• Marée noire en Louisiane, revue de presse du 26 juin 2010

    Une tempête tropicale menace les efforts pour contrôler la marée noire

    La première tempête tropicale de la saison 2010 dans l’Atlantique, baptisée Alex, qui s’est formée dans la mer des Caraïbes, est sur le point d’atteindre la péninsule du Yucatan au Mexique. Si elle se dirige dans le golfe du Mexique, elle pourrait compliquer les efforts en vue de contrôler la marée noire.

    Les météorologues américains surveillent la première tempête tropicale de la saison 2010 dans l’Atlantique, baptisée Alex, qui s’est formée dans la mer des Caraïbes. Elle est sur le point d’atteindre la péninsule du Yucatan au Mexique, et pourrait ensuite se diriger dans le golfe du Mexique, où elle pourrait compliquer les efforts en vue de contrôler la marée noire.

    Pour l’instant, les modèles de prévisions météorologiques montrent qu’Alex ne dirige pas vers le golfe du Mexique, a indiqué samedi Jack Bevins, prévisionniste au Centre américain des ouragans (NHC), mais sa trajectoire pourrait changer.

    L’amiral Thad Allen, le commandant des garde-côtes américains, avait averti vendredi que la tempête pourrait forcer l’évacuation du site de la fuite de pétrole et interrompre les efforts pour la juguler pendant une période pouvant aller jusqu’à deux semaines.

    Toujours selon l’amiral Allen, le vice-président Joe Biden se rendra en visite sur les côtes du Golfe du Mexique mardi, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et en Floride (sud-est), pour évaluer les efforts contre la marée noire. Jusqu’à présent, la destruction de la plateforme Deepwater Horizon a coûté 2,35 milliards de dollars à British Petroleum (BP), dont 126 millions de dollars en dédomagements aux victimes de la marée noire.

    Cet article se base sur ou est repris de VOA News

    La tempête tropicale devrait épargner le site de la marée noire

    Les inquiétudes des responsables des opérations anti-marée noire dans le golfe du Mexique se sont apaisées. La tempête tropicale Alex, qui s'est formée samedi, devrait épargner le site de la pollution, selon les prévisionnistes. Elle devrait passer en effet à environ 80 km des côtes de Louisiane. 

    «La tempête ne devrait pas être un problème pour la marée noire», estimait samedi matin Dennis Feltgen, porte-parole du Centre national des ouragans américain (NHC), basé à Miami. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

     

    «Elle devrait aller vers le Mexique mais sa trajectoire ne devrait pas se diriger vers le nord-est du golfe, a-t-il indiqué. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'effets de vagues».

    Les garde-côtes américains se sont préparés dès vendredi à l'arrivée de cette perturbation. «Nous avons un plan. Nous commençons a redéployer les gens et les équipements à partir du moment où nous pensons devoir affronter des vents», a ainsi déclaré Thad Allen, le commandant des garde-côtes américains, sur la chaîne CNN.

    Pompage interrompu en cas de vents trop violents

    A 15 heures GMT (17 heures en France), la tempête Alex, qui se déplace à une vitesse de 15 km/h, se trouvait à 225 km à l'est du Belize, avec des vents soufflant à 75 km/h. Les prévisionnistes américains prévoient qu'elle se trouvera dans le golfe du Mexique à partir de dimanche soir, après être passée au-dessus de la province mexicaine du Yucatan. Et ses vents risquent de se renforcer d'ici là. En cas de vent fort et de vagues importantes, BP pourrait devoir suspendre momentanément les opérations de pompage, le navire récoltant le brut en surface au-dessus du puits étant obligé de quitter la zone. Les opérations visant à forer les deux puits de secours qui doivent mettre un terme définitif à la pollution, risqueraient aussi d'être interrompues.

    Les bateaux seront déconnectés de la tête du puits «lorsque nous aurons une indication 120 heures avant que des vents forts arrivent», a ajouté l'amiral Allen. Il a par ailleurs admis que si les opérations étaient interrompues, il faudrait deux semaines pour les reconnecter.

