• Marée noire en Louisiane, revue de presse du 21 juin 2010

    Une vidéo : une régate de trop

     

    Marée noire: La nouvelle bourde du directeur de BP

    Créé le 20.06.10 à 15h35 -- Mis à jour le 20.06.10 à 16h02

    Le pétrole s'échappe de la plate-forme Deepwater Horizon de BP 
dans le golfe du Mexique, le 31 mai 2010.

    Le pétrole s'échappe de la plate-forme Deepwater Horizon de BP dans le golfe du Mexique, le 31 mai 2010. J. C. Hong/AP/SIPA

    POLLUTION - Il a participé à une régate luxueuse dans le sud de l'Angleterre...

    Et une nouvelle boulette pour le directeur de BP, une... Alors que le captage de pétrole au large de la Louisiane connaît encore quelques ratés, Tony Hayward, le boss du groupe pétrolier, a participé samedi à une régate de luxueux voiliers sur l’île de Wight, au Sud de l’Angleterre. «Une grave erreur» , a commenté dimanche le secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emmanuel. «Peu importe où il est, il est toujours en contact avec ce qui se passe» concernant la marée noire, a objecté un porte-parole du groupe, John Curry. Mais ce contact est loin d’être suffisant, semble-t-il pour la Maison blanche. Déjà samedi, Rahm Emmanuel avait considéré que cet événement fait partie d’une «longue série de gaffes et d'erreurs en matière de relations publiques» de la direction de BP. «Pour le citer, il a repris sa vie d’avant», a ironisé ce proche d’Obama.

    Le 31 mai dernier, Tony Hayward avait maladroitement dit qu’il espérait vraiment la fin de la fuite de pétrole «pour retrouver sa vie d'avant». Une déclaration qui lui est revenue comme un boomerang cette semaine, lors de son audition devant des parlementaires américains au Capitole. «Je suis sûr que vous retrouverez votre vie d'avant, que vous rentrerez en Angleterre avec un parachute doré. Mais nous aux Etats-Unis, nous restons avec les conséquences dramatiques du mépris de BP pour la sécurité», lui a lancé un l'élu.

     Premier jour de congé

    Au cours de cette même audition, Tony Hayward avait tenté de faire amende honorable, déclarant notamment: «En tant que dirigeant de BP, je fais le serment que nous ne connaîtrons pas de repos tant que nous n'aurons pas résolu le problème». Sauf que le lendemain, BP annonçait que Tony Hayward abandonnait la gestion quotidienne de la marée noire du Golfe du Mexique à un autre responsable du groupe pétrolier, Robert Dudley...

    D’après l’entreprise, c’est le premier jour chômé de Tony Hayward depuis l’explosion le 20 avril dernier de la plateforme ptrolière Deepwater au large de la Louisiane, entraînant une marée noire sans précédent. Une excuse non valable pour Greenpeace, pour qui l’attitude du patron de BP «met du sel dans les blessures» des victimes de la marée noire.

     

    La marée noire arrive en Floride

    Par Reuters, publié le 20/06/2010 à 10:15

    Les habitants du littoral américain du golfe du Mexique travaillaient au nettoyage de leurs plages samedi alors que le pétrole échappé du puits endommagé de BP arrivait à Panama City en Floride.

    Opération 
de filtrage de l'eau dans le golfe du Mexique pour lutter contre la 
marée noire au large de la Louisiane. Les habitants du littoral 
américain du golfe du Mexique continuaient à travailler au nettoyage de 
leurs plages samedi alors que le pétrole échappé du puits endommagé de 
BP arrivait à Panama City en Floride. (Reuters/Lee Celano)

    Opération de filtrage de l'eau dans le golfe du Mexique pour lutter contre la marée noire au large de la Louisiane. Les habitants du littoral américain du golfe du Mexique continuaient à travailler au nettoyage de leurs plages samedi alors que le pétrole échappé du puits endommagé de BP arrivait à Panama City en Floride. (Reuters/Lee Celano)

    Le siphonage du pétrole entrepris par BP dans le puits endommagé, interrompu pendant une dizaine d'heures le temps de régler un problème concernant le matériel de prévention des incendies et de laisser passer une tempête, a repris.

    Un second système fonctionne aussi, mais du pétrole continue néanmoins à s'échapper dans l'océan.

    Pendant ce temps, le directeur général de BP Tony Hayward assistait à une course de bateaux au large des côtés britanniques, ce qui a été critiqué par la Maison blanche.

    Soixante et un jours après l'explosion d'une plate-forme offshore du géant pétrolier britannique dans le golfe du Mexique, la nappe de pétrole menace les économies littorales de quatre Etats américains. Les fragiles marais de la Louisiane et l'activité de pêche de cet Etat ont été les plus touchés.

    Les pêcheurs estiment que leur façon de vivre est plus menacée aujourd'hui qu'elle ne l'était après le passage de l'ouragan Katrina qui a dévasté une grande partie de la côte en 2005.

    En Floride, un centre des opérations d'urgence a confirmé que des boulettes de goudron étaient arrivées sur la plage à Panama City, une destination touristique populaire.

    Elles ont été nettoyées, la plupart des boulettes disparaissant avec la marée, et les plages sont restées ouvertes.

    CRITIQUES DE LA MAISON BLANCHE

    L'absence de Tony Hayward à une importante réunion de responsables de l'industrie pétrolière samedi à Saint-Pétersbourg a été remarquée. Les difficultés du groupe ont été au centre des discussions.

    Tony Hayward assistait avec son fils à une course de voiliers autour de l'île de Wight, au large de la côte sud de Grande-Bretagne, après avoir passé près de deux mois loin de chez lui et de sa famille, a déclaré une porte-parole de BP.

    Sa présence a été une nouvelle occasion pour le gouvernement de Barack Obama de critiquer Tony Hayward.

    "Je pense que nous pouvons tous conclure que Tony Hayward ne fera pas consultant en relations publiques en seconde carrière", a déclaré le secrétaire général de la Maison blanche Rahm Emanuel sur la chaîne de télévision ABC News.

    "Cela fait partie tout simplement d'une longue liste de faux pas et d'erreurs en matière de communication", a-t-il ajouté.

    Barack Obama avait déclaré ce mois-ci qu'il licencierait Tony Hayward si c'était en son pouvoir pour son traitement du dossier de la marée noire.

    La société Anadarko, qui possède 25% du puits endommagé, a reporté sans ambiguïté la faute et la responsabilité financière la marée noire sur BP.

    Son P-DG Jim Hackett a estimé qu'il s'agissait de la part du groupe britannique, soit de négligence grave, soit de faute lourde. BP a signifié son désaccord avec cette interprétation.

    L'action BP a perdu 26% depuis début juin alors que le groupe doit mobiliser des fonds très importants pour abonder le fonds de 20 milliards de dollars chargé d'indemniser les victimes. Cela représente son mois le plus mauvais depuis le krach boursier d'octobre 1987.

