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    Marée noire: le nouveau dispositif de confinement semble tenir

    LA NOUVELLE-ORLEANS (AP) — La vigilance est plus que jamais de mise dans le golfe du Mexique souillé depuis près de trois mois par une gigantesque marée noire, mais le nouvel entonnoir posé sur le puits endommagé semble tenir. Samedi, BP précisait qu'aucun signe de fuite n'était détecté à quelques heures de la fin d'un essai lancé deux jours plus tôt pour vérifier l'efficacité du dispositif de confinement.

    "Nous nous sentons plus à l'aise", mais "le test n'est pas fini", a observé Kent Wells, l'un des vice-présidents de BP. Attentifs aux moindres variations de pression, de température et d'autres capteurs, les ingénieurs n'ont décelé aucun élément mettant en évidence un écoulement de brut dans les eaux du golfe ou au fond de l'eau.

    Des robots sous-marins patrouillaient également autour du puits, à 1.500m de profondeur, en quête de tout signe anormal, alors que le test de 48 heures devait s'achever aux alentours de 19h30 GMT (21h30 à Paris).

    Source d'inquiétude majeure, de nouvelles fuites pourraient aggraver un peu plus la situation. Une rupture de conduits rendrait le contrôle plus difficile et pourrait compromettre le projet destiné à boucher la fuite de façon permanente.

    BP et l'amiral des garde-côtes à la retraite Thad Allen, chargé par les autorités du suivi de la catastrophe, ont expliqué qu'ils pourraient décider de rouvrir l'entonnoir, au moins partiellement, après la fin de l'essai, bien qu'on ignore les conditions qui conduiraient à une telle mesure.

    BP a fermé les valves de l'entonnoir jeudi, stoppant le flot de pétrole pour la première fois depuis l'explosion du 20 avril de la plate-forme de forage Deepwater Horizon, qui a coûté la vie à 11 ouvriers. Entre 356 et 697 millions de litres de brut, selon les estimations du gouvernement, se sont déversés dans le golfe du Mexique, provoquant la plus importante marée noire de l'histoire des Etats-Unis.

    Au bout de 41 heures d'essai, les niveaux de pression augmentaient lentement, d'après Kent Wells. Une pression basse, ou en chute, pourrait indiquer que du pétrole s'échappe à nouveau. Le vice-président de BP a par ailleurs précisé que des bulles observées par vidéo en provenance du puits, étaient courantes sous l'eau, mais que des échantillons seraient prélevés pour s'assurer qu'il ne s'agit pas de gaz s'échappant de la structure.

    L'entonnoir, faisant office de bouchon géant, n'est qu'une solution provisoire pour contenir la fuite de pétrole, jusqu'à ce qu'un puits de dérivation soit achevé et que de la boue et du ciment mêlés puissent être injectés dans le puits endommagé afin de le boucher de façon plus sûre.

    Les équipes de BP sont actuellement engagées dans le forage de deux puits de dérivation -dont un sert d'option de secours- et pensent pouvoir avoir achevé le premier d'ici fin juillet. La projection de boue et de ciment pourrait ensuite prendre "un certain nombre de jours", voire "quelques semaines", selon M. Wells.

    Si l'entonnoir tient, nul ne déclare victoire. Certes, il s'agit d'une bonne nouvelle pour le président Barack Obama, qui passe un week-end prolongé avec son épouse et leurs deux filles dans le Maine, mais le chef de la Maison Blanche a prévenu vendredi que le risque de nouvelles fuites pourrait être "plus catastrophique".

    Thad Allen reste quant à lui confiant, tout en appelant à la vigilance.

    L'incertitude demeure sur de nombreux points même si l'entonnoir passe le test. Où ira le pétrole qui s'est déjà échappé du puits? Combien de temps faudra-t-il pour nettoyer le littoral? Qu'arrivera-t-il aux pêcheurs de la région? De vastes secteurs côtiers ont été fermés à la pêche et au ramassage de coquillages. Nombre de pêcheurs ont été embauchés par BP pour participer aux travaux de dépollution.

    Si la pêche commerciale est encore largement à l'arrêt, la Louisiane a cependant rouvert cette semaine plus de 80% de ses eaux à la pêche de loisir, à la plus grande joie de ses pratiquants. AP

    cr/v0/mw

    Marée noire: pas de nouvelle fuite, l'Amérique attend le verdict final

    De Allen JOHNSON (AFP) – Il y a 19 heures

    LA NOUVELLE-ORLEANS (Etats-Unis) — La fuite de pétrole dans le golfe du Mexique est stoppée depuis près de 48 heures et aucune nouvelle fuite n'a été détectée alors que les Américains attendent nerveusement de connaître le verdict final avant de se projeter dans l'après marée noire.

    Le puits, à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, résiste bien à la fermeture des valves ayant stoppé l'écoulement de brut, a indiqué samedi le vice-président de BP Kent Wells. "Il n'y a aucun indice" que le puits qui s'enfonce 4 km sous la mer, "ne résiste pas", a-t-il affirmé.

    Il a souligné que la formidable pression qui s'exerce à l'intérieur du puits depuis qu'il a été totalement fermé jeudi à 20H25 GMT pour la première fois depuis le début de la marée noire en avril, avait continué à augmenter, ce qui était un "bon signe" laissant penser que le pétrole ne s'échappe pas.

    Les données recueillies se trouvent "tout à fait" dans la fourchette prédite par les ingénieurs et le test devrait se prolonger au-delà des 48 heures initialement évoquées, a-t-il ajouté.

    M. Wells a toutefois souligné que les tests n'étaient pas terminés et qu'il fallait encore attendre avant de tirer une conclusion définitive. Il a d'ailleurs évoqué la possibilité que le puits soit réouvert pour une courte période afin de faire baisser le niveau de la pression à l'intérieur.

    La possibilité que, emprisonné dans le puits bouché par un gigantesque entonnoir, le pétrole comprimé ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau dans l'océan constitue en effet la principale inquiétude des autorités et des ingénieurs de BP.

    Dans la région, les habitants oscillent entre des éclats de joie et la peur que la fuite reparte de plus belle.

    "Merci Dieu, c'est arrivé", expliquait vendredi O'Neil Sevin qui vendait appâts, fruits de mer, bières et sandwichs aux pêcheurs et touristes de Chauvin, en Louisiane, avant de voir son gagne-pain s'engluer dans le brut visqueux de BP.

    "J'ai sauté de joie quand j'ai vu que la fuite était stoppée", disait ce père de deux adolescents. Le soulagement est palpable dans sa voix quand il raconte comment les choses vont un peu mieux après l'avalanche de mauvaises nouvelles qui a fait son quotidien pendant des semaines.

    "Ca va tourner. Maintenant le vent va changer de direction", essaye-t-il de se convaincre tout en s'inquiétant des quantités de pétrole et de dispersants déversés dans le golfe du Mexique.

    Signe des difficultés à traiter les conséquences de la marée noire, un énorme bateau-citerne taiwanais qui devait permettre de récupérer de grandes quantités de pétrole à la surface de l'eau a d'ailleurs été renvoyé vendredi à quai faute de résultats probants au cours de plusieurs semaines de tests.

