•  

     

    Marée noire : un nouveau dôme pour enrayer la fuite

    Les techniciens vont injecter de la boue et du ciment dans la valve de sécurité du puits de pétrole pour colmater la fuite.

    <script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"></script>

    Le couvercle installé samedi soir sur l'une des trois 
fuites de pétrole a dû être retiré. (AFP) Le couvercle installé samedi soir sur l'une des trois fuites de pétrole a dû être retiré. (AFP)

    Des techniciens de la compagnie pétrolière British Petroleum devaient recevoir des équipements leur permettant de procéder à une nouvelle tentative de colmater la principale fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique, selon un plan d'activité de British Petroleum dont l'Associated Press a pu prendre connaissance dimanche 9 mai.

    Sur le même sujet

    Le matériel, qui doit être acheminé par bateau, devrait permettre aux techniciens d'injecter de la boue et du ciment dans la valve de sécurité du puits de pétrole. Cette opération pourrait prendre de deux à trois semaines.

    Mark Proegler, porte-parole de BP a indiqué que la compagnie pétrolière envisage trois options pour colmater la fuite à l'origine de la marée noire. BP n'a pas renoncé à tenter à nouveau de poser un coffre sur la fuite pour pomper le pétrole jusqu'à un pétrolier en surface, mais il serait de plus petite taille que le précédent. Ce nouvel équipement doit arriver mardi 11 mai ou mercredi 12 mai sur zone.

     

    Apparition de cristaux

    Ce nouveau dôme de confinement devrait être moins vulnérable car il contiendrait moins d'eau, d'après Doug Suttles, le chef des opérations de la compagnie. Une autre option consisterait à couper le tuyau sous-marin par lequel s'échappe le pétrole, et d'en connecter un plus gros qui acheminerait le produit vers des navires en surface. Elle n'a pas la préférence des ingénieurs pour le moment. Les ingénieurs de BP se sont donnés jusqu'à lundi 10 mai au moins pour trouver une solution pour boucher la fuite. Au rythme actuel de 757.000 litres par jour, le dégagement en mer atteindrait 13,3 millions de litres depuis le 20 avril.

    Le premier coffre mesurant 12m et pesant 100 tonnes, terminé à son extrémité supérieure par un entonnoir renversé, avait été descendu vendredi au fond de l'eau par une grue. Une opération inédite à une telle profondeur, où la pression est suffisante pour écraser un sous-marin. Ce coffre géant d'acier et de ciment, posé vendredi 7 mai sur la fuite, avait dû être retiré le lendemain après la formation de cristaux de glace empêchant tout pompage. Les techniciens l'ont éloigné de la fuite pour le mettre à l'abri, à 500 mètres de là.

    A cette profondeur, sous des conditions de forte pression et de basse température, le gaz s'échappant en même temps que le pétrole forme au contact de l'eau des hydrates de méthane, sous forme de cristaux de glace, a expliqué Doug Suttles. Ces cristaux, inflammables et donc potentiellement dangereux, ont également pour effet d'obstruer les conduits, empêchant le pompage du pétrole.

    "Je ne dirais pas encore que cela a échoué", avait expliqué Doug Suttles. "Je dirais plutôt que ce que nous avons tenté de faire la nuit dernière n'a pas marché", a-t-il nuancé. Les ingénieurs de BP envisagent parmi les solutions possibles d'injecter de l'eau chaude ou du méthanol pour empêcher la formation des cristaux.

     

    "Pas une solution définitive"

    La maree noire est due à l'explosion, le 20 avril, de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP, qui a fait 11 morts. Une canalisation reliant le puits à la plate-forme, qui a sombré par le fond le 22 avril, s'est rompu en plusieurs points. Depuis l'accident, à environ 80km au large de la Louisiane, près de 800.000 litres de pétrole se déversent chaque jour dans le Golfe du Mexique. Le dôme de confinement était censé collecter près de 85% du pétrole s'échappant du puits: le brut devait être siphonné au moyen d'un pétrolier en surface, après la mise en place d'un conduit reliant le coffre au bateau.

    Le contre-amiral des garde-côtes Mary Landry avait mis en garde samedi contre tout optimisme prématuré, soulignant que le coffre "n'est pas la solution définitive" pour tarir la source des fuites. "La solution définitive est d'injecter du ciment" via un forage parallèle et de boucher ainsi ce puits, avait-elle souligné. Tout cela "n'est pas instantané", avait-elle noté.

    Près de huit millions de litres d'un mélange constitué de 10% de pétrole et le reste d'eau ont été pompés, quelque 258km de barrages flottants antipollution ont été déployés, tandis qu'un million de litres de produits chimiques dispersants ont été largués sur les nappes, à la surface de l'eau. Environ 190 bateaux, plus de 4.500 personnes participent aux efforts de nettoyage, épaulées par 2.500 bénévoles.

    Mais samedi 8 mai, des boulettes de pétrole ont atteint une plage très fréquentée de l'île Dauphin, en Alabama, à environ 160 kilomètres de la plate-forme. Une demi-douzaine de boulettes ont été ramassées et leur origine doit être analysée pour vérifier qu'elles proviennent bien des fuites du golfe du Mexique, a précisé un responsable des garde-côtes, Adam Wine.

    (Nouvelobs.com avec AP)

    /05/10 19:55 Réagir

    Le Mexique envisage des poursuites contre BP

     

    MEXICO (AP) — Le Mexique envisage des poursuites judiciaires contre la compagnie pétrolière British Petroleum pour la marée noire dans le Golfe du Mexique, qui menace des tortues et d'autres animaux migrant entre les eaux américaines et mexicaines.

    Le secrétaire mexicain à l'Environnement, Juan Rafael Elvira Quesada, a reconnu mardi que la pollution, provoquée par l'explosion le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon à 80 kilomètres au large de la Louisiane, ne devrait pas atteindre les côtes de son pays.

    Mais ses services surveillent l'impact de la catastrophe sur plusieurs espèces d'animaux au Mexique. Les petites tortues marines Lora, par exemple, qui pondent leurs oeufs sur les plages de Tamaulipas et Veracruz, passent une partie de l'année au large des côtes de Louisiane, a-t-il expliqué.

    M. Quesada estime que BP doit être tenu responsable, et ses collaborateurs examinent le droit international environnemental pour voir quelles actions pourraient être menées. "Il est important et nécessaire que de telles erreurs, omissions, accidents ne restent pas impunis", a-t-il affirmé.

    Les défenseurs de l'environnement craignent que le Mexique ne pâtisse de la marée noire. "Même si la nappe n'a pas atteint les côtes mexicaines, l'environnement n'a pas de frontières", souligne Angelica Simon, de Greenpeace Mexique. "La pollution d'écosystèmes comme les zones humides, qui fournissent des services environnementaux à l'ensemble de la population, nous affecte tous." AP

     


    BP à la recherche de solutions pour stopper la marée noire, même insolites
    LEMONDE.FR | 11.05.10 | 18h46  •  Mis à jour le 11.05.10 | 19h13

    rois semaines après l'explosion au large des Etats-Unis de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, la compagnie Beyond Petroleum (BP) s'enlise dans la marée noire. Dans le golfe du Mexique, le forage des puits de secours devrait prendre plusieurs semaines. "Dès la perte de contrôle d'un puits de pétrole, les pétroliers tentent de dévier le flux, explique Jean Guesnon, directeur expert pour les technologies offshores à l’Institut français du pétrole, interrogé par Le Monde.fr. Pour l'instant, l'opération est réalisée dans la roche tendre. Mais plus la manœuvre avance, plus il faut prendre de précautions." Cette technique méticuleuse et onéreuse est utilisée régulièrement sur les plates-formes pétrolières.En attendant d'atteindre les 4 000 mètres de profondeur, BP tente d'installer un dispositif d'urgence. Ce week-end, la mise en place d'un dôme géant d'une centaine de tonnes a échoué à cause de la formation de cristaux de glace."Ils se forment à la rencontre du gaz, du pétrole et de l'eau à basse température et forte pression", explique Jean Guesnon.A 1 500 mètres de profondeur, ces conditions sont prévisibles. "Mais ces cristaux se sont formés beaucoup plus rapidement que prévu au contact de la chape." Tirant des enseignements de cet échec, un nouveau dôme, plus petit (1,5 mètre de haut pour 1,2 mètre de diamètre), sera mis en place en milieu de semaine. Au cours de cette nouvelle opération, deux tuyaux descendront la "cloche" avec un système d'injection d'eau chaude et de méthanol pour empêcher la formation des cristaux. Mais, plus petit, il risque aussi d'être moins efficace.

     

    D'autres solutions sont suggérées, comme "l'injection de cochonneries". "C'est-à-dire une injection sous très haute pression d'un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre pour stopper la fuite", précise l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner les opérations. "BP doit être en train d'étudier cette mesure, précise Jean Guesnon. Dès lors que l'on intervient à l'intérieur du puits, il faut être très vigilant et précis, au risque d'agrandir la fuite." Le président Barack Obama lui-même a insisté, lundi 10 mai, sur la nécessité de consulter "des experts indépendants" et "que tous les points de vue s'expriment pour identifier des solutions".

    LES INTERNAUTES MIS À CONTRIBUTION

    A défaut de solution d'urgence probante pour arrêter l'hémorragie de brut, BP se lance dans la communication. Le groupe pétrolier a ouvert un site Internet deepwaterhorizonresponse.com. Outre suivre les opérations en cours, les internautes peuvent y suggérer des"solutions alternatives". Les plus pertinentes d'entre elles seront étudiées par les ingénieurs de la compagnie pétrolière. "Sans avoir émis d'appel, lors de la marée noire, nous avons reçu plus de six cents suggestions. Aucune n'a abouti", relèveChristophe Rousseau, directeur adjoint du Centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), à Brest.

    D'ores et déjà, l'association "matter of trust" récupère des cheveux sur tout le continent pour en remplir des bas afin d'en faire des éponges à pétrole. "Ce barrage de fortune est proposé à chaque marée noire, rappelle Christophe Rousseau. Il existe d'autres techniques de barrage en grillage à poules ou en végétaux, utiles à défaut de barrages manufacturés disponibles. Mais ces méthodes restent anecdotiques au sein d'un dispositif de 84 kilomètres." En attendant, chaque jour, 800 000 litres de brut s'échappent en mer, tandis que près de deux cents bateaux tentent d'en récupérer un maximum.

    rois semaines après l'explosion au large des Etats-Unis de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, la compagnie Beyond Petroleum (BP) s'enlise dans la marée noire. Dans le golfe du Mexique, le forage des puits de secours devrait prendre plusieurs semaines. "Dès la perte de contrôle d'un puits de pétrole, les pétroliers tentent de dévier le flux, explique Jean Guesnon, directeur expert pour les technologies offshores à l’Institut français du pétrole, interrogé par Le Monde.fr. Pour l'instant, l'opération est réalisée dans la roche tendre. Mais plus la manœuvre avance, plus il faut prendre de précautions." Cette technique méticuleuse et onéreuse est utilisée régulièrement sur les plates-formes pétrolières.

    En attendant d'atteindre les 4 000 mètres de profondeur, BP tente d'installer un dispositif d'urgence. Ce week-end, la mise en place d'un dôme géant d'une centaine de tonnes a échoué à cause de la formation de cristaux de glace."Ils se forment à la rencontre du gaz, du pétrole et de l'eau à basse température et forte pression", explique Jean Guesnon.A 1 500 mètres de profondeur, ces conditions sont prévisibles. "Mais ces cristaux se sont formés beaucoup plus rapidement que prévu au contact de la chape." Tirant des enseignements de cet échec, un nouveau dôme, plus petit (1,5 mètre de haut pour 1,2 mètre de diamètre), sera mis en place en milieu de semaine. Au cours de cette nouvelle opération, deux tuyaux descendront la "cloche" avec un système d'injection d'eau chaude et de méthanol pour empêcher la formation des cristaux. Mais, plus petit, il risque aussi d'être moins efficace.

