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    Marée noire : Barack Obama accentue la pression sur BP 

    Mots clés : BP marée noire, ETATS-UNIS, Obama

    Par Adèle Smith
    04/06/2010 | Mise à jour : 21:53
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    La compagnie pétrolière affirme avoir réussi à placer un entonnoir sur la fuite. 

    Sous le feu de la critique, Barack Obama est retourné vendredi en Louisiane, pour la troisième fois depuis l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique le 20 avril dernier et la deuxième fois en une semaine. Au 46e jour de la catastrophe, le président espérait ainsi mieux maîtriser sa communication. L'opinion publique reste convaincue qu'il ne fait pas assez, encouragée dans cette perception par des médias extrêmement rugueux, l'absence manifeste de ressources sur place pour empêcher la marée noire de souiller les côtes, et surtout par l'association inévitable à BP, le «vilain» dans cette crise majeure.

     

    Oiseaux englués 

    Le groupe pétrolier britannique est toutefois parvenu avant-vendredi à sectionner le conduit endommagé de pétrole situé à 1 500 mètres de fond et à déposer au-dessus un dôme. Ses ingénieurs devaient encore fixer des soupapes. Le directeur technique de BP, Doug Suttles, a déclaré que si l'opération devait réussir, «la grande majorité» du pétrole serait capturée. L'écoulement de brut pourrait ainsi être réduit selon lui à 160 000 litres par jour au lieu d'environ 2 millions jusque-là. Prudent, l'amiral Thad Allen en charge de l'opération a rappelé que seuls les deux puits de secours creusés actuellement permettraient de stopper totalement la fuite. Or le premier d'entre eux ne doit être opérationnel qu'à la mi-août.

    La marée noire, qui a surtout touché la Louisiane et dans une moindre mesure l'Alabama et le Mississippi, devait atteindre les plages de sable blanc de la Floride vendredi. Entre 80 et 180 millions de litres d'hydrocarbures ont été déversés dans la mer depuis le 20 avril selon les estimations officielles. Les chaînes de télévision diffusent de plus en plus d'images d'oiseaux englués dans le pétrole ainsi qu'un inquiétant modèle virtuel du Centre national de recherche atmosphérique montrant la trajectoire possible de la marée noire, autour de la pointe de la Floride, jusqu'au fameux cap Hatteras en Caroline du Nord dans l'Atlantique et plus loin en direction de l'Europe.

    Conscient de l'impact politique dévastateur potentiel de cette catastrophe, Barack Obama a tenté, autant que possible, de se démarquer du groupe BP. Mais l'Administration doit constamment se défendre des critiques estimant inapproprié le «calme olympien» affiché par le président face à une catastrophe de cette ampleur, lequel donne une impression de «froideur» à l'égard des populations touchées, voire «d'inaction».

    Lors de sa deuxième visite, le président n'avait en effet passé que trois heures sur place et n'avait pas rencontré d'habitants. vendredi, il devait réparer ce faux pas. Interrogé jeudi soir sur CNN par Larry King, qui lui demandait s'il était vraiment en colère, il a répondu avec le même calme qu'il était «furieux» contre BP pour n'avoir pas prévu les «conséquences» de son «action».

    Mais la frustration du chef de l'État est bien réelle. Son agenda est bousculé par la marée noire, qui l'a contraint à annuler pour la deuxième fois son voyage en Indonésie et en Australie prévu à la fin du mois et qui le force à consacrer une grande partie de son temps à cette catastrophe, alors qu'il a deux guerres sur les bras, plusieurs crises à l'étranger et une situation économique fragile et censée être sa priorité absolue sur le plan national.

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    Marée noire : les Etats-Unis en état d'urgence


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    Marée noire : BP espère capturer «la grande majorité» du pétrole

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    </btn_noimpr> 04.06.2010, 09h19 | Mise à jour : 13h39

    Le gouvernement américain a présenté une première facture au groupe pétrolier britannique BP. Selon le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, cette note qui s'élève à 69 millions de dollars est destinée à «rembourser les contribuables», conformément à la loi américaine pollueur-payeur. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

     

    La «grande majorité» du pétrole devrait être capturée grâce à l'entonnoir mis en place jeudi soir sur la fuite dans le golfe du Mexique, a indiqué vendredi le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, sur la chaîne ABC. Cette nouvelle apporte un peu d'espoir alors que le groupe, auquel la marée noire a déjà coûté 1 milliard de dollars, est allé jusqu'ici d'échec en échec pour stopper l'écoulement de brut depuis le 22 avril. Il a toutefois réussi jeudi à sectionner le conduit à l'origine de la fuite et tente d'y apposer un entonnoir. Selon le dispositif prévu par BP, cet entonnoir doit permettre de pomper le flot de pétrole jusqu'à un navire en surface.

    Jeudi soir, une vidéo du groupe pétrolier montrait cet appareillage posé sur le conduit sectionné de la tête de puits à environ 1 600 m de profondeur. Mais les nappes de pétrole, qui continuent de se déverser dans le golfe du Mexique, ne permettaient pas aux ingénieurs de s'assurer qu'il était bien ajusté. Le patron de BP, Tony Hayward, avait indiqué un peu plus tôt que le groupe pourrait savoir «d'ici 12 à 24 heures» si l'opération est un succès, notant qu'il y avait «toujours un risque».

    Le président Barack Obama retourne vendredi en Louisiane

    M. Hayward a également annoncé qu'une autre initiative visant à contenir la fuite était en cours, et que d'autres méthodes plus pérennes devraient être mises en place prochainement. BP compte ensuite sur la construction de deux puits de secours qui devraient être opérationnels à la mi-août, pour stopper définitivement la marée noire.

    Signe de la gravité de la situation, 45 jours après le début de la pire marée noire de l'histoire américaine, la Maison Blanche a annoncé que le président Barack Obama retournerait vendredi en Louisiane (sud), pour sa troisième visite dans la région depuis la catastrophe.

    La nappe n'est qu'à une dizaine de kilomètres de la Floride, où son arrivée sur les plages très fréquentées par les touristes est attendue de façon imminente, et risque de provoquer des dommages économiques considérables, alors que le pétrole a déjà lourdement touché la Louisiane, et dans une moindre mesure l'Alabama et le Mississippi.

    La frustration est telle face aux échecs de BP que certains vont jusqu'à évoquer l'idée d'atomiser le puits. Cette hypothèse extrême, que le New York Times exposait en Une jeudi, est toutefois rejetée par les autorités. Interrogé sur cette option, le commandant des garde-côtes Thad Allen a répondu qu'il faudrait «qu'on ait épuisé beaucoup de possibilités avant d'y penser». Dans le même temps, BP continuait son offensive pour défendre son image de plus en plus écornée, s'offrant pour la deuxième journée consécutive des pleines pages de publicité dans les grands quotidiens américains. Le groupe a vu ses actions plonger et sa note a été abaissée par les agences de notation.

    Son directeur général a admis jeudi que BP n'était pas préparé à un tel problème survenant en haute mer.

    «Ce qui est incontestable est que nous n'avions pas les instruments qu'il aurait fallu dans notre trousse à outils», a dit Tony Hayward, reconnaissant «qu'on était parfaitement fondé à faire des critiques à la compagnie» sur son manque de préparation à une telle fuite.

    A ce sujet, les groupes anti-BP continuaient de foisonner jeudi sur internet. L'un d'entre eux réunissant plus de 300 000 personnes sur Facebook, appelle à un boycott international du pétrolier.

    Pétrole : les Cajuns ont des idées
    LE MONDE | 04.06.10 | 11h26  •  Mis à jour le 04.06.10 | 11h29
    Bellechasse (Louisiane) Envoyée spéciale

    orsqu'on dit à l'assistant de Billy Nungesser que son patron porte un nom illustre en France, il prend l'air modeste. "Non, quand même pas!" Kurt Fromherz est très étonné d'apprendre que le Nungesser qui est passé à la postérité n'est pas Billy mais Charles, le pilote de la première guerre mondiale, disparu en essayant de traverser l'Atlantique en 1927.

     

    Dans la paroisse (comté) de Plaquemines, l'aviateur est inconnu. Pour tout le monde, Nungesser (prononcer: "Noun-gue-sser"), c'est "Billy", un homme qui a le cœur sur la main, qui ne dit jamais non (notamment aux interviews), et qui a un bagout d'enfer. Un républicain qui a fait plier la Maison Blanche sur l'affaire des dunes artificielles que le peuple cajun veut ériger dans le golfe: dernier rempart face à la marée noire, puisque BP s'est jusqu'ici révélée incapable de colmater la fuite et qu'une certaine quantité de pétrole – nul ne sait combien – va s'écouler dans l'Océan jusqu'à ce que les puits de secours soient terminés (fin août au plus tôt).

    La paroisse de Plaquemines accompagne le Mississippi jusqu'à sa dernière extrémité, là où il se jette dans le golfe du Mexique. En 2005, l'ouragan Katrina y a fait son atterrissage, dans le hameau appelé Empire. Jusque-là, Billy Nungesser ne faisait pas de politique, bien que son père ait été l'un des cadres du parti républicain louisianais. Dégoûté par la lenteur de la reconstruction, il a décidé de se présenter aux élections. Depuis 2007, il dirige le comté.

    "MODE DE VIE EN DANGER"

    Avec son embonpoint et sa manière de traiter les "bureaucrates de Washington" de gens qui n'y connaissent rien, Billy Nungesser est devenu le porte-parole des pêcheurs du pays cajun et de leur "mode de vie en danger". A titre personnel, loin d'être un "shrimper" ("crevettier") trimant sur les bayous, il a fait fortune grâce à l'expansion de l'industrie pétrolière après avoir inventé un conteneur de la taille d'un compartiment de train, susceptible de loger les ouvriers des plates-formes de forage.

    D'ailleurs, certains relèvent qu'il critique de manière plus virulente le gouvernement que BP. Mais comme dit Allyson Lott, qui coupe les cheveux et vend des donuts à Bellechasse, le chef-lieu du comté, "au moins ce n'est pas pour l'argent qu'il s'est lancé dans la politique".

    Dès le début de la marée noire, Billy Nungesser a fait cause commune avec Bobby Jindal, le gouverneur de l'Etat, un républicain lui aussi. D'origine indienne, âgé de 38 ans seulement, Bobby Jindal préparait la promotion du livre qu'il devait publier en juillet (Real Hope, Real Change) pour rappeler qu'il entend figurer dans le peloton des présidentiables en 2012. Saisi par la marée noire, Bobby Jindal a annulé sa tournée promotionnelle et il est passé à l'attaque. Il n'est pas le seul à miser sur la catastrophe.

    Son collègue Charlie Crist, le gouverneur de Floride, en difficulté pour l'élection sénatoriale de novembre, est lui aussi en train de tenter de renverser la tendance en se montrant sur toutes les plages comme le protecteur des côtes de l'Etat.

    Si le président est le maître du zen, Bobby Jindal est à l'extrême opposé. Volubile, hyperactif, il est rapidement apparu comme l'anti-Obama. Dans une région abattue, désespérée d'impuissance, il a présenté un plan. Lequel consiste non pas à essorer les pélicans un à un, mais à "combattre" la marée noire. "On a un plan", répète Billy Nungesser. "Nous sommes en guerre", dit Bobby Jindal, qui n'hésite pas à comparer la marée noire aux attentats du 11-Septembre. Les côtes doivent être protégées de l'envahisseur étranger.

    PROJET PHARAONIQUE

    Adopté par l'ensemble des maires de la côte, le plan prévoit la construction de 24 digues de sable, de part et d'autre du Mississippi, pour arrêter le pétrole avant qu'il n'envahisse les marécages et ne détruise durablement l'écosystème. Un projet assez pharaonique: les digues couvriraient 205 km, elles feraient 1,80 m de haut, 91 m de large à la base et 7,5 m au sommet.

    Nombre d'experts – notamment parmi le corps des ingénieurs du génie militaire – sont sceptiques. Cette ligne Maginot risque de céder au premier ouragan. Il faudra au moins quatre mois pour qu'elle prenne forme. Et le Mississippi a déjà été tellement bousculé, avant et après Katrina, que les conséquences d'un énième remodelé du tracé sont problématiques.

    Lors de sa première visite, début mai, le président Barack Obama est venu chez Billy Nungesser, à Venice, et il a promis d'étudier le plan. Puis plus rien. Furieux, Billy, Bobby et leurs amis se sont montrés partout sur CNN, Fox News, etc. alimentant les critiques contre "l'inaction" de la Maison Blanche et l'inefficacité du gouvernement fédéral en général. Le mot d'ordre a été repris sur les radios locales. On a imprimé des tee-shirts: "Dredge, baby dredge" (pour "drague", l'engin nécessaire à l'édification des digues). Du bout des lèvres, la Maison Blanche a approuvé le 27 mai une seule digue, à titre expérimental.

