• IL Y A UN AN…. XYNTHIA

    Il y a tout juste un an...

    Après Martin le 27 décembre 1999...

    Après Klaus le 24 janvier 2009...

    Xynthia dévastait le littoral vendéen et charentais dans la nuit du 27 au 28 février 2010.

    Un an après, la vie a repris et tout semble être redevenu comme avant, mais les cicatrices ne sont pas refermées. De nombreux sinistrés sont encore relogés dans des abris de fortune. Certains ont regagné leur maison, qu’ils essaient de remettre en état. D’autres sont partis ; certains même ont quitté la région.

    Trois tempêtes meurtrières en dix ans ont eu raison de leurs forces.

    Ceux qui vivent de la mer ont payé deux fois : ils ont perdu leur toit, mais aussi leur outil de travail… et pour certains deux, voire trois fois en dix ans. A peine avaient-ils reconstruit, que tout a été emporté en quelques heures, le temps d'une marée "pas comme les autres".

    Les zones jaunes, oranges, noires ne sont pas encore vraiment définies. Certains voudraient retourner vivre dans leur maison, mais s’attendent à sa destruction, et d’autres voudraient voir leur ancienne demeure démolie, mais elle n’est pas dans une zone qui doit être rendue à la nature.

    Chaque cas est particulier, unique...

    Aucune solution collective ne sera satisfaisante.

    Parmi les victimes, nombreux sont ceux qui gardent encore dans leur chair les stigmates de cette nuit d’horreur… et si leur chair n’a pas souffert, comment oublier les heures d’angoisse, dans une eau à 8°C, accrochés, qui sur son toit, qui à une branche. Comment oublier les morts. Comment oublier les yeux des brebis qui regardaient leur éleveur, dans l’eau, dans la nuit, avant de périr noyées. Comment reconstruire les souvenirs perdus (photos, objets de famille, jouets de son enfance…) ?

    Bien sûr, les assurances ont indemnisé…. Bien sûr, tout le monde a été relogé, plus ou moins  bien.

    Mais…

    Dans les secteurs inondés, les maisons sont toujours là, fermées, abandonnées, comme des fantômes. Les jardins sont devenus des terrains vagues. Les arbres et les vignes inondés d’eau salée n’ont pas pu guérir de ce bain empoisonné. Les carrelets tout juste rebâtis après l’ouragan qui sonna la fin des années 1900 sont de nouveaux en miette. Et l’eau, l’eau partout.

    Les digues ne sont pas toutes refaites, et surtout pas toujours assez hautes, pas assez entretenues. Une digue perd 30 cm de hauteur par an. Donc, même si elle fait 2 m de haut à sa construction, elle n’en fera plus qu’un en trois ans, et la vague passera.

    Mais fallait-il construire si près de l’eau ? Est-il indispensable d’être à 30 secondes de la plage ? Était-il raisonnable de vouloir gagner du terrain sur la mer ?

    La nature reprend toujours ses droits. On le sait depuis des millénaires. Alors pourquoi vouloir jouer aux apprentis sorciers ?

    Et lorsqu’on regarde notre toute petite planète bleue à l’échelle de l’immense univers, ne devons-nous pas rester humbles, et ne pas vouloir se croire plus fort que le monde…

    Il y aura d’autres catastrophes. Et d’autres victimes.

    Ainsi va la nature…. Ainsi sont les humains….

     

    Flonigogne


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  • Arbitrage final concernant les conséquences de la tempête Xynthia

     La tempête Xynthia a ravagé certaines communes de Vendée et de Charente-Maritime et occasionné la mort de dizaines de personnes ainsi que la destruction de nombreuses maisons. Aussi, l'Etat a élaboré une cartographie des "zones noires", c'est-à-dire des zones d'extrême danger sur lesquelles aucune habitation ne pourra plus être réhabitée. Le plus souvent, ces zones ont été désignées car elles sont situées à un niveau inférieur à celui de la mer, ce qui a pour conséquence d'augmenter le niveau de submersion des habitations et la durée de stagnation de l'eau.
     
     

    Xynthia: aide de 35,6M de Bruxelles

    AFP
    29/09/2010 | Mise à jour : 16:43 

    La Commission européenne a proposé aujourd'hui d'allouer une aide de 35,6 millions d'euros à la France pour faire face aux conséquences de la tempête Xynthia en février dernier.

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    Bagnères-de-Luchon. L'État va verser 500 000 € pour Xynthia

    La tempête a causé d'énormes dégâts dans la région./Photo DDM
    La tempête a causé d'énormes dégâts dans la région./Photo DDM
    La tempête a causé d'énormes dégâts dans la région./Photo DDM

    Dans notre dernière édition nous évoquions les travaux du nouveau télésiège d'Arbesquens, un dossier pour lequel le sous-préfet, Bernard Bahut s'est beaucoup mobilisé. Lors d'une conférence de presse tenue ces derniers jours il confiait : « Il fallait sensibiliser les instances parisiennes pour que les travaux débutent assez tôt afin de pouvoir ouvrir pour la saison. » Selon nos informations, le sous-préfet n'a pas ménagé son temps y compris pendant les vacances.

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    L'Etat ne modifie pas les "zones de solidarité"

    PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a fait savoir vendredi que le gouvernement maintenait son tracé des "zones de solidarité" délimitées après le passage de la tempête Xynthia.

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    15 300 euros pour aider des sinistrés de Xynthia

     Les bénéficiaires de l'aide du Lions club.  photo Jean-Pierre bonnet

    Les bénéficiaires de l'aide du Lions club. photo Jean-Pierre bonnet

    Dans la salle du conseil de Saint-Clément-des-Baleines, sur l'invitation du maire Gilles Duval, mercredi dernier, le Lions club de Saint-Martin-de-Ré a remis la somme de 13 500 euros, destinés à aider des personnes sinistrées par Xynthia, en février.

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    Victimes de Xynthia : Corinne Lepage au front

    Une élue et son fils pointés du doigt après la tempête qui a fait 29 morts dans la commune. L'avocate des victimes veut une information judiciaire

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    Xynthia : l'Etat ne modifie pas le zonage défini en avril

    GESTION DES RISQUES- Actu-Environnement.com - 05/10/2010

    Après une réunion de travail avec les élus de Vendée sur les suites du rapport d’expertise relatif aux parcelles proposées à la déclaration d’utilité publique, le 1er octobre, Jean-Louis Borloo a confirmé que la zone de solidarité définie en avril dernier, qui permet à chaque habitant de bénéficier s’il le souhaite d’un engagement de l’État d’acquérir son bien, est maintenue.

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    Le port ferme ses écluses en urgence

    Les grandes marées et de forts vents faisaient redouter un scénario catastrophe.

    Déjà échaudé par Xynthia, le capitaine du port de plaisance de Rochefort fermera aujourd'hui - et jusqu'à dimanche soir - les portes de ses bassins. En cause, les grandes marées et les forts vents annoncés qui pourraient bien endommager les commandes électriques des écluses

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  • Xynthia : le consensus introuvable

    Sept mois après la tempête Xynthia les pouvoirs publics et les élus tâtonnent encore pour réorganiser de manière durable les communes sinistrées

    Jean-Louis Borloo a assuré qu'aucune décision ne serait prise sur le seul avis des experts. Photo AFP

    Jean-Louis Borloo a assuré qu'aucune décision ne serait prise sur le seul avis des experts. Photo AFP

     

    Sept mois après la tempête Xynthia qui a fait 47 morts sur la façade Atlantique, les pouvoirs publics et les élus tâtonnent encore pour réorganiser de manière durable, sûre et équitable les communes sinistrées de La Faute-sur-Mer et l'Aiguillon-sur-mer.

    Dernier épisode, comme une redite, le deuxième rapport d'experts ministériels sur les "zones noires" ou "zones de solidarité" - les endroits trop dangereux pour y laisser des habitations - a suscité l'ire des élus et des associations locales, comme l'avait fait le premier, publié le 7 avril. 

    Le nouveau rapport préconise de ramener pour la Vendée le nombre de maisons expropriables à 761, soit une baisse de près de 25% par rapport au chiffrage initial d'avril. En revanche, il rajoute en zone noire onze maisons qui ne s'y trouvaient pas et pose le problème de ceux qui ont déjà vendu leur maison à l'Etat au titre du précédent zonage, et qui découvrent qu'ils n'y étaient pas obligés.

    En outre, bien que les experts ministériels aient rencontré en juin les maires de la Faute et de l'Aiguillon ainsi que des représentants des associations d'habitants et les équipes préfectorales sur place, il leur est reproché de n'avoir pas intégré dans leur rapport une proposition de Philippe de Villiers.

    Ce dernier avait suggéré le 30 avril de créer la catégorie des "maisons à prescriptions" pour les maisons peu ou pas inondées : sous réserve d'aménagement de sécurité, les habitants auraient été autorisés à y demeurer. M. de Villiers a demandé lundi soir à Jean-Louis Borloo et François Fillon de "revoir leur copie" et à ce que le rapport ne soit pas rendu public. Mardi, un communiqué de M. Borloo a souligné qu'aucune décision ne serait prise sur le seul avis des experts.

    "Nous exigeons une concertation immédiate sans délai avec le conseil général, les élus de terrain et les associations concernées pour parvenir à une décision rapide sur une cartographie affinée et resserrée, conforme aux risques réels sur le terrain", a déclaré mardi M. de Villiers lors d'un point de presse avec les maires de L'Aiguillon et La Faute-sur-mer, Maurice Milcent et René Marratier.

    Il a redemandé "un examen au cas par cas de la situation de chaque maison" et "la création d'une nouvelle catégorie de maisons : les maisons à prescriptions".

    Pour la Faute, M. Marratier a jugé que le nombre de maisons à détruire sur sa commune pouvait encore être réduit de 50% par rapport aux propositions du 2e rapport et, pour l'Aiguillon, M. Milcent a estimé qu'hormis la "pointe de l'Aiguillon", à évaluer au cas par cas, aucune maison de l'agglomération proprement dite ne devait être placée en zone noire.

    Compliquant encore la compréhension des "zonages", les projets de plans de prévention des risques d'inondation (PPRI) des deux communes, qui délimitent les zones qui ne seront plus constructibles et où les maisons seront soumises à des aménagements de sécurité obligatoires (baptisées "zones rouges"), ont été rendus publics fin août.

    Pour cette raison, M. de Villiers a en outre exigé "une parfaite cohérence entre le zonage de solidarité et les projets de PPRI. Ces deux documents doivent faire l'objet d'une discussion commune pour éviter toute confusion".