     

    D'autres solutions sont suggérées, comme "l'injection de cochonneries". "C'est-à-dire une injection sous très haute pression d'un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre pour stopper la fuite", précise l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner les opérations. "BP doit être en train d'étudier cette mesure, précise Jean Guesnon. Dès lors que l'on intervient à l'intérieur du puits, il faut être très vigilant et précis, au risque d'agrandir la fuite." Le président Barack Obama lui-même a insisté, lundi 10 mai, sur la nécessité de consulter "des experts indépendants" et "que tous les points de vue s'expriment pour identifier des solutions".

    LES INTERNAUTES MIS À CONTRIBUTION

    A défaut de solution d'urgence probante pour arrêter l'hémorragie de brut, BP se lance dans la communication. Le groupe pétrolier a ouvert un site Internet deepwaterhorizonresponse.com. Outre suivre les opérations en cours, les internautes peuvent y suggérer des"solutions alternatives". Les plus pertinentes d'entre elles seront étudiées par les ingénieurs de la compagnie pétrolière. "Sans avoir émis d'appel, lors de la marée noire, nous avons reçu plus de six cents suggestions. Aucune n'a abouti", relèveChristophe Rousseau, directeur adjoint du Centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), à Brest.

    D'ores et déjà, l'association "matter of trust" récupère des cheveux sur tout le continent pour en remplir des bas afin d'en faire des éponges à pétrole. "Ce barrage de fortune est proposé à chaque marée noire, rappelle Christophe Rousseau. Il existe d'autres techniques de barrage en grillage à poules ou en végétaux, utiles à défaut de barrages manufacturés disponibles. Mais ces méthodes restent anecdotiques au sein d'un dispositif de 84 kilomètres." En attendant, chaque jour, 800 000 litres de brut s'échappent en mer, tandis que près de deux cents bateaux tentent d'en récupérer un maximum.


    Caroline Venaille
     
     
    FRANCE SOIR
     
    Marée noire - Des bateaux bretons pour dépolluer la Louisiane
    De notre envoyé spécial à Paimpol, Romain Katchadourian 11/05/10 à 09h30
    Une PME bretonne spécialisée dans la dépollution marine – Ecocéane – propose de prêter à BP trois navires pour ramasser les nappes d’hydrocarbures au large du golfe du Mexique. Dans les Côtes-d’Armor, France-Soir a assisté aux derniers préparatifs avant le départ.

     

    Des bâteaux bretons pourraient aider les Américains à lutter 
contre la marée noire
    Des bâteaux bretons pourraient aider les Américains à lutter contre la marée noire
    © Romain Katchadourian

    Ils n’attendent plus qu’une chose : le feu vert de BP. Si tout va bien, celui-ci devrait intervenir dans les prochains jours et les trois bateaux de l’entreprise bretonne, mis à disposition de la compagnie pétrolière, pourraient prendre un cargo au Havre avant la fin de la semaine. Direction : la Louisiane. « Nous prêtons à la compagnie pétrolière trois navires dépollueurs pour peu qu’ils prennent en charge le transport, estimé à 250.000 euros », explique Eric Vial, le président d’Ecocéane, contacté dimanche. « Il s’agit de deux petits bateaux spécialisés dans la dépollution du littoral et d’un plus gros, le Catamar, pour le ramassage en haute mer. Cela fait dix jours que cela dure, avec 800.000 litres par jour, il faut bien ramasser tout ce pétrole. »

    Jean-Louis Borloo les soutient

    Et combattre la pollution, la société créée en 2003 y est prête. Dans le chantier naval, situé à la sortie de Paimpol, peu d’indices laissent présager un départ imminent. Les soudeurs, tôliers et ingénieurs continuent leur travail car malgré l’actualité, pas question de laisser tomber la production habituelle. Seuls les bateaux sagement alignés à l’entrée du chantier, parés à être embarqués, témoignent d’une discrète mobilisation. Voilà plusieurs jours que l’entreprise attend l’autorisation de partir.

    Tout s’est emballé le 4 mai, le jour où sur l’antenne de France Inter, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, cite Ecocéane et ses bateaux en évoquant les moyens dont dispose la France pour aider les Etats-Unis. « Depuis l’intervention du ministre, le téléphone sonne beaucoup plus, sourit Sylvain Montels, directeur commercial. Nous avons activé nos contacts sur place, ainsi qu’auprès des autorités françaises – au ministère de l’écologie et au secrétariat d’Etat au Commerce extérieur – pour essayer de partir le plus rapidement possible mais jusqu’à présent, BP misait tout sur le couvercle. Maintenant que cette solution ne fonctionne pas vraiment, ils vont peut-être s’intéresser à autre chose et notamment à nos bateaux. En tout cas, nous sommes prêts. » A l’étage du bas dans le chantier, les ouvriers aussi attendent ce départ avec impatience. « Quand on aime les bateaux qu’on fabrique, on a envie de les voir à l’œuvre », clame Christophe Hamon, vêtu d’un bleu de travail, un masque de soudeur à la main.

    « Il faut vraiment qu’on parte »

    Selon ses concepteurs, le système utilisé par les navires bretons est plus efficace que les bateaux pompeurs traditionnels qui, eux, aspirent 75 % d’eau et 25 % d’hydrocarbures. « Nos bateaux n’aspirent que du pétrole et ils peuvent être reliés à un tanker vers lequel on évacue le pétrole au fur et à mesure. Le Catamar peut ainsi travailler en continu et couvrir une surface de 30 ha par jour à raison de 100 m3 par heure », poursuit Syvain Montel.

    Sur la route qui mène au port, Patrick Gérard, l’un des transporteurs et formateurs de la société regrette de ne pas être parti plus tôt. « Si, dès le départ, BP ou les autorités américaines nous avaient donné l’autorisation de partir, nous aurions récupéré beaucoup de pétrole. Une fois que les côtes sont touchées, c’est fini. La nature met des dizaines d’années à s’en remettre. Ici, à certains endroits, on peut encore voir la hauteur atteinte par le pétrole de l’Erika sur le granit rose. Il s’est incrusté dans la pierre. Il faut vraiment qu’on parte. » En plus des trois navires prêtés par la société, six autres sont également prêts à se rendre en Louisiane pour nettoyer ce qui s’apprête à être une des plus grosses marées noires de l’histoire.

    Marée noire : nouvelle tentative de BP avec une chape réduite

    Le groupe britannique BP va essayer de colmater une des fuites de pétrole avec une chape plus petite que celle précédemment essayée.
    marée noire Golfe du Mexique

    Alors que la situation s'aggrave dans le Golfe du mexique et sur les côtes américaines face à la marée noire venue d'une plateforme pétrolière qui a coulé, son exploitant BP effectue une nouvelle tentative pour colmater la fuite.  Il compte cette fois sur une chape d'acier plus petite que la précédente.

    Ce week-end, BP avait échoué dans sa tentative de couvrir l'une des trois fuites d'une chape de douze mètres de haut et de cent tonnes. La manoeuvre avait été perturbée par la création de cristaux proches de la glace à 1500 mètres de profondeur. Pour éviter cela, il faudrait chauffer l'intérieur de ce cône qui git, pour l'heure, sur le fond, à quelque 200 mètres du lieu de la fuite.

    L'enjeu est d'absorber 85% des 800.000 litres de brut qui se répandent par jour à 80 kilomètres des côtes de Louisiane.Autre alternative : boucher les fuites avec un mélange spécial dont l'effet doit toutefois être testé préalablement.

    BP est en tout cas sous pression. Le ministre américain de la Justice américain Eric Holder a indiqué dimanche sur la chaîne de télé ABC avoir envoyé sur place une équipe "pour voir ce que nous pourrions faire en ce qui concerne ce qui s'est passé et s'il y a eu des fautes d'exécution ou de conduite de la part de BP". Le groupe pétrolier britannique a fait savoir ce lundi que la marée niore lui avait déjà coûté 350 millions de dollars.

    BP est déjà poursuivi au civil par plusieurs plaintes en nom collectif ("class action"), la plupart émanant de professionnels de la pêche ou du tourisme, évidemment pénalysés par la marée noire. Celle-ci a commencé à toucher les côtes, notamment quelques îles inhabitées de Louisiane.

    latribune.fr


    <no></no>

    Le Sénat américain se penche sur l'origine de la marée noire

    Par Reuters, publié le 11/05/2010 à 15:29

    Les groupes impliqués dans la construction de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon doivent s'expliquer mardi devant le Congrès américain sur les circonstances de l'explosion de cet ouvrage offshore à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique.

    Des pélicans
 menacés par la marée noire à Drum Bay, près de Hopedale, en Louisiane. 
Les groupes impliqués dans la construction de la plate-forme pétrolière 
Deepwater Horizon doivent s'expliquer mardi devant le Congrès américain 
sur les circonstances de l'explosion de cet ouvrage offshore à l'origine
 de la marée noire dans le golfe du Mexique. (Reuters/Sean Gardner)

    Des pélicans menacés par la marée noire à Drum Bay, près de Hopedale, en Louisiane. Les groupes impliqués dans la construction de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon doivent s'expliquer mardi devant le Congrès américain sur les circonstances de l'explosion de cet ouvrage offshore à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique. (Reuters/Sean Gardner)

    Trois cadres dirigeants, Lamar McKay (BP America), Steven Newman (Transocean) et Tim Probert (Halliburton) seront entendus par deux commissions du Sénat - Energie et Ressources naturelles, Environnement et Travaux publics.

    Les témoignages écrits en prévision de ces auditions laissent supposer que chacun se renverra la responsabilité de l'explosion et de l'échec des mesures visant à empêcher le pétrole de se répandre dans les eaux du golfe du Mexique.

    La plate-forme a explosé le 20 avril et sombré deux jours plus tard. Onze employés ont trouvé la mort dans l'accident, qui a déclenché la marée noire.

    Lisa Jackson, directrice de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a déclaré mardi que cette catastrophe pourrait être d'une ampleur sans précédent aux Etats-Unis, pire que celle de l'Exxon Valdez en Alaska, en 1989.

    La compagnie de forage Transocean, basée à Zoug, en Suisse, achevait la construction de cette plate-forme pour le compte du groupe pétrolier britannique BP quand l'accident s'est produit.

    Le groupe américain de services parapétroliers Halliburton est également convoqué car il était chargé de réaliser la cimentation et le bouchon du puits.

    Dans son témoignage, Transocean estime que l'explosion trouve son origine dans l'échec de cette opération.

    BP accuse quant à elle Transocean, qui supervisait la mise en place du système de conduites et de valves destiné à stopper le flot de pétrole en cas de changement de pression soudain.

    PEU DE CERTITUDES

    "Ce que nous savons avec certitude (...), c'est que la cimentation, l'enveloppe ou les deux ont cédé de manière soudaine et catastrophique", déclare Steven Newman, de Transocean. Il note que l'explosion s'est produite trois jours après l'achèvement des opérations de forage et que le puits était scellé avec du ciment.

    "Il est également clair que l'équipe de forage n'a eu que très peu de temps pour réagir, si elle en a eu", ajoute-t-il. "Les explosions ont été quasiment instantanées."

