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    Marée noire: Barack Obama en Louisiane, pour son deuxième déplacement dans la région

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    PORT FOURCHON (AP) — Le président américain Barack Obama s'est rendu vendredi en Louisiane afin de constater les efforts entrepris pour lutter contre la marée noire dans le Golfe du Mexique, une "terrible catastrophe".

    Le chef de la Maison Blanche, qui effectue son deuxième déplacement dans la région depuis l'explosion de la plate-forme pétrolière le 20 avril, est arrivé en milieu de journée à l'aéroport de La Nouvelle Orléans. Accompagné du commandant des garde-côtes, l'amiral Thad Allen, Barack Obama s'est rendu à Port Fourchon. C'est une des rares plages de sable de la côte de Louisiane, où des barrières anti-pollution et sacs de sable ont été disposés pour tenter de bloquer le pétrole du puits en fuite, à 1.500m de profondeur et environ 80km au large de la Louisiane.

    D'hélicoptère, le long du trajet effectué par Barack Obama entre La Nouvelle Orléans et Port Fourchon, on ne voyait pas de pétrole à la surface de l'eau. Mais les hydrocarbures sont bien là, infiltrant le complexe réseau de bayous, marais et étendues d'eau de Louisiane, mettant en danger un écosystème particulièrement riche.

    Une fois à Port Fourchon, sur la plage, Barack Obama a pu constater de visu la présence du pétrole. L'amiral Allen, à ses côtés, lui a expliqué ce qu'il voyait. Le président Obama a demandé aux journalistes qui l'accompagnent dans son déplacement de venir voir. "Voilà les galettes de pétrole dont ils parlent", a-t-il dit.

    M. Obama devait ensuite se rendre à Grand Isle, non loin de là, pour un point de la situation avec l'amiral Allen, en présence des gouverneurs de Louisiane, de Floride et d'Alabama, Etats situés le long du Golfe du Mexique et concernés au premier chef par la marée noire.

    Jeudi lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le président Obama a assuré que son administration faisait tout son possible pour limiter les dégâts. "J'en prends la responsabilité. C'est mon boulot", a-t-il souligné.

    Pendant ce temps, les techniciens de BP continuaient d'injecter des boues épaisses sous pression pour tenter de le colmater. Selon l'amiral Allen, la boue a fait redescendre le pétrole dans la canalisation, mais le puits n'est pas totalement colmaté pour le moment. Le PDG de BP, Tony Hayward, a déclaré vendredi qu'il faudrait attendre environ 48 heures avant de savoir si l'opération est ou non est succès.

    Selon les dernières estimations rendues publiques jeudi par l'Institut géologique américain, la marée noire est désormais la pire jamais connue aux Etats-Unis et dépasse en ampleur celle provoquée en 1989 par le naufrage du pétrolier Exxon Valdez dans l'Alaska.

    D'après la directrice de l'Institut Marcia McNutt, deux équipes distinctes de scientifiques utilisant des méthodes d'évaluation différentes ont calculé que la conduite endommagée le 20 avril laissait s'échapper au moins 1,9 million de litres par jour. La fuite, ajoute-t-elle, pourrait même atteindre 3,8 millions de litres/jour.

    Au total, selon les estimations les plus basses, ce sont quelque 72 millions de litres de pétrole qui se sont déversés depuis cinq semaines. En 1989, 42 millions de litres s'étaient répandus après le naufrage de l'Exxon Valdez sur les côtes d'Alaska, à la pointe nord-ouest des Etats-Unis. AP

    ll/dn/nc

     

     

     

    LA NOUVELLE ORLÉANS (Etats-Unis)

    Marée noire: le président Obama attendu en Louisiane, le colmatage se poursuit

    Par AFP, publié le 28/05/2010 à 09:01

    LA NOUVELLE ORLÉANS (Etats-Unis) - Le président Barack Obama était attendu vendredi en Louisiane (sud) pour observer la lutte contre la marée noire, alors que les autorités ont averti qu'il était trop tôt pour crier victoire après le colmatage de la fuite de pétrole par BP.

    Le président Barack Obama, lors d'une conférence de presse sur la 
marée noire, le 27 mai 2010 à Washington

    AFP/Tim Sloan

    Le président Barack Obama, lors d'une conférence de presse sur la marée noire, le 27 mai 2010 à Washington

    La catastrophe dans le golfe du Mexique constitue la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis, a reconnu M. Obama lors d'une conférence de presse jeudi.

    Lors de sa visite sur place, prévue pour durer environ trois heures vendredi, le président devrait notamment s'entretenir avec le chef des garde-côtes coordonnant les opérations, l'amiral Thad Allen, et faire une déclaration à la presse, selon son programme officiel.

    Vendredi, le groupe britannique BP a indiqué que la marée noire lui avait déjà coûté environ 930 millions de dollars, soit plus de 750 millions d'euros, en incluant les frais de confinement et de nettoyage, les sommes versées aux Etats côtiers, les dommages déjà remboursés et les opérations pour tenter de colmater la fuite.

    BP a cependant ajouté qu'il était "trop tôt pour quantifier les autres coûts potentiels et les responsabilités associés à l'incident".

    Le président Barack Obama, lors d'une conférence de presse, le 27 
mai 2010 à Washington

    AFP/Tim Sloan

    Le président Barack Obama, lors d'une conférence de presse, le 27 mai 2010 à Washington

    Par ailleurs, la directrice de l'Agence américaine de l'Environnement (EPA), Lisa Jackson, a annoncé devant le Congrès que BP utilisait désormais moins de produits chimiques pour disperser le pétrole.

    La semaine dernière, l'EPA et les garde-côtes avaient exigé que BP utilise des dispersants moins toxiques et "cet ordre a donné des résultats", a dit Mme Jackson.

    Le pétrole a cessé jeudi de s'écouler dans le golfe du Mexique grâce à une opération de colmatage de la fuite. L'interruption du flux était d'autant plus pressante que le pétrole s'est répandu à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour depuis plus de cinq semaines, selon une nouvelle estimation fournie par un groupe d'experts mandaté par l'administration américaine, soit un rythme trois à quatre fois supérieur à ce qui avait été estimé jusqu'ici.

    Image tirée d'une vidéo de BP montrant un robot sous-marin 
travaillant à colmater le puits, le 27 mai 2010 dans le golfe du 
Mexique

    AFP/BP

    Image tirée d'une vidéo de BP montrant un robot sous-marin travaillant à colmater le puits, le 27 mai 2010 dans le golfe du Mexique

    Les équipes d'intervention "sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l'intérieur. Ils ont arrêté l'échappement d'hydrocarbures", a affirmé l'amiral Allen qui a toutefois pris soin de préciser que "cela ne signifie pas que l'exercice est terminé".

    L'opération consistant à injecter depuis un bateau en surface une solution faite d'eau et de matières solides dans deux conduits qui mènent à la valve anti-explosion du puits, puis de le sceller avec du ciment, durera encore au moins 24 heures et peut-être plus longtemps, a indiqué jeudi soir un responsable de BP, Doug Suttles, précisant que tout se passait "comme prévu".

    Cette opération constitue le premier vrai succès enregistré par le groupe britannique depuis le naufrage de sa plateforme à l'origine de la catastrophe, le 22 avril.

    L'amiral Allen a approuvé en partie la proposition de la Louisiane d'ériger une île artificielle qui pourrait empêcher le pétrole d'arriver sur les côtes. Le corps des ingénieurs a approuvé la construction de "six segments" totalisant environ 72 km, a-t-il précisé, expliquant qu'une construction plus ambitieuse dépendrait des résultats de cette expérimentation.

    Graphique décrivant la technique utilisée pour tenter de colmater 
la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique

    AFP/Infographie

    Graphique décrivant la technique utilisée pour tenter de colmater la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique

    M. Obama a profité de sa conférence de presse jeudi pour défendre sa gestion de la crise, au moment où son administration est accusée d'avoir tardé à réagir et d'être à la remorque de BP.

    Interrogé sur la nouvelle estimation du volume de la fuite, il s'est demandé si le groupe britannique avait été "complètement honnête sur l'ampleur des dégâts".

    Devant l'émotion provoquée par la marée noire, le président a annoncé la suspension de tous les nouveaux projets d'exploration pétrolière en mer. Et il a estimé que la marée noire soulignait "la nécessité urgente" de développer les sources d'énergie renouvelables.

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  • Publiée le :
  • 28/05/2010
  • Marée noire en Louisiane : BP colmate la fuite du puits de forageMarée noire en Louisiane : BP colmate la fuite du puits de forage

    « Les équipes d’intervention sont parvenues à stabiliser la tête du puits, ils ont injecté des liquides à l’intérieur. Ils ont arrêté l’échappement d’hydrocarbures», a affirmé l’amiral Thad Allen, qui a toutefois pris soin de préciser que «cela ne signifie pas que l’exercice est terminé » Crédit photo : © bp.com

    Enfin une lueur d’optimisme dans le Golfe du Mexique depuis le début de la marée noire. Après plusieurs essais infructueux, BP a enfin réussi à stopper le flux de pétrole qui s’échappait du puits de forage depuis plus d’un mois.

    Si pour la première fois le pétrole a cessé de se déverser, BP a annoncé qu’il fallait attendre entre 24 et 48 heures pour dire si c’est un réel succès. Avant le colmatage de la fuite, le groupe pétrolier avait déclaré que cette opération avait à peine 60 % de chances de réussir.

    BP a dû faire face à un flot de critiques depuis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon. Barack Obama aussi. L’opinion publique a particulièrement critiqué sa gestion de la crise. Le locataire a tenté d’inverser la vapeur en annonçant une série de mesures drastiques sur le forage pétrolier en mer.

     

     

     

     

     

    ortfolio

    Marée noire en Louisiane : l'éventail des solutions envisagées par BP

    LEMONDE.FR | 28.05.10 | 14h55  •  Mis à jour le 28.05.10 | 19h32
     
    Pour lire la suite cliquez ici

    140.000 kilomètres carrés interdits à la pêche. Pour les pêcheurs de Louisiane, l’Etat américain qui commercialise le plus de poissons et de fruits de mer, la tragédie écologique vire au drame économique. Les bateaux qui ne sont pas mobilisés pour déployer les barrages flottants restent à quai. Et l’abattement fait place au ressentiment :

    “Une partie de cette histoire, ce sont tous les gens qui ont perdu leur emploi. Et ça a l’air d‘être le dernier des soucis quand les gens parlent de ce qu’on devrait faire. Bien sûr qu’il faut arrêter la fuite, mais la méthode sparadrap de BP qui consiste à indemniser au coup par coup les gens sur cette île qui essaient de payer leurs factures, cette façon de faire cause une grande détresse morale,” explique Danny Wray, pêcheur de Grand Isle.

    “Je n’ai pas de travail. Regardez la marina. A cette période de l’année, il devrait y avoir un bateau dans chacune de ces places, et il ne se passe rien. On ne peut pas pêcher, et ils doivent fermer. Alors, on reste assis là, et on boit du café”, explique un guide de pêche.

    A Grand Isle comme ailleurs, les pêcheurs et employés des poissonneries au chômage technique sont nombreux à participer aux opérations de nettoyage. Et certains commencent à avoir des problèmes de santé, peut-être dûs aux dispersants.

    Copyright © 2010 euronews

    "Cette marée noire me réveille la nuit"

    Par Europe1.fr

    Publié le 28 Mai 2010 à 10h57 Mis à jour le 28 Mai 2010 à 11h06

    L’océanographe Jean-Michel Cousteau est en colère après la marée noire aux USA.

    Son père, le célèbre commandant Cousteau, était l’un des premiers grands écologistes. Jean-Michel a dignement pris sa succession. Comme lui, il sillonne les mers du monde pour alerter la population sur les dangers qui menacent l’environnement.

    Jean-Michel Cousteau s’est ainsi rendu il y a une semaine en Louisiane, pour commencer à évaluer les dégâts de la récente marée noire.

    Pour lui, la première chose à contrôler reste la puissance des industries pétrolières sur le gouvernement américain, comme il l’a expliqué à Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1 vendredi.

    "L’Amérique est soumise au pétrole", déclare-t-il :



    Barak Obama a décidé récemment de limiter cette méthode d’extraction du pétrole. Il a aussi prolongé de six mois un moratoire sur l’octroi de permis du forage pétrolier en mer. "Je suis heureux de la décision de Barak Obama, qui devrait être une décision internationale. Mais les six mois ne seront pas suffisants pour arriver à organiser une opération ou un système indépendant", commente pour sa part Jean-Michel Cousteau. "Si le Président Obama y pense en se couchant et en se réveillant, moi, ça me réveille la nuit", s’indigne-t-il.

    Le drame écologique qui se joue en Louisiane est en tout cas déjà "visible à l'œil nu". "Nous étions les premiers à nous rendre sous l'eau", raconte Jean-Michel Cousteau. "Il y avait non seulement du pétrole en surface, mais du pétrole dans la colonne d'eau au moins jusqu'à une dizaine de mètres, qui affecte toute la vie aquatique. La concentration de ces produits va s'accumuler dans la chaine de vie et se retrouver dans tous les animaux qui en dépendent".

    Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jean-Michel Cousteau par Marc-Olivier Fogiel.