    "J'ai bien l'impression qu'on resigne pour deux mois de tractations", commentait, désabusé, le porte-parole de l'AVIF (Association des victimes de la Faute-sur-mer et de ses environs) Renaud Pinoit, au sortir de la conférence de presse. "On a l'impression qu'on est des pantins", a-t-il ajouté.

    Zones noires : les experts rebattent les cartes

    Un rapport revoit à la baisse le nombre d'habitations à détruire en Vendée. La Charente-Maritime espère aussi un sérieux élagage du périmètre des « zones de solidarité ».

     Charron, au lendemain de la tempête. La commune compte 187 habitations en zone noire.  ph. « s o »

    Charron, au lendemain de la tempête. La commune compte 187 habitations en zone noire. ph. « s o »

    Sept mois après Xynthia, les zones noires continuent de faire tache. Leur flux et leur reflux au gré des décisions de l'État, ou plutôt de son indécision disent certains, alimentent la polémique en renforçant chez les sinistrés le soupçon tenace d'un zonage partiel et partial.

    Dernier épisode en date, le rapport rendu par les deux « experts indépendants » que le ministère de l'Écologie avait missionnés en Vendée. Il revoit à la baisse le périmètre des zones de solidarité dessiné par les services de l'État au lendemain de la tempête. 761 habitations seraient susceptibles d'être démolies dans les deux communes de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, contre 945 dans la première mouture.

    184 maisons sauvées des pelleteuses, c'est encore insuffisant pour Philippe de Villiers, président (MPF) du Conseil général de la Vendée. Il a écrit au Premier ministre pour dénoncer « une conception technocratique et dangereuse du zonage » et lui demande de revoir à nouveau sa copie « pour faire prévaloir enfin une approche humaine et de bon sens ». Bon sens qui veut, selon lui, que les procédures d'expropriation soient réservées exclusivement aux seuls secteurs « où le risque vital est avéré ».

    Hier, le ministère de l'Écologie a voulu calmer le jeu : ce rapport « n'est qu'un des éléments » sur lesquels se fondera le gouvernement pour délimiter les zones à exproprier « après concertation avec les élus ».

    750 habitations menacées

    La Charente-Maritime n'en est pas encore là. Quatorze communes littorales ont été touchées de plein fouet par Xynthia, contre deux en Vendée, et l'expertise sera plus longue. Surtout qu'elle vient tout juste de commencer.

    Les cinq inspecteurs généraux mandatés par le ministère sont arrivés à La Rochelle en début de semaine. Ils rendront leurs conclusions « fin octobre début novembre », assure le préfet, Henri Masse, au terme d'une « large consultation ». Élus locaux et associations de sinistrés en attendent, comme en Vendée, une réduction significative des zones noires établies au printemps. À ce jour, 822 biens immobiliers sont menacés de destructions en Charente-Maritime, dont 750 habitations, résidences principales à 54 %.

    Pour Thierry Demaegt, président du comité de défense de Charron, cette mission survient « après la bataille » : « Des sinistrés placés par erreur en zone noire ont déjà cédé aux propositions de l'État. Ici, sur quelque 185 habitations concernées, nous en avons contesté 27. Il n'y en a plus que 8 aujourd'hui, les autres propriétaires ayant baissé les bras face aux multiples pressions qu'ils ont subies. »

    Dilemme

    Le dilemme est simple : vendre son bien à l'État maintenant avec la garantie d'être correctement indemnisé ; ou prendre le risque d'être exproprié plus tard au terme d'une (longue) procédure judiciaire, à des conditions financières moins intéressantes. Selon les chiffres fournis par la préfecture de la Charente-Maritime, les services des Domaines ont procédé à 443 évaluations et plus de 300 propriétaires ont d'ores et déjà accepté de céder leur bien à l'État.

    Xynthia: Jean-Louis Borloo ne prendra pas de décision sur le seul avis des experts

    Le ministère de l'Ecologie a réagi au rapport des experts indiquant à la baisse le nombre de maisons à démolir en Vendée après Xynthia, en raison des risques d'inondation

    Jean-Louis Borloo a invité les élus à une réunion de concertation "avant toute décision". Photo archives Xavier Léoty

    Jean-Louis Borloo a invité les élus à une réunion de concertation "avant toute décision". Photo archives Xavier Léoty

    Le rapport des experts mandatés par l'Etat après la tempête Xynthia "n'est qu'un des éléments" qui permettra au gouvernement de prendre sa décision sur les expropriations, "après concertation avec les élus", ont déclaré mardi les services du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.


    Le rapport réalisé par les experts sur les communes de l'Aiguillon-sur-mer et la Faute-sur-mer "est un rapport d'expertise qui doit éclairer le gouvernement sur les décisions qui seront prises après concertation avec les élus", indique le cabinet de M. Borloo. "Ce rapport n'est qu'un des éléments permettant au gouvernement de prendre sa décision" concernant les parcelles qui seront soumises au processus d'expropriation, poursuit-il.

    Le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, et les élus "seront invités à Paris dans les meilleurs délais pour une réunion de concertation avant toute décision", ajoute-t-il.

    Selon Le Figaro, dans son édition de mardi, ces experts ont revu à la baisse le nombre de maisons à démolir en Vendée en raison des risques d'inondation. Or, d'après le journal, une vingtaine d'habitations échappant finalement au zonage auraient d'ores et déjà fait l'objet d'une promesse de vente

    Selon le quotidien, dans les deux villages de l'Aiguillon-sur-mer et La Faute-sur-mer, les experts "recommandent de soumettre 761 habitations à une procédure d'expropriation. Initialement, 945 maisons devaient être concernées".

    A La Faute-sur-mer cependant, "onze maisons qui n'étaient à l'origine pas menacées de destruction sont désormais incluses dans la zone noire". 

    Dans cette dernière commune, "472 habitations sont désormais susceptibles d'être visées par une procédure d'expropriation" contre plus de 600 initialement. A l'Aiguillon-sur-mer, "ce sont 289 maisons qui sont concernées, elles étaient 337 avant l'été".

    "Ce revirement risque de susciter un nouvel épisode de confusion, alors que l'Etat a racheté plusieurs dizaines de maisons ciblées par la première cartographie et que de nombreuses promesses de vente ont été signées", commente le Figaro.

    "De source proche du dossier, on confie ainsi qu'une vingtaine d'habitations échappant finalement au zonage auraient d'ores et déjà fait l'objet d'une promesse de vente", ajoute le journal.

    Lundi soir, le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, avait jugé "inacceptable" ce rapport des experts non encore rendu public.

    "J'ai lu attentivement ce rapport et je souhaite vous faire part sans tarder de mon appréciation: ses conclusions sont inacceptables", a écrit M. de Villiers dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon et au ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

    La tempête Xynthia le 28 février dernier a causé la mort de 47 personnes sur la façade Atlantique.

    Xynthia. Les nouvelles "zones noires" peuvent encore évoluer  

    Un nouveau rapport d'experts mandatés par l'Etat vient d'arriver au ministère de l'Ecologie. Ce ne seraient donc plus "que 761 maisons", au lieu de 945 prévues initialement, qui se trouveraient désormais dans les fameuses zones noires définies après la tempête Xynthia Dès lundi, Philippe de Villiers, le président du conseil général de Vendée, a jugé ce nouveau tracé "inacceptable". De son côté, Jean-Louis Borloo a tenu à préciser dès hier que les décisions sur les expropriations seraient prises uniquement après "concertation avec les élus".

    Lire également :

    >> Le dossier de la rédaction sur les conséquences de la tempête Xynthia
    >> 
    Obscures zones noires

    472 maisons à la Faute-sur-Mer et 289 autres à l'Aiguillon-sur-Mer seraient donc désormais menacées par le nouveau rapport d'experts transmis vendredi dernier à Jean-Louis Borloo, au ministère de l'Ecologie, rapportait hier matin Le Figaro. Les conclusions de ce nouveau rapport d'experts auraient été transmises, lundi, aux élus locaux qui ont donc appris à cette occasion que ce ne sont donc plus 945 mais 761 maisons qui se trouvent désormais dans le périmètre de ces "zones noires" - désormais appelées "zones de solidarité" -, où les constructions humaines doivent désormais disparaître pour éviter que ne se reproduise une catastrophe comme celle vécue par la côte vendéenne les 27 et 28 févriers derniers.

    Trois mois d'études
    Le rapport en question, réalisé par un nouveau groupe d'experts mandatés par l'Etat, est le résultat de trois mois de travail. Ces experts auraient notamment réalisé des levées topographiques et rencontré sur place les maires et les associations de victimes afin d'affiner le périmètre des zones les plus menacées. Ces analyses auraient été faites quartier par quartier en tenant compte des projets de sécurisation des municipalités.

    195 maisons de moins sur la liste
    Au vu de ces analyses, le groupe d'experts a donc revu à la baisse les estimations initiales. A la Faute-Sur-Mer, ce sont désormais 472 maisons qui sont maintenant menacées et 289 autres à l'Aiguillon-sur-Mer, soit au total 195 de moins que ce qui a avait été défini après le passage d'un autre groupe d'experts, car onze maisons non citées auparavant font en revanche leur apparition sur la liste. Rappelons qu'initialement 1.510 logements avaient été inscrits en zones noires ou oranges par les services de l'Etat. 

    Un nouveau tracé jugé "inacceptable" par Philippe de Villiers
    Ce nouveau rapport apporte encore un peu plus de confusion dans ce lourd dossier. Pour La Faute-sur-Mer, le maire René Marratier a jugé que le nombre de maisons à détruire sur sa commune pouvait encore être réduit de 50% par rapport aux propositions du deuxième rapport et, pour l'Aiguillon-sur-Mer, Maurice Milcent a estimé qu'hormis la «pointe de l'Aiguillon» à évaluer au cas par cas, aucune maison de l'agglomération proprement dite ne devait être placée en zone noire. 

    Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée, a indiqué lui que ce nouveau tracé était tout simplement "inacceptable". Il a indiqué avoir envoyé un courrier au Premier ministre pour déplorer le fait que ces experts n'aient pris contact "ni avec le conseil général, ni même avec les conseillers généraux directement concernés ou les partenaires qui ont été consultés et encore moins écoutés", rapporte Le Figaro.

