• La fuite est bouchée, 780 millions de litres de pétrole sont dans la nature

    BP semble avoir réussi à colmater le puits sous-marin. Le bilan demeure cependant bien lourd : 780 millions de litres se sont échappés au fond de l'océan.

     Une équipe de nettoyage sur une plage de Louisiane. L'usage de  dispersants pour freiner la marée noire pourrait avoir de graves  conséquences sur la biodiversité. Toutefois, le bien-fondé de ces  procédés ne pourra être évalué avant longtemps.  Photo AFP

    Une équipe de nettoyage sur une plage de Louisiane. L'usage de dispersants pour freiner la marée noire pourrait avoir de graves conséquences sur la biodiversité. Toutefois, le bien-fondé de ces procédés ne pourra être évalué avant longtemps. Photo AFP

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    Les riverains du golfe du Mexique ont poussé hier un grand « ouf » de soulagement. La compagnie pétrolière BP a annoncé que la première phase de rebouchage de son puits, situé à 1 500 mètres sous les eaux, était couronnée de succès. Commencée mardi soir, l'opération a consisté à injecter des boues dans le conduit pour repousser le pétrole au fond du puits. La bataille entre les pressions contraires a connu l'issue espérée, mais il faudra condamner définitivement le puits en le cimentant à sa base, d'ici à la mi-août. Deux puits de secours seront mis en service à la même période.

    Comme tous les chantiers envisagés depuis l'explosion de la plate-forme « Deepwater Horizon », ce procédé est une première à une telle profondeur. BP serait mal inspirée de crier à l'exploit. Le bilan de la marée noire, qui a dévasté les écosystèmes du golfe du Mexique comme l'économie côtière des états touchés (pêche et tourisme), est très lourd. Les autorités estiment que 780 millions de litres de pétrole se sont échappés. Soit la pire marée noire jamais survenue dans les eaux américaines. Une portion minime, 127 millions de litres, a pu être récupérée par pompage partiel de la fuite.

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    La stratégie des autorités a consisté à limiter au maximum l'impact sur les côtes, de façon à sauvegarder l'économie locale comme la biodiversité. Les zones littorales sont cruciales pour la reproduction et le nourrissage de nombreuses espèces sous-marines. En Louisiane, elles constituent par ailleurs un immense puzzle de marécages quasiment impossible à nettoyer quand le pétrole s'y faufile.

    Des produits dispersants

    Pour atteindre ce but, les équipes ont fait en sorte de pomper les nappes au large et de les brûler. Par ailleurs, d'énormes quantités de produits dispersants ont été utilisées en surface, mais aussi au fond de l'eau, à la sortie du puits. L'estimation officielle porte sur 7 millions de litres, mais elle pourrait être revue à la hausse. Cette tactique inquiète nombre de défenseurs de l'environnement, qui évoquent des effets toxiques sur les organismes vivants. Le bien-fondé des procédés de lutte contre la marée noire ne pourra pas être évalué avant longtemps. Il le pourra d'autant moins que cet accident pétrolier n'est pas l'unique source de pollution du golfe, loin s'en faut. Le Mississippi y déverse en permanence des quantités de pesticides et de métaux lourds à faire frémir… « C'est la première fois qu'on épandait de tels volumes de dispersants », souligne néanmoins Georges Peigné, l'adjoint au directeur du Cedre, un organisme spécialisé dans l'étude des pollutions accidentelles des eaux.

    Le premier effet est visible et il ravit les Américains : la marée noire se fait toujours plus discrète. La semaine dernière, la pêche et le ramassage des crustacés ont été à nouveau autorisés dans certaines zones du golfe du Mexique. Selon un rapport officiel, 74 % du pétrole déversé dans l'océan a disparu. Méthode Coué ou réalité ?

    « Le chiffre paraît assez cohérent avec ce que l'on a constaté. Ce pétrole est léger, ses composants se dissolvent dans l'eau ou s'évaporent au contact de la surface. Ce phénomène naturel représente à lui seul 25 % des volumes sortis du puits », risque Georges Peigné.

    Des microgouttelettes

    Traitée au dispersant, la grosse majorité du pétrole encore présent dans l'eau ne s'est pas agglomérée en nappes. Elle a été fractionnée en microgouttelettes dans la colonne d'eau. « Celles-ci se sont réparties entre la surface et une trentaine de mètres de profondeur. Elles ne vont pas plonger. En demeurant à ces profondeurs, elles vont être prises dans la circulation des eaux. Leur concentration va devenir très faible et elles vont pouvoir être dégradées », rassure-t-on au Cedre.

    Les Américains devraient donc éviter de nouveaux arrivages de boulettes sur les côtes du golfe du Mexique, voire sur le littoral atlantique, où le Gulf Stream peut en théorie les porter au-delà du détroit de Floride. Mais BP n'en a pas fini avec les ennuis. Selon la loi américaine, la compagnie encourt une amende de 13,4 milliards d'euros. Et les forages en eau profonde, qui sont l'avenir de l'industrie pétrolière, inspirent maintenant les plus vives craintes.

     

    Vidéo : Marée noire : BP va enfin boucher le puits YouTube BFMTV

     

    BP annonce avoir colmaté le puits de la marée noire

    L'opération "static kill" consistant à injecter des boues de forage pour "tuer" le puits de pétrole a atteint son objectif, selon BP.


    Après 104 jours d'incertitudes et de frustration, BP juge que "l'objectif" est "atteint" concernant le colmatage du puits à l'origine de la marée noire.
 (c) Afp
    Après 104 jours d'incertitudes et de frustration, BP juge que "l'objectif" est "atteint" concernant le colmatage du puits à l'origine de la marée noire. (c) Afp

    "Objectif souhaité" atteint. C'est ce qu'a annoncé BP mercredi 4 août concernant l'opération "static kill" destinée à colmater définitivement le puits à l'origine de la pire marée noire aux Etats-Unis.

    "La pression du puits est à présent contenue par la pression hydrostatique des boues injectées, ce qui était l'objectif souhaité de l'opération static kill", a déclaré le groupe dans un communiqué.

    Le procédé "static kill" consiste à injecter des boues de forage pour "tuer" le puits de pétrole.

     

    Retards et incertitudes

    Le groupe pétrolier avait annoncé l'opération lundi 2 août, après 104 jours d'incertitudes et de frustration.

    "Aujourd'hui (lundi), nous allons effectuer les tests d'injection, nous allons évaluer les résultats, et faire les ajustements nécessaires", avait expliqué le vice-président de BP Kent Wells avant d'ajouter "puis nous effectuerons le "static kill", cela prendra peut-être toute la journée de demain. Cela pourrait se poursuivre mercredi".

    Mais lundi en début de soirée, BP avait annoncé que la découverte d'une petite fuite hydraulique au niveau du couvercle du puits allait retarder le déroulement des tests d'injection et de l'opération "static kill".

     

    Sceller le puits qui a laissé filer 780 millions de litres

    Le géant britannique a toutefois débuté mardi 3 août cette intervention consistant à injecter des liquides et des matières solides puis à cimenter le puits endommagé par l'explosion et le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon fin avril.

    La procédure qui n'avait toutefois jamais été testée et une initiative similaire avait échoué fin mai.

    Avec ce succès, les équipes du groupe britannique ont donc enfin scellé le puits, qui ne fuit plus depuis mi-juillet grâce à la pose d'un entonnoir mais n'a pas encore été condamné de façon permanente.

    En tout, quelque4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres de brut et de gaz, se sont échappés du puits endommagé, dont 800.000 barils (127 millions de litres) ont été récupérés, a indiqué Washington lundi 2 août. C'est près de 20 fois le volume qui s'était déversé dans les eaux d'Alaska en 1989, lors du naufrage du pétrolier Exxon Valdez.

     

    La polémique sur les dispersants

    Et les Américains demeurent préoccupés par les conséquences écologiques à long terme de la catastrophe, en particulier après la publication samedi par le Congrès de documents portant sur le recours aux dispersants.

    Edward Markey, président démocrate d'une sous-commission sur l'Environnement à la Chambre des représentants, a dénoncé lundi sur CNN le fait que ces produits chimiques aient été utilisés en quantité plus importante qu'autorisé et "quasimentquotidiennement" alors que les autorités recommandaient un usage limité.

    "Nous devons donc surveiller attentivement la "soupe toxique" sous-marine que l'injection de ces produits chimiques dans un matériau déjà toxique, le pétrole, a provoquée", a souligné Edward Markey.

    Selon BP et les autorités américaines, près de 7 millions de litres de ces dispersants ont été utilisés, mais Edward Markey estime que ces chiffres doivent être "remis en question". Mais les autorités fédérales s'efforcent de désamorcer la polémique.

    BP assure "faire le boulot jusqu'au bout"

    Dimanche, l'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire par le gouvernement américain, avait assuré que les "dispersants n'ont été utilisés que quand ils étaient nécessaires" et sur ordre des autorités américaines et non de BP.

    Et selon l'Agence américaine de protection de l'environnement, le mélange chimique de dispersants et de pétrole n'est pas plus toxique que l'or noir lui-même, contrairement à ce que beaucoup ont craint.

    Après avoir mené des tests sur les huit sortes de dispersants utilisés dans le Golfe, l'Agence a indiqué lundi que ce mélange ne s'était avéré "généralement pas plus toxique pour les espèces (animales) testées que le pétrole lui-même".

    Les habitants des régions touchées - et en particulier lespêcheurs -, craignent par ailleurs que la fin de la crise ne provoque un départ massif des responsables présents sur place.

    "Nous allons rester là et faire le boulot juqu'au bout", a assuré dimanche le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles depuis Venice en Louisiane (sud).

    (Nouvelobs.com)

    Marée noire: Et maintenant?

    Créé le 05.08.10 à 15h44 -- Mis à jour le 05.08.10 à 15h48

    Marée noire

    Marée noire Ho New / Reuters

    POLLUTION - Si l'opération de cimentage réalisée jeudi par le groupe pétrolier BP réussit, la fuite sera totalement colmatée. Mais rien n'est fini, au contraire...

    Jeudi, BP doit sceller de manière définitive le puits de pétrole dans le golfe du Mexique. La veille, la compagnie s'était félicitée de la réussite du «static kill», saluée par Barack Obama: «La longue lutte pour arrêter la fuite (…) est proche de son terme. Et nous en sommes très contents».

    Les Etats-Unis entrevoient donc le bout du tunnel concernant l'écoulement de brut. Le travail de dépollution, lui, ne fait que commencer.

    Nettoyer les bayous

    Principaux points noirs du nettoyage: les marécages qui composent l'essentiel de l'écosystème de la Louisiane. Cette éponge environnementale abrite des centaines d'espèces et s'avère très compliquée à nettoyer du fait de ses ramifications. Atteindre le fond des marais englués dans le brut sera plus difficile encore que le décrassage du littoral.

    Evaluer les conséquences sur l'écosystème

    L'impact écologique de la catastrophe n'est plus à prouver. Mais personne ne connaît vraiment les conséquences «à long terme». Mercredi, Jane Lubchenko, la directrice de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) s'en est d'ailleurs inquiétée. Selon elle, l'impact de la marée noire sur l'écosystème «pourrait se faire sentir pendant des années et peut-être des décennies».

    Point positif: le projet international «Census of Marine Life» a permis de recenser 15.000 espèces qui vivaient dans le golfe du Mexique avant la marée noire. De quoi servir de base pour mesurer l'impact de la catastrophe sur l'écosystème.

    Faire face aux suppressions d'emploi

    La pêche et le tourisme sont également affectés. Un coup dur pour la Louisiane et la Floride, dont les économies reposent sur ces deux activités. Mercredi, Jane Lubchenko a voulu rassurer la population. Concernant les possibles conséquences sur les espèces destinées à la consommation, elle a assuré que les organismes supprimaient naturellement les hydrocarbures.

    La région risque aussi de pâtir de l'interdiction temporaire des activités de forage en pleine mer. D'ici décembre, la marée noire va engendrer au moins 1,2 milliard de dollars de perte d'activité ainsi que la suppression de 17.000 emplois.

    Surveiller l'effet des dispersants

    4,9 millions de barils se sont finalement écoulés dans le golfe du Mexique, soit 779 millions de litres. Mais seul 26% du pétrole déversé dans le golfe du Mexique se trouve encore dans la nature, selon un rapport de l'Agence océanique et atmosphérique (NOAA) et du gouvernement.

    Beaucoup de pétrole s'est, lui, évaporé, aidé par les 7 millions de litres de dispersants déversés. Les associations ont dénoncé ce procédé, à l'instar de Greenpeace qui soupçonne ces produits d'être toxiques. Après avoir réalisé des tests, l'Agence américaine de protection de l'environnement a nuancé ces craintes, lundi, assurant que le mélange ne l'était «pas plus (…) que le pétrole lui-même».

    Julie Rasplus, avec AFP

    La marée noire serait disparue à 70 pour cent

    SETH BORENSTEIN, THE ASSOCIATED PRESS
    04 août 2010 23:19
    WASHINGTON - Dans un rapport surprenant que certains chercheurs associent davantage à une interprétation partisane qu'à la science, le gouvernement des États-Unis a affirmé mercredi que le gâchis causé par la marée noire dans le golfe du Mexique est en grande partie déjà disparu.

    Hors de vue ne signifie toutefois pas hors de danger, pas plus que cela ne signifie que le golfe est maintenant propre. Les effets néfastes de la marée noire pourraient se faire sentir pendant encore des années au plan microscopique, a prévenu un scientifique gouvernemental de haut rang.

    Les responsables américains ont annoncé que près de 70 pour cent de la marée noire s'est dissoute naturellement, ou a été brûlée, nettoyée, dispersée ou contenue, et que presque plus rien ne paraît — du moins, à la surface de l'eau. Cette déclaration survient le même jour que le succès annoncé du colmatage du puits endommagé de BP.

    L'agence nationale chargée des océans et de l'atmosphère (NOAA) et l'Institut géologique des États-Unis ont annoncé dans un rapport de cinq pages que seulement 199,49 millions de litres de pétrole se trouvaient encore dans le golfe. Cela représente environ 31 pour cent des quelque 651 millions de litres qui se sont déversés dans la mer.

    La quantité de pétrole qui reste dans les eaux du golfe du Mexique demeure tout de même cinq fois plus importante que celle déversée par l'Exxon Valdez en 1989.

    Néanmoins, la journée de mercredi en était une de célébrations prudentes pour la Maison-Blanche, qui n'a pas eu beaucoup d'occasions de se réjouir sur le dossier de la marée noire.

    «Je crois qu'il est juste de dire... que plusieurs des scénarios de fin du monde dont on a parlé et reparlé ne se sont pas réalisés et ne se réaliseront pas», a dit le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, lors d'un exposé avec le scientifique en chef de la NOAA.

    Les calculs du gouvernement sont basés sur des mesures directes réalisées sur un échantillon de 68,14 millions de litres du pétrole qui s'est échappé — principalement le pétrole qui a été brûlé ou nettoyé. Les autres chiffres sont des suppositions scientifiques, a dit le scientifique en chef des situations d'urgence au NOAA, Bill Lehr. Cela s'explique par le fait qu'il est impossible de mesurer la quantité de pétrole qui s'est dispersé, a-t-il ajouté.

    Et c'est ce qui suscite l'inquiétude d'autres scientifiques.

    «C'est un rapport peu solide. Plus je le lis, et moins je suis satisfait par la minutie de la présentation», a dit à l'Associated Press le professeur d'océanographie Ian MacDonald, de l'université d'État de Floride. «Il y a des suppositions à l'emporte-pièce ici.»

    La chef de la NOAA, Jane Lubchenco, a admis que les chiffres pourraient comporter une marge d'erreur allant jusqu'à dix pour cent.

    L'un des scientifiques qui a revisé le rapport et dont le nom est mentionné dans le document, Ed Overton, de l'université d'État de la Louisiane, a dit qu'il ne se sentait pas à l'aise avec le fait que la NOAA donnait des pourcentages précis de la quantité de pétrole qui reste dans le golfe. Selon lui, la quantité de pétrole restante se situe plutôt dans une large fourchette allant de 151,4 à 227 millions de litres.
     
     

    Agence France-Presse
    Washington

    Environ trois quarts du brut qui s'est déversé dans le golfe du Mexique depuis la rupture du puits de pétrole à l'origine de la marée noire ont été éliminés, a annoncé mercredi une responsable du gouvernement américain.

    «Les scientifiques nous disent qu'environ 25% (du pétrole) n'a pas été récupéré, ne s'est pas évaporé ou n'a pas été pris en charge par la nature», a déclaré sur ABC Carol Browner, chargée des questions énergétiques et environnementales à la Maison-Blanche.

    Selon un rapport de l'Agence océanique et atmosphérique (NOAA) et du département de l'Intérieur, seul 26% du pétrole déversé dans le golfe du Mexique se trouve encore dans la nature.

    Pour le reste, un tiers a été capté ou traité, que ce soit en le brûlant, en le dispersant avec des produits chimiques, en le récupérant à la surface ou directement à la sortie du puits, et 41% s'est évaporé ou s'est dispersé sous forme de gouttelettes microscopiques sous l'action des forces naturelles, explique le rapport.

    Les 26% qui restent, soit 1,3 million de barils (207 millions de litres), sont classés dans le rapport comme «pétrole résiduel» qui «se trouve soit à la surface, soit juste en-dessous sous forme de résidus ou de boulettes, soit sur le rivage où il (...) s'est retrouvé enterré dans le sable et les sédiments».

    Le fait que les trois quarts du pétrole aient disparu «n'est pas une surprise, c'est même très cohérent avec nos premières estimations», a commenté, Georges Peigne, chercheur au Centre de documentation, de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), un organisme public français basé à Brest (ouest).

    «Nous avions noté que la fuite ne provoquait pas une nappe en surface qui allait en s'amplifiant jour après jour, alors qu'elle était alimentée jour après jour», a souligné ce chercheur interrogé par l'AFP.

    Un total de 4,9 millions de barils (780 millions de litres) se sont échappés du puits endommagé à la suite de l'explosion et du naufrage de la plateforme Deepwater Horizon fin avril. Quelque 800.000 barils (127 millions de litres) ont été récupérés.

    La fuite de brut avait été stoppée le 15 juillet grâce à la pose d'un entonnoir sur la tête de puits, et, mercredi, BP a annoncé être parvenu lors de l'opération «static kill» à boucher le puits par des boues de forage, une étape cruciale en vue de son colmatage définitif.

    Le risque qu'une importante fuite sous-marine apparaisse à certains endroits à la surface de l'océan, mettant en péril les zones côtières du Golfe, semble hautement improbable.

    «Il n'y a absolument aucune preuve qu'il existerait une concentration significative de brut que nous n'aurions pas prise en compte», a affirmé Jane Lubchenco, à la tête de la NOAA.

    Cependant, bien que le pétrole semble «se dégrader rapidement», en partie grâce aux températures élevées et «à des niveaux favorables de nutriments et d'oxygène» dans le golfe, les estimations gouvernementales «ne tirent pas de conclusions sur l'«impact à long terme», a-t-elle déclaré au New York Times.

    «Comprendre entièrement les dégâts et l'impact de la marée noire sur l'écosystème du golfe du Mexique prendra du temps et nécessitera une surveillance et des recherches constantes», avertissent les autorités dans un communiqué de presse.

    BP crie victoire

    Selon Bill Butler, que l'on voit ici avec... (Photo: AFP)

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    Selon Bill Butler, que l'on voit ici avec son fils Dylan devant des crevettes fraîchement pêchées dans le golfe du Mexique, «la marée noire n'est pas aussi terrible que les médias l'ont laissé entendre».

    Photo: AFP

    Richard Hétu, Collaboration spéciale
    La Presse

    (New York) Plus de 100 jours après le déversement du premier baril de brut dans le golfe du Mexique, BP a annoncé mercredi le succès de la première phase du bouchage de son puits maudit, une étape cruciale en vue de son colmatage définitif.

    Commencée la veille, l'opération static kill a atteint son objectif, selon le groupe pétrolier, à savoir contenir la pression du puits «par la pression hydrostatique des boues injectées». L'ex-amiral Thad Allen, chargé de coordonner la lutte contre la marée noire, s'est dit «très optimiste sur le fait qu'il n'y aura plus de fuite de pétrole dans la nature».

    De son côté, le président Barack Obama a qualifié de «très bonnes nouvelles» le succès apparent de l'opération static kill ainsi que les conclusions d'un rapport gouvernemental sur la marée noire.

    Selon ce rapport, 74% du pétrole qui s'est écoulé dans le golfe du Mexique depuis l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon a été éliminé. Un tiers du brut a été brûlé, dispersé avec des produits chimiques, récupéré à la surface ou pompé à la sortie du puits, selon l'étude réalisée par l'Agence océanique et atmosphérique et le département de l'Intérieur.

    Plus de 41% du pétrole s'est évaporé ou s'est dispersé sous l'action des forces de la nature comme le soleil, le vent et les bactéries.

    «Les scientifiques nous disent qu'environ 25% du pétrole n'a pas été récupéré, ne s'est pas évaporé ou n'a pas été éliminé par la nature», a déclaré sur la chaîne ABC Carol Browner, responsable des questions énergétiques et environnementales à la Maison-Blanche.

    Selon le gouvernement américain, 4,9 millions de barils de pétrole se sont échappés du puits endommagé. Si l'on se fie aux données officielles, cela signifie que 1,3 million de barils souillent encore les eaux du Golfe - à la surface ou juste en dessous - et le rivage.

    Cette situation a fait dire au président Obama qu'il reste encore «beaucoup de travail à faire» pour remettre le golfe du Mexique en bon état.

    Deux scénarios sont à l'étude pour le colmatage définitif. On pourra injecter du ciment dans le puits par la même voie que celle que l'on a utilisée pour le static kill. Si ce scénario est rejeté, les ingénieurs passeront directement à l'opération bottom kill, qui consiste à cimenter le puits par en dessous grâce aux puits de secours construits dans les dernières semaines.

    «Pas aussi terrible que ce que les médias ont laissé entendre»

    La mer est d'azur, la pêche de nouveau largement autorisée: les habitants de Venice, dans le sud de la Louisiane, aimeraient que tout redevienne comme avant la marée noire. Mais les touristes ont fui et les restaurants servent des crevettes importées de Chine.

    «La marée noire n'est pas aussi terrible que ce que les médias ont laissé entendre», dit Bill Butler, commerçant et hôtelier, en contemplant les eaux claires de la marina. «La quantité de pétrole qui s'est répandue, c'est comme un moucheron sur le derrière d'un éléphant.?»

    «Les gens ont l'impression que tout, ici, est couvert de pétrole, mais ce n'est pas vrai, dit Chris Callaway, capitaine d'un bateau qui emmène pêcher les touristes. Vous pouvez vous balader toute la journée sans rien trouver.»

    Chris Callaway fait des sorties dans le Golfe tous les deux ou trois jours depuis que la zone a été rouverte à la pêche, il y a trois semaines. Il a pris des rascasses, des crevettes, des truites. Les avertissements des écologistes sur les dangers des dispersants répandus par BP pour détruire les nappes de pétrole ne l'inquiètent pas: «Ça a un goût de poisson. Je ne suis pas encore mort.»

    - Avec AFP


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  • Marée noire en Louisiane: le pétrole a-t-il disparu ?

     
    Des résidus de pétrole sur les côtes de la Louisiane, le 31 juillet.
     
    AP/Patrick Semansky
    Des résidus de pétrole sur les côtes de la Louisiane, le 31 juillet.

    La marée noire dans le golfe du Mexique serait-elle enfin terminée ? De nombreuses zones de pêche ont rouvert en Louisianne et presque aucune flaque de pétrole brut n'est visible depuis les avions qui survolent la région.

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    "D'abord, cette nappe n'est plus alimentée, explique Georges Peigné, directeur adjoint du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) à Ouest France. La fuite est, pour l'instant, stoppée avant le rebouchage définitif du puits. D'autre part, les quantités énormes de pétrole qui se sont déversées (...) ont fait l'objet de nombreux traitements en mer."

    "SOUPE TOXIQUE" SOUS-MARINE

    Sur les 780 millions de litres (4,9 millions de barils) de pétrole brut qui se sont échappés du puits, 127 millions de litres (800 000 barils) ont été récupérés, affirment les autorités américaines. Plus de 650 millions de litres se sont donc répandus dans la nature. Les conséquences écologiques à long terme de la catastrophe continuent de préoccuper les Américains, en particulier après la publication, samedi 31 juillet par le Congrès, de documents portant sur le recours aux dispersants destinés à "fractionner" la marée noire. Edward Markey, président démocrate d'une sous-commission sur l'environnement à la Chambre des représentants, a dénoncé lundi sur CNN le fait que ces produits chimiques aient été utilisés en quantité plus importante qu'autorisé et "quasiment quotidiennement", alors que les autorités recommandaient un usage limité.

    "Nous devons donc surveiller attentivement la 'soupe toxique' sous-marine que l'injection de ces produits chimiques dans un matériau déjà toxique, le pétrole, a provoqué", a souligné M. Markey. Selon BP et les autorités américaines, près de 7 millions de litres de ces dispersants ont été utilisés, mais M. Markey estime que ces chiffres doivent être "remis en question".

    Les autorités fédérales s'efforcent de leur côté de désamorcer la polémique. Dimanche, l'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire par le gouvernement américain, avait assuré que les "dispersants n'ont été utilisés que quand ils étaient nécessaires" et sur ordre des autorités américaines et non de BP.

    Cependant, selon l'Agence américaine de protection de l'environnement, le mélange chimique de dispersants et de pétrole n'est pas plus toxique que le brut lui-même, contrairement à ce que beaucoup redoutent. Après avoir mené des tests sur les huit sortes de dispersants utilisés, l'Agence a indiqué lundi que ce mélange ne s'était avéré "généralement pas plus toxique pour les espèces (animales) testées que le pétrole lui-même". Mais ces dispersants sont-ils vraiment efficaces ? Si en surface, la marée noire n'est plus franchement visible, qu'en est-il réellement ? Et quels seront les impacts écologiques ?

    "UN COUP DE SOLEIL SUR UN PATIENT QUI A DÉJÀ LE CANCER"

    On ne peut pour l'instant le prévoir, mais pour certains le pire est à venir. Impossible non plus d'évaluer pour le moment quelle quantité de pétrole restera sous la surface de la mer. Selon James Cowan, océanographe, il reste des boulettes de goudron "de la taille d'un grain de sable". Mais, explique-t-il dans Libération mardi, ces dernières peuvent "ressurgir des dizaines d'années plus tard". De même la présence d'hydrocarbures dans l'eau aurait un impact à long terme sur l'écosystème : mortalité anormalement élevée, malformations. "Après l'accident de l'Exxon Valdez, en 1989 sur les côtes de l'Alaska, explique-t-il, on n'avait pas vu non plus beaucoup de poissons morts sur le coup, mais, vingt ans plus tard, les harengs ne se reproduisent toujours pas normalement."

    Les habitants du golfe du Mexique, dont la région avait été dévastée par l'ouragan Katrina en 2005, craignent d'être trop rapidement oubliés. Dans le Time de cette semaine, Paul Kemp, professeur à l'université de Louisiane, considère, lui, qu'au regard des 6 000 hectares de marais qui disparaissent chaque année dans la région, l'impact de la marée noire est comparable à celui "d'un coup de soleil sur un patient qui a déjà le cancer".

    Sylvie Chayette
     

    Marée noire : les Etats-Unis en état d'urgence

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    Marée noire : BP va tenter de cimenter son puits

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    Si le puits à l'origine de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis ne crache plus de pétrole depuis le 15 juillet, BP doit maintenant s'assurer qu'il n'y aura plus jamais de fuite. Le groupe pétrolier a donc décidé de condamner le puits, en le cimentant, plus de cent jours après le début de la catastrophe. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    L'opération, baptisée «static kill», consiste à y injecter des matières solides et à le cimenter ensuite. «Aujourd'hui (lundi), nous allons effectuer les tests d'injection, nous allons évaluer les résultats, et faire les ajustements nécessaires», a expliqué le vice-président de BP Kent Wells.  «Puis nous effectuerons le static kill. Cela prendra toute la journée de demain. Cela pourrait même se poursuivre mercredi», a-t-il précisé.

    L'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la pollution pour le gouvernement américain, avait indiqué dimanche qu'elle pourrait «débuter dès lundi soir». 

    L'étape suivante pour BP consistera à évaluer les dégâts causés au rivage. Les autorités américaines ont déjà fermé ou émis des avis sur une mauvaise qualité de l'eau sur près d'un cinquième des 253 plages de la Louisiane, de l'Alabama, du Mississippi et de la Floride.  

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    Le groupe BP tente d’en terminer avec la marée noire

    golfe du mexique | Sévèrement critiqué pour son utilisation massive de dissolvants, le groupe pétrolier va essayer dès aujourd’hui de cimenter le puits.

    © AP | Doug Suttles, un responsable chez BP, sur une plage nettoyée.
     


    Jean-Cosme Delaloye | 03.08.2010 | 00:05

    BP a baptisé l’opération «static kill». Après un test hier, cette manœuvre délicate doit débuter aujourd’hui pour tenter de boucher définitivement le puits de pétrole à l’origine de la marée noire. Elle consiste à injecter de la boue et du ciment dans le puits à plus de 5000 mètres de profondeur. «Il y a eu tellement de faux départs dans cette catastrophe que nous ne pouvons pas encore pousser un grand soupir de soulagement», affirme Edward Overton, professeur de sciences environnementales à la Louisiana State University.

    Dégâts exagérés?

    Plus de cent jours après le début de la catastrophe provoquée par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon exploitée par BP, le «static kill» doit permettre de colmater une fuite contenue avec succès depuis deux semaines par un entonnoir posé sur le puits. Avec la disparation rapide du pétrole des eaux du golfe du Mexique, des scientifiques commencent à affirmer que les dégâts causés par la marée noire au large de la Louisiane ont été exagérés. «Je ne parlerais pas d’exagération, poursuit le professeur Ed Overton, un expert très sollicité par les médias américains. Une marée noire a des conséquences terribles à court terme, mais sur le long terme, elles sont limitées. Il reste du pétrole dans le golfe du Mexique, mais grâce à l’utilisation de dissolvants, il se désintègre assez rapidement.»

    Pas si toxique

    La question de l’utilisation massive de dissolvants pour empêcher la formation d’une nappe de pétrole crée la polémique aux Etats-Unis. Ce week-end, le représentant démocrate Ed Markey a parlé de «bombardement en masse» du golfe du Mexique. Paul Anastas, directeur adjoint de l’Agence américaine pour la protection de l’environnement (EPA) a défendu l’approche du gouvernement Obama qui a autorisé leur utilisation. Il a affirmé hier que les dissolvants maintiennent le pétrole loin des côtes de Louisiane et qu’ils sont moins toxiques que le pétrole lui-même. «Les dissolvants ont joué un rôle clé et je pense qu’Ed Markey a tort», a réagi Ed Overton.

    En fin de semaine dernière, la Louisiane a rouvert de larges zones du golfe du Mexique à la pêche après des tests prouvant, selon les autorités, que les poissons étaient propres à la consommation. «Le pétrole dissolu ne s’accumule pas dans la nourriture, affirme encore le professeur Overton. Le seul véritable risque que je vois est pour les huîtres. Mais quand on voit à quelle vitesse la nappe de pétrole se désintègre, je pense que l’utilisation de dissolvants a été encore une meilleure idée que ce que nous pensions au départ.»

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    BP critiqué pour l'utilisation importante d'agents dispersants

    Marée noire aux États-Unis

    Marée noire aux États-Unis

    L'une des pires marées noires de l'histoire des États-Unis menace les côtes de la Louisiane. Suivez le développement de cette «catastrophe nationale» et ses conséquences désastreuses pour l'environnement. »

    Plateforme pétrolière entourée d'une nappe de pétrole sur... (Photo Dave Martin, AP)

    Agrandir

    Plateforme pétrolière entourée d'une nappe de pétrole sur le site de la marée noire du Deepwater Horizon, le 16 juillet dernier.

    Photo Dave Martin, AP

     

    Greg Bluestein
    Associated Press
    La Nouvelle-Orléans

    Alors que la pétrolière BP semble se rapprocher d'une solution définitive pour colmater la fuite dans le golfe du Mexique, des officiels environnementaux ont dû se défendre, dimanche, face à des allégations selon lesquelles ils auraient permis à l'entreprise d'employer des agents dispersants dont les conséquences sur l'environnement sont encore inconnues.

    La garde côtière a plusieurs fois permis à BP d'utiliser des milliers de litres de produits chimiques pour briser la nappe de pétrole et ce, malgré une directive émanant du gouvernement fédéral visant à limiter le recours à cette tactique, ont affirmé des enquêteurs du Congrès américain.

    Dans une lettre envoyée samedi, le représentant Edward Markey a indiqué que BP avait «bombardé les fonds marins à l'aide de ces produits chimiques avec l'assentiment de la garde côtière».

    L'amiral à la retraite de la garde côtière, Thad Allen, a réagi à ces affirmations dimanche, soutenant que les autorités fédérales chargées de la réglementation n'avaient pas ignoré les directives environnementales.

    «Certains commandants d'unités avaient l'autorité de permettre aux équipes de nettoyage d'utiliser davantage d'agents dispersants dans certains cas», a-t-il ajouté.

    De son côté, le chef des opérations de la société britannique, Doug Suttles, a répondu que l'entreprise avait agi en conformité avec un protocole élaboré conjointement par le gouvernement et par la garde côtière.

    De plus, la société a respecté les exigences émises par l'agence de protection environnementale (EPA), a ajouté un porte-parole de BP, Daren Beaudo.

    «Les agents dispersants ont été approuvés par l'EPA, et ils sont reconnus comme étant des outils efficaces pour lutter contre les marées noires», a soutenu M. Beaudo.

    Plus d'un mois après le début de la fuite de pétrole, le 24 mai, l'agence environnementale et la garde côtière avaient ordonné à BP de réduire de 75 pour cent la quantité de produits chimiques qu'elle utilisait.

    Mais dans les 48 jours suivants, la garde côtière a approuvé pas moins de 74 requêtes venant de BP, selon les documents étudiés par les investigateurs. Seules quelques-unes des demandes ont été refusées.

    «L'agence n'a pas accepté toutes les demandes de dérogation, a écrit l'EPA dans un communiqué. Par contre, elle estime que l'utilisation d'agents dispersants a été un outil essentiel afin de diminuer l'impact de la fuite de pétrole.»

    «Cela a empêché des millions de litres d'hydrocarbures d'atteindre le rivage et de causer encore plus de dommages aux écosystèmes fragiles, aux plages et à l'économie locale», dit le communiqué.

    Le dispersant chimique a servi à briser les nappes et à transformer le pétrole en petites gouttelettes.

    Malgré ses avantages, le produit pourrait cependant s'avérer létal pour les oeufs de fruits de mer et les larves, selon des experts. Et ses impacts à long terme demeurent inconnus.

    Les humains exposés à ces agents chimiques à long terme pourraient souffrir de troubles du système nerveux central, de problèmes sanguins, hépatiques ou pulmonaires, d'après les centres de prévention et de contrôle des maladies.

    «La question, c'est de savoir si l'avantage d'utiliser ces produits l'emporte sur les risques potentiels», estime Larry McKinney, directeur exécutif de l'institut de recherche sur le golfe du Mexique de l'Université A & M Corpus Christi, au Texas.

     

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    Dates-clés de la marée noire dans le golfe du Mexique

    LA NOUVELLE-ORLEANS (Etats-Unis) - Rappel des dates-clés de la marée noire dans le golfe du Mexique, au moment où doit commencer la cimentation du puits.

    --AVRIL 2010--

    - 20: Explosion, suivie d'un incendie, sur la plate-forme Deepwater Horizon à 80 km au large de La Nouvelle-Orléans: onze morts.

    - 22: La plate-forme, contenant 2,6 millions de litres de pétrole, coule.

    - 25: Le groupe britannique BP, exploitant de la plate-forme, annonce que du pétrole s'échappe du puits par 1.500 mètres de fond.

    - 28: Découverte d'une nouvelle fuite, portant à 800.000 litres le volume de pétrole se déversant dans la mer chaque jour. Cette estimation sera plusieurs fois relevée.

    - 29: Les premières nappes atteignent la Louisiane.

    --MAI--

    - 8: Tentative ratée de mise en place d'un "couvercle" sur la fuite.

    - 16: BP réussit à pomper du pétrole grâce à un tube inséré dans le puits, alors que d'énormes nappes de brut sont découvertes à grande profondeur.

    - 20: BP assure pomper 5.000 barils de brut par jour (800.000 litres), mais admet avoir sous-estimé la fuite.

    - 29: Echec de la tentative visant à cimenter le puits par l'injection d'un produit épais.

    --JUIN--

    - 1er: Ouverture d'une enquête judiciaire.

    - 3: BP parvient à poser un entonnoir sur le conduit qui permettra de pomper plusieurs milliers de barils de brut par jour.

    - 15: BP installe un second dispositif de captage permettant de brûler quotidiennement 10.000 barils de brut.

    - 16: Obama obtient de BP la provision de 20 milliards de dollars pour l'indemnisation des victimes.

    --JUILLET--

    - 4: Après avoir touché la Louisiane, le Mississippi, l'Alabama et la Floride, la marée noire atteint le Texas.

    - 12: Nouveau moratoire sur les forages jusqu'au 30 novembre, après l'annulation par la justice d'un précédent décrété par Obama.

    - 15: BP réussit pour la première fois à arrêter l'écoulement de pétrole à l'aide d'un entonnoir.

    - 27: Annonce du départ le 1er octobre du patron de BP, Tony Hayward, remplacé par l'Américain Bob Dudley.

    BP, qui a mis de côté une charge de 32,2 milliards de dollars, annonce une perte trimestrielle de 16,9 milliards de dollars.

    --AOUT--

    - 2: BP annonce que l'opération "static kill", censée condamner pour de bon le puits par l'injection de liquides, de matières solides, puis de ciment, commencera le 3 août.

    Les autorités américaines évaluent à 4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres, le volume de brut et de gaz échappés du puits, dont 800.000 barils (127 millions de litres) ont été récupérés.

    (©AFP / 03 août 2010 16h09)

     

    C’est peut-être le début de la fin de la marée noire dans le Golfe du Mexique. BP lance, ce mardi, son opération de colmatage de la fuite de pétrole, plus de trois mois après l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon. Une opération baptisée “static kill” qui consiste, si elle réussit, à injecter du ciment dans le puits pour arrêter l’hémorragie de brut.

    Cette marée noire est considérée comme la pire catastrophe accidentelle de l’histoire. Elle est près de 20 fois plus importante que celle provoquée par l’Exxon Valdez sur le littoral d’Alaska en 1989.
    780 millions de litres se sont échappés, dont un sixième seulement a pu être récupéré.

    La faune et la flore sont les premières à en payer le prix. Le pétrole s’est infiltré partout, c’est le constat dressé par Ocean Futures Society, une association fondée par le fils de Jean-Yves Cousteau.

    “Lorsque nous avons mené des recherches sur les côtes, on a trouvé des petits trous dans le sable. Si vous marchez sur le sable juste à côté, c’est spongieux, et du pétrole commence à sortir”, explique Matt Ferraro, plongeur en chef de l’association. En voici la démonstration sur les côtes de Louisiane.

    BP est également très critiquée pour l’utilisation massive de dispersants, répandus pour dissoudre le pétrole.

    Le directeur d’exploitation de la compagnie pétrolière s’est montré confiant. “Je mangerai du poisson issu du Golf du Mexique”, a déclaré Doug Suttles.

    La Louisiane a rouvert de larges zones à la pêche la semaine dernière, après des tests probants selon les autorités.

    Cette catastrophe a déjà coûté à BP et à l‘économie locale plusieurs milliards de dollars.

    Copyright © 2010 euronews

    Louisiane : mais où est passée la nappe de pétrole ?

    mardi 03 août 2010
    • Les nappes géantes se sont transformées en milliers de tachesde pétrole.

      Les nappes géantes se sont transformées en milliers de tachesde pétrole.

      Reuters

    La pollution déversée dans le golfe du Mexique n'est quasiment plus visible en surface.Grâce à l'action commune des dispersants, de la météo et de bactéries voraces. Mais tout n'est pas réglé.

    À l'intérieur des avions qui survolent le golfe du Mexique, scientifiques et garde-côtes scrutent la surface de la mer à la recherche d'une nappe de pétrole brut digne de ce nom. En vain. « On peut seulement voir des milliers de tâches très dispersées », confiait, la semaine dernière, l'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire par le gouvernement américain. Sur certaines plages, on se baigne comme si rien ne s'était passé. En Louisiane, la pêche a été rouverte sur de larges zones.

    Alors où est passé ce fichu pétrole ? « D'abord, cette nappe n'est plus alimentée, explique Georges Peigné, directeur adjoint au Cedre (le centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux. La fuite est, pour l'instant, stoppée avant le rebouchage définitif du puits. D'autre part, les quantités énormes de pétrole qui se sont déversées (entre 400 et 700 millions de litres) ont fait l'objet de nombreux traitements en mer. »

    Entre deux eaux

    411 incendies ont été allumés pour brûler le pétrole, des centaines de bateaux écumeurs ont ratissé la zone et l'utilisation massive de dispersants chimiques a contribué à l'éclatement de la nappe composée d'un hydrocarbure très léger.

    Les fortes tempêtes qui ont secoué la zone ont également eu un effet de brassage du brut. « Un autre élément naturel a aussi joué un rôle important, poursuit Georges Peigné. Il existe des bactéries capables de digérer le pétrole, elles se sont multipliées sur la zone. » Voraces, elles ont apprécié l'arrivée massive et inopinée de cette manne. Dans l'eau, le pétrole « sert parfois d'engrais » et peut même favoriser la prolifération de certaines espèces.

    Alors tout est réglé ? Pas vraiment. L'utilisation massive de dispersants, composés notamment de solvants, n'est pas sans conséquences pour l'environnement. Les pêcheurs sont inquiets pour le devenir des larves de crevettes et de crabes, dont dépend leur prochaine saison de pêche.Dans les bayous de Louisiane, souillés par le pétrole, on s'inquiète du temps qu'il faudra pour nettoyer. Enfin, si la pollution n'est plus visible en surface, cela ne signifie pas qu'elle a complètement disparu. Pour certains chercheurs et océanographes, elle peut stagner entre deux eaux. Des analyses plus poussées vont être menées par l'Agence océanique et atmosphérique américaine.

    Aujourd'hui, BP doit lancer son opération Static kill. Destinée à condamner le puits endommagé, pour l'instant coiffé d'un dôme, elle va consister à injecter de la boue et du ciment. Mais il faudra ensuite boucher le fond du réservoir.

    Philippe LEMOINE.
     
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    L'Amérique maintient BP sous pression, au centième jour de la marée noire

    WASHINGTON - Au centième jour de la marée noire, les Américains avaient mercredi l'espoir que la catastrophe soit en partie derrière eux, alors que le gouvernement maintenait BP sous pression pour qu'il finisse le travail dans le golfe du Mexique.

    La fuite ne crache plus de brut depuis le 15 juillet, et les traces de la pollution, considérée comme la plus grave de ce type dans l'histoire américaine, sont désormais difficiles à détecter.

    La Maison Blanche n'en a pas moins accueilli froidement le remplacement par l'Américain Bob Dudley de Tony Hayward, le patron du géant pétrolier britannique.

    "C'est un jour très triste pour moi. Que ce soit juste ou injuste n'est pas le problème. Je suis devenu le visage public (du groupe) et j'ai été diabolisé et vilipendé", avait affirmé M. Hayward après l'annonce de sa démission prenant effet en octobre.

    "Ce qui n'est pas juste, c'est ce qui s'est passé dans le Golfe. Ce qui n'est pas juste, c'est que les actes de certains ont provoqué la pire catastrophe que notre pays ait jamais vu", a répliqué mardi Robert Gibbs, le porte-parole du président américain Barack Obama.

    De 397 à 715 millions de litres de pétrole se seraient déversés dans la mer entre l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril, et la pose de "l'entonnoir" sur la fuite le 15 juillet.

    BP aurait récupéré un quart de ce volume. L'entreprise a aussi procédé à plus de 400 incendies de pétrole et de gaz au large. Mais ces efforts n'expliquent pas que le brut soit désormais presque introuvable à la surface.

    Certains spécialistes assurent qu'une partie du pétrole s'est dispersée naturellement ou a été dégradée biologiquement. D'autres experts, moins optimistes, redoutent que subsistent des nappes entre deux eaux.

    Jane Lubchenko, la directrice de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA), a annoncé une analyse poussée pour tenter de retrouver la trace du pétrole.

    Le début des opérations visant à condamner le puits sont programmées pour la semaine prochaine. L'étape suivante consistera à évaluer les dégâts causés au rivage.

    Les autorités américaines ont fermé ou émis des avis sur une mauvaise qualité de l'eau sur un cinquième des 253 plages de la Louisiane, de l'Alabama, du Mississippi et de la Floride depuis le début de la marée noire, indique un rapport du Conseil de défense des ressources naturelles.

    Selon le Washington Post, une équipe d'enquêteurs a été envoyée à La Nouvelle-Orléans pour déterminer si des liens entre BP et des membres des services de régulation du secteur pétrolier ont contribué à provoquer la catastrophe.

    La "Brigade BP" comprend notamment des membres de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) et des garde-côtes, précise le quotidien.

    Outre BP, l'enquête vise deux autres entreprises: le propriétaire de la plateforme exploitée par BP, Transocean, ainsi que Halliburton, qui avait achevé de cimenter le puits deux jours avant l'explosion.

    Cette investigation s'ajoute à d'autres déjà lancées par le ministère de la Justice américain et par trois des cinq Etats touchés par la marée noire (Louisiane, Mississippi et Alabama).

    BP et les victimes de la catastrophe se retrouveront d'ailleurs pour la première fois devant la justice jeudi à Boise (Idaho, ouest des Etats-Unis).

    Face aux quelque 200 plaintes déposées devant les tribunaux de plusieurs Etats, un panel de juges fédéraux doit répondre à deux questions: les plaintes doivent-elles être rassemblées en une seule? Où se tiendront les audiences d'avant-procès et sous la présidence de quel juge?

    L'autorité des marchés financiers américains (SEC) enquête par ailleurs sur un possible délit d'initiés commis par des tiers sur l'action de BP dans le cadre des efforts contre la marée noire, affirme la chaîne CNBC.

    (©AFP / 28 juillet 2010 20h53)

     


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    La gastronomie de la Nouvelle-Orléans à l'épreuve de la marée noire

    25.07.2010, 18h23<btn_p></btn_p>

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    A la Nouvelle-Orléans, courue pour ses fruits de mer à la créole et ses crevettes aux gombos, les chefs font tout pour que leur cuisine reste à la hauteur de sa réputation alors que la marée noire a fait fuir touristes et gastronomes.
    Certes, la pêche locale est certifiée propre à la consommation. Mais le secteur de la gastronomie et du tourisme, sous le coup d'une chute d'activité, s'inquiète de la perception dans l'opinion des produits de la pêche dans le golfe du Mexique, à l'heure de la plus grave catastrophe écologique de l'histoire du pays. <btn_noimpr></btn_noimpr>
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    La marée noire "nous a coupé l'herbe sous le pied", maugrée Anthony Spizale, chef au restaurant The Rib Room de l'hôtel Omni Royal Orleans. "Si nos produits de la pêche disparaissent, c'est toute notre cuisine qui change".
    "Là maintenant, j'arrive à me fournir en poissons et fruits de mer locaux, sauf les huîtres", explique M. Spizale alors que ce natif de la Nouvelle-Orléans fait sauter un poisson pour le service de midi de cet établissement situé dans le "Vieux carré", un quartier historique.
    "Nous utilisons la production régionale, c'est ce que nous servons à nos clients. Le message c'est: nos produits de la mer sont sains", ajoute-t-il en faisant la promotion de la tradition culinaire de Louisiane qui mélange des saveurs françaises, africaines et des Caraïbes.
    Pourtant les prix ont flambé, se plaint-il alors que la livre de tambour rouge, un gros poisson de la région, est passée de 6,95 dollars avant la marée noire fin avril à 12 dollars. Idem pour le crabe dont la livre est passée d'une douzaine de dollars à presque une vingtaine.
    Dans le golfe du Mexique, la catastrophe pourrait faire perdre 22,7 milliards de dollars en recettes touristiques aux cinq Etats touchés au cours des trois prochaines années, selon une étude publiée jeudi.
    Le delta du Mississippi fournit 40% de la production de produits de la mer des Etats-Unis.
    Après l'ouragan dévastateur Katrina de 2005, les infrastructures de l'industrie de la crevette avaient déjà été mises à rude épreuve. Le naufrage de la plateforme BP le 22 avril et les millions de litres de brut déversés dans l'océan pourraient avoir sonné le coup de grâce.
    "On était à peine en train de regarder Katrina dans le rétroviseur que nous arrive la marée noire", se lamentait récemment Stephen Perry, qui dirige l'office de tourisme de la Nouvelle-Orléans, lors d'un festival de gastronomie à Dijon en France la semaine dernière.
    Le tourisme à la Nouvelle-Orléans, visitée chaque année par des millions de personnes pour sa cuisine, sa musique et ses traditions culturelles, génère 7 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel et emploie 70.000 personnes.
    "Les produits de mer de Louisiane sont là et sont plus frais que jamais parce qu'on n'arrête pas de les tester", assure Sister Mary Lou Specha, patronne du Cafe Reconcile.
    "Y a-t-il un risque ? Oui. Mais je sais --et des gens de confiance me l'ont dit dans la profession, qu'il y a de sévères contrôles pour vérifier la qualité de nos produits", ajoute-t-elle.
    Dooky Chase IV, propriétaire d'un grand restaurant du même nom qui a reçu deux fois la visite du président Barack Obama, faisait récemment la promotion du savoir-faire de Louisiane à Dijon tout en se lamentant sur la marée noire: "certains chefs changent déjà leurs recettes. Il faut bien s'adapter".
    Mais la Nouvelle-Orléans, aussi appelée la "Big easy", est réputée pour sa capacité à résister: "si on peut survivre à Katrina, on peut survivre à tout", selon Dooky Chase.

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    Le spleen des habitants de la Louisiane face à la marée noire

     

    BURAS (Etats-Unis) - "Je suis en colère. J'ai même envisagé le suicide", lâche Darla Brooks, issue d'une famille de pêcheurs de Louisiane. Si la marée noire a souillé les côtes, elle a également provoqué une hausse du nombre de dépressions chez les habitants des zones sinistrées.

     

    "Toute la région va crever", poursuit Darla Brooks, dont la famille vit depuis depuis cinq générations de la pêche dans la petite ville de Buras.

     

    "Ici, on a le pétrole et la pêche. On est des gens de la mer. Tout ce qui touchait à la mer, la marée noire nous l'a pris", dit-elle à l'AFP.

     

    Darla Brooks, 37 ans, qui a grandi dans le golfe du Mexique en apprenant à pêcher à la crevette avec son père, se lamente de cette vie perdue et de ne pouvoir enseigner les mêmes traditions à son petit-fils de cinq ans.

     

    Malgré tout, elle se promet aujourd'hui de ne plus pleurer et de ne plus penser au suicide: "J'ai décidé que cela n'allait pas changer grand chose, si ce n'est de me faire taire".

    Démission du directeur de BP: "aucune décision définitive" n'a été prise

    Des histoires de désespoir, il y en a si fréquemment dans la région depuis le début de la marée noire il y a trois mois, que Mike Brewer, responsable d'un des sites de décontamination de BP pour ceux qui s'occupent du nettoyage- affirme qu'il reçoit "tous les jours" des appels "de gens qui veulent se suicider".

    LONDRES (AP) — Le groupe pétrolier BP a déclaré lundi qu'''aucune décision définitive" n'a été prise sur des changements à la tête de BP, alors qu'un haut responsable du gouvernement américain et la presse avaient annoncé la démission du directeur général de BP Tony Hayward, critiqué pour sa gestion de sa marée noire dans le Golfe du Mexique.

    Dans un communiqué à la bourse londonienne, BP précise que son comité d'administration se réunirait lundi soir, la veille de l'annonce des résultats du deuxième trimestre. "BP a pris note des spéculations de la presse du week-end sur de possibles changements dans le management et le coût de la marée noire dans le golfe du Mexique. BP confirme qu'aucune décision définitive n'a été prise sur ces sujets".

    Un responsable américain a annoncé dimanche que l'annonce officielle du départ de Tony Hayward pourrait intervenir dès lundi, tandis que la BBC et le Sunday Telegraph avaient auparavant rapporté dimanche, citant des sources non identifiées, que Tony Hayward négociait les conditions de son départ -qui doit être entériné lors d'une prochaine réunion du conseil d'administration de BP.

    Celui-ci a fait l'objet de nombreuses critiques pour sa gestion de la marée noire, après l'explosion meurtrière le 20 avril de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP au large de la Louisiane. Tony Hayward a d'abord minimisé les conséquences de la catastrophe, la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. rapport à la masse d'eau du Golfe du Mexique.

    Il a ensuite choqué en déclarant notamment qu'il espérait "retrouver sa vie d'avant" et en assistant récemment à une course de voile au large des côtes britanniques, alors que le pétrole souillait celles du Golfe du Mexique.

    Agé de 53 ans, Tony Hayward a passé 28 ans au sein du groupe pétrolier britannique, dont il a été nommé directeur général en 2007. Il avait alors promis de se concentrer "comme un laser" sur la sécurité. AP

    ljg/v113

    D'après lui, l'augmentation du stress est généralisée: "Cette affaire ne touche pas seulement les pêcheurs, cela affecte aussi leurs familles. Tout le monde est touché".

    Il insiste sur le fait qu'il a besoin de psychologues sur son site de décontamination "tous les jours", comme ailleurs sur la côte.

    Golfe du Mexique: plus de 2.000 plages touchées par la marée noire

    M. Brewer, par ailleurs candidat à une prochaine élection locale, organise bientôt une journée "pour s'amuser", à destination des familles de la région, pour que les gens pensent à autre chose, ne serait-ce que pour une journée, qu'à la catastrophe écologique la pire de l'histoire du pays.

    MIAMI (AP) — Fermetures, avertissements mettant en garde contre les risques en matière de santé: plus de 2.000 plages du golfe du Mexique, de la Louisiane à la Floride, ont été touchées par la marée noire provoquée par l'explosion, le 20 avril, d'une plate-forme exploitée par BP au large de la Louisiane, selon un rapport publié mercredi par une organisation écologiste américaine.

