des côtes de la Louisiane ont dû interrompre momentanément leur travail à cause du mauvais temps. Loin au sud, la tempête Alex, première de la saison, s'est en effet renforcée et est désormais classée comme ouragan de catégorie 1. D'après le NHC (National Hurricane Center, Etats-Unis), les vents ont dépassé les 120 km/h.

    Alex, qui suivait une route nord-ouest, a viré sur sa gauche et avance vers l'ouest, atteignant le Mexique. Il s'éloigne donc de la marée noire qui souille le golfe du Mexique et ne s'en est pas approché à moins de mille kilomètres.

    Cependant, même à cette distance, Alex ne passe pas inaperçu. Devant des vents violents et des vagues de quatre mètres, les gardes-côtes, tout comme les équipes travaillant pour BP, ont ramené à quai les bateaux chargés de récupérer le pétrole s'écoulant toujours du forage de la plate-forme Deepwater Horizon. Shell et Exxon Mobil ont d'ailleurs fait évacuer leurs propres plates-formes.

    Les Etats-Unis viennent d'accepter, mardi soir, 22 propositions d'aide avancées par 12 pays ou organisations internationales (une trentaine de nations ayant offert leur concours).

     

    Mercredi 30 juin à 6 h 00 TU, l'ouragan 
Alex se trouvait tout près des côtes du Mexique et poursuivait sa route 
vers l'ouest, loin de la marée noire.© NHC

    Mercredi 30 juin à 6 h 00 TU, l'ouragan Alex se trouvait tout près des côtes du Mexique et poursuivait sa route vers l'ouest, loin de la marée noire.© NHC

    L'ouragan Alex perturbe le nettoyage de la marée noire

    Par Reuters, publié le 30/06/2010 à 11:50

    La tempête tropicale Alex est désormais un ouragan et perturbe les opérations de nettoyage de la marée moire menées par BP dans le golfe du Mexique.

    L'ouragan 
Alex perturbe le nettoyage de la marée noire

    L?OURAGAN ALEX

    Ce premier ouragan de la saison dans l'Atlantique charrie des vents de 130km/h et devrait atteindre les côtes près de la frontière entre le Texas et le Mexique mercredi.

    Les prévisions météorologiques annoncent des précipitations de 15 à 30 cm lorsqu'Alex, actuellement situé à 375 km au sud-est de Brownsville au Texas, atteindra les terres.

    Une alerte a été émise pour la côte texane, du sud de Baffin Bay jusqu'à l'embouchure du Rio Grande.

    Dans le sud du Texas, les autorités ont mobilisé des véhicules de secours, des abris à San Antonio et Laredo et ont dépêché des fournitures dans la vallée du Rio Grande.

    Les mauvaises conditions météorologiques avec des vents forts, de la pluie et des vagues de quatre mètres de haut ont interrompu les opérations d'incendie contrôlé du brut à la surface de l'eau et d'épandage de dissolvant chimique pour lutter contre la marée noire survenue il y a plus de deux mois.

    En revanche, la captation du brut et les travaux de forage de puits de dérivation menés par BP se poursuivent.

    RÉDUCTION DE LA PRODUCTION

    À Washington, le département d'Etat a indiqué qu'il pourrait accepter les propositions d'aide présentées par une dizaine de pays et d'organismes internationaux pour contenir et nettoyer la marée noire. Le pétrole se déverse dans l'océan depuis 72 jours.

    Alex ne devrait pas toucher les plates-formes offshore dans le golfe du Mexique mais plusieurs compagnies ont fait évacuer les édifices de forage en raison de la puissance de la dépression. Ces mesures ont entraîné une réduction d'un quart de la production de brut et de 9,4% de la production de gaz dans la zone d'exploitation, rapportent des responsables américains.

    Le gouvernement américain estime que 35.000 à 60.000 barils s'échappent chaque jour du puits sous-marin endommagé après l'explosion et l'incendie qui ont détruit la plate-forme Deepwater Horizon le 20 avril.

    Les opérations de contingentement de la fuite permettent de récupérer l'équivalent de 28.000 barils par jour. Ce chiffre pourrait être porté à 53.000 avec des mesures complémentaires.

    La marée noire va rendre les effets de l'ouragan encore plus désastreux, estime un habitant de Raceland, en Louisiane.

    "Les vagues vont entraîner le pétrole par dessous les barrages (flottants)", a-t-il expliqué.