    "L'espoir flotte sur le golfe", titrait samedi un quotidien de Louisiane, l'American Press. "Est-ce que ça tient ?", titrait un autre, the Daily Advertiser. En Floride, le Une du Palm beach Post résumait bien le sentiment général: "L'entonnoir tient le coup mais on ne connaît pas la prochaine étape".

    "Le nouvel entonnoir est une bonne nouvelle", avait déclaré vendredi le président Obama depuis la Maison Blanche. Le président américain avait immédiatement souligné qu'il ne fallait pas crier victoire trop vite. "Il est important que nous gardions la tête froide", avait-il dit.

    Barack Obama avait aussi rappelé vendredi que la seule solution à même de régler le problème "une bonne fois pour toutes" sera la mise en oeuvre en août de puits de dérivation.

    Première accalmie sur le front de la marée noire

    samedi 17 juillet 2010
    • L'état de la fuite le 26 mai, le 1er juin, le 13 juillet, et enfin
 avant-hier, quand elle a pu être contenue (de g. à dr. et de h. en 
b.).

      L'état de la fuite le 26 mai, le 1er juin, le 13 juillet, et enfin avant-hier, quand elle a pu être contenue (de g. à dr. et de h. en b.).

      Reuters

    BP est parvenu à stopper la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique. Mais il ne s'agit que d'une solution provisoire. Cette catastrophe restera comme l'une des pires de l'histoire.

    « C'est bon de voir que le pétrole ne s'échappe plus dans le golfe du Mexique. » Jeudi soir, Kent Welles, vice-président de BP, a laissé entrevoir le premier signe vraiment encourageant depuis le 20 avril. Depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon au large des côtes de Louisiane. Mais il a mis en garde : « Nous démarrons tout juste le test. Il est trop tôt pour dire si le puits a été définitivement bouché. » Chat échaudé... Les précédentes tentatives de contenir le pétrole avaient échoué.

    Cette fois, le nouvel entonnoir géant de 73 tonnes, posé lundi, est censé récupérer l'intégralité du brut qui s'échappe. Soit de 35 000 à 60 000 barils par jour (5,5 à 9,5 millions de litres). Il a été placé au-dessus du puits et fixé. L'opération en cours sert à vérifier, en mesurant la pression, si le puits peut être scellé sans risques de fuites. Un pari technique à 1 600 m sous l'eau, avec un forage qui descend jusqu'à 4 km sous terre.

    BP souligne qu'un tel dispositif n'a encore jamais été déployé « à cette profondeur ». Dans tous les cas, « ce n'est qu'une étape provisoire du confinement, en attendant l'achèvement des puits de secours et le bouchage du puits principal avec de la boue et du ciment », explique le contre-amiral Thad Allen, des gardes-côtes.

    L'avenir des forages en mer

    Les tests en cours peuvent durer au moins 48 heures. Ensuite, BP devrait rouvrir les vannes de l'entonnoir, reliées aux bateaux-pompes installés en surface. Le puits ne sera définitivement obturé qu'une fois achevés les puits de secours, en cours de forage. Soit pas avant le mois prochain.

    Dans tous les cas, même si l'hémorragie cesse, les conséquences de la pollution sont déjà terribles. La catastrophe prendra place parmi les plus importantes de l'industrie pétrolière. Entre 2,3 et 4,5 millions de barils de brut (entre 365 et 715 millions de litres) se sont déjà échappés. « Au final, une bonne partie de ce pétrole va se déposer au fond de la mer. Dès qu'un orage ou une tempête éclateront, il sera poussé sur les plages », explique un expert. « Cela va continuer pendant encore dix ans, peut-être vingt. C'est ce qui s'est passé lors de la marée noire d'Ixtoc, au large du Mexique en 1979. »

    Autre préoccupation : les produits répandus dans la mer pour disperser le pétrole. Une telle catastrophe écologique risque de ruiner la pêche et le tourisme. Elle pose la question de l'avenir des forages en mer. Pour les professionnels du secteur, le moratoire imposé par Washington pourrait faire perdre des dizaines de milliers d'emplois à la région. « La seule façon pour que le golfe du Mexique se remette est d'interdire les forages en mer, de hâter la fin de l'ère du pétrole et d'investir dans les énergies propres », rétorque Greenpeace.

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    Marée noire stoppée: un pêcheur oscille entre "sauts de joie" et inquiétude

    CHAUVIN (Etats-Unis) - Après presque trois mois de colère et de découragement à observer son gagne-pain se noyer dans le brut visqueux de la marée noire, O'Neil Sevin a éclaté de joie quand il a entendu aux informations que BP avait finalement réussi à stopper la fuite de pétrole.

    "Merci Dieu, c'est arrivé", dit ce quadragénaire qui vend appâts, fruits de mer, bières et sandwichs aux pêcheurs et touristes de Chauvin, en Louisiane, dans ces bayous qui abritent une faune d'une diversité exceptionnelle.

    "J'ai sauté de joie quand j'ai vu que la fuite était stoppée", dit ce père de deux adolescents. Le soulagement est palpable dans sa voix quand il raconte comment les choses vont un peu mieux après l'avalanche de mauvaises nouvelles qui a fait son quotidien pendant des semaines et des semaines.

    Le jour où la fuite a été arrêtée, une autre bonne nouvelle est arrivée dans la boîte aux lettres de O'Neil Sevin: une première indemnisation qui va lui permettre de payer les 900 dollars de carburant nécessaire pour faire le plein de son bateau.

    Et cerise sur le gâteau, vendredi matin des clients ont fait deux heures de route pour acheter des seaux entiers de crevettes vivantes qu'il a pu pêcher jeudi après-midi à la faveur de la réouverture de certaines zones de pêche.

    Ce sont les premiers lots d'appâts qu'il a vendus depuis que la plupart des eaux territoriales de la Louisiane ont été fermées à la pêche en mai. "Ca va mieux", dit-il, alors que l'espoir revient pour la première fois depuis le naufrage le 22 avril de la plateforme à l'origine de la marée noire.

    "Ca va tourner. Maintenant le vent va changer de direction", essaye-t-il de se convaincre tout en s'inquiétant des quantités de pétrole et de dispersants qui se trouvent encore dans les eaux du golfe du Mexique.

    Entre 2,3 et 4,5 millions de barils de brut (entre 365 et 715 millions de litres) se sont échappés dans le golfe du Mexique depuis le début de la crise.

    Une partie du pétrole a été récupéré, une autre partie s'est évaporée. L'eau à proximité du puits endommagé n'en reste pas moins souillée sur toute sa profondeur et des milliers de flaques d'hydrocarbures se sont formées à la surface.

    Personne ne sait quel va être l'impact de cette marée noire. Ce qui est sûr c'est que les conséquences du naufrage de l'Exxon Valdez en 1989 au large de l'Alaska se font toujours sentir aujourd'hui, alors que la quantité de pétrole déversée était bien moindre.

    "Ca aurait été une saison très bonne sans la marée noire", dit l'homme tout en réparant ses filets pour préparer une nouvelle sortie en mer. "On a eu un hiver froid et les crevettes auraient été superbes".

    Les choses ont commencé à mal tourner pour lui quelques semaines après le début de la catastrophe. Sans travail, il ne savait pas quoi faire de ses journées. Il était toujours en colère, aigri, hargneux. Il s'est souvent disputé avec sa femme Symantha. Et il a même dû se faire prescrire des anti-dépresseurs.

    Mais maintenant il sait comment gérer le stress. En travaillant. Sans relâche. "Je vais continuer de sortir en mer pour pêcher les appâts et rester calme. Comme ça il n'y aura pas de disputes avec Symantha, notre mariage ne tombera pas à l'eau et je n'en viendrai pas à me demander si ma présence est bien utile sur cette terre", dit-il.

    "C'est ce qui s'est passé en Alaska. Des divorces et même des suicides. On n'a pas besoin de ça... Si Dieu le veut, on va s'accrocher à ce qui nous reste"

    (©AFP / 17 juillet 2010 08h28)

    EURO NEWS

    Pas de fuite depuis 48 heures

    L’espoir flotte sur le golfe du Mexique. Depuis 48 heures, le pétrole ne se déverse plus dans la mer. Le gigantesque entonnoir qui bouche le puits sous-marin tient ses promesses mais prudence. La phase de test n’est pas terminée, il y a toujours un risque de brèches en raison de l‘énorme pression.

    Si les autorités et les ingénieurs de BP ne crient pas victoire, c’est quand même le soulagement ici en Louisiane. “Vous savez, avant que la vie ne reprenne ses droits, ça va être difficile, on va devoir réparer les dégâts et on va devoir redorer notre blason et assurer que tout va bien, que tout est revenu à la normale” explique cet habitant de Venice.

    Pour le groupe de conservation des océans Oceana, la nature va reprendre ses droits mais la marée noire a causé des dégâts irréparables notamment sur certaines espèces : “Mère nature est solide et résistante souligne Mike Hirshfield et si vous lui donner une chance, elle reprendra le dessus. Le Golfe a résisté à de nombreux assauts dans le passé, et même si cela doit prendre plusieurs années voire même une décennie, le Golfe se remettra de cette catastrophe.”

    Pour le président Barack Obama, la seule solution pour régler définitivement le problème de la marée de noire, ce sera la mise en oeuvre en août de puits de dérivation.

     

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    Marée noire: début de la pose d'un entonnoir pour contenir la fuite à 100%

    LA NOUVELLE-ORLEANS — BP a commencé samedi à retirer l'entonnoir qui récupère le pétrole responsable de la marée noire dans le golfe du Mexique, en vue de le remplacer par un modèle censé capter la totalité du brut.

    Des robots sous-marins, maniés depuis la surface par les ingénieurs de la compagnie pétrolière britannique, ont été déployés en profondeur pour réaliser l'opération, a expliqué Stephanie Herbert, une porte-parole des autorités.

    L'entonnoir qui doit être installé est bien plus performant que ses prédécesseurs. Selon BP et les responsables américains chargés de la lutte contre la marée noire, il peut récupérer 80.000 barils de brut (environ 13 millions de litres) par jour, soit largement plus que les 35.000 à 60.000 barils qui s'écoulent quotidiennement dans le golfe du Mexique.

    Le système actuel permet de récupérer environ 25.000 barils chaque jour.

    L'opération pourrait être bouclée dès lundi, selon BP. Si elle réussissait, elle permettrait d'arrêter l'hémorragie de pétrole qui s'est déclarée voici plus de 80 jours avec l'explosion, puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis). Mais il faudra attendre encore plusieurs semaines et la mise en marche de puits de dérivation pour que la fuite soit entièrement bouchée.

    L'amiral Thad Allen, qui supervise les opérations de lutte contre la marée pour le compte de l'administration Obama, a dit avoir donné son aval à l'opération de changement d'entonnoir car, a-t-il dit, "la capacité de récupération de pétrole sera beaucoup plus élevée que celle obtenue avec les systèmes actuels".

    Mais BP a pris soin d'avertir que pendant les quelques jours qu'il faudra pour changer d'entonnoir, le flux de pétrole qui se déverse dans la mer pourrait augmenter de 15.000 barils par jour. Et, a prévenu le pétrolier, rien ne garantit que l'opération soit un succès.

    "Ce nouvel entonnoir n'a jamais été mis en place à ces profondeurs (1.500 mètres, ndlr) ou dans de telles conditions. Il n'y a aucune garantie que l'installation de l'entonnoir soit un succès ou que nous respections les délais annoncés", a expliqué BP dans un communiqué diffusé samedi.

    La mise en place de ce +super-entonnoir+ a été poussée par la Maison Blanche, qui souhaitait une solution rapide, efficace et capable de résister à de mauvaises conditions météorologiques, alors que la saison cyclonique promet de battre des records.

    En outre, BP compte raccorder un navire, l'Helix Producer, à une autre portion du puits endommagé pour, là aussi, pomper le brut. Selon Thad Allen, le bateau devrait être opérationnel dès dimanche.

    Ces solutions permettront de contenir intégralement la fuite, mais pas de l'arrêter: BP a indiqué jeudi que les puits de dérivation qu'il est en train de forer pour stopper définitivement la fuite pourraient porter leurs fruits à partir du 27 juillet, même si la date la plus probable reste mi-août.

    Depuis le début de la catastrophe fin avril, entre 2,9 et 4,9 millions de barils de pétrole se sont déversés dans le golfe du Mexique, mettant en péril l'écosystème et les perspectives économiques de la région.

    Selon l'administration américaine, environ 700 km de côtes sont souillés par le brut dans les cinq Etats riverains du golfe (Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride).

    vidéo : un nouvel entonnoir

    Bannis des eaux américaines, les pétroliers vont chercher le brut ailleurs

    NEW YORK - Bannies provisoirement des eaux américaines par la marée noire dans le golfe du Mexique, les compagnies pétrolières intensifient leurs forages sur la terre ferme aux Etats-Unis, et menacent d'aller chercher le brut ailleurs si l'interdiction se prolonge.

    Barack Obama a ordonné fin mai un moratoire de six mois sur les forages en eaux profondes afin de prévenir de nouvelles catastrophes.

    Jeudi, une cour d'appel de Louisiane (sud) a néanmoins confirmé l'annulation de ce moratoire, comme le souhaitait le secteur, mais l'administration Obama a l'intention d'en mettre un autre en place.

    En attendant la fin de ce bras de fer judiciaire, l'activité dans la zone, qui regroupe plus de 30% de la production de brut américaine, a stoppé net.

    "Si vous avez un budget d'exploration, et que vous ne pouvez pas forer quelque part, il faut compenser la perte de production en forant de nouveaux puits", indique James Williams, analyste pétrolier pour WTRG Economics.

    Selon lui, le nombre d'appareils de forage actuellement en activité sur les terres aux Etats-Unis atteint 580, plus de deux fois plus qu'il y a un an.

    Cette progression s'est accentuée ces dernières semaines.

    Anadarko, l'un des principaux acteurs du secteur aux Etats-Unis, a indiqué à l'AFP réfléchir à la réallocation d'une partie de ses investissements prévus cette année à d'autres zones que le golfe, notamment dans le Colorado (ouest) et au Texas (sud).

    Parmi les plus petites sociétés, Swift Energy va forer davantage au Texas, se détournant des côtes de la Louisiane. Sur la côte ouest, Venoco, qui avait des projets au large de la Californie, va redéployer les fonds vers ses opérations existantes, notamment dans les schistes qui constituent le sous-sol du même Etat.

    Reste qu'un puits sur les terres ne délivre en général que quelques centaines de barils par jour, contre plusieurs dizaines de milliers en eaux profondes.

    Le gouvernement américain a estimé cette semaine que le moratoire se traduirait par une perte de production de 82.000 barils par jour en moyenne en 2011 aux Etats-Unis, entraînant une baisse de la production du pays par rapport à cette année.

    Si un moratoire devait être effectivement mis en place, "nous allons devoir rediriger nos ressources humaines vers d'autres parties du monde où nous sommes autorisés à travailler", prévient de son côté une porte-parole d'ExxonMobil, qui a dû suspendre plusieurs projets dans le golfe du Mexique.

    "Si le moratoire est relativement long, on va voir des actifs quitter le golfe du Mexique et aller au Brésil, ou en Afrique de l'Ouest", avance Gary Flaharty, porte-parole de la société de services au secteur pétrolier Baker Hughes. "Et si (les compagnies) payent pour mobiliser du matériel de forage (dans ces zones), je ne pense pas que ce sera pour un seul puits, il faudra donc peut-être attendre longtemps avant de revenir à un niveau d'activité normale dans le golfe du Mexique".

    Le directeur financier du groupe de services pétroliers Halliburton, Mark McCollum, a estimé début juin qu'il faudrait entre un et deux ans, après la fin du moratoire, pour retrouver la moitié de l'activité perdue depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon.

    Et même si le moratoire s'arrête en décembre, un durcissement de la régulation est prévisible.

    "Il faudra plus d'équipement. Il faudra des inspections plus fréquentes. Il faudra plus de personnel, probablement plus qualifié", a déploré sur la radio NPR Bruce Vincent, le président de l'Association pétrolière indépendante américaine (IPAA), qui regroupe 5.000 compagnies.

    (©AFP / 09 juillet 2010 16h00)

    Nouveau revers pour la Maison blanche sur les forages en mer

    Une cour d'appel de La Nouvelle-Orléans a rejeté la demande de l'administration Obama de suspendre la décision de justice annulant un moratoire de six mois sur les forages pétroliers en eau profonde instauré par la Maison blanche dans la foulée de la marée noire du golfe du Mexique.

    Nouveau 
revers pour la Maison blanche sur les forages en mer

    Une cour d'appel de La Nouvelle-Orléans a rejeté la demande de l'administration Obama de suspendre la décision de justice annulant un moratoire de six mois sur les forages pétroliers en eau profonde instauré par la Maison blanche dans la foulée de la marée noire du golfe du Mexique. (Reuters/Woodside Petroleum/HO)

    Cette décision est un nouveau revers pour la Maison blanche, qui avait initialement interdit les forages en eau profonde pour un semestre, le temps d'enquêter sur les causes de l'explosion d'une plate-forme pétrolière le 20 avril dans le golfe du Mexique, à l'origine de la marée noire actuelle.

    Un juge de La Nouvelle-Orléans, Martin Feldman, avait annulé le 22 juin le moratoire décrété par l'administration Obama, qui avait aussitôt annoncé son intention de faire appel. Le magistrat avait jugé le moratoire trop large et trop arbitraire car, à ses yeux, il ne prenait pas en compte l'impact économique que la mesure aurait sur l'industrie et les populations.

    Le département de l'Intérieur a réaffirmé jeudi qu'il allait prononcer un nouveau moratoire sur les forages en eau profonde, en réaction à la décision de la cour d'appel. Il n'a pas donné de date d'annonce de ce nouveau moratoire.

    "Au vu de ce que nous avons appris depuis la marée noire, il est de plus en plus évident que les compagnies (pétrolières) n'ont peut-être pas les moyens suffisants pour faire face à une marée noire. Par conséquent, et comme le secrétaire (à l'Intérieur) l'a déjà dit, il va décider d'un nouveau moratoire", a déclaré Kendra Barkoff, porte-parole du département de l'Intérieur.

    La décision du département de l'Intérieur risque fort de déclencher une nouvelle bataille juridique.

    Jeremy Pelofsky, Eric Faye pour le service français

    Marée noire : la fuite pourrait être contenue d'ici à lundi

    [ 10/07/10  - 16H18  - Les Echos  - actualisé à 16:21:54  ]

    La compagnie britannique, pressée par l'administration Obama, a installé un entonnoir plus gros que le précédent, qui pourrait récupérer la quasi-totalité du pétrole qui s'échappe depuis le 20 avril dans le golfe du Mexique, a affirmé l'amiral des gardes-côtes.

    JULIEN POMPEY, LES ECHOS

    BP va-t-elle enfin parvenir à stopper la marée noire, au 82e jour de la catastrophe ? La compagnie pétrole britannique pourrait, en tout cas, parvenir à contenir à 100% la brèche du puits d'où s'écoule le pétrole d'ici à dimanche ou lundi, a affirmé l'amiral des gardes-côtes américains, Thad Allen, chargé de superviser les opérations de nettoyage dans le golfe du Mexique.

    Un nouvel entonnoir, bien plus gros que les précédents, a en effet été installé par le groupe, pressé par l'administration Obama. Cette structure, baptisée «Top Hat Number 10», doit permettre de récupérer jusqu'à 80.000 barils (12.700.000 litres) de pétrole par jour, contre 25.000 actuellement. Pour comparaison, les autorités américaines estiment que le puits perd au maximum 60.000 barils par jour, mais certaines évaluations indépendantes vont jusqu'à parler de 100.000 barils par jour.

    Pour la mise en place de ce nouvel entonnoir, le précédent sera retiré. La procédure ne sera pas sans risque puisqu'une énorme quantité de pétrole s'échappera lors du remplacement, durant près de 48 heures. Le flux de pétrole se déversant dans la mer pourrait alors augmenter de 15.000 barils par jour. Mais, une fois installé, le nouveau dôme permettra d'obtenir des résultats immédiats, annonce félicite Thad Allen, visiblement confiant malgré l'échec des précédentes tentatives...

    Thad Allen a toutefois tenu à relativiser cette annonce. «J'ai utilisé le mot ‘contenir' et non pas ‘stopper'», a-t-il précisé. D'après lui, le puits ne serait pas obturé tant que deux puits de dérivation ne seront pas achevés. Ces puits, creusés en profondeur afin d'injecter du ciment et de la boue, ne devraient pas être installés avant la mi-août, a annoncé jeudi BP. Une fois la fuite stoppée, les vastes opérations de nettoyage et de restaurations des cotes devront se poursuivre.

    BP se veut plus prudent

    De son côté, BP se montre plus prudent dans ses prévisions. Bob Dudley, chargé de gérer la catastrophe, a évoqué un autre scénario où des difficultés dans l'installation du nouvel entonnoir pouvaient repousser le délais de lundi à jeudi.

    Mais, quels que soient les délais, si cette opération réussit, elle devrait redonner de l'espoir aux habitants des cinq Etats (Floride, Alabama, Mississippi, Louisiane, Texas) du golfe du Mexique dont les côtes ont été souillées par la marée, mettant en péril l'écosystème de la région et ses perspectives économiques.

    Obama veut éviter une crise avant les législatives

    Sur le plan politique, un succès permettrait de soulager en partie Barack Obama d'une crise qui pourrait jouer sur le résultat des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre. L'administration veut à tout prix éviter une réédition du passage de l'ouragan Alex, le premier de la saison dans l'Atlantique, qui avait fortement perturbé fin juin les opérations de lutte contre la marée noire.

    Depuis le 20 avril dernier, jour de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon au large de la Louisiane, BP a multiplié les tentatives de colmatage, toutes infructueuses. Cette marée noire est d'ores et déjà la plus grave de l'histoire des Etats-Unis.

    Photo : AFP

     


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    La marée noire touche le Texas, BP veut rassurer sur sa santé financière

    LA NOUVELLE-ORLEANS — Tous les Etats de la côte américaine du golfe du Mexique sont désormais touchés par la marée noire après la découverte de boulettes de goudron au Texas, au moment où BP et le gouvernement britannique cherchent frénétiquement à renforcer l'entreprise.

    De petites boulettes de goudron ont été ramassées sur les plages de Galveston au Texas au cours du week-end. Des analyses ont établi lundi qu'elles provenaient bien de la marée noire mais les autorités ne pouvaient pas encore déterminer si elles venaient de la fuite elle-même ou d'un bateau-pompeur.

    Depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril, des traces sporadiques de la marée noire ont été constatées le long des 791 kms de côtes qui bordent les cinq Etats du golfe du Mexique: la Louisiane, le Mississippi, l'Alabama, la Floride et maintenant le Texas.

    Les boulettes découvertes à Galveston et sur la presqu'île de Bolivar sont de petite taille: elles mesurent de un à trois centimètres de diamètre et couvrent "moins de 1%" de la superficie des plages, ont indiqué les autorités, qui devaient tenir une conférence de presse mardi après-midi.

    Près de La Nouvelle-Orléans (Louisiane), à l'embouchure du lac Pontchartrain, des nappes de brut ont été constatées et des barrières flottantes ont rapidement été déroulées pour protéger l'estuaire.

    BP, qui a indiqué avoir déjà dépensé 3,12 milliards de dollars pour la gestion de la catastrophe, a assuré mardi que le groupe avait les épaules suffisamment solides pour endosser les coûts de la marée noire sans l'aide de nouveaux actionnaires.

    "Nous n'émettons pas de nouvelles actions", a affirmé un porte-parole de BP interrogé par l'AFP à Londres, réfutant des informations dans la presse ce week-end selon lesquelles le groupe britannique cherche un partenaire stratégique.

    "Nous sommes ouverts à une augmentation de la participation de nos actionnaires existants", a indiqué BP.

    Toutefois le gouvernement britannique réfléchit à un plan d'urgence au cas où le groupe pétrolier --le plus important groupe britannique avant la perte de la moitié de sa valeur depuis le mois d'avril-- s'effondrerait ou serait la proie d'un rachat. Selon le quotidien The Times, l'une des possibilités envisagées serait que le gouvernement intervienne pour protéger BP.

    Mardi, le directeur général de BP, Tony Hayward, en visite en Azerbaïjan, a assuré que la compagnie pétrolière restait engagée dans ses projets énergétiques dans ce pays, alors que les spéculations allaient bon train sur le fait que BP cherchait à se défaire de certains de ses actifs.

    La presse britannique évoquait aussi une recherche de partenaires stratégiques auprès de fonds souverains. BP serait ainsi en discussion pour une hausse de la participation du Kuwait Investment Office, affirme le Guardian.

    BP a aussi demandé à ses partenaires exploitants du puits, les japonais Anadarko Petroleum Corporation et Mitsui Oil Exploration qui possèdent 25% et 10% du puits, de participer pour près de 400 millions de dollars au coût des dégâts de la fuite, selon le New York Times.

    Sur le terrain, un navire taïwanais géant baptisé "A Whale" (Baleine) qui doit récolter le pétrole, était encore en test mardi alors qu'une mer houleuse et de mauvaises conditions météo ont retardé sa mise en opération.

    Le navire, qui a la taille de quatre terrains de football, peut pomper jusqu'à 500.000 barils par jour de mélange de brut et d'eau de mer.

    La marée noire atteint le Texas

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    Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences Bookmark and
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    La nappe de pétrole continue à tourner dans le golfe du Mexique et des boulettes de pétrole arrivent depuis deux jours sur les côtes texanes, à l'ouest de l'origine de la pollution.

    BP continue de se battre contre le flot de pétrole qui se déverse du puits foré par la plate-forme Deepwater Horizons, coulée le 22 avril dernier. Sous l'eau, les deux systèmes de pompage installés début juin continuent de récupérer le maximum possible. Le 3 juillet, par exemple, la récolte a atteint en 24 heures 25.198 barils (environ 4 millions de litres). C'est une nette progression par rapport aux semaines précédentes et aux résultats obtenus avec les différents dispositifs installés par BP. Mais cette quantité ne représente pas la totalité de l'épanchement, dont le débit réel reste inconnu.

    En surface, un nouveau bâtiment vient d'être mis en service. Baptisé A whale (Une baleine), il appartient à l'entreprise taïwanaise TMT (Taiwan Maritime Transport). Ce super-tanker de 340 mètres de longueur a été équipé pour collecter le fuel répandu en surface, « comme une tondeuse ramassant le gazon », a commenté Nobu Su, P-DG de TMT. Mais le mauvais temps dans le golfe, après le passage de l'ouragan Alex, complique beaucoup le travail de cette baleine.

    Une facture provisoire de trois milliards de dollars

    Pendant ce temps, la nappe de pétrole brut continue d'être brassée dans cette lessiveuse géante qu'est le golfe du Mexique. Après avoir léché la Louisiane, le Mississippi, l'Alabama et la Floride, elle a touché les côtes du Texas, près de Galveston, sous forme de boulettes. Les analyses ont confirmé qu'il s'agissait bien du pétrole du forage de Deepwater Horizons.

    Les quantités déposées sont minimes par rapport à celles des masses gluantes déversées dans les mangroves et sur les côtes de la Louisiane, mais cet invité inattendu a tout de même déclenché une vague de mesures de protection, notamment celle des équipes de BP arrivées sur place.

    Le groupe pétrolier a déclaré lundi avoir déjà dépensé 3,12 milliards de dollars (2,47 milliards d'euros) et annonce avoir reçu 95.000 demandes de dédommagements, 47.000 ayant été honorées, pour un montant d'environ 147 millions de dollars.

    Marée noire en Louisiane
     

    Un dirigeable pour observer, un bateau baleine pour pomper …

    Alors que la tempête tropicale Alex semble regagner en puissance et pourrait ralentir les opérations de pompage du pétrole dans le golfe du Mexique, la marine américaine ne cesse de déployer des moyens de récupération du brut. Outre les espoirs fondés sur le géant taïwanais "A whale" -actuellement en test au large de la Louisiane- les garde-côtes misent sur l'entrée en fonction, au dessus du golfe du Mexique, d'un dirigeable chargé d'observer l'avancée de la marée noire à compter de ce 6 juillet 2010.

    A whale

    Reuters

     

    ne succession de tempêtes bloque le nettoyage de la marée noire

    Marée noire aux États-Unis

    [ Environnement ]

    Marée noire aux États-Unis

    L'une des pires marées noires de l'histoire des États-Unis menace les côtes de la Louisiane. Suivez le développement de cette «catastrophe nationale» et ses conséquences désastreuses pour l'environnement. »

    La semaine dernière, la mer agitée et les... (Photo: AFP)

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    La semaine dernière, la mer agitée et les forts vents causés par le lointain ouragan Alex ont contraint les navires d'écumage de l'Alabama, de la Floride et du Mississippi à l'oisiveté.

    Photo: AFP

     

    Brendan Farrington et Tom Breen
    Associated Press
    Pass Christian

    Le nettoyage de la pire marée noire à survenir dans la région du golfe du Mexique est bloqué depuis plus d'une semaine, sur une grande étendue, laissant les bateaux d'écumage coincés près des côtes.

    La semaine dernière, la mer agitée et les forts vents causés par le lointain ouragan Alex ont contraint les navires d'écumage de l'Alabama, de la Floride et du Mississippi à l'oisiveté. Cette fois-ci, c'est une succession de petites tempêtes qui pourrait se poursuivre toute la semaine qui les empêche de progresser.

    De fortes pluies et des orages isolés sont attendus à travers la région d'ici mercredi, a déclaré le météorologue Tim Destri, du service national de la météo. Le centre national des ouragans surveille par ailleurs un système dépressionnaire dans la mer des Caraïbes qui a de faibles chances de devenir une dépression tropicale au cours des deux prochains jours.

    Si le système dépressionnaire devait se développer, il serait plus susceptible de se diriger vers le nord du Mexique ou le sud du Texas, a dit M. Destri. Mais il est encore trop tôt pour prédire sa trajectoire de façon certaine.

    Les responsables se sont préparés au pire scénario: un ouragan qui remonterait le golfe en direction du lieu du déversement. Mais ils ont déjà fait face à des conditions météorologiques moins dramatiques de façon beaucoup plus improvisée. On ne sait pas encore exactement combien de pétrole de plus aurait pu être récolté si la météo n'avait pas été aussi perturbée.

    Les opérations d'écumage dans le golfe du Mexique ont permis jusqu'à présent de traiter environ 88 millions de litres d'eau souillée par le pétrole.

     

    Danger de formation d'une nouvelle tempête au large de la Louisiane

    MIAMI - Un phénomène atmosphérique de basse pression au large de l'Etat de la Louisiane pourrait se transformer en une violente tempête et perturber les opérations de nettoyage consécutives à la marée noire dans le Golfe du Mexique, a indiqué lundi le Centre national des ouragans (NHC).

    A 21H10 GMT, ce phénomène atmosphérique était localisé à 80 km au sud-sud-est de Morgan City et il pourrait se renforcer avant de se diriger vers Caillou Bay, a indiqué le NHC.

    "Il y a une forte probabilité -- 60 % -- que la dépression se transforme en cyclone tropical avant de toucher terre", a affirmé le NHC, ajoutant que des vents forts et des pluies violentes pourraient s'abattre sur le sud de la Louisiane.

    L'inquiétant avis de tempête suit le passage la semaine dernière du premier ouragan de la saison cyclonique dans l'Atlantique, Alex, qui a entravé les opérations de nettoyage dans le Golfe du Mexique.

    Alex avait causé la mort d'au moins sept personnes dans le nord-est du Mexique et 11 autres dans la péninsule du Yucatan (Mexique), au Nicaragua, au Guatemala et au Salvador.

    (©AFP / 06 juillet 2010 01h50)

    Mermaid parade : des sirènes en petites tenues

    Des milliers de familles sont venues applaudir les personnages hauts en couleurs du défilé de la Mermaid Parade (Parade des sirènes).

    Mermaid parade : des sirènes en petites tenues
     

    Les Américains les plus déjantés pavanaient sur Surf Avenue le19 juin pour rendre hommage aux mardis gras du XXe siècle. Sur le thème de la mer, des monstres aquatiques, pirates imprudents et crustacés sexy fêtaient la 28e édition au milieu des cris de la foule.

    Quelques scènes audacieuses se glissent dans le spectacle : des créatures marines s’adonnent au pole dance en petite tenue sur les chars, et certaines vont jusqu’à faire du topless.

    Des hommes-poissons ont profité de la bonne humeur pour dénoncer le drame de la marée noire en Louisiane. Autre surprise,Laurie Anderson et Lou Reed – rebaptisés la Reine Sirène et le Roi Neptune pour l’occasion — ont fait le show en maîtres de cérémonie pour cette édition 2010. Ces deux artistes succédaient à Moby, David Byrne ou encoreQueen Latifah.

     

    Les Américains les plus déjantés pavanaient sur Surf Avenue le19 juin pour rendre hommage aux mardis gras du XXe siècle. Sur le thème de la mer, des monstres aquatiques, pirates imprudents et crustacés sexy fêtaient la 28e édition au milieu des cris de la foule.

    Quelques scènes audacieuses se glissent dans le spectacle : des créatures marines s’adonnent au pole dance en petite tenue sur les chars, et certaines vont jusqu’à faire du topless.

    Des hommes-poissons ont profité de la bonne humeur pour dénoncer le drame de la marée noire en Louisiane. Autre surprise,Laurie Anderson et Lou Reed – rebaptisés la Reine Sirène et le Roi Neptune pour l’occasion — ont fait le show en maîtres de cérémonie pour cette édition 2010. Ces deux artistes succédaient à Moby, David Byrne ou encoreQueen Latifah.

     

     


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    Marée noire: poursuite des tests sur un navire récupérateur de pétrole

    WASHINGTON - Les tests sur le navire taïwanais "A Whale", le plus grand du monde pour la récolte de pétrole en surface, se sont poursuivis lundi dans le golfe du Mexique, a indiqué le centre supervisant les opérations de secours.

    Il pourrait être autorisé à débuter ses opérations dès mardi, précise le centre.

    Les autres opérations de nettoyage, qui avaient dû être interrompues pendant cinq jours à cause de l'ouragan Alex, ont pu reprendre lundi en Louisiane.

    Mais de nombreux navires de petite taille ne peuvent encore quitter les ports du Mississippi, d'Alabama et de Floride.

    Le mauvais temps a aussi empêché l'arrivée d'un troisième navire destiné à pomper le brut qui s'échappe de la fuite depuis le mois d'avril. Son déploiement pourrait permettre d'augmenter les capacités de récupération du brut au niveau du puits de 25.000 à 53.000 barils par jour.

    Le navire taïwanais, qui a la taille de quatre terrains de football, peut lui absorber jusqu'à 500.000 barils d'un mélange d'eau et de pétrole par jour, soit 80 millions de litres, selon son propriétaire TMT Shipping Offshore.