    Outre l'origine de l'explosion, les élus du Congrès comptent interroger les trois responsables sur le caractère approprié ou non de la réponse apportée à l'accident.

    David Nager, vice-président exécutif de BP America, a défendu lundi la réaction de sa compagnie. "Nous nous sommes mobilisés immédiatement", a-t-il dit devant des journalistes à Washington.

    Selon lui, l'incident s'est transformé en tragédie en raison du dysfonctionnement du système anti-explosion installé par Transocean. "C'était la dernière étape d'une série de mesures de sécurité (...) et elle était censée fonctionner", a-t-il dit.

    Le gouvernement fédéral américain, le Congrès et les groupes de défense de l'environnement ont réclamé la mise en place de nouvelles règlementations pour améliorer la sécurité des puits de forage en mer mais dans leurs témoignages, les dirigeants ne livrent aucune recommandation dans ce domaine.

    Après leurs auditions au Sénat, les cadres du secteur pétrolier retourneront au Capitole mercredi, pour y être entendus par la Commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants.

    BP réfléchit parallèlement aux moyens d'endiguer la marée noire après l'échec de sa solution la plus prometteuse, la pose d'un dôme de confinement sur la fuite principale.

    La compagnie entend désormais placer un couvercle de plus petite taille pour colmater le pétrole brut qui s'échappe par 1.500 mètres de fond.

    Jean-Stéphane Brosse pour le service français

    Marée noire : une nouvelle éponge, 100% naturelle, en cheveux

     

    Paru le 2010-05-11 11:39:00
     

    A la Nouvelle-Orléans aux États-Unis, la nouvelle tendance du moment est de combattre la marée noire à coups de collants remplis de cheveux.

    Depuis jeudi, la tension est à son comble en Louisiane. C’est à cause d’une explosion qu’une plate -forme pétrolière a coulé à 70 km des côtes, entraînant une marée noire de grande ampleur. Jusque là, personne n’avait trouvé de solution miracle pour combattre les nappes de pétrole qui s’abattent près des plages. L’idée vient tout droit d’une association, "Matter of trust". Selon elle une livre de cheveux (à peu près 500 grammes) peut absorber jusqu'à 4 litres de pétrole. Les volontaires se mettent alors au travail en récoltant les cheveux des coiffeurs de New-York, San Francisco ou Chicago, afin d’évacuer au plus vite les 800.000 litres qui se déversent dans le golf du Mexique.

    Daisye Suduran, directrice du salon de beauté d'un grand hôtel de La Nouvelle-Orléans, assure avoir le soutien de tous les coiffeurs qu’elle a contactés. "J'ai même entendu dire, ajoute-t-elle, que certains ados se coupaient leur queue de cheval pour l'occasion."

     

    TF1

    Marée noire : un nouveau "couvercle" et des méthodes insolites

    Par TF1 News (d'après agence) le 11 mai 2010 à 06:54

    Outre un nouveau couvercle, plus petit, BP prévoit "d'injecter sous très haute pression un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf pour stopper la fuite".

    Il y a urgence à stopper la marée noire. 800.000 litres de pétrole se répandent par jour au fond du golfe, à 80 km des côtes de Louisiane, dans le sud des Etats-Unis. La fuite a déjà coûté 350 millions de dollars à BP. Après l'échec de la mise en place d'un couvercle de 12 mètres de haut en raison de la présence de cristaux similaires à de la glace, le groupe pétrolier britannique cherche des solutions. Il a annoncé lundi la mise en place dans les 72 heures d'un nouveau couvercle, plus petit, qui, selon les experts ne devrait pas connaître les problèmes rencontrés par le précédent.

    Plus original, BP en appelle à toutes les bonnes idées sur le site deepwater horizonrespeonse.com et via un numéro vert. L'amiral Thad Allen, responsable des garde-côtes et chargé de coordonner les opérations par l'administration américaine, a aussi annoncé que BP prévoyait "d'injecter sous très haute pression un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre pour stopper la fuite". Doug Suttles directeur d'exploitation de BP a confirmé lundi que cette méthode insolite qu'il a présentée comme une "injection de cochonneries" était envisagée, mais qu'il faudrait deux semaines pour pouvoir la mettre en oeuvre.

    Réunion à la Maison Blanche
     
    BP a aussi entrepris de créer un puits de secours pour boucher définitivement le puits principal mais les forages vont prendre près de trois mois. Le groupe a aussi commencé lundi, pour la première fois, à injecter des produits chimiques dispersants directement à l'endroit de la fuite. Ces solutions expérimentales pourraient aussi se révéler dramatiques, des experts ayant mis en garde contre la possibilité d'endommager la structure à la sortie du puits, ce qui risquerait de multiplier la fuite par douze.
     
    Dans la salle ultra-sécurisée de la Maison Blanche destinée aux situations d'urgence, le président Barack Obama s'est entretenu de la situation lundi avec ses secrétaires à la Défense, à la Sécurité intérieure, à l'Energie et à l'Intérieur, en présence notamment du chef d'état-major interarmées. Le président a insisté sur la nécessité de consulter "des experts indépendants" et "que tous les points de vue s'expriment pour identifier des solutions", précise un communiqué qui rappelle aussi que "BP paiera tous les coûts pour mettre fin à cette pollution et à la nettoyer".

    Début du forage du plus profond puits de pétrole au large du Canada 

    La compagnie pétrolière Chevron Canada a entamé le forage du plus profond puits de pétrole offshore au Canada, a annoncé lundi sa direction, tout en se montrant rassurante après la catastrophe écologique survenue dans le golfe du Mexique. Ce forage doit établir un nouveau record pour le Canada, selon la compagnie: le puits, baptisé Lona O-55, va être creusé à un endroit où les eaux atteignent plus de 2,5 kilomètres de profondeur, soit un kilomètre de plus que le puits de BP en Louisiane, selon le quotidien Globe and Mail. Le forage est situé à environ 430 km au nord-est de St John's, au large de Terre-Neuve, à l'extrême est du Canada. Les autorités locales redoublent d'efforts pour rassurer la population. Pour l'instant, Chevron Canada ne fait pas mention de puits de secours. Sur son site internet, la compagnie parle d'"assurer des opérations sûres et sans incidents pendant le forage". La chaîne CBC news, sur son site, affirme pour sa part que "Chevron dispose de deux navires de forage qui pourraient creuser des puits de secours dans le Bassin Orphan". Selon Chevron, les opérations de forage devraient prendre plusieurs mois.

    Par TF1 News (d'après agence)le 11 mai 2010 à 06:54

    votre commentaire
  •  

     

    BP réfléchit à de nouveaux moyens d'endiguer la marée noire

    <script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"></script>

    par Erwin Seba

    ROBERT, Louisiane (Reuters) - BP réfléchit à de nouveaux moyens d'endiguer la marée noire en Louisiane après l'échec de sa solution la plus prometteuse, la mise en place d'un dôme de confinement sur la fuite provenant d'un puits de forage de la plate-forme accidentée le 22 avril.

    Un responsable du groupe pétrolier britannique, qui a déjà perdu 350 millions de dollars (270 millions d'euros) dans la catastrophe, a expliqué lundi que BP examinait plusieurs options, tout en avouant ignorer laquelle serait en mesure de limiter le flux de brut qui s'écoule dans le golfe du Mexique.

    La nappe de pétrole, qui pourrait donner lieu à la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis, plus grave que celle de l'Exxon Valdez en 1989 en Alaska, s'oriente vers les grands canaux de navigation maritime et les importantes zones riches en ressources halieutiques de la côte centrale de Louisiane, à l'ouest du delta du Mississippi.

    Greenpeace a affirmé dimanche soir, sans que cela puisse être vérifié dans l'immédiat, que des traces de pétrole avaient été signalées à Port Eads, le cap le plus au sud de la Louisiane qui n'est accessible que par bateau ou par hélicoptère.

    L'endroit le plus touché pour l'heure est l'archipel des Chandeleur, au large de la Louisiane, qui abrite une réserve naturelle.

    L'Administration nationale océanographique et atmosphérique (NOAA) prévoit qu'avec les brusques vents de sud-est en provenance du continent attendus dans les prochaines heures, les risques de voir le pétrole toucher les côtes vont se multiplier jusqu'à mercredi. Deux communes situées juste à l'ouest du delta du Mississippi ont déclaré l'état d'urgence dimanche soir.

    AUDITIONS AU CONGRÈS

    BP a dû suspendre la mise en place d'un dôme d'acier haut de quatre étages parce que des cristaux de glace inflammables s'y étaient formés.

    Doug Suttles, directeur exécutif de BP qui supervise les efforts de lutte contre la fuite déployés par la compagnie, a déclaré que BP envisageait désormais de placer un dôme plus réduit sur la fuite provenant du puits accidenté, toujours dans l'optique de canaliser le pétrole vers la surface.

    Parmi les autres options figurent la possibilité d'injecter du caoutchouc ou d'autres matières dans la vanne défectueuse pour tenter de la boucher, ou le forage d'un puits annexe pour assécher l'écoulement, mais cette dernière solution prendrait 75 à 80 jours.

    "Nous avons rassemblé les meilleurs spécialistes pour qu'ils nous aident à comprendre comment mener à bien ces options", a expliqué Doug Suttles sur NBC. "Je ne peux pas vous dire laquelle fonctionnera mais tant que nous avons des solutions, nous continuerons de les tester."

    BP a annoncé que la marée noire dans le golfe du Mexique lui avait déjà coûté 350 millions de dollars (270 millions d'euros), laissant entendre que la facture totale pourrait être bien supérieure aux calculs de nombreux analystes.

    Le titre a perdu 16% depuis que la plate-forme Deepwater Horizon, dont BP était propriétaire, a explosé et sombré, faisant onze morts, à une soixantaine de kilomètres au large de la Louisiane. Le groupe a ainsi perdu environ 30 milliards de dollars de capitalisation boursière.

    Des analystes ont estimé que la marée noire coûterait entre plusieurs centaines de millions de dollars et 12,5 milliards à la compagnie. Les chiffres communiqués lundi par BP suggèrent que le bas de la fourchette est largement optimiste, mais rien n'indique que les plus hautes estimations seront dépassées.

    Plusieurs hauts responsables de la compagnie se préparent à des auditions difficiles mardi et mercredi devant des commissions du Congrès américain. La garde-côte américaine et le service américain de gestion des minéraux (MMS) comptent enquêter en outre sur le naufrage de la plate-forme.

    Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

     

    Marée noire : la situation empire dans le Golfe du Mexique


    Le groupe britannique BP a échoué ce week-end dans sa tentative de couvrir l'une des trois fuites d'une chape d'acier de douze mètres de haut et de cent tonnes. La firme est sous pression. Elle a annoncé ce lundi que cette marée noire lui avait coûté 350 millions de dollars. Le ministre américain de la Justice américain a dépêché des enquêteurs sur place.

    marée noire Golfe du Mexique

    la situation s'aggrave dans le Golfe du mexique et sur les côtes américaines face à la marée noire venue d'une plateforme pétrolière qui a coulé. Son exploitant, le groupe britannique BP a échoué ce week-end dans sa tentative de couvrir l'une des trois fuites d'une chape d'acier de douze mètres de haut et de cent tonnes.

    Il espère recommencer dans les prochains jours la manoeuvre, perturbée par la création de cristaux proches de la glace à 1500 mètres de profondeur. Pour éviter cela, il faudrait chauffer l'intérieur de ce cône qui git, pour l'heure, sur le fond, à quelque 200 mètres du lieu de la fuite. L'enjeu est d'absorber 85% des 800.000 litres de brut qui se répandent par jour à 80 kilomètres des côtes de Louisiane.Autre alternative : boucher les fuites avec un mélange spécial dont l'effet doit toutefois être testé préalablement.