    Danielle Rouquié pour le service français

     

    Marée noire : un fonds de compensation de 20 milliards de dollars

    LEMONDE.FR avec AFP | 16.06.10 | 19h08  •  Mis à jour le 16.06.10 | 21h51

    P a finalement accepté de placer 20 milliards de dollars sur un compte bloqué destiné à dédommager les victimes de la marée noire dans le golfe du Mexique, écrit mercredi 16 juin le New York Times, une information confirmée par des sources proches du dossier. La Maison Blanche a toutefois indiqué qu'un accord final n'avait pas encore été conclu et que le montant de 20 milliards de dollars n'est "pas un plafond". Une telle somme représenterait l'intégralité des dépenses d'investissement du groupe l'an dernier, ou deux ans de dividendes. Un fonds de 100 millions de dollars en faveur des ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la marée noire va aussi être mis en place.

    Selon le quotidien new-yorkais, le fonds serait géré de façon indépendante par un médiateur, Kenneth Feinberg, qui avait déjà supervisé le fonds d'indemnisation des victimes du 11-Septembre. L'accord, toujours en négociation, prévoit que les versements de BP s'étaleront sur plusieurs années, afin de préserver sa santé économique. Cette annonce survient alors que le président Barack Obama a reçu mercredi matin à la Maison Blanche les dirigeants de BP pour les sommer notamment d'indemniser les victimes.

    UN COÛT TOTAL FINAL ESTIMÉ ENTRE 8 ET 14 MILLIARDS DE DOLLARS

    Près de deux mois après le début de la marée noire, le président américain a rencontré mercredi 16 juin pour la première fois mercredi à la Maison Blanche cinq dirigeants du groupe pétrolier, dont son président Carl-Henric Svanberg et son directeur général Tony Hayward, ainsi qu'un conseiller juridique de BP. La veille au soir, dans un discours solennel retransmis en direct à la télévision, le président américain s'en était pris à "l'inconscience" de BP, accusé aux Etats-Unis d'avoir pris des risques avec la plate-forme Deepwater Horizon, qui a explosé le 20 avril à 80 km des côtes. "Nous ferons payer BP pour les dégâts que cette entreprise a provoqués", avait-il à nouveau promis, en annonçant à ses compatriotes un combat de longue haleine contre la catastrophe écologique la plus grave de l'histoire du pays.

    Les discussions ont été compliquées par l'impossibilité de connaître pour le moment l'étendue du désastre et le prix que coûtera le nettoyage des côtes souillées ou les dédommagements aux entreprises de la région. Certains parlementaires américains demandaient que tous les dividendes versés par BP soient bloqués jusqu'à nouvel ordre. A l'heure actuelle, BP a suspendu le versement des dividendes versés aux actionnaires cette année et a déjà dépensé près de 1,6 milliard de dollars pour faire face à la marée noire qui souille le golfe du Mexique depuis l'explosion de sa plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril dernier. L'action BP a depuis perdu près de la moitié de sa valeur en Bourse. Le groupe a annoncé mercredi qu'il prévoyait de réduire ses dépenses d'investissement et de réaliser pour "environ 10 milliards de dollars" de cessions dans les douze mois.

    Selon l'agence de notation Fitch, le coût total de la catastrophe s'estime à environ 6 milliards de dollars pour la récupération du pétrole, le nettoyage et les dédommagements aux riverains, et des amendes civiles pouvant être comprises entre 2 et 8 milliards de dollars.

    En savoir plus :

    – les cabinets d'avocats se ruent sur les côtes américaines pour défendre les personnes touchées par la marée noire et toucher une partie de leurs indemnités, raconte le blog sur l'écologie du New York Times.

    P a finalement accepté de placer 20 milliards de dollars sur un compte bloqué destiné à dédommager les victimes de la marée noire dans le golfe du Mexique, écrit mercredi 16 juin le New York Times, une information confirmée par des sources proches du dossier. La Maison Blanche a toutefois indiqué qu'un accord final n'avait pas encore été conclu et que le montant de 20 milliards de dollars n'est "pas un plafond". Une telle somme représenterait l'intégralité des dépenses d'investissement du groupe l'an dernier, ou deux ans de dividendes. Un fonds de 100 millions de dollars en faveur des ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la marée noire va aussi être mis en place.

     

    Selon le quotidien new-yorkais, le fonds serait géré de façon indépendante par un médiateur, Kenneth Feinberg, qui avait déjà supervisé le fonds d'indemnisation des victimes du 11-Septembre. L'accord, toujours en négociation, prévoit que les versements de BP s'étaleront sur plusieurs années, afin de préserver sa santé économique. Cette annonce survient alors que le président Barack Obama a reçu mercredi matin à la Maison Blanche les dirigeants de BP pour les sommer notamment d'indemniser les victimes.

    UN COÛT TOTAL FINAL ESTIMÉ ENTRE 8 ET 14 MILLIARDS DE DOLLARS

    Près de deux mois après le début de la marée noire, le président américain a rencontré mercredi 16 juin pour la première fois mercredi à la Maison Blanche cinq dirigeants du groupe pétrolier, dont son président Carl-Henric Svanberg et son directeur général Tony Hayward, ainsi qu'un conseiller juridique de BP. La veille au soir, dans un discours solennel retransmis en direct à la télévision, le président américain s'en était pris à "l'inconscience" de BP, accusé aux Etats-Unis d'avoir pris des risques avec la plate-forme Deepwater Horizon, qui a explosé le 20 avril à 80 km des côtes. "Nous ferons payer BP pour les dégâts que cette entreprise a provoqués", avait-il à nouveau promis, en annonçant à ses compatriotes un combat de longue haleine contre la catastrophe écologique la plus grave de l'histoire du pays.

    Les discussions ont été compliquées par l'impossibilité de connaître pour le moment l'étendue du désastre et le prix que coûtera le nettoyage des côtes souillées ou les dédommagements aux entreprises de la région. Certains parlementaires américains demandaient que tous les dividendes versés par BP soient bloqués jusqu'à nouvel ordre. A l'heure actuelle, BP a suspendu le versement des dividendes versés aux actionnaires cette année et a déjà dépensé près de 1,6 milliard de dollars pour faire face à la marée noire qui souille le golfe du Mexique depuis l'explosion de sa plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril dernier. L'action BP a depuis perdu près de la moitié de sa valeur en Bourse. Le groupe a annoncé mercredi qu'il prévoyait de réduire ses dépenses d'investissement et de réaliser pour "environ 10 milliards de dollars" de cessions dans les douze mois.

    Selon l'agence de notation Fitch, le coût total de la catastrophe s'estime à environ 6 milliards de dollars pour la récupération du pétrole, le nettoyage et les dédommagements aux riverains, et des amendes civiles pouvant être comprises entre 2 et 8 milliards de dollars.

    En savoir plus :

    – les cabinets d'avocats se ruent sur les côtes américaines pour défendre les personnes touchées par la marée noire et toucher une partie de leurs indemnités, raconte le blog sur l'écologie du New York Times.