    Jean-Michel Cousteau © MAXPPP


    Marée noire: Barack Obama en Louisiane, pour son deuxième déplacement dans la région

    De --Par Darlene Superville-- (CP) – Il y a 20 minutes

    PORT FOURCHON, La. — Le président américain Barack Obama s'est rendu vendredi en Louisiane afin de constater les efforts entrepris pour lutter contre la marée noire dans le Golfe du Mexique, une "terrible catastrophe".

    Le chef de la Maison Blanche, qui effectue son deuxième déplacement dans la région depuis l'explosion de la plate-forme pétrolière le 20 avril, est arrivé en milieu de journée à l'aéroport de La Nouvelle Orléans. Accompagné du commandant des garde-côtes, l'amiral Thad Allen, Barack Obama s'est rendu à Port Fourchon. C'est une des rares plages de sable de la côte de Louisiane, où des barrières anti-pollution et sacs de sable ont été disposés pour tenter de bloquer le pétrole du puits en fuite, à 1.500m de profondeur et environ 80km au large de la Louisiane.

    D'hélicoptère, le long du trajet effectué par Barack Obama entre La Nouvelle Orléans et Port Fourchon, on ne voyait pas de pétrole à la surface de l'eau. Mais les hydrocarbures sont bien là, infiltrant le complexe réseau de bayous, marais et étendues d'eau de Louisiane, mettant en danger un écosystème particulièrement riche.

    Une fois à Port Fourchon, sur la plage, Barack Obama a pu constater de visu la présence du pétrole. L'amiral Allen, à ses côtés, lui a expliqué ce qu'il voyait. Le président Obama a demandé aux journalistes qui l'accompagnent dans son déplacement de venir voir. "Voilà les galettes de pétrole dont ils parlent", a-t-il dit.

    M. Obama devait ensuite se rendre à Grand Isle, non loin de là, pour un point de la situation avec l'amiral Allen, en présence des gouverneurs de Louisiane, de Floride et d'Alabama, Etats situés le long du Golfe du Mexique et concernés au premier chef par la marée noire.

    Jeudi lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le président Obama a assuré que son administration faisait tout son possible pour limiter les dégâts. "J'en prends la responsabilité. C'est mon boulot", a-t-il souligné.

    Pendant ce temps, les techniciens de BP continuaient d'injecter des boues épaisses sous pression pour tenter de le colmater. Selon l'amiral Allen, la boue a fait redescendre le pétrole dans la canalisation, mais le puits n'est pas totalement colmaté pour le moment. Le PDG de BP, Tony Hayward, a déclaré vendredi qu'il faudrait attendre environ 48 heures avant de savoir si l'opération est ou non est succès.

    Selon les dernières estimations rendues publiques jeudi par l'Institut géologique américain, la marée noire est désormais la pire jamais connue aux Etats-Unis et dépasse en ampleur celle provoquée en 1989 par le naufrage du pétrolier Exxon Valdez dans l'Alaska.

    D'après la directrice de l'Institut Marcia McNutt, deux équipes distinctes de scientifiques utilisant des méthodes d'évaluation différentes ont calculé que la conduite endommagée le 20 avril laissait s'échapper au moins 1,9 million de litres par jour. La fuite, ajoute-t-elle, pourrait même atteindre 3,8 millions de litres/jour.

    Au total, selon les estimations les plus basses, ce sont quelque 72 millions de litres de pétrole qui se sont déversés depuis cinq semaines. En 1989, 42 millions de litres s'étaient répandus après le naufrage de l'Exxon Valdez sur les côtes d'Alaska, à la pointe nord-ouest des Etats-Unis.

     

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  • Marée noire en Louisiane, revue du presse du 27 mai

    Marée noire: 125 bateaux rappelés, des marins tombés malades

    Marée noire: 125 bateaux rappelés, des marins tombés malades

    Les 125 bateaux de pêche participant aux opérations de nettoyage de la marée noire au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis) ont été rappelés, quatre membres d'équipages ayant signalé des problèmes de santé, ont indiqué jeudi des responsables.

     

    Les 125 bateaux de pêche participant aux opérations de nettoyage de la marée noire au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis) ont été rappelés, quatre membres d'équipages ayant signalé des problèmes de santé, ont indiqué jeudi des responsables.

     

    Philippe Cousteau Jr : “La marée noire en Louisiane est un cauchemar absolu”

    doggybuzz-philippe-Cousteau

    Le petit-fils du célèbre commandant Cousteau, très impliqué dans la protection de la nature, a plongé à 5 ou 6 mètres de profondeur au coeur de la nappe d’hydrocarbure qui s’échappe de la plateforme pétrolière, située à 70 km des côtes de la Louisiane. Ce qu’il a vu l’a horrifié.Ce mélange, divisé en petites particules, n’est pas concentré à la surface et ne faisait que tourbilloner autour de nous dans la colonne d’eau, nous enserrant dans un cocktail toxique. C’était très, très angoissant. Un cauchemar absolu“, a-t-il expliqué sur CNN. Même si BP réussit à arrêter la fuite de pétrole, ll reste très pessimiste sur les conséquences écologiques de cette marée noire. “Le brut qui s’est écoulé dans la mer va se répandre. Il va être happé par les courants, dont le Gulf DStream qui l’entraînera jusqu’au cercle polaire”, a-t-il relaté, très en colère.

     

    Marée noire : BP a stoppé la fuite de pétrole

    Par Tristan Vey
    27/05/2010 | Mise à jour : 18:02 Réaction (19)
    Le pétrole qui s'échappait du puits a déjà fortement dégradé les 
côtes de Louisiane.
    Le pétrole qui s'échappait du puits a déjà fortement dégradé les côtes de Louisiane. Crédits photo : REUTERS

    VIDÉOS - Au lendemain du démarrage de l'opération de colmatage, plus une goutte de pétrole ne s'échapperait du forage de BP dans le golfe du Mexique. Le puits n'est toutefois pas encore définitivement scellé.

    L'opération «top kill» se déroule comme prévu. Le pétrole a même d'ores et déjà arrêté de s'écouler du puits. C'est en tout cas ce qui est annoncé jeudi par l'amiral des gardes-côtes américains, Thad Allen. Celui-ci a constaté que la compagnie pétrolière BP avait réussi «à stabiliser la tête du puits» et «arrêté l'échappement d'hydrocarbures», confirmant ainsi que l'opération de colmatage du puits lancée mercredi à 20 heures (13 h, heure locale) était, pour le moment, couronnée de succès.

    Peu après le feu vert donné la veille par les gardes-côtes américains, BP avait en effet lancé sa vaste opération consistant à remplir d'un mélange d'eau, de matière solide et d'un minerai appelé barite, les deux conduits menant à la valve anti-explosion du puits.

     

    Après une nuit entière de travail, BP préférait annoncer jeudi matin dans un communiqué laconique que les opérations étaient «encore en cours» et qu'«il n'y avait aucun événement important à signaler». «Tout le monde est prudemment optimiste, explique l'amiral des gardes-côtes américains sur la radio américaine WWL First News. Il n'y a pas encore de raison de crier victoire». Si l'injection des boues lourdes a réussi, il reste en effet à sceller définitivement le puits avec du ciment. Pour le moment, c'est «une lutte titanesque entre le flux de pétrole et la solution que nous injectons» qui se déroule actuellement dans les profondeurs du golfe, témoignait le directeur exécutif de BP sur CNN. Sur les images en temps réel, de grandes quantités de ce qui semble être de la boue continuent en effet de s'échapper du puits. Le déroulement des opérations en direct :Le déroulement des opérations en direct :

     

    Le directeur général de BP, Tony Howard, avait prévenu que l'opération dans son ensemble durerait au moins deux jours. Celle-ci n'ayant jamais été tentée à une telle profondeur (1500 m), il estimait d'ailleurs entre 60 et 70% ses chances de réussir.

    L'opération « top kill » permettrait de limiter l'ampleur de ce qui est la plus importante marée noire ayant jamais touché les côtes américaines. Avant le début du colmatage, il continuait de s'échapper du puits entre 2 et 3 millions de litres de brut par jour suivant les estimations officielles. Cela signifie que depuis l'explosion de la plate-forme il y a 37 jours, entre 70 et 110 millions de litres de brut se sont déversés dans l'océan. Si le scellement échoue, BP reprendra les opérations de pompage afin de limiter au maximum les dommages sur l'environnement.

     

     

     

    Marée noire: 125 bateaux rappelés, quatre marins malades

    (AFP) – Il y a 10 heures

    LA NOUVELLE ORLÉANS (Etats-Unis) — Les 125 bateaux de pêche participant aux opérations de nettoyage de la marée noire au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis) ont été rappelés, quatre membres d'équipages ayant signalé des problèmes de santé, ont indiqué jeudi des responsables.

    Ces personnes à bord de trois bateaux "ont dit avoir souffert de nausées, de vertiges, de maux de tête et de douleurs à la poitrine" mercredi en milieu d'après-midi (heure locale), ont précisé les gardes-côtes dans une déclaration.

    "Aucun autre (membre d'équipage) n'a signalé de symptômes, mais nous avons décidé du (rappel) par mesure de précaution", a déclaré le chef des gardes-côtes locaux, Robinson Cox.

    Romandie News   Texte        
    USA/Marée noire: Washington donne son feu vert à une île artificielle<ejs_mv3_menu.length;a++) -="" .innerhtml="html;" 15="" 1er="" 2010="" 4="" 73="" :="" a="" action="=" activist="" after="" aiding="" alerte="" allowing="" alourdit="" attaque="" au="" augmenter="" avec="" avoir="" berenson="" bilan="" bill="" border="\" bp="" carry="" cellpadding="\" cellspacing="\" ches="" complet="" couler="" dans="" de="" des="" doivent="" du="" e="" effect="" ejs_mv3_cursor="" ejs_mv3_mode="=" else="" en="" exercer="" exploration="" face="" for="" function="" gardent="" gaz="" golfe="" governor="" grave="" handgun="" height="\" href="%5C" html="<TABLE HEIGHT=" id="100527175810.4qnjap04.asp\" img="" in="" iran:="" islands="" jailed="" jamais="" l="" la="" le="" leader="" leftist="" les="" leur="" lori="" lou="" mais="" marque="" me="" men:="" minimiser="" monfils="" ne="" noire="" nouveau="" ny="" o="" obama="" oduc="" of="" ouragans="" overrides="" pacifique="" pause="" pires="" pizango="" pour="" pourraient="" pourrait="" prix="" programme="" quake="" que:="" rappel="" remis="" res="" roland-garros="" rou:="" s="" saison="" saucisses="" senate="" solomon="" span="" src="%5C" stoppe="" style="" suisse="" table="" td="" tenn.="" tre="" tribu="" trole="" trole:="" ts="" tsunami="" un="" une="" update:="" usa="" var="" veto="" violences="" vision="" visions="" warning="" width="\" years=""><ejs_mv3_largeur) .style.bottom="ejs_mv3_cursor;" ejs_mv3_cursor="" ejs_mv3_mode="1;" script="">

    LA NOUVELLE-ORLEANS - L'administration américaine a donné jeudi son feu vert à la construction d'une île artificielle pour empêcher la marée noire de toucher une partie des côtes de Louisiane (sud).

    Le commandant des garde-côtes Thad Allen, qui dirige l'intervention de l'administration contre la marée noire, a approuvé une partie de la proposition de la Louisiane d'ériger "une île artificielle qui pourrait empêcher le pétrole d'arriver sur les côtes", selon un communiqué.

    Lors d'une conférence de presse à Washington, le président Barack Obama a défendu le temps pris par son administration pour approuver ce plan proposé avec insistance par le gouverneur républicain de Louisiane, Bobby Jindal.

    La marée noire au large de la Louisiane à l'échelle de la France

     

    La nappe de pétrole comparée à Paris

    Un ingénieur de Google, Paul Rademacher, a créé un outil Google Earth pour avoir une mesure de l'étendue de la marée noire au large de la Louisiane : partant de la taille de la nappe de pétrole le 13 mai, il permet de superposer la tache noire représentant la nappe de pétrole au 13 mai sur le lieu (n'importe où dans le monde) que vous avez indiqué dans le moteur de recherche.

    Ainsi, si la marée noire recouvrait Paris, elle s'étendrait de Chartres à Reims. (Voir les captures d'écran)

    La nappe de pétrole comparée à l'Europe de l'Ouest

    Illustrations : captures d'écran de Google Earth représentant la nappe de pétrole comparée à Paris, puis à l'Europe de l'Ouest

    A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
    Ailleurs sur le Web
    Romandie News   Texte        
    Pétrole: face à la marée noire Obama stoppe l'exploration en mer<ejs_mv3_menu.length;a++) -="" .innerhtml="html;" 15="" 1er="" 2010="" 4="" 73="" :="" a="" action="=" activist="" after="" aiding="" alerte="" allowing="" alourdit="" attaque="" au="" augmenter="" avec="" avoir="" berenson="" bilan="" bill="" border="\" bp="" carry="" cellpadding="\" cellspacing="\" ches="" complet="" construction="" couler="" dans="" de="" des="" doivent="" du="" e="" effect="" ejs_mv3_cursor="" ejs_mv3_mode="=" else="" en="" exercer="" exploration="" face="" feu="" for="" function="" gardent="" gaz="" golfe="" governor="" grave="" handgun="" height="\" href="%5C" html="<TABLE HEIGHT=" img="" in="" iran:="" islands="" jailed="" jamais="" l="" la="" le="" leader="" leftist="" les="" leur="" lori="" lou="" mais="" marque="" me="" men:="" minimiser="" monfils="" ne="" noire="" noire:="" nouveau="" ny="" o="" obama="" oduc="" of="" ouragans="" overrides="" pacifique="" pause="" pires="" pizango="" pour="" pourraient="" pourrait="" prix="" programme="" quake="" que:="" rappel="" remis="" res="" roland-garros="" rou="" rou:="" s="" saison="" saucisses="" senate="" solomon="" span="" src="%5C" stoppe="" style="" suisse="" table="" td="" tenn.="" tre="" tribu="" trole="" trole:="" ts="" tsunami="" un="" une="" update:="" usa="" var="" vert="" veto="" violences="" vision="" visions="" warning="" width="\" years=""><ejs_mv3_largeur) .style.bottom="ejs_mv3_cursor;" ejs_mv3_cursor="" ejs_mv3_mode="1;" script="">

    WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a prolongé jeudi de six mois un moratoire sur l'octroi de permis de forages pétroliers en mer, prenant acte d'un changement de donne en pleine marée noire dans le golfe du Mexique.