    BP est en tout cas sous pression. Le ministre américain de la Justice américain Eric Holder a indiqué dimanche sur la chaîne de télé ABC avoir envoyé sur place une équipe "pour voir ce que nous pourrions faire en ce qui concerne ce qui s'est passé et s'il y a eu des fautes d'exécution ou de conduite de la part de BP". Le groupe pétrolier britannique a fait savoir ce lundi que la marée niore lui avait déjà coûté 350 millions de dollars.

    BP est déjà poursuivi au civil par plusieurs plaintes en nom collectif ("class action"), la plupart émanant de professionnels de la pêche ou du tourisme, évidemment pénalysés par la marée noire. Celle-ci a commencé à toucher les côtes, notamment quelques îles inhabitées de Louisiane.

    latribune.fr

    Dispersants contre la marée noire: et si le remède était pire que le mal?

    Créé le 10.05.10 à 16h04
    Mis à jour le 10.05.10 à 16h16  |
    La marée noire dans le golfe du Mexique
    La marée noire dans le golfe du Mexique/REUTERS

    ENVIRONNEMENT - Les produits chimiques utilisés dans le Golfe du Mexique sont montrés du doigt par des associations...

    En utilisant des produits dispersants contre la marée noire, ne risque-t-on pas de créer une autre pollution? L'impact sur l'environnement de ces produits déversés dans le golfe du Mexique inquiète les autorités de Louisiane et les écologistes.

    Les responsables des services de santé, de la qualité de l'environnement et des pêcheries de Louisiane ont adressé samedi un courrier au patron de BP, Tony Hayward, lui demandant de fournir davantage d'informations sur l'usage des dispersants. Décryptage.

    Comment fonctionnent les dispersants?
    Ils agissent comme du détergent pour laver la vaisselle. Concrètement, «ces produits sont conçus pour réduire le pétrole en de petites particules», explique Bob Perciasepe, directeur adjoint de l’Agence américaine de protection de l’environnement.

    Que leur reprochent les associations?
    «Cette utilisation grandissante de dispersants suscite un certain nombre de questions sur le fait de savoir où finissent par aller ces produits chimiques», estime Larry Schweiger, président de la National Wildlife Federation (NWF), la plus grande organisation privée américaine de défense de la nature avec plus de quatre millions de membres.

    Par ailleurs, si le pétrole est réduit en petites particules, plus facilement biodégradables, elles restent présentes dans l’eau.

    Qu’y a-t-il dans les dispersants?
    Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop. Ils sont utilisés depuis longtemps contre les marées noires, mais selon la toxicologiste LuAnn White, de l'Univesité de Tulane à La Nouvelle Orléans, «les dispersants actuels sont d'une nouvelle génération mais nous ne savons pas de quoi ils sont composés car cela est protégé par le secret commercial».

    Le dispersant en question s’appelle le Corexist. Il est fabriqué par une firme du Texas, la Nalco Energy Services, qui affirme qu’il contient un bas niveau de substances chimiques nocives. Ces dernières présenterait un risque d’irritation pour les yeux et la peau, mais seraient pas cancérigènes.

    Qu’est-ce qui risque d’être touché par les dispersants?
    Outre les côtes et l’écosystème de Louisiane, environ 41% des fruits de mer consommés aux Etats-Unis proviennent de cet Etat. Ils risquent de ne pas être consommables pendant plusieurs semaines.

    Marée noire : plusieurs incidents liés à Transocean

    NOS DOSSIERS
    chapeau

    Photo: Bloomberg

    Depuis 2008, un nombre élevé d’incidents ont été lié à Transocean, qui exploite la plateforme Deepwater Horizon d’où provient la marée noire dans le Golfe du Mexique, rapporte leWall Street Journal ce matin.

    Près de 75% des incidents (24 sur 33) qui ont nécessité une enquête des autorités américaines sont attribués à cette entreprise. La Société aurait défendu la qualité de ses services sans toutefois réfuter les chiffres du quotidien américain.La clientèle aurait aussi perçu une baisse de la qualité des services de Transocean, selon un sondage. La Société devance toujours ses concurrents, selon la perception des répondants.350 millions pour BPBritish Petrolium a annoncé ce matin que la fuite de sa plateforme lui avait coûté 350 millions de dollars américains jusqu’à maintenant. L’entreprise ne s’est pas prononcée sur le montant final que pourrait lui coûter cet accident. Plusieurs experts évaluent que cette somme se chiffrera en milliards.Rappelons que la pétrolière n’a toujours pas réussi à colmater la fuite ce week-end. Plus de 13 millions de litres se sont répandus au large de la Louisiane et du golfe du Mexique.

    Vos Cheveux contre la marée noire

    Une initiative intéressante d’une association qui récolte des cheveux dans le monde entier depuis des années en prévision d’une marée noire sur les côtes américaines. Association qui reçoit encore plus de cheveux ces derniers jous avec la marée noire en Louisiane.Allez hop tout le monde au coiffeur, ou alors encore tout le monde tond le chien c’est l’été il a trop chaud de tout façon.

     

     

    Des nettoyeurs de plages installent des filets absorbants à 
Dauphin Island, le 8 mai 2010.
    REUTERS/BRIAN SNYDER
    Des nettoyeurs de plages installent des filets absorbants à Dauphin Island, le 8 mai 2010.
    Reportage
    Face à la marée noire, les inventeurs rivalisent d'imagination
    LE MONDE | 10.05.10 | 17h28  •  Mis à jour le 10.05.10 | 17h28
    Dauphin Island (Alabama) Envoyée spéciale

    ans la catégorie des inventeurs mobilisés par la marée noire, Dan Parker est le plus organisé. Trois jours après l'effondrement de la plate-forme Deepwater Horizon, il a chargé ses cartons de poudre dans un camion de location et roulé toute la nuit depuis le Kentucky. BP a adopté son idée et, depuis, il campe au bout de la plage à Dauphin Island, l'une des îles-barrières qui protègent le golfe de Mobile , dans l'Alabama.
     
    La poudre est faite d'un agent polymère qui permet de solidifier le pétrole. M. Parker ne demande qu'à en faire la démonstration à l'aide d'un verre d'essence. On voit effectivement le liquide se précipiter sur la poudre et se transformer en boule blanche.

    Selon lui, il ne reste qu'à aspirer les résidus. Non toxiques, assure-t-il : "C'est une réaction physique et non chimique." Ancien mécanicien, M. Parker commercialise ce produit depuis plus de dix ans sous le nom de CI Agent (jeu de mot sur le nom de l'agence de contre-espionnage, mais qui signifie en fait Cheap Insurance, soit "assurance bon marché" contre les fuites d'hydrocarbures). Il est déjà intervenu sur des pollutions de rivière, mais jamais à une telle échelle.

    Cette fois, le produit doit être placé dans des cages de treillis métallique que la garde nationale a plantées sur la plage. Seul hic - mais de taille - dans cette belle organisation : la pollution est arrivée sur l'île, samedi 8 mai, sous forme de boulettes de goudron...

    Cheveux et poils d'animaux

    La marée noire qui se rapproche des côtes, et l'incertitude qui règne depuis dix jours sur l'endroit où elle va se présenter, ont stimulé la créativité des Américains. Le commandement conjoint de réponse à la crise a d'ailleurs ouvert une page sur son site Internet, pour accueillir les "propositions technologiques".

    Une association de San Francisco, Matter of Trust, a commencé ainsi à collecter cheveux et poils d'animaux afin de les entasser dans des collants de Nylon pour en faire de longs boudins absorbants qui seront déployés autour des zones à protéger. Plus de 280 kilomètres de bannières flottantes ont déjà été déployées, 400 kilomètres sont en réserve, mais les communes se plaignent d'en manquer.

    L'idée peut sembler farfelue, mais l'association est convaincue de son efficacité et le procédé a déjà été employé dans la baie de San Francisco. "Si on fait des shampooings, c'est bien parce que les cheveux attirent la graisse", explique l'inventeur de ce "matelas à cheveux antihydrocarbures", Phil McCrocy, qui l'a conçu après la marée noire provoquée par l'Exxon Valdez, en 1989.

    Pour le golfe du Mexique, le fabricant de lingerie Haynes a fait don de 50 000 paires de collants. Et Petco, chaîne de magasins de soins pour animaux, a récolté des poils divers. Le 6 mai, l'association a expédié 180 tonnes de ces "dreadlocks" en Louisiane. De quoi fabriquer 90 kilomètres de boudins.

    ans la catégorie des inventeurs mobilisés par la marée noire, Dan Parker est le plus organisé. Trois jours après l'effondrement de la plate-forme Deepwater Horizon, il a chargé ses cartons de poudre dans un camion de location et roulé toute la nuit depuis le Kentucky. BP a adopté son idée et, depuis, il campe au bout de la plage à Dauphin Island, l'une des îles-barrières qui protègent le golfe de Mobile , dans l'Alabama.
     
    La poudre est faite d'un agent polymère qui permet de solidifier le pétrole. M. Parker ne demande qu'à en faire la démonstration à l'aide d'un verre d'essence. On voit effectivement le liquide se précipiter sur la poudre et se transformer en boule blanche.

    Selon lui, il ne reste qu'à aspirer les résidus. Non toxiques, assure-t-il : "C'est une réaction physique et non chimique." Ancien mécanicien, M. Parker commercialise ce produit depuis plus de dix ans sous le nom de CI Agent (jeu de mot sur le nom de l'agence de contre-espionnage, mais qui signifie en fait Cheap Insurance, soit "assurance bon marché" contre les fuites d'hydrocarbures). Il est déjà intervenu sur des pollutions de rivière, mais jamais à une telle échelle.

    Cette fois, le produit doit être placé dans des cages de treillis métallique que la garde nationale a plantées sur la plage. Seul hic - mais de taille - dans cette belle organisation : la pollution est arrivée sur l'île, samedi 8 mai, sous forme de boulettes de goudron...

    Cheveux et poils d'animaux

    La marée noire qui se rapproche des côtes, et l'incertitude qui règne depuis dix jours sur l'endroit où elle va se présenter, ont stimulé la créativité des Américains. Le commandement conjoint de réponse à la crise a d'ailleurs ouvert une page sur son site Internet, pour accueillir les "propositions technologiques".

    Une association de San Francisco, Matter of Trust, a commencé ainsi à collecter cheveux et poils d'animaux afin de les entasser dans des collants de Nylon pour en faire de longs boudins absorbants qui seront déployés autour des zones à protéger. Plus de 280 kilomètres de bannières flottantes ont déjà été déployées, 400 kilomètres sont en réserve, mais les communes se plaignent d'en manquer.

    L'idée peut sembler farfelue, mais l'association est convaincue de son efficacité et le procédé a déjà été employé dans la baie de San Francisco. "Si on fait des shampooings, c'est bien parce que les cheveux attirent la graisse", explique l'inventeur de ce "matelas à cheveux antihydrocarbures", Phil McCrocy, qui l'a conçu après la marée noire provoquée par l'Exxon Valdez, en 1989.

    Pour le golfe du Mexique, le fabricant de lingerie Haynes a fait don de 50 000 paires de collants. Et Petco, chaîne de magasins de soins pour animaux, a récolté des poils divers. Le 6 mai, l'association a expédié 180 tonnes de ces "dreadlocks" en Louisiane. De quoi fabriquer 90 kilomètres de boudins.