     

    BP accorde 20 mds aux victimes de la marée noire

    Mots clés : BP, Marée noire Golfe du Mexique, ETATS-UNIS, Obama Svanberg

    Par Laure Mandeville
    16/06/2010 | Mise à jour : 21:40 Réactions (82)

    Le président américain a rencontré mercredi les dirigeants de la compagnie pétrolière, déterminé à «les faire payer». 

    Ils se sont retrouvés pour un face-à-face très attendu, mercredi, à la Maison-Blanche. Barack Obama et les patrons de la compagnie britannique BP, Carl-Henric Svanberg, son président, Tony Hayward, son directeur général, et Lamar McKay, son responsable Amérique. Le représentant de l'État le plus puissant de la planète et les dirigeants de l'une des majors les plus influentes du monde. L'homme qui veut réduire la dépendance de l'Amérique à l'or noir d'un côté. Et de l'autre, ceux qui encouragent cette dépendance parce qu'ils en vivent. Deux mondes. Deux logiques souvent opposées.

    Depuis huit semaines, les deux parties ont pourtant dû travailler main dans la main pour endiguer ensemble dans le golfe du Mexique, la marée noire la plus gigantesque qui se soit jamais produite (elle est jugée treize fois plus importante que celle provoquée par le naufrage de l'Exxon Valdez, au large des côtes de l'Alaska). Mais mardi, le président, qui a souvent pointé du doigt avec frustration les responsabilités de BP (qui n'avait pas respecté les normes de sécurité) n'a pas caché qu'il abordait cette rencontre avec une idée en tête : arracher au géant pétrolier son engagement à payer la totalité des dommages générés par son «inconscience». Montrer à la nation américaine la capacité de l'Administration Obama à protéger les populations des États du golfe du Mexique, frappées durement par les conséquences économiques et écologiques de la marée noire.

     

    BP s'est incliné

    Pour le président, cette démonstration est politiquement cruciale, alors que la catastrophe a submergé tout l'agenda présidentiel. L'avenir des élections de mi-mandat en dépendra en partie. «Nous ferons payer BP pour les dégâts que cette entreprise a provoqués», avait lancé mardi soir depuis le Bureau ovale, un Barack Obama offensif et décidé lors d'une adresse télévisée à la nation, où il s'est posé en commandant en chef de «la bataille». Répondant aux critiques de ceux qui l'accusent d'avoir été trop lent et trop mou dans sa réponse à la crise, le président Obama avait précisé qu'il allait forcer la main du groupe pétrolier britannique pour l'obliger à créer un fonds d'indemnisation géré par une structure indépendante destinée à contrôler le versement des compensations aux victimes.

    Mercredi, BP s'est incliné, acceptant de placer 20 milliards de dollars sur un compte bloqué destiné à dédommager les victimes de la marée noire dans le golfe. «Ces 20 milliards de dollars vont assurer que les demandes d'indemnisations des habitants et des entreprises seront honorées. Et ce n'est pas un plafond. Les gens du golfe [du Mexique] ont ma parole, BP répondra à ses obligations à leur égard», a affirmé le président, qualifiant la réunion de «constructive».

    L'influent avocat Kenneth Feinberg, qui avait été chargé des indemnisations des victimes du 11-Septembre, supervisera ce compte, géré de manière indépendante. Les 20 milliards seront provisionnés sur une période de quatre ans, au rythme de cinq milliards par an, et ce dès cette année, a précisé la Maison-Blanche.

    BP a en outre accepté de mettre en place un fonds de 100 millions de dollars en faveur des ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la marée noire, a indiqué le président.

     

    Obama semble avoir la main dans ce bras de fer

    Force est pourtant de constater que BP, qui dans cette affaire lutte aussi pour préserver son image, est sur la défensive. L'entreprise a perdu 48% de sa valeur boursière et le coût des réparations qu'elle pourrait avoir à payer est évalué à des dizaines de milliards de dollars. Les dirigeants du géant pétrolier sont également très affaiblis par leur incapacité à stopper jusqu'ici la fuite du puits endommagé et par la sous-estimation patente qu'ils ont faite de l'ampleur du désastre. Entre 35 000 et 60 000 barils de brut se déversent chaque jour dans le golfe. Loin des 5 000 barils initialement annoncés par BP. À court terme, Obama semble donc avoir la main dans ce bras de fer.

    Mais il est encore trop tôt pour dire si la marée noire du golfe du Mexique permettra au président de faire la percée qu'il espère sur le front politiquement sensible des énergies propres. C'est ce qu'il a souhaité mardi, dans son adresse, comparant avec passion ce défi à l'aventure spatiale américaine sur la Lune et appelant la classe politique et la nation au «courage politique» pour remettre les pétroliers et leurs lobbys à leur place.

    La séance houleuse qui s'est tenue mardi au Congrès entre les parlementaires et cinq compagnies pétrolières, sommées de dévoiler leurs plans de bataille contre d'éventuelles marées noires à venir, a apporté de l'eau au moulin de la révolution verte rêvée par Obama. Car malgré les assurances des dirigeants de Chevron ou Exxon, qui ont âprement critiqué BP pour ses manquements, se jugeant bien mieux préparés, leurs propos n'ont pas convaincu les législateurs. Les plans d'urgence concoctés par d'autres compagnies pour faire face à d'éventuelles marées noires de l'ampleur de celle qui frappe le golfe du Mexique sont «obsolètes jusqu'au ridicule», ont noté les parlementaires.

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    » Marée noire : des mails montrent la négligence de BP

    » Interrogation sur les dangers des dispersants

     

    Marée noire: le Congrès américain accuse BP d'avoir menti sur les risques

    (AFP) – Il y a 5 heures

    WASHINGTON — Le pétrole se déversant dans le golfe du Mexique pourrait atteindre 100.000 barils par jour dans le pire des cas, selon un document interne de BP transmis en mai au Congrès américain et rendu public par un élu qui accuse le groupe d'avoir menti sur les risques encourus.

    Au moment où le document a été remis aux élus, BP estimait la fuite à 5.000 barils de pétrole par jour et indiquait qu'au maximum elle pourrait atteindre 60.000 barils (un baril = 159 litres).

    Dans le document transmis au Congrès et dont deux pages ont été rendues publiques dimanche par le président démocrate de la sous-commission de l'Environnement à la Chambre des représentants, Edward Markey, BP estime que dans le meilleur des cas ce sont 55.000 barils de pétrole qui se déversent chaque jour dans le Golfe.

    Selon les autorités américaines, le puits situé à 1.500 m de profondeur et à quelque 80 km des côtes américaines crache actuellement chaque jour entre 35.000 et 60.000 barils.

    Dans son document qui n'est pas daté, BP fonde son estimation sur un scénario catastrophe provoqué notamment par le retrait de la tête du puits et d'un certain nombre de valves.

    "Dans un premier temps ils avaient dit qu'il n'y avaient que 1.000 barils de pétrole, ensuite ils ont dit que c'étaient 5.000 et maintenant nous sommes à 100.000 barils", a indiqué Edward Markey à la chaîne de télévision NBC. "Soit ils mentent, soit ils sont extrêmement incompétents".