    Un document de travail
    Voyant la polémique enfler, la cabinet de Jean-Louis Borloo a rapidement réagi après ces annonces en précisant dans un communiqué que ce rapport n'était qu'un document de travail destiné à "éclairer le gouvernement sur les décisions qui seront prises après concertation avec les élus. "Ce rapport n'est qu'un des éléments permettant au gouvernement de prendre sa décision" concernant les parcelles qui seront soumises au processus d'expropriation, poursuit-il. Mais les décisions seront prises "après concertation avec les élus", tient-il à préciser.  

    Des dizaines de maisons déjà expropriées
    France Info rappelait également hier matin que sur la base d'un précédent rapport d'experts, plusieurs dizaines d'habitations avaient déjà été expropriées et que des promesses de vente ont été signées, notamment pour des maisons qui ne figurent plus désormais sur la liste des maisons menacées. Le sénateur de Vendée Bruno Retailleau (non inscrit) , également  président de la mission d'information du Sénat sur la tempête Xynthia, estime à ce sujet que le rajout de ces onze maisons "crée de la confusion" et qu'elles "doivent être retirées du nouveau périmètre. Le sénateur de Vendée suggère en outre que "les propriétaires des maisons qui sont sorties du nouveau périmètre conservent le choix, soit de confirmer leur vente à l'Etat, soit de revenir en arrière si au contraire ils souhaitent conserver leur maison".

     


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    Après Xynthia, le test des grandes marées

    France Info - 8 septembre 2010

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    Près de six mois après la tempête qui a coûté la vie à 47 personnes, principalement en Vendée et Charente Maritime, ces départements sont en alerte. Les grandes marées d’équinoxe débutent ce soir, avec de forts coefficients prévus jeudi et vendredi. Un test grandeur nature des travaux réalisés sur les digues après la catastrophe.

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    Une course contre la montre. Depuis les dégâts causés par Xynthia, près de 75km de digues, 120km de côtes dunaires et 45km de côtes rocheuses devaient être réparées. Avec comme date butoir, ces fameuses grandes marées dont les plus forts coefficients culmineront vendredi à 116. Mission accomplie, selon le préfet de Vendée Jacques Brot qui estime "être relativement rassuré" à l’approche de cette date fatidique.

    Même sérénité du côté du préfet de Charente-Maritime. Henri Masse a indiqué que "c’est un phénomène de grandes marées saisonnières avec une météo relativement calme, je n’ai pas d’inquiétude, seulement il faut s’assurer qu’il n’y a pas d’inondations" . "Il n’y a pas de risque humain, on s’est assuré que les digues ont été bien restaurées. On n’a pas d’inquiétude mais on veille", a-t-il ajouté.

      Difficile toutefois de rassurer la population.  Renée qui habite à l’Aiguillon-sur-mer avait vu 50 centimètres d’eau dans sa maison  (0'51")
       

      Tout a été mis en oeuvre pour protéger les habitants explique Frédéric Rose, le directeur de cabinet du préfet de la Vendée  (0'47")
       

    Les grands moyens ont été réunis après le passage de Xynthia pour éviter une nouvelle catastrophe. 30 millions d’euros ont été investis dans les travaux d’urgence, l’Europe annonçant début septembre accorder sur ses fonds régionaux 35,6 millions d’euros pour aider aux opérations.

    Mais le littoral restera sous haute surveillance pendant ces deux jours. Messages de prudence à l’attention de la population, centre du SDIS en alerte et surveillance du littoral par hélicoptère, rien n’a été oublié. Le Préfet de Vendée a même annoncé sa présence dès mercredi soir sur le terrain, dans les communes les plus touchées par Xynthia.

     

     

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    Grandes marées : le littoral vendéen et charentais sous surveillance

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    09.09.2010, 08h56 | Mise à jour : 09h28

    Depuis Xynthia et son terrible bilan humain, les habitants du littoral sud-vendéen et charentais ont les yeux rivés sur les flots à l'approche de grandes marées. Celles d'équinoxe, dont les plus forts coefficients sont attendus ce jeudi et ce vendredi, sont les plus impressionnantes. Les digues construites pour y faire face vont-elles tenir ? Les préfectures de Vendée et de Charente-Maritime ont mis en place un dispositif de vigilance. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    Dans les deux départements, les municipalités concernées organiseront une surveillance du littoral par hélicoptère. Les coefficients de marées les plus importants sont attendus jeudi (113 le matin, 115 dans l'après-midi) et vendredi (116 le matin et 114 l'après-midi).

    Un hélico pour évaluer la résistance des travaux

    En Charente-Maritime, la préfecture a annoncé jeudi soir «un survol du littoral à marée haute (...) pour évaluer la situation des défenses de côte». «Des consignes de vigilance sur le littoral ont été données aux forces de l'ordre et aux pompiers et un message de prudence à l'attention de la population a été transmis aux maires du littoral», a-t-elle ajouté.

    Le préfet Henri Masse a assuré que «c'est un phénomène de grandes marées saisonnières avec une météo relativement calme, je n'ai pas d'inquiétude, seulement il faut s'assurer qu'il n'y a pas d'inondations». «Il n'y a pas de risque humain, on s'est assuré que les digues ont été bien restaurées. On n'a pas d'inquiétude mais on veille», a-t-il ajouté.

    Le préfet présent sur les digues en Vendée

    En Vendée, la préfecture a organisé la mise en alerte des services municipaux et techniques des communes concernées, de la direction départementale des territoire et de la mer, des pompiers, ainsi que des patrouilles sur les digues aux heures de grande marée. Un hélicoptère de la sécurité civile doit également être affrété pour la surveillance du littoral et les onze centres de secours du SDIS du littoral sont en alerte.

    Le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot, déjà présent mercredi soir à l'Aiguillon-sur-mer, sera jeudi soir sur les digues du marais poitevin et vendredi 10 septembre à la Faute-sur-Mer. Des membres du corps préfectoral vendéen seront répartis sur l'ensemble du littoral du nord au sud de la Vendée.

    Dans la nuit du 27 au 28 février, une cinquantaine d'habitants avaient été victimes des inondations provoquées par Xynthia, principalement en Vendée et en Charente-Maritime.

    Depuis Xynthia et son terrible bilan humain, les habitants du littoral sud-vendéen et charentais ont les yeux rivés sur les flots à l'approche de grandes marées. Celles d'équinoxe, dont les plus forts coefficients sont attendus ce jeudi et ce vendredi, sont les plus impressionnantes. Les digues construites pour y faire face vont-elles tenir ? Les préfectures de Vendée et de Charente-Maritime ont mis en place un dispositif de vigilance. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    Dans les deux départements, les municipalités concernées organiseront une surveillance du littoral par hélicoptère. Les coefficients de marées les plus importants sont attendus jeudi (113 le matin, 115 dans l'après-midi) et vendredi (116 le matin et 114 l'après-midi).

    Un hélico pour évaluer la résistance des travaux

    En Charente-Maritime, la préfecture a annoncé jeudi soir «un survol du littoral à marée haute (...) pour évaluer la situation des défenses de côte». «Des consignes de vigilance sur le littoral ont été données aux forces de l'ordre et aux pompiers et un message de prudence à l'attention de la population a été transmis aux maires du littoral», a-t-elle ajouté.

    Le préfet Henri Masse a assuré que «c'est un phénomène de grandes marées saisonnières avec une météo relativement calme, je n'ai pas d'inquiétude, seulement il faut s'assurer qu'il n'y a pas d'inondations». «Il n'y a pas de risque humain, on s'est assuré que les digues ont été bien restaurées. On n'a pas d'inquiétude mais on veille», a-t-il ajouté.

    Le préfet présent sur les digues en Vendée

    En Vendée, la préfecture a organisé la mise en alerte des services municipaux et techniques des communes concernées, de la direction départementale des territoire et de la mer, des pompiers, ainsi que des patrouilles sur les digues aux heures de grande marée. Un hélicoptère de la sécurité civile doit également être affrété pour la surveillance du littoral et les onze centres de secours du SDIS du littoral sont en alerte.

    Le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot, déjà présent mercredi soir à l'Aiguillon-sur-mer, sera jeudi soir sur les digues du marais poitevin et vendredi 10 septembre à la Faute-sur-Mer. Des membres du corps préfectoral vendéen seront répartis sur l'ensemble du littoral du nord au sud de la Vendée.

    Dans la nuit du 27 au 28 février, une cinquantaine d'habitants avaient été victimes des inondations provoquées par Xynthia, principalement en Vendée et en Charente-Maritime.

     

     

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    Depuis Xynthia et son terrible bilan humain, les habitants du littoral sud-vendéen et charentais ont les yeux rivés sur les flots à l'approche de grandes marées. Celles d'équinoxe, dont les plus forts coefficients sont attendus ce jeudi et ce vendredi, sont les plus impressionnantes. Les digues construites pour y faire face vont-elles tenir ? Les préfectures de Vendée et de Charente-Maritime ont mis en place un dispositif de vigilance. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    Dans les deux départements, les municipalités concernées organiseront une surveillance du littoral par hélicoptère. Les coefficients de marées les plus importants sont attendus jeudi (113 le matin, 115 dans l'après-midi) et vendredi (116 le matin et 114 l'après-midi).

    Un hélico pour évaluer la résistance des travaux

    En Charente-Maritime, la préfecture a annoncé jeudi soir «un survol du littoral à marée haute (...) pour évaluer la situation des défenses de côte». «Des consignes de vigilance sur le littoral ont été données aux forces de l'ordre et aux pompiers et un message de prudence à l'attention de la population a été transmis aux maires du littoral», a-t-elle ajouté.

    Le préfet Henri Masse a assuré que «c'est un phénomène de grandes marées saisonnières avec une météo relativement calme, je n'ai pas d'inquiétude, seulement il faut s'assurer qu'il n'y a pas d'inondations». «Il n'y a pas de risque humain, on s'est assuré que les digues ont été bien restaurées. On n'a pas d'inquiétude mais on veille», a-t-il ajouté.

    Le préfet présent sur les digues en Vendée

    En Vendée, la préfecture a organisé la mise en alerte des services municipaux et techniques des communes concernées, de la direction départementale des territoire et de la mer, des pompiers, ainsi que des patrouilles sur les digues aux heures de grande marée. Un hélicoptère de la sécurité civile doit également être affrété pour la surveillance du littoral et les onze centres de secours du SDIS du littoral sont en alerte.

    Le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot, déjà présent mercredi soir à l'Aiguillon-sur-mer, sera jeudi soir sur les digues du marais poitevin et vendredi 10 septembre à la Faute-sur-Mer. Des membres du corps préfectoral vendéen seront répartis sur l'ensemble du littoral du nord au sud de la Vendée.