    LA SOLUTION "CAJUN"

    Quand Barack Obama est revenu, le 28 mai, il a choisi Grand Isle, de l'autre côté du bayou. Qu'à cela ne tienne, Billy Nungesser a dit que, si les routes étaient bloquées, il irait voir le président en bateau. Le meeting a duré deux heures de plus que prévu. Barack Obama a demandé qu'on accélère le plan "Sand Berms" (digues de sable). Il a donné un numéro de téléphone où le joindre. "Et il m'a dit de l'appeler avant d'appeler CNN", raconte "Billy". Le maire de Grand Isle, David Camardelle, a repris espoir. "Obama m'a regardé dans les yeux et il m'a dit: je vais vous aider." Mercredi 2juin, la décision de Barack Obama est tombée: feu vert pour six digues. Avec obligation pour BP de payer la facture.

    David Camardelle s'est félicité que la solution "cajun" ait prévalu. "Je suis né ici et j'y ai grandi. Je connais mes maths. Ce n'est pas un scientifique qui va venir dire à un Cajun ce qu'il faut faire dans son pays." Mais jeudi 3 juin, alors que la Maison Blanche annonçait que Barack Obama revenait pour la deuxième fois en une semaine, le pétrole a envahi Grand Isle, menaçant l'estuaire de Barataria.

    David Camardelle retenait difficilement ses larmes. Cela faisait trois jours qu'il alertait BP et les gardes-côtes. "Je suis né ici et j'y ai grandi. Monsieur le Président, écoutez-moi bien. J'ai du respect pour vous, mais il nous faut des dragues, des pierres et des péniches. Et dites à BP de dégager…"


    Corine Lesnes
    Article paru dans l'édition du 05.06.10
     

    Louisiane : les oiseaux payent un lourd tribut à la marée noire

    LEMONDE.FR | 04.06.10 | 17h50  •  Mis à jour le 04.06.10 | 18h12
    Pour voir la vidéo cliquez ici
     

     

    Barack Obama lors de son déplacement en Louisiane, vendredi 28 
mai.
    AP/Evan Vucci
    Barack Obama lors de son déplacement en Louisiane, vendredi 28 mai.

    Depuis plus de six semaines, le pétrole se répand dans le golfe du Mexique. Des millions de litres de brut souillent ou s'apprêtent à souiller les côtes du sud des Etats-Unis, avec de potentielles conséquences désastreuses sur les fragiles écosystèmes des bayous de Louisiane et... sur la popularité et la crédibilité du président Obama. De nombreux éditorialistes de la presse américaine ont fait le rapprochement entre la gestion de cette crise et celle de l'ouragan Katrina par le prédécesseur d'Obama. En août 2005, La Nouvelle-Orleans a été ravagée par Katrina, restée dans les mémoires comme l'un des plus cuisants échecs du président Bush, qui avait grandement tardé à jauger l'ampleur du drame qui se jouait dans les quartier pauvres de la ville.

    La marée noire est apparue comme "un test de la capacité [d'Obama] à gérer une crise imprévisible", écrivait Doyle McManus, qui a signé dimanche 30 mai un éditorial dans le Los Angeles Times. Il se pose la question de la pertinence du rapprochement entre Bush et Obama ."Jusqu'à la semaine dernière, Obama a manqué d'autorité et de crédibilité. Comme lors de Katrina, la Maison Blanche a répondu à un problème inattendu avec des hésitations et des erreurs", poursuit-il. Mais, reconnaît-il, "à la différence de Katrina qui a inondé La Nouvelle-Orleans en vingt-quatre heures, [la présente crise] s'est développée plus lentement".

    Le magazine The Root a comparé ce qui est comparable entre la marée noire et Katrina, rappelant que les deux catastrophes naturelles étaient de natures bien différentes. En considérant cinq critères – temps de réaction, rapidité et efficacité de la réponse gouvernementale, conséquences économiques et nombre de morts –, le magazine affirme sans détour que "sous aucun aspect, la marée noire n'est le Katrina d'Obama".

    En revanche, pour l'ancien conseiller du président Bush, Karl Rove, il n'y a aucun doute : "la marée noire est le Katrina d'Obama". Ainsi est titrée sa tribune publiée sur le site Internet de la très républicaine chaîne de télévision Fox News. M. Rove déplore que les autorités américaines aient "laissé à BP seul la charge de juguler la fuite". Une opinion curieuse venant du représentant d'un parti qui prône depuis des décennies pour une réduction de la voilure de l'Etat...

    "RESPONSABILITÉ FINALE"

    Des opinions tranchées qui ne sont pas très surprenante au moment où les élections de mi-mandat approchent. "L'enjeu à court terme pour les démocrates est que cette marée noire ne nuise pas à la cote de popularité d'Obama", explique le site Pollster.com, sondage à l'appui. Les Américains "commencent à voir l'action d'Obama contre la marée noire comme négative". Selon deux sondages de l'institut Gallup, 53 % des personnes interrogées jugent négativement Barack Obama un mois après le début de la fuite de pétrole, contre 57 % pour George W.Bush un mois après Katrina.

    Peut-être est-ce une des conséquences de ces mauvais sondages, mais la presse reconnaît que la politique fédérale a connu un point d'inflexion le dernier week-end de mai, quand M. Obama s'est rendu sur les plages souillées et a dit assumer "la responsabilité finale" de la catastrophe. Le président et son administration semblent avoir pleinement mesuré le risque d'être durablement englués dans la marée noire. Depuis, le président s'est rendu sur place, a martelé que BP payerait les dégâts jusqu'au dernier dollar et annoncé le triplement des effectifs déployés. Vendredi 3 juin, jour où Barack Obama doit retourner sur place, la Maison Blanche a annoncé qu'il reportait sine die son voyage en Asie prévu à la fin du mois pour se consacrer pleinement à "la pire catastrophe environnementale de l'histoire des Etats-Unis", comme le note le New York Times.

    Dans l'éditorial du Washington Posttitré "Oubliez Katrina, la marée noire est-elle le Waterloo d'Obama ?" –, Howard Kurtz reconnaît la "profonde intelligence" d'Obama et sa capacité de travail, mais il déplore son manque de panache dans ce dossier comme dans ceux qui ont marqué le début de son mandat."En regardant Obama [sur les plages de Louisiane], j'ai pensé que c'était un homme qui comprenait vraiment le dossier. Mais il était plat et technocratique", remarque-t-il.

    La Maison Blanche semble désemparée par ces critiques, ne voulant pas endosser la responsabilité du géant pétrolier BP. Cité par le blog Politics and Policy du Washington Post, Robert Gibbs, conseiller de Barack Obama, "a rejeté l'idée qu'Obama n'ait pas montré assez de passion" dans sa gestion de la crise."Si sauter en l'air et crier pouvait améliorer les choses, nous l'aurions fait il y a cinq semaines. Nous l'aurions fait la première nuit", ironise-t-il.

    Jonathan Parienté

    Marée noire: BP affiche à nouveau sa confiance, Obama de retour sur place

    Paru aujourd'hui, vendredi 4 juin 2010 à 20:43 0 commentaire(s)
    afp-photo-257689.jpg
    Photo : Saul Loeb
    Barack Obama monte dans l'avion Air Force One pour se rendre dans le golfe du Mexique, le 4 juin 2010 dans le Maryland
    Le président américain Barack Obama est arrivé vendredi en Louisiane pour constater les dégâts de la marée noire que BP a bon espoir de juguler après avoir enfin enregistré un succès en plaçant un entonnoir sur le conduit à l'origine de la catastrophe.
     

    Le président américain Barack Obama est arrivé vendredi en Louisiane pour constater les dégâts de la marée noire que BP a bon espoir de juguler après avoir enfin enregistré un succès en plaçant un entonnoir sur le conduit à l'origine de la catastrophe.

    M. Obama est arrivé en Louisiane (sud) peu après 13H00 (18H00 GMT) pour sa troisième visite sur place depuis le début de la marée noire dans le golfe du Mexique. Il devait rencontrer des responsables locaux, des habitants et des entrepreneurs victimes de la pollution.

    Quelque douze heures après la pose d'un entonnoir sur le puits qui fuit depuis 46 jours, un vice-président de BP, Kent Wells, a indiqué que les choses se déroulaient "comme prévu". "Je suis encouragé", a-t-il même déclaré au cours d'une conférence de presse.

    Il a néanmoins refusé de parler de "succès", précisant que l'entonnoir avait été posé il y a seulement 12 heures et à une profondeur inédite de 1.500 mètres. Le groupe britannique est allé jusqu'ici d'échec en échec pour stopper l'écoulement de brut.

    Le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, a indiqué que l'on saurait "dans la journée" si la méthode fonctionne.

    Le responsable de BP a affirmé que l'entonnoir devrait sans doute permettre de réduire l'écoulement à moins de 160.000 litres par jour, contre 2 à 3 millions selon les estimations actuelles.

    BP compte ensuite sur la construction de deux puits de secours qui devraient être opérationnels à la mi-août pour stopper définitivement la fuite.

    Le commandant des garde-côtes américains, l'amiral Thad Allen, a indiqué de son côté que la quantité de pétrole récupérée correspondait vendredi matin à 160.000 litres par jour, précisant que "le captage augmente doucement".

    Mis en cause par l'association de défense de l'environnement Sierra Club qui s'est plainte du manque de moyens humains dédiés aux opérations de sauvetage de la faune, Thad Allen a invoqué le caractère "réellement sans précédent" de la catastrophe et l'étendue des côtes touchées.

    Le directeur général de BP Tony Hayward était dans le collimateur de la presse américaine vendredi, le New York Times affichant en Une au dessus d'une photo du dirigeant grimaçant le titre: "Un autre débordement que BP cherche à maîtriser: celui de son patron".

    Jugeant le responsable "enclin aux gaffes", le quotidien cite plusieurs de ses déclarations récentes, lorsqu'il a assuré que "l'impact du désastre sur l'environnement sera sans doute très, très modeste", ou encore lorsqu'il a dit vouloir "retrouver (sa) vie d'avant" la marée noire, avant de s'en excuser.

    Un journaliste du Washington Post va plus loin, appelant au départ du dirigeant. "A ce stade, comment quelqu'un peut-il croire un mot de ce qu'il dit? S'il me disait que ma mère m'aime, je chercherais à obtenir confirmation", écrit-il.

    Après avoir lourdement touché la Louisiane, et dans une moindre mesure l'Alabama et le Mississippi, des traces de pétrole ont été repérées vendredi sur des plages du nord-ouest de la Floride où les autorités tentent de déterminer si elles proviennent de la marée noire.

    D'ores et déjà, une déclaration "de catastrophe pour la pêche" a été approuvée en Floride, ce qui permettra de venir en aide aux pêcheurs.

    Dans cet Etat, un sanctuaire de pélicans a été atteint par la marée noire qui a englué 60 oiseaux, dont 41 pélicans, selon les autorités.

    Le gouverneur de Floride Charlie Crist a demandé vendredi une aide de 100 millions de dollars à BP pour faire face à la catastrophe.

    Par Patrick BAERT © 2010 AFP afp.com

    Etats-Unis

    Obama reporte une tournée Asie-Pacifique pour retourner en Louisiane

    Le président Barack Obama s’est rendu vendredi en Louisiane, sa troisième visite dans la région, pour évaluer les efforts visant à juguler la marée noire dans le Golfe du Mexique.

    Par | Washington, D.C. Vendredi, 04 Juin 2010

    Photo: white house

    Le président Barack Obama a reporté une tournée à l'étranger pour effectuer une troisième visite en Louisiane et inspecter les efforts visant à juguler la marée noire

    Le président Barack Obama s’est rendu vendredi en Louisiane, sa troisième visite dans la région pour évaluer les efforts visant à juguler la marée noire dans le Golfe du Mexique. Jeudi, il a dit sur la chaine CNN qu’il était « furieux » de la situation. Il a d’ailleurs reporté une tournée en Indonésie et en Australie pour mieux gérer la crise.

    Après avoir conféré avec l'amiral Thad Allen des garde-côtes, chargé des opérations de nettoyage, il devait rencontrer des responsables de l’État, puis se rendre sur la côte près de Grand Isle pour discuter avec des pêcheurs et des hommes d’affaires de la situation.