    Le groupe pétrolier, exploitant de la plateforme Deepwater Horizon dont le naufrage le 22 avril a provoqué la marée noire, s'est défendu en indiquant que les conditions pour que son scénario catastrophe devienne une réalité n'ont jamais été réunies.

    "Nous disions à l'époque que si deux conditions étaient réunies en même temps (...) alors nous pourrions avoir 100.000 barils de pétrole", par jour, a indiqué à l'AFP un porte-parole Des rede BP Robert Wine, précisant que l'estimation donnée dans le document "n'avait rien à voir avec la quantité de pétrole s'échappant actuellement" du puits.

    Marée noire : le patron de BP va se rendre en Russie pour rassurer

    Le directeur général de BP Tony Hayward va aller en Russie pour rassurer le président russe Dmitri Medvedev sur la santé financière de son groupe, affirme lundi le Financial Times. Interrogé par l'AFP, BP n'a pas voulu confirmer cette information. Le groupe est particulièrement discret sur les allées et venues de M. Hayward : ainsi, il n'a pas voulu confirmer non plus la participation de celui-ci mardi matin à Londres à une conférence où sont présents d'autres responsables de grandes compagnies pétrolières.

    C’est un document interne au groupe BP rendu public ce dimanche qui a mis le feu aux poudres. Il révèle que la quantité de pétrole qui s‘échappe du puits endommagé dans le golfe du Mexique pourrait en définitive atteindre 100 000 barils par jour.

    Indignation du président de la sous-commission de l’Energie et de l’Environnement, à la Chambre des représentants, Ed Markey.

    «Ils affirmaient au départ que la fuite ne représentait que 1000, puis 5000 barils par jour. Or on évoque désormais plus de 100.000 barils. C‘était leur technologie, leur caméra. Ils auraient dû savoir dès le début.»

    Un scénario catastrophe que la compagnie ne conteste pas, tout en le minimisant. Pour elle, ce chiffre ne serait atteint que dans le cas où le dôme de confinement venait à être retiré du puits. Mickey Fruge, le responsable du site, se veut plus rassurant.

    “Nous espérons terminer le second trou de forage d’ici la fin juillet, ou au plus tard en août, si tout va bien.”

    En pleine tempête médiatique, BP a dû faire face ce lundi à une nouvelle révélation. Un employé de la plate-forme affirme qu’une fuite sur une pièce de sécurité n’aurait pas été réparée, quelques jours seulement avant la catastrophe. Le rythme de production aurait, semble-t-il, primé sur la sécurité.

    Selon le Wall Street Journal, deux demandes de l’administration américaine concernant la marée noire auraient aussi été rejetées.

     

    Marée noire: BP a refusé d'accéder à deux demandes de l'administration Obama (presse)

    Malgré les concessions faites à la Maison Blanche concernant la marée noire dans le golfe du Mexique, BP a rejeté deux demandes de l'administration américaine, révèle lundi le Wall Street Journal.

    BP

    Marée noire : une fuite avant l'explosion ?

    AFP
    21/06/2010 | Mise à jour : 12:05 Réagir

    Un employé de la plate-forme Deepwater Horizon, dont l'explosion fin avril a causé la marée noire du golfe du Mexique, a été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité, et assuré que celle-ci n'avait pas été réparée, dans une émission diffusée aujourd'hui par la BBC.

    Tyrone Benton, cet employé, a indiqué avoir découvert un défaut dans un équipement de sécurité quelques semaines avant l'explosion, mais que ce problème n'avait pas été réparé, un autre système étant utilisé à la place.

    M. Benton, interviewé dans le cadre de l'émission Panorama diffusée ce soir, a expliqué que la réparation aurait arrêté la production, à un moment où il en coûtait 500.000 dollars par jour d'extraire le pétrole.

    Mais BP a indiqué que c'est le propriétaire de la plate-forme Transocean qui était responsable de l'équipement défectueux, tandis que Transocean assurait que cette pièce avait été testée avec succès avant l'accident, selon la BBC.


     

    21 juin 2010

    Réflexions sur la marée noire

    60.000 barils par jour, un fond d’indemnisation de 20 milliards de dollars financé par BP… les chiffres de la marée noire qui souille le Golf du Mexique depuis avril dernier donnent chaque jour un peu plus le tournis. Barack Obama l’a bien compris, puisqu’il a déclaré la semaine dernière vouloir mener la « guerre » au pétrole. Rappelant que la destruction des bayous n’avait malheureusement pas attendu cette catastrophe pour commencer, entre industrie pétrolière de plus en plus encombrante et réchauffement climatique, il va même jusqu’à parler de « 11 septembre écologique ».

    A l’entendre, de la même façon que le 11/9 a changé la vision que les Etats-Unis avait du monde, cette marée noire changera en profondeur leur politique énergétique et environnementale. On espère que ce processus sera plus réussi que celui qui allait conduire au déclenchement de la guerre en Irak.

    Ce volontarisme affiché par les autorités américaines est le bienvenu. Reste que, comme les médias américains eux-mêmes l’ont souligné, il est loin pour l’heure d’être satisfaisant. Beaucoup de question restent en suspens.

    Pour commencer, on est toujours incapable de dire à quel moment précis cette fuite sera enfin colmatée – tout au plus espère-t-on que cela pourra se faire en août, soit quatre mois après le déclenchement de la catastrophe.

    Ensuite, on ignore encore si le nombre de barils de pétrole s’échappant quotidiennement dans la mer désormais avancé est enfin le bon ; et a fortiori quelle sera la quantité totale de pétrole rejetée dans l’environnement.

    Par ailleurs, comment expliquer les terribles dysfonctionnements constatés au sein de BP, mais aussi et surtout au sein même des autorités de contrôle américaines ? Et quelle sera donc cette nouvelle politique énergétique et environnementale que Barack Obama appelle de ses vœux ? Sachant qu’il devra composer avec une classe politique qui reste dans une part non négligeable encore très proche des vues de l’industrie pétrolière, quand bien même l’heure n’est pas à proprement parler des plus favorables à cette dernière.

    On aurait tort de penser qu’il s’agit là d’une question exclusivement américaine. D’abord, la principale entreprise incriminée, BP, est une multinationale d’origine européenne. Ce drame rappelle ainsi que la responsabilité pénale, sociale et écologique de ce genre d’entreprises reste très difficile à faire reconnaître. Par exemple rien n’obligeait BP à mettre en place le fond d’indemnisation ou le « gel » des dividendes qui viennent d’être annoncés, et qui ne doivent leur création qu’aux démarches et à la pression des autorités américaines ! Il y a là quelque chose qui sonne comme une anomalie.

    Ensuite, les faiblesses technologiques et procédurales mises en évidence par l’explosion et la marée noire ne sont évidemment pas propres à BP elle-même, ni aux autorités américaines. Les auditions des dirigeants d’autres grandes entreprises pétrolières devant les parlementaires américains l’ont démontré largement : selon toute vraisemblance, aucune n’aurait pu faire face. Et quand on voit l’efficacité très variable des régulateurs européens dans les domaines financiers, environnementaux ou sanitaires au cours des dernières années, on peut se demander s’ils auraient fait mieux que leurs collègues américains dans ce cas précis. D’autant que la philosophie du « moins de régulation » et du laisser faire était et reste encore largement partagée de part et d’autre de l’Atlantique.