    Le bateau est censé pomper ce liquide, séparer les deux éléments et rejeter en mer l'eau ainsi nettoyée.

    Pour comparaison, quelque 500 navires de plus petite taille sont parvenus dans les dix dernières semaines à ramasser 89 millions de litres de ce mélange eau-pétrole.

    Alors que la marée noire qui se répand depuis fin avril dans le golfe du Mexique constitue la pire catastrophe écologique que les Etats-Unis aient connue, le groupe pétrolier BP espère doubler la quantité de pétrole récupérée en surface grâce au déploiement de ce navire taïwanais.

    Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, qu'exploitait le groupe britannique BP à 80 kilomètres des côtes américaines, entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque jour du puits situé à 1.500 mètres de profondeur. Le pétrole a déjà souillé 724 kilomètres de côtes, selon les garde-côtes.

    <org idsrc="ISIN" value="GB0007980591">BP</org>

    Marée noire : le pompage du pétrole reprend en Louisiane

    Info rédaction, publiée le 05 juillet 2010
    http://www.maxisciences.com

    La lutte contre la marée noire a repris

    La lutte contre la marée noire a repris

    États-Unis - Interrompues pendant plusieurs jours suite au passage de l'ouragan Alex dans le Golfe du Mexique, les opérations de pompage du pétrole qui se déverse dans la mer depuis le 22 avril dernier, ont partiellement repris dimanche.

    Perturbées par le mauvais temps, les opérations de récupération du brut ont dû être suspendues pendant plusieurs jours. Hier, elles ont enfin repris, mais seulement partiellement, les conditions météorologiques étant encore très mauvaises.

    "Nous sommes en train de pomper du pétrole en Louisiane, mais pas dans l'Alabama, le Mississippi et la Floride" a indiqué une responsable des gardes-côtes à l'AFP. Dans chacun des quatre États touchés par les hydrocarbures toutefois, des barrières flottantes commençaient à être réinstallées, afin d'empêcher le brut de parvenir jusqu'aux côtes.

    Alors que dix navires dépollueurs de la société bretonne Ecocéane ont été achetés pour lutter contre la marée noire (voir article), un nouvel espoir est placé en un bateau baptisé A Whale (une baleine). De la taille de quatre terrains de football, il est le plus grand bateau du monde spécialisé dans la récolte de pétrole en surface. Le navire peut en effet pomper jusqu'à 50.000 barils de pétrole par jour.

    Des tests de récupération du brut sont en cours depuis samedi dans le golfe du Mexique. Des tests qui devraient s'achever ce lundi. A Whale est censé pomper un mélange de pétrole et d'eau, puis séparer les deux éléments afin de rejeter en mer une eau nettoyée.

    Depuis l'explosion suivie du naufrage de la plate-forme exploitée par BP, fin avril, le groupe pétrolier a annoncé avoir déjà dépensé quelque 3,12 milliards de dollars dans ses opérations de lutte contre la marée noire. Le géant britannique dit avoir reçu 95.000 demandes de dédommagements, 47.000 paiements ayant déjà été effectués, pour un total d'environ 147 millions de dollars.

    Ce sont entre entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole qui s'échappent chaque jour du puits, et d'après les autorités américaines, le brut a déjà souillé plus de 700 kilomètres de côtes.

    Golfe du Mexique: des essais supplémentaires nécessaires pour le navire mangeur de pétrole

    LA NOUVELLE ORLEANS (AP) — La forte houle qui agite le golfe du Mexique empêche de savoir si le navire géant de récupération et de filtrage des eaux polluées est efficace contre la marée noire, a annoncé lundi la société taïwanaise propriétaire du bateau.

    Bob Grantham, porte-parole de TMT, a déclaré dans un courrier électronique que des essais supplémentaires au large de la côte de Louisiane seraient nécessaires. Commencés ce week-end, ils devraient reprendre dès que la mer sera plus calme.

    Le "A Whale", présenté comme le plus grand navire "écumoire" de pétrole du monde, est censé pouvoir pomper 80 millions de litres d'eau et de pétrole brut par jour.

    Le groupe britannique BP a déclaré lundi qu'il avait déjà déboursé un peu plus de 3 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) pour lutter contre la marée noire et l'indemnisation des victimes -particuliers, entreprises et administrations- depuis l'explosion de sa plate-forme le 20 avril dernier.

    L'accident avait fait onze morts et endommagé un puits situé à 1.500m de profondeur, qui depuis laisse s'échapper son pétrole. Les 3 milliards de dollars ne comprennent pas le fonds d'indemnisation de 20 milliards qu'a dû créer BP le mois dernier. AP

    La marée noire pollue la campagne électorale

    A l’approche des élections législatives de mi-mandat de novembre prochain, la catastrophe écologique en cours dans le golfe du Mexique est devenue un des grands thèmes électoraux.

    Le président américain en compagnie du Gouverneur de Floride 
Charlie Crist, le 15 juin sur une plage de Pensacola

    © AFP

    Le président américain en compagnie du Gouverneur de Floride Charlie Crist, le 15 juin sur une plage de Pensacola

    Aux quatre coins du pays, les candidats aux élections législatives de mi-mandat réorientent leurs campagnes, n’hésitant pas à jouer sur le registre de l’émotion pour exploiter la marée noire à leur avantage. De la Floride au Massachusetts, les candidats au poste de gouverneur ne savent plus quoi inventer pour colmater la fuite (pourquoi pas des airbags ?) et lutter contre la pollution (des poils ? de la paille ? des bactéries ?). Pendant ce temps, à Washington, chaque parti affirme que la catastrophe sera pour lui un atout lors des élections de novembre. Pour les républicains, la gestion de ce désastre est une leçon d’incompétence : Obama n’a cessé de tâtonner, révélant ainsi son incapacité à agir, non seulement face à la marée noire, mais également sur les fronts de l’économie, de la santé et de la guerre. Les démocrates, eux, voient dans cette catastrophe écologique la conséquence naturelle des liens entre les républicains, les grandes compagnies pétrolières et les politiques de dérégulation.

    Et de chaque côté, les politiciens semblent déterminés à canaliser l’indignation populaire face à la marée noire afin de l’exploiter au mieux. La catastrophe est déjà devenue un important thème de campagne dans une dizaine d’Etats, y compris dans certains situés loin des zones directement concernées. Dans le Michigan, par exemple, le candidat démocrate à la chambre des représentants Gary McDowell plaide pour l’interdiction définitive des forages dans les Grands Lacs. Alors qu’il existe déjà des lois fédérales et locales interdisant ces pratiques, McDowell estime qu’en l’absence d’une protection accrue, "les eaux du Michigan pourraient être la prochaine victime d’une marée noire aussi désastreuse que celle causée par BP". Dans l’Illinois, le candidat démocrate au poste de sénateur, Alexi Giannoulias, a fait l’objet de vives attaques car un de ses conseillers de campagne a, par le passé, travaillé comme lobbyiste pour le compte de BP.