    Dans la nuit du 27 au 28 février, une cinquantaine d'habitants avaient été victimes des inondations provoquées par Xynthia, principalement en Vendée et en Charente-Maritime.

     

     

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    Depuis Xynthia et son terrible bilan humain, les habitants du littoral sud-vendéen et charentais ont les yeux rivés sur les flots à l'approche de grandes marées. Celles d'équinoxe, dont les plus forts coefficients sont attendus ce jeudi et ce vendredi, sont les plus impressionnantes. Les digues construites pour y faire face vont-elles tenir ? Les préfectures de Vendée et de Charente-Maritime ont mis en place un dispositif de vigilance. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    Dans les deux départements, les municipalités concernées organiseront une surveillance du littoral par hélicoptère. Les coefficients de marées les plus importants sont attendus jeudi (113 le matin, 115 dans l'après-midi) et vendredi (116 le matin et 114 l'après-midi).

    Un hélico pour évaluer la résistance des travaux

    En Charente-Maritime, la préfecture a annoncé jeudi soir «un survol du littoral à marée haute (...) pour évaluer la situation des défenses de côte». «Des consignes de vigilance sur le littoral ont été données aux forces de l'ordre et aux pompiers et un message de prudence à l'attention de la population a été transmis aux maires du littoral», a-t-elle ajouté.

    Le préfet Henri Masse a assuré que «c'est un phénomène de grandes marées saisonnières avec une météo relativement calme, je n'ai pas d'inquiétude, seulement il faut s'assurer qu'il n'y a pas d'inondations». «Il n'y a pas de risque humain, on s'est assuré que les digues ont été bien restaurées. On n'a pas d'inquiétude mais on veille», a-t-il ajouté.

    Le préfet présent sur les digues en Vendée

    En Vendée, la préfecture a organisé la mise en alerte des services municipaux et techniques des communes concernées, de la direction départementale des territoire et de la mer, des pompiers, ainsi que des patrouilles sur les digues aux heures de grande marée. Un hélicoptère de la sécurité civile doit également être affrété pour la surveillance du littoral et les onze centres de secours du SDIS du littoral sont en alerte.

    Le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot, déjà présent mercredi soir à l'Aiguillon-sur-mer, sera jeudi soir sur les digues du marais poitevin et vendredi 10 septembre à la Faute-sur-Mer. Des membres du corps préfectoral vendéen seront répartis sur l'ensemble du littoral du nord au sud de la Vendée.

    Dans la nuit du 27 au 28 février, une cinquantaine d'habitants avaient été victimes des inondations provoquées par Xynthia, principalement en Vendée et en Charente-Maritime.

    Depuis Xynthia et son terrible bilan humain, les habitants du littoral sud-vendéen et charentais ont les yeux rivés sur les flots à l'approche de grandes marées. Celles d'équinoxe, dont les plus forts coefficients sont attendus ce jeudi et ce vendredi, sont les plus impressionnantes. Les digues construites pour y faire face vont-elles tenir ? Les préfectures de Vendée et de Charente-Maritime ont mis en place un dispositif de vigilance. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    Dans les deux départements, les municipalités concernées organiseront une surveillance du littoral par hélicoptère. Les coefficients de marées les plus importants sont attendus jeudi (113 le matin, 115 dans l'après-midi) et vendredi (116 le matin et 114 l'après-midi).

    Un hélico pour évaluer la résistance des travaux

    En Charente-Maritime, la préfecture a annoncé jeudi soir «un survol du littoral à marée haute (...) pour évaluer la situation des défenses de côte». «Des consignes de vigilance sur le littoral ont été données aux forces de l'ordre et aux pompiers et un message de prudence à l'attention de la population a été transmis aux maires du littoral», a-t-elle ajouté.

    Le préfet Henri Masse a assuré que «c'est un phénomène de grandes marées saisonnières avec une météo relativement calme, je n'ai pas d'inquiétude, seulement il faut s'assurer qu'il n'y a pas d'inondations». «Il n'y a pas de risque humain, on s'est assuré que les digues ont été bien restaurées. On n'a pas d'inquiétude mais on veille», a-t-il ajouté.

    Le préfet présent sur les digues en Vendée

    En Vendée, la préfecture a organisé la mise en alerte des services municipaux et techniques des communes concernées, de la direction départementale des territoire et de la mer, des pompiers, ainsi que des patrouilles sur les digues aux heures de grande marée. Un hélicoptère de la sécurité civile doit également être affrété pour la surveillance du littoral et les onze centres de secours du SDIS du littoral sont en alerte.

    Le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot, déjà présent mercredi soir à l'Aiguillon-sur-mer, sera jeudi soir sur les digues du marais poitevin et vendredi 10 septembre à la Faute-sur-Mer. Des membres du corps préfectoral vendéen seront répartis sur l'ensemble du littoral du nord au sud de la Vendée.

    Dans la nuit du 27 au 28 février, une cinquantaine d'habitants avaient été victimes des inondations provoquées par Xynthia, principalement en Vendée et en Charente-Maritime.

     

    Sur la côté Atlantique, les grandes marées surveillées en grande pompe

    Sur la côté Atlantique, les grandes marées surveillées en grande pompe

    Lors de la tempête Xynthia, 47 personnes ont perdu la vie.  

    AFP / BERTRAND GUAY

    Le suivi des grandes marées autour des zones touchées par Xynthia se veut un test grandeur nature. Mais l'exercice tient aussi de l'opération de com.

    La côte Atlantique en alerte après Xynthia. Le dispositif habituel a en effet été renforcé pour les grandes marées qui débutent ce vendredi. Les préfectures de Vendée et de Charente-Maritime ont mis en alerte les services municipaux et techniques des communes concernées, organisant même une surveillance du littoral par hélicoptère Dragon de la sécurité civile. Direction départementale des territoires et de la mer, patrouilles de surveillance visuelle réparties le long des endroits à risque de submersion entre Noirmoutier, La Faute, L'Aiguillon, tout le monde est sur le pont.  

    Pour Renaud Pinoit, vice-président de l'Avif (Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer et de ses environs): "On est jamais trop prudents, mais on sent que la situation est sous contrôle avec les secours sur place, c'est rassurant" Mais cette "sécurité" est à double tranchant: "L'hélicoptère qui tourne en permanence au dessus de nos têtes a un effet anxiogène, il réveille des mauvais souvenirs."  

    Les habitants ne sont pas inquiets

    A l'image des onze centres de secours du SDIS, eux aussi mobilisés, rien n'a été négligé. Et notamment pas les messages de prudence à l'attention de la population. Ou les gestes symboliques marquants: dès mercredi, le préfet de Vendée annonçait sa présence sur le terrain, dans les communes les plus touchées par Xynthia.  

    Pourtant, l'inquiétude était sans commune mesure par rapport à "la surprise" de la déferlante Xynthia. Logique. Dans un cas, celui des marées d'équinoxe, on traite d'un phénomène saisonnier, répétitif. Dans l'autre, de circonstances exceptionnelles. "C'est une marée comme une autre pour nous, commente Jacques Jézéquel, président de l'Association pour la Sauvegarde du Site de Boyardville (ASSB). Xynthia était le fruit de plusieurs facteurs tout à fait extraordinaires, il est très peu probable que cela se répète, on est sereins." "Les grandes-marées ont lieu la journée, ce qui permet de contrôler plus facilement la situation", ajoute son homologue vendéen pour la Faute-Sur-Mer, Renaud Pinoit.  

    Le dispositif mis en place et abondamment relayé et commenté n'est qu'une étape dans un processus plus long - celui du financement du plan digue annoncé il y a quelques mois mais toujours en attente. Celle-ci s'inscrit comme une revue de détail des premiers travaux d'urgence pour lesquels 30 millions d'euros ont déjà été investis. Sans parler du déblocage annoncé par l'Union européenne de 35 millions supplémentaires provenant de ses fonds régionaux. Elle vise aussi à rassurer -autant que possible- ceux qui du côté de La Faute-sur-Mer s'étonnent que les travaux n'aillent pas plus vite.  

    La répétition générale a déjà eu lieu

    Car en fait la répétition générale a déjà eu lieu... le 30 mars dernier! Ce mardi-là, la côte Atlantique, notamment la Vendée, redoutait la conjugaison des grandes marées et de vents violents. Et chacun d'observer si les premières opérations de renforcement et de prolongation des digues, mises à mal par le passage de la tempête, éviterait de nouvelles inondations.  

    Un constat réalisé de visu par Jean-Jacques Brot, le préfet de la Vendée, alors présent sur une portion de digue de La Faute-sur-mer renforcée le matin même. A l'époque, huit postes d'observation répartis sur les points sensibles, surveillaient déjà attentivement la montée des eaux. Sans avoir finalement à signaler de brèches en dépit de rafales de vents, d'une légère houle et d'une marée coefficient de 110.  

    Nous pourvons constater que les travaux réalisés par l'Etat portent leurs fruits

    Depuis les travaux de renforcement ou de prolongement de digues se sont poursuivis, notamment sur les sites les plus sensibles, comme face à la dune de la Belle Henriette entre la Tranche-sur-Mer et la Faute-sur-Mer. "Depuis 15 jours, les travaux avancent rapidement, environ 80% de la commune semblent protégés avec les nouvelles digues", annonce Renaud Pinoit, de l'AVIF, pour la Faute-sur-Mer, en Vendée, département où 29 personnes ont perdu la vie durant la tempête."  

    Ces derniers jours, les conditions météo s'avèrent plus clémentes qu'alors. Rassurant pour tout le monde? Elles permettent aux politiques d'occuper le terrain. "Nous pouvons constater que les travaux réalisés par l'Etat, le département et l'ensemble des maîtres d'ouvrages portent leurs fruits" observait jeudi depuis la digue du Génie, sur la rive est de l'estuaire du Lay, Philippe de Villiers, le président du conseil général de Vendée

     

    Les dégâts collatéraux de la tempête Xynthia

    On votait hier pour remplacer les démissionnaires. Aucun élu. Il faudra revoter.