    Enfin, il se trouve que cette marée noire est loin d’être la première du genre. Lorsqu’un pétrolier s’échoue et déverse sa cargaison, l’information est en règle générale bien relayée, surtout lorsque les côtes concernées se trouvent en Europe ou en Amérique du Nord. Mais lorsque la marée noire est due à une ou à plusieurs fuites, qu’elle est de nature chronique et qu’elle touche des « pays en développement », elle échappe largement à l’attention de l’opinion publique des pays industrialisés. Il s’agit pourtant d’un problème écologique, social et sanitaire absolument majeur, par exemple dans le delta du Niger. Un article signé par le journaliste John Vidal et publié au début du mois dans le quotidien britannique The Guardian (que vous pouvez trouver en français ici et en anglais ) rappelle ainsi qu’en cinquante ans ce serait plus d’un million de tonnes de pétrole brut, à raison de plus de 300 marées noires, qui se serait déversé dans l’environnement du delta. Une pollution des sols et de l’eau dramatique, qui se traduit concrètement par une espérance de vie d’une quarantaine d’années seulement au sein des communautés rurales de la région… Les déclarations de Nnimo Bassey, responsable de l’ONG Friends of the Earth International interrogé par John Vidal et qui revient sur l’irresponsabilité des compagnies pétrolières, se passent de commentaires : « La marée noire du golfe du Mexique est comme une métaphore pour ce qui se passe chaque jour dans les champs pétrolifères du Nigeria et ailleurs en Afrique ».

    C’est bel et bien à un changement radical de nos modes de vie, de nos modes de production, de nos modes de pensée que ce type de catastrophes doit nous amener. L’ère du « tout pétrole » est terminée, parce que le pétrole n’a rien de renouvelable et que son utilisation comme sa production figurent parmi les activités les plus polluantes. La toute puissance industrielle qui ignore les catastrophes naturelles et les tragédies sanitaires qu’elle peut causer doit cesser. Les œillères des pays « riches » et de leurs entreprises, qui sacrifient les peuples et l’environnement des pays « pauvres » à leurs propres profits et économies, doivent enfin disparaître.

     

    Marée noire: une "honte" (Pasdaran)

    AFP
    21/06/2010 | Mise à jour : 15:53 Réactions (6)

    Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, ont affirmé aujourd'hui être prêts à aider à juguler la marée noire du Golfe du Mexique, tout en jugeant que cette catastrophe constituait une "honte" pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

    "Si les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les compagnies pétrolières occidentales (...) font la demande à l'Iran (...), nous sommes prêts à envoyer nos experts pour mettre fin à cette immense catastrophe et maîtriser la marée noire", a déclaré sur le site des Pasdarans Rostam Ghassemi, qui dirige Khatam al-Anbiya, la branche économique des Gardiens de la révolution.

    Cette holding géante regroupe toutes les activités économiques des Gardiens de la révolution et a développé ces derniers mois sa présence dans le secteur énergétique.

    Khatam al-Anbiya, ses filiales, ses sous-traitants et ses dirigeants sont l'une des cibles des nouvelles sanctions décidées début juin par le Conseil de sécurité de l'ONU mais aussi par les Etats-Unis contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé.

    "Alors que le monde fait face à une catastrophe naturelle qui menace les habitants d'une région sensible de la planète, les Gardiens de la révolution, malgré les récentes sanctions, sont prêts à agir conformément à leur devoir humanitaire et envoyer leur capacité dans le Golfe du Mexique", a ajouté M. Ghassemi.

    "C'est une honte pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui prétendent être le centre technologique et la superpuissance industrielle et économique du monde, d'être incapable de maîtriser la fuite de pétrole après deux mois", a-t-il ajouté.

    La marée noire a été provoquée par l'explosion et le naufrage d'une plate-forme pétrolière offshore de la société britannique BP, libérant un puits situé à 1.500 m de profondeur et à 80 km des côtes américaines. Ce puits crache chaque jour depuis deux mois entre 35.000 et 60.000 barils (jusqu'à 9,5 millions de litres) de pétrole.

    Marée noire - Les travaux sur le puits de dérivation en avance

    lundi 21 juin 2010 19h29
     

    [-] Texte [+]

    HOUSTON 21 juin (Reuters) - Les travaux du groupe BP (BP.L: Cotation)(BP.N: Cotation) pour mettre en place un puits de dérivation destiné à tarir le puits Macondo qui fuit depuis le 20 avril dans le golfe du Mexique sont en avance sur le calendrier mais ils ne devraient pas prendre fin avant la deuxième semaine d'août, a déclaré lundi l'amiral américain Thad Allen, responsable des opérations de nettoyage.

    Le Bureau américain de sécurité chimique (CSB) a annoncé parallèlement, lundi, qu'il allait ouvrir une enquête sur les "causes fondamentales" à l'origine de la marée noire. John Bresland, président du CSB, en a informé la commission Energie et Commerce de la chambre des représentants par une lettre datée de vendredi dernier.

    Les experts américains s'emploient à affiner leurs estimations de la quantité de pétrole qui s'échappe quotidiennement du puits en fuite et ne disposeront d'aucun chiffre exact tant qu'un nouveau système de confinement, équipé d'un compteur, n'aura pas été mis en place en juillet, a déclaré l'amiral des gardes-côtes Thad Allen.

    BP estime dorénavant que le volume de pétrole qui s'échappe chaque jour dans le golfe du Mexique pourrait s'élever à 100.000 barils dans le pire des cas, selon un document interne au groupe rendu public dimanche par un élu du Congrès américain.

    Cette estimation, qui correspond à 15,9 millions de litres par jour, est nettement plus élevée que celle du gouvernement américain de 35.000 à 60.000 barils par jour (bpj).

    BP dit avoir siphonné dimanche 23.290 barils (3,7 millions de litres). Le groupe pétrolier a indiqué lundi que le coût des mesures qu'il avait prises face à la marée noire atteignait désormais deux milliards de dollars (1,6 milliard d'euros) et qu'il avait versé 105 millions de dollars de dédommagements à ceux qui sont affectés par cette catastrophe.

    (Kristen Hays, Eric Faye pour le service français)

     

    Marée noire: des groupes pétroliers contestent le moratoire sur les forages

    De ALLEN JOHNSON (AFP) – Il y a 5 heures

    LA NOUVELLE-ORLEANS — Des compagnies pétrolières ont contesté lundi devant la justice la décision de l'administration américaine d'imposer un moratoire sur les forages en mer, alors que des documents de BP révèlent que la fuite de brut dans le golfe du Mexique pourrait être énorme.

    Par ailleurs, un témoignage évoque à présent une fuite sur la plateforme Deepwater Horizon quelques jours avant son explosion à 80 km des côtes américaines, tandis que le groupe britannique BP, qui a déjà payé deux milliards de dollars en frais techniques et dédommagements divers, essaie de soulever d'autres responsabilités possibles dans la marée noire.