    "Nous allons prolonger de six mois le moratoire actuel et la délivrance de nouveaux permis pour forer de nouveaux puits sous-marins", a déclaré le président américain, qui doit se rendre vendredi sur le terrain en Louisiane (sud) pour évaluer les opérations de lutte contre cette catastrophe écologique et économique majeure.

    Lors d'une intervention à la Maison Blanche, il a ajouté que seraient "suspendus les forages de 33 puits de prospection sous-marine actuellement en cours dans le golfe du Mexique".

    M. Obama a aussi annoncé la suspension d'un projet d'exploration de pétrole au large de l'Alaska qui devait être attribué au groupe anglo-néerlandais Shell. Il a également suspendu un autre projet moins avancé d'octroi de concessions pétrolières au large de la Virginie (est).

    Ces mesures interviennent après que le président américain a pris connaissance mercredi soir d'un rapport de son secrétaire à l'Intérieur Ken Salazar, responsable des ressources naturelles, sur l'avenir des forages pétroliers en mer.

    L'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP, le 20 avril dans le golfe du Mexique, a provoqué une marée noire colossale. Conformément à la loi "pollueur-payeur" américaine, c'est l'entreprise britannique qui acquittera les sommes engagées pour nettoyer la pollution et dédommager ses victimes.

    Mais l'administration Obama s'est retrouvée sous le feu des critiques face aux difficultés rencontrées par BP pour juguler la fuite du puits de pétrole, située à 1,6 km de profondeur, plus de cinq semaines après le début de la catastrophe.

    Le pétrole a finalement cessé de couler jeudi grâce à une opération de colmatage du puits lancée la veille, ont annoncé les garde-côtes américains.

    M. Obama a reconnu jeudi que la marée noire était la pire de l'histoire des Etats-Unis et répété que BP serait tenu responsable jusqu'au dernier centime des indemnisations, tout en défendant son administration, affirmant que cette catastrophe "avait été (sa) plus haute priorité".

    Avec les mesures de restriction annoncées, M. Obama fait en partie machine arrière par rapport au projet controversé de son administration annoncé fin mars, qui prévoyait de multiplier les forages en mer.

    Ce projet avait suscité la colère des organisations écologistes, inquiètes des risques pour l'environnement, mais aussi de membres de l'opposition républicaine qui jugeaient à l'inverse que l'administration n'allait pas assez loin en ce sens.

    Dans le cadre d'une vaste politique énergétique, M. Obama entendait ouvrir de nouveaux sites à l'exploitation dans l'Atlantique et étendre les permis dans le golfe du Mexique. Des projets de Shell devaient aussi être autorisés dans les mers de Tchouktches et de Beaufort, au large de l'Alaska.

    Jeudi, il a estimé que la marée noire soulignait "la nécessité urgente" de développer les sources d'énergie renouvelables aux Etats-Unis. "Il est temps d'accélérer la compétition avec des pays comme la Chine qui ont déjà compris que l'avenir dépend des énergies renouvelables et il est temps de saisir cet avenir nous-mêmes", a-t-il lancé.

    (©AFP / 27 mai 2010 20h58)

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  • Marée noire en Louisiane : revue de presse du 26 mai 2010

     

    Romandie News   Texte        
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    USA: conférence de presse d'Obama jeudi sur la marée noire

    WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama va participer jeudi à une conférence de presse consacrée à la marée noire qui souille le golfe du Mexique depuis plus d'un mois, a-t-on appris mercredi auprès de la Maison-Blanche.

    M. Obama devrait répondre à "plusieurs" questions de journalistes après s'être exprimé sur la pollution, à la veille d'une visite qu'il a prévu d'effectuer en Louisiane (sud), l'Etat qui a jusqu'ici le plus pâti de l'arrivée de brut sur ses côtes, a précisé un responsable de la présidence sous couvert de l'anonymat.

    Le porte-parole de M. Obama, Robert Gibbs, avait indiqué lundi que M. Obama répondrait à des questions de journalistes après avoir pris connaissance jeudi d'un rapport de son ministre aux Affaires intérieures Ken Salazar, sur l'avenir du forage pétrolier en mer.

    La Maison-Blanche, critiquée pour son apparente impuissance à faire cesser le flux de pétrole qui se répand depuis fin avril dans le golfe du Mexique et a commencé à toucher le rivage, s'est défendue de tout attentisme et a souligné que le géant pétrolier britannique BP était chargé de l'intervention technique sur la fuite.

    Cette annonce intervient alors que le directeur général de BP Tony Hayward a indiqué mercredi matin que sa compagnie déciderait dans la journée de l'opportunité d'injecter du ciment dans le puits de pétrole à 1.500 mètres de profondeur, pour tenter de le combler.

    Certains experts estiment que cette procédure est la seule solution à court terme qui reste au géant pétrolier pour arrêter l'hémorragie.

    <org idsrc="ISIN" value="GB0007980591">BP</org>

    (©AFP / 26 mai 2010 16h37)

     

     

     

    Marée noire: Obama se rendra en Louisiane vendredi


    WASHINGTON (AP) — Le président américain Barack Obama se rendra vendredi en Louisiane afin de superviser les efforts entrepris pour endiguer la marée noire qui ravage le Golfe du Mexique depuis 35 jours.

    La Maison Blanche a simplement annoncé le déplacement du président américain sans dévoiler précisément le programme de son voyage.

    Il s'agira de la deuxième visite du président américain dans la région de la catastrophe.

    L'incapacité de la compagnie pétrolière britannique BP à stopper la marée noire dans le Golfe du Mexique met sous pression l'administration Obama, soupçonnée par certains de manquer de fermeté envers le géant pétrolier.

    Mais les autorités américaines, si elles commencent à mettre en doute les compétences de BP, soulignent aussi ne pas disposer des moyens techniques nécessaires pour s'en passer.

    Depuis l'explosion le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon au large de la Louisiane, qui a tué onze techniciens, le pétrole se répand dans l'océan au rythme d'au moins 800.000 litres par jour. Il s'agit d'estimations officielles, largement en deçà de la réalité selon plusieurs spécialistes. AP

     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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    ETATS-UNIS

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    Marée noire : des élus US révèlent les négligences de BP

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    </btn_noimpr> 26.05.2010, 07h20 | Mise à jour : 10h59

    BP aurait-il pu empêcher l'explosion de la plateforme pétrolière au large de la Louisiane, le 20 avril dernier ? Deux élus américains affirment que, dans l'heure précédant l'explosion, trois signaux ont averti de l'imminence d'un danger. Difficile pour BP de sortir de cette tourmente. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

     

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  • La détresse des habitants du bayou
  • Notre dossier complet sur la marée noire
  • Selon les représentants Henry Waxman et Bart Stupak, citant un rapport interne à BP, le premier avertissement est arrivé «51 minutes avant l'explosion». Il s'est déclenché car «la quantité de liquides sortant du puits est devenue plus importante que celle pompée à l'intérieur du puits».

    Dix minutes plus tard, un autre signal s'est déclenché. Bien qu'il ait été fermé pour effectuer un test, «le puits a continué à s'écouler et la pression dans le conduit de forage a augmenté de façon inattendue».

    Le dernier avertissement est intervenu 18 minutes avant l'accident, révèlent les parlementaires. A ce moment-là, «une pression anormale» a été observée et a conduit à la fermeture de la pompe.

    L'explosion qui a secoué la plateforme a fait 11 morts. L'installation a sombré le 22 avril.

    Injecter du ciment dans le puits

    Sur les lieux de la catastrophe, après l'échec de la pose d'un couvercle, la compagnie pétrolière se préparait mardi à injecter du ciment dans le puits de pétrole, qui continue de fuir à 1 500 m de profondeur. BP estime cependant n'avoir que deux chances sur trois de parvenir à arrêter la fuite de pétrole. L'opération, prévue dans les «prochains jours», consiste à injecter d'abord des liquides dans le puits afin d'en réduire la pression, avant de le boucher avec du ciment.

    «Les derniers préparatifs sont en cours pour tenter de fermer le puits, si les opérations se déroulent bien aujourd'hui (...) une décision sera prise ce soir ou tôt demain matin quant à une tentative pour boucher le puits demain (mercredi)», a indiqué mardi devant le Sénat David Hayes, secrétaire-adjoint aux Affaires intérieures, chargé de la gestion des ressources naturelles.

    Au cas où cette tentative échouerait, le groupe envisage d'autres opérations mais pas avant la fin du mois.

    Barack Obama sur place vendredi

    La Maison Blanche a annoncé mardi que Barack Obama se rendra vendredi en Louisiane. Ce sera le deuxième déplacement du président américain dans la région depuis le début de la crise. La responsable des questions d'environnement à la Maison Blanche, Carol Browner, estimait mardi par la chaîne ABC que cette catastrophe constituait la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. 

    Jusqu'à présent, la pire catastrophe remontait à mars 1989, lorsque le pétrolier Exxon Valdez avait heurté un récif dans la baie du Prince William (Alaska), déversant quelque 38 800 tonnes de pétrole.

    Le fragile écosystème des marécages de Louisiane (sud) est un lieu de reproduction pour les poissons, crabes et crevettes qui représentent 2,4 milliards de dollars par an pour l'industrie de la pêche et du tourisme.

    Au marché de Biloxi, une ville côtière de l'Etat voisin du Mississippi, le prix des crevettes a augmenté de 10% depuis le début de la crise. «Si le pétrole arrivait sur les côtes au nord, cela pourrait devenir un gros problème», explique Scott Mareno, alors que les autorités américaines ont étendu mardi à 22% la portion des eaux territoriales américaines interdites à la pêche dans le golfe du Mexique.

    bm/v0684

     

    Marée noire : BP aurait ignoré des signes alarmants


    Par Marion Brunet
    26/05/2010
    Depuis l'explosion de la plate-forme le 20 avril, BP essaye en 
vain de colmater la brêche.
    Depuis l'explosion de la plate-forme le 20 avril, BP essaye en vain de colmater la brêche. Crédits photo : AFP

    Des employés de BP sont accusés de ne pas avoir pris en compte trois avertissements annonçant l'imminence d'un danger, juste avant l'explosion mortelle de la plateforme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique.

    La marée noire qui ravage actuellement le Golfe du Mexique aurait-elle pu être évitée ? Des élus américains ont révélé mardi que l'explosion le 20 avril de la plateforme de BP avait été précédée de trois signes avertissant de l'imminence d'un danger. Trois indices survenus moins d'une heure avant la catastrophe.

    Le premier avertissement est arrivé «51 minutes avant l'explosion», racontent les représentants Henry Waxman et Bart Stupak, qui s'appuient sur un rapport interne à BP. Il s'est déclenché, expliquent-ils, car «la quantité de liquides sortant du puits est devenue plus importante que celle pompée à l'intérieur du puits».

    Le second signe avant-coureur se déclenche dix minutes plus tard. A ce moment-là, bien que le puits ait été fermé pour effectuer un test, «il a continué à s'écouler et la pression dans le conduit de forage a augmenté de façon inattendue».

    Le dernier signal intervient 18 minutes avant l'accident, soulignent enfin les parlementaires. «Une pression anormale» est alors observée et elle conduit à la fermeture de la pompe. Trop tard. L'explosion de la plateforme quelques minutes plus tard fait onze morts. L'installation, elle, sombre le 22 avril.

     

    «Une très importante anomalie»

    La note diffusée mardi par les deux parlementaires américains révèle ainsi que le groupe pétrolier a reconnu une «erreur fondamentale» commise lors de tests de pression menés quelques heures avant l'explosion de la plateforme. Un enquêteur de BP a d'ailleurs déclaré aux deux élus qu'une erreur pouvait avoir été commise, car la pression relevée alors - 98 kg par cm2 - indiquait «une très importante anomalie». Autre point soulevé par Henry Waxman et Bart Stupak: des problèmes dans l'équipement sensé empêcher une explosion.

    Les deux élus président la sous-commission d'enquête de la commission parlementaire de l'Energie et du Commerce, qui a examiné plus de 105.000 pages de documents internes de BP, de Transocean, d'Halliburton et du groupe Cameron, qui a construit le bloc obturateur. BP n'a pas réagi dans l'immédiat à la note des deux parlementaires.