    Kelly Mills, une habitante de la côte du Mississippi, est excédée. "J'en ai assez. (...) Bientôt le pétrole sera dans nos maisons. Vous allez voir. C'est un nouveau (ouragan) Katrina, mais en pire".


    <no></no>Des navires bretons pour lutter contre la marée noire aux USA

    Par Reuters, publié le 30/06/2010 à 21:37

    Un chantier naval de Paimpol (Côtes d'Armor) va livrer jeudi sept de ses navires dépollueurs à une société américaine qui va lutter contre la marée noire dans le golfe du Mexique.

    Son président l'a annoncé lors du chargement des bateaux à l'aéroport de Nantes (Loire-Atlantique). Ecocéane, une PME qui emploie trente personnes, a vendu au total dix bateaux de récupération d'hydrocarbures à Ashbritt, société spécialisée dans les situations d'urgence.

    Un premier navire opère déjà le long des côtes et dans les ports du golfe du Mexique, tandis que deux autres seront livrés dans les prochains mois.

    "Les bateaux qui pompent actuellement les hydrocarbures en mer récupèrent 90% d'eau et 10% de pétrole" a expliqué Eric Vial, président d'Ecocéane.

    "Au final, ils collectent entre cinq et dix mètres cube par heure, de façon discontinue, tandis que nos bateaux peuvent en récupérer environ 100", a-t-il ajouté.

    Le chantier naval breton va également louer à Ashbritt, pendant deux mois, un navire capable de récupérer le pétrole en haute mer.

    "Lors des marées noires, la plupart des hydrocarbures sont récupérés à terre et très peu en mer. Il est pourtant plus facile et moins dangereux de récupérer le pétrole quand il flotte à la surface de l'eau", a-t-il expliqué.

    Le montant total du contrat s'élève à deux millions d'euros pour la PME bretonne, qui a déjà livré depuis sa création 55 bateaux de ce type à des ports du Maghreb, d'Asie du sud-est ou d'Amérique du sud.

    Les opérations de nettoyage des côtes de Louisiane ont par ailleurs été interrompues mardi en raison du mauvais temps, ont annoncé les garde-côtes américains.

    Les effets de la tempête tropicale Alex se font sentir dans la zone où s'est produit le 20 avril l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon à l'origine de la marée noire.

    Marée noire: BP propose un fonds de secours commun à l'industrie pétrolière

    (AFP) – Il y a 13 heures

    BERLIN — Le géant pétrolier BP, en pleine tourmente à cause de la marée noire dans le golfe du Mexique, propose de créer un fonds commun alimenté par toute l'industrie pétrolière pour amortir les coûts de telles catastrophes, selon le Financial Times Deutschland paru mercredi.

    "Des entreprises de plus petite taille ne peuvent pas supporter" les coûts liés à de tels désastres écologiques, a dit le chef économiste du groupe britannique, Christof Rühl, au quotidien économique.

    "C'est une faiblesse du système qu'il faut corriger", a-t-il ajouté.

    Depuis l'explosion et le naufrage fin avril de la plateforme Deepwater Horizon, au large de la Louisiane, les coûts du groupe pétrolier pour enrayer et nettoyer la marée noire n'ont cessé de grimper, alors que le pétrole continue toujours de s'écouler dans l'océan et de souiller les côtes américaines.

    BP a indiqué avoir déjà dépensé 2,65 milliards de dollars (2,1 milliards d'euros). Ce coût augmente à une vitesse vertigineuse : quatre millions de dollars supplémentaires par heure.

    Le groupe a par ailleurs déjà annoncé la création d'un fonds de 20 milliards de dollars, qui sera consacré à l'indemnisation des victimes de la marée noire. Mais cette somme ne constitue pas un plafond et la facture finale pourrait être bien plus élevée.

    Le tourisme US pâtit de la marée noire dans le golfe du Mexique

    mardi 29 juin 2010 22h03

    WASHINGTON 29 juin (Reuters) - L'industrie du tourisme sur la côte américaine du golfe du Mexique risque de pâtir pendant des années de la marée noire provoquée par l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon le 20 avril, même si les plages sont moins touchées que ne le pense la population.

    "Il y a une vraie crise en cours, mais aussi une crise qui découle d'une fausse perception des choses", a dit mardi Roger Dow, président de l'association américaine des voyages (Travel Association).