    Le groupe Hornbeck Offshore Services a été le premier à se plaindre de la décision des autorités américaines d'imposer un moratoire de six mois sur les forages en eaux profondes, arguant que des milliers d'employés allaient perdre leur gagne pain.

    Un juge devait entendre ses arguments lundi à la Nouvelle-Orléans.

    L'entreprise, qui a déposé une plainte au début du mois et a été rejointe depuis par plusieurs autres groupes du secteur, estime que la décision est "arbitraire, capricieuse" et qu'elle constitue "un abus de pouvoir".

    Selon les avocats du gouvernement, la décision se "base sur la nécessité de garantir qu'aucun accident de forage ne puisse se produire à l'avenir".

    A l'issue d'une rencontre entre le président Barack Obama et les dirigeants de BP la semaine dernière, BP a accepté de mettre 20 milliards de dollars de côté pour indemniser les victimes de la pollution.

    BP a aussi accepté de mettre en place un fonds de 100 millions de dollars pour les ouvriers du secteur du pétrole licenciés à la suite de la catastrophe.

    Mais malgré ces concessions, le groupe a rejeté deux demandes de l'administration américaine, a révélé lundi le Wall Street Journal. BP a refusé de signer un chèque en blanc pour le nettoyage des côtes touchées par la pollution et "limité" sa responsabilité face aux ouvriers du secteur pétrolier.

    Et nouveau coup dur pour BP lundi, un employé de la plateforme Deepwater Horizon, Tyrone Benton, a affirmé avoir été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité, et assuré que celle-ci n'avait pas été réparée, les opérateurs préférant se reposer sur une pièce de secours.

    BP a répondu que Transocean était responsable à la fois de la maintenance et du fonctionnement de cette pièce.

    Tout en maintenant le profil bas du coupable décidé à payer ce qu'il doit, BP a commencé à désigner les autres sociétés potentiellement impliquées dans la catastrophe, comme pour Transocean et le bloc d'obturation, ou pour Halliburton et la cimentation de la plateforme. Une polémique l'oppose à présent à son associé à 25% dans Deepwater Horizon, l'américain Anadarko.

    Par ailleurs, dans un document interne remis en mai au Congrès américain, BP estime que dans le cas d'un scénario catastrophe jusqu'à 100.000 barils de pétrole par jour pourraient se déverser dans le golfe du Mexique. Au moment où le document a été remis aux élus, BP estimait la fuite à 5.000 barils de pétrole par jour.

    "Soit ils mentent, soit ils sont extrêmement incompétents", s'est emporté le président démocrate de la sous-commission de l'Environnement à la Chambre des représentants, Edward Markey, en révélant deux pages du document.

    Selon les autorités américaines, le puits situé à 1.500 m de profondeur crache actuellement entre 35.000 et 60.000 barils par jour.

     

     

    Protéger les océans canadiens et nos communautés côtières

    Publiée le 21 juin 2010

    Un futur gouvernement libéral officialisera l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers au large de la Colombie-Britannique dans le cadre d’un vaste plan sur la protection des océans et des communautés côtières du pays, a annoncé aujourd’hui le chef du Parti libéral Michael Ignatieff.

    « Les conservateurs de Stephen Harper refusent de reconnaître le moratoire sur les navires pétroliers au large des côtes de la Colombie-Britannique, et ils n’ont rien fait pour protéger nos écosystèmes marins des marées noires dévastatrices, a déclaré M. Ignatieff. Un gouvernement libéral adoptera une position de chef de file international pour protéger notre patrimoine océanique commun ainsi que nos communautés côtières, afin que nos côtes ne soient jamais souillées à la suite d’une catastrophe écologique. »

    Pour assurer une meilleure protection des océans et des communautés côtières du Canada, M. Ignatieff a annoncé qu’un futur gouvernement libéral :

    • officialisera l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers transportant du brut au large de la Colombie-Britannique, par voie de législation ou de réglementation, voire les deux, afin d’empêcher le passage de tels navires dans l’entrée Dixon, le détroit d’Hécate et le détroit de la Reine-Charlotte.
    • élargira le réseau d’aires marines protégées du Canada, et définira des calendriers et des objectifs pour mettre en œuvre une gestion intégrée des océans et une répartition des océans en zones pour contribuer à la sauvegarde et à l’économie de nos océans – en consultation avec les communautés côtières, les Premières Nations, les gouvernements provinciaux, les industries océaniques et d’autres utilisateurs des océans.
    • adoptera un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures, en partenariat avec les provinces, en procédant à un examen indépendant des moyens de prévention et d’intervention dont dispose le Canada en cas de déversement d’hydrocarbures en mer, ainsi qu’à un examen du plafond de responsabilité des compagnies en cas de marée noire.
    • interrompra toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière en cours dans l’Arctique canadien en attendant les résultats d’une étude indépendante portant sur les risques découlant des activités de forage pétrolier sous les glaces de l’Arctique.

    « Le Canada possède le plus long littoral au monde, et notre qualité de vie est étroitement liée à nos océans, a ajouté M. Ignatieff. La marée noire qui frappe le golfe du Mexique vient tristement nous rappeler que nous ne devons jamais relâcher notre vigilance. Le gouvernement conservateur a laissé nos communautés côtières et nos océans en position de vulnérabilité; le Parti libéral, pour sa part, propose des mesures décisives et novatrices qui feront du Canada un chef de file mondial en matière de protection des océans et des communautés côtières. »

    Redonner au Canada sa place prédominante dans le monde est l’une des trois grandes priorités politiques du Parti libéral, en plus de l’apprentissage et des soins.

    « Nous avons la possibilité de montrer la voie à suivre, et de protéger notre spectaculaire patrimoine naturel pour pouvoir le léguer à nos enfants, a conclu M. Ignatieff. Et nous le ferons sous un nouveau gouvernement libéral. »

    Document d’information

    Protéger les océans canadiens et nos communautés côtières

    Au Canada, les océans, les fleuves, les rivières, les forêts, la toundra arctique et d’autres richesses naturelles sont à nul autre pareils. Ils ont façonné notre histoire, notre économie, nos communautés ainsi que notre identité. Les Canadiens s’enorgueillissent de leur patrimoine naturel, qui les définit en tant que peuple et en tant que nation.

    Les Canadiens sont attachés, pour de nombreuses raisons, à leur patrimoine naturel commun – d’un point de vue esthétique et spirituel, mais également parce que, grâce à lui, nous disposons d’air pur, d’eau, et de ressources naturelles sur lesquels reposent notre environnement, notre économie et notre qualité de vie.

    Malgré le rapport qui lie les Canadiens à leur environnement naturel, moins de 10 % de notre assise territoriale et seulement 1 % de nos eaux sont protégés. Le Canada se classe au 70e rang mondial par rapport au pourcentage de son territoire océanique protégé. Le développement industriel s’étend de plus en plus vers le nord, tandis que les changements climatiques constituent une nouvelle source de pressions sur la faune et son habitat.