    Depuis le drame, la compagnie pétrolière n'a cessé d'essayer de colmater la brèche. En vain. Elle se préparait toujours mardi à injecter du ciment dans le puits de pétrole, qui continue de fuir à 1.500 m de profondeur. BP a toutefois reconnu n'avoir que deux chances sur trois de parvenir à arrêter la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. Pour multiplier ses chances, le groupe pétrolier britannique a également précisé qu'il lancerait dans les «prochains jours» une opération consistant à injecter des liquides dans le puits afin d'en réduire la pression, puis à le boucher avec du ciment.

     

    Barack Obama en Louisiane vendredi

    «Les derniers préparatifs sont en cours pour tenter de fermer le puits, si les opérations se déroulent bien aujourd'hui (...), une décision sera prise ce soir ou tôt demain matin quant à une tentative pour boucher le puits demain (mercredi, ndlr)», a indiqué mardi devant le Sénat David Hayes, le secrétaire adjoint aux Affaires intérieures, chargé de la gestion des ressources naturelles. En cas de nouvel échec, le groupe envisage notamment d'autres opérations, mais pas avant la fin du mois.

    Barack Obama doit de son côté se rendre en Louisiane vendredi afin d'«évaluer» les opérations de lutte contre la marée noire. Ce sera le deuxième déplacement du président américain dans la région depuis le début de la crise. Le fragile écosystème des marécages de Louisiane est un lieu de reproduction pour les poissons, crabes et crevettes qui représentent au total 2,4 milliards de dollars par an pour l'industrie de la pêche et du tourisme. Les autorités américaines ont étendu mardi à 22% la portion des eaux territoriales américaines interdites à la pêche dans le golfe du Mexique.

    LIRE AUSSI :

    » Barack Obama englué dans la marée noire

    » En Louisiane, la marée noire chez les Indiens du bayou

    » Obama s'en prend aux pétroliers

    » BP verse 500 millions de dollars pour la marée noire

    » Marée noire : BP aurait négligé les conditions de sécurité

     

     

     

     

    Pêche interdite en Louisiane pour cause de marée noire

    Par Cécile Pinault, publié le 26/05/2010

    La marée noire met à mal l'industrie de la pêche en Louisiane.

    REUTERS/Lee Celano

    La marée noire met à mal l'industrie de la pêche en Louisiane.

    140 000 km² de l'espace maritime américain sont interdits à la pêche. Les poissonneries de Louisiane ferment les unes après les autres.

    22 000 km² sont interdits à la pêche dans le golfe du Mexique depuis mardi 25 mai. Une surface de mer impratiquable qui vient s'ajouter aux 120 000 km² déjà fermés à la pêche au cours de la semaine dernière. La raison: l'arrivée de la nappe de pétrole dans cette région.

    La zone sécurisée représente 22% de l'espace maritime américain, soit la taille de la Grèce, selon le NOAA, l'Agence maritime américaine.

    La Louisiane est l'Etat américain qui produit le plus de poissons et de fruits de mer. Le sud est particulièrement prolifique av ec de nombreux lieux de reproduction de poissons, crabes et crevettes. L'industrie de la pêche (et du tourisme) repésente 2,4 millards de dollars par an.

    "Plus personne n'a confiance"

    L'approche de la nappe de pétrole est un coup dur pour les pêcheurs de Louisiane. Faute de marchandises, ils sont contraints de fermer leurs boutiques. La gérante d'une poissonnerie sur la route Westbank, longeant le Mississippi, affirme qu'il est "impossible de trouver le moindre crabe". "Mon fournisseur qui a habituellement 35 pêcheurs, n'en fait plus travailler que 6", précise-t-elle.

    Même si les étalages étaient approvisionnés en marchandise importée, les affaires ne repartiraient pas pour autant: "plus personne ne veut acheter des fruits de mer. Plus personne n'a confiance", déplore la gérante.

    Les conséquences sur l'industrie de la pêche de cette région pourraient, à long terme, être lourdes. D'autant que la fuite de pétrole alimente toujours la nappe. D'après BP, une solution durable de colmatage du puits devrait être mise en place dans les prochains jours.

    Mercredi 26 mai 2010

     

    Marée noire: BP reconnaît des défaillances et va tenter de cimenter le puits

    Marée noire: BP reconnaît des défaillances et va tenter de 
cimenter le puits

    Tony Hayward a reconnu sur CNN que "toute une série de défaillances" étaient apparues avant l'explosion de la plate-forme le 20 avril qui a tué 11 employés du groupe pétrolier. Mais, a-t-il ajouté, "l'enquête est encore loin d'être terminée".

    BP décidera mercredi s'il tente ou non de cimenter le puits de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, tout en reconnaissant désormais que des défaillances ont entraîné la catastrophe.

    Le président des Etats-Unis Barack Obama va participer jeudi à une conférence de presse consacrée à la marée noire. Il devrait répondre à "plusieurs" questions de journalistes après s'être exprimé sur la pollution, à la veille d'une visite qu'il a prévu d'effectuer en Louisiane (sud), l'Etat qui a jusqu'ici le plus pâti de l'arrivée de brut sur ses côtes, a indiqué un responsable de la présidence sous couvert de l'anonymat.

    Tony Hayward, le directeur général du groupe pétrolier britannique, a indiqué sur CNN qu'il réunirait les têtes pensantes de BP dans la journée de mercredi pour donner --ou non-- le feu vert à l'opération, qui, selon Kent Wells, un des vice-présidents du groupe, a "entre 60 et 70%" de réussir.

    La procédure est baptisée "top kill" en anglais. D'un bateau mouillant en surface, une solution faite d'eau, de matières solides et de barite, un minerai, est injectée à très haute pression dans deux conduits qui mènent à la valve anti-explosion, d'où s'échappent le pétrole et le gaz.

    L'idée, explique Bruce Murray, ingénieur pétrochimiste, est d'inverser la pression. Si la pression appliquée à la fuite est assez forte, le mélange devrait pouvoir forcer le pétrole à se replier dans le gisement et à l'immobiliser.

    Si tout se passe comme prévu, du ciment doit ensuite être injecté pour sceller la fuite.

    Mais, souligne Eric Smith, du Tulane Energy Institute, l'opération n'est pas sans danger. La pression requise pour stopper la fuite est tellement forte que le gisement ou la valve anti-explosion -- ou les deux -- pourraient être endommagés. Le procédé produirait alors l'effet inverse de celui escompté: une fuite encore plus importante.

    Et, préviennent les experts, si cette technique a déjà été expérimentée avec succès en d'autres occasions, elle n'a jamais été tentée à 1.500 mètres de profondeur, là où se trouve la sortie du gisement exploité par la plate-forme Deepwater Horizon qui a sombré le 22 avril.

    Sur la terre ferme, le directeur général de BP a fait mercredi la tournée des plateaux de télévision américains mercredi.

    Tony Hayward a reconnu sur CNN que "toute une série de défaillances" étaient apparues avant l'explosion de la plate-forme le 20 avril qui a tué 11 employés du groupe pétrolier. Mais, a-t-il ajouté, "l'enquête est encore loin d'être terminée".

    Mardi soir, des élus du Congrès américains ont annoncé avoir eu accès à une enquête interne de BP sur la catastrophe.

    Le document pointe que "trois signes avant-coureurs" de l'imminence d'un danger sont survenus dans l'heure qui a précédé l'explosion.

    Selon les représentants Henry Waxman et Bart Stupak, ces signaux ont averti les employés de BP d'une pression anormale et d'une fuite de liquides dans un conduit, mais que cela n'a pas empêché l'accident.

    D'une manière générale, a admis Tony Hayward, "il est évident que cet événement va pousser le forage sous-marin" à se remettre en question.

    La pression est aussi politique. Le président Barack Obama a fait annoncer mardi qu'il se rendrait vendredi en Louisiane, l'Etat le plus touché par la marée noire.

    Il donnera la veille une conférence de presse sur le sujet, après avoir pris connaissance d'un rapport attendu de son secrétaire à l'Intérieur, Ken Salazar, sur l'avenir du forage pétrolier en mer.

    M. Obama a déjà publiquement exprimé sa colère face à la réaction de BP à la crise. Mais, selon le Washington Post, il aurait franchi un cran en lançant -- en privé-- à des conseillers: "Bouchez-moi ce fichu trou".

    Si la cimentation de la fuite devait échouer, BP compte recourir une nouvelle fois à un "couvercle" censé arrêter la fuite. Ce procédé, déjà tenté à plusieurs reprises ces dernières semaines, n'a pour le moment pas porté ses fruits.


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  • Marée noire en Louisiane : revue de presse du 25 mai 2010

    La marée noire du golfe du Mexique rappelle le précédent de 1979

    La marée noire en cours dans le golfe du Mexique présente une grande similarité avec celle qui avait suivi en 1979, dans la même région du globe, l'explosion d'un puits de forage mexicain - un précédent qui n'incite guère à l'optimisme.

    Sur la plage
 de Port Fourchon, en Louisiane. La marée noire en cours dans le golfe 
du Mexique présente une grande similarité avec celle qui avait suivi en 
1979, dans la même région du globe, l'explosion d'un puits de forage 
mexicain - un précédent qui n'incite guère à l'optimisme. (Reuters/Lee 
Celano)

    Sur la plage de Port Fourchon, en Louisiane. La marée noire en cours dans le golfe du Mexique présente une grande similarité avec celle qui avait suivi en 1979, dans la même région du globe, l'explosion d'un puits de forage mexicain - un précédent qui n'incite guère à l'optimisme. (Reuters/Lee Celano)

    Dans les deux cas, du gaz naturel s'est échappé, sans être décelé, dans un puits de pétrole en cours de forage, provoquant une explosion. Chaque fois, c'est le bloc obturateur du puits, une valve de sécurité utilisée lors des forages, qui a failli.

    Les opérateurs, la compagnie mexicaine Pemex en 1979 et la British Petroleum en 2010, ont à chaque fois rapidement déployé tous les efforts possibles pour enrayer le jaillissement subséquent du brut dans le golfe du Mexique.

    Mais le puits d'Ixtoc de la Pemex n'était situé qu'à 50 mètres de profondeur alors que le Macondo, celui de la BP, était en cours de forage par plus de 1.500 mètres de fond, où la pression empêche une action humaine et impose l'usage plus complexe de robots sous-marins.

    Selon des experts, la fuite ne pourrait n'être maîtrisée qu'une fois forés des puits annexes destinés à faire baisser la pression du jaillissement, ce qui impliquerait un délai de deux mois.

    A la faveur de ce délai la marée noire pourrait s'avérer plus dévastatrice encore que celle provoquée en 1989 par l'échouement du pétrolier Exxon Valdez sur la côte de l'Alaska, où il avait déversé plus de 40 millions de litres de pétrole.

    UN COÛT DE PLUSIEURS MILLIARDS DE DOLLARS

    Mais cela resterait encore en deçà de la marée noire causée par la plate-forme d'Ixtoc, qui, durant 297 jours, a libéré un total de 477 millions de litres de pétrole dans le sud du Golfe du Mexique, dont une partie ont pollué les côtes texanes.

    L'expérience de la compagnie nationale mexicaine Pemex montre de plus que le forage de puits annexes pour soulager la pression dégagée par le forage principal n'est pas une méthode miraculeuse.

    Ixtoc, au large de l'Etat mexicain de Campeche, a continué à rejeter son pétrole dans la mer plus de trois mois après la réalisation d'un premier puits annexe de secours.

    La Pemex n'a jamais dévoilé les causes exactes de l'accident qui s'est produit sur l'Ixtoc, où elle a dû injecter du ciment durant des mois avant de venir à bout de la fuite. Les experts s'interrogeaient encore sur les leçons à tirer de cette catastrophe quand celle du Macondo s'est produite.

    BP a recouru à tous les stratagèmes déjà essayés par la Pemex pour venir à bout de la fuite, mais sans grand succès, notamment en raison de sa profondeur. La "major" envisage cette semaine d'injecter des fluides lourds dans le puits, mais elle avoue ne pas être très optimiste sur les chances de succès de cette tentative.

    La marée noire a d'ores et déjà coûté 760 millions de dollars, selon British Petroleum, qui a promis de satisfaire toutes les demandes légitimes d'indemnisation, ce qui pourrait se chiffrer par des milliards de dollars.

    Par comparaison, la Pemex avait dépensé 100 millions de dollars pour combler la fuite de son puits et procéder aux opérations de dépollution. Mais elle avait évité la plupart des procès en indemnisation intentés aux Etats-Unis en invoquant l'immunité souveraine du Mexique.

     

    La catastrophe qui touche actuellement le golfe du Mexique va-t-elle pourvoir se résoudre ? La où les professionnels ne semblent pas pouvoir endiguer la marée noire qui approche dangereusement de la côte atlantique américaine, Kevin Coster aurait un début de solution.

    Concerné par la sauvegarde des océans depuis une quinzaine d’années au travers de son entreprise, la Costner Industries Nevada Corporation, Kevin Coster vient de tester en Louisiane, territoire menacé, une machine (développé par son frère Dan Costner) capable de séparer le pétrole et l’eau. Et visiblement la démonstration a convaincu : BP, propriétaire de la plateforme pétrolière où le puits a cédé le 22 avril dernier, et les autorités de Louisiane, auraient prévu la mise en service prochainement de six de ces appareils.

    "Les compagnies pétrolières n'ont pas été entièrement préparées pour de telles catastrophes écologiques: les machines qui séparent le pétrole de l’eau, qui n'utilisent pas de produits chimiques nocifs, devraient être obligatoires sur toutes les plates-formes", a déclaré l’acteur.

    Et Kevin Costner est loin d’être la seule star à se porter au secours de l’océan puisque James Cameron a proposé de mettre à disposition des vaisseaux aquatiques qu’il avait utilisés lors du tournage de Titanic (1997).

    Hollywood vaincra-t-il la marée noire ?

    N.R.

     

     

    BP va encore tenter d'endiguer la fuite de pétrole

    BP se préparait mardi à injecter du ciment dans le puits de pétrole qui fuit depuis plus d'un mois dans le golfe du Mexique, mais reconnaissait n'avoir que deux chances sur trois de parvenir à arrêter la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.

    Le groupe pétrolier britannique a affirmé mardi qu'il lancerait dans les "prochains jours" l'opération consistant à injecter de la boue dans le puits afin d'en réduire la pression, puis à le boucher avec du ciment. "Les derniers préparatifs sont en cours pour tenter de fermer le puits, si les opérations se déroulent bien aujourd'hui (...) une décision sera prise ce soir ou tôt demain matin quant à une tentative pour boucher le puits demain (mercredi)", a indiqué de son côté mardi devant le Sénat David Hayes, secrétaire-adjoint aux Affaires intérieures, chargé de la gestion des ressources naturelles.

    Mais le directeur général du groupe Tony Hayward a évalué lundi à "entre 60 et 70%" la probabilité que l'opération soit couronnée de succès. BP souligne en effet qu'une telle opération n'a jamais été réalisée à une telle profondeur. BP tente depuis plus d'un mois de stopper par tous les moyens l'écoulement de brut à 1.500 m de profondeur provoqué par le naufrage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon qu'il exploitait à 70 km des côtes américaines et qui a fait 11 morts. Au cas où cette tentative échouerait, le groupe envisage d'autres opérations mais pas avant la fin du mois.

    Interrogée mardi par la chaîne américaine ABC pour savoir si cette catastrophe constituait la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis, la responsable des questions d'environnement à la Maison Blanche, Carol Browner, a répondu: "Malheureusement, je crois qu'il n'y a aucun doute la-dessus". (afp)

    25/05/10 19h50

     

    Barack Obama englué dans la marée noire 

    Par Laure Mandeville
     

    L'Administration fédérale n'est pas en première ligne dans les opérations de sauvetage. Mais la catastrophe pourrait avoir un prix politique pour le président. 

    De notre correspondante à Washington

    Et si l'Administration Obama allait s'engluer dans la marée noire du golfe du Mexique au point d'y laisser des plumes politiques? La question est posée, au moment où ses partisans se mettent en ordre de bataille pour les élections de novembre.

    Malgré la différence évidente de contexte, les nappes de brut rougeâtre qui arrivent sur les plages de Louisiane, menaçant le delta du Mississippi d'une catastrophe écologique, pourraient devenir le boulet de Barack Obama, comme Katrina avait été celui de George W. Bush. Les critiques ont d'ailleurs commencé à fuser côté républicain. «Il est manifeste que les ressources nécessaires pour protéger nos côtes ne sont toujours pas là: barrages, écumeuses, aspirateurs... Nous manquons de tout», s'indigne Bobby Jindal, le gouverneur républicain de la Louisiane. L'ancien gouverneur de l'Alaska Sarah Palin accuse carrément le président Obama d'avoir tardé à se rendre sur place en raison de ses liens supposément étroits avec les pétroliers qui auraient financé sa campagne.

    BP à la manœuvre 

    Balayant ces attaques, le porte-parole présidentiel Robert Gibbs a vertement rétorqué ne pas penser que les compagnies pétrolières «considèrent l'Administration Obama comme un allié de taille», réfutant aussi toute comparaison avec la gestion calamiteuse de Katrina par Bush en 2005. «Nous avons été là immédiatement, et nous y sommes encore», dit-il, répétant que «BP paiera pour les dégâts». «Il y a eu rupture de responsabilité» de la compagnie, insiste Obama, qui promet d'encadrer le contrôle de l'activité de forage en mer et la délivrance de permis offshore.

    Dès le départ, le mot d'ordre de l'Administration a été de placer le géant pétrolier en première ligne. BP a été présenté comme le responsable, avec un grand R, de l'arrêt de la fuite, du nettoyage des dégâts et du dédommagement des victimes. Si le gouvernement fédéral s'est mobilisé très vite, envoyant ses garde-côtes et son matériel militaire à la rescousse, la compagnie privée est restée à la manœuvre. Un scénario qui colle bien au modèle américain, où l'État ne se saisit pas de manière aussi claire qu'en France du gouvernail en cas de catastrophe. «Chez nous, les autorités auraient pris la direction des opérations; ici c'est une force d'appoint», note un observateur français.

    «Savent-ils exactement ce qu'ils font ?» 

    Dans le climat d'incertitude qui prévaut, le pouvoir fédéral donne pourtant des signes d'impatience. Dimanche, sur CNN, le ministre américain aux Affaires intérieures, Ken Salazar, a paru douter des chances de succès de la compagnie: «Je ne mets pas en doute le fait que BP fait tout ce qu'il peut pour tenter de résoudre le problème… Est-ce que je pense qu'ils savent exactement ce qu'ils font? Pas totalement», a-t-il reconnu. Salazar n'a pas exclu d'«écarter» la compagnie, «comme il se doit si nous découvrons qu'ils ne font pas ce qu'ils sont censés faire».

    Mais la question se pose de savoir si l'État fédéral a les moyens technologiques de s'y substituer. Dimanche, le responsable des gardes frontières, Thad Allen, paraissait en douter. L'accès au «point d'écoulement» étant contrôlé par la technologie BP, les choses ne pourront se régler que par une action de la compagnie pétrolière, a-t-il jugé. Or, tous les efforts de BP ont échoué et la compagnie a même annoncé que sa capacité de pomper une partie du pétrole qui se déverse avait diminué de moitié. Le groupe dit étudier les moyens de «tuer le puits» en le scellant avec du ciment, mais souligne aussi les «incertitudes importantes» d'un tel scénario. Un inquiétant flottement qui pourrait finir par atteindre Obama.

     

    ECHO 89

    Marée noire : BP ou le dilemme de l'industrie pétrolière

    Par Samuel Lussac | Chercheur en relations internationa... | 25/05/2010 | 19H05

    Dessin représentant BP versant du sang sur planète (Mike Licht, 
NotionsCapital.com/Flickr)


    La tragédie de la marée noire en Louisiane met en lumière les manquements d'une entreprise présentée il y a quelques années comme la plus verte de l'industrie pétrolière.

    Du milieu des années 1990 au milieu des années 2000, BP a souhaité bouleverser le monde pétrolier. Rebaptisée Beyond Petroleum (« Au-delà du pétrole ») après la fusion avec Amoco en 1998, la compagnie veut faire de l'exploitation des hydrocarbures une industrie propre.

    Sous la direction de John Browne, surnommé le « roi soleil » en raison de sa politique très centralisée, la compagnie basée à Londres devient le fer de lance de ce qu'on nomme la responsabilité sociale des entreprises. Elle se sert d'un projet emblématique -la construction de l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan dans le Caucase du Sud- pour démontrer sa capacité à conjuguer souci de l'environnement d'un côté, et exploitation et transport de l'or noir de l'autre.

    BP collabore ainsi avec la Banque mondiale, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et des organisations non gouvernementales, comme Amnesty International ou le WWF Turquie, pour mettre en œuvre l'oléoduc le plus vert possible.

    Dans la foulée, elle multiplie les initiatives visant à soutenir le développement économique des communautés locales en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Turquie.

    Tony Hayward « oublie » l'engagement social de BP

    Devant le succès de cette politique, BP décide de l'étendre aux autres régions où elle est présente, notamment en Asie du Sud-Est. L'entreprise anglo-saxonne apparaît alors comme le modèle à suivre dans l'industrie pétrolière et, au-delà, dans toutes les industries polluantes.

    Mais le départ de John Browne en 2007 sonne le glas de cette politique. Le président de BP est contraint à la démission pour avoir menti à la justice britannique et avoir payé un appartement à son amant sur les fonds de BP.

    Tony Hayward, ancien directeur financier de l'entreprise, lui succède alors. L'une de ses premières décisions est de focaliser BP sur son cœur de métier, à savoir la production de pétrole et de gaz, et de mettre entre parenthèses l'engagement social et environnemental de la société.

    Constatant que la compagnie, après avoir talonné ExxonMobil comme major de l'industrie, a rétrogradé à la quatrième place (derrière ExxonMobil, Shell et Chevron), il décide une réduction massive des coûts.

    Une course en avant au détriment de la sûreté

    Mais, en voulant maximiser ses profits et rattraper son retard sur les autres majors, BP a sacrifié ce qui devrait être son souci numéro 1 : la sûreté.

    Le projet Deep Water Horizon dans le golfe du Mexique devait incarner le retour en force de la compagnie anglo-saxonne : à partir de cette plate-forme, BP avait réalisé le forage le plus profond de l'histoire pétrolière, à plus de 10 000 mètres de fonds. Ce sera le symbole de l'échec de la nouvelle stratégie.

    Elle avait ainsi démontré son savoir-faire face à la concurrence accrue des compagnies pétrolières nationales émergentes, dont Gazprom n'est que la partie émergée de l'iceberg.

    Selon les premiers témoignages des techniciens travaillant sur cette plate-forme, BP demandait depuis plusieurs semaines une accélération de la production alors que Transocean, propriétaire de l'infrastructure, suggérait une pause.

    Prendre exemple sur Exxon Mobil après l'Exxon Valdez

    En adoptant une stratégie commerciale à l'opposé de celle de John Browne, Tony Hayward a perdu de vue l'un des principes de base de l'industrie pétrolière : produire du pétrole et du gaz, c'est également gérer des risques environnementaux et sociaux.

    La compagnie anglo-saxonne est aujourd'hui pointée du doigt comme une entreprise polluante, dégradant l'environnement et conduisant au chômage les pêcheurs de Louisiane. Exxon avait reçu les mêmes critiques il y a plus de vingt ans, au moment de la catastrophe d'Exxon Valdez.

    En 1999, alors que John Browne décidait de faire construire l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, la compagnie américaine suggérait d'accroître le transit pétrolier dans le Bosphore -et ce malgré les risques environnementaux et humains que cela posait- et suggérait la fermeture du transport maritime turc dans les détroits.

    Dix ans plus tard, ExxonMobil est vue, dans l'industrie pétrolière, comme le modèle à suivre en matière de sûreté : chaque décision de forage est longuement pesée par la direction d'ExxonMobil et tout est fait pour limiter les risques de catastrophe.

    Il faut désormais souhaiter que BP se serve de cet exemple pour reprendre son métier, en arrivant à faire ce que John Browne avait réussi autour des années 2000 : concilier profits et prise en compte de l'environnement.

    Nous devrons tirer les leçons de ce drame

    Le drame de Deep Water Horizon doit aussi servir l'industrie pétro-gazière. Contrairement à ce que réclament les militants environnementaux, il n'est pas raisonnable de demander l'arrêt des forages pétroliers.

    L'économie mondiale est basée sur le pétrole et aucun Etat, aucune entreprise ne peut se priver de cette ressource essentielle à tout développement économique. Mais cette industrie doit repenser son mode de production.

    Quelques semaines avant la marée noire en Louisiane, le président Obama annonçait sa volonté d'autoriser les forages pétroliers en mer au nord de l'Alaska, faisant fi des risques que cela posait pour les écosystèmes locaux.

    Les Etats-Unis, avant l'Allemagne et la Pologne prochainement, encouragent un nouveau moyen de production de gaz qui consiste à injecter des liquides (eau et autres) dans les roches calcaires pour en extraire le gaz qu'elles contiennent. Cette nouvelle technologie a fait des émules, au point que l'industrie s'enthousiasme à l'idée d'une nouvelle « révolution du gaz ».

    Mais peu d'études ont été faites jusqu'à présent sur les impacts de ces liquides sur les sous-sols et les nappes phréatiques. Deep Water Horizon doit être une mise en garde pour BP et pour l'industrie pétro-gazière : dans un contexte extrêmement concurrentiel, la sûreté ne doit pas être sacrifiée sur l'autel du profit.

    Illustration : dessin représentant BP versant du sang sur planète (Mike Licht, NotionsCapital.com/Flickr)

    rtbf info
     
    Marée noire: la colère gronde
    25.05.10 - 09:31

    Cela fait plus d'un mois maintenant que le puits de pétrole exploité par BP déverse dans la mer des centaines de milliers de litres de brut. Résultat : des dégâts sur le littoral américain où des nappes de pétrole ou de boues gluantes ont blessé ou tué des dizaines d'oiseaux ou de tortues de mer.

    La pêche est interdite et, dans la région, la colère monte, contre BP et contre l'Administration Obama. 

    De la Louisiane à la Floride, la colère est palpable, face à l'avancée lente mais sûre, de la marée noire, face à l'échec de BP à stopper les fuites sur le puits et face  l'insuffisance de la réaction du Gouvernement fédéral.

    Le maire d'une localité de Louisiane accuse British Petroleum d'avoir commis un crime écologique et économique en souillant les côtes et les eaux de son Etat et en causant la suspension de la saison de pêche. Ce maire appelle aussi le Président Barack Obama à s'engager plus personnellement pour empêcher un désastre sur l'ensemble du littoral, alors que les stations balnéaires de Floride enregistrent un nombre record d'annulations de réservations d'hôtel et de location.

    Le gouverneur républicain de Louisiane accuse, quant à lui, et BP et l'administration Obama, de lenteur inacceptable, non seulement pou ce qui est de colmater le puits et de nettoyer les effets de la marée noire mais aussi pour ce qui est d'informer les populations.

    La colère qui s'exprime ne provient pas seulement des habitants des zones touchées ou des élus de l'opposition républicaine. Un député démocrate du Massachussetts traite ainsi le PDG de BP de menteur et demande à l'administration Obama de ne plus faire confiance à la compagnie pétrolière. De fait, de plus en plus d'organisations de défense de l'environnement exhortent la Maison Blanche à cesser de déléguer les opérations de colmatage et de nettoyage, à BP.

    M.S. avec Marie-Christine Bonzom à Washington

     

    Marée noire : l’état de catastrophe décrété dans trois Etats 
américainsMarée noire : l’état de catastrophe décrété dans trois Etats américains
    Suite à la marée noire qui souille actuellement le Golfe du Mexique, l’état de catastrophe pour la pêcherie a été décrété dans trois Etats américains. Les oiseaux victimes du pétrole se comptent déjà par centaines dans cette région.

    Le gouvernement américain a déclaré l’état de « catastrophe pour la pêcherie » dans les Etats de Louisiane, du Mississippi et d’Alabama, à cause de la marée noire qui souille le Golfe du Mexique, d’après ce qu’a déclaré le Secrétaire d’Etat au Commerce, Gary Locke.

     

    Ces Etats, pour lesquels l’industrie de la pêche est une source principale de revenus, seront donc éligibles pour recevoir des fonds fédéraux en vertu de ce décret.

    « Nous prenons cette mesure aujourd’hui à cause des difficultés économiques significatives potentielles que cette marée noire pourrait entraîner pour les pêcheurs, les entreprises et les communautés qui dépendent de ces pêcheries » a déclaré Gary Locke.

    316 oiseaux sont morts sur les côtes de la Louisiane, du Mississippi, de l’Alabama et de la Floride jusqu’à présent

    « Le décret de l’état de catastrophe aidera à garantir que le gouvernement Fédéral est dans une position permettant de mobiliser la totalité de l’assistance dont les communautés de pêcheurs auront besoin » a-t-il ajouté.

    L’industrie de fruits de mer de la Louisiane, qui vaut 2,4 milliards de dollars, représente près de 40% de la production de fruits de mer des Etats-Unis et emploie près de 27 000 individus. L’Etat est le deuxième principal producteur de fruits de mer et est le premier producteur de crevettes, d’huîtres, de crabes et d’écrevisses.

    Le Département du Commerce du gouvernement américain a déclaré que le décret d’état de catastrophe avait été pris en réponse aux demandes faites par les Gouverneurs de la Louisiane et du Mississippi.

    Les Etats du Golfe du Mexique n’ont plus accès à leurs pêcheries commerciales depuis qu’un puits de pétrole répand des centaines de milliers de litres de pétrole dans le Golfe chaque jour, une catastrophe qui menace de devenir la pire marée noire de l’histoire des Etats-Unis.

    Par ailleurs, 316 oiseaux sont morts sur les côtes de la Louisiane, du Mississippi, de l’Alabama et de la Floride jusqu’à présent, pour seulement 31 ayant été recueillis et soignés dans des centres.

    De nombreux oiseaux ont ainsi été retrouvés morts, certains ayant leurs ailes souillées par le pétrole, et d’autres ne montrant aucun signe visible de contamination. Ils sont cependant tous considérés comme des victimes potentielles de la marée noire, du fait de leur proximité en termes de temps et d’espace, avec la nappe de pétrole.

    Les oiseaux les plus touchés par la marée noire dans le Golfe jusqu’à présent sont ceux qui se nourrissent en plongeant dans l’eau pour trouver des poissons, comme par exemple le pélican brun, emblème nationale de la Louisiane, d’après Jay Holcomb, directeur du Centre de Recherche Internationale pour le Sauvetage des Oiseaux en Californie.

    Cependant, les oiseaux côtiers, les échassiers et les oiseaux chanteurs seront de plus en plus affectés eux aussi par la marée noire, tandis que le pétrole s’infiltre davantage dans les marécages et sur les plages.

    D’après Jay Holcomb, la mortalité des oiseaux de mer devrait augmenter rapidement, surtout si des ouragans ont lieu dans la région et balayent davantage de pétrole sur les côtes.

    « Il est très probable que ce soit catastrophique parce qu’il y a une grande quantité de pétrole dans l’eau, et il s’échappe toujours du puits, tandis que beaucoup d’oiseaux sont en période de reproduction ou utilisent la côte actuellement » a-t-il indiqué.

    « Si les tempêtes tropicales prennent ce pétrole et le font se déplacer, alors il y aura un vrai impact, je pense ».

    L’ampleur de cette marée noire provoquée par l’explosion d’une plateforme pétrolière de BP pourrait éclipser celle de la marée noire de 1989 Exxon Valdez en Alaska, lors de laquelle 250 000 oiseaux de mer avaient péri.

    Golfe du Mexique/marée noire : déclaration de sinistre pour la pêche des Etats-Unis
      2010-05-25 10:42:24  xinhua

    Le secrétaire américain au Commerce, Gary Locke, a annoncé lundi une déclaration de sinistre pour la pêche dans trois Etats américains, Lousiane, Mississipi et Alabama, dans le golfe du Mexique, à cause de l'impact économique de la marée noire dans le golfe sur la pêche professionnelle et de loisir dans la région.

    "Nous allons prendre cette mesure aujourd'hui à cause des dégâts économiques potentiellement significatifs que cette fuite pourrait causer aux pêcheurs, aux hommes d'affaires et aux communautés locales, qui dépendent de cette pêche", a déclaré M. Locke dans un communiqué publié par son ministère.

    La déclaration de sinistre permettra au gouvernement fédéral de mobiliser des ressources pour aider les pêcheurs et les communautés locales sinistrés, selon lui.

    La déclaration a été faite à la demande des gouverneurs de Louisiane, Bobby Jindal, et du Mississipi, Haley Barbour. Les pêcheurs professionnels dans le golfe du Mexique ont pêché plus d'un milliard de pounds (environ 450.000 tonnes) de produits marins en 2008. Durant la même année, environ 5,7 millions de pêcheurs amateurs ont fait 25 millions de sorties en mer pour la pêche de loisir.

    Depuis le 2 mai dernier, les autorités américaines ont fermé une partie des eaux fédérales aux activités de pêche, dans le golfe du Mexique, à cause de la marée noire.

    Une explosion a eu lieu le 20 avril dernier sur la plateforme de forage Deepwater Horizon, située à environ 42 km au sud-est de Venice, en Louisiane. Onze foreurs ont été tués.

    L'appareil de forage, propriété de Transocean et loué par BP, a coulé le 22 avril après avoir brûlé pratiquement pendant 36 heures, et la tête du puits inexploité laisse couler à flot le pétrole dans le golfe du Mexique. Le gouvernement américain a critiqué BP pour ce désastre environnemental.


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  • Marée noire en Louisiane : revue de presse du 24 mai 2010

    TF1

     

    Marée noire : la Louisiane accuse

    Par TF1 News (Avec agence) le 24 mai 2010 à 09:33

    Trop de retards de la part de BP dans la lutte contre la marée noire, mais aussi de la part de l'Etat fédéral dans la fourniture des moyens pour limiter les dégâts : le gouverneur de Louisiane multiplie les accusations.

    Face aux dégâts déjà si visibles sur les plages et dans les bayous, et alors que la fuite de pétrole se poursuit dans les profondeurs du golfe du Mexique, le gouverneur de Louisiane monte au créneau : il met en accusation à la fois BP et le gouvernement fédéral, accusés de ne pas avoir réagi assez vite pour protéger les rivages de l'Etat de la marée noire. De l'avis de Bobby Jindal, les gardes-côtes et BP ont notamment trop tardé à fournir le matériel nécessaire pour protéger et nettoyer les côtes.

    "Il est manifeste que les ressources nécessaires pour protéger nos côtes ne sont toujours pas là: barrages, écumeuses, aspirateurs, barges, nous manquons de tout ça", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Venice, une localité située à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de la Nouvelle-Orléans, tout au bout de l'embouchure du Mississippi. "Le pétrole reste là, attendant d'être nettoyé et chaque jour qui passe sans qu'il le soit, les marais meurent un peu plus". Jugeant "inacceptables" ces retards, l'élu républicain a appelé les gardes-côtes à déléguer davantage leurs activités aux responsables locaux. Une centaine de kilomètres de rivages de Louisiane ont déjà été touchés, selon le gouverneur.

    Des barrages flottants en retard

    Un des exemples de retards cités porte sur la livraison de barrages flottants. Selon lui, les élus locaux des régions côtières ont formulé le 3 mai une demande d'urgence portant sur 1500 kilomètres de telles digues, mais seuls 240 kilomètres ont été fournis. Il a également appelé le corps du génie de l'armée de terre à autoriser au plus vite la construction d'une série de digues de sable.

    "Ne rien dire revient à affirmer : nous nous contenterons de nettoyer les marais", a-t-il accusé, soulignant que les risques liés à l'inaction étaient bien supérieurs à ceux associés à ces constructions. "C'est à BP qu'il appartiendra de payer tout cela, mais ils ne doivent pas pouvoir opposer un veto aux solutions de dragage proposées par les localités ou par l'Etat de Louisiane".

    L'idée qu'il évoquait consiste à draguer du sable sur les fonds sous-marins pour ériger 130 kilomètres de digues, qui renforceraient et prolongeraient la barrière naturelle formée par des îles entre les marais côtiers et le large. Mais des écologistes et des spécialistes de la région estiment que ce plan prendrait trop de temps à mettre en place, et qu'il risque d'altérer l'équilibre entre l'eau douce et l'eau salée dans le delta du Mississippi.

    Par TF1 News (Avec agence) le 24 mai 2010 à 09:33
     
     

    marée noire : les errements de BP exaspèrent Washington et la LouisianeLeMonde.fr avec AFP et Reuters | 24.05.10 | 19h29  •  Mis à jour le 24.05.10 | 19h36

    la tentative de colmatage, prévue cette semaine par BP pour juguler la marée noire qui touche le golfe du Mexique depuis cinq semaines, a entre 60 et 70 % de chances de réussite, a déclaré lundi 24 mai un responsable de la compagnie. Ce projet "d'étouffement par le haut" ("top kill") consiste à injecter dans le puits des fluides de forage lourds pour colmater les fuites, puis du ciment pour obstruer le puits. Le géant pétrolier basé à Londres, qui a perdu environ 25 % de sa valeur boursière (près de 50 milliards de dollars) depuis le début de la catastrophe, a fixé la nouvelle opération à mercredi.

     

    Une autre intervention tentée précédemment par BP semble avoir eu relativement peu d'effet sur la fuite de pétrole. En moyenne, dit BP, la quantité de pétrole recueillie du 17 au 23 mai a été de 2 010 barils par jour. Le groupe britannique estime à 5 000 barils environ le volume de pétrole déversé quotidiennement en mer, mais certains experts ont avancé des chiffres beaucoup plus élevés quant à l'ampleur de la fuite – certains évoquant jusqu'à 70 000, voire 100 000 barils par jour.

    WASHINGTON HAUSSE LE TON

    Alors que des nappes de brut lourd encrassent les fragiles marais et les parcs naturels de Lousiane, le gouvernement fédéral a prévenu dimanche qu'il écarterait le groupe pétrolier des efforts de colmatage du puits s'il estimait que la compagnie ne faisait pas tout le nécessaire. La secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, ainsi que son collègue chargé des ressources naturelles, Ken Salazar, devaient se rendre lundi en Louisiane pour inspecter le dispositif.

    BP s'est engagé lundi à consacrer jusqu'à 500 millions de dollars à un programme de recherche sur les conséquences de la marée noire sur l'environnement. D'après le groupe pétrolier, les opérations ont déjà coûté 760 millions de dollars à l'entreprise. "BP paiera les dégâts jusqu'au dernier centime", a assuré dimanche le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. Mais les moyens mis en avant ne calment pas l'impatience des habitants de la région. Des présidents de comté, las d'attendre BP, ont annoncé qu'ils réquisitionneraient trente bateaux loués par le géant pétrolier, mais non utilisés.

    DES RETARDS "INACCEPTABLES"

    De l'avis de Bobby Jindal, le gouverneur républicain de Louisiane, les garde-côtes et BP ont trop tardé à fournir le matériel nécessaire pour protéger et nettoyer les côtes. "Il est manifeste que les ressources indispensables à la protection de nos côtes ne sont toujours pas là : barrages, écumeuses, aspirateurs, barges, nous manquons de tout ça, a-t-il déclaré. Le pétrole reste là, attendant d'être nettoyé et chaque jour qui passe sans qu'il le soit, les marais meurent un peu plus."

    Jugeant "inacceptables" ces retards, l'élu républicain a appelé les garde-côtes à déléguer davantage leurs activités aux responsables locaux. "C'est à BP qu'il appartiendra de payer tout cela, mais il ne doit pas pouvoir opposer un veto aux solutions de dragage proposées par les localités ou par l'Etat de Louisiane." L'idée consiste à draguer du sable sur les fonds sous-marins pour ériger cent trente kilomètres de digues, qui renforceraient et prolongeraient la barrière naturelle formée entre les marais côtiers et le large. Des écologistes et des spécialistes de la région estiment que ce plan prendrait trop de temps à mettre en place, et qu'il risque d'altérer l'équilibre entre l'eau douce et l'eau salée dans le delta du Mississippi.

    Face à la grogne des Américains, BP a lancé une campagne de communication et s'est offert dimanche de pleines pages dans le New York Times et le Wall Street Journal. "Nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour minimiser l'impact" de la catastrophe, y assure le groupe.

    a tentative de colmatage, prévue cette semaine par BP pour juguler la marée noire qui touche le golfe du Mexique depuis cinq semaines, a entre 60 et 70 % de chances de réussite, a déclaré lundi 24 mai un responsable de la compagnie. Ce projet "d'étouffement par le haut" ("top kill") consiste à injecter dans le puits des fluides de forage lourds pour colmater les fuites, puis du ciment pour obstruer le puits. Le géant pétrolier basé à Londres, qui a perdu environ 25 % de sa valeur boursière (près de 50 milliards de dollars) depuis le début de la catastrophe, a fixé la nouvelle opération à mercredi.

     

     

    Une autre intervention tentée précédemment par BP semble avoir eu relativement peu d'effet sur la fuite de pétrole. En moyenne, dit BP, la quantité de pétrole recueillie du 17 au 23 mai a été de 2 010 barils par jour. Le groupe britannique estime à 5 000 barils environ le volume de pétrole déversé quotidiennement en mer, mais certains experts ont avancé des chiffres beaucoup plus élevés quant à l'ampleur de la fuite – certains évoquant jusqu'à 70 000, voire 100 000 barils par jour.

    WASHINGTON HAUSSE LE TON

    Alors que des nappes de brut lourd encrassent les fragiles marais et les parcs naturels de Lousiane, le gouvernement fédéral a prévenu dimanche qu'il écarterait le groupe pétrolier des efforts de colmatage du puits s'il estimait que la compagnie ne faisait pas tout le nécessaire. La secrétaire à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, ainsi que son collègue chargé des ressources naturelles, Ken Salazar, devaient se rendre lundi en Louisiane pour inspecter le dispositif.

    BP s'est engagé lundi à consacrer jusqu'à 500 millions de dollars à un programme de recherche sur les conséquences de la marée noire sur l'environnement. D'après le groupe pétrolier, les opérations ont déjà coûté 760 millions de dollars à l'entreprise. "BP paiera les dégâts jusqu'au dernier centime", a assuré dimanche le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. Mais les moyens mis en avant ne calment pas l'impatience des habitants de la région. Des présidents de comté, las d'attendre BP, ont annoncé qu'ils réquisitionneraient trente bateaux loués par le géant pétrolier, mais non utilisés.

    DES RETARDS "INACCEPTABLES"

    De l'avis de Bobby Jindal, le gouverneur républicain de Louisiane, les garde-côtes et BP ont trop tardé à fournir le matériel nécessaire pour protéger et nettoyer les côtes. "Il est manifeste que les ressources indispensables à la protection de nos côtes ne sont toujours pas là : barrages, écumeuses, aspirateurs, barges, nous manquons de tout ça, a-t-il déclaré. Le pétrole reste là, attendant d'être nettoyé et chaque jour qui passe sans qu'il le soit, les marais meurent un peu plus."

    Jugeant "inacceptables" ces retards, l'élu républicain a appelé les garde-côtes à déléguer davantage leurs activités aux responsables locaux. "C'est à BP qu'il appartiendra de payer tout cela, mais il ne doit pas pouvoir opposer un veto aux solutions de dragage proposées par les localités ou par l'Etat de Louisiane." L'idée consiste à draguer du sable sur les fonds sous-marins pour ériger cent trente kilomètres de digues, qui renforceraient et prolongeraient la barrière naturelle formée entre les marais côtiers et le large. Des écologistes et des spécialistes de la région estiment que ce plan prendrait trop de temps à mettre en place, et qu'il risque d'altérer l'équilibre entre l'eau douce et l'eau salée dans le delta du Mississippi.

    Face à la grogne des Américains, BP a lancé une campagne de communication et s'est offert dimanche de pleines pages dans le New York Times et le Wall Street Journal. "Nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour minimiser l'impact" de la catastrophe, y assure le groupe.


     

    Golfe du Mexique: l'administration Obama met la pression sur BP

     

    BARATARIA BAY, Louisiane (AP) — Les ministres américains de l'Intérieur Ken Salazar et de la Sécurité intérieure Janet Napolitano étaient attendus lundi en Louisiane pour évaluer les conséquences de la marée noire sur les côtes du golfe du Mexique et exercer une nouvelle pression sur British Petroleum. L'incapacité du groupe à stopper les millions de litres de brut s'échappant du puits depuis plus d'un mois suscite une colère croissante parmi la population.

    Doug Suttles, directeur général de BP en charge de la lutte contre la marée noire, a reconnu lundi que les habitants de la région et le gouvernement étaient "frustrés" devant l'échec des différentes solutions mises en oeuvre jusqu'à présent par le géant pétrolier pour boucher la fuite consécutive à l'explosion du 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon qui a fait onze morts.

    "Le fait que ça prenne autant de temps est douloureux pour tout le monde", a-t-il remarqué sur NBC. Mais "nous faisons tout ce que nous pouvons".

    D'après John Curry, porte-parole de BP, des équipes doivent tenter mercredi au plus tôt de projeter de la boue et du ciment pour boucher la fuite. Le groupe avait initialement indiqué que cette manoeuvre dite "top kill", considérée comme le meilleur espoir de stopper l'écoulement de brut, aurait lieu mardi, mais M. Curry a précisé que la mise en oeuvre des équipements exigeait plus de temps. Doug Suttles affirme qu'en cas de nouvel échec, l'entreprise a plusieurs plans de secours dans ses cartons.

    Du pétrole brut a déjà atteint, sur une vingtaine de kilomètres de profondeur des zones humides du littoral de Louisiane. Ce réseau de bayous, d'étendues d'eau, de marais et canaux constitue une fragile réserve d'un remarquable écosystème côtier abritant entre autres d'importantes colonies d'oiseaux. D'épaisses flaques de pétrole ont pénétré dans des mangroves, malgré le déploiement de barrières anti-pollution, engluant des pélicans et leurs oeufs, notamment à Barataria Bay, à la pointe sud de la Louisiane.

    Depuis le 20 avril, au moins 23 millions de litres de brut se sont répandus dans le golfe. Mais certains scientifiques estiment que cette marée noire a déjà dépassé par son ampleur celle provoquée par le naufrage du pétrolier "Exxon Valdez" en 1989: 42 millions de litres s'étaient alors déversés au large de l'Alaska.

    Washington commence à mettre en doute les compétences de BP, M. Salazar indiquant dimanche qu'il n'était "pas complètement" sûr que BP savait ce qu'il faisait. "Si nous nous rendons compte qu'ils ne font pas ce qu'ils sont supposés faire, alors nous les écarterons" des opérations, a menacé le ministre, qui devait survoler ce lundi les zones sinistrées à l'occasion de sa venue dans la région avec Mme Napolitano et une délégation du Sénat.

    Interrogé sur ces critiques, Doug Suttles a souligné que BP travaillait à la recherche d'une solution avec des spécialistes d'autres compagnies de pétrole et le gouvernement.

    La semaine dernière, les ingénieurs avaient inséré un tube de 1,5km de longueur dans la conduite présentant la principale fuite. Mais ils n'ont pas réussi à siphonner la totalité du pétrole. La marée noire s'étendrait désormais sur 240km de l'île Dauphin en Alabama à Grand Isle en Louisiane. A Barataria Bay, des galettes de pétrole ont traversé les barrières anti-pollution installées par BP.

    Le gouverneur de la Louisiane Bobby Jindal a annoncé que son Etat avait commencé à travailler sur une chaîne de mini-digues faite de sacs de sable et renforcée de barrières anti-pollution, qui sera déployée le long des côtes de Louisiane. Les unités du génie de l'armée de Terre envisagent également un plan plus large, consistant à draguer du sable pour construire des barrages autour d'une grande partie des îles de la région. AP

    hs-cr/v0/mw



     


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    Marée noire : seule une infime partie du brut pourra être récupérée

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    </btn_noimpr>23.05.2010, 19h27

    Même si des efforts massifs sont mis en oeuvre pour nettoyer les côtes américaines souillées par la marée noire, les experts soulignent que seule une infime fraction du pétrole qui s'écoule depuis un mois dans le Golfe du Mexique pourra être récupérée.
    "Le pétrole est là et il est là pour rester", déplore Lisa Suatoni, biologiste au Natural Resources Defense Council.
    "Les bilans en matière de nettoyage de marées noires sont très mauvais. <btn_noimpr></btn_noimpr>

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    <btn_noimpr></btn_noimpr> Habituellement, moins de 1% du pétrole qui s'est répandu est nettoyé en fin de compte", dit-elle.
    Même dans le cas de la marée noire de l'Exxon Valdez en 1989, pour laquelle des milliards de dollars ont été dépensés pour dépolluer l'Alaska, seul 7 à 10% du pétrole a pu être récupéré, a poursuivi l'experte.
    Une partie importante des 41 millions de litres qui se sont déversés sur les côtes s'est dispersée naturellement, mais les plages de la région sont encore polluées aujourd'hui par de petites galettes de pétrole.
    Ces résidus avaient coulé dans des zones à faible teneur en oxygène, ce qui a maintenu leur toxicité. Aussi, chaque fois qu'une forte tempête ou une autre perturbation sévit dans les environs, le pétrole resurgit.
    Dans le cas du Golfe du Mexique, la nature même de la marée noire rend la récupération du pétrole très difficile, explique Tony Wood, spécialiste à l'Université du Texas A&M University Corpus Christi.
    Le pétrole jaillit au fond de la mer à 1.500 m de profondeur à 80 km des côtes de Louisiane (sud) depuis le 22 avril.
    Lorsque le brut atteint la surface, il a déjà commencé à se dissoudre en petites particules. Et la mer agitée brise aussi la nappe en taches éparpillées sur des centaines de kilomètres dans la mer.
    Les opérations de nettoyage en mer ont permis de récolter un mélange d'eau et de pétrole à la surface et des incendies contrôlés ont éliminé une partie du brut.
    Mais, vu que la nappe menace le fragile écosystème des marais côtiers, notamment en Louisiane où le pétrole a déjà atteint la côte, les autorités ont autorisé l'usage de dispersants. Une récupération du pétrole dans les marais serait en effet pratiquement impossible et l'impact écologique serait dévastateur.
    "Si le pétrole est dispersé, alors on n'essaye pas de le ramasser, on essaye de le dissoudre en particules suffisamment fines pour que des bactéries puissent l'attaquer", a toutefois relevé M. Wood. "Naturellement, les éléments toxiques du pétrole et des dispersants sont toujours là".
    L'Agence de protection de l'environnement (EPA) a plusieurs fois répété que même si le dispersant à un coût écologique, cela reste un moindre mal par rapport à l'arrivée de galettes de pétrole épaisses et grumeleuses.
    Mais les défenseurs de l'environnement, les scientifiques et les pêcheurs, s'inquiètent du fait que ces dispersants ne créent une sorte de "soupe toxique" tout aussi néfaste que la marée noire, mais masquée.
    L'autre problème est lié au fait que plus d'un mois après la catastrophe, personne n'est capable de quantifier précisément le pétrole qui s'est déversé.
    Le groupe BP, qui exploitait la plateforme, et les autorités estiment que le puits déverse quotidiennement au moins 5.000 barils de brut (800.000 litres), mais des experts indépendants jugent que ce flux pourrait être dix fois plus important.
    "Cette question de la quantité est vraiment, vraiment cruciale, parce que l'environnement a une capacité d'assimiliation", a affirmé Paul Montagna, spécialiste en écologie marine au Harte Research Institute.
    "A un certain point, on atteint un plafond et l'environnement ne peut plus assumer, et les choses se dégradent alors très rapidement", a-t-il averti.

    LIBERATION

    Obama "indolent" et "naïf" face à la marée noire

     

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    Barack Obama est trop « nonchalant » (« lackadaisical » en anglais), «naïf », il joue les « observateurs du Vatican »… Cela fait un mois maintenant que l’Amérique contemple le pétrole qui jaillit du puits de BP au large de la Louisiane et même parmi les supporters habituels du président on se demande si la Maison Blanche a vraiment pris la mesure de cette crise. Ce ne sont plus (seulement) les ténors républicains ou les Tea Baggers qui dénoncent"l'indolence" de Barack Obama mais d’éminents stratèges ou journalistes connus pour leurs attaches démocrates comme James Carville ou Chris Matthews. « Le président me fait peur », « il agit un peu comme un observateur du Vatican », a lancé Chris Matthews, le présentateur de MSNBC : «Quand va-t-il vraiment faire quelque chose ? » James Carville, stratège de la campagne présidentielle de Clinton en 1992 mais aussi natif de Louisiane, un des Etats les plus menacés par la marée noire, accuse Obama de « nonchalance » : « Je pense qu’ils croient (au sein de l’administration Obama, ndlr) que BP est suffisamment motivé pour bien faire. Ils sont naïfs ! BP essaie d’économiser de l’argent, d’épargner tout ce qu’elle peut. Elle ne nous dira rien du tout, et curieusement, le gouvernement semble faire avec ! Il faut que quelqu’un aille les secouer, leur dire : Ces gens ne vous souhaitent pas de bien ! Ils vont vous couler ! »

    Le fait est que depuis un mois, l’administration Obama a laissé BP gérer cette crise plus ou moins à sa guise. Barack Obama a accouru sur les lieux assez vite, et fait quelques discours qui se voulaient sévères. Mais son administration laisse BP cacher jusqu'à ce jour l’ampleur du jet qui se répand dans le golfe du Mexique : on a mieux à faire que de le mesurer, prétendent ses dirigeants, comme s'ils pouvaient boucher la fuite sans en connaître le débit. Il aura fallu attendre jeudi dernier, près d’un mois donc après l’accident, pour que l’EPA (Environmental Protection Agency) demande à BP de rendre public les données qu'elle collecte sur la fuite et les résultats des analyses faites autour du puits. Depuis, BP est censée avoir mis en ligne une retransmission en direct de son geyser de pétrole… La retransmission «peut être bloquée ou inaccessible de temps en temps » prévient tout de même le site. Depuis trois jours, c’est la seule image que nous avons pu en retirer.

    A part ça, Barack Obama a aussi annoncé la création d’une commission indépendante chargée d’enquêter sur cette marée noire et faire des recommandations pour permettre de poursuivre les forages en haute mer. Comme le rappelle la journaliste Cokie Roberts, ce n’est pas forcément ce que l’on attendait d’un grand président : « C’est ce qu’on fait quand on n’a rien d’autre à faire : On nomme une commission. Ce n’est pas cela qui va stopper le pétrole ».

    Il serait sans doute temps que Barack Obama retourne faire un tour au bord du Golfe du Mexique, voir les marais de Louisiane léchés de pétrole et arpenter les plages où l’on commence à récupérer boulettes visqueuses et oiseaux mazoutés. Surtout, il serait temps qu’il ordonne à son administration de contrôler vraiment ce que fait BP et établir quelle quantité de pétrole est déversée. «Le destin d’Obama et celui de BP sont entremêlés dans ce désastre, met aussi en garde Politico. Et Obama est largement dans le rôle du spectateur de ce drame sous-marin

     

     

     

     

    Pressée par les USA, BP prépare une autre tentative de colmatage

    Par Reuters, publié le 24/05/2010 à 18:26

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    La tentative de colmatage que prévoit BP cette semaine sur son puits de pétrole à l'origine d'une marée noire dans le golfe du Mexique a entre 60 et 70% de chances de réussite, déclare un responsable de la compagnie.

    Nettoyage 
d'une plage en Louisiane. La tentative de colmatage que prévoit BP cette
 semaine sur son puits de pétrole à l'origine d'une marée noire dans le 
golfe du Mexique a entre 60 et 70% de chances de réussite, selon un 
responsable de la compagnie. (Reuters/Daniel Beltra/Greenpeace)

    Nettoyage d'une plage en Louisiane. La tentative de colmatage que prévoit BP cette semaine sur son puits de pétrole à l'origine d'une marée noire dans le golfe du Mexique a entre 60 et 70% de chances de réussite, selon un responsable de la compagnie. (Reuters/Daniel Beltra/Greenpeace)

    "Nous devons faire en sorte que cela marche", a dit à CNN Doug Suttles, directeur des opérations de BP, en se référant à un projet "d'étouffement par le haut" ("top kill") consistant à injecter dans le puits des fluides de forage lourds pour tenter de colmater les fuites, puis du ciment pour obstruer le puits.

    Le géant pétrolier basé à Londres, qui a perdu environ 25% de sa valeur boursière (près de 50 milliards de dollars) depuis le début de la marée noire il y a cinq semaines, a fixé la nouvelle opération à mercredi.

    Washington exerce des pressions croissantes sur BP pour que la firme remédie à ce que le président Barack Obama tient pour une catastrophe écologique sans précédent aux Etats-Unis.

    Alors que des nappes de brut lourd encrassent les fragiles marais et les parcs naturels de Louisiane, les ingénieurs de BP s'efforcent de mettre au point des formules techniques pour tenter d'endiguer ou de stopper la fuite le plus vite possible.

    Invité à évaluer les chances de succès de l'option "top kill", Doug Suttles a déclaré: "Ce n'est pas un 10, ce n'est pas aussi sûr que ça, mais c'est au-dessus de 5 - un 6 ou un 7."

    Des membres du cabinet d'Obama devaient se rendre lundi sur le littoral du golfe du Mexique.

    Le gouvernement a prévenu dimanche qu'il écarterait BP des efforts de colmatage du puits s'il estimait que la compagnie ne fait pas tout le nécessaire. Mais l'amiral Thad Allen, chef des garde-côtes américains, a reconnu que BP et le secteur pétrolier étaient seuls à posséder le savoir-faire technique requis pour ce type d'intervention en eau profonde.

    PAS DE SUCCÈS GARANTI

    A propos des prochaines mesures envisagées pour fermer le puits, des responsables de BP ont noté qu'il n'y avait aucune garantie de succès parce qu'on ne les avait jamais mises en pratique à 1,6 km de profondeur. Des robots sous-marins évoluant dans l'obscurité seront mobilisés pour l'occasion.

    Une autre intervention tentée précédemment par BP - l'insertion d'un long tube dans le puits - semble avoir eu relativement peu d'effet sur la fuite de pétrole.

    Selon BP, le tube n'a siphonné par moments que 1.360 barils par jour (216.200 litres) durant les six jours qui ont précédé le 23 mai. En moyenne, dit BP, la quantité de pétrole recueillie durant cette période a été de 2.010 barils/jour. La semaine dernière, la compagnie a dit avoir siphonné environ 5.000 barils/jour.

    BP estime à 5.000 barils environ le volume de pétrole déversé chaque jour en mer, mais certains experts ont avancé des chiffres beaucoup plus élevés quant à l'ampleur de la fuite - certains évoquant jusqu'à 70.000, voire 100.000 barils par jour.

    La compagnie pétrolière a dit que la marée noire, provoquée par l'explosion et le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon qui a fait 11 morts le 20 avril, lui avait coûté 760 millions de dollars jusqu'ici. Lundi, elle a promis de débloquer jusqu'à 500 millions de dollars pour en étudier l'impact global.

    Doug Suttles a déclaré que si l'opération "top kill" n'était pas concluante, la compagnie tenterait de poser un dôme de confinement "top hat" sur la fuite principale pour tenter de capter la plus grande partie du pétrole et de l'acheminer vers un navire de forage en surface.

    Une autre formule envisagée consisterait à injecter sous pression des matériaux divers dans le bloc obturateur de puits (BOP) qui n'a pas fonctionné.

    Ken Salazar, secrétaire à l'Intérieur, et Janet Napolitano, secrétaire à la Sécurité intérieure, devaient survoler lundi les zones affectées par les nappes de pétrole. Salazar a déclaré dimanche que Washington s'irritait de ce que BP laisse passer "délai sur délai" dans ses efforts pour remédier au problème plus d'un mois après l'explosion de sa plate-forme.

    Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui prend régulièrement les Etats-Unis pour cible, a annoncé dimanche l'envoi d'experts pétroliers à Cuba pour aider son allié à se prémunir contre l'éventuelle arrivée de la nappe sur ses côtes.

    Avec Sarah Young à Londres, Susan Heavey à Washington, Pascal Fletcher à Miami, Tom Bergin à Houston; Philippe Bas-Rabérin pour le service français

     

    Romandie News   Texte        


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    Soucieuse de ne pas sembler dépassée par les événements plus d'un mois après le début de cette crise, l'administration du président Barack Obama laisse de plus en plus ouvertement transparaître sa frustration vis-à-vis du géant pétrolier.

    Dimanche, le ministre chargé des ressources naturelles, Ken Salazar, a affirmé à propos de BP que "si nous découvrons qu'ils ne font pas ce qu'ils sont censés faire, nous les évincerons comme il se doit".

    Lui et sa collègue de la Sécurité intérieure Janet Napolitano ont été envoyés lundi par M. Obama sur le terrain, en Louisiane (sud).

    De son côté, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs, bombardé de questions vendredi sur l'apparente impuissance de la Maison Blanche à trouver rapidement une solution à la catastrophe, a convié le chef des garde-côtes, l'amiral Thad Allen, à intervenir lundi à son point de presse quotidien.

    Dès qu'il est apparu évident que la fuite provoquée par l'explosion suivie du naufrage de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon allait provoquer un désastre écologique, la Maison Blanche a insisté sur le fait que BP serait responsable des coûts engagés, selon le principe "pollueur-payeur" inscrit dans le droit américain.

    L'Etat fédéral a, pour cette raison, laissé à BP le contrôle des opérations destinées à tenter de reboucher la fuite. La Maison Blanche affirme que les pouvoirs publics ne disposent pas des moyens techniques nécessaires.

    Mais cette stratégie de mise en première ligne de cette société, qui se double d'une opération de relations publiques utile pour empêcher des critiques frontales contre la présidence, semble s'essouffler vu le manque de résultat.

    Rejetant toute analogie avec la réaction de la précédente administration de George W. Bush face à un autre désastre ayant frappé la même région, le cyclone Katrina en 2005, M. Gibbs a affirmé dimanche sur la chaîne CBS que "le gouvernement fait tout ce qui est possible, humainement ou d'un point de vue technologique, pour reboucher un trou à 1,6 km de profondeur".

    Mais dimanche, le gouverneur républicain de Louisiane, Bobby Jindal, a révélé ne pas avoir encore reçu tous les barrages flottants anti-pollution qu'il avait demandé pour protéger les fragiles côtes de son Etat.

    "Plus de 100 km de nos côtes sont souillées" de pétrole, a indiqué le gouverneur. "Soit nous repoussons ce pétrole avant qu'il n'atteigne la rive, soit nous allons devoir passer des mois à nettoyer ce pétrole le long de milliers de kilomètres de marécages, essentiels à la reproduction de la faune", a-t-il prévenu.

    Le sénateur républicain de Louisiane David Vitter a accusé samedi les "démocrates de Washington" d'organiser "des opérations médiatiques pour les télévisions au lieu de concentrer leur attention sur le problème", tandis que l'ancienne candidate du parti à la vice-présidence, Sarah Palin, a même assuré que M. Obama avait réagi lentement à cette crise parce que les compagnies pétrolières avaient soutenu sa campagne.

    "Je partage l'impatience du gouverneur Jindal", a affirmé lundi matin le plus proche conseiller du président Barack Obama, David Axelrod.

    "Mais nous voulons faire en sorte que ce que nous faisons soit efficace et fonctionne", a-t-il prévenu à l'antenne de la télévision MSNBC.

    <org idsrc="ISIN" value="GB0007980591">BP</org>

    (©AFP / 24 mai 2010 20h24)

     

    EURONEWS

     

    Cinq semaines après l’explosion de la plate-forme pétrolière de British Petroleum, le cauchemar de la Louisiane s‘éternise. Le brut continue d’affluer sur les côtes. Il a souillé plus d’une centaine de kilomètres de plages et 12 hectares de marais. D’après les experts, la marée noire pourrait atteindre prochainement la Floride et Cuba. Quant à la Louisiane, elle ferme les unes après les autres ses zones de pêche. Ce pêcheur amateur raconte :

    “Ca nous gêne parce que nous devons partir, prendre le bateau pour aller plus loin. Nous avons dû nous éloigner de 60, 70 miles, hors de la zone où la pêche est fermée. Et ça complique les choses pour nous, justement parce qu’ils ont fermé les zones de pêche.”

    Alors que chaque jour, l‘équivalent de 5.000 barils jaillit des profondeurs du Golfe du Mexique, BP multiplie les vaines tentatives. Le groupe va lancer une nouvelle opération, qui consiste à injecter du liquide dans la fuite, et à sceller le puits avec du ciment. Face à une administration Obama excédée, un nouvel échec serait désastreux.

    “Nous partageons la frustration du secrétaire de l’Intérieur. Je veux que ça cesse. Nous voulons stopper cela, les gens qui vivent ici le veulent aussi. Et je fais tout ce que je peux, il n’y a rien que nous puissions faire que nous ne tentions pas. Nous recevons beaucoup d’aide de toutes parts. Le gouvernement suit ce que nous faisons chaque jour. Il fournit des experts. Et nous partageons tous cet immense sentiment de frustration”, assure Doug Suttles, directeur d’exploitation de BP.

    BP a reçu 22.000 plaintes et payé 9.000 dédommagements. Et cela n’est sans doute qu’un début. Le gouverneur de Louisiane promet une impitoyable croisade en cas de désastre écologique.

    “Nous ne serons pas tirés d’affaire lorsqu’ils auront bouché la fuite, ni quand ils auront retiré tout ce pétrole de l’eau. Nous serons seulement tirés d’affaire quand ils nous rendront nos marais, nos pêcheries et nos estuaires tels qu’ils étaient avant”, martèle Bobby Jindal.

    Même si BP assure récupérer une partie du brut, à en croire les experts, le fragile écosystème des marais côtiers n’en sortira pas indemne. Une solution du moindre mal consiste à utiliser des dispersants pour dissoudre le pétrole en fines particules.

    Copyright © 2010 euronews

     

     

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