    Corine Lesnes

    BP entendu par le Congrès et sous le regard de la justice

    La justice américaine cherche à établir si British Petroleum (BP) a commis une faute à bord de la plate-forme pétrolière qui a déclenché la marée noire dans le golfe du Mexique, a indiqué, dimanche 9 mai, le ministre de la justice, Eric Holder. "J'ai envoyé (sur place) des représentants du ministère de la justice pour voir ce que nous pourrions faire en ce qui concerne ce qui s'est passé et s'il y a eu des fautes d'exécution ou de conduite de la part de BP", a-t-il déclaré.

    Le Congrès américain doit organiser, mardi 11 et mercredi 12, des auditions pour comprendre les causes de l'explosion survenue à bord de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril, et évaluer les responsabilités de BP. Un responsable de BP America, Lamar McKay, devrait ainsi répondre, mardi, aux questions des élus devant la commission de l'énergie et des ressources naturelles du Sénat. Une autre audition est prévue, mercredi, devant la commission de supervision et d'enquête de la Chambre des représentants.

    Article paru dans l'édition du 11.05.10
     

     

     

     

    Marée noire : les Etats-Unis en état d'urgence


    <btn_noimpr> Zoom </btn_noimpr>

    MARÉE NOIRE.

    <btn_espacement>

    Marée noire : comment colmater la fuite ?


    Après l’échec de la mise en place d’un dôme afin de juguler la fuite de pétrole au large de la Louisiane, les experts tentent d’éviter le pire.

    <btn_espacement> </btn_espacement></btn_espacement>
     
    <btn_noimpr>
     
    </btn_noimpr> VINCENT MONGAILLARD | 10.05.2010, 07h00

    Le robinet d’or noir est toujours grand ouvert. Hier encore, des centaines de milliers de litres de brut se sont répandus dans le golfe du Mexique, alimentant une nappe de 200 km de long qui menace plus que jamais de souiller les côtes américaines. Samedi, l’« opération couvercle » consistant à placer, à 1 500 m de profondeur, un dôme de la taille d’un immeuble de 4 étages sur le puits qui fuit depuis que la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP, a sombré le 22 avril a, pour l’heure, échoué. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

     
    « Pour les spécialistes, c’est un challenge pratiquement impossible à réaliser », souligne Fanch Cabioc’h, ingénieur au Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) basé à Brest.  Alors quelles sont aujourd’hui les alternatives pour juguler enfin cette marée noire ?

    L’option du couvercle n’est pas écartée
    Samedi, la cloche d’acier et de béton raccordée par un tuyau à un navire de pompage a bien été posée sur le gisement. Mais elle a très vite dû être retirée en raison de la formation, à l’intérieur, de cristaux similaires à de la glace qui peuvent obstruer les conduits devant aspirer les hydrocarbures jusqu’au bateau mouillant en surface. La faute à un gaz appelé hydrate de méthane, composé instable dangereux car inflammable, qui s’invite dans les profondeurs froides et qui apparaît sous l’effet de la pression. Les ingénieurs de BP, qui se sont donné jusqu’à aujourd’hui pour décider ou non de renouveler cette opération, envisagent, s’ils recommencent, d’injecter de l’eau chaude afin de prévenir la formation de ces dépôts. Ou même d’utiliser du méthanol pour les dissoudre. Pour l’heure, la chape de 90 t est couchée sur le côté, à quelque 200 m de la fuite. « Il y a des tâtonnements, c’est normal, cela n’a jamais été tenté à une telle profondeur », insiste Francis Perrin, directeur de la rédaction de la revue « Pétrole et gaz arabe ».

    Creuser un forage pour « tuer » le puits
    Depuis le 2 mai, un chantier est en cours pour assécher la tête de puits qui crache le brut. Le principe ? Creuser un forage à proximité, dans le plancher de l’océan, et créer ainsi un ou deux puits de déviation qui vont intercepter le pétrole. Ensuite, il sera temps d’injecter une boue spéciale afin de boucher le puits en éruption. « C’est une technologie hyperpointue beaucoup plus longue à mettre en oeuvre que le dôme. Cela peut prendre de plusieurs semaines à trois mois », estime Fanch Cabioc’h. Sans aucune intervention, le brut pourrait couler à flots durant… plusieurs années ! « On n’investit pas dans un forage et une plate-forme pour trois mois de production », rappelle l’expert.

    Limiter les dégâts avec des dispersants
    A défaut, dans l’immédiat, de stopper les fuites d’hydrocarbures, les équipes de BP tentent d’en limiter les dégâts. Depuis des bateaux et des hélicoptères, elles injectent des dispersants des produits chimiques capables d’accélérer la dégradation naturelle du pétrole et qui agissent comme du détergent pour laver la vaisselle sur la nappe à la surface. Des tests sont actuellement menés sous la mer avec injection dans le pétrole dès qu’il s’échappe du puits. Le brut lourd et gras est ainsi transformé en fines gouttelettes. « Les premiers résultats sont assez satisfaisants. Mais on ne sait pas précisément quels sont à moyen et long terme leurs effets sur la faune et la flore », insiste Francis Perrin. Enfin, des barrages flottants continuent d’être déployés aux larges des côtes.
    Près de 300 km d’entre elles sont protégés par ces boudins absorbants. Mais, selon les autorités de Louisiane, il en faudrait au moins 100 de plus. « Il faut espérer que la météo soit clémente, prévient Fanch Cabioc’h. En cas de vents violents, ces barrages peuvent partir en vrac. »
     

    Marée noire : Boucher le dôme...ou le remplir de déchets?


     

    Suite à des problèmes de formation de cristaux dûs à la pression et la température de l'eau, le couvercle qui devait servir à boucher la fuite de pétrole au large de la Louisiane a du être retiré.

    Les cristaux se forment en effet dans le haut du couvercle, ce qui empêche le pompage du pétrole.

     

    Les ingénieurs de British Petroleum planchent donc sur 2 solutions:

    1. Dissoudre les cristaux d'hydrate

    Pour cela 2 possibilités: chauffer le dôme, ou mélanger les cristaux avec du méthanol.

    Mais ces deux options restent très compliquées à mettre en œuvre, à cause de la profondeur: 1.500 mètres.

     

    2. Boucher le dôme... avec des déchets

    La deuxième solution envisagée, le "junk shot", consisterait à boucher la cheminée à l'intérieur du dôme avec des déchets.

    Il s'agit ni plus ni moins que de remplir le dôme avec plusieurs tonnes de divers déchets et débris.

     

    (Images: BFM TV)

     

    Les ingénieurs se donnent encore 48 heures pour trouver la meilleure solution.

    Flash actualité - International


    <btn_noimpr> Zoom </btn_noimpr>
    <btn_espacement>

    Marée noire: recherche méthodes anti-fuite, idées farfelues acceptées

    <btn_espacement> </btn_espacement></btn_espacement>
     
    <btn_noimpr>
     
    </btn_noimpr> 10.05.2010, 11h16
    Le géant pétrolier BP et les autorités américaines étaient désespérément en quête lundi de solutions pour stopper l'hémorragie de brut dans le golfe du Mexique, n'excluant plus certaines méthodes farfelues après l'échec de la pose d'un vaste "couvercle".
    BP, exploitant de la plateforme dont le naufrage le 22 avril a provoqué la catastrophe et qui en a accepté la responsabilité, craint désormais de devoir assumer un désastre écologique encore plus important que prévu si tous ses efforts pour stopper l'écoulement de brut échouent. <btn_noimpr>
     
    </btn_noimpr>

    <btn_noimpr></btn_noimpr>
    Le groupe britannique a annoncé lundi que la marée noire lui avait déjà coûté 350 millions de dollars. La somme, qui va certainement enfler devant les tribunaux où une série de plaintes ont été déposées par des pêcheurs et des commerces locaux, pourrait s'évaluer au final en milliards.
    BP avait placé tous ses espoirs dans la pose d'une sorte d'entonnoir d'acier de 12 mètres de haut et une centaine de tonnes, afin de récupérer le pétrole qui se répand au rythme de 800.000 litres par jour au fond du golfe, à 80 km des côtes de Louisiane (sud des Etats-Unis).
    Mais le groupe a été contraint samedi de retirer cette chape en raison de la présence de cristaux similaires à de la glace, qui se sont formés sous l'effet combiné du gaz et de l'eau.
    Du coup, BP envisage d'autres solutions plus étonnantes et va jusqu'à solliciter les idées de M. Toulemonde sur le site deepwater horizonrespeonse.com et via un numéro vert.
    L'amiral Thad Allen, responsable des garde-côtes et chargé de coordonner les opérations par l'administration américaine, a ainsi annoncé que BP prévoyait de prendre "un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre et de les injecter sous très haute pression (...) pour voir s'ils peuvent stopper la fuite".
    Doug Suttles, directeur d'exploitation de BP a confirmé lundi matin sur la chaîne NBC que cette méthode insolite qu'il a présentée comme une "injection de cochonneries" était envisagée. Il a aussi évoqué la pose d'un dôme de plus petite taille que le "couvercle", qui serait moins susceptible de voir se former des cristaux, ou encore la mise en place d'une valve sur le conduit percé.
    BP a aussi entrepris de créer un puits de secours pour boucher définitivement le puits principal mais les forages vont prendre près de 3 mois. Et le groupe utilise aussi des dispersants pour protéger la faune et la flore des Etats concernés.
    Le responsable a souligné qu'il y avait "de nombreuses méthodes disponibles" pour endiguer la fuite, mais que le problème était "qu'aucune n'avait été expérimentée à 1.500 mètres de profondeur".
    "Je ne peux pas vous dire si une de ces méthodes va marcher, mais tant que nous aurons encore des possibilités, nous continuerons d'essayer. L'objectif est d'arrêter la fuite", a-t-il insisté.
    Mais ces solutions expérimentales pourraient aussi se révéler dramatiques, des experts ayant mis en garde contre la possibilité d'endommager la structure à la sortie du puits, ce qui risquerait de multiplier la fuite par douze.
    Le président américain Barack Obama devait se réunir lundi avec des membres de son administration pour examiner les efforts en cours.
    BP n'est pas le seul à recourir à des méthodes inédites face à la catastrophe. L'association www.matteroftrust.org a ainsi eu l'idée de récupérer des cheveux aux quatre coins des Etats-Unis pour remplir des bas qui seront utilisés comme éponges à pétrole.
    La police de Floride a suggéré pour sa part d'utiliser des ballots de paille pour protéger les plages.

     

    Marée noire : l’impact des dispersants inquiète les écologistes

    Marée noire : l’impact des dispersants inquiète les écologistes
    « Nous sommes sérieusement préoccupés du manque d'information concernant le recours à des dispersants pour lutter contre la marée noire dans le golfe du Mexique » (Services de santé, de la qualité de l'environnement et des pêcheries de Louisiane) Crédit photo : © Secret Side - Fotolia.com

    La situation est loin d’être réglée dans le Golfe du Mexique. Les Etats-Unis cherchent encore des solutions pour stopper la marée noire au large de la Louisiane. En tentant de poser un dôme de confinement sur la fuite, les techniciens de BP ont rencontré de l'hydrate de méthane qui a commencé à boucher l’ouverture de la structure.

    Les autorités locales et les écologistes commencent à s’inquiéter de l’impact des dispersants utilisés pour lutter contre la marée noire. Les responsables des services de santé, de la qualité de l'environnement et des pêcheries de Louisiane ont demandé à BP« quel impact ces produits pourraient avoir sur les populations, la qualité des eaux et de l'air de même que sur les pêcheries et la végétation des côtes de Louisiane et des zones marécageuses ».