    Par ailleurs, l'amiral Thad Allen des garde-côtes, chargé des opérations de nettoyage, se dit prudemment optimiste sur la possibilité de contrôler la fuite de pétrole. Jeudi, BP est parvenu à sectionner la colonne montante du puits d'où s'échappait le pétrole, puis un dôme de confinement a été placé sur la fuite, et ce dispositif va fonctionner  comme un entonnoir permettant de récupérer et de transférer le pétrole vers un bateau-citerne en surface. Néanmoins, a reconnu l’amiral Allen, le processus visant à juguler la marée noire une bonne fois pour toute est à peine enclenché.

    Dans un communiqué publié vendredi, British Petroleum (BP) a dit qu’il faudra entre 24 et 48 heures pour déterminer combien de pétrole et de gaz sont captés par le nouveau dôme. La marée noire a déjà atteint les côtes de la Louisiane, de l’Alabama, du Mississipi et se rapproche des plages de la Floride. L’administration Obama a envoyé une première facture de 69 millions de dollars à BP, pour couvrir les premiers frais encourus depuis l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon.

    Marée noire en Louisiane : nos 10 dates clés

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    (Greenpeace France (Flickr))
     
    De l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon aux dernières promesses de BP, une chronologie signée « Terra eco » pour un premier bilan de la plus grande catastrophique écologique de l'histoire des Etats-Unis.

    C’est grâce à un entonnoir mis en place jeudi soir que la « grande majorité » du pétrole qui fuit dans le golfe du Mexique devrait pouvoir être capturé, a annoncé ce vendredi BP. L’histoire dira si c’est bien le cas mais l’heure du premier bilan a sonné. Après quarante-cinq jours de lutte contre la marée noire, entre 102 000 et 133 000 tonnes de pétrole déversés et un milliard de dollars (833 millions d’euros) perdus pour BP, que peut-on retenir de la catastrophe ?

    Les tentatives, parfois rocambolesques, de BP pour colmater ou pomper la fuite ? Le déchaînement des ONG et associations environnementales, comme ce plug-in qui remplace sur votre écran les lettres BP par une tâche de pétrole ou le piratage du compte twitter de BP ? Les contributions parfois douteuses des stars ? Terra eco a retenu 10 dates pour revenir sur les étapes clés du plus grand désastre écologique de l’histoire des Etats-Unis.

    La chronologie de la maree noire vue par Terra Eco à voir en plein écran sur le site internet deDipity.

    Pour en savoir plus, le New York Times et le Washington Post ont également réalisé de (très) belles chronologies, frises et cartes multimédias sur cette catastrophe


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    La plus grande marée noire des Etats-Unis?

    Par Reuters, publié le 28/04/2010 à 07:52

    Une semaine après le naufrage d'une plate-forme dans le Golfe du Mexique, la nappe ne cesse de grandir et n'est plus qu'à 32 km de la côte de Louisiane.

    La plus grande marée noire des Etats-Unis?

    REUTERS/Sean Gardner

    La nappe de pétrole qui s'échappe d'un puits endommagé par l'explosion d'une plate-forme dans le Golfe du Mexique est désormais immense et pourrait toucher la côte américaine ce week-end.

    Le puits, situé à 1500 mètres sous la surface de l'océan au large de la Louisiane, a formé une nappe de presque 1000 kilomètres de diamètre et de plus de 74 000 km2, ont annoncé ce mardi les garde-côtes.

    Cette superficie équivaut approximativement à celles combinées des régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.

    La plate-forme Deepwater Horizon a sombré le 22 avril, deux jours après avoir explosé et pris feu alors qu'elle achevait le forage d'un puits.

    6 millions de dollars par jour

    Les garde-côtes tentent, au moyen de huit sous-marins robotisés, d'activer une valve permettant de refermer le puits. En cas d'échec de cette manoeuvre, ils envisagent d'enflammer le pétrole à l'endroit où il bouillonne en faisant surface à la verticale du puits.

    Cette technique pourrait permettre d'arrêter la diffusion du brut et pourrait être mise en oeuvre dès ce mercredi.

    Si rien n'est fait, "il pourrait s'agir de l'une des plus graves marées noires de l'histoire américaine", a déclaré l'amiral des garde-côtes Mary Landry, qui supervise les opérations.

    Le puits relâcherait actuellement quelque 191 000 litres de pétrole par jour. A titre de comparaison, la marée noire causée par le naufrage de l'Exxon Valdez en 1989 en Alaska avait libéré 50 millions de litres de pétrole.

    La nappe ne se trouve plus qu'à 32 kilomètres de la côte de Louisiane, qui pourrait être atteinte dès ce week-end, selon les météorologues du site AccuWeather. Les plages du Mississippi, d'Alabama et de Floride pourraient être touchées par la suite.

    Le groupe britannique BP, pour lequel était foré ce puits et qui est financièrement responsable du nettoyage, dépense 6 millions de dollars par jour dans l'opération, qui implique plusieurs dizaines de navires et avions.

    BP et Transocean font l'objet d'enquêtes de la part d'enquêteurs fédéraux et du Congrès dont l'ouverture a été annoncée mardi.

    Absence d'un plan adéquat pour limiter l'extension des dégâts sur l'environnement

    Les départements de l'Intérieur et de la Sécurité nationale ont lancé une enquête conjointe, et une autre a été ouverte par une sous-commission de la commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants.

    "Une caractéristique frappante de cet accident est l'apparente absence d'un plan adéquat pour limiter l'extension des dégâts sur l'environnement", ont d'ores et déjà souligné des parlementaires dans un courrier adressé aux dirigeants des deux groupes.

    Avec Bruce Nichols et Kristen Hays à Houston, Ayesha Rascoe et Jeremy Pelofsky à Washington, Gregory Schwartz pour le service français

    Des Bretons au secours des côtes américaines

    Par Benoit LE VAILLANT  

    Un bateau partant ramasser le pétrole polluant les côtes 
de Lousiane

    Un bateau partant ramasser le pétrole polluant les côtes de Lousiane

    AFP/WIN MCNAMEE
    Le désastre de la Marée noire en Louisiane est loin d'être terminé.... et la Floride est désormais menacée.

    Alors que les Etats-Unis s'apprêtent à faire appel à l'aide internationale, dans les côtes d'Armor à Plouezec, un ancien marin vient de mettre au point un outil qui pourrait révolutionner le ramassage d'hydrocarbure.

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    A 87 ans, François le Roy n'en est plus à son premier coup d'essai. Il a déjà remporté deux fois le concours Lepine. Son prototype, repris par une société de Perros Guirec, a été proposé à la compagnie BP.

    Voir le reportage dans le journal de France3 Bretagne à 19 heures

    Le Catamar d¿Ecocéane

    Catamar, le bateau dépollueur d'Ecocéane
    La technologie avait été présentée ce printemps au large de Paimpol.

    Pour l'heure il n'existe qu'un seul prototype du catamar, un bateau capable d'évoluer en haute mer. Dès le début de la marée noire dans le golfe du Mexique, la PME avait proposé de mettre à disposition gratuitement 3 bateaux de taille plus modeste, équipés de la même technologie innovante.

    D'ici demain au plus tard, on saura si le catamar prendra la direction des Etats-Unis pour rejoindre la flotte des bateaux qui tentent de récupérer les plaques de pétrole. Car la marée noire n'en finit plus de gagner du terrain. Après la louisiane, c'est la Floride qui ce week end devrait être touchée à son tour par les nappes. En coulisse, depuis que Barrack Obama a fait une demande d'aide internationale, les discussions sont engagées entre les gouvernements français et américains pour déterminer les modalités du soutien apporté par la France. De son côté, le PDG d'Ecoceane se rendra sur place en Amérique pour rencontrer associations et élus locaux.

     

    nouvelle tentative de BP

    Nappe pétrolière près du rivage de Grand Isle (Louisiane) le 27 
mai
    Des robots sous-marins ont repris mercredi les opérations pour endiguer la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique

    Ils ont réussi à dégager une lame de scie coincée dans une conduite installée sur le puits en fuite qui empêchait la poursuite de l'opération de sciage engagée en préalable à la pose d'un dôme de confinement sur le puits pour tenter de ralentir la marée noire qui sévit depuis un mois et demi.

    L'opération se déroule par 1.600 mètres de fond.

    Si cette opération échoue, la fuite de pétrole pourrait se poursuivre au rythme de 19.000 barils par jour, jusqu'à l'achèvement en août d'un puits secondaire pour pomper le brut.

    Les autorités américaines ont engagé mardi des poursuites au civil et au pénal pour déterminer les responsabilités de la catastrophe causée par le naufrage de la plate-forme de forage Deepwater Horizon, le 20 avril.

     

    Des bancs de sable pour protéger la Louisiane

    Un bateau partant ramasser le pétrole polluant les côtes de 
Lousiane
    Des bancs de sables artificiels vont être édifiés pour protéger les côtes de Louisiane de la marée noire

    Le groupe, qui a déjà dépensé au moins un milliard de dollars à réparer les  conséquences de la marée noire, précise encore avoir consacré 170 millions de  dollars à aider la Louisiane, l'Alabama, le Mississippi et la Floride à financer  la lutte contre la marée noire et à sauvegarder leur industrie touristique. Il  indique aussi avoir déjà payé environ 42 millions de dédommagement aux  populations et aux entreprises affectées par cette pollution.    
    Jeudi dernier, l'administration américaine avait donné son feu vert à la  construction d'une île artificielle pour empêcher la marée noire de toucher une  partie des côtes de Louisiane. Le Corps du Génie de l'armée américaine avait  indiqué que la Louisiane pourrait réaliser à ses frais six autres sections de  son plan, celles dont BP vient d'annoncer la prise en charge financière.

     

    MARÉE NOIRE- L'aveu d'impuissance du directeur de BP

    Par Jeanne Dussueil

    MARÉE NOIRE- L'aveu d'impuissance du directeur de BP

    Le directeur général de BP, Tony M. Hayward, a reconnu que les groupes pétroliers ne disposent pas "d'outils" efficaces face aux catastrophes de ce type © LANDOV / MAXPPP

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    L'heure est à l'abattement du côté des dirigeants de BP. Mercredi, le directeur général du groupe, Tony M. Hayward, a présenté ses excuses sur le site communautaire Facebook. Sensible à la détresse des habitants de Louisiane, il avait déclaré quelques jours plus tôt qu'il voulait "retrouver sa vie d'avant". Un aveu en forme d'insulte pour les familles des onze victimes, décédées le 20 avril sur la plate-forme. Cette fois, c'est un aveu d'impuissance qu'il livre jeudi, face à l'étendue de la marée noire, dans une interview publiée par le Financial Times .

    Cela fait près d'un mois et demi que le groupe pétrolier britannique est engagé dans une lutte contre la marée noire, provoquée par l'explosion d'une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique. Après de nombreuses tentatives pour stopper le flux de la fuite, le directeur a finalement reconnu que le groupe n'était pas préparé à un tel problème. Selon lui, il est même "entièrement juste" de critiquer BP dont l'équipement ne serait pas adapté aux fuites situées à 5.000 pieds en dessous du niveau de la mer. L'aveu concerne BP, mais Tony M. Hayward interpelle par la même occasion les autres grands groupes pétroliers et les milliers de plates-formes pétrolières essaimées sur les océans.

    Car selon le directeur général, aucun d'entre eux ne dispose à ce jour de techniques efficaces de gestion de catastrophe. Embourbées dans un scénario identique à celui qui se déroule actuellement, elles seraient toutes contraintes d'utiliser de vieilles méthodes pour parer à la crise, comme semblent le faire actuellement les autorités de Louisiane et le géant pétrolier. "Nous n'avions pas les instruments qu'il aurait fallu dans notre trousse à outils", admet-il dans le quotidien financier. Tout en estimant toutefois que BP avait "très bien réussi" à empêcher la marée noire de trop souiller les côtes. Mais sur "l'étendue (du problème) une petite partie nous a échappé", concède-t-il. Il a aussi évalué à "une chance sur un million" le risque d'une telle explosion, un risque qu'il faut abaisser à "un sur un milliard ou un sur mille milliards", a-t-il précisé. Des propos qui passent mal pour le président de la municipalité de Plaquemines Parish en Lousiane. "Tout ce qu'il fait est de donner des excuses et de défendre des affirmations ridicules", indique-t-il. "C'est une bonne chose qu'aucun d'entre nous ne l'ait rencontré, l'un de nous aurait fini en prison", menace-t-il sous le coup de la frustration dans un quotidien local.