    Si de nombreuses plages ont été épargnées, plus de 2.200 d'entre elles ont fait l'objet de fermeture ou de mises en garde des autorités en raison des risques liées à la nappe de pétrole.

    L'an dernier, sur la même période, les fermetures ou les avertissements avaient concerné 237 plages, soit environ dix fois moins, essentiellement à cause des bactéries ou des virus dans l'océan, selon l'enquête annuelle sur la qualité des eaux de baignade du "Natural Resources Defense Council" (NRDC). AP

    pyr/v0564

     

    27/07/2010 18:17

    Comprendre les marées noires


    Marees-noires.com, un site très complet sur le sujet, édité par le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), a vu son trafic multiplié par cinq durant les premiers jours de la catastrophe écologique en Louisiane


    La marée noire en Louisiane, causée par l’incendie de la plate-forme Deepwater Horizon, a poussé Tony Hayward, le patron de British Petroleum, à quitter ses fonctions face aux nombreuses critiques sur sa gestion de la crise.  Elle a également mis en lumière les risques liés à l’industrie pétrolière et suscité un besoin d’information du public, alors qu'une catastrophe du même type touche depuis dix jours les côtes du nord-est de la Chine.

    Marees-noires.com, un site très complet sur le sujet, édité par le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), a ainsi vu son trafic multiplié par cinq durant les premiers jours de ce désastre écologique.

    À l’origine de Marees-noires.com, il y a un dossier pédagogique au format papier destiné aux collégiens et aux lycéens, réalisé avec le ministère de l’éducation nationale et la compagnie pétrolière Elf Aquitaine. Après la catastrophe de l’Erika, ce document a été mis à jour et publié sur le Web.

    Marees-noires.com tord le cou à quelques idées reçues

    Pour ce faire, le Cedre s’est associé à Planete-energies.com, un site appartenant à Total, affréteur du pétrolier naufragé au large de la Bretagne en 1999. Une façon de redorer son image de marque. Mais Christophe Rousseau, responsable du Cedre, tient à préciser qu’il a « eu toute latitude pour réaliser Marees-noires.com ».

    Si le contenu est « adapté » à un public scolaire, le site est consulté par des internautes « de 7 à 77 ans ». Construit selon un fil chronologique, de la formation du pétrole à la lutte contre la pollution marine, cet espace pédagogique propose nombre d’animations interactives et d’articles. Le tout est complété par un lexique et une bibliographie.

    Marees-noires.com tord le cou à quelques idées reçues. On apprend par exemple que les marées noires accidentelles ne représentent que 6 % des hydrocarbures que déverse l’homme dans la nature. « Le problème, c’est que les accidents de pétroliers frappent les esprits, alors que les rejets quotidiens sont bien plus importants », commente Christophe Rousseau. Au terme de la visite, un quiz est proposé pour vérifier et parfaire ses connaissances.

    Yann LEON

    "Le stress économique et financier, c'est le plus sérieux dans l'immédiat", ajoute Mike Brewer, regrettant que le groupe pétrolier BP ne parle que d'argent à toutes les réunions.Cette approche, selon M. Brewer, fait que les habitants du golfe considèrent que BP veut tout simplement "les payer et se laver les mains".Pour vraiment aider les populations, BP doit tenir des réunions publiques où il explique ce qu'il fait pour nettoyer et pour que les gens puissent retourner au travail, affirme-t-il.La directrice générale de la santé publique, Regina Benjamin, était à Buras cette semaine pour évoquer les conséquences de la marée noire sur la santé mentale."Le stress pèse sur la santé", dit-elle dans son message aux habitants.Le ministère de la Santé a préparé des dépliants résumant les menaces psychologiques que fait peser la marée noire, décrivant des pleurs, des bouffées d'anxiété, le recours à l'alcool ou aux drogues.Dans l'auditorium de Buras, des bénévoles du groupe C.A.R.E. distribuent gratuitement des hot-dogs et des haricots.Autour d'eux, des exposants proposent de l'aide: services sociaux, églises, organisations caritatives ainsi que la cellule du programme de soutien psychologique du gouvernement qui offre des balles de caoutchouc anti-stress et des dépliants où l'on peut lire: "avec cet avenir incertain, la colère, le stress, la peur nous envahissent. N'attendez pas, parlons-en".Regardant une demi-douzaine d'enfants encouragés à exprimer leurs émotions au cours d'un atelier d'écriture de chansons, M. Brewer a des paroles de réconfort: "voilà quelque chose dont je suis fier ici. Les voisins qui aident les voisins. C'est la seule chose qu'on peut faire".(©AFP / 25 juillet 2010 08h41)

    USA: le moratoire sur les forages provoque la colère de la Louisiane

    WASHINGTON - Habitants et élus de la Louisiane, fortement touchée par la marée noire, ont pressé mardi l'administration Obama de lever le moratoire sur les forages en eaux profondes qui, selon eux, asphyxie l'économie, lors d'une audience au Congrès.

    "La décision de faire cesser l'exploration énergétique dans le golfe du Mexique paraît avoir été prise de manière non-informée qui tient presque de l'irresponsabilité", a affirmé Mary Landrieu, sénatrice démocrate de Louisiane, l'un des cinq Etats frappés par la marée noire.

    Mme Landrieu s'exprimait lors d'une audience de la commission du Sénat sur les PME à Washington.

    L'administration Obama a instauré le 12 juillet un nouveau moratoire sur les forages en eaux profondes jusqu'au 30 novembre. Cette décision est intervenue après l'annulation par la justice américaine d'un précédent moratoire mis en place dans le cadre de la lutte contre la marée noire dans le golfe du Mexique, provoquée par l'explosion puis le naufrage d'une plateforme pétrolière BP fin avril.

    Le moratoire, a lancé Mary Landrieu mardi, "a augmenté les risques pour l'environnement, les risques pour notre sécurité nationale et pour la sécurité de l'emploi. Cette décision doit être renversée".

    Une étude conduite par Joseph Mason, professeur de finances publiques à l'université de Louisiane, estime que le moratoire va faire perdre plus de 8.000 emplois en six mois à la Floride, à l'Alabama, au Mississippi, à la Louisiane et au Texas.

    L'arrêt de l'exploration représente, selon cette étude, un manque à gagner de près de 500 millions de dollars en salaires, de 2,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires et de quelque 100 millions de dollars en taxes.

    Au niveau national, l'étude prévoit la perte de 12.000 emplois et de 200 millions de dollars de revenus fiscaux.

    Pour Troy Lillie, un Louisianais retraité du secteur pétrolier, le moratoire est une erreur: "Il a détruit et il va continuer à détruire des dizaines de milliers de vie". Selon lui, "après quatre ouragans, dont Katrina (en 2005, ndlr), une marée noire et une dépression économique", le moratoire pourrait être "le coup de grâce".

    D'après Mary Landrieu, l'administration Obama a "réagi de manière excessive" au drame à l'origine de la marée noire: la mort de onze employés qui travaillaient sur la plateforme.

    "Je ne dis pas que la sécurité n'est pas importante", a-t-elle dit à l'AFP. "De 1947 à 2009, 42.000 puits ont été forés dans le golfe du Mexique et il y a 99 jours (le 20 avril, ndlr) un de ces puits a sauté. L'horreur (de ce drame) ne justifie pas que l'on mette fin à toute une industrie", a dit Mme Landrieu.

    (©AFP / 27 juillet 2010 21h55)

     

    Marée noire : la catastrophe Bonnie n'a pas eu lieu

    Par TF1 News, le 25 juillet 2010 à 08h56, mis à jour le 25 juillet 2010 à 09:17

    La dépression tropicale ayant faibli, les experts de BP peuvent plancher à nouveau sur les moyens de boucher définitivement le puits de pétrole endommagé. Le forage de puits de dérivation est en cours.

     
    Image satellite de la tempête Bonnie (24 juillet 2010)Image satellite de la tempête Bonnie (24 juillet 2010) © www.nasa.gov

    Les opérations de lutte contre la marée noire avaient déjà été perturbées fin juin par Alex, le premier ouragan de la saison dans l'Atlantique. L'entonnoir récemment installé par BP est théoriquement conçu pour résister à de telles conditions climatiques, alors que la saison cyclonique dans l'Atlantique promet de battre des records. Mais Bonnie, dont la Nasa a fourni ce week-end des images satellites impressionnantes, aura été finalement une alerte moins sérieuse que prévu. Après avoir balayé la Floride avec de fortes pluies vendredi, alors qu'elle était encore une tempête tropicale, Bonnie a faibli ce week-end et s'est transformée en dépression alors qu'elle évoluait dans le golfe du Mexique.

    • Marée noire: l'"équipe BP" à la recherche d'éventuels mensonges

      Les dirigeants de BP, Transocean et Halliburton sont dans le collimateurs de la justice américaine, qui va tenter de déterminer si ceux-ci ont menti avant la marée noire.

      Publié le 28/07/2010 Marée noire: l'"équipe BP" à la recherche d'éventuels mensonges
    • "Patapouf" sur un siège éjectable

      Le patron gaffeur de BP, Tony Hayward, qui doit son surnom à ses bourdes à répétition sur la marée noire, pourrait quitter la direction du groupe dès ce lundi.

      Publié le 26/07/2010 "Patapouf" sur un siège éjectable
    • Marée noire : une opération de colmatage reportée

      Une opération cruciale du groupe BP visant à condamner le puits de pétrole, qui devait commencer la semaine prochaine, a été reportée à début août, a indiqué dimanche un haut responsable américain.

      Publié le 25/07/2010 Marée noire : une opération de colmatage reportée
    • Marée noire : en attendant Bonnie...

      BP a dû suspendre la lutte contre la marée noire devant la menace de la tempête Bonnie. Celle-ci a perdu en puissance, mais pourrait se renforcer de nouveau en traversant le golfe du Mexique.

      Publié le 24/07/2010 Marée noire : en attendant Bonnie...
    • Aux Etats-Unis, Londres défend BP bec et ongles

      Déjà au centre de l'attention des médias américains pour son rôle dans la marée noire, BP est aussi accusé d'avoir plaidé pour la libération de l'agent libyen condamné pour l'attentat de Lockerbie.

      Publié le 24/07/2010 Aux Etats-Unis, Londres défend BP bec et ongles
    • Les tests de BP prolongés de 24 heures

      Le pétrole ne fuit plus dans les eaux du golfe du Mexique. Mais les craintes que le puits ait été endommagé ne sont pas levées. BP a donc décidé de poursuivre ses tests pour vérifier la pression du brut au-delà du week-end.

      Publié le 18/07/2010 Les tests de BP prolongés de 24 heures
    • BP obligé de reporter un test sur son nouvel entonnoir

      Baptisé "Top Hat 10", le nouvel entonnoir posé lundi soir devait permettre de récupérer l'intégralité du pétrole qui s'échappe. Une fuite détectée sur un conduit oblige la firme à reporter un test crucial de ce nouvel appareil.

      Publié le 15/07/2010 BP obligé de reporter un test sur son nouvel entonnoir
    • Top Hat 10, le super-entonnoir qui va tout régler ?

      BP estime mardi que le nouvel entonnoir posé cette nuit va contenir intégralement le brut qui se déverse dans l'océan.

      Publié le 13/07/2010 Top Hat 10, le super-entonnoir qui va tout régler ?
    • BP joue à quitte ou double face à la marée noire

      Le nouvel entonnoir que le groupe pétrolier est en train d'installer dans le golfe du Mexique permettra-t-il de capter tout le pétrole qui fuit ? L'opération n'est pas sans danger. Et pour BP, la facture devient astronomique.

      Publié le 11/07/2010 BP joue à quitte ou double face à la marée noire
    • L'entonnoir de BP remis en place, le pompage reprend

      Une fuite de gaz avait obligé BP à retirer son entonnoir. Durant dix heures, la fuite de pétrole a laissé échapper entre 30 000 et 60 000 barils.

      Publié le 23/06/2010 L'entonnoir de BP remis en place, le pompage reprend
    • Marée noire: une tempête menace le golfe du Mexique

      Nettoyer le golfe du Mexique de la catastrophe pétrolière survenue depuis le 20 avril va se compliquer : une tempête tropicale devrait progresser vers cette zone dans les prochaines heures.

      Publié le 26/06/2010 Marée noire: une tempête menace le golfe du Mexique
    • Marée noire: l'ouragan Alex gêne le nettoyage

      Le premier ouragan de la saison dans l'Atlantique a forcé BP à réduire ses opérations de récupération du pétrole dans le golfe du Mexique, où les Etats-Unis vont utiliser l'aide offerte par 12 pays pour lutter contre la marée noire.

      Publié le 30/06/2010 Marée noire: l'ouragan Alex gêne le nettoyage
    • Marée noire : le nouveau dôme de tous les espoirs

      Ce nouveau dispositif, qui opère comme un entonnoir posé sur la fuite, est censé endiguer la totalité du brut qui s'échappe depuis près de trois mois du gisement en eau profonde du golfe du Mexique.

      Publié le 13/07/2010 Marée noire : le nouveau dôme de tous les espoirs

     

    • Marée noire: l'"équipe BP" à la recherche d'éventuels mensonges

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      Les dirigeants de BP, Transocean et Halliburton sont dans le collimateurs de la justice américaine, qui va tenter de déterminer si ceux-ci ont menti avant la marée noire.

    • "Patapouf" sur un siège éjectable

      Vue : 3 426 fois

      "Patapouf" sur un siège éjectable

      Publié le 26 juillet 2010

      Le patron gaffeur de BP, Tony Hayward, qui doit son surnom à ses bourdes à répétition sur la marée noire, pourrait quitter la direction du groupe dès ce lundi.

    • Marée noire : une opération de colmatage reportée

      Vue : 362 fois

      Une opération cruciale du groupe BP visant à condamner le puits de pétrole, qui devait commencer la semaine prochaine, a été reportée à début août, a indiqué dimanche un haut responsable américain.

    L'impact sur la marée noire devrait rester limité. "Nous nous attendons à ce que Bonnie contribue à dissoudre le pétrole à la surface, à réduire la taille des billes de goudron, ce qui permet une dégradation plus rapide", a estimé Jane Lubchenco, sous-secrétaire au Commerce chargée de l'Agence américaine océanique et atmosphérique. Le pétrole "qui stationne en profondeur ne devrait pas être touché par la tempête", a-t-elle toutefois noté.

    Opération "Static kill"

    Ce point plutôt positif est néanmoins contrebalancé par un grave inconvénient : selon Peter Ortner, directeur de l'Institut coopératif pour les études marines de l'université de Miami, la tempête et les vagues auront déplacé les nappes de brut vers les rivages. Du pétrole "va être poussé vers les rives et même plus avant dans les terres", a estimé cet expert. "La tempête pourrait vraiment ajouter aux effets destructeurs à l'oeuvre dans cette zone de reproduction pour la faune", à une période stratégique pendant laquelle oiseaux, tortues et mammifères donnent naissance à leurs petits. En effet, les marais de Louisiane, du Mississippi et d'Alabama, trois des cinq Etats américains touchés par la marée noire, la pire de l'histoire américaine, constituent un sanctuaire pour la nidification des tortues et des oiseaux. Peter Ortner s'inquiète également de l'arrêt forcé des opérations de nettoyage du brut avec l'évacuation de navires travaillant sur la zone : "Je ne vois pas ce qu'ils ont pu faire d'autre que de laisser le pétrole évoluer librement".

    L'affaiblissement de la tempête Bonnie offre toutefois à BP l'espoir de lancer d'ici cinq jours une tentative pour obturer définitivement le puits de pétrole d'où fuyait encore, il y a peu, le pétrole qui polluait la mer et les côtes américaines. L'opération mobilise depuis plusieurs jours les ingénieurs du groupe britannique. Elle consisterait à injecter un mélange d'eau et de matières solides par la tête du puits avant de le sceller avec du ciment. Baptisée "Static kill", l'opération que BP pourrait lancer ressemble fort à celle tentée, sans succès, fin mai. Elle pourrait commencer dans "trois à cinq jours", selon l'amiral Thad Allen, qui supervise la lutte contre la marée noire pour l'administration américaine. Le puits de pétrole, qui déversait quotidiennement depuis fin avril des millions de litres de brut dans l'océan, est actuellement fermé depuis plus d'une semaine, de manière provisoire, grâce à la pose d'un entonnoir.

    Outre le "Static kill", BP dispose d'une autre solution pour boucher définitivement le puits responsable de la marée noire : le forage de deux puits de dérivation. Le Development Driller 3, une plateforme de forage travaillant à cette tâche, avait dû être évacuée en raison des craintes liées à la dépression Bonnie. Elle "est sur le chemin du retour", la tempête ayant baissé en intensité, avait annoncé samedi un porte-parole de BP, Bryan Ferguson. La menace de Bonnie avait forcé le géant pétrolier à suspendre ses opérations autour du puits à l'origine de la marée noire, tandis que le gros des équipes luttant contre la pollution avait quitté vendredi la zone située à quelque 80 km au large des côtes de Louisiane. Mais Bonnie, qui était alors une tempête tropicale, n'a cessé de faiblir pour se transformer en dépression et les dernières prévisions météorologiques sont de bon augure et donnent aux équipes de BP la chance de revenir sur place et de se remettre au travail au plus vite.

    Image satellite de la tempête Bonnie (24 juillet 2010)
    Image satellite de la tempête Bonnie (24 juillet 2010) :
    Cliquez ci-dessus pour voir l'image en haute résolution
    Par TF1 Newsle 25 juillet 2010 à 08:56

     

    Une tentative de colmatage définitif avant la fin du mois

    Les bateaux ainsi que les plate-formes de forages ont pu regagner le site de la catastrophe après le passage de Bonnie.
    Les bateaux ainsi que les plate-formes de forages ont pu regagner le site de la catastrophe après le passage de Bonnie.

    Après le passage de la tempête tropicale Bonnie, qui s'est affaiblie beaucoup plus rapidement que prévue, les opérations de rebouchage définitif du puits de BP pourraient démarrer d'ici 3 à 5 jours dans le golfe du Mexique.