    Par ailleurs, le gouvernement Harper ne jouit d’aucune crédibilité en matière de protection de l’environnement, ce qui fait que les Canadiens doutent vraiment de sa capacité à gérer notre patrimoine naturel.

    Il faut prendre des mesures novatrices et décisives afin de préserver le milieu sauvage, terrestre ou marin, qui se trouve dans les frontières du Canada et qui compte à l’échelle mondiale. C’est aujourd'hui plus important que jamais. Parallèlement, le Canada occupe une place particulière en tant que pays pouvant jouer un rôle de chef de file mondial dans la préservation de nos écosystèmes.  

    Le Parti libéral du Canada s’engage à redonner au pays sa place de chef de file mondial en matière de conservation de l’environnement en prenant des mesures novatrices et décisives visant à mieux protéger nos écosystèmes, à les rétablir et à maintenir leur équilibre à long terme.  

    La marée noire qui frappe le golfe du Mexique et ses effets dévastateurs sur les communautés, sur l’économie et sur l’écosystème de la côte du golfe du Mexique rappellent tristement à l’ensemble de la population canadienne combien nos océans et notre littoral sont à la merci de désastres écologiques comme des déversements d’hydrocarbures. Il est plus urgent que jamais que le Canada joue, une fois de plus, un rôle de chef de file en matière de conservation de la nature, en commençant par nos océans et nos communautés côtières.

    Dans un important discours sur l’environnement prononcé en novembre dernier à l’Université Laval, à Québec, Michael Ignatieff a déclaré ce qui suit :

    « Nous allons aussi créer des zones marines protégées dans nos eaux de l’Atlantique et du Pacifique pour assurer la survie de nos écosystèmes marins et la survie de la pêche [...] Parce qu’il y aura beaucoup d’activité dans l’un des écosystèmes les plus fragiles de la planète, nous établirons des règles claires sur ce qui peut être fait et sur ce qui ne le doit pas dans l’Arctique. Où, par qui et comment ».

    Aujourd’hui, dans un vaste plan visant à protéger les océans canadiens et nos communautés côtières, M. Ignatieff a annoncé qu’un futur gouvernement libéral :

    • officialisera l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers transportant du brut au large de la Colombie-Britannique.
    • élargira le réseau d’aires marines protégées du Canada et définira des calendriers et des objectifs pour mettre en œuvre une gestion intégrée des océans et une répartition des océans en zones.
    • adoptera un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures.
    • interrompra toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière en cours dans l’Arctique canadien.


    Officialisation de l’actuel moratoire sur le passage des navires pétroliers au large de la Colombie-Britannique


    En 1972, le gouvernement libéral de Pierre Trudeau a adopté un moratoire interdisant le passage de transporteurs de brut dans les eaux côtières du nord de la Colombie-Britannique, parmi lesquelles l’entrée Dixon, le détroit d’Hécate et le détroit de la Reine-Charlotte. Depuis, les navires pétroliers transportant des produits pétrochimiques transitent par le port de Kitimat. Le Parti libéral n’appuie toutefois pas un accroissement du transport de telles cargaisons le long des eaux côtières du Pacifique Nord, et nous ne sommes pas non plus en faveur de la traversée de ces eaux par des transporteurs de brut.  

    Une ouverture complète des côtes de la Colombie-Britannique aux transporteurs de brut fait courir le risque d’une importante marée noire, qui mettrait en péril la faune et le gagne-pain de dizaines de communautés qui vivent sur le littoral et dans ses environs. Pour éviter qu’un déversement d’hydrocarbures ne se produise un jour dans les eaux côtières de la côte du Pacifique Nord qui est écologiquement fragile, un gouvernement libéral n’autoriserait pas d’accroissement de la circulation des navires pétroliers dans cette région.  

    Un gouvernement libéral officialiserait le moratoire sur le passage au large des transporteurs de brut dans les eaux côtières du Pacifique Nord, notamment dans l’entrée Dixon, le détroit d’Hécate et le détroit de la Reine-Charlotte, en adoptant des réglementations ou des lois, voire les deux.  

    Élargissement du réseau d’aires marines protégées du Canada et adoption d’une gestion intégrée des océans et d’une répartition des océans en zones

    Le Canada possède le plus long littoral au monde. On trouve dans les milieux marins du Pacifique, de l’Atlantique et de l’Arctique regroupés au sein d’une zone économique exclusive certains des milieux marins les plus abondants et les plus variés de la planète.

    Le besoin de protéger l’écologie de nos océans n’a jamais été aussi évident ; pourtant, des approches complexes et souvent fragmentaires en matière de gestion des océans n’ont pas permis de bien protéger les milieux marins. En parallèle, l’influence des changements climatiques provoque un réchauffement et une acidification de nos océans. Les changements d’ordre biologique et physique qui en résultent dans les océans sont à l’origine de modifications au niveau de la diversité des espèces, de leur abondance et de leur répartition.

    Moins de 1 % des océans canadiens sont protégés, alors que l’Australie et les États-Unis ont donné un statut fédéral à des aires marines protégées qui sont, respectivement, 32 et 16 fois plus importantes. Le Canada s’est engagé, en vertu de la Convention sur la diversité biologique, à constituer un réseau d’aires marines protégées d’ici 2012. En revanche, en 2008, seules sept aires marines protégées avaient été créées. Bien qu’il existe un avant-projet fédéral prévoyant la constitution d’un réseau d’aires marines protégées, un sentiment d’urgence exacerbé s’impose en vue de la prise de mesures concrètes.

    Le gouvernement libéral de Jean Chrétien a présenté la Loi (fédérale) sur les océans visant à améliorer la gestion des océans ainsi que le Plan d’action pour les océans dans le but d’accélérer la protection des océans. Un futur gouvernement libéral prendra, une fois encore, des mesures visant à améliorer l’équilibre des océans canadiens.  

    Un gouvernement libéral élargira le réseau canadien d’aires marines protégées et veillera à ce que ce réseau soit assorti d’une nouvelle approche en matière de gestion des océans. Nous ferons participer les communautés côtières, les Premières Nations, les gouvernements provinciaux, les exploitants d’entreprise touristique, les industries océaniques et les autres utilisateurs des océans, à la prise de décisions sur la manière de réduire les risques pesant sur la santé des océans. En outre, nous guiderons une utilisation plus intelligente des océans en définissant des calendriers et des objectifs visant à mettre en œuvre une gestion intégrée des océans ainsi qu’une répartition des océans en zones, avec la même rigueur que se fait la planification de l’aménagement du territoire pour les zones terrestres du pays, dans le but de contribuer à la conservation et à l’économie de nos océans.

    En divisant le milieu marin pour diverses utilisations, les risques de conflit entre les utilisateurs sont réduits, les effets cumulatifs des activités humaines peuvent être traités, et l’industrie a plus de certitude par rapport aux réglementations. Le fait de progresser sur le plan d’une approche intégrée concernant la répartition des océans en zones met en place une importante composante de base pour une gestion durable des océans, et permettra, en fin de compte, un meilleur accès des pêches canadiennes au marché croissant des poissons et fruits de mer certifiés écologiques.  