    « Ces produits sont conçus pour réduire le pétrole en de petites particules, sans le faire disparaître pour autant, mais le rendent plus facilement biodégradable », explique Bob Perciasepe, directeur adjoint de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA). « Les dispersants actuels sont d'une nouvelle génération mais nous ne savons pas de quoi ils sont composés car cela est protégé par le secret commercial », précise LuAnn White, toxicologiste de l'Université de Tulane à La Nouvelle Orléans.

    Hélène Toutchkov

    votre commentaire
  •  

    USA: la marée noire progresse, les secours piétinent

    LA NOUVELLE-ORLÉANS — Les équipes chargées de juguler la marée noire dans le golfe du Mexique se creusaient la tête dimanche pour rebondir après l'échec de la pose d'un "couvercle" destiné à colmater une fuite rejetant des centaines de milliers de litres de brut vers les côtes.

    Ce couvercle, sorte d'entonnoir d'acier de douze mètres de haut et une centaine de tonnes, est considéré comme la meilleure solution à court terme pour contenir l'hémorragie de pétrole qui répand près de 800.000 litres de brut par jour dans le golfe, à 80 km des côtes de Louisiane (sud).

    Ce dispositif avait d'abord été posé sur la fuite, à quelque 1.500 mètres de profondeur et devait servir à pomper jusqu'au 85% du pétrole en déperdition.

    Mais BP, exploitant de la plateforme dont le naufrage le 22 avril a provoqué la catastrophe, a été contraint samedi de retirer cette chape en raison de la présence de cristaux similaires à de la glace, qui se sont formés sous l'effet combiné du gaz et de l'eau.

    BP a toutefois assuré qu'il ne s'agissait que d'un contretemps.

    "Je ne dirais pas encore que cela a échoué", a affirmé Doug Suttles, directeur d'exploitation du géant pétrolier britannique. Mais les autorités ont indiqué que cela prendrait plusieurs jours avant qu'une solution ne soit trouvée.

    Si le nettoyage des cristaux est chose aisée -il suffit de remonter le couvercle à une profondeur où la température plus élevée les fait fondre- empêcher qu'ils ne se reforment est une autre affaire...

    Pour y remédier, les ingénieurs de BP cherchent le moyen de réchauffer l'eau à l'intérieur du couvercle qui, en attendant, gît à quelque 200 mètres de la fuite qu'il est censé recouvrir.

    La compagnie pétrolière envisage également de reboucher les fuites en pulvérisant un mélange spécial, mais des études doivent encore être menées pour garantir que cette opération n'"aggrave pas encore davantage la situation", a indiqué M. Suttles.

    BP a commencé à creuser des conduits de secours pour boucher définitivement le puits principal mais les forages vont prendre près de 3 mois.

    Le ministre américain de la Justice américain Eric Holder a indiqué dimanche sur la chaîne ABC avoir envoyé sur place une équipe "pour voir ce que nous pourrions faire en ce qui concerne ce qui s'est passé et s'il y a eu des fautes d'exécution ou de conduite de la part de BP".

    BP est déjà poursuivi au civil par plusieurs plaintes en nom collectif, la plupart émanant de professionnels de la pêche ou du tourisme qui souffrent des conséquences de la marée noire.

    Le groupe a promis de prendre en charge tous les frais de nettoyage liés à la catastrophe et de dédommager les professionnels dont l'activité est entravée.

    L'échec de la pose du couvercle est un coup dur pour les habitants des Etats côtiers du sud des Etats-Unis qui surveillent avec angoisse la progression d'une nappe de pétrole de la taille d'un petit pays.

    La marée noire a entraîné une baisse de la fréquentation des touristes et souille déjà des îles inhabitées de Louisiane.

    La catastrophe a donné naissance à des initiatives insolites comme celle lancée par l'association www.matteroftrust.org: récupérer des cheveux aux quatre coins des Etats-Unis pour remplir des bas qui seront utilisés comme éponges à pétrole.

     

    Marée noire : image satellite, échec du couvercle

    9 mai
    2010
     

    Gulf_tmo_2010128_lrg  Cette image de la marée noire a été prise hier, le 8 mai, par l'instrument Modis du satellite de la Nasa Terra. Elle montre que la stabilisation de la situation météo a permis de contenir son extension. C'est la bonne nouvelle de la journée.

    Lamauvaise nouvelle, c'est que les ingénieurs de BP ont dû retirer le couvercle d'acier qu'ils avaient disposé sur la tête de puits endommagée afin de pomper le pétrole qui s'en échappe toujours. Or, pression et température se sont liguées pour former ce que l'on appelle des hydrates de méthanes sous le couvercle. Ces cristaux de pétrole sont hautement inflammables et surtout très visqueux. Ils colmatent les tuyaux et peuvent rendre impossible le pompage ou former des sortes de caillots aux conséquences difficilement prévisibles. BP affirme chercher une solution à ce problème.

     

    Le coffre d'acier et de béton, qui avait été posé sur la fuite principale à 1.500 mètres de profondeur, a été Couvercle couché sur le côté pour permettre aux techniciens d'examiner le problème, a précisé Doug Suttles le directeur des opérations pour BP. Ce "couvercle" mesurant 12m et pesant 100 tonnes, terminé à son extrémité supérieure par un entonnoir renversé, avait été descendu vendredi 7 mai au fond de l'eau par une grue. Uneopération inédite à une telle profondeur, ou la pression est suffisante pour écraser un sous-marin.

    Le dispositif était censé collecter près de 85% du pétrole s'échappant du puit : le brut devait être siphonné au moyen d'un pétrolier en surface, après la mise en place d'un conduit reliant le coffre au bateau. Aucune autre solution ne devrait être trouvée avant lundi.

    "Je ne dirais pas encore que cela a échoué", a expliqué Doug Suttles. "Je dirais plutôt que ce que nous avons tenté de faire la nuit dernière n'a pas marché", a nuancé le directeur des opérations. Les ingénieurs de BP envisagent parmi les solutions possibles d'injecter de l'eau chaude ou du méthanol pour empêcher la formation des cristaux.

    Le contre-amiral des garde-côtes Mary Landry avait mis en garde samedi 8 mai contre tout optimisme prématuré, soulignant que le coffre "n'est pas la solution définitive" pour tarir la source des fuites. "La solution définitive est d'injecter du ciment" via un forage parallèle et de boucher ainsi ce puits, avait-elle souligné. Tout cela "n'est pas instantané", avait-elle noté.

    Cela signifie que la marée noire continue d'être alimentée par la fuite. Elle n'a pas encore vraiment touché la côté, mais tous les responsables sont conscients que le mileu marécageux  sera extrêmement difficile à nettoyer.

    D'après des fuites dans la presse américaine, l'origine de l'accident semble être des travaux près de la tête de puits. Le coulage d'un joint d'étanchéité en ciment aurait provoqué par réaction chimique la formation d'une bulle de méthane qui, en remontant brusquement dans le puits aurait détruit tous les système de sécurité et déclenché l'incendie de la plate forme.

    D'autres images satellites de la marée noire disponibles ici.


    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Marée noire: BP contraint de retirer le couvercle de la fuite

    Catastrophe samedi 08 mai 2010
    <script language="javascript" src="http://www.ouest-france.fr/design/javascripts/jquery.carousel/of/jquery.carousel.js"></script><script type="text/javascript"> $(function(){ if( $(".bloc_multi_photo").find(".carousel-photo").length > 1 && $(".bloc_multi_photo").find(".carousel-caption").length > 1) { $("div.bloc_multi_photo").carousel({pagination:true, effect:"no", direction:"horizontal"}); } }); </script>
    <script language="javascript">OAS_AD('Position1');</script>
    <script type="text/javascript">cachePubVide('pubDetailArt');</script>

    Le "couvercle" qui avait été placé sur la fuite de pétrole pour juguler la marée noire dans le golfe du Mexique a dû être retiré en raison de la formation de cristaux similaires à la glace, a indiqué samedi un responsable de BP.

    "Le grand défi technique a été la formation d'hydrate", après la pose du couvercle, a expliqué Doug Suttles, directeur d'exploitation du géant pétrolier britannique, lors d'une conférence de presse.

    "Cela va prendre probablement les deux prochains jours pour chercher des solutions à ce problème", a-t-il ajouté.

    L'installation du "couvercle" d'acier et de béton d'une centaine de tonnes est une opération ultra-complexe, sans précédent à cette profondeur (1.500 mètres).

    Ce dôme de confinement est considérée comme la meilleure solution à court terme pour contenir l'hémoragie de pétrole qui répand près de 800.000 litre de brut par jour dans le golfe du Mexique, à 80 km des côtes de Louisiane (sud).

    SAMEDI 8 MAI mise à  jour à  23h20
    Quantcast
     
     actualités générales

    Marée noire: à peine posé, le couvercle a été retiré

    Créé le 08.05.10 à 20h08
    Mis à jour le 08.05.10 à 22h45  |
    Le «couvercle» visant à colmater la fuite de pétrole qui s'écoule 
de la plate-forme Deepwater Horizon, au début de sa descente dans le 
Golfe du Mexique, au large des côtes de Louisiane, le 6 mai 2010.
    Le «couvercle» visant à colmater la fuite de pétrole qui s'écoule de la plate-forme Deepwater Horizon, au début de sa descente dans le Golfe du Mexique, au large des côtes de Louisiane, le 6 mai 2010./AFP PHOTO / US Coast Guard / Petty Officer 3rd Class Patrick Kelley
     

    ETATS-UNIS - Il a givré à cause de la profondeur...

    La marée noire bientôt endiguée? Pas si sûr... Le «couvercle» qui avait été placé sur la fuite de pétrole pour juguler la marée noire dans le golfe du Mexique a dû être retiré en raison de la formation de cristaux similaires à la glace, a indiqué ce samedi un responsable de BP.

    Deux jours pour trouver le problème

    «Le grand défi technique a été la formation d'hydrate», après la pose du couvercle, a expliqué Doug Suttles, directeur d'exploitation du géant pétrolier britannique. «Cela va prendre probablement les deux prochains jours pour chercher des solutions à ce problème»

    Les habitants de la région du golfe du Mexique avaient pourtant compté les heures ce samedi avant la mise en place de ce silo blanc de métal et de béton d'une douzaine de mètres de hauteur, pesant une centaine de tonnes.

    La meilleure solution à court terme

    Cette opération particulièrement complexe, sans précédent à cette profondeur (1.500 mètres), est considérée comme la meilleure solution à court terme pour juguler l'hémoragie de pétrole qui répand près de 800.000 litre de brut dans les eaux du golfe du Mexique, à 80 km des côtes de Louisiane et de leur fragile écosystème.

    Une fois ce dôme de confinement posé, les équipes sur place devaient le relier à un pétrolier situé à la verticale. Concrètement, le couvercle agirait comme un entonnoir: au lieu de dégorger dans la mer, le brut serait aspiré et remonterait jusqu'au bateau. Si tout marche comme prévu, les équipes espèrent récupérer ainsi jusqu'à 85% du brut qui s'échappe.

    «Cela n'a jamais été fait à 1.500 mètres de profondeur»

    Le succès de l'opération dépend cependant de nombreux paramètres et BP comme les autorités américaines ont souligné qu'elle pouvait rencontrer des obstacles, à l'image de celui connu actuellement.

    «Cela n'a jamais été fait à 1.500 mètres de profondeur», a dit le patron de BP Tony Hayward sur la chaîne CNN. «Cela marche à 100, 150 mètres de profondeur. Mais la pression et les températures sont très différentes ici». «On ne peut pas garantir que cela va marcher», a-t-il ajouté. Il avait raison de douter.