    Baignade interdite dans le nord ouest de la Floride

    Actuellement, BP parvient à pomper une partie des 30.000 à 60.000 barils de pétrole qui s'échappent du puits chaque jour à 1.500 mètres sous le niveau de la mer. Les puits de secours devraient être opérationnels en août.

    Le vice-président américain Joe Biden doit se rendre dans la région mardi, ainsi que la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano et la conseillère du président américain Barack Obama pour les questions d'énergie et de changement climatique Carol Browner. Les autorités ont par ailleurs décidé jeudi d'interdire la baignade dans le nord-ouest de la Floride, une destination touristique qui reçoit 80 millions de visiteurs par an.

    Vendredi, BP a annoncé que ses dépenses liées à la marée noire avaient atteint 2,35 milliards de dollars à ce jour, soit environ 1,9 milliard d'euros. A Huntsville (Canada) où il participe à une réunion du G8, le premier ministre David Cameron a mis en garde contre une possible «destruction» du groupe pétrolier.

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    Leparisien.fr

    Marée noire : le pompage du pétrole reprend

    BP a annoncé que l'entonnoir permettant de capter une partie du pétrole et de le pomper vers la surface a été remis en place, après avoir heurté un robot téléguidé.

    Le pompage du pétrole a repris (AFP) Le pompage du pétrole a repris (AFP)

    L'entonnoir permettant de pomper une partie du pétrole en fuite dans le golfe du Mexique a été réinstallé, après avoir été retiré provisoirement et le pompage a repris, a annoncé BP mercredi 23 juin.

    L'entonnoir "a été remis en place avec succès sur la (plateforme) Deepwater Horizon" à 18h30 (23h30 GMT), a déclaré le groupe pétrolier dans un communiqué. Et d'ajouter que "le système a repris le pompage du pétrole et du gaz" une heure et demi plus tard.

    Durant dix heures mercredi, la fuite de pétrole a laissé échapper entre 30.000 et 60.000 barils, après le retrait provisoire de l'entonnoir, lequel permettait d'en pomper une partie.

    Ce retrait avait été décidé après une collision avec un robot téléguidé qui avait apparemment fermé l'une des soupapes, augmentant la pression dans l'entonnoir. "Il y a eu un problème aujourd'hui, ils ont remarqué qu'il y avait une sorte de fuite de gaz", avait annoncé le commandant des garde-côtes, l'amiral Thad Allen. Le problème semblait provenir "d'un engin téléguidé qui a touché une des soupapes" de l'entonnoir, avait-il ajouté.

    L'augmentation de la pression dans l'entonnoir risquait de favoriser la formation d'hydrates qui, sous forme de glace, pouvaient le boucher.

     

    Mort de deux personnes

    L'entonnoir permet de capter une partie du pétrole et de le pomper vers la surface où il est récupéré sur un bateau.

    Le gouvernement américain a estimé que 30.000 à 60.000 barils de pétrole s'échappaient du puits chaque jour, soit 4,77 à 9,53 millions de litres. L'entonnoir permettait dernièrement d'en récupérer environ 25.000 barils par jour.

    L'amiral Allen a par ailleurs annoncé une autre mauvaise nouvelle: la mort de deux personnes impliquées dans les opérations de nettoyage. L'une de ces personnes est morte dans un accident de natation dans une piscine, selon l'amiral Allen.

    L'autre est William Kruse, le capitaine d'un bateau enrôlé par BP, qui se serait suicidé d'une balle dans la tête, selon le médecin légiste Stan Vinson. D'après l'équipage de William Kruse, avec lequel Stan Vinson a parlé, le marin était "bouleversé et déprimé à cause de la marée noire".

     

    Nouveau moratoire sur les forages en mer

    A Londres, la direction de BP a annoncé mercredi que Robert Dudley, un Américain, avait pris la direction effective des opérations du groupe contre la marée noire, que pilotait jusque-là son directeur général, Tony Hayward.

    Robert Dudley "a été nommé avec effet immédiat président-directeur général de l'Organisation de restauration de la côte du golfe du Mexique", un service créé par BP pour gérer la réponse à l'incident de la plateforme pétrolière qui a sombré le 22 avril à 80 km des côtes de Louisiane.