    En Pennsylvanie, le candidat démocrate au Sénat, Joe Sestak, reproche à son rival républicain, Pat Toomey, de faire passer "les grandes compagnies pétrolières avant le peuple américain" , celui-ci ayant reçu 96 050 dollars [76 676 euros] de contributions de la part des industries gazière et pétrolière depuis 1989. Et étrangement, ce n’est pas en Louisiane mais dans le Missouri que sont diffusés certains des clips télévisés les plus critiques sur la marée noire. Robin Carnahan, candidate démocrate au Sénat, a ainsi mêlé dans un récent spot de campagne des extraits de bande-son de films d’horreur, des images de la marée noire et des commentaires de son rival républicain, Roy Blunt, pour mieux accuser ce dernier de soutenir un "plan de sauvetage des grands pétroliers".

    C’est toutefois dans la région du golfe du Mexique que la marée noire influence le plus visiblement la campagne. Pour l’instant c’est le gouverneur de Floride, Charlie Crist, qui s’en sort le mieux avec la publication au moment opportun d’un programme ambitieux, peu de temps après avoir quitté les rangs du parti républicain pour se présenter comme candidat indépendant au Sénat. Crist s’est rendu à plusieurs reprises sur la plage de Pensacola, avec ou sans le président Obama, se montrant en bras de chemise, généralement les mains sur les hanches et de l’indignation dans la voix. Toujours en Floride, la marée noire est également devenue un thème central de la campagne d’Alex Sink, candidate démocrate au poste de gouverneur de l’Etat. La nappe toxique lui a permis de faire ressortir la populiste en colère qui sommeille en elle. Alors qu’elle recevait un responsable de BP avec d’autres représentants du gouvernement de Floride, le 8 juin, elle lui a lancé, non sans ironie : "Je crois que la diligence ne fait pas partie de votre vocabulaire".

    Dans toute la région, bon nombre de responsables politiques ont exprimé leur indignation face à la catastrophe écologique. Le candidat démocrate au poste de sénateur de la Louisiane, Charlie Melancon, est même allé jusqu’à verser une larme en déplorant récemment devant la sous-commission du Congrès : "tout ce que j’aime est aujourd’hui menacé". (La vidéo sur YouTube a été vue plus de 53 000 fois). Et ce n’est probablement pas fini. Dans la perspective des élections de mi-mandat, "c’est indubitablement sur cette question que démocrates et républicains vont tenter de marquer leur différence", analyse le sénateur démocrate du New Jersey Robert Menendez.

    L'ouragan Alex ralentit le nettoyage de la marée noire

    Les opérations de lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique étaient toujours perturbées vendredi 2 juillet par le mauvais temps.

    Les secours ne peuvent plus ramasser le pétrole à cause de 
l'Ouragan Alex (AFP) Les secours ne peuvent plus ramasser le pétrole à cause de l'Ouragan Alex (AFP)

    Les gardes côtes ne s'attendaient pas à une amélioration avant plusieurs jours : "Nous assistons encore à quelques effets résiduels de la tempête tropicale" Alex, a dit l'amiral Paul Zukunft des garde-côtes américains au cours d'une conférence téléphonique.
    Au cours des dernières 48 heures, les opérations de récupération du brut à la surface de l'eau et celles consistant à le brûler ont dû être interrompues, a-t-il rappelé.

    Alex a perdu de ses forces en atteignant mercredi soir le nord-est du Mexique, près des Etats-Unis. Mais, même si Alex ne s'est pas approchée du site de la marée noire, elle provoque d'importantes vagues autour du site situé à 80 kilomètres au large des côtes américaines.
    "Dans les jours à venir les opérations de nettoyages s'annoncent longues et difficiles", a estimé l'amiral Zukunft. "Je suis tout particulièrement inquiet pour la faune et la flore".
    Il a précisé qu'au total quelque 40.000 barils de pétrole n'avaient pas pu être récupérés au cours des deux derniers jours, en raison du mauvais temps.

    Les opérations de récupération du pétrole à la surface de l'eau sur la zone du sinistre ne reprendront pas avant 3 à 4 jours, en raison de vagues de jusqu'à deux mètres de haut, a-t-il précisé.
    Les fortes vagues ont retardé jusqu'en "milieu de semaine prochaine" le déploiement d'un troisième navire destiné à pomper le brut qui s'échappe depuis le mois d'avril, avait annoncé jeudi un haut responsable américain.

    Le groupe pétrolier BP espère doubler la quantité de pétrole récupérée grâce au déploiement de ce navire, la portant à environ 53.000 barils par jour.
    Depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon entre 30.000 et 60.000 barils de pétrole s'échappent chaque jour du puits. Le pétrole a d'ores et déjà souillé 724 kilomètres de côtes américaines, ont annoncé vendredi les garde-côtes.

    (Nouvelobs.com)

     

    Marée noire

    Réputation entachée

    Mise à jour le lundi 5 juillet 2010 à 11 h 19

     
    Louisiane

    Photo: Marc Poirier

    Cocodrie

    Le tourisme et la pêche en Louisiane sont durement frappés par la marée noire qui contamine les côtes.

    La collectivité de Cocodrie, un centre de villégiature, abrite aujourd'hui un poste de commande de la pétrolière BP. La situation est la même un peu partout sur la côte. Les plages sont condamnées et les touristes n'y vont pas.

    L'été, il y a plein de monde ici, mais aujourd'hui il n'y a presque pas de monde. C'est ce qui est arrivé à cause de cette huile. C'est mauvais. C'est bien mauvais.

    — Rina Alfred, Cadienne

    Au Café des Amis, un haut lieu touristique, les clients sont surtout des Louisianais. On y voit peu d'étrangers cette année. Lisa Lalled, une touriste suédoise, fait figure d'exception. « Les gens d'ici sont un peu surpris qu'on soit venu même si c'est comme ça », dit-elle.

    Ventes de fruits de mer en chute libre

    La mauvaise presse ne nuit pas seulement au tourisme. Personne ne veut acheter les fruits de mer de la Louisiane.

    Dennis Landry, producteur de crabe bleu, dit que son entreprise a diminué la production de 60 % parce que les consommateurs ont une mauvaise perception des fruits de mer. Pourtant, souligne-t-il, il reste des produits sains.

    Huîtres

    Huîtres

    Kevin Voisin, producteur d'huîtres, est aussi inquiet même si ses produits ne sont pas touchés par le pétrole.

    « On a l'impression que c'est tout le golfe du Mexique qui est noir de la nappe. Ce n'est pas comme ça. Il y a beaucoup de fruits de mer qui sont bons. La nappe n'est pas partout et il faut vraiment que les gens comprennent que le fruit de mer qui est vendu maintenant est bon à manger », explique M. Voisin.

    La couverture médiatique de la marée noire fait mal à la Louisiane, qui a pourtant besoin de toute son économie pour se remettre debout.


     


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  • Où en sont nos crevettes louisianaises?

    A silver lining?

    A silver lining

    Sunday, July 4, 2010 6:07 AM CDT

    DELCAMBRE — The BP oil spill has had a two-fold effect on Louisiana’s shrimping industry. The volume harvested for the spring season dropped two-thirds from last year, which has negatively impacted processing plants. But for individual shrimpers, demand has skyrocketed, and so has their profit.

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