    Les prévisions financières plongent

    Les agences de notation n'ont, elles, pas cédé à l'émotion. Jeudi, elles ont abaissé la note de crédit de la compagnie pétrolière de AA+ à AA pour Fitch, et de Aa1 à Aa2 (Moody's). Les prévisions pour le groupe demeurent de fait négatives. La lutte contre cette marée noire a pour l'instant coûté plus de 800 millions d'euros à BP, mais certains analystes estiment que le total des coûts pour la compagnie pourrait grimper à 20 milliards de dollars. À la Bourse, le titre a, quant à lui, sombré dans les abysses de la méfiance. L'action aurait perdu le tiers de sa valeur depuis le 20 avril, soit 50 milliards de dollars. L'avenir de BP se lit déjà dans le marc de pétrole, pour certains analystes.

    Les turbulences financières du groupe suite à la catastrophe se répandent également sur le champ politique. Deux sénateurs démocrates américains ont demandé mercredi au patron du groupe pétrolier de ne pas payer de dividendes à ses actionnaires, tant que les coûts de la marée noire n'auront pas été calculés. "Nous trouvons incompréhensible que BP rémunère ses actionnaires alors que le coût total de la marée noire de BP n'a pas été estimé", ont écrit les sénateurs Charles Schumer et Ron Wyden dans une lettre à Tony Hayward. En 2009, BP avait payé 10,4 milliards de dollars à ses actionnaires, selon son rapport annuel. Les prochaines dividendes devraient être versées en juin prochain. Attendu vendredi en Lousiane pour sa troisième visite, Barack Obama pourrait donner son point de vue sur la question.

     

    Marée noire: les scientifiques incertains quant à l'étendue du désastre

    De Jean-Louis SANTINI (AFP) – Il y a 12 heures

    WASHINGTON — La marée noire dans le golfe du Mexique, la pire dans l'histoire des Etats-Unis et qui pourrait encore durer des mois, fait craindre un désastre sans précédent pour les écosystèmes des fonds marins et des côtes, dont l'ampleur plonge les experts dans une totale incertitude.

    "La situation pour l'environnement est la pire que j'ai jamais vue sans pouvoir évaluer quel en sera l'impact (...) qui se fera certainement ressentir pendant plusieurs années", a résumé Michel Boufadel, président de la chaire d'ingéniérie environnementale à l'Université de Temple en Pennsylvanie (est), un des experts privés consultés par le gouvernement américain.

    "La seule chose sûre dans le golfe c'est le haut degré d'incertitude", a-t-il poursuivi dans un entretien à l'AFP soulignant le grand nombre de variables en jeu.

    Il se faisait l'écho de Lisa Jackson, directrice de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) qui a récemment dit que "les effets à long terme (de la nappe de pétrole, ndlr) sur la vie aquatique restent inconnus".

    La fuite du puits à 1.500 mètres de profondeur a commencé il y a plus de six semaines après l'explosion et le naufrage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon de BP, à 80 km des côtes de Louisiane.

    La grande question est de savoir quels seront les effets des particules de pétrole et des composants chimiques du dispersant utilisé à la source de l'écoulement du brut sur la chaîne alimentaire des divers organismes des eaux du golfe, a précisé l'expert.

    Le dispersant et le brut qu'il décompose en gouttelettes pour le rendre plus biodégradable, forment des panaches au fond de l'océan à proximité du puits endommagé d'où s'écoulent chaque jour entre 2 et 3 millions de litres de brut, selon les estimations des experts mandatés par l'administration américaine.

    Ces particules sont en suspension dans l'eau et peuvent se coller à des petites plantes et nutriments qui descendent se déposer au fond de l'océan où ils sont consommés par tous les organismes qui y vivent.

    Le fait que le pétrole et le dispersant contiennent une variété de substances chimiques "rend plus difficile de prédire l'impact à long terme sur les différentes espèces" avec la possibilité de mutations génétiques ou la disparition pure et simple de certains animaux qui pourrait bouleverser l'écosystème, a expliqué Michel Boufadel.

    Il a noté le peu d'études faites jusqu'ici sur l'impact écologique d'une marée noire dans les grands fonds océaniques et sur l'effet de l'énorme pression de l'eau sur la composition des dispersants, jamais utilisés auparavant à une telle profondeur.

    Eric Gordes, un biologiste marin, également de l'Université Temple, craint qu'un autre panache de pétrole et de dispersant en suspension ne soit transporté par les courants de fond vers des massifs coralliens qui se trouvent à une quarantaine de kilomètres au nord de la fuite.

    "Le pire qui pourrait arriver, c'est que ces coraux soient étouffés par ces particules et détruits", a-t-il dit à l'AFP.

    Selon, Douglas Rader, chef océanographe de l'Environmental Defense Funds, un groupe privé de défense de l'environnement, "cette marée noire est le pire scénario car elle affecte à la fois les écosystèmes côtiers et en haute mer, un fait sans précédent".

    Les eaux du golfe du Mexique sont parmi les plus riches en poissons et fruits de mer dans le monde, représentant dix milliards de dollars de revenus par an aux Etats riverains dont notamment la Louisiane, a-t-il souligné.

    Des bancs de sable contre la marée noire

    Le gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, a déclaré mercredi que la Maison-Blanche avait accepté l'édification de bancs de sable artificiels pour protéger les côtes de la marée noire qui s'étend dans le golfe du Mexique. Ce plan s'ajoute aux quatre autres projets validés par l'administration Obama et à celui du corps du génie. Ils seront tous financés par BP, la compagnie pétrolière propriétaire du puits à l'origine de la catastrophe.


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    Romandie News

    Marée noire: Obama veut poursuivre les responsables, nouvel essai de BP

    PORT FOURCHON (Etats-Unis) - Barack Obama a promis mardi que les responsables de la marée noire qui souille le golfe du Mexique rendront des comptes, au moment où BP disait espérer contenir la fuite "dans les prochaines 24 heures" grâce à une nouvelle opération pour siphonner le brut.

    "Si nos lois ont été violées (...), je promets solennellement de faire comparaître les responsables devant la justice, au nom des victimes de cette catastrophe et des habitants de la région" du golfe du Mexique, a martelé le président américain depuis la Maison Blanche.

    Auparavant, il s'était entretenu avec les dirigeants d'une commission d'enquête qu'il a nommée pour étudier les circonstances de la catastrophe.

    Dans cette logique, M. Obama a envoyé son ministre de la Justice Eric Holder sur place en Louisiane (sud) mardi. Ce qui tendrait à indiquer, écrit le Washington Post, que "la catastrophe écologique pourrait faire l'objet d'une enquête criminelle".

    Depuis Port Fourchon en Louisiane, Doug Suttles, le directeur d'exploitation de BP, a dit ne pas être inquiet au sujet d'éventuelles poursuites, affirmant que les relations entre le géant pétrolier et le gouvernement américain n'étaient "pas du tout tendues".

    M. Suttles a également dit son espoir que la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire puisse être contenue "dans les prochaines 24 heures" grâce à la pose d'un "entonnoir" sur le gisement. Le dispositif est censé récupérer le brut qui s'écoule à 1.500 mètres de profondeur pour le stocker sur un bateau qui mouille en surface.

    L'opération consiste à envoyer des "robots sectionner l'oléoduc endommagé. Ensuite, une scie à diamant va opérer une coupe nette au sommet du puits", ainsi que l'a expliqué Bob Dudley, un haut responsable de BP sur CNN mardi matin. La dernière étape verra la pose de "l'entonnoir".

    Selon les estimations de l'administration américaine, entre 72 millions et 113 millions de litres de brut se sont déjà écoulés dans la mer depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril.

    Et, a prévenu Carol Browner, la conseillère de Barack Obama pour les questions d'énergie et de changement climatique, le risque est réel que la nouvelle opération augmente, du moins temporairement, de 20% le volume de brut qui se déverse.

    Pour espérer mettre un terme à l'écoulement de pétrole, il faudra toutefois attendre le mois d'août et la pose de puits de secours, censés soulager le gisement fautif en pompant le pétrole et le gaz qui en sortent, indiquent de concert l'administration et les responsables de BP.

    Ces puits de secours ont été mis en chantier début mai. Le premier devrait être prêt "aux alentours de la mi-août", a expliqué Carol Browner mardi sur CNN.

    A ces défis techniques s'ajoute la composante météorologique, puisque mardi a commencé la saison des ouragans, que les experts prédisent particulièrement active.

    "Si les ouragans atteignent le golfe du Mexique, le navire (chargé de recueillir le brut) ne pourra plus rester, ce qui veut dire que le flux ne sera pas atténué", a déploré Mme Browner.

    En cas d'ouragan, le vent pourrait pousser le pétrole à l'intérieur des marais de Louisiane et endommager le fragile écosystème local.

    Pour BP, les répercussions financières de la marée noire se font déjà sentir: M. Suttles a indiqué que les dépenses engagées par le groupe pour lutter contre la catastrophe avaient franchi "le cap du milliard de dollars".

    (©AFP / 01 juin 2010 20h16)

     

    USA/marée noire: BP veut fixer un entonnoir pour pomper le pétrole

    LA NOUVELLE ORLEANS (Etats-Unis) - Le nouveau dispositif prévu par BP pour colmater la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique ne vise pas à stopper l'écoulement, mais à le canaliser avec un énorme entonnoir métallique permettant de siphonner le brut jusqu'à un navire à la surface.

    Baptisée "Lower marine riser package" (LMRP), la manoeuvre est particulièrement délicate à cette profondeur (1.500 mètres). Toutes les précédents opérations de BP ont échoué depuis le naufrage de la plateforme à l'origine de la marée noire, le 22 avril.

    Actuellement, le pétrole s'écoule du gisement via un oléoduc endommagé relié à une énorme valve métallique rivée au sol sous-marin.

    Avant d'installer l'entonnoir de métal destiné à aspirer les hydrocarbures, BP entend se débarrasser de l'oléoduc défectueux en le sectionnant à plusieurs niveaux.

    Une première coupe doit être réalisée avec une puissante pince métallique reliée à la surface grâce à un câble. Cette coupe est destinée à éviter une trop forte pression sur l'oléoduc.

    La deuxième, au point de jonction entre l'oléoduc et la tête de la valve, doit être effectuée avec une lame en diamant, afin d'obtenir une coupe aussi parfaite que possible pour que l'entonnoir puisse être installé proprement.

    L'oléoduc sectionné va alors être remonté à la surface grâce à une grue. A ce stade, le flot de pétrole devrait augmenter temporairement.

    A la place de l'oléoduc, les équipes d'intervention vont fixer l'entonnoir sur la tête de la valve grâce à une fermeture sous pression conçue pour ne laisser passer qu'un minimum d'eau afin de pomper plus efficacement le pétrole.

    Le pétrole sera alors aspiré grâce à un tuyau reliant l'entonnoir à un navire.

    BP a également prévu un dispositif pour empêcher l'apparition d'hydrates similaires à de la glace, qui se forment lorsque l'eau froide se mélange avec le gaz naturel. La formation de ces cristaux avait contrecarré la première tentative de BP, qui consistait à poser un énorme couvercle sur la valve.

    BP a souligné que cette nouvelle tentative ne permettrait pas d'arrêter le flux de pétrole mais seulement de limiter son écoulement jusqu'à ce que le forage des puits de secours soit achevé, ce qui devrait être fait en août.

    <org idsrc="ISIN" value="GB0007980591">BP</org>

     

     

     

     

     

    Obama rencontre la commission d'enquête sur la marée noire

     

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    WASHINGTON (AP) — Le président américain Barack Obama devait tenir mardi sa première réunion avec les deux co-présidents de la commission indépendante chargée d'enquêter sur la marée noire dans le golfe du Mexique, tandis que British Petroleum (BP) se prépare à une nouvelle tentative pour arrêter la fuite de pétrole.

    Nommée il y a moins de deux semaines, la commission doit notamment se pencher sur les causes de la fuite de pétrole, sur la sécurité des puits offshore et sur le fonctionnement des agences fédérales supervisant les forages.

    Cinq de ses membres doivent encore être nommés. Ses deux vice-présidents sont Bob Graham, un démocrate qui a été deux fois gouverneur de Floride avant de siéger au Sénat américain de 1987 à 2005, et William Reilly, qui dirigeait l'Agence de protection environnementale (EPA) pendant la présidence de George Bush père.

    La réunion à la Maison Blanche intervient trois jours après que BP a annoncé l'échec de sa dernière tentative pour reboucher son puits, qui continue donc de fuir par 1.500m de fond.

    Vendredi dernier, le président Obama s'est rendu sur les côtes de Louisiane pour évaluer la situation et assurer aux habitants des zones sinistrées que son administration faisait tout son possible pour les aider.

    La marée noire a commencé avec l'explosion de la plate-forme de forage de BP, Deepwater Horizon, qui a tué onze ouvriers le 20 avril dernier. En six semaines, entre 75 et 163 millions de litres de brut se sont déversés dans le golfe du Mexique, selon les estimations du gouvernement américain. Cette marée noire est la pire de l'histoire des Etats-Unis.

    Samedi, BP a annoncé l'échec de sa tentative de "top kill", qui consistait à injecter des boues lourdes dans le puits. Barack Obama a jugé cet échec aussi "rageant que navrant".

    British Petroleum doit entamer mercredi une nouvelle procédure. Baptisée "top-and-cap", elle consiste à poser un couvercle sur la tête du puits afin de pouvoir siphonner le pétrole jusqu'en surface.

    Cependant, le scénario qui présente le plus de chances de succès repose sur deux puits de secours, qui ne devraient pas être prêts avant le mois d'août. BP a commencé à forer le premier le 2 mai et le second le 16 mai.

    Ces puits suivent une route parallèle au puits d'origine sur environ 1,5km sous le plancher marin puis ils partent en diagonale pour croiser le puits d'origine juste au-dessus de la poche de pétrole. BP a ensuite l'intention d'injecter des boues lourdes dans ces deux puits secondaires afin de stopper le flux de pétrole qui s'échappe de la nappe souterraine. Enfin, du ciment devrait y être introduit afin de sceller le puits définitivement.

    D'après un spécialiste, BP a peu de chances de parvenir dès le premier coup à ce que ses puits forés croisent le puits d'origine. "S'ils y arrivent en trois ou quatre fois, ils auront beaucoup de chance", commente David Rensink, le président élu de l'Association américaine des géologues pétroliers, qui a 39 ans d'expérience dans l'industrie pétrolière, dont la majeure partie en exploration offshore (haute mer).

    Il faudra s'y reprendre à plusieurs fois et cela devrait prendre des semaines mais, selon des scientifiques et BO, cela finira par fonctionner. AP

    cb/v/st

    Marée noire: nouvelle tentative de BP pour contenir la fuite

    PORT FOURCHON, Louisiane (AP) — BP a commencé mardi à sectionner une colonne du puits à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, ont annoncé les Gardes-côtes américains.

    Il pourrait falloir attendre trois jours avant que le pétrole soit contenu et siphonné jusqu'à la surface, a précisé l'amiral Thad Allen. BP doit encore sectionner une colonne avant de pouvoir recouvrir la fuite à l'aide d'un couvercle.

    BP procède à une nouvelle tentative pour contenir la fuite de pétrole consécutive à l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon qui a fait 11 morts le 20 avril.

    Même en cas de succès, la durée de vie de cette procédure est incertaine, la meilleure solution restant de creuser des puits de secours, une opération qui ne pourrait pas être achevée avant le mois d'août. AP

    jp/v

     

     

     

    Marée noire : BP espère que l'entonnoir sera posé d'ici à 24 heures

    (AFP) – Il y a 3 heures

    PORT FOURCHON, Etats-Unis — Le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, a indiqué mardi que le groupe pétrolier espérait pouvoir contenir la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique grâce à la pose d'un entonnoir "dans les prochaines 24 heures".

    "Si tout se passe bien, dans les prochaines 24 heures, nous pourrons contenir" la fuite, a dit M. Suttles lors d'une conférence de presse en Louisiane (sud).

    Le groupe britannique a lancé une nouvelle opération visant à siphonner le pétrole qui s'écoule en plaçant un "entonnoir" à 1.500 mètres de profondeur et en transférant le liquide à bord d'un bateau en surface. La manoeuvre implique notamment de retirer un oléoduc défectueux, relié au puits, en le sectionnant à plusieurs endroits.

    "Nous progressons, a assuré M. Suttles. Nous allons couper le tuyau aujourd'hui (mardi) et poser le chapeau sur le puits" par la suite.

    Jusqu'ici, les multiples initiatives de BP pour colmater la fuite se sont avérées inefficaces.

    Mais "nous avons appris des précédentes tentatives, c'est pourquoi je pense que nous avons une très bonne chance", a estimé M. Suttles.

    "Nous ne pouvons garantir la réussite" de l'opération, a-t-il toutefois ajouté, soulignant la complexité d'opérer à une telle profondeur.

    Selon les estimations de l'administration Obama, entre 72 millions et 113 millions de litres de brut se sont déjà écoulés dans la mer depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril.

    Le président américain Barack Obama a promis mardi de faire en sorte que les responsables de la marée noire rendent des comptes devant la justice.

    Interrogé sur la perspective d'éventuelles poursuites devant la justice américaine, le responsable de BP a assuré que cela "n'interférait pas" avec les efforts entrepris pour contenir la catastrophe.

    "Je ne suis pas inquiet", a également dit M. Suttles, affirmant que les relations entre le géant pétrolier et le gouvernement américain n'étaient "pas du tout tendues".

    Doug Suttles a également confirmé que les dépenses engagées par BP pour lutter contre la marée noire avaient franchi "le cap du milliard de dollars".

     

     

    BP s'effondre en Bourse après l'échec de sa tentative de colmatage du puits

    BP s'est effondré mardi à la Bourse de Londres, portant la chute de sa valeur depuis le début de la marée noire à plus d'un tiers, les investisseurs s'alarmant de l'échec de sa dernière tentative pour arrêter la marée noire, qui lui a coûté déjà près d'un milliard de dollars.

    L'action du groupe pétrolier a chuté de 13,10% à 430 pence, après avoir perdu jusqu'à 16,9% en fin de matinée, à 411 pence, dans un marché qui a fini en baisse de 0,49%.

    Cette nouvelle dégringolade boursière a porté à plus de 37%, à son plus fort, la baisse de la valeur boursière de BP, depuis l'explosion et le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon, que le groupe exploitait dans le Golfe du Mexique, au large de la Louisiane.

    Ce sinistre est à l'origine de ce qui s'annonce comme la pire catastrophe écologique de l'histoire des Etats-Unis.

    Cette chute a fait fondre de 178 milliards de dollars fin avril à moins de 117 milliards cette séance la valorisation boursière de BP.

    Autrement dit, ce sont plus de 60 milliards de dollars de valeur boursière du groupe qui sont partis en fumée, dont près de 20 milliards ce mardi.

    Depuis que samedi, BP avait annoncé l'échec de sa tentative de cimentation (ou "top kill") du puits de Deepwater Horizon, les investisseurs n'avaient pas été en mesure de réagir avant ce mardi car la Bourse de Londres et Wall Street, étaient fermées lundi en raison de jours fériés.

    BP a annoncé ce mardi que le total de ses dépenses liées à la marée noire s'était rapproché encore un peu plus de la barre fatidique du milliard de dollars, qu'il devrait franchir très prochainement.

    Le groupe a indiqué que la marée noire lui avait déjà coûté 990 millions de dollars, toutes dépenses confondues (frais de confinement et de nettoyage, tentatives pour mettre fin à la fuite de pétrole, aides aux Etats riverains, dommages déjà remboursés...). Dans sa précédente estimation vendredi, la compagnie avait évalué la facture à 930 millions de dollars.

    Certains commentateurs commençent à estimer que BP ne devienne, si la situation se prolongeait, une cible d'OPA toute désignée.

    Tony Shepard, de la maison de courtage Charles Stanley, remarquait que "le meilleur espoir d'interrompre la marée noire repose désormais dans le forage de puits de secours, qui a commencé mais qui risque de ne pas être achevé avant août".

    "Avec la perspective de plusieurs mois de pollution supplémentaire, BP et l'ensemble du secteur pétrolier vont se retrouver sous une pression grandissante", ajoutait-il, prévenant qu'"un moratoire sur les nouveaux forages et une nouvelle réglementation vont conduire à une hausse des coûts de production".

    De plus, "il est difficile de mesurer les dommages sur la réputation de BP, mais le marché nord-américain de l'énergie est important pour toutes les +majors+ du pétrole", a-t-il dit.

    Un avis partagé par Joshua Raymond, stratégiste chez City Index, qui prévenait que "beaucoup d'espoir avait été placé dans l'opération de colmatage, et son échec a retiré tout élan au cours de Bourse de BP, dans la mesure où chaque jour qui passe, le puits continue à fuir, et l'hémorragie des coûts se poursuit pour le groupe, sans parler des atteintes en termes de réputation".

    fpo/acd/dfg

     

     

    La Louisiane s’englue dans la marée noire

    Après le nouvel échec de BP à juguler la fuite de pétrole, la colère, au sud des États-Unis fait concurrence au désespoir. La fuite pourrait durer encore un mois…

    Le ton monte en Louisiane, à mesure que croît le désespoir. Alors que BP annonce un troisième échec dans ses tentatives de juguler la fuite de pétrole, le « wait and see » (attendre et voir) angoissé de la population avant que le brut ne s’échoue sur les côtes laisse place à une colère de plus en plus ouverte. Dimanche, un demi-millier de personnes ont manifesté à La Nouvelle-Orléans, dans le quartier français, pour exiger de la compagnie britannique qu’elle rebouche le puits endommagé et nettoie les ravages. Sur les pancartes, les lettres BP ont été déclinées en « Big Polluter » (gros pollueur) « Big Profits » (gros profits) « Bad Plan » (mauvaise stratégie). Les autorités fédérales se sont fait elles aussi épingler pour leur inaction, sommées de s’impliquer dans les opérations de colmatage laissées jusqu’à présent à la charge du groupe pétrolier.

    Car la compagnie ne fait que multiplier les ratés. Dernier en date, celui de l’opération Top Kill, donc, lancée jeudi dernier et avortée dimanche. Elle consistait à injecter un mélange boueux d’eau, de matière solide et de minerais afin de contrecarrer le flux de pétrole avant de cimenter la faille. BP se tourne à présent vers l’autre option – un temps mise de côté — de sectionner la partie haute du pipeline pour le « couvrir » d’une structure métallique permettant d’y siphonner directement le brut depuis la surface.

    Une tentative à la réussite incertaine et qui ne permettra, au mieux, que de limiter la fuite. Car ce n’est pas avant le mois d’août que les ingénieurs de BP espèrent la résorber, grâce au forage d’un puits secondaire. Au reste, le nouveau remède tenté cette semaine pourrait s’avérer pire que le mal. Dimanche, la Maison-Blanche faisait savoir que ce dispositif pourrait en effet augmenter temporairement le flux de pétrole d’environ 20 %. Un tableau bien plus pessimiste que celui dessiné par BP, laquelle ne cesse d’être chaque jour un peu plus entachée dans cette affaire. La semaine dernière, un rapport confirmait que des alertes avaient précédé l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, auxquelles les responsables du site n’auraient pas réagi suffisamment vite. Citant des documents de la compagnie, le New York Times affirme à présent qu’en juin 2009, des ingénieurs avaient mis en garde BP contre l’enveloppe métallique qu’elle comptait utiliser pour le coffrage, prédisant, le cas échéant, « le pire scénario ». En dépit de quoi le groupe pétrolier a maintenu son choix de matériau.

     

     

    Exclusif : un sous-marin nucléaire américain se prend le sonar dans la marée noire

    Losangles

    Selon nos informations, qui n'ont toutefois pas pu être recoupées, un sous-marin nucléaire d'attaque américain de classe Los Angeles en patrouille au large de la Louisiane serait brusquement devenu sourd comme un pot, à cause de la marée noire.

    En plongée, un sous-marin est complètement aveugle. Son seul contact avec l'extérieur sont ses oreilles, c'est-à-dire son sonar. L'incident aurait donc pû avoir des conséquences très graves.

    Son dôme sonar, en matériau composite, situé à l'avant de la coque, était en effet recouvert de ce qu'un spécialiste nomme joliment "une couche de mayonnaise" : du pétrole en émulsion dans l'eau de mer, une émulsion rendue stable par les produits déversés par BP afin de lutter contre la marée noire. Cette "mayonnaise" empêchait les ondes de passer ou les brouillait.

    Selon cette même source,  l'antenne sonar tractée derrière le sous-marin était également inutilisable. Le bateau a dû rentrer à son port, à petite vitesse et en immersion périscopique.

    Les experts savent que des panaches de pétrole circulent dans le Golfe du Mexique, à différentes profondeurs. Des sources américaines évoquent l'hypothèse que l'US Navy utiliserait ses sous-marins pour les localiser, ce qui n'a pas été confirmé officiellement. Si c'est le cas, cet incident montre que cela marche !

    Rédigé le 01/06/2010 à 19:31

     

     

    Marée noire: les USA manquent d'équipements, demandent l'aide internationale

    Les Etats-Unis manquent d'équipements spéciaux pour récupérer le pétrole à la surface de l'eau dans le golfe du Mexique où se propage une vaste marée noire et ont demandé l'aide internationale, ont annoncé mardi les gardes-côtes américains.

    Le commandant des gardes-côtes, l'amiral Thad Allen, a précisé au cours d'un point de presse que ce qui manquait le plus était des pompes pour récupérer le pétrole à la surface de l'eau. "Certains équipements dont nous avons le plus besoin en ce moment sont des équipements pour pomper le pétrole", a-t-il dit, ajoutant que des demandes d'aide avaient été adressées aux Pays-Bas, au Canada et au Mexique notamment. "Nous sommes en train d'étudier les propositions étrangères d'assistance", a ajouté l'amiral Allen. Les équipements permettant de pomper le brut à la surface de l'eau ou à le brûler sont d'autant plus importants en ce moment que la saison des ouragans à débuté mardi et qu'il se pourrait que la fuite ne soit pas arrêtée avant le mois d'août, a ajouté l'amiral. Le président américain Barack Obama a reconnu vendredi dernier lors de son deuxième déplacement en Louisiane -- Etat du sud du pays le plus touché par la marée noire -- que le nombre de barrages anti-pétrole était limité. "Nous allons essayer d'en faire fabriquer d'autres, mais cela va prendre du temps", avait-il lancé. (GFR)

    Marie-Noëlle Bertrand

    Cousin nage au secours des rives de la Louisiane

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    Créé le 01.06.10 à 03h47 -- Mis à jour le 01.06.10 à 03h47

    Le filet Seinip peut être trainé par des 
bateaux de p&ecirc;che pour r&eacute;colter jusqu'&agrave; 
25&nbsp;m3 de fuel &agrave; chaque passage.

    Le filet Seinip peut être trainé par des bateaux de pêche pour récolter jusqu'à 25 m3 de fuel à chaque passage.

    Dans le Nord-Pas-de-Calais, la pêche aux poissons, on connaît. La pêche au pétrole aussi. L'entreprise nordiste Cousin-Trestec, spécialiste des cordages de tous poils, a proposé ses services aux Américains englués dans la plus grande marée noire de leur histoire. Car Cousin-Trestec a mis au point un chalut antipollution capable de récolter le pétrole flottant à la surface de l'eau. Formé de micromailles en nylon, le chalut Seinip, en forme d'entonnoir, peut récolter de 8 à 20 m3 de pétrole à chaque passage pour un coût unitaire de 10 000 €. « Et il peut être tracté par deux bateaux de pêche », assure Pierre Lewille, directeur de Cousin-Trestec. Une fois rempli, le fond est détaché et stocké, et un nouveau fond est mis en place. « La capacité de ramassage est modeste, mais le système est très rapide à mettre en œuvre et peut servir pour protéger certaines zones particulières », plaide Pierre Lewille. L'entreprise assure être capable de faire produire les premières unités en deux semaines grâce à un partenariat avec un fabricant breton.O. A.

    Expérience

    Le chalut antipollution a été imaginé par Cousin-Trestec pour la première fois il y a trente ans, à l'occasion de la marée noire de l'Amoco Cadiz, qui avait souillé la côte nord du Finistère. Récemment, il a notamment servi pour récupérer le pétrole échappé de l'Erika (1999) et du Prestige (2002), constitué de fuel particulièrement lourd.

    Marée noire: les États-Unis ouvrent une enquête judiciaire

    Marée noire aux États-Unis

    L'une des pires marées noires de l'histoire des États-Unis menace les côtes de la Louisiane. Suivez le développement de cette «catastrophe nationale» et ses conséquences désastreuses pour l'environnement. »

    Les États-Unis ont ouvert une enquête judiciaire au... (Photo: Jae
 C. Hong, AP)

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    Les États-Unis ont ouvert une enquête judiciaire au civil et au pénal pour faire la lumière sur la marée noire dans le golfe du Mexique.

    Photo: Jae C. Hong, AP

    Agence France-Presse
    La Nouvelle-Orléans

    Les États-Unis ont ouvert une enquête judiciaire au civil et au pénal pour faire la lumière sur la marée noire dans le golfe du Mexique provoquée par l'explosion d'une plateforme exploitée par BP, a annoncé mardi le ministre américain de la Justice.

    «Nous avons ouvert une enquête judiciaire au pénal et au civil, c'est notre devoir en vertu de la loi», a déclaré Eric Holder lors d'une conférence de presse à La Nouvelle-Orléans.

    «Nous ne nous arrêterons pas avant que justice soit faite», a-t-il ajouté.

    Le ministre, qui a visité les côtes souillées mardi, a assuré que l'enquête pénale avait commencé «il y a quelques semaines» mais a refusé de dire quel type d'accusation était privilégié dans l'immédiat et si des responsables étaient désignés.

    «Nous n'avons pris aucune décision sur les responsabilités», a-t-il commenté.


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  • Marée noire : faut-il craindre une "tempête noire" ?

    Les météorologues s'inquiètent d'une possible combinaison de la marée noire et des ouragans à venir.

    La saison des cyclones inquiète les météorologues et les 
chercheurs américains.

    La saison des cyclones inquiète les météorologues et les chercheurs américains.

    Photo : AFP

    Alors que les tentatives de BP pour endiguer la marée noire sont pour l’heure restées vaines, la saison des ouragans qui débute mardi fait craindre une nouvelle catastrophe pour les côtes du Golfe du Mexique.

    Les météorologues sont inquiets. Selon les prévisions de l’Administration américaine fédérale océanique et atmosphérique (NOAA) la saison des ouragans (1er juin - 30 novembre) pourrait être l'une des "plus actives jamais connues".

    Entre 14 et 23 tempêtes tropicales pourraient se former. Trois à sept d'entre elles pourraient se transformer en ouragans majeurs de catégorie 3 avec des vents à plus de 175 km/h.

    Les experts estiment à 70 % la probabilité que ces projections se réalisent. En effet, le Golfe du Mexique et ses eaux chaudes constituent une véritable autoroute pour les cyclones, qui s'y forment ou y prennent une ampleur importante, avant de se déplacer vers le nord ou l'ouest en direction de la côte. C’est sur ce chemin, emprunté par les plus violents ouragans de l'histoire, Camille en 1969 et Katrina en 2005, que l'on trouve désormais la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire.

    Une possible combinaison aux conséquences dramatiques
    C'est la possible combinaison entre les ouragans et le pétrole qui est au coeur des préoccupations. Des vents violents et de larges vagues pourraient projetées le pétrole sur les côtes, à l'intérieur des terres, dans les estuaires et les zones humides sur des dizaines de kilomètres carrés.

    Si le scénario catastrophe de la "tempête noire" venait à se produire, les conséquences sur le long terme pourraient être désastreuses. Poussé dans les marécages des villes comme la Nouvelle-Orléans, le pétrole pourrait alors empêcher "le travail" des étendues marécageuses de la région qui jouaient jusqu'alors un rôle de ralentisseur naturel et minimisaient l'impact des ouragans. Sans barrière naturelle, certaines zones pourraient se retrouver beaucoup plus exposées aux tornades.

    Un scénario qui reste cependant hypothétique et très difficile à prévoir pour les météorologues; le seul précédent remontant à l'été 1979, quand les ouragans ont entravé la lutte contre la marée noire provoquée par une plate-forme mexicaine, Ixtoc 1, au large de la péninsule du Yucatan. L'ouragan Henri avait endommagé une tête de puits de 310 tonnes destinée à combler la fuite, la pire de toute l'histoire avec près de 530 millions de litres de pétrole déversés dans la mer.

    "Un ouragan pourrait diluer le pétrole"
    "Ce qui inquiète la plupart d'entre nous, c'est qu'un ouragan emmène le pétrole dans des endroits qui ne seraient pas sinon touchés durement, comme la péninsule de Floride et le Texas", résume Gregory Stone, directeur des études côtières à l'Université de Louisiane. Un ouragan de la puissance de Katrina serait "le pire des scénarios", estime Doug Inkley, chercheur à la Fédération nationale de la flore et la faune. "Cela étoufferait la végétation, on aurait des oiseaux et autres animaux mazoutés à grande échelle. Il est virtuellement impossible de nettoyer ce pétrole".

    Quant à Joe Bastardi, spécialiste des ouragans de la société de prévisions météo AccuWeather qui estime difficile de prévoir ce qui pourrait se passer, il nuance ces prévisions dramatiques : un ouragan pourrait également "contribuer à diluer le pétrole et le disperser, réduisant sa présence à des concentrations beaucoup moins dommageables que celles rencontrées actuellement".

     
     

     

     

    Marée noire: le Golfe du Mexique redoute à présent les ouragans, dont la saison débute mardi

     

    VENICE, Louisiane (AP) — La saison des ouragans dans l'Atlantique commence mardi, faisant peser une menace supplémentaire pour les côtes du Golfe du Mexique sinistré par une gigantesque marée noire, que BP ne parvient toujours pas à endiguer.

    Le Golfe du Mexique et ses eaux chaudes constituent une sorte d'autoroute à cyclones, qui s'y forment ou y prennent une ampleur explosive, avant de se déplacer vers le nord ou l'ouest en direction de la côte. Certains des plus violents ouragans de l'histoire s'y sont produits, comme Camille (1969) et Katrina (2005), qui avait ravagé les côtes de Louisiane.

    La saison des ouragans, qui débute mardi pour s'achever le 30 novembre, pourrait être une des "plus actives connues", selon les prévisions de l'Administration fédérale océanique et atmosphérique (NOAA). Entre 14 et 23 tempêtes tropicales pourraient se former, et de trois à sept pourraient se transformer en ouragans majeurs, de catégorie 3, avec des vents soutenus de plus de 175km/h.

    Selon les météorologues, le pétrole répandu par millions de litres dans les eaux du Golfe ne devrait pas avoir d'influence sur la formation des cyclones. Mais, redoutent-ils, la combinaison entre les éléments déchaînés et la pollution pourrait être catastrophique, projetant le pétrole sur les côtes et loin à l'intérieur des terres. "Il est difficile de prédire ce qui risque de se passer", note Joe Bastardi, spécialiste des ouragans de la société de prévisions météo AccuWeather.

    Le seul précédent remonte à l'été 1979, quand les ouragans ont entravé la lutte contre la marée noire provoquée par une plate-forme mexicaine, Ixtoc 1, au large de la péninsule du Yucatan. L'ouragan Henri avait endommagé une tête de puits de 310 tonnes destinée à combler la fuite, la pire de toute l'histoire -530 millions de litres de pétrole.

    Joe Bastardi, s'il reste prudent, pense aussi qu'un ouragan "pourrait grandement contribuer à diluer le pétrole" et le disperser. L'actuelle marée noire provoquée par l'explosion le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon au large de la Louisiane est la plus grave de l'histoire des Etats-Unis.

    D'après de nouvelles estimations rendues publiques la semaine dernière par l'Institut géologique américain, jusqu'à 193 millions de litres de pétrole -dans le meilleur des cas- pourraient se répandre dans le Golfe du Mexique d'ici le 1er août. Le scénario le plus pessimiste fait état de 378,5 millions de litres. En 1989, 42 millions de litres s'étaient répandus après le naufrage du pétrolier "Exxon Valdez" sur les côtes de l'Alaska, à la pointe nord-ouest des Etats-Unis.

    Dans l'actuelle marée noire, une partie du pétrole a touché les côtes de Louisiane, mettant en danger un écosystème particulièrement riche et mazoutant de nombreux oiseaux. Le pétrole s'est infiltré dans le complexe réseau d'étendues d'eau, bayous et marais formant une barrière naturelle contre l'élévation brutale du niveau des eaux. Si la végétation des marais devait mourir asphyxiée par le pétrole, l'intérieur des terres en Louisiane serait beaucoup plus exposé aux inondations, prévient Joseph Suhayda, directeur du Centre des ouragans de l'Université de Louisiane.

    Un ouragan de la puissance de Katrina serait en tout cas "le pire des scénarios", estime Doug Inkley, un chercheur de la Fédération nationale de la flore et la faune. "Cela étoufferait la végétation, on aurait des oiseaux et autres animaux mazoutés" à grande échelle, dit-il. "Il est virtuellement impossible de nettoyer ce pétrole", ajoute-t-il.

    "Il n'y a pas besoin d'un ouragan pour créer le chaos, même une tempête tropicale pourrait causer des problèmes", observe William Hawkins, directeur du Laboratoire de recherches de l'Université du Mississippi. La trajectoire des ouragans, en outre, est par nature difficile à prévoir.

    "Ce qui inquiète la plupart d'entre nous, c'est qu'un ouragan emmène le pétrole dans des endroits qui ne seraient pas sinon touchés durement, comme la péninsule de Floride et le Texas", résume Gregory Stone, directeur des études côtières à l'Université de Louisiane. AP

    ll/v0030/nc

     

    Le pétrole pourrait se déverser jusqu'en août

    Karin Zeitvogel
    Agence France-Presse
    Galliano

    Les autorités américaines et BP ont averti que du pétrole pourrait continuer à se déverser dans le golfe du Mexique jusqu'en août, alors que la compagnie pétrolière travaillait lundi à une nouvelle opération censée contenir la fuite de brut.

    Selon Carol Browner, la conseillère du président Obama pour les questions d'énergie et de changement climatique, il se pourrait que du pétrole «continue à s'écouler de ce puits jusqu'en août et l'installation de puits secondaires».

    Ces puits sont censés atténuer la pression qui s'exerce sur le puits principal pour pouvoir le sceller définitivement et stopper l'écoulement de millions de litres de brut dans les eaux du golfe.

    Mme Browner a affirmé dimanche qu'il s'agissait de «la pire marée noire de l'histoire des États-Unis».

    De son côté, John Currie, un porte-parole de BP, a admis lundi que «le forage de puits secondaires est la meilleure solution» pour en finir avec la fuite à l'origine de la marée noire.

    Les responsables de BP ont également indiqué que la mise en place du nouveau dispositif destiné à contenir la fuite pourrait prendre une semaine.

    Au contraire de l'opération de cimentation, baptisée «top kill», qui a échoué samedi, le nouveau procédé ne vise pas à arrêter la fuite de brut, mais à la contenir.

    Les ingénieurs prévoient de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une sorte de chapeau en métal permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface.

    Mais, a prévenu Mme Browner, le risque est réel que cette technique augmente, du moins temporairement, de 20% le volume de brut qui se déverse dans la mer.

    «Nous allons travailler à 1500 mètres de profondeur avec des robots. Nous allons prendre notre temps et faire preuve d'une extrême précaution. À la fin de la semaine», l'installation devrait être en place, a annoncé sur CNN Bob Dudley, le directeur général de BP.

    Et, prévient Larry Crowder, professeur de biologie marine à la Duke University, si la fuite devait effectivement continuer à souiller le golfe du Mexique pendant deux mois, il est presque acquis que le pétrole serait happé par le «Loop Current», un courant qui forme une boucle dans le golfe puis s'échappe par le détroit de Floride en direction de l'Atlantique où il se transforme en Gulf Stream.

    Dès lors, il faudrait s'attendre à ce que les Keys, l'archipel à la pointe de la Floride qui forme la troisième barrière de corail du monde, soit touché par le pétrole.

    Selon des estimations publiées par l'administration la semaine dernière, entre 72 millions et 113 millions de litres de brut se sont écoulés dans la mer depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril.

    En Louisiane, l'État le plus touché par la marée noire, les habitants n'hésitent plus à donner de la voix contre BP et la gestion de la crise par l'administration Obama.

    Dimanche, quelque 500 personnes ont bravé la pluie pour manifester dans le Quartier Français de La Nouvelle-Orléans. «Éco-meurtriers!», criait notamment Belinda Sopczak, une des manifestantes. Sur une pancarte, elle avait écrit «British Polluters» («Pollueurs britanniques»), jeu de mots sur British Petroleum dont BP est l'acronyme.

    Au micro de la radio locale WWL, le sénateur de Louisiane David Vitter s'est prononcé pour que la gestion de la crise se fasse «de façon militaire». «Nous avons besoin d'une chaîne de commandement de style militaire, où les ordres sont donnés et immédiatement exécutés», a dit M. Vitter.

    ccueil > Environnement > Actualité > Marée Noire > Marée noire en Louisiane : empoisonnés par le pétrole, les marécages se meurent

    environnement

    Marée noire en Louisiane : empoisonnés par le pétrole, les marécages se meurent

    Info rédaction, publiée le 31 mai 2010
     
    http://www.maxisciences.com

    La marée noire détruit peu à peu toute vie sur son passage

    La marée noire détruit peu à peu toute vie sur son passage

    Pass-a-Loutre, États-Unis - Alors que BP ne parvient toujours pas à colmater la fuite d'hydrocarbures qui contamine le golfe du Mexique depuis le 22 avril avril dernier, la nappe de pétrole a atteint le delta du Mississippi, et notamment Pass-a-Loutre, où elle se répand dans les marécages.

    "Tout est presque mort" ne peut que malheureusement constater Angelina Freeman, une scientifique venue observer les dégâts de la marée noire dans le delta du Mississippi. Le pétrole brut qui se répand sur les roseaux des marécages "est très noir. Il a un peu la substance sirupeuse du chocolat. Il est très épais" explique-t-elle.

    Depuis que la plateforme Deepwater Horizon a explosé puis sombré il y a plus d'un mois, ce sont entre 60.000 et 94.000 tonnes de pétrole qui se sont déversées dans le golfe du Mexique. Et alors qu'aucune des tentatives de BP pour maîtriser la fuite de pétrole n'a fonctionné, Olivier Brochenin, consul général de France à La Nouvelle-Orléans qui s'est rendu sur place pour constater l'ampleur des dégâts, évoque dansFrance Soir, un véritable "massacre", indiquant que "plus de 20% des zones de pêche sont déjà interdites à la récolte dans le golfe américain".

    Lorsque le pétrole se répand dans les marécages, il asphyxie et empoisonne des trésors de biodiversité. "C'est ici que les poissons élèvent leurs petits, que les oiseaux nidifient. [Ces marais] protègent les terres en amont des dégâts des tempêtes, filtrent l'eau en ralentissant le courant et en facilitant le dépôt de sédiments" explique Angelina Freeman.

    Et la crainte de voir disparaître ce milieu naturel exceptionnel est d'autant plus grande que la saison des ouragans s'annonce particulièrement violente. Des tempêtes pourraient emporter le pétrole plus en amont du Mississippi, dans des marécages pour l'instant épargnés par la marée noire (voir article).


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    Romandie News
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    Marée noire: échec du colmatage de la fuite, nouvelle approche en vue

    ROBERT (Etats-Unis) - BP mettait au point dimanche une nouvelle méthode pour arrêter la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique, après l'échec d'une tentative de colmatage du gisement samedi, alors que les Etats-Unis assistent "probablement à la pire catastrophe écologique" de leur histoire.

    "Nous sommes déçus" par l'échec de la tentative de colmatage de la fuite, a assuré Bob Dudley, le directeur général de BP, sur CNN dimanche. "Nous n'avons pas été en mesure de maîtriser l'écoulement du puits. Le flot était trop important. Nous n'avons pas été capables de renverser la pression" et de dompter le gisement de pétrole et de gaz.

    Cette option, hautement délicate et sans précédent à cette profondeur (1.500 mètres), consistait à envoyer dans le puits un mélange d'eau et de matières solides. Une fois le flux de pétrole stoppé grâce à cette "boue", il s'agissait de cimenter la source.

    Juste après l'annonce de l'échec, le président Barack Obama a qualifié ce nouveau revers de "navrant" et de "déchirant".

    Selon des experts mandatés par l'administration américaine, le pétrole s'est répandu dans le golfe du Mexique à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, le 22 avril.

    Et pour Carol Browner, conseillère de M. Obama pour les questions environnementales, qui s'exprimait dimanche sur NBC, la marée noire est "probablement la pire catastrophe écologique" qu'aient dû affronter les Etats-Unis.

    "C'est sans aucun doute la pire marée noire" de l'histoire du pays, a ajouté Mme Browner.

    C'est avec cette nervosité en toile de fond que BP, le groupe pétrolier qui exploitait la plateforme Deepwater Horizon, a annoncé qu'il travaillait à une nouvelle approche pour stopper la fuite.

    Tous les espoirs se portent désormais sur l'installation d'un dispositif prévoyant de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une structure permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface.

    "Ce dispositif n'est pas sans risque et n'a jamais été expérimenté auparavant à cette profondeur" de 1.500 mètres, a rappelé Barack Obama.

    Cette nouvelle approche ressemble fort à celle que BP avait tentée fin mai avec le couvercle de confinement qui n'avait pu fonctionner à cause de la formation de cristaux de glace sous l'effet du gaz et l'eau.

    "Si nous pouvons contenir le flot du puits entre maintenant et le mois d'août et l'extraire de l'océan, ce serait une issue positive. Ensuite, si nous parvenons à totalement arrêter la fuite grâce à un puits secondaire, ce serait également une bonne nouvelle", a expliqué Bob Dudley de BP sur CNN.

    Le groupe pétrolier place son espoir dans la construction de puits secondaires qui seront prêts en août pour définitivement boucher la fuite.

    Sur place, en Louisiane (sud), l'Etat le plus touché par la catastrophe, la colère a cédé la place à l'abattement.

     


    Le colmatage du puits de pétrole a échoué en Louisiane
    LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP | 30.05.10 | 08h08  •  Mis à jour le 30.05.10 | 09h09

    a dernière tentative de colmatage de la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique est un échec, a annoncé le groupe pétrolier BP dans la nuit de samedi 29 à dimanche 30 mai. Les experts de la compagnie pétrolière avaient d'abord cru à un succès de l'opération "top kill", avant de constater dans la nuit que le pétrole continue de s'échapper dans la mer par centaines de milliers de litres. Ils annoncent à présent leur intention de se tourner vers une nouvelle méthode pour mettre fin à la fuite.

     
    "Après trois jours entiers de tentative, nous avons été dans l'incapacité de contenir la fuite", a reconnu l'officier directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, lors d'un point de presse. Le président américain Barack Obama a de son côté exprimé son inquiétude après l'annonce de l'échec et mis en garde contre les risques de la nouvelle option."Alors que nous avons d'abord reçu des retours positifs sur l'opération, il apparaît clairement maintenant que cela n'a pas marché", a déclaré M. Obama dans un communiqué, après s'être entretenu avec de hauts responsables sur la situation dans le golfe du Mexique.

    Tous les espoirs portent désormais sur l'installation d'un nouveau dispositif prévoyant de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une structure permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface."Ce dispositif n'est pas sans risque et n'a jamais été expérimenté auparavant à cette profondeur" de 1 500 mètres, a rappelé le président américain. L'ancienne option, qui était déjà hautement délicate et sans précédent à cette profondeur, consistait à envoyer dans le puits un mélange d'eau et de matières solides. Une fois le flux de pétrole stoppé grâce à cette "boue", il s'agissait de cimenter la source. Peine perdue, les ingénieurs n'ont pas réussi à inverser la pression dans le puits.

    Pétrole et gaz continuent donc de s'échapper dans la mer, quarante jours après l'effondrement de la plate-forme à l'origine de la marée noire, pour venir s'échouer sur les côtes de Louisiane et des Etats voisins. Un panel d'experts mandaté par l'administration américaine a estimé jeudi qu'entre 2 et 3 millions de litres se sont écoulés chaque  jour depuis le début de la marée noire. Jusqu'à présent, les autorités et BP, groupe qui exploitait la plate-forme Deepwater Horizon, avaient estimé que 800 000 litres s'échappaient chaque jour à 1 500 mètres de profondeur.

    M. Obama s'est rendu vendredi en Louisiane, l'Etat le plus touché par la marée noire, annonçant à cette occasion le "triplement des effectifs" déployés dans les régions côtières touchées. Dans le même temps, cent vingt-cinq bateaux de pêche qui participaient à des opérations de nettoyage au large de la Louisiane étaient rappelés par précaution, quatre membres d'équipages ayant manifesté des problèmes de santé.

    La catastrophe est d'ores et déjà considérée comme la plus grave marée noire jamais survenue aux Etats-Unis et chaque nouvelle journée apporte son lot d'images de rivages souillés, d'animaux englués.

    a dernière tentative de colmatage de la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique est un échec, a annoncé le groupe pétrolier BP dans la nuit de samedi 29 à dimanche 30 mai. Les experts de la compagnie pétrolière avaient d'abord cru à un succès de l'opération "top kill", avant de constater dans la nuit que le pétrole continue de s'échapper dans la mer par centaines de milliers de litres. Ils annoncent à présent leur intention de se tourner vers une nouvelle méthode pour mettre fin à la fuite.

     

     
     
    "Après trois jours entiers de tentative, nous avons été dans l'incapacité de contenir la fuite", a reconnu l'officier directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, lors d'un point de presse. Le président américain Barack Obama a de son côté exprimé son inquiétude après l'annonce de l'échec et mis en garde contre les risques de la nouvelle option."Alors que nous avons d'abord reçu des retours positifs sur l'opération, il apparaît clairement maintenant que cela n'a pas marché", a déclaré M. Obama dans un communiqué, après s'être entretenu avec de hauts responsables sur la situation dans le golfe du Mexique.