    A Washington, le secrétaire aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a annoncé que l'administration allait décréter un nouveau moratoire plus "affiné" sur les forages en mer, au lendemain de la décision d'un juge qui a annulé le moratoire décidé par Barack Obama.

    Devant une commission du Sénat, Ken Salazar a indiqué que les puits pour lesquels l'absence de "risques est avérée" pourraient éventuellement faire l'objet d'une levée de l'interdiction.

    Le moratoire est "une mesure raisonnable", a estimé mercredi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Nobuo Tanaka, pour qui la marée noire est "une catastrophe qui aurait pu être évitée".

    (Nouvelobs.com)

    États-Unis - Englué dans la marée noire

    L'image d'efficacité du président Barack Obama souffre de la crise dans le Golfe

    Barack Obama s’est rendu en Louisiane au début du mois de mai pour 
rencontrer les dirigeants de la garde cotière.<br />

    Photo : Agence France-Presse Saul Loeb
    Barack Obama s’est rendu en Louisiane au début du mois de mai pour rencontrer les dirigeants de la garde cotière.

    Plus de deux mois après l'explosion de la plateforme de British Petroleum dans le golfe du Mexique, Barack Obama est englué dans la marée noire qui s'est ensuivie et qui menace une zone de plus en plus étendue du littoral des États-Unis. La crise érode l'image d'efficacité du président américain et risque de peser sur le sort de son parti aux élections législatives partielles de novembre. Cher lecteur, le reste de cet

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    Les fruits de mer de Louisiane  séduisent encore

    De notre envoyée spéciale à La Nouvelle-Orléans, Alexandra Gonzalez 26/06/10 à 07h23
    Au Café Degas, restaurant français de la Nouvelle-Orléans, les clients continuent de savourer les fruits de mer du coin, malgré la menace de la marée noire.

    Dans un restaurant de Louisiane Dans un restaurant de Louisiane © SIPA Dans le cadre luxuriant et tamisé du Café Degas, un délicieux restaurant tenu par un Français, Jacques Soulas, dans un quartier résidentiel de La Nouvelle-Orléans (Louisiane), la trentaine de clients attablés pour le dîner dégustent avec enthousiasme des fruits de mer… locaux. Une scène incongrue car, depuis le 20 avril dernier, le pétrole se déverse sans relâche à la surface de l’océan Atlantique, dans le golfe du Mexique, salissant et détruisant les ressources naturelles de cette région.

    Pour le moment, la carte du chef du Café Degas n’a pas changé. Louis, son fournisseur, continue de s’approvisionner chaque semaine auprès des pêcheurs du golfe en crevettes, écrevisses, et crabes à la carapace molle (soft shall crabs), une spécialité du coin. « Ça ne va pas durer, mais il subsiste encore des endroits épargnés par la marée. Pas de pénurie pour l’instant donc, d’autant que la demande s’est raréfiée, les acheteurs habituels fuient ces fruits de mer ! » raille Jacques Soulas, faisant référence à ces restaurants à New York ou à Chicago affichant ostensiblement sur leurs vitrines des pancartes indiquant : « Nous ne servons pas de produits lousianais. »

    Derniers crabes de l’année

    Pas de pénurie, mais des prix grimpant en flèche. « Les crabes nous coûtaient 3,50 $ la pièce il y a deux semaines, ils sont à 4 $. Les écrevisses coûtaient 8 $ le gallon, elles sont à 11 $. Du jamais-vu », soupire le restaurateur en feuilletant ses dernières feuilles d’achat. Quant à sa clientèle, à 80 % locale, elle ne rechigne fort heureusement pas à déguster les plats de fruits de mer qui font la réputation du lieu : « Il y a peu de scandales sanitaires dans la région, alors les gens nous font confiance pour ne servir que des produits sûrs. Et puis ils se disent : 'Mangeons-en tant qu’il est encore temps.' Après, Dieu sait combien d’années nous devrons attendre avant de pouvoir déguster de nouveau nos crabes louisianais ! »



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