    L'armada déployée pour tenter d'enrayer la marée noire avait dû plier bagage face à Bonnie, une tempête tropicale annoncée dans le Golfe du Mexique. Mais la tempête s'est finalement muée en dépression permettant le retour des plates-formes de forage dans la journée. Une bonne nouvelle qui a poussé l'amiral Thad Allen à envisager le lancement des opérations de colmatage définitif du puits avant la fin du mois de juillet. Baptisée «Static kill», l'opération que le groupe pétrolier britannique BP pourrait lancer ressemble fort à celle tentée, sans succès, fin mai. Il s'agira comme la fois précédente de réinjecter un mélange épais avant de cimenter le puits, à la différence que deux puits de dérivation auront été réalisés ce qui limitera grandement la pression du flux de pétrole.

    Cette nouvelle tentative pourrait démarrer «d'ici trois à cinq jours à partir de maintenant (samedi), c'est une estimation brute», a ainsi déclaré celui qui supervise la lutte contre la marée noire pour l'administration américaine.

    Tandis que depuis une semaine, la mise en place d'un dôme de confinement avait enfin permis de stopper la fuite, dans l'attente de mesures plus définitives, ce nouveau rebondissement aurait pu retarder encore une fois le dénouement de cette tragédie écologique. Les autorités américaines avaient d'ailleurs souligné que cette suspension aurait pu retarder de deux semaines l'arrêt total de la fuite. Heureusement, samedi après-midi, Bonnie a retrouvé son calme. Le Centre national des ouragans américains a ainsi confirmé qu'elle était devenue dépression et qu'elle se serait dissipée avant la fin de la journée. Les prévisions de BP, qui tablaient sur une obturation définitive début août, seront donc peut-être respectées.

    Le dôme maintenu sous surveillance

    En attendant, le puits reste étanche. Les autorités américaines ont en effet donné leur feu vert au maintien du dôme de confinement, soumis depuis son installationà des tests de pression réguliers pour vérifier que ce «couvercle géant» posé sur le puits n'entraîne pas une dégradation du sol marin alentour. BP a assuré dans un communiqué qu'il continuerait à surveiller le site «aussi longtemps que le temps le permettra».

    Le dispositif a permis, trois mois après la catastrophe, de passer de 25.000 barils de brut dispersés quotidiennement dans l'océan à seulement 56 mercredi. L'agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) a d'ailleurs annoncé jeudi la réouverture à la pêche d'un tiers de la zone du golfe du Mexique fermée après le début de l'écoulement massif de pétrole.

    Une étude publiée jeudi estime que la marée noire pourrait faire perdre 22,7 milliards de dollars en recettes touristiques aux cinq Etats américains dont les côtes ont été souillées Texas, Mississippi, Alabama, Louisiane, Floride - dans les trois prochaines années. Une autre étude publiée mercredi évalue à 17.000 le nombre d'emplois qui pourraient disparaître dans la région d'ici la fin de l'année. La famille Obama ira passer le week end du 14 août sur les plages de Floride pour montrer sa solidarité avec les habitants des zones sinistrées.

    BP toujours dans le collimateur

    En parallèle, les investigations sur les causes de l'accident se poursuivent. Le Wall Street Journal a annoncé vendredi que deux responsables de BP faisaient l'objet d'une enquête fédérale. Selon le WSJ, Robert Kaluza, un responsable de la firme britannique qui supervisait les opérations sur le site, et Patrick O'Bryan, vice-président de BP en charge des forages, représentaient BP sur la plate-forme lorsque l'explosion s'est produite, le 20 avril.

    BP s'est par ailleurs vu accusé par des universitaires américains de tenter d'acheter le silence de scientifiques travaillant sur les conséquences de la marée noire,révèle la BBC vendredi. Selon les termes d'un contrat proposé par BP aux scientifiques, dont la station de radio dit avoir eu copie, les chercheurs ne sont pas autorisés à publier les résultats des recherches qu'ils effectuent pour le compte du géant pétrolier. Ils ne sont pas non plus autorisés à communiquer les données de leurs études pendant au moins trois ans ou jusqu'à ce que le gouvernement donne son aval définitif au plan de réhabilitation du golfe du Mexique. BP a réfuté toute «restrictions sur la communication de données scientifiques par les chercheurs», indique la BBC.

    Un effet positif 

    Mais la marée noire contribue aussi à modifier les habitudes et pratiques du secteur pétrolier. Quatre grands groupes, les américains ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips et l'anglo-néerlandais Shell ont ainsi décidé de consacrer collectivement un milliard de dollars à la préparation d'un système de réponse commun aux futures éventuelles marées noires.

    Un juge américain a aussi ordonné l'arrêt de travaux d'exploration offshore de pétrole et de gaz au large de la côte nord de l'Alaska, estimant que les études environnementales sur les conséquences de ce projet n'étaient pas suffisantes. Les moratoires sur les forages en eaux profondes instaurés par l'administration Obama ont par ailleurs mis un coup d'arrêt quasi complet à l'exploration pétrolière dans la zone, ont indiqué des responsables de la Louisiane. Ainsi, seuls quatre permis pour des forages en eaux peu profondes ont été délivrés depuis l'instauration du premier moratoire fin mai, contre 14 permis en moyenne par mois auparavant.

    LIRE AUSSI :

    » Quatre géants contre les marées noires

    Mis à jour 28-07-2010 08:12

     
     
     

    Une nouvelle marée noire en Louisiane ?

    Un bateau a percuté un puits de pétrole au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis) provoquant une nouvelle fuite de brut.

    Navires déployés pour récupérer le brut dans le golfe du Mexique, le 27 juillet 2010

    Navires déployés pour récupérer le brut dans le golfe du Mexique, le 27 juillet 2010

    Photo : Chris Graythen/AFP/Getty Images

    La fameuse loi des séries confine cette fois à l'acharnement. La Louisiane, déjà sévèrement touchée par l'explosion puis le naufrage de la plateforme de BP dans le Golfe du Mexique, a vu mardi un bateau percuter un puits de pétrole, provoquant une nouvelle fuite de brut. Les garde-côtes ont immédiatement été envoyés sur place pour constater l'ampleur des dégâts.

    Le puits en question se trouve à 104 km au sud de la Nouvelle-Orléans dans un marécage seulement accessible par bateau. Il s'est fracturé après avoir été percuté de plein fouet par une barge nommée "Captain Buford", elle-même tirée par le remorqueur "Pere Ana C". Les autorités locales se sont empressées de préciser que cet incident n'avait aucun lien avec la marée noire causée par Deepwater Horizon...

    Les garde-côtes ont par ailleurs minimisé l'ampleur de cette nouvelle fuite, soulignant que seule une fine couche de pétrole est visible à la surface, et seulement dans une zone située à la verticale du puits fissuré. Pourtant, certains témoins ont affirmé voir du pétrole jaillir à hauteur de six mètres depuis la tête du puits installé à 1,8 m de profondeur...

    L'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire par la Maison Blanche, n'est donc pas parvenu à rassurer tout le monde en évoquant "des vapeurs de gaz et d'eau ainsi qu'une faible quantité de pétrole remontant à la surface".

    D'autant que les moyens déployés ont aussi de quoi faire peur : une équipe des garde-côtes de Mobile (Alabama), un hélicoptère de La Nouvelle-Orléans (avec à son bord un inspecteur de pollution marine), sans compter les nombreux navires déployés pour établir un barrage anti-pétrole de plus de deux kilomètres.

    "L'avantage, c'est qu'avec les infrastructures mises en place contre la marée noire, nous disposons de nombreuses ressources. Nous avons tout le matériel nécessaire pour écumer le pétrole à la surface de l'eau", ironiserait presque M. Allen.

     

    Etats-Unis: un accident provoque une nouvelle fuite de pétrole en Louisiane

    (AFP) – Il y a 1 jour

    LA NOUVELLE-ORLEANS — Un bateau a percuté un puits de pétrole au large de la Louisiane (sud des Etats-Unis) provoquant une fuite de brut, ont indiqué mardi les garde-côtes qui ont immédiatement envoyé des secours sur place.

    Le puits, situé à 104 km au sud de La Nouvelle-Orléans dans un marécage uniquement accessible par bateau, s'est fracturé après avoir été percuté par la barge baptisée "Captain Buford", tirée par le remorqueur "Pere Ana C", ont ajouté les autorités qui précisent que cet accident n'a aucun lien avec la marée noire provoquée par l'explosion puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon.

    Juste après l'incident, des témoins avaient affirmé voir le pétrole jaillir à une hauteur de 6 m depuis la tête du puits, lui-même installé à 1,8 m sous l'eau. Les garde-côtes ont minimisé l'importance de la fuite, soulignant que seule une fine couche de pétrole est visible à la surface, à la verticale du puits fracturé.

    "Des vapeurs de gaz et d'eau remontent à la surface" ainsi qu'une faible quantité de pétrole, a indiqué l'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire pour le gouvernement américain.

    Une équipe des garde-côtes de Mobile (Alabama, sud) et un hélicoptère de La Nouvelle-Orléans avec un inspecteur de pollution marine à son bord ont été envoyés sur place. Des navires employés à lutter contre la marée noire ont également fait route vers le lieu de l'incident pour y déployer près de 2 km de barrages anti-pétrole.

    "L'avantage, c'est qu'avec les infrastructures en place (contre la marée noire), nous disposons de nombreuses ressources. Nous avons du matériel pour écumer le pétrole à la surface de l'eau et des barrages anti-pétrole", a souligné M. Allen.

    Le contre-amiral des garde-côtes Paul Zukunft, un des responsables chargés de la lutte contre la marée noire en Louisiane, et le gouverneur de l'Etat Bobby Jindal ont survolé la zone où l'incident s'est produit pour se rendre compte des dégâts.

     

    France Info - Le pétrole est particulièrement difficile à nettoyer dans les marais, comme ici à Pass-a-Loutre (Louisiane) lors de la marée noire en mai dernier. - (c) REUTERS/Lee Celano

    Le pétrole est particulièrement difficile à nettoyer dans les marais, comme ici à Pass-a-Loutre (Louisiane) lors de la marée noire en mai dernier.
    © REUTERS/Lee Celano

    Nouvelle fuite de pétrole en Louisiane

    France Info - 11:04

    Un bateau a percuté un puits de pétrole dans un marécage au sud de la Louisiane. Les dégâts sont minimes par rapport à l’ampleur de la marée noire qui a touché le golfe du Mexique, mais les autorités craignent un nouveau scandale.

    Une nouvelle fuite de brut a été provoquée par la collision entre un puits et une barge dans un marécage du sud de la Louisiane. Un incident qui n’a aucun lien avec la marée noire provoquée par l’explosion puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, se sont pressées d’indiquer les autorités américaines.

    Trois mois après la catastrophe du Golfe du Mexique et quelques jours après le colmatage complet de la fuite, le gouvernement américain minimise l’impact de ce nouvel accident. "Des vapeurs de gaz et d’eau remontent à la surface" ainsi qu’une faible quantité de pétrole, a indiqué l’amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire pour le gouvernement américain. Les gardes-côtes soulignent que seule une fine couche de pétrole est visible à la surface, à la verticale du puits fracturé.

    Des ingénieurs et des bateaux mobilisés sur la marée noire ont été envoyés sur place pour réagir immédiatement. Deux kilomètres de barrages anti-pétrole ont déjà été installés. "L’avantage, c’est qu’avec les infrastructures en place [dans le Golfe du Mexique] , nous disposons de nombreuses ressources. Nous avons du matériel pour écumer le pétrole à la surface de l’eau et des barrages anti-pétrole ", a même souligné l’amiral Allen.

     

     

    Une nouvelle fuite de pétrole au large de la Louisiane

    Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 28/07/2010 à 15:29

    Percuté par un bateau, un second puits déverse du brut dans le golfe du Mexique.

    Une nouvelle fuite de pétrole au large de la Louisiane

    Reuters/Jeffrey Dubinsky/Gulf Restoration Network

    La marée noire due au puits Deepwater Horizon a déjà provoqué le déversement de 397 à 715 millions de litres de pétrole dans le golfe du Mexique  

    Le destin s'acharne contre le golfe du Mexique. Un bateau a en effet percuté un puits de pétrole, provoquant une nouvelle fuite de brut au large de la Louisiane. C'est ce qu'ont indiqué les garde-côtes hier mardi 28 juillet au soir, après avoir envoyé des secours sur place.  

    Situé à 104 kilomètres au sud de La Nouvelle-Orléans dans un marécage, le puits s'est fracturé après avoir été percuté par une barge baptisée "Captain Buford", tirée par un remorqueur. Un accident qui n'a aucun lien avec la marée noire provoquée par le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon, précisent les autorités.  

    Des témoins affirment avoir vu le pétrole jaillir à une hauteur de 6 mètres depuis la tête du puits, lui-même installé à 1,8 mètre sous l'eau. Les garde-côtes ont minimisé l'importance de la fuite, soulignant que seule une fine couche de pétrole est visible à la surface, à la verticale du puits fracturé.  

    "Des vapeurs de gaz et d'eau remontent à la surface" ainsi qu'une faible quantité de pétrole, a indiqué l'amiral Thad Allen, chargé de la lutte contre la marée noire pour le gouvernement.  

    Une équipe de garde-côtes et un hélicoptère ont été envoyés sur place. Des navires employés à lutter contre la marée noire ont également fait route vers le lieu de l'incident pour y déployer près de 2 kilomètres de barrages anti-pétrole.  

    "L'avantage, c'est qu'avec les infrastructures en place, nous disposons de nombreuses ressources. Nous avons du matériel pour écumer le pétrole à la surface de l'eau et des barrages anti-pétrole", a fait remarqué, pragmatique, l'amiral Thad Allen.
     

    Par Reuters, publié le 28/07/2010 à 08:58

    Tony Hayward ne sera guère regretté sur la côte Sud de Louisiane

    Pour de nombreux Américains habitant sur la côte du Golfe du Mexique, une seule phrase malheureuse aura suffi à condamner le directeur général de BP, désormais poussé vers la sortie, Tony Hayward.

    Tony Hayward ne sera guère regretté sur la côte Sud de Louisiane

    L'annonce de la démission du directeur général de BP ne suscite guère de regrets chez les habitants des régions côtières du golfe du Mexique touchées par la marée noire. Il s'était notamment attiré les foudres des personnes concernées par cette catastrophe écologique en déclarant, au plus fort de la crise, "J'aimerais récupérer ma vie". (Reuters/Toby Melville)

    "J'aimerais récupérer ma vie", avait dit Hayward au plus fort de la crise générée par la marée noire, s'attirant aussitôt la fureur des habitants ayant souffert de la pollution.

    Mardi, l'annonce par le groupe britannique que Hayward quitterait ses fonctions en octobre pour être remplacé par Bob Dudley, un Américain, n'a guère suscité de compassion sur la côte du Golfe du Mexique.

    "Content qu'il s'en aille", a lâché Larry Hooper, d'Empire en Louisiane, qui dirigeait une entreprise de pêche jusqu'à ce que la marée noire pousse les autorités à fermer de vastes zones d'activité dans le Golfe.

    Plus de cinq millions de barils de pétrole ont été répandus en mer après l'explosion le 20 avril de la plate-forme de forage Deepwater Horizon, qui a causé la mort de onze ouvriers.

    Les localités côtières, dépendant de la pêche et du tourisme, ont vu leur activité économique touchée de plein fouet tandis que d'innombrables animaux périssaient.

    En annonçant mardi sa démission, Hayward a déclaré ne pas penser que BP pourrait aller de l'avant aux Etats-Unis tant qu'il serait aux commandes.

    De fait, l'hostilité qu'il déclenche est palpable dans les régions touchées par la marée noire.

    "J'étais furieux quand il a dit qu'il voulait que sa vie reprenne son cours normal. Et nos vies alors ? Elles ne redeviendront jamais comme avant", s'est énervé Clifford Montecino, 66 ans, lui aussi pêcheur dans la ville de Marrero, en banlieue de la Nouvelles-Orléans.

    Dudley sera le premier Américain à diriger BP. Le fait qu'il ait grandi dans l'Etat du Mississippi semble jouer en sa faveur dans l'Etat voisin de Louisiane.

    "Je pense que les gens seront plus à l'aise avec le fait que BP soit dirigé par quelqu'un originaire du Sud. Hayward était nul en relations publiques et pour parler aux gens du Sud de la Louisiane", a estimé Richard Angelico, qui à 66 ans a vécu toute sa vie à Orleans Parish.

    Gregory Schwartz pour le service français

    BP soupçonné d'acheter le silence des scientifiques

    Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 23/07/2010 à 12:45

     

    BP soupçonné d'acheter le silence des scientifiques

    Une militante proteste contre la marée noire lors d'une manifestation à Mexico, le 22 juillet.  

    REUTERS

    Les chercheurs ne seraient pas autorisés à divulguer les résultats de leur études avant trois ans.

    BP soupçonné de vouloir acheter le silence des scientifiquesDes universitaires américains ont accusé BP ce vendredi 23 juillet de tenter d'acheter leur silence afin de se protéger dans le dossier de la marée noire.  D'après les termes d'un contrat proposé par BP aux scientifiques, dont la BBC indique avoir eu copie, les chercheurs ne sont pas autorisés à publier les résultats des recherches qu'ils effectuent pour le compte du géant pétrolier. Ils ne seraient pas non plus autorisés à communiquer les données de leurs études pendant au moins trois ans ou jusqu'à ce que le gouvernement donne son aval définitif au plan de réhabilitation du golfe du Mexique, précise la chaîne américain.  BP refute quant à elle toute "restrictions sur la communication de données scientifiques par les chercheurs".  La famille Obama en vacances dans le golfe du MexiqueBP soupçonné d'acheter le silence des scientifiques

    REUTERS

    Le président, sa femme et leurs filles passeront leurs vacances en Floride pour soutenir le tourisme de la région.  