    "Cette crise due à une perception erronée de la situation pourrait nous coûter bien plus cher que les véritables dégâts", a-t-il ajouté à propos de la pollution

    le long des côtes de la Floride, du Mississippi, de la Louisiane et de l'Alabama.

    Adam Sacks, directeur général de Tourism Economics, a précisé que les touristes dépensaient chaque année 94 milliards de dollars dans ces quatre Etats et que l'industrie du tourisme représentait environ 310.000 emplois sur la côte américaine du golfe du Mexique.

    Des campagnes de publicité ont été lancées pour inciter les touristes à ne pas bouder la région cet été.

    "Avant même l'arrivée effective du pétrole sur nos côtes, c'est la crainte de le voir arriver qui nous a porté préjudice", a expliqué Chris Thompson, l'un des responsables du développement touristique en Floride.

    La grande incertitude sur l'impact environnemental de cette crise a conduit de nombreuses personnes à annuler leurs vacances dans la région, même si l'endroit où elles devaient se rendre n'est pas touché par la marée noire.

    "Cette incertitude provoque une vraie catastrophe économique en Floride", a déploré Thompson, selon qui il y a 75% d'annulations pour le nord-ouest de la Floride, où des traces de la marée noire ont été constatées sur les plages.

    Des équipes de nettoyage se chargent de nettoyer les zones touchées, a-t-il souligné, et il y a des centaines de kilomètres de plage qui ne sont pas affectés. "Actuellement, toutes les plages de Floride sont ouvertes et la baignade est partout autorisée."

    Dans le Mississippi, le taux d'annulation est de 50%, a précisé pour sa part Adam Sacks. (Deborah Charles, Guy Kerivel pour le service français)

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    Marée noire : les dépenses de BP s'élèvent à 2,35 milliards

    Le coût final de la catastrophe est, pour l'heure, bien difficile à chiffrer pour le groupe pétrolier qui a également levé un fonds d'indemnisation de 20 milliards de dollars.

     

    Les dépenses de BP depuis la marée noire de fin avril 
s'élèvent à 2,35 milliards de dollars  (AFP) Les dépenses de BP depuis la marée noire de fin avril s'élèvent à 2,35 milliards de dollars (AFP)

    Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé vendredi 25 juin que ses dépenses liées à la marée noire du golfe du Mexique avaient atteint 2,35 milliards de dollars à ce jour, soit environ 1,9 milliard d'euros.

    Cette somme inclut l'ensemble des dépenses effectuées par le groupe pour contenir et nettoyer le pétrole, le forage de puits de secours, les aides versées aux Etats riverains, les dommages déjà remboursés, et les sommes payées aux autorités fédérales, a détaillé BP.

    Le groupe britannique a répété au passage qu'il était trop tôt pour chiffrer le coût final de la catastrophe.


    200 km de côtes souillées

    Depuis l'explosion et le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, au large de la Louisiane, les coûts du groupe pétrolier pour enrayer et nettoyer la marée noire n'ont cessé de grimper, alors que le pétrole continue toujours de s'écouler dans l'océan. Plus de 200 km de côtes ont été souillées depuis la catastrophe fin avril .

    La semaine dernière, le groupe avait annoncé la création d'un fonds de 20 milliards de dollars, qui sera consacré à l'indemnisation des victimes de la marée noire. Mais cette somme ne constitue pas un plafond et la facture finale pourrait être bien plus élevée.

     

    Unis contre la marée noire

    Mise à jour le mardi 29 juin 2010 à 11 h 22

     
    Louisiane

    Photo: Marc Poirier

    Un bateau de pêche près de la côte louisianaise.

    Les Cadiens de la Louisiane se mobilisent de plus en plus pour aider les victimes de la marée noire qui sévit dans le golfe du Mexique.

    De nombreux pêcheurs n'ont plus de travail, tandis que les indemnisations de la pétrolière BP arrivent au compte-gouttes.

    Sterling Billiot est un des pêcheurs qui n'ont pas été embauchés par BP pour lutter contre la marée noire et protéger les côtes. Son avenir s'annonce incertain.

    « Il n'y a pas trop de place à grouiller à part d'ici. Il faudra trouver quelque chose à faire », indique M. Billiot.

    La communauté cadienne se mobilise pour aider les gens dans la même situation que M. Billiot. Par exemple, le producteur d'huîtres Kevin Voisin a mis sur pied une fondation dont l'objectif est de réunir 2 millions de dollars.