    Des bonnes nouvelles du temps

    La pose du couvercle porte les espoirs des riverains du golfe du Mexique, du Texas à la Floride, qui ont enregistré dernièrement un bonne nouvelle: les conditions météorologiques devaient maintenir la plus grande partie de la nappe de pétrole au large des côtes dans les jours à venir.

    Mais le brut a déjà touché quelques îles inhabitées de Louisiane et le gouverneur de l'Etat, Bobby Jindal, a souligné qu'il «sera beaucoup plus difficile de nettoyer ce pétrole une fois dans les zones marécageuses».

    Employer les ressources de manière «stratégique»

    Les garde-côtes ont pour leur part indiqué que les ressources utilisées pour lutter la marée noire devaient être employées de manière «stratégique»: «il n'y en a pas suffisamment pour protéger chaque parcelle de terrain», «Ce sont des centaines et des centaines de kilomètres», ont-ils ajouté.

    L'enjeu est énorme pour les habitants de la région dont le mode de vie est d'ores et déjà perturbé par la catastrophe, et alors que l'EPA, l'Agence américaine de protection de l'environnement, a averti que la marée noire «aura un impact considérable sur l'environnement».

    La plateforme Deepwater Horizon, exploitée par le géant britannique BP, a sombré le 22 avril après une explosion qui a fait probablement 11 morts, laissant le gisement se répandre directement dans la mer. Les garde-côtes américains et l'agence fédérale chargée de la gestion des ressources minérales ont annoncé qu'elles lanceraient mardi une enquête sur les causes de la catastrophe.


    Marée noire: à peine posé, le couvercle a été retiré

    Créé le 08.05.10 à 20h08
    Mis à jour le 08.05.10 à 22h45  | 
    Le «couvercle» visant à colmater la fuite de pétrole qui s'écoule 
de la plate-forme Deepwater Horizon, au début de sa descente dans le 
Golfe du Mexique, au large des côtes de Louisiane, le 6 mai 2010.
    Le «couvercle» visant à colmater la fuite de pétrole qui s'écoule de la plate-forme Deepwater Horizon, au début de sa descente dans le Golfe du Mexique, au large des côtes de Louisiane, le 6 mai 2010./AFP PHOTO / US Coast Guard / Petty Officer 3rd Class Patrick Kelley
     

    ETATS-UNIS - Il a givré à cause de la profondeur...

    La marée noire bientôt endiguée? Pas si sûr... Le «couvercle» qui avait été placé sur la fuite de pétrole pour juguler la marée noire dans le golfe du Mexique a dû être retiré en raison de la formation de cristaux similaires à la glace, a indiqué ce samedi un responsable de BP.

    Deux jours pour trouver le problème

    «Le grand défi technique a été la formation d'hydrate», après la pose du couvercle, a expliqué Doug Suttles, directeur d'exploitation du géant pétrolier britannique. «Cela va prendre probablement les deux prochains jours pour chercher des solutions à ce problème»

    Les habitants de la région du golfe du Mexique avaient pourtant compté les heures ce samedi avant la mise en place de ce silo blanc de métal et de béton d'une douzaine de mètres de hauteur, pesant une centaine de tonnes.

    La meilleure solution à court terme

    Cette opération particulièrement complexe, sans précédent à cette profondeur (1.500 mètres), est considérée comme la meilleure solution à court terme pour juguler l'hémoragie de pétrole qui répand près de 800.000 litre de brut dans les eaux du golfe du Mexique, à 80 km des côtes de Louisiane et de leur fragile écosystème.

    Une fois ce dôme de confinement posé, les équipes sur place devaient le relier à un pétrolier situé à la verticale. Concrètement, le couvercle agirait comme un entonnoir: au lieu de dégorger dans la mer, le brut serait aspiré et remonterait jusqu'au bateau. Si tout marche comme prévu, les équipes espèrent récupérer ainsi jusqu'à 85% du brut qui s'échappe.

    «Cela n'a jamais été fait à 1.500 mètres de profondeur»

    Le succès de l'opération dépend cependant de nombreux paramètres et BP comme les autorités américaines ont souligné qu'elle pouvait rencontrer des obstacles, à l'image de celui connu actuellement.

    «Cela n'a jamais été fait à 1.500 mètres de profondeur», a dit le patron de BP Tony Hayward sur la chaîne CNN. «Cela marche à 100, 150 mètres de profondeur. Mais la pression et les températures sont très différentes ici». «On ne peut pas garantir que cela va marcher», a-t-il ajouté. Il avait raison de douter.

    Des bonnes nouvelles du temps

    La pose du couvercle porte les espoirs des riverains du golfe du Mexique, du Texas à la Floride, qui ont enregistré dernièrement un bonne nouvelle: les conditions météorologiques devaient maintenir la plus grande partie de la nappe de pétrole au large des côtes dans les jours à venir.

    Mais le brut a déjà touché quelques îles inhabitées de Louisiane et le gouverneur de l'Etat, Bobby Jindal, a souligné qu'il «sera beaucoup plus difficile de nettoyer ce pétrole une fois dans les zones marécageuses».

    Employer les ressources de manière «stratégique»

    Les garde-côtes ont pour leur part indiqué que les ressources utilisées pour lutter la marée noire devaient être employées de manière «stratégique»: «il n'y en a pas suffisamment pour protéger chaque parcelle de terrain», «Ce sont des centaines et des centaines de kilomètres», ont-ils ajouté.

    L'enjeu est énorme pour les habitants de la région dont le mode de vie est d'ores et déjà perturbé par la catastrophe, et alors que l'EPA, l'Agence américaine de protection de l'environnement, a averti que la marée noire «aura un impact considérable sur l'environnement».

    La plateforme Deepwater Horizon, exploitée par le géant britannique BP, a sombré le 22 avril après une explosion qui a fait probablement 11 morts, laissant le gisement se répandre directement dans la mer. Les garde-côtes américains et l'agence fédérale chargée de la gestion des ressources minérales ont annoncé qu'elles lanceraient mardi une enquête sur les causes de la catastrophe.

     


    Marée noire en Louisiane : les oiseaux en danger

    Le 6 mai 2010 par Fabienne Broucaret · Donner son avis

    <script src="http://static.ak.fbcdn.net/connect.php/js/FB.Share" type="text/javascript"></script>

    Dans le Golfe du Mexique, le pétrole affecte des zones humides côtières comptant parmi les plus vastes de la planète dont l’estuaire du Mississipi. Sur les quelque 656 espèces menacées par cette marée noire, le Département de la vie sauvage et des pêcheries de Louisiane dénombre 445 poissons, 32 amphibiens et reptiles, 45 mammifères et 134 oiseaux. Interview d’Anne-laure Dugué, responsable du programme oiseaux en détresse de la Ligue de la Protection des Oiseaux (LPO).

     

    Pélican Brun

    Le pélican brun, emblème de la Louisiane

     

    Pouvez-vous faire le point sur les espèces d’oiseaux menacées par la marée noire ?
    Les premiers touchés vont être les oiseaux marins comme les sternes, goélands ou encore bec-en-ciseaux. Ils se nourrissent en mer d’invertébrés et de poissons, et risquent de s’engluer dans les nappes de pétrole. Ces oiseaux nichent au sol sur les îles sableuses au large des côtes sud de la Louisiane qui seront directement affectées. Ces îles, ainsi que toute la zone du delta du Mississipi qui sera touchée, abritent également le Pélican brun, emblème de l’Etat de Louisiane, dont les populations sont en danger et très vulnérables, en raison notamment d’un faible taux de reproduction. Puis ce sont les oiseaux d’eau : spatules, hérons, canards et les limicoles (bécasseaux et chevaliers) qui se nourrissent dans les vasières de la zone appelée « Delta actif » qui vont être affectés. Les zones de mangroves, qui abritent des oiseaux des marais, notamment des limicoles, des canards, des spatules rosées, l’Ibis blanc, des aigrettes, vont ensuite être touchées. Les oiseaux migrateurs en halte migratoire dans ces trois grands types d’habitats subiront également les conséquences de la catastrophe.

    En quoi cette catastrophe naturelle est particulièrement grave ?
    Deux éléments risquent encore d’aggraver les effets de la marée noire sur l’avifaune. D’une part, cette catastrophe intervient alors que tous ces oiseaux sont en période de reproduction. D’autre part, la marée noire touche des zones humides, constituées de dizaines de milliers d’îlots et de zones marécageuses où il est très difficile de pénétrer pour récupérer les oiseaux à soigner et enlever le pétrole. Les oiseaux vont donc se cacher pour mourir. Les moins souillés d’entre eux vont s’intoxiquer avec les particules d’hydrocarbures, en nettoyant leur plumage avec leur bec, et succomber à des pathologies pulmonaires en raison de la perte progressive d’étanchéité de leur plumage. Ce sont des milliers d’oiseaux qui sont condamnés à plus ou moins brève échéance.

    Quelles sont les étapes pour soigner les oiseaux mazoutés ?
    La priorité numéro un, c’est de réchauffer les oiseaux. Leur plumage ayant perdu leur étanchéité, ils sont généralement en hypothermie. Il faut ensuite les requinquer en leur donnant à manger, en les réhydratant et en leur donnant des vitamines. Quand la courbe de poids est à nouveau normale, après quelques jours de repos, vient le lavage avec des bains successifs. Dernières étapes : séchage du plumage et test en piscine. Si tout se passe bien, il faut compter quinze jours à trois semaines de soins par oiseau. Dans le cas de l’Erika, les premiers oiseaux mazoutés sont arrivés mi-décembre 1999. Le 25 décembre 1999, on comptait jusqu’à 1000 oiseaux dans certains centres. Cela s’est calmé fin janvier. Mais en octobre 2000, de forts vents au large de Belle-Ile ont ramené une nappe de pétrole de l’Erika. Résultat : 2500 oiseaux échoués.

    Zoom sur le pélican brun
    Emblématique de la Louisiane, cet oiseau, qui a frôlé l’extinction il y a une quarantaine d’années du fait des pesticides et de la chasse, a été retiré en novembre 2009 de la liste des espèces en danger aux Etats-Unis. La marée noire va-t-elle l’y faire revenir ? Résident des eaux côtières chaudes, ce pêcheur risque en tout cas de voir ses ressources alimentaires mazoutées dans les semaines à venir.

    Infos : www.lpo.fr/detresse/index.shtml


    votre commentaire
  •  

    BP installe un dôme de confinement pour endiguer la marée noire

    Pour lire la suite, cliquez ici

     

     <script id="_adtechtlnt_Marker1_1273261006993" type="text/javascript" src="http://js.alenty.com/adtech/l/adtrk.js#customer_id=zefir;ad_campaign=5061496;ad_site=1052722;ad_placement=2354644;ad_at_bnid=1;ad_at_i=2354644;ad_at_divi=AT_FLASHO2354644;ad_at_obji=AT_FLASHO2354644;ad_at_ifi=HID_IFRAME_2354644;ad_dimension=width=728%20height=90"></script>

     

     

    Les premiers oiseaux atteints par la marée noire en Louisiane

    Par Reuters, publié le 06/05/2010 à 23:45

     

    Les premiers oiseaux ont été atteints jeudi par la marée noire sur l'archipel des Chandeleur près de la côte de la Louisiane, déclare un responsable local.

    PROGRESSION 
DE LA MARÉE NOIRE

    PROGRESSION DE LA MARÉE NOIRE

    "Nous avons des indications selon lesquelles des oiseaux sont mazoutés dans cette zone", a déclaré Jeff Dauzat, du département de la qualité environnementale dans l'Etat de Louisiane.