    Le président Obama, son épouse et leur deux filles passeront leurs vacances du mois d'août en Floride pour montrer leur solidarité avec les sinistrés. Le tourisme dans la région est en effet durement touché après la pire marée noire des Etats-Unis.  La marée noire pourrait faire perdre 22,7 milliards de dollars de recettes touristiques aux Etats du Golfe du Mexique dans les trois prochaines années, rapporte une étude.  En Arctique, le forage risqué de BP suspenduUn juge américain a ordonné l'arrêt des travaux d'exploration offshore de pétrole et de gaz que BP préparait au large de l'Alaska, estimant que les études environnementales sur les conséquences de ce projet n'étaient pas suffisantes.  Cette décision fait suite à une plainte déposée par des organisations environnementales et des populations locales. Selon Earthjustice, un collectif regroupant les associations plaignantes, l'actuelle marée noire dans le golfe du Mexique a mis en lumière les dangers d'un manque de recherches environnementales en amont des "activités pétrolières et gazières risquées" en mer.  Le nouveau moratoire sur les forages offshore porte ses fruitsLes moratoires sur les forages en eaux profondes instaurés par l'administration Obama ont mis un coup d'arrêt quasi complet à l'exploration pétrolière dans le golfe du Mexique, ont indiqué des responsables américains de la Louisiane.  Le ministère des Ressources naturelles de Louisiane a indiqué cette semaine que la délivrance de permis de forage en eaux peu profondes dans le golfe avait "baissé de manière significative".  Les géants du pétrole se préparent à une nouvelle marée noireQuatre grands groupes pétroliers, les américains ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips et l'anglo-néerlandais Shell vont consacrer collectivement un milliard de dollars à la préparation d'un système de réponse commun aux futures éventuelles marées noires.  Les géants du pétrole ont annoncé mercredi 21 juillet "un plan pour bâtir et déployer un système de réponse rapide qui sera disponible pour capter le pétrole et contenir les fuites dans l'éventualité de futures explosions de puits en eaux profondes dans le golfe du Mexique".  Le système envisagé devrait pouvoir agir à une profondeur de 3000 mètres et être en mesure de contenir 100 000 barils par jour "voire plus ultérieurement", ont-ils ajouté.  

    Par Reuters, publié le 26/07/2010 à 21:12

    Des fraudeurs cherchent à profiter de la marée noire

    Des escrocs de tout poil affluent sur les côtes du golfe du Mexique dans l'espoir d'arracher une part des 20 milliards de dollars que la compagnie BP réserve à l'indemnisation des habitants qui ont subi des pertes en conséquence de la marée noire.

    Des fraudeurs cherchent à profiter de la marée noire

    Barges positionnées près de Slidell, pour empêcher le pétrole de la plate-forme Deepwater Horizon de souiller le lac Pontchartrain. Des escrocs de tout poil affluent sur les côtes du golfe du Mexique dans l'espoir d'arracher une part des 20 milliards de dollars que la compagnie BP réserve à l'indemnisation des habitants qui ont subi des pertes en conséquence de la marée noire. (Reuters/Lee Celano)

    Les experts chargés de chiffrer et d'attribuer les montants d'indemnités en Louisiane et dans d'autres Etats côtiers sont en état d'alerte contre la fraude pour distinguer les plaignants légitimes des arnaqueurs après la catastrophe écologique qui a bouleversé la vie des pêcheurs et des représentants du tourisme.La promesse d'un dédommagement attire les moins scrupuleux.Scott Ward, directeur adjoint du bureau des demandes d'indemnisation de BP à Boothville (Louisiane), se souvient des ongles longs et manucurés d'une employée présumée d'un crevettier qui s'était assise en face de lui pour réclamer des indemnités.Apprêtée de pied en cap, elle présentait peu de ressemblance avec les rudes travailleurs qui opèrent en bateau, note-t-il."Comment décortiquer des crevettes avec ces ongles-là ?", s'est-il demandé. "Elle avait les bons documents, alors nous l'avons payée, mais il y a de quoi s'étonner."On a pu entendre une autre plaignante annoncer dans la salle d'attente qu'elle était strip-teaseuse dans Bourbon Street, à La Nouvelle-Orléans, rapporte Burnell Alessi, directeur du bureau."Quand on croit avoir tout vu, un nouveau cas se présente", commente-t-il.RÉPONDRE AUX BESOINS RÉELSBP a versé jusqu'ici 201 millions de dollars sur le fonds de compensation de 20 milliards visant à indemniser habitants et entreprises lésés dans les Etats de la côte.Pêcheurs et éleveurs de crevettes ont reçu 50 millions de dollars de ce fonds. Mais sur les 114.000 demandes présentées, près de 54% - plus de 61.000 - n'étaient pas accompagnées des documents requis, selon BP.Bien que nombre de pêcheurs, d'éleveurs de crevettes et d'ostréiculteurs se soient plaints d'un excès de paperasserie, BP s'applique à traiter rapidement les dossiers d'indemnisation."Nous faisons en sorte que le processus soit viable et réponde à des besoins réels", déclare un responsable de BP, Ron Rybarczyk. "Le système n'était pas parfait. Nous avons tâtonné (...) avant d'en avoir étudié tous les aspects."Trente-six bureaux d'indemnisation sont installés dans les Etats du golfe du Mexique.Début août, BP cédera l'administration du fonds d'indemnisation à Kenneth Feinberg, représentant du gouvernement que le président Barack Obama a chargé de superviser le processus.Feinberg s'est dit prêt à indemniser des plaignants réellement lésés mais n'ayant pas toujours les documents demandés, tout en veillant à éviter les fraudes.Selon des habitants, la bonne volonté affichée et la manne disponible ont ouvert la porte à bien des excès."On voit des gens qui ne sont pas venus ici depuis vingt ans se présenter au bureau des indemnisations", déclare un éleveur de crevettes, Marvin Davis.L'augmentation des demandes de permis de pêche professionnels fait aussi soupçonner des trafics en Louisiane.Le département des pêcheries en avait traité 85 le 9 avril, une semaine environ avant l'explosion de la plate-forme de BP. Un mois plus tard, le chiffre avait augmenté de 44% pour atteindre 122 après l'annonce que BP allait dédommager les pêcheurs en possession de permis valides."Quel besoin peut-on avoir d'un permis de pêche professionnel en sachant que la pêche est fermée ?", demande Scott Ward.

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    Marée noire: retour de la plateforme de forage, la dépression tropicale ayant faibli

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    24.07.2010, 10h08<btn_p></btn_p>

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    La plateforme de forage, travaillant sur un puits de secours censé permettre de stopper définitivement la fuite de brut dans le golfe du Mexique, est retournée samedi sur la zone après avoir été évacuée en raison des craintes liées à la dépression tropicale Bonnie.
    Cette dépression a faibli samedi à mesure qu'elle avançait dans le golfe du Mexique, offrant à BP l'espoir de lancer d'ici cinq jours une tentative pour obturer définitivement le puits. <btn_noimpr></btn_noimpr>
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    Cette manoeuvre, sur laquelle planchent depuis plusieurs jours les ingénieurs du groupe britannique, consisterait à injecter un mélange d'eau et de matières solides par la tête du puits avant de le sceller avec du ciment.
    Baptisée "Static kill", l'opération que BP pourrait lancer ressemble fort à celle tentée, sans succès, fin mai.
    Elle pourrait commencer dans "trois à cinq jours", a indiqué samedi l'amiral Thad Allen, qui supervise la lutte contre la marée noire pour l'administration américaine.
    Le puits de pétrole, qui déversait quotidiennement depuis fin avril des millions de litres de brut dans l'océan, est actuellement fermé depuis plus d'une semaine, de manière provisoire, grâce à la pose d'un entonnoir.
    Outre le "Static kill", BP dispose d'une autre solution pour boucher définitivement le puits responsable de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis: le forage de deux puits de dérivation.
    Le Development Driller 3, une plateforme de forage travaillant à cette tâche, avait du être évacuée en raison des craintes liées à la dépression Bonnie. Elle "est sur le chemin du retour", la tempête ayant baissé en intensité, avait annoncé samedi un porte-parole de BP, Bryan Ferguson.
    La menace de Bonnie avait forcé le géant pétrolier à suspendre ses opérations autour du puits à l'origine de la marée noire, tandis que le gros des équipes luttant contre la pollution avait quitté vendredi la zone située à quelque 80 km au large des côtes de Louisiane (sud).
    Mais Bonnie, qui était alors une tempête tropicale, n'a cessé de faiblir pour se transformer en dépression et les dernières prévisions météorologiques sont de bonne augure et donnent aux équipes de BP la chance de revenir sur place et de se remettre au travail au plus vite.
    "Un renforcement est devenu moins probable" et "Bonnie pourrait se dissiper", a indiqué le Centre national des ouragans (NHC) américain, dans un point sur la situation, samedi matin.
    Les opérations de lutte contre la marée noire avaient déjà été perturbées fin juin par Alex, le premier ouragan de la saison dans l'Atlantique.
    L'entonnoir récemment installé par BP est conçu pour résister à de telles conditions climatiques, alors que la saison cyclonique dans l'Atlantique promet de battre des records.
    Si Bonnie avait un temps fait craindre le pire, la dépression pourrait finalement avoir un impact positif en repoussant certaines nappes de brut loin des côtes et des plages, a estimé Peter Ortner, directeur de l'Institut coopératif pour les études marines de l'université de Miami.
    "Nous nous attendons (également) à ce que Bonnie aide à dissoudre le pétrole à la surface, à réduire la taille des billes de goudron, ce qui permet une dégradation plus rapide", a souligné Jane Lubchenco, sous-secrétaire au Commerce chargée de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

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  • La marée noire en Louisiane en dix dates

    Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 20/07/2010 à 11:02

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     La marée noire en Louisiane en dix dates

    L'explosion de la plateforme Deepwater Horizon a causé la mort de 11 personnes en avril et entraîné le déversement de quelque 630 000 tonnes de pétrole brut dans le Golfe du Mexique.  

    REUTERS/Lee Celano

    De l'explosion de la plateforme Deepwater à la tentative de colmatage de la fuite de pétrole, retour sur la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.

    20 avril:   Explosion, suivie d'un incendie, de la plateforme pétrolière Deepwater, à 80 kilomètres au large de La Nouvelle-Orléans. L'accident fait onze morts.  

    22 avril:   La plateforme, qui contient 2,6 millions de litres de pétrole, sombre dans les fonds marins du golfe du Mexique.  

    25 avril:   "Selon nos estimations, mais ce ne sont que des estimations, les fuites de pétrole représentent 1000 barils par jours", déclare BP, l'exploitant de la plateforme.  

    28 avril:   Quatre robots sous-marins, qui tentaient de fermer les vannes de sécurité de la plateforme échouent. Une nouvelle fuite est découverte, portant à 800 000 litres le volume de pétrole se déversant dans la mer chaque jour. Cette estimation sera plusieurs fois revue à la hausse.  

    29 avril:   Les premières nappes de brut atteignent la Louisiane. La marée noire est décrétée "catastrophe nationale".  

    Le groupe britannique BP est montré du doigt: d'après le Wall Street Journal, BP s'était opposé en 2008 au durcicement des normes de sécurité concernant les forage.  

    2 mai:   Visite sur place du président Barack Obama. "Que les choses soient bien claires: BP est responsable de cette fuite. BP paiera." Les autorités ouvrent une enquête pénale sur la marée noire.  

    8 mai:   Tentative ratée de mise en place d'un premier "couvercle" sur la fuite.  

    11 mai:   Auditionnés devant le Sénat, BP, Transocean, le propriétaire de la plateforme, et Halliburton, qui a participé à des opérations de cimentage,   se rejettent la responsabilité.  

    16 mai:   BP réussit à pomper du pétrole grâce à un tube inséré dans le puits, alors que d'énormes nappes de brut ont été découvertes à grande profondeur.  

    La marée noire en Louisiane en dix dates

    REUTERS/Sean Gardner

    Les scientifiques craignent que le brut déjà déversé n'ait des effets en cascade, pendant "des décennies", sur la faune et la flore du golfe du Mexique, dont l'écosystème pourrait largement changer dans les années à venir.  

    20 mai:   BP prétend pomper 5000 barils de brut par jour (800 000 litres), mais admet avoir sous-estimé la fuite.  

    26 mai:   BP reconnaît une "erreur fondamentale" commise lors de tests de pression menés sur la conduite de forage quelques heures avant l'explosion. Le groupe pétrolier lance l'opération "top kill" qui consiste à colmater la fuite à l'aide de fluides épais.  

    29 mai:   Echec de l'opération "top kill".  

    3 juin:   BP parvient à poser un entonnoir sur le conduit et à pomper du brut.  

    8 juin:   Rejetant les critiques dont il fait l'objet pour sa gestion de la crise, Obama déclare vouloir "botter les fesses" des responsables de la marée noire.  

    15 juin:   BP installe un second dispositif de captage, consistant à brûler quotidiennement 10 000 barils de brut.  

    16 juin:   Obama obtient de BP la mise de côté de 20 milliards de dollars pour l'indemnisation des victimes.  

    23 juin:   Retrait pendant une dizaine d'heures de l'entonnoir à la suite d'un dysfonctionnement. BP nomme un nouveau responsable des opérations.  

    4 juillet:   Après avoir touché la Louisiane, le Mississippi, l'Alabama et la Floride, la marée noire atteint le Texas.  

    5 juillet:   BP évalue ses dépenses à 3,12 milliards de dollars.  

    12 juillet:   Nouveau moratoire sur les forages jusqu'au 30 novembre, après l'annulation par la justice d'un précédent décrété par Obama.  

    BP installe un nouvel entonnoir qui pourrait permettre de contenir intégralement le brut qui se déverse dans l'océan.  

    13 juillet:   Le naufrage de la plateforme a provoqué le déversement de 2,3 à 4,5 millions de barils de brut dans les eaux du golfe du Mexique, annonce l'Agence internationale de l'énergie.  

    15 juillet:   BP réussit pour la première fois à arrêter l'écoulement du pétrole lors d'un test visant à évaluer la résistance du puits endommagé avant d'envisager de stopper définitivement la fuite.  

    19 juillet:   Une nouvelle fuite est détectée dans le puits. Les autorités autorisent BP à prolonger le test de 24h.  

    BP évalue ses dépenses à 4 milliards de dollards.  

    >> Et si la marée noire atteignait l'Europe?  

     

    Marée noire: du pétrole s'échappe du couvercle

    BP semble déterminée à garder les valves fermées,... (Photo: 
Gerald Herbert, archives AP)

    Agrandir

    BP semble déterminée à garder les valves fermées, et à empêcher que des millions de litres de pétrole ne se mettent à nouveau à couler dans le golfe du Mexique.

    Photo: Gerald Herbert, archives AP

    Nicolas Bérubé, collaboration spéciale
    La Presse

    (Los Angeles) Du pétrole a commencé à s'échapper hier du couvercle que BP a posé sur le puits au fond du golfe du Mexique, laissant planer des doutes sur la viabilité du dispositif installé la semaine dernière.

    Le responsable des opérations, l'amiral Thad Allen, a tenu à minimiser l'importance de la fuite. «Les anomalies détectées ne sont pas préoccupantes à l'heure actuelle. Aucun problème important n'a été trouvé sur le plan de l'intégrité du puits», a-t-il dit en point de presse hier.

    Plusieurs anomalies ont aussi été observées dans un rayon de quelques centaines de mètres du puits, où une fuite laissant s'échapper du pétrole et du méthane a soulevé les craintes du gouvernement fédéral.

    Or, la fuite observée à trois kilomètres du puits «n'est pas liée» au puits qu'exploite BP, a précisé M. Allen, ajoutant que ce phénomène naturel était observable ailleurs dans le Golfe.

    Hier, le gouvernement américain a autorisé BP à maintenir fermé pendant encore 24 heures le puits, lui demandant de surveiller la situation de près.

    En soirée, la jauge qui mesure la pression du puits continuait d'afficher une hausse de 2 psi à l'heure, pour un total de 6811 psi. Cette donnée est perçue comme un signe encourageant: la hausse de la pression signifie qu'aucune fuite importante ne permet au pétrole de s'échapper ailleurs.

    M. Allen avait envoyé, dimanche, une lettre au ton très direct à BP, intimant la société d'expliquer la présence de pétrole et de méthane à quelques kilomètres du puits. De nouvelles inquiétudes sont apparues en fin de semaine, quand des fuites ont été observées au fond du Golfe.

    Hier, le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a dit que BP avait répondu aux questions.

    «Nous avions des inquiétudes au sujet de l'engagement de BP sur l'examen du fond du Golfe. Ce dossier s'est réglé dimanche soir, au cours d'une conversation téléphonique qui s'est terminée tard en soirée», a dit M. Gibbs.

    «L'équipe de scientifiques fédéraux a reçu les réponses aux questions qu'elle se posait et l'engagement de BP à respecter ses obligations en matière de surveillance», a-t-il ajouté.

    BP semble déterminée à vouloir garder les valves fermées, et empêcher que des millions de litres de pétrole ne se mettent de nouveau à couler dans le Golfe, une scène retransmise en direct sur l'internet par des caméras sous-marines.

    Les scientifiques du gouvernement fédéral, quant à eux, veulent avoir la certitude que les méthodes qu'emploie BP n'ont pas d'impact sur l'intégrité du puits, et ne provoquent pas des fuites secondaires non surveillées.

    Nouveau «top kill»

    L'amiral Allen a signalé hier que le gouvernement et les ingénieurs de BP envisageaient une autre méthode pour boucher le puits en permanence. Il s'agit de la méthode «top kill», qui consiste à injecter de la boue et du ciment dans le puits pour le boucher de façon définitive.

    La mise en place d'un entonnoir qui bloque le déversement du pétrole prépare le terrain à cette solution. La méthode a été essayée en mai, mais la pression du pétrole qui s'échappait librement était trop importante.

    Quoi qu'il en soit, M. Allen rappelle que le problème du puits n'est pas encore réglé, comme pourraient le laisser croire les récents succès des ingénieurs de BP.

    «Il serait prématuré de dire que le puits est finalement bloqué», a-t-il dit.

    Les experts estiment que la véritable solution se trouve dans la construction de canalisations secondaires, en train d'être creusées parallèlement aux efforts de contention. BP travaille sur deux puits de dérivation qui doivent être terminés entre la fin du mois de juillet et la mi-août.

    Avec l'Agence France-Presse

    Marée noire: anomalies mineures

    LE COÛT DE LA MARÉE NOIRE FRÔLE LES 4 MILLIARDS US

    Le géant pétrolier britannique BP a annoncé hier que la marée noire du golfe du Mexique lui avait coûté 3,95 milliards US jusqu'ici en frais divers, y compris les dédommagements déjà versés. Cette somme inclut l'ensemble des dépenses faites par le groupe pour contenir et nettoyer le pétrole, le forage de puits de secours, les sommes versées aux États riverains et aux autorités fédérales, a détaillé BP dans un communiqué. Le groupe a ajouté que ce bilan provisoire incluait plus de 67 500 demandes de dédommagement déjà remboursées, à hauteur de 207 millions US. BP a rappelé qu'il avait accepté de créer un fonds de 20 milliards US qui sera consacré à l'indemnisation des victimes de la marée noire. Mais il a répété qu'il était trop tôt pour chiffrer le total de la facture, qui risque d'être bien plus élevé.

    Agence France-Presse

    Des robots travaillent sous la mer pour tenter de placer un nouveau dôme sur la fuite, le 12 juillet 2010.

    AFP/BP/HO

    Selon les autorités américaines ces irrégularités n'ont pour l'instant aucune incidence sur les opérations

    Trois "anomalies" ont été repérées autour et sur le puits, a expliqué  l'amiral Thad Allen, responsable de la lutte contre la marée noire pour le compte de l'administration américaine.

     

    En premier lieu, une "fuite" a été observée à trois kilomètres du puits. Elle est dictincte de la fuite de la marée noire, selon l'Amiral Allen.

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    Ensuite, a observé l'amiral Allen, "plusieurs anomalies" ont été observées "dans un rayon de quelques centaines de mètres" du puits, sans qu'il ne précise la nature de ces anomalies.

     

    De leur côté, les ingénieurs ont observé "des bulles" s'échapper de l'entonnoir installé par BP pour recueillir le pétrole qui s'échappe du puits, a poursuivi  Thad Allen.

     "Nous ne pensons pas", a-t-il expliqué, que ces trois anomalies "aient  d'incidence" sur les opérations de lutte contre la marée noire.

    Toujours des craintes de brèche
    Le gouvernement américain a autorisé lundi BP à maintenir fermé pendant encore 24 heures le puits de pétrole  dans le golfe du Mexique, lui demandant de surveiller rigoureusement la  situation après la détection de fuites sans conséquence sur les opérations.

     BP mène depuis jeudi des tests sur le puits, qui ont permis d'enfin arrêter l'écoulement quotidien de millions de litres de brut dans le Golfe. Mais la  crainte est que, emprisonné dans le puits, le pétrole comprimé ne finisse par  créer des brèches.

    Dimanche, le groupe avait fait savoir que le puits pourrait rester fermé  jusqu'à ce qu'il soit définitivement bouché.

    La compagnie britannique travaille en effet parallèlement sur deux puits de  dérivation qui doivent permettre de combler de manière définitive, entre fin  juillet et mi-août, le puits principal.

    La fuite avait pourtant été stoppée jeudi à la mi-journée et aucune nouvelle fuite n'avait été détectée dimanche. On annonçait même que cette tentative de colmatage serait la bonne.

    Le géant pétrolier BP a annoncé lundi que cette marée noire lui avait déjà coûté 3,95 milliards de dollars (soit plus de trois milliards d'euros) en frais divers, y compris les dédommagements déjà versés.
    Le président américain Barack Obama a souligné qu'il ne fallait pas crier victoire trop vite. "Il est important que nous gardions la tête froide", avait-il déclaré une vingtaine d'heures après le début du test, rappelant que la seule véritable solution serait la mise en oeuvre du puits de dérivation.

    La fuite stoppée pour la première fois depuis trois mois
    Le nouveau dôme, installé lundi, a entièrement fermé jeudi dans le cadre d'un test de résistance du puits et de l'entonnoir à la pression.

    Cette opération sert à vérifier si le puits peut être scellé sans risque de nouvelles fuites ailleurs dans le coffrage de l'installation, qui descend à 4 km de profondeur sous terre. C'est ce qu'a précisé Kent Wells, vice-président de BP, chargé de l'exploration et de la production.

    Baptisé "Top Hat 10", le nouvel entonnoir remplace un précédent modèle, retiré samedi, qui ne captait qu'environ 25.000 barils de pétrole par jour, sur les 35.000 à 60.000 qui grossissent quotidiennement la marée noire.

     

    En fonction des tests, BP  devra choisir, soit utiliser ce dôme comme un "bouchon" colmatant la fuite, soit s'en servir comme d'un "entonnoir" inversé pour récupérer le brut et l'acheminer vers des navires en surface.

    Seule certitude opérationnelle, la compagnie pétrolière veut obturer définitivement la fuite dans le courant du mois d'août, lorsqu'un puits de secours en cours de forage permettra de pomper et de récupérer le brut.

    BP veut vendre jusqu'à 20 milliards de dollars d'actifs
    Les actions de BP ont bondi jeudi à la Bourse de New York. Le titre a fini la séance en hausse de 7,57% à 38,92 dollars. Depuis le début de la catastrophe, la valeur boursière de BP avait dégringolé.

    Le groupe pétrolier britannique veut vendre jusqu'à 20 milliards de dollars d'actifs afin de pouvoir se doter d'un fonds destiné à couvrir les coûts de la marée noire dans le golfe du Mexique, rapporte vendredi le Financial Times. La compagnie finalise les détails de la vente, dont la cession de 12 milliards de dollars à son homologue américain Apache Corporation, précise le quotidien britannique, citant des personnes proches de la  négociation. Une vente à la compagnie Apache incluerait une part de BP dans Prudhoe Bay,  le plus grand champ pétrolifère d'Amérique du Nord.

    BP veut également vendre une partie ou la totalité de ses 60% d'actifs de la "Pan American Energy of Argentina", qui s'élève à 9 milliards de dollars, ajoute le FT. Un accord pour l'achat par Royal Dutch Shell d'une participation minoritaire de BP dans le champ pétrolifère Mars dans le golfe du Mexique est également à l'étude, ajoute le quotidien.

    Le coût de la marée noire pour le groupe britannique BP s'est élevé jusqu'à présent à près de 4 milliards de dollars et les sommes réclamées en guise de compensation pourraient atteindre dix fois ce chiffre.


    Des élus votent un projet de réforme de la gestion de l'énergie
    Les élus d'une commission de la Chambre des représentants américaine ont adopté jeudi un projet de loi de réforme de la gestion des ressources énergétiques, répondant à certains dysfonctionnements observés lors de la marée noire du Golfe du Mexique.

    Le texte codifie une série de modifications déjà engagées par l'administration Obama. Le texte déposé en septembre 2009 a été remanié après la marée noire. Il s'adresse aussi bien au forage pétrolier et gazier en mer qu'à l'exploitation minière. Le texte comprend aussi des mesures pour renforcer l'éthique chez les inpecteurs chargés de la sécurité des plateforme pétrolières. Au Sénat, une commission a déjà adopté un texte similaire. Parallèlement, un projet de loi visant à renforcer la sécurité des plateformes pétrolières grâce à l'utilisation de nouvelles techniques a été approuvé jeudi par la commission de l'Energie et du commerce de la Chambre des représentants.

    Nouveau moratoire

    A Washington, le département américain de l'Intérieur a publié lundi un nouveau moratoire sur les forages pétroliers en mer qui restera en vigueur jusqu'au 30 novembre.

    Le ministre fédéral ajoute que sa décision se fonde "sur l'évidence chaque jour plus importante de l'incapacité du secteur pétrolier à endiguer une explosion catastrophique, à réagir à une marée noire et à opérer de manière sûre".

     

    A l'inverse d'une précédente mesure de même type qui interdisait les forages au-delà d'une profondeur de 500 pieds (152 mètres), le décret fédéral ne suspend plus les forages en fonction de la profondeur de l'océan mais sur la base des "configurations et technologies de forage".

     

    Ce nouveau décret est la réponse de l'administration fédérale à un jugement rendu en appel sur la légalité du précédent moratoire décidé après la catastrophe de la plate-forme Deepwater Horizon. Un juge fédéral avait estimé que ses dispositions étaient trop vagues et qu'il ne prenait pas en ligne de compte ses conséquences économiques.

    Pour les professionnels du pétrole, ce nouveau moratoire est encore pire mettant "immédiatement en grave péril les emplois de dizaines de milliers de salariés. 

    A la Maison blanche, Robert Gibbs, porte-parole de Barack Obama, a assuré que l'administration américaine avait bon espoir que la nouvelle mouture de son moratoire passerait avec succès un éventuel réexamen par la justice fédérale.

    Bilan
    Depuis le début de la catastrophe fin avril, entre 2,9 et 4,9 millions de barils de pétrole se sont déversés dans le golfe du Mexique, mettant en péril l'écosystème et les perspectives économiques de la région. Selon l'administration américaine, environ 700 km de côtes sont souillés par le brut dans les cinq Etats riverains du golfe (Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride).

    USA: la marée noire pourrait coûter plus de 100.000 emplois

    NEW YORK - La marée noire entraînée par le naufrage de la plateforme Deepwater exploitée par le britannique BP pourrait entraîner la suppression de 100.000 emplois dans la région du Golfe du Mexique, estime l'agence de notation Moody's dans une étude reçue mardi.

    D'ici la fin de l'année, la marée noire devrait engendrer au moins 1,2 milliard de dollars de perte d'activité et la disparition de 17.000 emplois dans la région du Golfe, évalue Moodys's selon les données préliminaires disponibles.

    "Selon un scenario plus pessimiste au cours duquel la marée noire se poursuivrait jusqu'en décembre et le moratoire décidé par le président Obama sur le forage en eaux profonde jusqu'à la fin de l'année, 7,4 milliards de dollars d'activité seraient perdus et plus de 100.000 emplois", ajoute l'étude.

    Sur les cinq Etats concernés (Texas, Louisiane, Alabama, Mississippi and Floride), la Louisiane et la Floride devraient être les plus touchées à cause de la forte dépendance de la première à la pêche, l'aquaculture et l'extraction pétrolière, et de la seconde au tourisme, analyse Moody's.

    Houston (Texas, sud), capitale pétrolière américaine, pâtirait aussi d'un moratoire prolongé sur le forage en mer profonde, alors que les entreprises locales fournissent des équipements et services aux entreprises de forage, détaille Moody's.

    Dans les deux cas, "l'impact économique de la marée au niveau national sera probablement négligeable", estime toutefois Moody's, car la région du Golfe ne représente que 3% du produit intérieur brut (PIB) et de l'emploi aux Etats-Unis, et seulement 1% du PIB si l'on exclut Houston.

    <org idsrc="ISIN" value="GB0007980591">BP</org>

    (©AFP / 20 juillet 2010 18h19)

    Des eaux trop profondes

          Trois mois après la mort d'onze personnes sur la plate-forme Deepwater incendiée, les habitants de Louisiane, du Mississippi, d'Alabama et de Floride ont toujours sous les yeux la gigantesque tache qui défigure le golfe du Mexique, asphyxie les bayous, tue la faune et met au chômage des milliers de pêcheurs et d'hôteliers. La marée noire reste angoissante avec ses brefs espoirs et ses déceptions quand une nouvelle brèche dément les calculs des ingénieurs. Ces incertitudes sont une immense leçon d'humilité face aux défis techniques que constituent les plates-formes pétrolières en eaux très profondes.
     Une fois de plus, une compagnie, ne voyant que les bénéfices escomptés si tout va bien, a joué avec le feu et minimisé les risques. Mais attendre la fermeture des plates-formes maritimes au nom de la sécurité est un vœu pieux. Notre dépendance aux énergies fossiles est énorme et la plate-forme en mer est décisive : quelque 20 000 plates-formes maritimes assurent plus de 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole.
     Il est sûr en revanche que cette catastrophe doit conduire à renforcer la réglementation. Dans un premier temps, il faut aller au-delà du simple moratoire adopté sous la contrainte mais susceptible d'être oublié dès que les images des pélicans léchant leurs plumes huilées de noir auront quitté la une des médias. Le moratoire instauré aux États-Unis court jusqu'au 30 novembre, ce qui est le minimum. L'une des nouvelles règles pourrait être l'obligation de forer un puits de secours pour chaque puits foré en mer.
     Avec environ 360 plates-formes pétrolières maritimes, l'Union européenne n'est pas à l'abri. L'avantage est que la moitié d'entre elles sont à moins de 250 mètres de fond. Des plongeurs peuvent donc intervenir alors qu'au large de la Louisiane il faut tripatouiller à plus de 4 km sous la croûte terrestre, ce qui explique qu'on en soit encore à tâtonner avec des robots téléguidés dans un noir d'encre.
     Mais au large de la Grande-Bretagne une vingtaine de plates-formes forent à plus de mille mètres. L'Union européenne, si prompte à encadrer des domaines pas forcément décisifs, a donc ici un vaste champ pour légiférer sur un sujet sensible qui concerne à la fois la sécurité des hommes envoyés sur les plates-formes et la sauvegarde de notre environnement maritime.

    Dominique Jung

    Deux mois et demi après sa victoire aux législatives et son entrée au 10, Downing Street (ndlr : le "Matignon" britannique), David Cameron effectue ce mardi à Washington sa première visite officielle en qualité de Premier ministre britannique pour rencontrer Barack Obama, le plus proche allié du Royaume-Uni. Avec la situation en Afghanistan, le menu de cette réunion, habituelle pour un nouveau Premier ministre britannique, s'annonçait déjà copieux

    Les insolites dommages collatéraux de la marée noire

    Par Hélène Crié-Wiesner | Personne écrivante | 20/07/2010 | 11H08
     

    Des 
pâtes aux crevettes cajuns (Chris Denbow/Flickr)

    La fuite de pétrole dans le golfe du Mexique a des conséquences inattendues :

    • des milliers d'animaux de compagnie sont abandonnés par leurs maîtres,
    • des religieux écolos profitent de la crise pour responsabiliser leurs ouailles,
    • et la gastronomie cajun est à un tournant critique de son histoire.

    Ces nouvelles ne font certes pas la une des grands médias, qui se concentrent -avec raison- sur l'opération ultra-risquée en cours dans le golfe du Mexique : un nouveau capuchon vient d'être placé sur la tête du puits endommagé, lequel, pour l'heure, a stoppé l'écoulement du pétrole dans l'océan.

    Mais dans les parages, une sorte de crevasse vient d'être détectée sur le sol de la mer, qui laisse craindre le pire : et si le pétrole, empêché de sortir par ici, allait s'échapper par là ? La catastrophe serait alors sans commune mesure avec ce qu'on a connu depuis le 21 avril.

    En attendant la fin du cauchemar, les comportements de survie des uns et des autres peuvent surprendre. Ainsi, cette « Journée nationale de prière pour le golfe », organisée le dimanche 18 juillet par le réseau Evangelical environmental network dans l'ensemble des Etats-Unis.

    Le mouvement religieux vert, parfois défini comme une « éco-théologie », a pris de l'ampleur avec les changements climatiques. (Plus sur le sujet dans ce précédent papier.) Transcendant les obédiences - le nombre d'églises différentes aux Etats-Unis est vertigineux -, les militants de la « green religion » sont venus nombreux soutenir la Louisiane depuis le 21 avril.

    Protéger l'environnement, une mission divine

    Ces leaders religieux estiment que la protection de l'environnement est une mission dévolue par Dieu aux hommes. Aussi utilisent-ils la catastrophe actuelle pour sensibiliser les croyants à l'urgence de changer leur mode de vie, de consommer moins et plus propre :

    « Ce qui se passe en ce moment est une occasion unique de capter l'attention des gens, de leur faire toucher du doigt les malheurs qui affectent les créations de Dieu. »

    Ces militants sont la plupart du temps accueillis à bras ouverts par les pasteurs locaux, qui ne savent plus quoi faire pour réconforter et rendre un peu d'espérance à leurs paroissiens.

    Dans un article consacré au phénomène, le site (laïque et agnostique) Mother nature network explique :

    « La pression en faveur d'un “grand réveil” écologique a monté en avril lorsque la plate-forme a explosé. C'est parti en même temps de la gauche du mouvement et des groupes théologiques plus conservateurs, qui avaient lancé auparavant le slogan “What would Jesus drive ? ” (quel genre de voiture Jésus conduirait-il ? ). Il s'agissait alors de promouvoir des véhicules moins gourmands en essence. »

    Le pétrole ne s'use que si l'on s'en sert

    De gentilles blagues fusent désormais sur le thème : « Où Jésus choisirait-il de forer ? », histoire de faire réfléchir les inconditionnels des puits de pétrole en mer.

    C'est qu'en Alabama, Mississippi et surtout Louisiane, où la loyauté envers l'industrie pétrolière et gazière est plus forte que jamais en dépit de l'accident de BP, condamner les combustibles fossiles ne va pas de soi :

    « Dieu a placé du pétrole à cet endroit. Il l'a mis là pour qu'on s'en serve et qu'on en use avec responsabilité. »

    Sarah Palin ne dit pas autre chose ! Lorsque je suis allée là-bas en juin, j'ai davantage entendu ce son de cloche que la voix discordante des chrétiens très verts. Le fait est, cependant, que bien des certitudes ont été ébranlées quant aux inaltérables bienfaits de l'or noir.

    Et puis, cette déconcertante nouvelle m'est parvenue, par le biais du même Mother nature network qui a sélectionné un intéressant article d'Associated Press : les pélicans, les tortues, les dauphins et les autres bestioles marines ne sont pas seuls à pâtir de la marée noire.

    La cohue dans les refuges de la SPA

    Les chiens et les chats, qu'ici on appelle des « pets » (animaux de compagnie), sont bazardés en masse par leurs propriétaires dans les refuges, qui débordent de partout.

    Dans la commune de Saint-Bernard, 117 abandons en juin, contre 17 le même mois en 2009. A Violet, 288 en mai, contre 60 un an avant. Des chiens et des chats de race ou du moins vaccinés, en pleine forme mais abandonnés, pauvres pépères !

    A Saint-Bernard, toute l'activité humaine est liée au golfe. Les habitants sont pêcheurs ou travaillent sur les plates-formes, ou sont dockers sur les immenses quais du Mississippi. Une inspectrice vétérinaire municipale raconte :

    « Sasha, une labrador rousse, a été déposée en compagnie de ses neuf chiots âgés d'un jour par un employé de BP qui a eu trop de travail du jour ou lendemain. Il ne pouvait plus s'occuper de ses chiens. »

    D'autres ont été apportés par des pêcheurs soudainement privés de revenus, ou encore par des familles forcées de quitter leurs maisons trop chères pour aller vivre en appartement, où les animaux sont interdits.

    Les abandons d'animaux s'accroissent pendant les crises

    Selon la SPCA -la SPA américaine-, le phénomène est le même à chaque crise économique : des millions d'animaux ont été abandonnés en 2007 et 2008. L'organisation caritative de la Nouvelle-Orléans, Catholic Charities, a monté un partenariat avec la SPCA de Louisiane :

    « Entre nourrir votre famille ou nourrir votre chien, vous n'hésitez pas longtemps, c'est normal. »

    La Catholic Charities n'est pas la seule organisation religieuse à aider la SPCA à faire face au problème. D'autres églises dévient une partie de leur budget caritatif vers la SPCA, laquelle organise des distributions de nourriture animale aux refuges surpeuplés.

    Pour éviter d'euthanasier les bêtes, la SPCA organise le transports des animaux les plus « adoptables » vers d'autres Etats, espérant leur trouver des nouveaux maîtres.

    Enfin, toujours initié par la SPCA, un programme de vaccination et de visites médicales gratuites est en train de se mettre en place à destination des propriétaires qui n'ont plus les moyens de se conformer aux règlements municipaux régissant la vie de leurs « pets ». Il s'agit de prévenir d'autres abandons.

    Une gastronomie locale un peu lourde

    Parlons maintenant de ceux qui ont encore les moyens de songer à se faire simplement plaisir en mangeant des bonnes choses, chez soi ou au restaurant.

    En Louisiane, mais aussi dans les Etats voisins largement influencés par la gastronomie cajun, on mange rarement léger : des légumes au riz, de l'alligator aux mollusques, on frit et on touille dans des sauces à base de litres d'huile roussie (les fameux roux). C'est diététiquement atroce mais délicieux.

    Une des grandes fiertés des chefs locaux est de cuisiner des produits du cru. Or, si pour les légumes et le riz, cela va encore, la marée noire est un coup dur majeur pour les produits du delta et de la mer. Adieu crevettes, huîtres et poissons du golfe ou même du delta !

    Pour ceux que ce sujet passionne, le Time-Picayune de la Nouvelle-Orléans a enquêté dans les cuisines de sa ville. On y apprend qu'un restaurant a eu l'idée de réhabiliter un plat autrefois populaire en Louisiane, progressivement abandonné à cause de l'aversion des Américains pour les abats : les brochettes de foie de poulet (locale, la volaille ! ), pour remplacer les brochettes d'huîtres. Pas sûr que ça marche.

    Enfin, pour prévenir toute remarque sardonique, je précise que personne n'a encore tenté d'accommoder en sauce les chiens et chats qui, eux, ne sont pas en rupture de stock.

    Photo : des pâtes aux crevettes cajuns (Chris Denbow/Flickr)

    L’après marée noire : comment le Golfe du Mexique peut s’en remettre (2/3)

     

    (Nettoyage d'un pelican au centre Theodore (Alabama). Crédit : BP p.l.c.)

     

    Interview - Supposons que le pétrole cesse définitivement de fuiter dans le Golfe du Mexique : Terra Eco s’interroge sur l’impact à long terme de ce désastre écologique sans précédent. Question posée à Carl Hacker, professeur d'écologie.

    Le Baromètre de cet article

    ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE

    - L’avis de Carl Hacker, professeur d’écologie à l’Université du Texas à Houston (School of Public Health) :

    « Le Golfe du Mexique n’appartient pas à l’industrie du pétrole : il faut le protéger »

    « A l’heure actuelle, la nappe de pétrole n’a pas encore affecté profondément les zones marécageuses même si elle a touché certains endroits. Mais je reste très inquiet alors que commence la saison des ouragans car une tempête tropicale pourrait pousser le pétrole très loin à l’intérieur des marais de Louisiane. Les environnementalistes s’accordent à dire qu’en l’absence de scénario catastrophe l’équilibre écologique pourrait être rétabli en 3 ou 4 ans. Mais à l’heure actuelle nous ne disposons pourtant pas d’assez de données pour évaluer l’impact à long terme de cette catastrophe et on ne sait pas non plus encore exactement quels éléments de la chaîne alimentaire ont été décimés.

    En tant qu’écologiste je souhaite cependant faire part de mon inquiétude quant à la décision récente d’un juge fédéral d’annuler le moratoire que cherchait à imposer l’administration Obama. Il est essentiel d’exercer le principe de précaution et d’anticiper les accidents potentiels au lieu de devoir affronter des catastrophes comme celle-ci. A ceux qui estiment que le Golfe du Mexique dépend trop de l’industrie pétrolière pour que le forage en eau profonde soit banni, je réponds que le Golfe du Mexique n’appartient pas à l’État de Louisiane ou à l’industrie du pétrole, mais qu’il appartient à plusieurs États et qu’il faut en prendre soin.

    Notons enfin que personne n’est en mesure d’évaluer les conséquences à long terme de la marée noire sur l’écosystème de la région d’autant plus que les dispersants utilisés par BP pour lutter contre la marée noire n’ont pas été testés. On sait que les organismes ont du mal à décomposer le plastique ou les pesticides. N’oublions pas que des populations comme les pélicans ou les aigles ont été décimées par l’utilisation abusive de pesticides et que nous sommes donc en présence d’un grand nombre d’incertitudes lorsqu’il s’agit d’évaluer l’impact à long terme de cette marée noire. »

    - A lire aussi : Quel impact sur l’économie du Golfe du Mexique ?L’avis de James Richardson, prof d’économie à l’université de Louisiane

    • BP s'invite doublement à la rencontre Obama-Cameron

    Il le sera d'autant plus avec la marée noire dans le Golfe du Mexique. Provoquée par le groupe pétrolier britannique BP, elle a été l'origine de tensions entre les deux pays lorsque le président américain a promis de "botter les fesses" des responsables de la pollution. L'expression n'avait pas été du goût du gouvernement britannique. Barack Obama avait ainsi été obligé d'appeler David Cameron pour l'assurer que ses critiques n'avaient "rien à voir avec la nationalité" de l'entreprise et qu'il aurait prononcé les mêmes mots avec un groupe d'un autre pays. Quoi qu'il en soit, les deux hommes vont donc discuter de BP. "C'est une compagnie importante, pas seulement pour le Royaume-Uni mais aussi pour les Etats-Unis, où elle emploie des milliers de personnes", explique David Cameron, rappelant ainsi que de nombreux Américains vivent grâce à BP.

    Outre la marée noire, BP sera également abordé en raison d'une autre polémique : celle née de l'obtention par la compagnie d'un contrat de 900 millions de dollars en Libye, qui a jeté la suspicion sur son rôle éventuel dans la libération du Libyen Abdelbaset al-Megrahi. Ce dernier avait été condamné en 2001 pour l'attentat perpétré en 1988 contre un Boeing 747 au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie, qui avait fait 270 morts, dont de nombreux Américains.

    Souffrant d'un cancer, il a été libéré en 2009 pour raisons humanitaires par la justice écossaise, provoquant la colère de Washington.  Des sénateurs américains exigent aujourd'hui l'ouverture d'une enquête. Sur ce point, David Cameron, qui s'était vivement opposé à la libération alors qu'il était chef de l'opposition, a réaffirmé qu'il s'agissait d'une "erreur complète et totale" de son prédécesseur, Gordon Brown.  "Je ne sais pas ce que BP a fait. Je ne suis pas en charge de BP", a-t-il ajouté. 

    Enfin, Barack Obama et David Cameron, qui ont hérité du problème, aborderont l'Afghanistan, alors que se tient à Kaboul une conférence de plus de 60 pays donateurs sur le développement de l'Afghanistan. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni, principaux contributeurs de la force internationale, ont enregistré des pertes de plus en plus nombreuses ces derniers mois. La coalition a même connu en juin le mois le plus meurtrier depuis le début de ses opérations en 2001.

    L'objectif américano-britannique est désormais clair : trouver une "stratégie de sortie" pour passer à moyen terme le relais à l'armée afghane.

    BP autorisé à maintenir le puits fermé pendant encore 24 heures

    Le gouvernement américain a autorisé lundi BP à maintenir fermé pendant encore 24 heures le puits de pétrole dans le golfe du Mexique, alors que le pétrolier a indiqué qu'il étudiait une nouvelle piste pour définitivement boucher le puits. En parallèle, BP a dit lundi étudier une nouvelle solution pour définitivement boucher la fuite: l'injection d'un mélange d'eau et de matières solides dans un conduit menant au puits, puis la cimentation de celui-ci. Cette opération, baptisée "static kill", ressemble à celle tentée fin mai, mais BP estime que ses chances de réussite sont cette fois-ci plus élevées car le pétrole a cessé de s'écouler. Une décision sur cette éventuelle solution devrait être prise "dans les deux  prochains jours", a indiqué Kent Wells, vice-président de BP.


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  • Marée noire : Une fuite détectée près du puits

    Par Europe1.fr

    Publié le 19 Juillet 2010 à 06h11 Mis à jour le 19 Juillet 2010 à 06h20

    Les ingénieurs de BP ont détecté une fuite de pétrole souterraine aux abords du puits endommagé dans le golfe du Mexique qui pourrait résulter du nouveau dôme de confinement mis en place la semaine dernière, ont indiqué l'ex-amiral des gardes-côtes Thad Allen, chargé des opérations de nettoyage. "Je vous invite à me fournir au plus vite une procédure écrite pour l'ouverture de la valve (du dôme de confinement), si la fuite d'hydrocarbure décelée près du puits se confirme", écrit-t-il dans une missive adressée au directeur général de BP, Bob Dudley. Quelques heures plus tôt, la compagnie britannique avait espéré que le dispositif qui a permis d'obturer le puits jeudi puisse rester en service jusqu'à l'achèvement des puits secondaires, en août, qui permettront d'enrayer définitivement la marée noire.

     

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    Marée noire : nouvelle fuite près du dôme de confinement

    19.07.10 | 07h18  •  Mis à jour le 19.07.10 | 15h02

    Les ingénieurs de BP ont détecté une fuite de pétrole souterraine aux abords du puits endommagé dans le golfe du Mexique qui pourrait être due au nouveau dôme de confinement mis en place jeudi, ont fait savoir, dimanche 18 juillet, les autorités américaines.

    Quelques heures plus tôt, la compagnie britannique avait souhaité que le dispositif, qui a permis d'obturer le puits d'où se sont déversés des millions de litres de pétrole depuis le 20 avril, puisse rester en service jusqu'à l'achèvement, en août, des puits secondaires, seuls à même d'enrayer définitivement la marée noire. Des tests sur le dôme de confinement recouvrant le puits principal avaient toutefois été prolongés pour s'assurer de sa bonne étanchéité.

    ANOMALIES INDÉTERMINÉES

    Le gouvernement américain a ordonné dimanche à BP de l'informer sur "une fuite détectée" et sur "d'autres anomalies" près du puits sans pour autant exiger de BP qu'il enlève l'entonnoir qui empêche le jaillissement du pétrole. Dimanche soir, les pouvoirs publics ont diffusé une lettre de l'ex-amiral Thad Allen, responsable des opérations de lutte contre la marée noire pour l'administration Obama, indiquant que les résultats des tests n'étaient pas concluants. Adressée au directeur général de BP, Bob Dudley, la missive évoque une nouvelle fuite et "des anomalies de nature indéterminée à la tête du puits".

    "Je vous ordonne de me fournir une procédure écrite pour pouvoir ouvrir la vanne d'étranglement aussi vite que possible sans endommager le puits si la fuite d'hydrocarbure à côté du puits est confirmée", écrit Thad Allen, sans donner davantage de détails sur la "fuite détectée", ni sur les "anomalies"."Etant donné les observations actuelles du test, y compris une fuite détectée à une certaine distance du puits, ainsi que des anomalies indéterminées à sa tête, la surveillance des fonds marins est de la plus haute importance pendant la période de test", a dit l'ex-amiral.

    "TUER LE PUITS"

    C'était la première fois dimanche que le groupe pétrolier évoquait la possibilité que le puits reste fermé jusqu'à ce qu'il soit définitivement bouché grâce au creusement de puits de dérivation. Tout laissait penser jusqu'à présent que le puits serait partiellement ou complètement réouvert à l'issue d'une période de tests de quelques jours en attendant les puits de dérivation. "Nous ne voulons pas déverser à nouveau du pétrole dans le golfe si ce n'est pas nécessaire", a expliqué dimanche le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles. "Nous avons bon espoir – si les indicateurs restent aussi encourageants – de pouvoir poursuivre notre test de résistance jusqu'à ce que le puits soit tué" et donc de laisser le puits fermé, a-t-il poursuivi.

    "Le puits reste fermé et la pression continue de monter lentement", ce qui est "un très bon signe", a déclaré M. Suttles, dimanche au quatre-vingt-dixième jour de la catastrophe. La compagnie continue de travailler sur deux puits de dérivation qui doivent intercepter le puits principal à plusieurs kilomètres sous terre et permettre de le "tuer" définitivement en le bouchant à l'aide de béton. Cette opération extrêmement complexe et délicate est prévue entre fin juillet et la mi-août. D'ici là, la possibilité que, emprisonné dans le puits bouché par un gigantesque entonnoir, le pétrole comprimé ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau dans l'océan constitue la principale inquiétude des autorités et des ingénieurs de BP.

    Le géant pétrolier britannique a annoncé lundi que la marée noire du golfe du Mexique lui avait coûté 3,95 milliards de dollars jusqu'ici (plus de 3 milliards d'euros) en frais divers, y compris les dédommagements déjà versés.

     

    Marée noire: la fuite à 3 km du puits

    AFP
    19/07/2010 | Mise à jour : 22:04
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    Une fuite qui pourrait être liée au puits de pétrole responsable de la marée noire dans le golfe du Mexique a été détectée à trois kilomètres de la tête du puits, selon le porte-parole de la Maison-Blanche.

    Plus tôt, le gouvernement américain avait autorisé BP à maintenir fermé pendant encore 24 heures le puits de pétrole malgré la découverte de cette fuite, tout en demandant au pétrolier de surveiller rigoureusement la situation.
    Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs a indiqué que la fuite "se situe à trois kilomètres de la tête du puits", mais il n'a pas précisé la nature du produit qui s'en échappe.
    En revanche, il a expliqué que "des bulles" ont été observées à la sortie de la tête du puits, grâce à une caméra sous-marine.
    "Et il y a des fuites sur la partie supérieure de la tête du puits", a poursuivi M. Gibbs. "Tout ceci requiert une attention particulière".
    Un navire de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) a aussi observé d'autres "anomalies" qui doivent encore être évaluées, a dit M. Gibbs.
    BP mène depuis jeudi des tests sur le puits, qui ont permis de mettre enfin un terme à l'écoulement de millions de litres de brut chaque jour dans les eaux du golfe. Mais la crainte est que, emprisonné dans le puits, le pétrole comprimé ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau.
    Selon l'amiral Thad Allen, responsable des opérations de lutte contre la marée noire pour le compte de l'administration américaine, la décision d'autoriser BP à maintenir fermé le puits est intervenue après que des membres de l'équipe d'experts fédéraux et des représentants du groupe pétrolier se sont entretenus dimanche sur la détection d'une possible fuite à proximité du puits et sur la possible présence de méthane au-dessus de celui-ci.
     

    LA NOUVELLE-ORLEANS (AFP) - Marée noire: BP autorisé à maintenir le puits fermé pendant encore 24 heures

    Le gouvernement américain a autorisé lundi BP à maintenir fermé pendant encore 24 heures le puits de pétrole dans le golfe du Mexique, malgré la découverte d'une possible fuite dans le fond marin, lui demandant de surveiller rigoureusement la situation.

    "J'ai autorisé BP à poursuivre les tests de résistance pendant 24 heures de plus et réaffirmé notre position selon laquelle ces tests ne continueront qu'à la condition que BP respecte ses obligations de surveiller rigoureusement tout signe montrant que ces tests pourraient faire empirer la situation", a annoncé dans un communiqué l'amiral Thad Allen, responsable des opérations de lutte contre la marée noire pour le compte de l'administration américaine.

    BP mène depuis jeudi des tests sur le puits, qui ont permis de mettre enfin un terme à l'écoulement de millions de litres de brut chaque jour dans les eaux du golfe, mais la crainte est que, emprisonné dans le puits, le pétrole comprimé ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau.

    Selon l'amiral Allen, la décision d'autoriser BP à maintenir fermé le puits est intervenue après que des membres de l'équipe d'experts fédéraux et des représentants du groupe pétrolier se sont entretenus dimanche sur la détection d'une possible fuite à proximité du puits et sur la possible présence de méthane au-dessus de celui-ci.

    "Au cours de la discussion, l'équipe d'experts scientifiques fédéraux a reçu les réponses aux questions qu'elle se posait et l'engagement de BP à respecter ses obligations en matière de surveillance", a ajouté l'amiral Allen.

    "La surveillance et une analyse complète de la fuite et du méthane va se poursuivre en coordination avec l'équipe d'experts", a-t-il assuré.

    Dimanche, le gouvernement américain avait ordonné à BP de l'informer sur "une fuite détectée" et sur "d'autres anomalies" près du puits de pétrole.

    "Je vous ordonne de me fournir une procédure écrite pour pouvoir ouvrir la vanne d'étranglement aussi vite que possible sans endommager le puits si la fuite d'hydrocarbone à côté du puits est confirmée", avait indiqué l'amiral Allen dans une missive au responsable de BP chargé de la marée noire, Bob Dudley.

    Le même jour, BP a fait savoir que le puits pourrait rester fermé jusqu'à ce qu'il soit définitivement bouché, alors que tout laissait penser jusqu'à présent qu'il serait partiellement ou complètement rouvert à l'issue de la période de tests en attendant que les puits de dérivation soient achevés.

    "Nous ne voulons pas déverser à nouveau du pétrole dans le golfe si ce n'est pas nécessaire", avait dit le directeur d'exploitation du groupe, Doug Suttles.

    La compagnie britannique travaille sur deux puits de dérivation qui doivent intercepter le puits principal sous terre et permettre de le boucher de manière définitive en le colmatant à l'aide de béton. Cette opération extrêmement complexe est prévue entre fin juillet et la mi-août.

    La marée noire, la pire de l'histoire des Etats-Unis, provoquée par le naufrage le 22 avril de la plateforme pétrolière de BP Deepwater Horizon, empoisonne la vie des habitants des Etats touchées, Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride, qui vivent de la pêche et du tourisme.

    BP a annoncé lundi que la catastrophe lui avait coûté près de 4 milliards de dollars jusqu'ici en frais divers, y compris les dédommagements déjà versés.


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