    On ne veut pas que les enfants des travailleurs des fruits de mer n'aient pas à manger à cause de ça et on veut les aider. Vraiment, dans les fruits de mer, on n'a pas de boss et d'emplois, on est toute une famille.

    — Kevin Voisin, ostréiculteur

    En deux semaines seulement, la fondation créée par M. Voisin a reçu des dons de 100 000 $.

    Valérie Gonsoulin, une autre intervenante, dit qu'elle ne peut pas arrêter la marée noire, mais qu'elle veut aussi lutter contre cette catastrophe. Avec deux amis, dont le chanteur Zachary Richard, elle a fondé l'organisme Gulf Aid Acadiana.

    Les résultats de sa démarche sont plus modestes. Elle a recueilli 2000 $, dont la moitié provient du Canada. Mme Gonsoulin dit qu'elle aime les marais et ces gens. Elle ajoute qu'elle veut être là pour eux.

    La solidarité des descendants des Acadiens est toujours vive.

     



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    Marée noire : les dépenses de BP s'élèvent à 2,35 milliards

    Le coût final de la catastrophe est, pour l'heure, bien difficile à chiffrer pour le groupe pétrolier qui a également levé un fonds d'indemnisation de 20 milliards de dollars.

     

     

    Les dépenses de BP depuis la marée noire de fin avril 
s'élèvent à 2,35 milliards de dollars  (AFP) Les dépenses de BP depuis la marée noire de fin avril s'élèvent à 2,35 milliards de dollars (AFP)

    Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé vendredi 25 juin que ses dépenses liées à la marée noire du golfe du Mexique avaient atteint 2,35 milliards de dollars à ce jour, soit environ 1,9 milliard d'euros.

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    200 km de côtes souillées

    Depuis l'explosion et le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, au large de la Louisiane, les coûts du groupe pétrolier pour enrayer et nettoyer la marée noire n'ont cessé de grimper, alors que le pétrole continue toujours de s'écouler dans l'océan. Plus de 200 km de côtes ont été souillées depuis la catastrophe fin avril .

    La semaine dernière, le groupe avait annoncé la création d'un fonds de 20 milliards de dollars, qui sera consacré à l'indemnisation des victimes de la marée noire. Mais cette somme ne constitue pas un plafond et la facture finale pourrait être bien plus élevée.

    Pêches enlisées dans la marée noire

    Mise à jour le lundi 28 juin 2010 à 13 h 01

    Bateau de pêche

    Photo: Marc Poirier

    Un bateau de pêche à la crevette transportant des barrières flottantes contre la nappe de pétrole près de la côte de la Louisiane.

    Une bonne partie des pêcheurs cadiens en Louisiane est durement frappée par la marée noire qui sévit dans le golfe du Mexique.

    Oneil Sevin est l'un des rares pêcheurs de crevette qui peut encore exercer son métier. Les autres travaillent maintenant pour la pétrolière BP. Ils utilisent leur équipement de pêche pour retirer du pétrole à la surface de l'eau.

    M. Sevin sait que tout peut basculer à n'importe quel moment. « Si le sud ne va pas continuer à travailler, à faire l'argent, ce pays-ci va être fini », souligne-t-il.

    Mike Martin, pêcheur et acheteur de crabe, ressent un immense désarroi.

    C'est vide. Il n'y a pas de crabe. Il n'y a plus de crabe et plus de pêcheurs. Les crevettes, ça, c'est fini. Les poissons, ça va finir aussi.

    — Mike Martin, pêcheur

    La récolte dans les bancs d'huîtres des bayous du large est encore bonne, mais le propriétaire des bancs, Kevin Voisin, a dû réduire sa production de 40 %. Ce qui reste est toujours à la merci de possibles ouragans qui pousseraient la nappe de pétrole vers les marais et les bayous.

    Peut-être qu'on va être arrêté pendant 10 ans, 15 ans. On ne sait pas. Après l'Exxon Valdez en Alaska, ç'a pris 21 ans pour produire des huîtres encore.

    — Kevin Voisin, ostréiculteur

    Kevin Voisin est devenu par la force des choses le plus important producteur d'huître de la Louisiane, car son principal concurrent a fermé. « Pendant des générations, on a essayé de les battre dans le marché et quand ils ont fermé, moi, j'ai pleuré, parce que ça ne doit pas être comme ça », affirme M. Voisin.