     Les Charronnais ont voté hier.  photo xavier léoty

    Les Charronnais ont voté hier. photo xavier léoty

    La démission la plus symbolique fut naturellement celle du maire, en juin dernier. Jean-François Faget, profondément marqué par les terribles conséquences de Xynthia, avait choisi de jeter l'éponge. Mais comme il avait été précédé, quelques mois avant la tempête, par Serge Dallet et Louis Guinaudeau, puis suivi, en août, par Catherine Cousin et Jean-Luc Mialaret, c'est bien une crise politique importante qu'a vécu Charron. D'autant qu'un fond d'amertume, lié à la crainte de la désertification commerciale, a commencé à meubler les conversations à l'approche de cette élection partielle.

    Sur 1606 inscrits, il y eut 616 suffrages exprimés.

    La liste d'opposition arrive en tête mais sans élu : Frédéric Tamisier, 261 voix ; Vincent Bernard, 260 ; Philippe Lataud, 250 ; Patrick Martin, 240 ; Karine Gaucher, 239.

    La liste de la majorité sortante, « Unis pour Charron », arrive en seconde position : Emmeline Chevallier, 198 voix ; Olivier Baudouin, 194 ; Christophe Azema, 193 ; Laurence Sarazin, 190 ; Mélanie Thery, 182.

    Pour la liste « Démocratie et Ouverture », Jean-René Kerner obtient 162 voix ; Ludovic Brunet, 156 ; Laurie Rabillier, 149 ; Isabelle Martin, 142. Quand au candidat isolé, Michel Girard, il totalise 56 voix.

    Il faudra donc revoter dimanche prochain à Charron.

     

     

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  • Les Français, nuls en premiers secours

    Les Français sont insuffisamment formés aux gestes qui sauvent, se sentent peu concernés et sont globalement mal préparés aux catastrophes naturelles, révèle une étude Ifop pour la Croix-Rouge française publiée aujourd'hui.

    "Les Français ne sont pas inquiets, se disent mal informés et considèrent qu'ils sont en capacité de réagir alors qu'ils sont globalement beaucoup moins formés aux gestes qui sauvent que d'autres Européens", est-il expliqué dans l'étude, à la veille de la Journée mondiale des premiers secours. "Les Français ne sont pas préparés aux catastrophes, ils n'ont pas la culture du risque et de la prévention", précise l'étude.

    D'une manière générale, les Français ont faiblement conscience des risques qui les entourent et pensent que les catastrophes n'arrivent qu'aux autres. Ainsi, 62 % des sondés se sentent peu concernés par les risques potentiels des catastrophes en France sur leur santé ou sur leur vie. Alors que 64 % considèrent le pays comme étant exposé à des dangers, seulement 33 % estiment que ces risques sont importants dans leur région.
    Seule un peu plus d'une personne sur trois (38 %) se dit inquiète d'être confrontée, dans sa vie de tous les jours, à un risque la mettant en danger. Ainsi, 41 % se sentent exposés à des risques de tempête, 36 % à un incendie et 28 % à un accident industriel ou nucléaire.

    Des réactions "étonnantes et inquiétantes", selon l'étude, face à l'augmentation des catastrophes naturelles, toujours plus fréquentes et violentes, à l'heure où la France a été frappée par la tempête Xynthia en Vendée et en Charente-Maritime fin févier.

    Le 11 septembre prochain se déroulera la journée mondiale des premiers secours.

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    Après Xynthia : ce quartier livré aux pillards

    Dans l'anonymat, des sinistrés de Xynthia survivent parmi une cité HLM condamnée à la démolition et désormais abandonnée aux vandales

     Caillassé chaque soir ou presque, Chérif-Albert a dû barricader le modeste pavillon qu'il refuse de quitter. Dans sa main, l'un des pavés qu'il a ramassé dans son salon.  photos sylvain cottin

    Caillassé chaque soir ou presque, Chérif-Albert a dû barricader le modeste pavillon qu'il refuse de quitter. Dans sa main, l'un des pavés qu'il a ramassé dans son salon. photos sylvain cottin

    Avant d'atterrir au pied de l'ordinateur familial, le bloc de pierre a d'abord frôlé son visage. Un kilo et demi sur la balance, et surtout un gros poids sur le cœur. Alors, chaque soir, désormais, Chérif-Albert Medjeber et sa femme se barricadent. « Les volets fermés et des panneaux de bois cloués sur les autres ouvertures. J'ai bien fait, cette semaine, ils m'ont encore lancé des briques. »

    « Xynthia ? Un prétexte »

    Ainsi va la survie à Libération, cette petite cité HLM rochefortaise submergée dans l'anonymat par Xynthia et la Charente en crue. Car si le littoral a vu - partout ailleurs - fleurir ministres et caméras, personne ou presque ne semble se souvenir qu'ici aussi les sinistrés se comptent par dizaines.

    Alors bien sûr, ceux-ci, tous modestes locataires, n'ont guère perdu d'autre patrimoine que leurs meubles et leurs souvenirs. Mais si la plupart de ces familles ont, depuis quelques mois déjà, été relogées, quelques-unes refusent encore de quitter le seul quartier qu'elles auront connu au cours de leur vie d'adulte. « Libé venait tout juste de sortir de terre lorsque je m'y suis installée il y a trente et un ans », répète notamment Claudine Seudre. « Je pensais vraiment finir ma vie ici, mais on m'a dit de faire ma valise, le quartier va être rasé. »

    Quoiqu'encore bien debout et partiellement habité, « Libé » est en effet condamné par un Office public HLM que l'on dit soulagé de sacrifier ce quartier aux toits bourrés d'amiante. Épargnée par l'impartial zonage de l'État, la cité n'échappera donc pas pour autant aux bulldozers.

    « Ils se servent de Xynthia comme d'un prétexte pour ne pas rénover les bâtiments », s'insurge entre autres Chérif-Albert. « En plus, ils nous disent qu'il y a urgence, alors que, pendant sa campagne électorale, le maire nous avait promis des travaux que nous n'avons jamais vu venir. Ici, nous n'avons même pas eu 1 mètre d'eau ; et, trois jours après la tempête, la vie était redevenue normale. »

    Alors, malgré les angoissantes réminiscences d'un sauvetage en barque qu'il préfère éluder, le couple - comme quatre autres familles - a décidé d'entrer en résistance. « Au début, nous n'étions pas opposés à l'idée d'un relogement, mais les propositions ne sont vraiment pas convenables. En fait, ils cherchent simplement à nous foutre dehors. »

    Mais au-delà de cette querelle de mauvais voisinage entre locataires et bailleurs, le plus frappant reste sans doute l'érosion de ce village presque fantôme s'il n'était quelques pillards à la petite semaine pour le sillonner insolemment. Parmi les herbes folles et les boîtes aux lettres orphelines, c'est un véritable univers de désolation qui saute ainsi aux yeux des rares curieux. Vitres brisées, tags, façades caillaissées et intérieurs autant dévastés que squattés, tout ce qui pouvait servir encore ici a été volé.

    Libre-service à ciel ouvert

    Loin, bien loin du littoral résidentiel surveillé jour et nuit par tout ce que la région comptait de CRS et de gardes mobiles au lendemain de la tempête. « Toujours ça de moins que les entreprises de démolition auront à faire », ose le patron de l'Office HLM (lire en encadré). Sauf qu'ici subsistent encore ça et là quelques vivants apeurés. À la hâte, les HLM ont enfin, ces jours-ci, entrepris de maçonner l'ensemble des 45 pavillons paradoxalement incessamment promis aux pelleteuses. Quant aux résistants, à moins de les emmurer vivants, on ne voit guère comment ils pourraient bientôt retrouver le sommeil parmi ce libre-service à ciel ouvert. « Baignoires, chauffages, cloisons, le pillage n'arrête pas, sans parler des rondes de jeunes à mobylette qui ont fait de nos volets un véritable gruyère », s'inquiète encore Chérif-Albert Medjeber.

    À l'inévitable chapitre « Que fait la police ? », celle-ci répond pourtant que ses patrouilles n'ont pas déserté le no man's land. « Mais que voulez-vous, nous avons une chance sur 1 000 de surprendre les vandales en flagrant délit », reconnaît un officier. « Alors, dites aux gens de faire le 17 dès qu'ils aperçoivent quelque chose de suspect, ce sont nos yeux. »

    Où l'on se dit alors que Rochefort est définitivement bien loin de l'île de Ré.

     

     

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  • Survol de la route des cargos

    Avec les marées d'équinoxe, les marins du pilotage explorent les fonds. Depuis un avion.

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    Ile de Ré : la pointe des Baleines
    ( Philippe Baroux)

     Ile de Ré : la pointe des Baleines || Philippe Baroux
     Sinueuse Sèvre Niortaise || Philippe Baroux
     Le port de Rochefort || Philippe Baroux
     Œil sur l'objectif, Thierry Warion, vérifie l'évolution des fonds marins, pour mieux guider les cargos dans les per tuis.  photos P. B.  || Philippe Baroux
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    «Fox -Echo -Victor, décollage autorisé ! » Une voix lointaine s'échappant de la tour de contrôle s'invite dans l'appareil. L'avion vrombit en bout de piste de La Rochelle. À l'intérieur, des marins. Ils s'envolent pour une mission de reconnaissance de la côte. Eux aussi sont des pilotes, mais des pilotes d'un genre spécial, qui ne décollent jamais plus haut que les passerelles des cargos.

    Ce sont des pilotes des ports maritimes, dont le métier est de guider ces navires marchands jusqu'aux deux ports de commerce de la Pallice et Rochefort-Tonnay-Charente. Un millier d'escales dans le premier, 600 dans le second. 3 200 manœuvres d'entrées et de sorties de ports au total, dans toutes les conditions de mer et météo.

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    Plus de 300 km de côte

    Tout commandant de navire long de plus de 55 mètres se présentant devant La Rochelle, ou de plus 45 mètres à l'embouchure de la Charente, est obligé de faire appel à eux. Le règlement puise aux sources du bon sens : il n'y a pas plus fins connaisseurs des accès nautiques des ports que ces hommes-là. Neuf spécialistes, basés à la Pallice.

    Hier, c'est à bord d'un bimoteur que s'invitaient deux d'entre eux, Jean-Michel Toupin et Thierry Warion. La veille, leurs collègues les avaient précédé à bord du même Partenavia. Ces dates n'ont pas été retenues au hasard. C'est là que les coefficients de marée sont les plus forts de l'année. Autrement dit, les jours où la mer en donne le plus à voir, en découvrant généreusement côtes, hauts-fonds, plateaux rocheux, estrans vaseux, les écueils synonymes de danger pour tout marin.

    Le régime moteur accélère, les freins se relâchent libérant d'un jet les chevaux de la machine. C'est parti pour deux heures de fine dissection du trait de côte. Un court briefing avec le copilote a permis de tracer le parcours. C'est un familier des portuaires : Jacques Froissart n'est autre que l'ancien commandant du port de commerce de La Rochelle. L'homme connaît la langue des gens de mer ; il sait aussi le parler des aviateurs, l'activité occupant ses loisirs. Le pilote de l'appareil, Patrice Bailly, n'est pas un inconnu non plus. Cet instructeur chez Aunis Air (l'entreprise qui a monté cette mission en lien avec Air Dolphin) est aussi salarié du Grand Port maritime.

    Les entrailles que veulent explorer les marins ? C'est vite résumé : tout ! Plus de 300 km de côte. Tout le secteur où s'exerce leur domaine de compétence. De l'embouchure de la Sèvre Niortaise, dans le creux de la baie de l'Aiguillon, aux passes de Maumusson, porte de sortie de l'estuaire de la Gironde. En passant par les îles, les pertuis, les accès aux ports rochelais - chenal du Vieux Port compris -, sans omettre la minutieuse remontée de la Charente où les cargos, en certains endroits, n'ont guère plus de 30 centimètres d'eau à se mettre sous la quille.

    « Sur les cartes marines, le zéro des cartes est coloré en vert, le long de la côte. La nature nous donne rarement l'occasion de vérifier de visu ce que les cartes indiquent pour ces fonds », se réjouit Jean-Michel Toupin.

    Les digues de Vendée

    Le moment choisi pour le vol est celui où s'essouffle la marée descendante, avant que le flot ait repris tout son élan. « Avec un coefficient de 116, il doit rester 40 cm d'eau sur le zéro des cartes, à marée basse. Et la mer remonte ensuite de 6 mètres ! » Conditions rêvées, temps de demoiselle.

    Le pont de Ré couche son ombre portée sur le pertuis Breton, la baie de l'Aiguillon déroule ses immenses vasières. L'appareil vire au-dessus du pont du Brault, longe la côte de Vendée. Tous ont en tête les drames de Xynthia, lorsque les ailes couvrent un chantier sur les digues. Mais l'altitude et la vitesse annoncées dans le casque par Patrice Bailly poussent à prendre de la distance avec le drame. « 1 300 pieds, 113 nœuds » : on navigue en plein ciel à 400 m et 200 km/h.

    L'ombre du « Rokia »

    Dans le cockpit, l'émerveillement bride toute parole superflue. Simplement beau. Le pertuis, tout en nuances émeraudes, les estuaires en contre-jours moirés, les bouchots peignés comme les dents d'un râteau, les tables ostréicoles collées aux vases, les chevelures des bancs de sable. Le profane effeuille un livre de cartes postales. Le pilote lit la route qu'il fait emprunter aux cargos et mémorise les fonds qu'il fréquente le moins souvent. Il est sensé tout connaître.

    « Regarde Thierry, pile l'endroit où s'est échoué le "Rokia Delmas". Des souvenirs, hein Jacques ! Regardez… » Jean-Michel avise un vestige du démantèlement en pleine mer du cargo. Une ferraille menaçante pour les coques fragiles. Elle n'est pas balisée.

    Sous l'ombre des cumulo-nimbus se dessinent maintenant les coutures d'Oléron. Au passage de Maumusson, une « marmite » surprend les pilotes : le courant semble devoir se perdre dans une profondeur sombre. Virage sur l'aile. L'embouchure de la Charente. Devant le banc de la Mouclière un agglomérat d'huîtres sauvages a gonflé le volume des rochers d'origine. Un détail de plus à noter. « Et à partager avec le service des phares et balises, et les sauveteurs en mer » soulignent ces professionnels.

    Devant le port de Rochefort, c'est un mouillage mal aligné, risque de collision. À Tonnay-Charente, la souille dans laquelle les pilotes font exécuter un demi-tour aux cargos s'est envasée. Il faut aussi le noter. Pour l'anecdote : un pilote rochelais mémorise entre 5 000 et 10 000 informations nautiques. Le survol d'hier lui en a offert une poignée de nouvelles.

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  • Impacts de Xyntia sur le littoral aquitain- PDF - 5.5 Mo
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    Les 27 et 28 février 2010, la France a été frappée par une violente tempête – baptisée Xynthia – qui a balayé une large bande du territoire allant des Pyrénées aux Ardennes, provoquant 53 décès sur les départements de la Charente-Maritime et de la Vendée et de nombreux dégâts matériels.

    Après cet événement, le réseau d’observateurs de l’Observatoire de la Côte Aquitaine (ONF, BRGM, SIBA) s’est mobilisé pour initier un état des lieux du littoral aquitain.

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    Un rapport synthétique vient d’être émis regroupant les observations recueillies immédiatement après la tempête. Il a été réalisé dans le cadre de la convention de partenariat de l’Observatoire de la Côte Aquitaine s’inscrivant dans le CPER 2007-2013, et des missions d’expertises qui ont été confiées au BRGM et à l’ONF par l’Europe (FEDER), l’Etat, le Conseil Régional d’Aquitaine, les Conseils Généraux de la Gironde, des Landes et des Pyrénées Atlantiques et le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA).

    Des observations et des relevés ont été effectués sur l’ensemble du littoral aquitain, hors estuaire de la Gironde : sur la côte sableuse, de la Pointe de Grave jusqu’à l’Adour, sur la côte rocheuse entre l’Adour et la Bidassoa et sur le Bassin d’Arcachon.

    Les observations concernent différents types d’aléas en fonction du contexte : l’érosion côtière, les submersions marines et les mouvements de terrain.

    D’une manière générale, les secteurs les plus concernés par la tempête Xynthia sont le Bassin d’Arcachon pour la submersion marine et la côte océanique de Gironde pour l’érosion côtière. Le reste du littoral océanique des Landes et des Pyrénées Atlantiques a connu peu d’impact vis-à-vis de cette tempête.

    La dune littorale non boisée (y compris la lisière forestière) est à la fois un élément fort du patrimoine écologique et un ouvrage de défense contre les risques (érosions éolienne et marine). Lors de la tempête Klaus de janvier 2009, le cordon dunaire a encore joué correctement son rôle d’amortissement de l’érosion marine, et parfois de digue. Mais ces deux affaiblissements successifs de la dune littorale ont notablement réduit sa capacité de protection ultérieure, notamment dans le Médoc, secteur centre et nord girondin.

    Contats :

    Bureau de Recherches Géologiques et Minières Service Géologique Régional - Pessac Sandrine Aubié : s.aubie brgm.fr Cyril Mallet : c.mallet brgm.fr Julie Mugica : j.mugica brgm.fr

    Office National des Forêts : Béatrice Daubet : beatrice.daubet onf.fr Jean Favennec : jean.favenne

     

     

  • Impacts de Xyntia sur le littoral aquitain
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    Les 27 et 28 février 2010, la France a été frappée par une violente tempête – baptisée Xynthia – qui a balayé une large bande du territoire allant des Pyrénées aux Ardennes, provoquant 53 décès sur les départements de la Charente-Maritime et de la Vendée et de nombreux dégâts matériels.

    Après cet événement, le réseau d’observateurs de l’Observatoire de la Côte Aquitaine (ONF, BRGM, SIBA) s’est mobilisé pour initier un état des lieux du littoral aquitain.

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    Un rapport synthétique vient d’être émis regroupant les observations recueillies immédiatement après la tempête. Il a été réalisé dans le cadre de la convention de partenariat de l’Observatoire de la Côte Aquitaine s’inscrivant dans le CPER 2007-2013, et des missions d’expertises qui ont été confiées au BRGM et à l’ONF par l’Europe (FEDER), l’Etat, le Conseil Régional d’Aquitaine, les Conseils Généraux de la Gironde, des Landes et des Pyrénées Atlantiques et le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA).

    Des observations et des relevés ont été effectués sur l’ensemble du littoral aquitain, hors estuaire de la Gironde : sur la côte sableuse, de la Pointe de Grave jusqu’à l’Adour, sur la côte rocheuse entre l’Adour et la Bidassoa et sur le Bassin d’Arcachon.

    Les observations concernent différents types d’aléas en fonction du contexte : l’érosion côtière, les submersions marines et les mouvements de terrain.

    D’une manière générale, les secteurs les plus concernés par la tempête Xynthia sont le Bassin d’Arcachon pour la submersion marine et la côte océanique de Gironde pour l’érosion côtière. Le reste du littoral océanique des Landes et des Pyrénées Atlantiques a connu peu d’impact vis-à-vis de cette tempête.

    La dune littorale non boisée (y compris la lisière forestière) est à la fois un élément fort du patrimoine écologique et un ouvrage de défense contre les risques (érosions éolienne et marine). Lors de la tempête Klaus de janvier 2009, le cordon dunaire a encore joué correctement son rôle d’amortissement de l’érosion marine, et parfois de digue. Mais ces deux affaiblissements successifs de la dune littorale ont notablement réduit sa capacité de protection ultérieure, notamment dans le Médoc, secteur centre et nord girondin.

     


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  • Xynthia, revue de presse du 31 août 2010

     

    Xynthia: près de cent maisons déjà rachetées par l'Etat en Charente-Maritime

    LA ROCHELLE — L'Etat s'est déjà porté acquéreur en Charente-Maritime de près d'une centaine de maisons situées dans les zones de solidarité élaborées après la tempête Xynthia, a indiqué vendredi à l'AFP le préfet du département Henri Masse.

    "D'ici la fin du mois, ce sera un total de 98 actes de ventes qui auront été signés devant notaire. Les premiers ont été signés au début de l'été. Le mouvement s'est amplifié ces derniers jours", a-t-il souligné.

    Globalement, 268 propositions de rachat ont d'ores et déjà été acceptées par l'Etat, a précisé le préfet, "la plupart sur Charron et Aytré", les deux communes les plus sinistrées du département.

    "Il y a eu plus de 400 entretiens avec les services des domaines. Il y a d'abord une discussion, puis une évaluation qui mène à une proposition. L'offre comprend la valeur du bien, augmentée d'une indemnité de réemploi et d'une indemnité de déménagement et frais de réinstallation. La lettre que nous adressons aux sinistrés comporte ces trois chiffres", a expliqué le préfet.

    "Nous ne surévaluons pas les biens, toutes les offres que nous faisons comme la procédure suivie résultent des textes en vigueur", selon M. Masse alors qu'un notaire, interrogé par l'AFP sous couvert d'anonymat, a évoqué des prix de rachat supérieur de 30% au marché.