    Un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures

    Les Canadiens ne sont pas près d’oublier la vision de millions de litres de pétrole se déversant dans le golfe du Mexique à la suite de l’explosion survenue sur la plateforme pétrolière Deepwater Horizon à l’origine de l’importante marée noire, contaminant des kilomètres de côtes, menaçant certaines des plus riches régions de pêche des États-Unis et compromettant un écosystème marin fragile. Le gouvernement Harper n’a pas réussi à convaincre la population canadienne que les moyens d’intervention fédéraux suffiraient à maîtriser la situation si une catastrophe de la même ampleur devait se produire au Canada.

    Le Parti libéral s’engage à faire en sorte qu’une catastrophe comme celle-ci ne vienne jamais souiller nos océans ou nos communautés côtières. Un futur gouvernement libéral travaillera de concert avec nos homologues provinciaux et territoriaux, et procédera à un examen indépendant des moyens de prévention et d’intervention dont dispose le Canada en cas de marée noire, y compris des régimes législatifs et réglementaires, des moyens et des solutions en place dans tout le pays pour empêcher le déversement d’hydrocarbures et y remédier. En s’inspirant de cet examen, le Parti libéral se dotera d’un plan d'urgence d’avant-garde en cas de déversement d'hydrocarbures pour le Canada afin de s’assurer que les meilleures mesures d’urgence et de sécurité font partie de la « rançon de faire des affaires ».

    En cas de marée noire, le plafond de responsabilité absolue des compagnies est actuellement fixé à une indemnisation maximale variant entre 30 et 40 millions de dollars pour l’Office national de l’énergie ou l’un des deux Offices des hydrocarbures extracôtiers de la côte est. Étant donné que des milliards de dollars devront être dépensés pour nettoyer la marée noire qui continue de se propager dans le golfe du Mexique, des mesures doivent être inévitablement prises pour corriger cette situation et s’assurer que les contribuables ne se retrouvent pas à assumer les coûts de nettoyage d’une importante marée noire.

    Un gouvernement libéral pense que les pêcheurs, les exploitants d’entreprise touristique, les communautés côtières et d’autres doivent pouvoir être indemnisés en cas d’importante marée noire, sans avoir, pour ce faire, à perdre des années à se battre devant des tribunaux. Un gouvernement libéral fera en sorte, en cas de marée noire, de relever le plafond de responsabilité absolue à un niveau qui assurera une indemnisation pour perte de revenu et pour les coûts relatifs aux activités de nettoyage, mais qui ne sera pas prohibitive au point où les sociétés pétrolières et gazières ne seront pas en mesure de fonctionner.

    Interruption de toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière dans l’Arctique canadien

    Il n’existe aucune technologie pour nettoyer des hydrocarbures déversés sous les glaces de l’Arctique. Il y a deux ans, les conservateurs se sont empressés d’approuver des concessions de prospection pour BP et Imperial Oil dans la mer de Beaufort, en dépit du fait qu’il serait impossible de protéger cette zone écologique fragile en cas de marée noire, et ce, à cause des eaux glacées.

    Dans son rapport sur la capacité d’intervention en cas d’urgence dans la mer de Beaufort, la Commission d’examen conjoint de la vallée du Mackenzie a recommandé que, d’ici un an, le gouvernement du Canada publie un plan démontrant que le ministère fédéral des Transports dispose de moyens appropriés pour veiller à ce que les déversements et les accidents soient évités, détectés et corrigés comme il se doit. Autrement dit, le Canada ne dispose pas actuellement d’un tel plan. Cela fait un an que cette recommandation a été formulée, et il n’y a toujours aucun plan en place.

    Les conservateurs vont à présent de l’avant avec des projets de prospection pétrolière dans le détroit de Lancaster, une région où, aux dires de la députée de Nunavut Leona Aglukkaq « la faune abonde », quelques mois à peine après l’annonce faite par le ministre Prentice en décembre 2009 qu’il en ferait une aire marine nationale de conservation.

    Compte tenu des incertitudes entourant la technologie à utiliser pour nettoyer le déversement d’hydrocarbures dans les eaux presque vierges du Nord du Canada, un gouvernement libéral mettra fin à toutes les nouvelles concessions et activités de prospection pétrolière dans l’Arctique canadien en attendant d’obtenir les résultats d’un examen indépendant portant sur les risques liés aux activités pétrolières dans le Nord.

    Dans un important discours qu’il a prononcé la semaine dernière, M. Ignatieff s’est engagé à mener une coopération internationale sur les enjeux concernant l’Arctique, parmi lesquels les changements climatiques, la gestion de l’environnement, la mise en valeur responsable des ressources et les futures expéditions à travers le passage du Nord-Ouest, en constituant des institutions multilatérales et en les renforçant, et en proposant un nouvel accord international sur l’Arctique qui officialiserait une collaboration sur le plan de la gestion de l’environnement, du développement socio-économique, des transports, de la recherche et du sauvetage, et de la sécurité. Il pourrait également ordonner une cartographie conjointe des terres et des eaux de l’Arctique qui aiderait à déterminer les zones terrestres et océaniques, les ressources halieutiques et les espèces sauvages ainsi que les lieux autochtones sacrés protégés au niveau international, et à approfondir la collaboration sur le plan de la sécurité.

     
    Publié le 21 juin 2010 à 19h55
     

     

    Question communication, on a vu mieux. Le patron de la compagnie pétrolière BP, responsable d’une marée noire sans précédent dans le Golfe du Mexique, a créé la polémique ce week end en participant à une régate de yachts de luxe.

    Tony Hayward a sans doute considéré qu’il méritait bien de prendre des petites vacances. Direction, donc, la très chic île de Wight. Les images des superbes voiliers croisant au large de la côte méridionale de la Grande-Bretagne à l’occasion de la course “JP Morgan Asset Management Round The Island” tournaient en boucle dimanche matin sur les télévisions américaines.

    Le directeur général du géant pétrolier britannique était présent samedi, en famille, pour soutenir le yacht “Bob”, d’une valeur de 300.000 euros, dont il partage la propriété avec deux autres personnes. Le bateau a terminé en 4e position.

    “Bourdes de communication”

    Mais l’escapade passe mal outre-Atlantique, deux mois après le début de la marée noire, alors que chaque journée apporte de nouvelles images d’oiseaux englués ou de plages souillées par les millions de litres de pétrole déversés dans le golfe du Mexique.

    “Cela fait partie d’une longue série d’erreurs et de bourdes de communication”, a lancé le secrétaire général de la Maison Blanche Rahm Emanuel dans une interview à la chaîne américaine ABC diffusée dimanche.

    Le groupe récupère au total en moyenne 25.000 barils de brut par jour, selon les garde-côtes américains, alors que le puits situé à 1.500 m de profondeur crache chaque jour entre 35.000 et 60.000 barils (jusqu’à 9,5 millions de litres).

    Caroline L. pour Starwizz

     

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