    Pour ces pêcheurs, le métier est un mode de vie qui ne tient plus qu'à un fil.

    La Floride fait appel à une société française pour lutter contre la marée noire

    Par Laszlo Liszkai (à La Nouvelle-Orléans)

    La Floride fait appel à une société française pour lutter contre la
 marée noire

    L'État de Floride vient de faire l'acquisition, via une société privée, de neuf bateaux français fabriqués par la société bretonne Ecocéane. Photo : le Catamar © DR.

    Et si la France détenait une partie du remède à apporter aux États-Unis, aux prises avec la plus grave marée noire de l'histoire qui souille depuis plus de deux mois les côtes du golfe du Mexique ? L'État de Floride, l'un des trois affectés, vient de faire l'acquisition, via une société privée, de neuf bateaux français fabriqués par la société bretonne Ecocéane, basée à Paimpol, dans les Côtes-d'Armor. Valeur marchande : autour d'un million d'euros. L'État de Louisiane pourrait en faire de même prochainement.

    Si le premier bateau acheté est déjà à Miami, les huit autres quitteront le chantier de Paimpol à partir de jeudi.

    Contrairement aux bateaux pompeurs traditionnels qui n'aspirent que 25 % d'hydrocarbures pour 75 % d'eau, la flotte d'Ecocéane n'"avale" que du pétrole - jusqu'à l'équivalent de 6.000 barils par demi-journée. À la clé, un sérieux gain de temps, d'autant que les catamarans peuvent être reliés à des tankers afin d'évacuer le pétrole au fur et à mesure.

    Bataille économique

    Depuis plusieurs semaines, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, s'est employé à favoriser les intérêts français dans la gestion de ce désastre écologique. Le 4 mai, sur l'antenne de France Inter, il a justement nommément évoqué le cas d'Ecocéane, avant d'intervenir auprès des autorités américaines pour que les appareils de la firme bretonne soient testés. Il faut dire que d'autres pays avaient été plus prompts à réagir. C'est notamment le cas des Pays-Bas, du Danemark ou de l'Espagne, qui étaient, depuis plusieurs semaines, déjà sur le front de la marée noire, avec des technologies applicables sur terre seulement. La PME de Paimpol propose, elle, la collecte de nappes du pétrole à la dérive en mer.

    Ecocéane, cofondée en 2003 par Éric Vial, 48 ans, et son beau-père Robert Gastaldi, est présente dans une vingtaine du pays, de l'Australie jusqu'au Brésil, ainsi que dans des empires pétroliers comme l'Angola ou le Nigeria. Le 28 avril 2009, son Catamar - un navire de récupération d'hydrocarbures et de déchets flottants de 55 tonnes et de 18 mètres de long - a été baptisé par Maud Fontenoy, vice-présidente du Conservatoire du littoral et marraine du bateau, en présence d'une délégation de l'Élysée et du ministère de l'Écologie.

    Éric Vial, 48 ans, a cofondé en 2003 avec son beau-père Ecocéane © DR.

     

    Marée noire dans le golfe du Mexique : un tanker taiwanais part à la rescousse

    Lundi 28 juin 2010

    Une récente dépêche d’Associated Press (AP) décrit comment une société de transport maritime basée à Taiwan, le groupe TMT, tente de se joindre aux efforts de nettoyage de la nappe de pétrole qui continue de s’étendre dans le golfe du Mexique, au large de la Louisiane, après l’explosion d’une plate-forme de British Petroleum (BP).

    Si TMT, qui n’est pas sous contrat avec BP, obtient les autorisations nécessaires des gardes-côtes américains et de l’agence américaine de protection de l’environnement, son navire, un tanker aménagé pour collecter et traiter jusqu’à 500 000 barils d’eau souillée par jour, devrait apporter une contribution essentielle aux efforts de pompage du brut.

    L’eau serait filtrée à l’intérieur du tanker et le pétrole récupéré transféré vers un autre navire, a expliqué Nobu Su, le fondateur et pdg de TMT, qui a comparé son tanker à une baleine absorbant le plancton et rejetant l’eau de mer.

    Le navire, le A Whale, qui a été réaménagé au Portugal et emporte à son bord une trentaine de membres d’équipage, pourrait atteindre le lieu de la catastrophe aujourd’hui ou demain.

    La presse américaine, qui a abondamment relayé cette information, se demandait hier pourquoi le navire avait été contraint de faire une longue escale à Norfolk, en Virginie, alors qu’il pourrait effectuer en une seule journée l’équivalent du travail de nettoyage réalisé depuis le début de la catastrophe écologique.

    BP paie cher la marée noire

    L'entreprise britannique British Petroleum tente de se racheter une conduite. Elle publie, lundi, un communiqué de presse dans lequel elle détaille le coût de la marée noire. Ces trois derniers jours, elle aurait déboursé près de 300 millions de dollars, pour un coût total de 2,65 milliards de dollars.

    Marée noire

    La marée noire a touché lundi les côtes du Missouri, après la Louisiane, la Floride et l'Alabama. (Reuters)

    La compagnie pétrolière britannique BP, ennemi n°1 des habitants du littoral du golfe du Mexique, l'assure. Elle paie son dû. Forcée par Barack Obama de reconnaitre ses torts et de présenter ses excuses, l'entreprise a changé de communication. Si elle endosse bien les coûts de cette marée noire, elle tient à le faire savoir, avec force communiqués de presse et de vidéos.

    100 millions de dollars par jour

    Lundi, la firme précise que, pour la première fois, elle a dépensé 100 millions de dollars par jour, ces trois derniers jours. Surtout, BP publie dans ce communiqué, le coût total de nettoyage et colmatage. Il s'élèverait à 2,65 milliards de dollars. En effet, l'entreprise prend à sa charge la fuite des puits endommagés, les coûts de nettoyage et l'indemnisation des sinistrés. Barack Obama avait réussi, il y a une dizaine de jours, à les contraindre de créer un fond de 20 millions dollars pour aider les sinistrés américains. Depuis dimanche, un quatrième État a été touché. Après la Louisiane, l'Alabama et la Floride, c'est au tour des plages touristiques du Missouri de connaitre les affres des nappes de pétroles.

    Les efforts financiers sont loin d'être terminés pour BP. L'entreprise, qui réalisait en 2009 un chiffre d'affaires de plus 166,947 milliards d'euros, insiste notamment sur le délai de forage des puits de déviation qui demeure d'actualité. L'entreprise espère, cependant, que la fuite sera colmatée début août.

    BP propose même une vidéo de six minutes pour décrire et expliquer les évolutions du colmatage de la fuite. Et c'est Kent Wells, vice-président sénior de la firme qui prend le temps de l'explication. Quant on connait les erreurs de communication qu'a accumulées l'entreprise, en particulier son directeur général Tony Hayward, ces nouvelles méthodes sont attendues par les sinistrés et l'administration américaine.

    Le G2O veut supprimer les subventions aux combustibles fossiles

    27/06/10 à 21:48 - REUTERS |

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    TORONTO, 27 juin (Reuters) - Les dirigeants du G20 devaient dimanche renouveler leur engagement d'éliminer les subventions aux combustibles fossiles sous la pression des Etats-Unis, qui sont intervenus pour durcir les termes du communiqué final du sommet, a-t-on appris de source proche du G20.

    Le communiqué appelle ainsi à "l'élimination progressive dans le moyen terme des subventions aux combustibes fossiles inefficaces, qui encouragent une consommation de gaspillage, en prenant en compte la situation des groupes vulnérables et les besoins de leur développement", a déclaré cette source à Reuters.

    Les pays du G20 s'engagent en outre à évaluer dans l'avenir la mise en oeuvre de ces engagements lors de leurs sommets.

    Un projet de communiqué final qui circulait à la veille du sommet de Toronto n'évoquait la suppression des subventions aux combustibles fossiles que «sur une base volontaire», et par une «approche propre à chaque membre», ce qui avait suscité l'ire des organisations de défense de l'environnement.

    Toujours de source proche du G20, on indique que le texte a été durci en dernière minute à l'initiative des Etats-Unis, de telle façon qu'il réitère les engagements pris lors du dernier sommet du G20 en septembre à Pittsburgh.

    Les pays du G20, se fondant sur des projections de l'Agence internationale de l'Energie et de l'OCDE, avaient alors estimé que la suppression des subventions aux combustibles fossiles à l'horizon 2020 permettrait de réduire de 10% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

    Le communiqué du sommet de Toronto doit reprendre aussi la partie de celui de Pittsburgh qui appelle à la mise en place d'un cadre et de stratégies pour mener à bien la suppression des subventions.

    Il fait aussi allusion à l'immense marée noire des côtes de Louisiane et du golfe du Mexique en appelant au partage des meilleures pratiques de protection de la vie marine et de prévention des accidents, ainsi que de traitement de telles catastrophes quand elles interviennent.

    (Caren Bohan, version française Yann Le Guernigou) (Service Informations générales. Tél 01 49 49 53 68. paris.newsroom@reuters.com. Reuters Messaging : yann.leguernigou.reuters.com@reuters.net))

    PÉTROLE/Le brut bondit de 3% à New York, le marché craint un ouragan aux USA

    reprise de vendredi soir

    New York (awp/afp) - Les prix du pétrole ont fortement progressé vendredi à New York, alors que se formait dans les Caraïbes une tempête tropicale susceptible de se transformer en ouragan et de perturber la production d'hydrocarbures du golfe du Mexique.

    Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août a terminé à 78,86 dollars, en hausse de 2,35 dollars par rapport à la veille, soit 3,07%.

    A Londres, sur l'IntercontinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a gagné 1,65 dollar à 78,12 dollars.

    "Une dépression tropicale va probablement se former à tout moment aujourd'hui (vendredi) ou samedi", ont averti vendredi les services météorologiques américains dans la journée. "Il y a une forte probabilité, 80%, que ce système se transforme en ouragan tropical dans les 48 heures".

    La dépression, actuellement au nord des côtes du Honduras, devrait aborder le Mexique par la péninsule du Yucatan, et donc se diriger vers le golfe du Mexique, où se concentre le quart de la production de brut des Etats-Unis.

    "Cela pourrait affecter la production de pétrole, que ce soit le brut produit au large du Mexique ou, si la tempête se déplace vers le nord et les côtes de la Louisiane, la production des Etats-Unis", a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

    Le passage des tempêtes tropicales dans le golfe du Mexique est toujours très surveillé, car il peut contraindre les compagnies pétrolières à évacuer leurs plateformes, et perturber les importations de produits pétroliers.

    Il est cette année d'autant plus redouté que le brut continue de s'écouler dans les eaux du golfe, plus de deux mois après l'explosion de la plateforme de forage du groupe britannique BP.

    L'arrivé d'une tempête tropicale dans la zone "interromprait sans nul doute les opérations de BP face à la marée noire, et si elle se renforçait suffisamment, elle pourrait interrompre la production de pétrole et de gaz", ont commenté de leur côté les analystes de JPMorgan Chase.

    Juste avant l'ouverture de la séance, dans les échanges électroniques, les cours avaient brièvement effacé leurs gains à l'annonce d'une nouvelle révision de la croissance américaine du premier trimestre, à 2,7% (en rythme annuel) par rapport au trimestre précédent.

    "On a l'impression que la demande (de pétrole) va être bonne, mais pas extraordinaire, et qu'on va se trouver empêtré dans une reprise molle", a jugé Phil Flynn, de PFG Best Research.

    "Dans le même temps, on arrive dans le week-end et il y a la possibilité d'une tempête tropicale dans le golfe du Mexique, le marché reste donc sur ses gardes", a-t-il ajouté. "On ne sait quelle sera la gravité de cette tempête, mais l'incertitude pousse le marché à rester sur ses gardes. On pourrait perdre quelques dollars lundi si la tempête disparaît".

    rp

    (AWP/28 juin 2010 06h21)

     

    La dépression tropicale ne se dirige pas vers la zone du marée noire

    De Greg Bluestein (CP) – Il y a 21 heures

    LA NOUVELLE-ORLÉANS — Une dépression tropicale qui frappait des parties du Mexique ne se dirigeait pas vers la masse d'huile déversée dans le golfe, du moins au cours de la journée de dimanche, mais un système semblable peut rapidement changer de direction.

    Essayer de contenir pareil déversement est déjà fort complexe dans des conditions idéales et on n'ose pas imaginer ce qui pourrait se passer si cette tempête baptisée Alex devait bifurquer vers le golfe du Mexique.

    Dimanche, Alex avait déjà laissé de fortes pluies sur le Bélize, le nord du Guatemala et la péninsule du Yucatan, au Mexique.

    Tout système météorologique avec des vents supérieurs à 75 kilomètres-heure pourrait forcer BP à arrêter ses efforts visant à contenir le déversement pour jusqu'à deux semaines et retarder aussi le forage de deux puits de secours qui sont la meilleure chance d'y mettre fin.