    Le préfet a par ailleurs indiqué qu'une "mission de terrain", composée de "cinq inspecteurs généraux de l'écologie", va venir début septembre en Charente-Maritime. Ils doivent "travailler sur les dossiers pour dire le périmètre des zones de solidarité (ex-zones noires, ndlr), soit les confirmer, soit les réduire ou les augmenter", a-t-il ajouté. Un travail qui doit prendre deux mois.

    "Cette affaire de zonage n'est qu'un des aspects sur lequel il ne faut pas se focaliser", a toutefois rappelé le préfet, soulignant que "les différents dispositifs d'aides, comme la cellule de soutien psychologique, continuent à travailler jusqu'à ce que tout soit réglé".

    "L'objectif est de ne laisser personne seul, notamment ceux qui ont des problèmes psychologiques, et la mobilisation continue auprès des sinistrés quels qu'ils soient, particuliers, chefs d'entreprise, élus", a-t-il souligné.

     

    Après Xynthia: du foin landais pour la Charente-Maritime

     Les jeunes agriculteurs landais envoient du foin pour les sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime.  Photo Pascal Bats

    Les jeunes agriculteurs landais envoient du foin pour les sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime. Photo Pascal Bats

    Les Jeunes Agriculteurs (JA) des Landes ont collecté du foin pour prêter main forte aux nombreux éleveurs de Charente-Maritime, en manque de fourrage depuis la tempête Xynthia.

    En tout, ce sont 83 bottes qui rejoindront la commune de Plassay, à quelques kilomètres de Jonzac. Aujourd’hui, un premier convoi de 52 bottes est parti de Bascons.

    Après Xynthia, l'État sécurise son littoral

    mardi 31 août 2010
    • Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée (ici, La Faute-sur-Mer le 1er mars 2010), l'État est devenu intransigeant en matière d'autorisation de construction.

      Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée (ici, La Faute-sur-Mer le 1er mars 2010), l'État est devenu intransigeant en matière d'autorisation de construction.

      Philippe Chérel

    Il accélère la mise en place des Plans de prévention des risques d'inondation (PPRI).Dans les communes sinistrées, construire sera nettement plus difficile.

    Sur les documents, consultables en mairie depuis quelques jours, des zones rouges à perte de vue. Maurice Milcent, maire de L'Aiguillon (Vendée), ne décolère pas contre l'État : « Des critères excessifs condamnent environ 60 % de notre territoire. Avant, dans l'ex-PPRI, on pouvait construire. Maintenant, même des zones industrielles et commerciales sont classées en zone rouge. »

    L'enjeu : les cotes de hauteurs d'eau retenues pour délimiter les zones. En bleu, on peut construire à condition qu'il y ait un étage-refuge ou une trappe dans le bâtiment. En rouge, aucune construction nouvelle et l'obligation d'une issue de secours pour le bâti existant (1).

    Les hauteurs d'eau ont été calculées en fonction des inondations de Xynthia et de l'hypothèse d'une élévation du niveau de la mer d'un mètre en 2100. Les experts ont mis la barre à 4,70 m et rajouté un mètre pour ne prendre aucun risque. Les maisons devront donc se situer à 5,70 m. Maurice Milcent aurait préféré « commencer à 4,70 m, avec une marge supplémentaire de 30 cm. Après, on aurait vu. »

    Conciliant, puis inflexible

    À La Faute-sur-Mer (Vendée), le territoire « gelé » « atteint presque 90 % ». Le maire, René Marratier, est pessimiste : « Il ne me reste qu'une petite dizaine d'hectares constructibles. » Or, dit-il, « des moyens techniques existent pour construire en zone inondable, comme le remblayage qui permet de mettre les maisons en sécurité ».

    Redon (en Ille-et-Vilaine) avait remblayé des marais pour assurer son développement économique. C'était avant les crues de 1995. Quatre ans plus tard, l'État mettait en place un PPRI qui limitait les constructions. « L'intercommunalité a été notre chance. Avec une taxe professionnelle mutualisée, nos recettes fiscales n'ont pas été impactées », analyse Roland Bailleul, adjoint à l'urbanisme. Le PPRI a joué aussi son rôle de « bouclier » lors des crues de 2000 et 2001. « Les dégâts matériels ont été moindres. »

    Pas sûr que cela console les élus vendéens. L'État fut longtemps conciliant (complaisant ?) Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée, place à l'État intransigeant et inflexible. Le préfet a rappelé que le précédent PPRI de La Faute et L'Aiguillon avait été adopté aux forceps en 2007, freiné par des élus locaux. « On a rebattu les cartes, dit-il aujourd'hui. Xynthiaest passée par là. »

    La prise de conscience est telle qu'à Noirmoutier ¯ 70 % du territoire sous le niveau de la mer ¯, on a hâte de voir arriver le PPRI. « Xynthiaa sans doute accéléré le mouvement, admet Noël Faucher, le maire, même si, sur l'île, on a toujours cultivé la mémoire du risque. »

    Philippe ECALLE.
     
    Plus d'informations dans le journal Ouest-France
     
     

    Henri Masse : six mois après Xynthia « l'accompagnement se poursuit »

    Six mois après la tempête qui a submergé notre littoral, Henri Masse dresse un bilan et défend les actions de l'État. Interview et témoignages de sinistrés.

     Henri Masse à Charron après la tempête. Le représentant de l'État n'a été épargné ni par les sinistrés, ni par les élus.  photo Xavier Léoty

    Henri Masse à Charron après la tempête. Le représentant de l'État n'a été épargné ni par les sinistrés, ni par les élus. photo Xavier Léoty

    Dans la nuit du 27 au 28 février dernier, un véritable raz-de-marée submergeait le littoral de Vendée et de Charente-Maritime. Six mois après Xynthia, après bien des souffrances, des tensions, des polémiques, le préfet Henri Masse dresse le bilan des actions de l'État dans les 14 communes sinistrées de notre département.

    « Sud Ouest ». Dans les zones de solidarité, combien de ventes de maisons à l'état ont-elles été conclues ?

    Henri Masse. 98 actes de vente doivent être signés avant la fin du mois d'août. Mais 282 propositions des Domaines ont déjà été acceptées et 377 maisons évaluées. Si tout est allé assez vite dans les zones de solidarité qui n'ont pas été contestées, comme Charron ou Aytré, dans les autres, les négociations ont pris du retard. Par ailleurs, et c'est logique, les Domaines ont d'abord évalué les résidences principales.

    Des élus ont reproché à l'État de surévaluer les biens pour inciter les sinistrés à vendreavec plus de poids. Qu'en est-il ?

    Tout est limpide. Les biens ont été évalués au prix du marché de l'immobilier avant la tempête. Ni plus, ni moins. On est dans un État de droit. Les sommes avancées de-ci de-là par les élus sont sans doute celles de maisons auxquelles on a ajouté les indemnités diverses, comme la prime de remploi (lire ci-contre).

    Parmi les autres reproches faits à l'État, les sinistrés parlent d'expertises réalisées à la va-vite, de manque de sérieux. Qu'en est-il ?

    Trois chiffres : 5 500 heures de travail de techniciens sur place tout de suite après la tempête. Puis 1 200 de mesures supplémentaires après les contestations des élus, dont 500 sur le seul site des Boucholeurs.

    Que va-t-il se passer maintenant pour ceux qui ne veulent toujours pas vendre ?

    La procédure judiciaire va se mettre en place. Dès septembre, une mission de terrain va réexaminer les zones et maisons concernées. Ce qui se passe déjà en Vendée. Les inspecteurs généraux qui vont réaliser le travail dépendent du Conseil général de l'environnement et du développement durable. Ils devraient rester deux mois sur place.

    Ce n'est qu'à l'issue de cette mission que la procédure d'enquête publique préalable aux expropriations sera engagée. Ce ne sera plus alors du ressort de l'État, mais du juge.

    Et au bout de cette procédure, qui évaluera le bien ?

    La justice. Et j'imagine que le prix sera celui du marché de l'époque, pas celui d'avant Xynthia.

    Cela prendra du temps ?

    Des années. Les procédures sont longues. C'est ce qui s'est passé à Vaison-la-Romaine et dans le Gard.

    Et en attendant que vont devenir les zones de solidarité ?

    Je répète ce que j'ai déjà dit. Les activités diurnes, comme la restauration sont autorisées. Pour le reste, un débat est engagé avec les communes pour le devenir de chaque site. Les maisons dont nous allons devenir propriétaires peuvent très bien avoir d'autres usages et être mises à la disposition de la commune. Une haute fonctionnaire y travaille déjà avec les maires.

    Il nous faut désormais réfléchir bien au-delà des séquelles de Xynthia. Il y a tout un travail à mener sur l'urbanisme en bord de mer. Comment maintenir l'attractivité touristique tout en préservant l'équilibre de l'habitat ? Un atelier national composé d'urbanistes, d'écologues et d'architectes va se pencher sur la question dès septembre.

    Où en est-on du dossier de renforcement des digues ?

    La première phase a consisté à réparer en urgence ce qui avait cédé le 28 février pour être prêt pour la grande marée de mars. 8 M€ de travaux ont été engagés alors. La deuxième phase a consisté à réaliser des travaux plus durables. Ce chantier s'élève à 16 M€. Sur ce dossier, nous travaillons en concertation avec le Conseil général, maître d'œuvre. Mais le sujet est complexe. Car il ne suffit pas, comme je l'ai entendu dire, de rehausser les digues d'un mètre. Il faut aussi que l'eau puisse repartir une fois qu'elle est rentrée. Si la rue de la plage à Aytré a été si touchée, c'est à cause de l'effet de bassine. L'eau est restée entre la dune et la voie ferrée.

    La phase 3, c'est le « plan digues » national. Il concerne tout notre littoral, pas seulement les zones sinistrées. Et doit intégrer le volet manque d'entretien des digues, élément clé de la tragédie du 28 février.

    On a beaucoup parlé des zones de solidarité, forcément les plus sensibles, mais pour les zones jaunes ?

    Des préconisations ont été transmises aux communes concernées. Le Conseil d'architecture urbanisme et environnement travaille avec elles sur l'urbanisme futur de ces zones.

    Six mois après, où en est-on du soutien psychologique des sinistrés ?

    La cellule est toujours en place. Nous avons certes moins d'appels mais elle continue de fonctionner. Notre accompagnement personnalisé des familles se poursuit.