    Tous les espoirs portent désormais sur l'installation d'un nouveau dispositif prévoyant de sectionner les pipelines endommagés et d'y ajuster une structure permettant de capturer le pétrole puis de le siphonner jusqu'à un navire en surface."Ce dispositif n'est pas sans risque et n'a jamais été expérimenté auparavant à cette profondeur" de 1 500 mètres, a rappelé le président américain. L'ancienne option, qui était déjà hautement délicate et sans précédent à cette profondeur, consistait à envoyer dans le puits un mélange d'eau et de matières solides. Une fois le flux de pétrole stoppé grâce à cette "boue", il s'agissait de cimenter la source. Peine perdue, les ingénieurs n'ont pas réussi à inverser la pression dans le puits.

    Pétrole et gaz continuent donc de s'échapper dans la mer, quarante jours après l'effondrement de la plate-forme à l'origine de la marée noire, pour venir s'échouer sur les côtes de Louisiane et des Etats voisins. Un panel d'experts mandaté par l'administration américaine a estimé jeudi qu'entre 2 et 3 millions de litres se sont écoulés chaque  jour depuis le début de la marée noire. Jusqu'à présent, les autorités et BP, groupe qui exploitait la plate-forme Deepwater Horizon, avaient estimé que 800 000 litres s'échappaient chaque jour à 1 500 mètres de profondeur.

    M. Obama s'est rendu vendredi en Louisiane, l'Etat le plus touché par la marée noire, annonçant à cette occasion le "triplement des effectifs" déployés dans les régions côtières touchées. Dans le même temps, cent vingt-cinq bateaux de pêche qui participaient à des opérations de nettoyage au large de la Louisiane étaient rappelés par précaution, quatre membres d'équipages ayant manifesté des problèmes de santé.

    La catastrophe est d'ores et déjà considérée comme la plus grave marée noire jamais survenue aux Etats-Unis et chaque nouvelle journée apporte son lot d'images de rivages souillés, d'animaux englués.

    Billy Nungesser, président du comté (paroisse) de Plaquemines, au sud de La Nouvelle-Orléans, a dit sur CNN dimanche que la nouvelle de l'échec de la tentative de cimentation samedi l'avait "anéanti".

    Il a dit n'avoir que peu d'espoir dans la nouvelle tentative de colmatage, et mise avant tout sur l'installation des "puits secondaires".

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    La Maison blanche prête "au pire" face à la marée noire

    Par Reuters, publié le 30/05/2010 à 10:07

    La conseillère du président Barack Obama pour l'énergie, Carol Browner, estime que la fuite du puits de pétrole de BP dans le golfe Mexique est "probablement le plus gros désastre environnemental" qu'aient jamais connu les Etats-Unis.

    Image 
satellite montrant l'avancée de la marée noire dans le Golfe du Mexique.
 BP a annoncé samedi l'échec et l'abandon de l'opération "top 
kill" de colmatage du puits de pétrole endommagé dans le golfe du 
Mexique et s'est tournée immédiatement vers une autre solution visant à 
couvrir la fuite. (Reuters/National Oceanic and Atmospheric 
Administration (NOAA)/Handout)

    Image satellite montrant l'avancée de la marée noire dans le Golfe du Mexique. BP a annoncé samedi l'échec et l'abandon de l'opération "top kill" de colmatage du puits de pétrole endommagé dans le golfe du Mexique et s'est tournée immédiatement vers une autre solution visant à couvrir la fuite. (Reuters/National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)/Handout)

    Le brut qui fuit depuis 40 jours par 1.600 mètres de fond à un débit quotidien de deux à trois millions de litres, souillant les côtes de la Louisiane, pourrait continuer à jaillir au moins jusqu'en août, a-t-elle prédit.

    Interrogée par la chaîne de télévision CBS, Browner a déclaré que l'administration américaine "se préparait au pire", et ce, "depuis le début" de la catastrophe, entraînée par une explosion de gaz qui a coûté la vie à onze employés de la plate-forme offshore exploitée par BP.

    British Petroleum a annoncé samedi l'échec et l'abandon de l'opération "top kill" visant à colmater le puits en injectant des boues de forage dans le puits et va tenter une nouvelle fois de mettre en place un couvercle de confinement étanche, en vue de pomper le brut sans colmater la fuite.

    Mais, même en cas de réussite de cette tentative, il ne s'agira pas d'une solution définitive et du pétrole pourrait continuer à polluer le golfe du Mexique, a estimé Browner.

    Pour sa part, le directeur de BP, Bob Dudley, a déclaré que la compagnie saurait dans un délai de quatre à sept jours si la tentative de prélever le gros du pétrole au niveau de la fuite pour le pomper vers la surface avaient des chances de succès.

    "Ces gens qui travaillent offshore sont incroyablement habiles à cet exercice. Nous leur demandons de faire l'équivalent d'une opération à coeur ouvert qui serait suivie par tout le monde à la télévision.

    En attendant, la colère et la frustration des riverains du golfe du Mexique et des autorités locales grandissent à l'égard de la compagnie pétrolière ainsi que du gouvernement fédéral, qu'ils jugent insuffisamment mobilisés pour sauver leurs côtes en les protégeant par des digues de sable.

    Rober Dudley a promis sur CNN de "redoubler d'efforts pour s'assurer que le pétrole serait tenu à l'écart des plages de Louisiane".

    Très critiqué lui aussi pour sa passivité supposée, Obama a déclaré que la poursuite de la fuite était une "agression contre les riverains du Golfe, leur gagne-pain et un patrimoine naturel qui nous appartient tous. C'est rageant et cela brise le coeur", a-t-il assuré.

    USA: "la pire marée noire"

    AFP
    La marée noire qui souille le golfe du Mexique depuis cinq semaines est "probablement la pire catastrophe écologique qu'aient dû affronter les Etats-Unis", a estimé dimanche sur NBC Carol Browner, la conseillère du président Obama pour les questions d'environnement.


    "C'est sans aucun doute la pire marée noire", a ajouté Mme Browner qui s'exprimait dans le programme dominical de NBC "Meet the Press". "Cela veut dire qu'il y a plus de pétrole qui s'écoule dans le golfe du Mexique qu'à n'importe quel autre moment de notre histoire. Et cela signifie qu'il y a davantage de pétrole" que lors de la marée noire provoquée par le naufrage de l'Exxon Valdez en Alaska en 1989, a souligné Carol Browner.

    Hier, une nouvelle tentative de colmatage de la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire a échoué. Le groupe pétrolier BP a annoncé qu'il allait se tourner vers une nouvelle méthode pour mettre fin à la fuite. Selon les estimations d'experts, entre 60.000 à 94.000 tonnes de pétrole se sont déversées dans le golfe du Mexique depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril.

    tsrinfo.ch
     
    Marée noire: après l'échec de sa tentative de colmatage, BP va tenter de "confiner" la fuite de pétrole
    30 mai 2010 22:13

    Après l'échec de sa tentative de colmatage, BP va tenter une nouvelle fois de mettre en place un couvercle de confinement étanche afin de pomper le brut sans colmater la fuite. Or même en cas de réussite, il ne s'agira pas d'une solution définitive et du pétrole pourrait continuer à polluer les côtes nord du golfe du Mexique En attendant, la colère et la frustration des riverains du golfe du Mexique et des autorités locales grandissent à l'égard de la compagnie pétrolière ainsi que du gouvernement fédéral, qu'ils jugent insuffisamment mobilisés pour sauver et protéger leurs côtes.

     

     

     

    Marée noire: probablement la pire catastrophe naturelle des Etats-Unis, selon une conseillère d'Obama

     

    WASHINGTON (AP) — La responsable de la politique énergétique à la Maison Blanche, Carol Browner, a déclaré dimanche que la marée noire dans le golfe du Mexique était probablement la pire catastrophe environnementale de l'histoire des Etats-Unis.

    "C'est probablement la pire catastrophe environnementale à laquelle nous ayons été confrontés dans ce pays", a déclaré Mme Browner sur NBC.

    Elle a par ailleurs affirmé que l'administration américaine était "préparée au pire", c'est-à-dire l'hypothèse où la fuite de pétrole continuerait jusqu'à la fin des travaux de creusement de puits de secours, prévue pour août. Cette solution est considérée comme la plus efficace pour stopper la marée noire.

    Carol Browner a précisé que le gouvernement avait ordonné à British Petroleum (BP) de creuser deux puits de secours au cas où le premier ne fonctionnerait pas.

    "Le puits de secours à la fin août marquera certainement la fin de cette histoire", a reconnu sur ABC le directeur de la gestion chez BP, Robert Dudley. "Mais nous n'avons pas réussi à mettre la bête à tête hier".

    La fin août correspondrait par ailleurs au milieu de la saison des ouragans dans l'Atlantique, qui commence mardi. Le pétrole ne devrait pas jouer de rôle sur la formation de tempêtes, mais d'éventuels ouragans pourraient pousser encore plus d'hydrocarbures vers les côtes.

    La fuite est déjà à l'origine de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. Dans le meilleur des scénarios, ce sont déjà 68 millions de litres de pétrole qui se sont répandus en mer. Dans le pire des cas, on parle de 151 millions de litres.

    En 1989, 42 millions de litres s'étaient répandus après le naufrage du pétrolier Exxon Valdez sur les côtes de l'Alaska, à la pointe nord-ouest des Etats-Unis. AP

    st/v/jp/v

     

     

     

     

    Marée noire: BP tente de boucher le puits, l'Amérique compte les heures

    De Karin ZEITVOGEL (AFP) – Il y a 1 jour

    LA NOUVELLE-ORLÉANS — Le groupe BP demandait samedi de la "patience" aux Américains suspendus à sa tentative de colmatage de la fuite de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique et dont la réussite -ou l'échec- pourrait être connue au cours du week-end.

    L'opération "se poursuit en ce moment" et son résultat pourrait être connu dimanche, a indiqué samedi un porte-parole du géant pétrolier britannique, Robert Wine.

    "Il n'y a pas d'heure limite", a-t-il toutefois souligné. "Nous ne travaillons pas en fonction du temps, nous travaillons en fonction de ce que l'on constate au niveau du puits".

    "A ce stade, l'opération n'a pas permis d'arrêter le flux (de pétrole). C'est ce que je sais. Ce que je ne sais pas, c'est si ça finira pas marcher ou non", a pour sa part déclaré le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles.

    "L'équipe procède à une estimation de la situation (...) pour savoir si nous devons continuer l'opération ou nous orienter vers une (autre) solution", la pose d'un couvercle de confinement, a-t-il ajouté.

    L'opération hautement délicate et sans précédent à cette profondeur (1.500 mètres) consiste à envoyer dans le puits un mélange d'eau et de matières solides. Une fois le flux de pétrole stoppé grâce à cette "boue", il s'agira de cimenter la source.

    En sus, BP, qui exploitait la plateforme dont le naufrage le 22 avril a provoqué la catastrophe, a également injecté des débris pour faciliter le colmatage.

    BP est soumis à une forte pression de la part de l'opinion publique américaine et de l'administration Obama, hantée par le désastre politique qu'avait entraîné l'inertie du gouvernement Bush face au cyclone Katrina en 2005, dans la même région.

    Le péril est de taille: le pétrole s'est répandu dans le golfe à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, selon des experts mandatés par l'administration américaine.

    Le président Barack Obama s'est rendu vendredi en Louisiane (sud), l'Etat le plus touché par la marée noire. Il a annoncé à cette occasion le "triplement des effectifs" déployés dans les régions côtières touchées.

    "Je suis ici pour vous dire que vous n'êtes pas seuls", a-t-il lancé aux habitants. "On ne vous abandonnera pas, on ne vous laissera pas tomber", a assuré Barack Obama, qui s'est rendu sur une plage à Port Fourchon où il a constaté par lui-même la présence de billes de goudron.

    La catastrophe est d'ores et déjà considérée comme la plus grave marée noire jamais survenue aux Etats-Unis et chaque nouvelle journée apporte son lot d'images de rivages souillés, d'animaux englués.

    Les dégâts sont particulièrement importants dans certains marais, comme à Pass-a-Loutre (Louisiane). "Ici, il n'y a rien. Tout est presque mort", constate Angelina Freeman, une scientifique travaillant sur l'impact de la marée noire.

    Quelque 20.000 personnes participent aux opérations visant à endiguer la marée noire. Lors de son intervention en Louisiane vendredi, Barack Obama a promis de nouveaux barrages anti-pétrole.

    La lutte contre la marée noire implique également l'usage -controversée- de dispersants dont 3,3 millions de litres ont été répandus jusqu'à présent. L'Agence américaine de l'Environnement (EPA) a néanmoins indiqué que BP utilisait désormais moins de produits chimiques pour disperser le pétrole.


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