    Alex, la première tempête tropicale de la saison dans l'Atlantique, a faibli jusqu'à devenir une dépression. Mais les prévisions la voient atteindre le golfe du Mexique, où les eaux chaudes pourraient lui redonner de la vigueur.

    Dimanche, on projetait que la dépression allait frapper le Mexique de nouveau, cette fois au sud du Texas, mais éviter l'énorme masse d'huile.

    «Nous savons tous que la météo est imprévisible et que nous pourrions avoir un changement de dernière minute», a prévenu Thad Allen, de la Garde côtière.

    Les plans d'urgence prévoient déplacer les travailleurs et l'équipement cinq jours avant l'arrivée prévue d'un ouragan dans le secteur des opérations de 1,3 kilomère carré, une fenêtre qu'il faudrait peut-être revoir parce que les tempêtes changent souvent de direction plus rapidement, a prévenu Jeff Masters, directeur de la météorologie à Weather Underground.

    Malgré le recul évident que causerait un arrêt des travaux, «la sécurité et la protection de la vie humaine demeurent nos priorités», a indiqué Thad Allen.

    Ailleurs dans le golfe, on s'inquiète des milliers de mètres de barrières de protection le long des îles et des plages.

    «Les barrièrs de protection qu'ils ne pourront pas ramasser _ et il y en a des milles et des milles, alors c'est impossible de tout ramasser _ vont se retrouver dans les marais, a expliqué Ivor van Heerden, du Centre des ouragans de l'université Louisiana State.

    Le déversement complique aussi la planification déjà complexe de la lutte contre les ouragans mise en place chaque été.

    On parle d'une région familière avec les ouragans de forte intensité. Pas plus tard qu'en 2005, Katrina avait dévasté une grande partie de la Louisiane, dont la Nouvelle-Orléans, immédiatement suivi par l'ouragan Rita. Trois ans plus tard, c'était au tour de Gustav et Ike de frapper tour à tour.

    Des milliers de familles qui ont perdu leurs emplois à cause du déversement pourraient avoir moins de ressources en cas d'évacuation, a signalé Mark Cooper, qui s'occupe de la sécurité et des urgences au bureau du gouverneur de la Louisiane. Et Pete Gerica affirme que les pêcheurs comme lui qui survivent généralement aux tempêtes dans leur bateau pourraient y penser à deux fois cette année en raison du déversement, parce que l'huile charriée par la tempête pourrait être très difficile à nettoyer.

    Aussi, on ne connaît pas les conséquences d'une tempête sur toute cette huile flottant dans le golfe. Certains estiment que la masse d'huile pourrait s'agrandir, mais d'autres croient que la force des éléments pourrait entraîner un dispersement favorable.

    La mauvaise nouvelle, c'est que quoi qu'il arrive avec Alex, ce n'est qu'un début et que les experts prévoient une saison avec de forts ouragans.

     


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  •                                                                                                           Une chaîne humaine contre les forages en mer

    Marée noire aux États-Unis

    L'une des pires marées noires de l'histoire des États-Unis menace les côtes de la Louisiane. Suivez le développement de cette «catastrophe nationale» et ses conséquences désastreuses pour l'environnement. »

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    Des centaines de personnes, dont le gouverneur de... (Photo: Lee 
Celano, Reuters)

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    Des centaines de personnes, dont le gouverneur de la Floride, Charlie Crist (droite), ont formé une chaîne humaine pour protester contre les forages en mer.

    Photo: Lee Celano, Reuters

    Des centaines de personnes, dont le gouverneur de la Floride, Charlie Crist, ont formé une chaîne humaine sur une section de plage souillée de pétrole à Pensacola Beach, samedi, afin de protester contre les forages en mer.

    Plusieurs plages aux États-Unis, mais aussi à travers le monde, ont été le théâtre de telles démonstrations, disent les organisateurs de l'événement nommé «Main dans la main sur le sable».

    Les manifestants en ont profité pour affirmer leur appui à l'égard des énergies propres, donc au détriment de l'énergie générée par les combustibles fossiles.

    Le gouverneur Charlie Crist était de retour à Pensacola Beach, où il avait marché sur une plage de sable blanc en compagnie du président américain Barack Obama le 15 juin. Depuis, des nappes de pétrole ont rejoint les côtes des plages du secteur. Voilà qui explique la machinerie lourde derrière les manifestants.


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