  • Charente-Maritime · Charron · Immobilier · tempête Xynthia
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    Charente-Maritime: des habitants des Boucholeurs déposent un recours en justice

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    <btn_noimpr></btn_noimpr> 25.08.2010, 12h41
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    Un collectif de sinistrés de la tempête Xynthia du village des Boucholeurs (Charente-Maritime), qui refusent d'abandonner leurs maisons, a déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif de Poitiers contre le zonage du préfet, a indiqué mercredi leur avocat.
    Ce collectif d'une vingtaine de personnes a déposé "un recours en annulation dirigé contre le zonage imposé par le préfet de la Charente-Maritime, visant à délocaliser les habitations se trouvant dans une bande de 50 mètres à partir du front de mer", a indiqué leur avocat, Me Bernard-Frank Macera, dans un communiqué. <btn_noimpr></btn_noimpr>
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    Cette action en justice est doublée d'une requête en référé par laquelle le collectif demande la suspension en urgence de l'application de ce zonage.
    "Les sinistrés sont bien décidés à ne pas abandonner leur village et à ne pas céder à la pression qu'exercent les services de l'Etat, en utilisant ouvertement le spectre de l'expropriation, pour racheter leurs maisons", selon Me Macera.
    "La décision préfectorale de zonage qui est attaquée est truffée de vices légaux, ce qui la rend profondément arbitraire et injuste", estime l'avocat, qui souligne que "le critère simpliste sur lequel elle se base pour délocaliser (la bande des 50 mètres) n'a été utilisé pour aucune autre commune ayant été meurtrie par la tempête, ce qui la rend discriminatoire pour le village des Boucholeurs".
    "Je n'ai eu que 60 cm d'eau dans la partie basse de ma maison et c'est nous qui apparaissons en zone noire alors que des maisons situées en contrebas et qui ont eu 1,70 m d'eau à l'intérieur sont en zone jaune", se désole Hélène Geay, membre du collectif et propriétaire d'une "maison de famille qui date de 1861" sur le front de mer des Boucholeurs.
    "C'est une situation complètement ubuesque", ajoute-t-elle, expliquant qu'elle avait pu se réinstaller dans sa maison peu de temps après la tempête, car l'eau n'a pas stagné chez elle.
    "Les propositions de France Domaine, à 5.700 euros par mètre carré, bien au-dessus du prix de marché, sont des propositions de complaisance pour faire céder les propriétaires", dénoncent les membres du collectif dans un communiqué.
    La préfecture de la Charente-Maritime avait défini au mois de juin "un périmètre de solidarité d'une profondeur de 50 m et établi sur le front de mer, où se trouvent 111 constructions, dont 107 habitations".
     
     
     
    FOURAS FAIT DE LA RÉSISTANCE
     
    Six mois après Xynthia, les propriétaires de la pointe de La Fumée saisissent la justice. Ils s'insurgent: cent sept maisons sont à détruire quand trois ont vraiment subi les assauts de la tempête.
    27.08.2010
    Stéphane URBAJTEL | s.urbajtel@charentelibre.fr


    Alain Grinda brave la tempête la plus redoutable de sa vie de marin. Lui, vaillant concurrent de la Route du Rhum il y a quatre ans, a décidé cette fois de souquer ferme sur le plancher des vaches. Son adversaire: l'État. Son objectif: contester le placement en «zone noire» de 107 maisons de la pointe de La Fumée. Six mois après le passage dévastateur de Xynthia sur la Charente-Maritime et la Vendée, il est à la barre de l'association «Vivre à Fouras». Un collectif d'une centaine de propriétaires qui s'apprête à déposer un référé et un recours administratif. «Rien ne justifie que nos maisons soient détruites, assène le skipper en montrant sur une carte le secteur concerné, une bande de terre de 2,5 kilomètres menant à l'embarcadère pour l'île d'Aix. Elles ont presque toutes été épargnées par la tempête. Je ne dis pas que nous n'avons pas eu d'eau chez nous. Je dis qu'en réalité trois maisons à peine ont été endommagées.»

    L'un de ses voisins, Jacques Bargiel, installé dans sa maison cossue face à la plage, est abasourdi à la lecture du rapport de la Direction départementale des Territoires et de la Mer (DDTM). Le fameux document qui a conduit à l'établissement des zones noires.«La fiche recensant les dégâts de mon domicile est bidon: tout est faux ou exagéré.» «Ce document ne prend pas en compte la géographie et la topologie de la pointe, fulmine Dominique Gluck, installé lui aussi avec sa famille sur le front de mer. L'île de Ré, l'île d'Oléron, l'île Madame nous protègent. Ce sont des boucliers naturels.» «Ici, on est à 1,50 mètre au-dessus des plus hautes eaux de la mer, reprend Alain Grinda.La Rochelle et l'île de Ré sont en dessous. Pourtant, pas de zone noire chez eux.» Son explication à ce traitement différent: «C'est vrai que nous, nous n'avons pas un ancien Premier ministre et des stars du show-biz une partie de l'année.»

    «Forcing»

    Ces arguments, le navigateur raconte les avoir présentés «mille fois» au préfet de Charente-Maritime. «On a face à nous quelqu'un de borné qui fait mine de ne pas comprendre. Comme Georges Marchais dans le sketch, il nous répond sur le mode: "Vous venez avec vos questions, moi je viens avec mes réponses".»

    Pire, les membres de «Vivre Fouras» dénoncent «les pressions» dont ils seraient victimes: Dominique Gluck parle du «forcing» des services de l'État pour inciter les résidents à vendre. «On nous dit: "Attention, si vous n'évaluez pas votre bien tout de suite, il ne vaudra bientôt plus rien".» Jacques Bargiel pointe les «mesures d'intimidation» des compagnies d'assurances: «Les artisans que nous sollicitons ont droit à un message: "Si vous travaillez à la pointe de La Fumée, vous risquez de ne pas être payés".»

    L'association insiste enfin sur une «incohérence économique»: «Racheter les maisons pour les détruire coûtera dix fois plus cher que construire des barrières de protection efficaces et cent fois plus que la mise en place d'un plan d'évacuation de la zone à chaque avis de tempête».

    Alors pourquoi l'État a-t-il jeté son dévolu sur la pointe de La Fumée? Alain Grinda a son hypothèse: l'administration aurait trouvé, grâce à Xynthia, «un prétexte» pour faire de cette zone soit un site naturel, soit une zone économique. Des projets qui, pour voir le jour, nécessitent pour commencer de raser les maisons.

    Jacques Bargiel, Dominique Gluck et Alain Grinda sur la plage qui borde la pointe de La Fumée. Pour eux, le rapport des services de l'État est «bidon». photo Phil Messelet

     

    Le mois d'août se taille encore la part du lion

    La saison estivale touche à sa fin. Si août confirme ses résultats de 2009, juillet est plus mitigé.

     Des files d'attentes parfois colossales à la Corderie royale et pour voir l'« Hermione ». Pour faire patienter, distribution de bonbons aux petits et comédiens pour divertir les troupes.  photo xavier leoty

    Des files d'attentes parfois colossales à la Corderie royale et pour voir l'« Hermione ». Pour faire patienter, distribution de bonbons aux petits et comédiens pour divertir les troupes. photo xavier leoty

    Après, à la surprise générale, une très bonne année 2009 et les dégâts et traumatismes causés par la tempête Xynthia en février dernier, les acteurs des principaux sites touristiques de la ville ont vu arriver l'été 2010 avec beaucoup d'interrogations.

    Alors que le mois d'août vit ses derniers jours, quels sont les premiers ressentis, comment s'annonce le bilan ?

    L'Office de tourisme apporte une vision d'ensemble. « Le mois de juillet a été mitigé et marqué par un recul de la fréquentation des hébergements. Le mois d'août a été plus convenable avec des locations quasi complètes », explique le directeur de l'Office de tourisme, Hervé Bierjon.

    Se dégage de ces mois de juillet et août 2010 « le sentiment que les vacances se décalent, que les touristes partent plus tard, l'hyper concentration s'est faite sur les trois premières semaines d'août. D'habitude, après le 15 août, on constate une cassure évidente, cette année ce n'est pas le cas », poursuit-il.

    Le soleil a éloigné les visiteurs

    L'association Hermione La Fayette se souvient du 11 août. « La journée record de l'été, avec 3 137 visiteurs », évoquent certains de ses membres. Si le mois d'août se maintient par apport à l'année passée avec « un bon cru et plus de 80 000 visiteurs, le mois de juillet a subi une baisse de 20 % de la fréquentation. La météo ne nous a pas aidés, la chaleur et le soleil de juillet ne nous ont pas apportés de visiteurs », poursuit-on à l'association.

    La Maison Pierre-Loti est un cas particulier. Pour préserver ce lieu extraordinaire, les effectifs des visites ont été réduits, « cela représente environ 3 000 visiteurs en moins », explique David Bodin, conservateur adjoint des musées de Rochefort. Mais le site a toujours un succès énorme et les visites ont affiché complet tout l'été avec plus de 5 000 visiteurs.

    Autre cas à part : la Corderie royale, restée fermée jusqu'au 1er mai pour cause de travaux après Xynthia, a dû se relancer. « L'année a été très spéciale pour nous avec cette tempête, on a réussi à maintenir le cap en août avec des grosses journées, mais juillet a été très mitigé », explique-t-on à la Corderie.

    « La très belle surprise vient de la boutique qui se trouve, depuis trois ans, à la fin de l'exposition. On y vend du chanvre, des cordages au mètre, les gens sont très heureux de pouvoir acheter des matériaux qu'ils ont vus à l'atelier de matelotage, en plein cœur de la Corderie », poursuit Marie-France Poletti chargée de communication à la corderie.

    Le Musée de la marine au top

    « Finalement, si la perte au niveau de la billetterie a été importante, les annexes comme la boutique, le restaurant ou la librairie ont sorti leur épingle du jeu. Les supports interactifs mis en place ont séduit les visiteurs qui veulent du vivant, des humains, de l'interactivité », explique-t-elle.

    Pour la plupart, le mois de juillet aura été mi figue mi-raisin. Le Musée national de la marine fait figure d'exception : « Ici, sans que nous arrivions encore à savoir pourquoi, la fréquentation de juillet a augmenté, par rapport à l'année précédente, de 5 % environ. Pour nous, c'est une des meilleures années depuis 2002 », annonce Denis Roland l'attaché de conservation du musée.

  • Rochefort · Charente-Maritime · tempête Xynthia
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