    Pour lire la suite cliquez ici

    ETATS-UNIS

    Marée noire en Louisiane : le pétrole a atteint une île

     
    06.05.2010, 20h26 | Mise à jour : 22h48

    Tout le monde le redoutait et voilà qu'après des jours d'attente, le pétrole a fini par atteindre la terre ferme. Des galettes de pétrole en provenance de la marée noire qui se propage dans le golfe du Mexique ont en effet touché jeudi une île au large de la Louisiane, ont annoncé les garde-côtes, officialisant un premier impact de brut.

    «Les équipes ont confirmé qu'il y avait du pétrole sur Freemason Island», a indiqué Connie Terrell, responsable des garde-côtes. «C'est à l'extrémité sud des îles Chandeleur. C'est principalement des flaques, sans traces de pétrole de moyenne ou forte densité».

    Un porte-parole de BP, compagnie britannique qui exploitait la plateforme pétrolière à l'origine de la marée noire, a annoncé de son côté que trois équipes d'intervention d'urgence avaient été envoyées sur l'île à environ 50 km au large des côtes et déployaient des boudins gonflables pour protéger la faune et la flore.

    Les îles Chandeleur font partie de la réserve naturelle Breton National Wildlife Refuge, la deuxième plus ancienne des Etats-Unis, qui abrite un nombre incalculable d'oiseaux. 

    Le «couvercle» géant opérationnel lundi

    Les riverains du golfe du Mexique observaient jeudi avec inquiétude les efforts entrepris pour colmater la fuite à l'origine d'une vaste marée noire, et notamment la mise en place d'un «couvercle» géant, au moment même où le premier impact à terre était annoncé.

    Le géant pétrolier BP a indiqué que cette sorte d'entonnoir, déposé au fond de l'eau dans la journée de jeudi, devait permettre de recueillir le pétrole qui s'écoule à environ 1.500 mètres sous le niveau de la mer. La mise en place du couvercle devrait prendre cinq jours, et les responsables espèrent donc que le dispositif sera opérationnel lundi.

    L'idée est de pomper le brut pour le récupérer à bord d'un pétrolier situé à la verticale. Dans le pire des scénarios, ont toutefois averti les experts de BP, la pose du couvercle pourrait aggraver la fuite et multiplier par 12 la quantité de pétrole rejetée dans la mer, actuellement de 800.000 litres par jour.

    «Nous espérons tous que cela marchera, mais je voudrais rappeler à tout le monde que ce dispositif est le premier du genre», a déclaré le contre-amiral des garde-côtes, Mary Landry. L'objet, un silo blanc haut de 12 mètres, avec un haut en forme de dôme, concentre les espoirs de tous les riverains, du Texas jusqu'à la Floride, dont les moyens de subsistance sont menacés par la marée noire.

    Audio. La Louisiane se prépare au pire. 

     
     
     
     
     
     
     
    USA: la marée noire, une menace de plus sur une nature déjà fragilisée

    De Anne CHAON (AFP) – Il y a 3 heures

    PARIS — La marée noire dans le Golfe du Mexique touche des régions fragiles, déjà affectées par les ouragans, les pollutions, la surpêche et le changement climatique qui ont fortement entamé la capacité de la nature à surmonter un nouveau traumatisme.

    "Le temps nous le dira, mais ce qu'on sait, c'est que des écosystèmes en bonne santé résistent mieux aux menaces", explique Christopher Mann, un des responsables du programme marin du Pew Environment Group joint à Washington.

    Or ici, la menace était déjà multiple et bien identifiée.

    Outre les bayous de Louisiane et leurs mangroves, les marais du delta du Mississippi - qui fournit environ 40% de la production américaine de fruits de mer - subissent depuis des décennies les assauts de la civilisation.

    "Entre la montée du niveau des océans déjà sensible et l'érosion, les marais disparaissent peu à peu: on considère que le delta perd chaque jour l'équivalent d'un terrain de football en surface", explique M. Mann.

    "On a ouvert des canaux pour faciliter les opérations de l'industrie pétrolière qui non seulement encouragent l'érosion mais vont aujourd'hui faciliter l'entrée du du pétrole à l'intérieur des marais".

    D'autant qu'après le passage du cyclone Katrina en 2005, qui avait dévasté la Nouvelle Orléans et causé la mort de plus de 1.800 personnes, la végétation, arrachée, n'a plus été en mesure de jouer son rôle de barrière protectrice des marais.

    Par ailleurs, le Mississippi, qui traverse pratiquement les Etats-Unis du nord au sud, draine jusqu'au delta la pollution des terres qu'il traverse, "la corbeille à pain de l'Amérique" soumise à une agriculture intensive. Les résidus de pesticides finissent dans le delta au point d'y créer des "zones mortes" que fuient crevettes et crustacés, relève ce spécialiste.

    Cette pollution a généré une prolifération d'algues qui étouffent peu à peu leur environnement en absorbant tout l'oxygène disponible. "Avec le temps, ces +dead zone+ ont atteint la taille du Massachusetts".

    En mer, avec une fuite à moins 1.500 m sous les vagues, ce n'est guère mieux. Bien qu'assez vaste, le Golfe du Mexique forme un large bassin surpêché, un lieu de rendez-vous aussi au printemps pour les baleines et surtout pour les thons rouges d'Atlantique, fortement menacés d'extinction, qui viennent s'y reproduire.

    "Les gens s'inquiètent pour les côtes, mais les impacts se feront aussi gravement ressentir dans l'océan", souligne Lisa Speer, directrice du programme Océans au National Resources Defense Council.

    "Des tas de créatures vivent au fond des eaux, loin des caméras. Oeufs et larves sont particulièrement vulnérables: vingt ans après la marée noire de l'Exxon Valdez (en Alaska), les saumons et les harengs n'ont toujours pas récupéré".

    Et l'idée de répandre de grandes quantités de détergents pour disperser le pétrole avant qu'il ne touche les côtes risque de peser lourd: "On va ajouter une pollution à une autre: c'est comme verser du savon dans l'océan. Mais le pétrole ne disparaît pas, il coule et se dépose directement dans les sédiments pour des décennies", s'alarme Sue Lieberman, directrice-adjointe du Pew.

    "La vie marine va être prise dans un sandwich toxique", commente M. Mann: "Un fond rendu inhabitable et des eaux de surface noyées de pétrole".

    "Au moment où nous parlons, nous n'avons pas les meilleures perspectives de résilience. En un sens, la nature s'en fiche: elle s'adaptera, mais elle ne rendra plus les mêmes services: on aura simplement des bactéries et des méduses à la place des crevettes."

     


     

     

     

     

    Louisiane : aucune alarme n'aurait averti du danger avant l'explosion de la plateforme

    LEMONDE.FR avec AFP | 07.05.10 | 21h06  •  Mis à jour le 07.05.10 | 21h09

    ans un entretien exclusif accordé à la chaîne américaine ABC, deux employés qui ont survécu à l'explosion de la plateforme pétrolière à l'origine de la marée noire qui se répand au large des Etats-Unis révèlent que les alarmes censées les prévenir d'un danger imminent n'avaient pas fonctionné.

     

    "C'était le chaos. Tout le monde avait peur de mourir. Rien n'a fonctionné comme prévu, comme c'était censé se passer", a raconté à la chaîne ABC News Dwayne Martinez, l'un des survivants. "Les gens hurlaient. Je n'avais jamais vu ça. Jamais", raconte son collègue Micah Sandell.

    Au moment de l'explosion survenue le 20 avril, 126 personnes se trouvaient sur l'installation pétrolière Deepwater Horizon : 115 ont pu regagner la côte, 11 sont mortes.

    Pour Dwayne Martinez et Micah Sandell, l'explosion a pour origine la formation d'une énorme bulle de gaz. Ils racontent qu'une première secousse a fait trembler la plateforme. Le puits a craché un grand panache de vapeur de gaz qui a encerclé cette dernière. Puis le nuage de gaz a pris feu en une seconde. "Il n'y a aucune alarme, aucune", affirme Dwayne Martinez.

    NOMBREUX DYSFONCTIONNEMENT PAR LE PASSÉ

    La chaîne ABC dit avoir découvert des documents portant à la connaissance des dirigeants de l'entreprise de nombreux problèmes autour du fonctionnement d'un dispositif de sécurité, sorte d'obturateur, dont l'une des vannes"aurait dû être fermée, mais a été ouverte", selon Eric Smith, directeur associé de l'Institut de l'énergie Tulane Energy, qui a suivi l'évolution de l'incident dans le golfe du Mexique.

    L'accident montre que "les alarmes n'ont pas fonctionné" ou que "quelqu'un les a désactivées parce qu'elles sonnent souvent", affirme Tony Buzbee, l'avocat de deux employés qui ont porté plainte contre le propriétaire de la plateforme, Transocean, et son exploitant, BP.

    Les deux entreprises ont refusé de dire si les alarmes avaient fonctionné. Elle ont également tu les raisons qui pourraient expliquer leur éventuel dysfonctionnement. Mais dans ce même reportage,

    "Ils nous disaient toujours que nous avions des dispositifs de sécurité et des alarmes. (...) On nous disait que cela ne pouvait pas arriver", se désole Micah Sandell.

     

     

     

    Des idées originales pour lutter contre la marée noire

     

    ILE DAUPHIN, Alabama (AP) — Stopper la fuite avec un bouchon, geler le pétrole pour le récupérer sous forme de glaçons, protéger les côtes avec des oreillers... Les Américains n'hésitent pas à faire part de leurs idées aux autorités pour lutter contre la marée noire dans le Golfe du Mexique. Certaines propositions semblent réalistes, d'autres tout simplement loufoques.

    Click here to 
find out more!
     
    (Agence QMI)
    Ariane Aubert Bonn
     
     
    MATANE - La marée noire, qui sévit depuis quelques jours en Louisiane, contamine les eaux du Golfe du Mexique, territoire hivernal des fous de Bassan de la colonie de l’île Bonaventure en Gaspésie.

    Les adultes ayant déjà amorcé leur migration au moment de la catastrophe, seuls les juvéniles restés sur place pourraient être touchés.

    Les fous de Bassan qui ont atteint la maturité sont déjà arrivés dans la région. Cependant, les plus jeunes, ceux qui n’ont pas encore atteint leur maturité sexuelle, demeurent dans le golfe du Mexique pendant les premières années de leur vie. Le premier oiseau goudronné retrouvé sur les lieux de la marée noire est un fou de Bassan.

    Ayant quitté le secteur avant que survienne le bris dans la plateforme pétrolière Deepwater Horizon provoquant la marée noire, la majorité des fous de Bassan a évité le pire. Seuls les juvéniles sont demeurés sur place.

    Comme l’indique Mélanie Sabourin, responsables de la conservation et de l’éducation pour la Société des établissements de plein air du Québec, «les impacts sur la colonie de fous de Bassan de l’île Bonaventure sont encore à l’état d’hypothèses. Ces oiseaux ne sont pas groupés pendant l’hiver, ils vivent en solitaires. Cela implique que la catastrophe risque moins de détruire une colonie entière.»

    Les oiseaux qui demeurent dans le golfe du Mexique sont les reproducteurs des années à venir, la relève des adultes qui migrent dans la région. Ils appartiennent cependant à plusieurs colonies. Les impacts réels sur la colonie de fous de Bassan de l’île Bonaventure pourront donc être évalués dans les années à venir. Précisons qu’un oiseau goudronné a de faibles chances de survie.

     


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique