• uin 2010 14h46 | Par AFP 0 commentaire(s)

    Les premières aides bientôt débloquées pour les agriculteurs touchés par Xynthia

    Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, a indiqué que les agriculteurs dont les terres sont sinistrées après le passage de la tempête Xynthia recevraient les premières aides à partir de la semaine prochaine. 

    Survol des dégâts provoqués par la tempête. Photo Dominique 
Jullian

    Survol des dégâts provoqués par la tempête. Photo Dominique Jullian

     

    Ce premier volet d'aides devrait s'élever à environ 5 à 6.000 euros par exploitation, a indiqué lors d'un point-presse le ministre à La Rochelle, qui rencontrait ce vendredi des professionnels en Charente-Maritime puis en Vendée. Un deuxième volet d'aides, dans un dispositif européen, de quelque 30 millions d'euros, pourrait quant à lui être débloqué d'ici la fin du mois de juin, a-t-il précisé.

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    Tempête Xynthia : l'exemple hollandais

    La moitié des Pays-Bas doivent être protégés. Les digues les plus récentes s'intègrent dans le paysage. Et le réensablement des dunes devient une priorité.

    La digue verte avec ses moutons (photo MC Aristégui)   Robert Slomp. Il montre une dune en cours de réensablement avec 
des plantations pour fixer le sable.  Photos M.-C. A.  Le sénateur girondin Alain Anziani photographie le cliché affiché 
du désastre de 1953 (photo MC Aristégui)

    La digue verte avec ses moutons (photo MC Aristégui)

    La digue verte avec ses moutons (photo MC Aristégui)
      Robert Slomp. Il montre une dune en cours de réensablement avec 
des plantations pour fixer le sable.  Photos M.-C. A.
    Le sénateur girondin Alain Anziani photographie le cliché affiché 
du désastre de 1953 (photo MC Aristégui)

     

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    Robert Slomp, conseiller au ministère hollandais chargé entre autres de la Gestion de l'eau, faisait partie des spécialistes qui ont accueilli la mission sénatoriale Xynthia cette semaine aux Pays-Bas. Une tempête qui l'a particulièrement marqué : l'oncle de sa femme et sa fille sont décédés dans la nuit du 27 au 28 février, rue de la Plage, à Aytré, près de La Rochelle.

    Voilà vingt ans, Robert Slomp avait assisté à la pendaison de crémaillère dans cette maison où il est ensuite revenu souvent. « En voyant l'exposition par rapport à la mer, j'ai pensé qu'elle serait un jour ou l'autre envahie par l'eau. Je n'ai pas osé en parler, je me méfiais de la déformation professionnelle. Et, surtout, ce n'est pas ce que l'on peut dire un jour de fête ! »

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    Tous unis pour la musique

      C'est à la salle des fêtes que s'est déroulée la soirée.  Photo 
A. Castel

    C'est à la salle des fêtes que s'est déroulée la soirée. Photo A. Castel

    C'est devenu une tradition : les élèves des classes instrumentales et vocales de l'école Cécile-Queendle présentent aux familles et amis, en audition publique, les résultats de leur travail de l'année scolaire qui s'achève. C'est à la salle des fêtes du complexe municipal que s'est déroulée cette soirée.

    Au fil du temps, le nombre des élèves n'a cessé de grossir, la plage des âges s'élargir, les disciplines musicales se multiplier, et les formations s'affiner, jusqu'à permettre à cette prestation d'école de devenir un véritable spectacle.

    Outre l'éclosion, parmi les élèves, de talents prometteurs, on a particulièrement remarqué la grande attention portée dans les classes de chant, à l'adaptation des morceaux choisis à la tessiture. Cela est sans doute à mettre au crédit d'un jeune professeur, par ailleurs concertiste de talent, Mélody, dont la voix claire et chaude est extrêmement prenante. Depuis quelques années, cette pédagogue est d'ailleurs devenue la vedette de ces soirées familiales, avec le week-end dernier, une surprise : la révélation aux Charentais d'un jeune auteur-compositeur, Cyril Llorens qui vient d'enregistrer un single sous le titre « Onde de Choc », inspiré de la tempête Xynthia.

    Magistralement interprétée en duo par Mélody et Evans, cette chanson émouvante a ravi l'assistance et a été chaleureusement applaudie.

    juin 2010 08h51 | Par thierry magnol 0 commentaire(s)

    Journées de la mer : « la France rattrape son retard »

    À l'occasion des Journées de la mer qui débutent aujourd'hui, tour d'horizon maritime avec Jérome Bignon, député (UMP) de la Somme et président du Conservatoire du littoral et de l'Agence des aires marines protégées.

    « Sud Ouest ». Quel est l'intérêt des Journées de la mer ?

    Jérôme Bignon. Le problème de la mer dans notre pays, c'est qu'au-delà de la plage, elle ne provoque aucun engouement, alors que nous avons un patrimoine extraordinaire. Ces journées sont l'occasion de faire découvrir cette richesse trop souvent ignorée.

    Vous êtes fortement engagé dans le Grenelle de la mer. Où en est-on exactement ?

    Des décisions ont déjà été prises et intégrées à la loi Grenelle 2. Mais la plupart des commissions continuent de travailler. Elles rendront leurs rapports avant l'été. Il y aura ensuite une réunion du comité de suivi, ce qui devrait déboucher sur des mesures concrètes entre octobre et décembre.

    Est-ce que ces mesures comporteront un volet sur l'aménagement du littoral. En clair, prendra-t-on des dispositions pour éviter que se reproduisent des drames comme celui occasionné par Xynthia ?

    La question est complexe. Avec la loi littoral, la France dispose déjà d'un très bon dispositif de défense, à condition qu'il soit respecté. Je ne vois pas la nécessité d'ajouter des textes supplémentaires. Lorsque survient un pépin, c'est soit parce que la loi n'a pas été correctement appliquée, soit parce que les hommes n'ont pas fait le travail de protection approprié. Si on construit là où on ne doit pas le faire, il est normal d'avoir des problèmes.

    Il est donc inutile, selon vous, de revoir la loi ?

    Il ne faut surtout pas y toucher. On a la chance d'avoir un texte remarquable, essayons simplement de le faire appliquer, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Nous avons des peurs ponctuelles et une immense capacité d'oubli. Dans cinq ans, Xynthia sera oubliée et on voudra construire n'importe où. Les gens ne connaissent pas la mer. Ils veulent avoir les pieds dans l'eau sans courir le moindre risque et sans payer.

    Ne faudrait-il pas mieux encadrer les maires qui sont seuls habilités à délivrer les permis de construire ?

    Lors du Grenelle, nous avons proposé que les permis ne soient plus délivrés par eux mais par l'intercommunalité. Ce n'était pas pour les embêter, mais au contraire pour les rendre libres, car ils subissent en permanence des pressions. Mais cela n'a pas abouti.

    Vous êtes à la tête du Conservatoire du littoral et de l'Agence des aires marines protégées. Ces deux outils sont-ils à même de sauvegarder un espace maritime que l'on sait menacé ?

    En tout cas, ce sont deux formidables outils. En trente-cinq ans d'existence, le Conservatoire a effectué un extraordinaire travail. Il a acheté 135 000 hectares et protégé 1 000 kilomètres de rivage, en réglant pratiquement tout à l'amiable.

    L'Agence n'a que trois ans. Le Grenelle de la mer devrait lui donner un coup de fouet, mais c'est un peu moins facile pour des raisons souvent budgétaires.

    Comparée aux autres nations, considérez-vous que la politique maritime de la France est en avance ou en retard ?

    La France est en train de rattraper son retard au grand galop.

    Journées portes ouvertes

    À partir d'aujourd'hui et durant quatre jours, les Journées de la mer, des lacs et des rivières, initiées par le ministère du Développement durable, proposent plus de 600 manifestations sur l'ensemble du territoire. Mais le littoral est principalement concerné par cette opération qui a pour vocation de « faire découvrir la mer, ses métiers, ses passionnés, son patrimoine, sa biodiversité… ». C'est cette dernière qui est plus spécialement à l'honneur puisque c'est son année mondiale. Découverte du patrimoine et informations sur les espèces marines seront donc au rendez-vous. Paris ne sera pas en reste puisque pour l'occasion est créé le « port des Champs-Élysées », à hauteur du pont Alexandre III.

    Dans la région, une quarantaine d'animations sont prévues (1), mais le grand événement aura lieu à La Rochelle avec la présence au port des cinq « Pen Duick » d'Éric Tabarly.

    (1) Programme complet sur www.lesjourneesdelamer.fr

    4 juin 2010 07h16 | Par Thomas Brosset 1 commentaire(s)

    Tempête Xynthia : « rien n'est changé. C'est une tromperie »

    Élus et sinistrés sont unanimes. Il n'y a rien de neuf dans les propos du secrétaire d'état au logement Benoist Apparu.

      Alain Burnet : « On ne peut qu'être sceptique ».  photo m.-c. a

    Alain Burnet : « On ne peut qu'être sceptique ». photo m.-c. a

    « Aucune maison ne sera rasée sous la contrainte. » Les déclarations de Benoist Apparu, secrétaire d'État chargé du Logement et de l'Urbanisme, jeudi dans « Aujourd'hui en France », semblent avoir fait l'effet d'une bombe sur le plan national. Mais sur le plan local, personne n'a été dupe de cette « non-annonce ».

    « La seule nouveauté que le gouvernement reconnaît, c'est l'absurdité de sa méthode. Pour le reste, c'est de la com, rien que de la com », commente Jean-Louis Léonard, député-maire UMP de Châtelaillon. « Il n'y a rien de différent avec ce qu'avait déclaré Jean-Louis Borloo il y a un mois et demi. À savoir que l'État se porte acquéreur des maisons de ceux qui veulent partir et négociera au cas par cas avec ceux qui veulent rester. Il commence d'ailleurs par acheter des maisons pour prouver qu'il avait raison. Quelquefois même à des prix qui dépassent l'entendement. Je prends l'exemple du quartier des Boucholeurs. L'acquisition des maisons en zone noire coûterait dans les 30 M€ alors que la protection de l'ensemble du quartier reviendrait à 4 ou 5 M€. C'est de la pure gabegie. Plutôt que de faire des annonces qui n'en sont pas, je préférerais que l'État se préoccupe de la défense des côtes. »

    Même son de cloche du côté d'Aytré où Suzanne Tallard, maire socialiste, estime qu'il y a « tromperie ».

    « En entendant la radio ce matin (NDLR : hier matin), j'ai d'abord cru que c'était une situation nouvelle. Je me suis renseignée et je me suis rendu compte que sur le fond, il n'y avait aucun changement. On aboutit toujours à l'éventuelle expropriation après enquête publique et toujours rien sur la protection collective, la protection individuelle et les mesures d'évacuation. »

    « Un boum médiatique »

    Les sinistrés ne sont pas plus enthousiastes que leurs élus sur le « boum » médiatique des déclarations du secrétaire d'État : « Il n'a dit que ce qu'on savait déjà. C'est-à-dire que, pour qu'il y ait des procédures d'expropriation, il faut qu'il y ait une déclaration d'utilité publique. Et alors ? C'est la loi et c'est tout », lance Marie-Olivia Rocca, la jeune présidente de l'Association des victimes de la tempête Xynthia sur la commune d'Aytré, première association de Charente-Maritime à avoir attaqué l'État sur le zonage. Pour Alain Burnet, le maire de l'île d'Aix où les propositions de rachat de maisons commencent à atteindre des sommes astronomiques, « on ne peut qu'être sceptique sur les déclarations du ministre. J'ai entendu Jean-Louis Borloo à la radio. J'ai aussitôt appelé le préfet pour savoir s'il y avait du neuf. Il m'a répondu que non. Qu'il n'avait reçu aucune consigne du ministre et qu'"Aujourd'hui en France" n'était pas le "Journal officiel". »

    in 2010 06h00 | Par Marcel Bedaxagar 0 commentaire(s)

    Il ne tient qu'à un fil

    . Les travaux de réfection du pont suspendu d'Holtzarte sont en cours. Le point

      Fabrice Bossard, patron de la société Fafa Gump, sur les câbles 
de la passerelle.  Photo m. B.

    Fabrice Bossard, patron de la société Fafa Gump, sur les câbles de la passerelle. Photo m. B.

    Le passage est interdit et, de toute façon, seul un singe pourrait franchir les câbles tendus entre les deux parois. Mais l'accès à la passerelle d'Holzarte reste libre et permet, à partir d'une plate-forme située à quelques dizaines de mètres seulement, d'observer le chantier. Les travaux de réfection battent leur plein, afin d'effacer les traces de la tempête Xynthia qui avait balayé la plus grande partie du platelage du fameux pont suspendu. Et le spectacle vaut le coup d'œil.

    Les spécialistes des travaux acrobatiques qui œuvrent sur ce chantier n'hésitent pas, eux, à se mouvoir sur ces câbles, mais en toute sécurité. Ce sont de véritables alpinistes, qui travaillent pour l'entreprise Heaven Climber ou HC Pyrénées basée à Soulom dans les Hautes-Pyrénées. Fabrice Bossard, gérant de l'entreprise Fafa Gump de Licq-Athérey, les dirige, car ce chef de chantier est sous-traitant pour la société pyrénéenne.

    Vérification des câbles

    « Nous avons commencé par sécuriser le site pour nous, en tendant un câble de sécurité avant de démonter le pont suspendu. Après, nous avons fait des essais pour vérifier la solidité des ancrages des câbles existants », explique Fabrice Bossard. Une première analyse qui a permis de constater que les deux câbles de pied, sur lesquels reposait le platelage du pont suspendu, étaient trop usés. « Pour l'instant on ne change que ceux-là. Mais les haubans de tension et les câbles du haut ont été radiographiés par un bureau de contrôle et leur efficacité est en cours d'analyse », poursuit le chef de chantier.

    Au Conseil général, maître d'œuvre pour ces travaux, rien ne filtre pour l'instant. Mais quelques renseignements glanés auprès de ceux qui sont concernés par le dossier laissent entendre que les résultats seraient favorables, ce qui allégerait la facture et permettrait sans doute d'aller plus vite. « On va tirer les câbles de pied à l'aide d'un treuil pneumatique », annonce Fabrice Bossard. Deux compresseurs, un groupe électrogène et un bungalow pour que les salariés puissent se mettre à l'abri ont été héliportés avant le lancement du chantier.

    Avec l'hélicoptère

    Et l'hélicoptère interviendra à nouveau, de manière plus spectaculaire. « On va poser le platelage par éléments de six mètres avec cet hélicoptère », confirme le chef de chantier. « Le plancher sera en mélèze, un bois très résistant », annonce-t-il.

    Bien sûr, les conditions météorologiques et aérologiques devront être idéales pour effectuer de telles manœuvres. Mais si le temps le permet, la passerelle d'Holtzarte devrait retrouver son allant pour cet été. « Pour la première semaine de juillet, si les ancrages sont efficaces et si les câbles du haut sont validés », se risque Fabrice Bossard.

    Ce Breton est tombé amoureux de la région en venant travailler aux gorges de Kakueta et a fondé Fafa Gump, où sa compagne Anne Pigeau l'a rejoint pour devenir son associée. « Fafa Gump, c'est une référence au film ''Forrest Gump'', parce que je suis toujours en train de courir », confie-t-il en souriant.

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    Le PS réclame un moratoire sur le "zonage" post-Xynthia

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    PARIS (Reuters) - La présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a de nouveau demandé vendredi la suspension du "zonage" décidé par le gouvernement après la tempête Xynthia en vue de la destruction d'habitations sinistrées.

    La dirigeante socialiste estime que l'Etat a été contraint à un "recul forcé" sur la démolition annoncée des maisons situées dans les "zones noires" en Vendée et en Charente-Maritime, départements touchés par la tempête qui a fait 53 morts fin février.

    Le gouvernement a répété jeudi qu'il n'était pas question de démolir sans enquête préalable les 1.510 maisons dans ces zones à risque - "rien de nouveau", selon les associations de victimes qui contestent le zonage effectué selon elles beaucoup trop rapidement après la tempête du 28 février.

    Pour le Parti socialiste, le gouvernement agit "dans la cacophonie la plus totale sans se soucier de la violence de (ses) décisions pour les habitants".

    "De l'irrévocabilité des démolitions à la mise en place de procédures amiables (...), le gouvernement vient une nouvelle fois de changer son fusil d'épaule", peut-on lire dans un communiqué.

    Le tribunal administratif de Poitiers (Vienne) a rejeté mardi une requête contre la délimitation de ces "zones noires" mais il a ordonné au préfet de Charente-Maritime de rendre publics les documents ayant conduit au tracé, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

    "Ce que je demande aujourd'hui, c'est que le gouvernement aille jusqu'au bout et prenne acte de cette condamnation et prononce ce que j'ai demandé il y a deux mois : un moratoire du zonage pour que l'on puisse revoir les choses sérieusement", a déclaré Ségolène Royal vendredi sur France 2.

    Les secrétaires nationales du PS chargées du Logement et de l'Environnement vont dans le même sens.

    "Une fois de plus, le mode d'action (du gouvernement) a été brutal, sommaire, sans aucune concertation, et insuffisant sur l'expertise", déclarent Nathalie Perrin et Laurence Rossignol qui réclament également une indemnisation rapide des victimes.

    Ségolène Royal a rappelé pour sa part que Nicolas Sarkozy était "venu trois fois sur le terrain : il a promis des aides et nous n'avons toujours pas le premier euro promis par le gouvernement".

    Laure Bretton, édité par Sophie Louet

     

    Puyravault

    Xynthia: le ministre de l'Agriculture veut rassurer les agriculteurs touchés

    Agriculture vendredi 04 juin 2010
    • Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, en 
conversation avec François Guinot, exploitant agricole à Puyravault.

      Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, en conversation avec François Guinot, exploitant agricole à Puyravault.

    « Le premier problème pour lequel je suis venu, c'est celui des aides financières qui ne sont pas encore complètement débloquées. » Cet après-midi, dans une exploitation agricole de Puyravault (Vendée), Bruno Le Maire a voulu rassurer les agriculteurs touchés par la tempête Xynthia. Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche a assuré qu'une aide « de 5 000 à 6 000 euros par exploitation allait arriver aujourd'hui ou en début de semaine».

    Il attend par ailleurs le feu vert de Bruxelles, espéré « fin juin », afin de débloquer un second volet de fonds qui financeront le gypsage (le gypse est du sulfate de calcium et a la propriété d'enlever le sel de la terre) et indemniseront les pertes futures des exploitants. Ce qui devrait représenter, «pour une exploitation de taille moyenne, submergée à 50 %, environ 25 000 euros», estime le ministre. Les agriculteurs se sont dit partiellement rassurés mais préviennent que si ces fonds ne viennent pas rapidement, « le dialogue pourrait devenir musclé ».

     

    vendredi 4 juin 2010

    Xynthia : une succession de déclarations confuses

    © Photo Ouest-France

    Des zones inhabitables baptisées "zones noires" puis "zones de solidarité", où tout ne serait finalement pas rasé : le devenir des habitations touchées par la tempête Xynthia fin février a donné lieu à une succession de déclarations publiques confuses de la part du gouvernement.

    - Le 16 mars, le président Nicolas Sarkozy, à la Rochelle :
    « Nous ne laisserons pas se réinstaller des gens dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels. »

    - Le 6 avril, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo :
    « Ils seront un peu plus d'un millier qui ne pourront plus habiter dans leur maison » (sans préciser si ce chiffre correspond au nombre de foyers ou de gens concernés)

    - Le 7 avril, communiqué du conseil des ministres :
    « Dans les zones d'extrême danger, où les risques peuvent être mortels, il n'est pas acceptable de laisser les habitants se réinstaller» et «ces zones, dites +zones noires+, doivent retourner à l'état naturel. »

    - Le 8 avril, le préfet de Charente-Maritime, Henri Masse :
    Les « zones noires » qui présentent « un danger de mort avéré » ne sont « pas négociables ».

    - Le 8 avril, le secrétaire d'Etat aux Transports et président du Conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau :
    « Rien n'est encore figé, il pourra y avoir certains accommodements si des études montrent que pour telle ou telle maison, on peut trouver d'autres solutions. »

    - Le 10 avril, Jean-Jacques Brot, préfet de Vendée :
    « Cette cartographie ne bougera pas. » « Si des propriétaires contestent (ce zonage), eh bien les juridictions concernées examineront leurs recours. »

    - Le 13 avril, le Premier ministre François Fillon :
    « Les critères qui ont été mis en œuvre par l'Etat pour définir les zones (...) sont des critères objectifs, basés sur des observations concrètes, précises, et ils n'appellent pas de remise en cause, en tout cas pas dans la phase actuelle »

    - Le 15 avril, Jean-Louis Borloo, à La Rochelle :
    « Il y a eu un malentendu, les zones évoquées ce sont des zones de solidarité, des zones de rachat, ce ne sont pas des zones de destruction massive. »

    - Le 15 avril, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno :
    « Les zones que l'on appelle de façon mal appropriée +zones noires+ resteront telles qu'elles sont, ce sont des zones de solidarité, ce sont des zones de risque, de danger pour les personnes »

    - Le 3 juin, Benoist Apparu :
    « Dans l'immédiat, aucune maison ne sera rasée sous la contrainte ». « Il y a des zones noires qui sont définitives. Il y a des zones jaunes où on va mettre des prescriptions particulières pour la construction des maisons. Et on avait une zone intermédiaire, la zone orange (...) La zone orange est potentiellement en noir. » « On a dit qu'on se donnait un peu de temps pour décider. »

    - Le 3 juin, Luc Châtel :
    « Nous n'avons jamais dit : nous détruirons toutes les maisons dans la zone dite noire. »

    AFP

    Lire aussi
    Xynthia : la Vendée attend des réponses de Sarkozy

    Les agriculteurs touchés par Xynthia recevront les aides la semaine prochaine

    Inondation

    Le ministre de l'Agriculture a annoncé vendredi que les agriculteurs touchés par le passage de la tempête Xynthia, au mois de février, recevront les premières aides promises par l'Etat la semaine prochaine. "Je regrette le temps que ça a pris", a déclaré Bruno Le Maire, sur France Bleu La Rochelle. Il a précisé que ce premier volet représenterait entre 5.000 et 6.000 euros pour une exploitation moyenne.

    La Commission européenne devrait donner son feu vert "d'ici quinze jours à trois semaines" au dispositif européen d'aide, d'un montant d'environ 30 millions d'euros. La Chambre d'agriculture de Charente-Maritime estime que les dégâts pour les exploitations des deux départements s'élèvent à 70 millions d'euros, en Vendée et en Charente-Maritime.

     


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    Les sinistrés de la tempête Xynthia peu convaincus par Benoist Apparu

    Les propos du secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, dans Le Parisien, sont loin d'avoir rassuré les sinistrés de la tempête Xynthia, qui n'y voient pas un réel changement de politique.

     Marie Olivier-Rocca, présidente de l'Association de défense des 
sinistrés de la tempête Xynthia à Aytré. Archive Pascal Couillaud

    Marie Olivier-Rocca, présidente de l'Association de défense des sinistrés de la tempête Xynthia à Aytré. Archive Pascal Couillaud

    L'Association des victimes des inondations du Sud Vendée (Avif) a jugé ce jeudi que les déclarations de presse rassurantes du secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu n'apportaient aucune garantie. Pour le vice-président de l'association, Xavier Machuron-Mandard, « il n'y a rien de véritablement nouveau. Les zones existent encore. Ce n'est pas une déclaration dans un journal qui vaut une assurance sur la politique qui sera suivie. »

    Pour l'Avif, avec les déclaration du secrétaire d'Etat au Logement ,« on est dans l'annonce, dans la communication. En outre, la nuance - dans l'immédiat - est importante. Déplacer la décision de 15 jours ne va rien changer. L'épée de Damoclès du 8 juin (date limite pour contester le zonage) demeure malgré les déclarations du ministre. »

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    Même sentiment du côté de l'Association de défense des sinistrés de la tempête Xynthia à Aytré (17). Sa présidente, Marie Olivier-Rocca estime qu'il n'y a rien dans les propos de Benoist Apparu « qu'on ne savait déjà ». 

    « C'est sans intérêt, sauf celui de faire un effet d'annonce qui brouille un peu les pistes pour ceux qui ne sont pas très au fait des choses. Le problème que ça me pose c'est que les gens qui ne sont pas forcément très au courant de la loi s'affolent et m'appellent pour me dire "On a gagné !" » a-t-elle ajouté.

    De son côté, l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a critiqué « la valse hésitation de l'Etat

    Tempête Xynthia : "aucune maison rasée sous la contrainte"

    Le secrétaire d'Etat au logement, Benoist Apparu et le porte-parole du gouvernement Luc Chatel ont affirmé ce jeudi, que dans l'immédiat, aucune maison ne sera rasée sous la contrainte.

    Marie Olivier-Rocca, présidente de l'association des sinistrés de 
la rue, qui refusent que l'on rase leur maison. Archive Pascal 
Couillaud

    Marie Olivier-Rocca, présidente de l'association des sinistrés de la rue, qui refusent que l'on rase leur maison. Archive Pascal Couillaud

     

    Alors que l'Etat avait annoncé que plus d'un millier de logements devaient être rasés, le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, a affirmé dans Le Parisien, "dans l'immédiat, aucune maison ne sera rasée sous la contrainte".

    Après le passage de la tempête qui avait fait 53 morts le 28 février, des "zones noires" avaient été définies pour déterminer les habitations et les 1.500 logements à détruire. Une décision qui avait été accueillie par une levée de boucliers dans les régions concernées, notamment dans plusieurs de Charente-Maritime.

    Pour justifier ce premier zonage, Benoist Apparu a expliqué qu'au lendemain du drame, "des élus locaux nous demandaient des réponses rapides. Nous avons donc présenté un premier zonage, mais il ne peut en aucun cas être considéré comme une zone de destruction massive. Une destruction doit être liée à une enquête publique. C'est en vue de cette enquête qu'un nouveau périmètre, certainement ajusté à la baisse, est en train d'être établi".

    Le secrétaire d'Etat au logement considère qu'il s'agit là d'une clarification et non "d'un changement de pied". Une clarification qui intervient après des mois de révision des "zones noires", rebaptisée "zones de solidarité", et le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la tempête Xynthia, qui avait qualifié ce zonage "d'absurde".


    Avec ces déclarations, Benoist Apparu va dans le sens du ministre de l'Environnnement, Jean-Louis Borloo, pour qui il y avait eu un "malentendu" concernant les zones noires. Il avait écrit dans une lettre aux élus de Vendée et de Charente-Maritime, "il ne saurait être question de démolition systématique et autoritaire".

    De son côté, Luc Chatel a assuré que l'Etat n'avait "jamais dit" que toutes les maisons seraient détruites dans les zones noires. Selon lui, l'Etat a proposé à l'époque dans les zones où il y avait "un danger majeur pour les populations, une procédure exceptionnelle, c'est-à-dire une transaction à l'amiable où l'Etat rachète aux habitants les maisons concernées".
     

    Pour les victimes de Xynthia

    Pour les victimes de Xynthia
     

    Vendredi à Notre-Dame des Forges, quelque 200 danseurs, chanteurs, musiciens des chœurs, chorales et de l'école de musique de Tarnos, ont offert un spectacle au profit des victimes de la tempête Xynthia. La soirée a rapporté près de 900 €, lesquels seront reversés à la Fondation de France. photo J.-Y. I.

    Des subventions pour réparer les dégâts de Xynthia

     

    L'ordre du jour du Conseil municipal portait notamment sur des demandes de subventions pour réaliser des travaux à la suite de Xynthia.

    Le maire, Marie-Claude Bridonneau, a expliqué qu'à la suite des dégâts causés par la tempête Xynthia, un dossier de demande de subvention auprès de l'Europe a été constitué, au titre du programme opérationnel Feder (de 40 %) - dont la vocation est de préserver l'environnement et prévenir des risques.

    Le montant des travaux sans assurance à engager d'urgence serait de 88 973 euros avec une maîtrise d'ouvra

     
     
     
    2 juin 2010 10h35 | Par julien lestage 0 commentaire(s)

    Tempête Xynthia : l'État avait préconisé des protections rapprochées

    Au lendemain de la tempête, une version des services de l'État révèle que des inondations auraient pu être évitées..

      À Labarde, la construction d'une digue à Issan n'était pas la 
seule solution de protection  photo J.L.

    À Labarde, la construction d'une digue à Issan n'était pas la seule solution de protection photo J.L.

     

    Sur le territoire de la presqu'île, l'après-Xynthia n'est pas de tout repos. Dans le Sud Médoc notamment, le même discours tourne en boucle depuis des semaines chez les élus : « Si l'État avait autorisé la construction de nouvelles digues après la tempête de 1999, les lotissements n'auraient pas été inondés une deuxième fois ! ». Dans les faits, il semble que les choses ne soient pas aussi simples. Des protections ont bien été préconisées par l'État. Et sur le secteur des zones inondables, d'autres enjeux, agricoles et d'urbanisation, sont aussi la face cachée d'une bataille plutôt sévère. Laquelle dure depuis des années. Le point sur la situation.

    La digue d'Issan

    La construction d'une digue au port d'Issan-Cantenac, réclamée depuis 2004 par le Syndicat des bassins versants Artigue-Maqueline, illustre ce bras de fer qui se déroule entre les élus et l'État.

    Un ouvrage d'environ 700 mètres, plus le rehaussement des digues existantes, qui aurait pu éviter que de nombreuses habitations ne se retrouvent dans des situations de sinistre au moment de la montée des eaux provoquée par Xynthia. C'est la version défendue par Guy Guinard, adjoint au maire de Ludon et président du Syndicat des bassins versants, mais aussi par les municipalités de Labarde, Cantenac et Macau (nos précédentes éditions).

     

    Sur ce dossier, Henri Cazalet, chargé de mission digues pour la Direction départementale des territoires et de la mer Gironde (DDTE) apporte son éclairage. La version de ses services diffère de celle des élus.

    Un dossier pas complet

    Ces communes du Sud Médoc, qui ont été sinistrées lors du passage de Xynthia, auraient pu être davantage protégées. Et les inondations évitées, sans pour autant qu'une digue ne soit construite à Issan. C'est du moins ce qui ressort des explications du chargé de mission. Dans le détail, les précisions sont les suivantes. Selon Henri Cazalet, ce que les services de l'État ont toujours refusé depuis 2004, c'est bien un « endiguement » continu sur cette frange de côte estuarienne, parce qu'il existe des zones humides et un périmètre dédié à l'expansion des crues. On est bien le long de l'estuaire, dans un secteur naturellement exposé à la montée des eaux. En revanche, des protections rapprochées, pouvant préserver les zones urbanisées existantes, ont bien été préconisées à cette même période. Le cas pour Labarde et Cantenac. Mais des options que n'ont pas voulu retenir les élus et le Syndicat des bassins versants, préférant une autre ligne de défense. Peut-être parce qu'elle aurait pu permettre un jour de viabiliser de nouveaux terrains. L'hypothèse est crédible. Au final, Le message de l'État n'a donc pas été pris en compte.

    Sur ce point, Henri Cazalet revient sur la demande de construction de la digue à Issan, transmise par le Syndicat des bassins versants en 2004. « Dans ce secteur inondable, le dossier ne tenait pas compte des implications écologiques, des conséquences hydrauliques, et aucune solution alternative n'était proposée ».

    Urbanisation et viticulture

    Ces dernières semaines, le débat s'est aussi focalisé sur « un Médoc sacrifié à l'expansion des crues, afin que la montée des eaux ne vienne pas contrarier la CUB et la grande ville de Bordeaux ». Dans le Sud de la presqu'île, le message a largement été relayé par les maires de Macau et Labarde, soucieux du développement de leurs villages. De son côté, le chargé de mission de la DDTE précise que les projets ne sont pas condamnés. « Nous avons demandé aux municipalités de nous faire remonter leurs projets. En zone estuarienne, des aménagements pourront être réalisés afin d'épanouir de l'urbanisation ou la création de zones d'activités. C'est possible. Par contre, il est évident que l'on ne construira plus jamais juste derrière les digues pour des raisons évidentes ». Le travail sera arbitré dans le cadre de l'élaboration d'un plan d'action de prévention des inondations le long de l'estuaire (PAPI). L'objet d'une réunion d'information qui s'est déroulée il y a dix jours à Pauillac.

    Sur le volet agricole, des concertations ont lieu en ce moment avec des exploitants, pour déterminer les cultures qui pourront se développer sur des zones à risque. En ce qui concerne la viticulture, l'enjeu d'une « longue » digue à Issan aurait aussi pu permettre de défendre l'ouverture de nouveaux vignobles en AOC Margaux. Ce serait la raison du soutien d'un château prestigieux, prêt à financer la digue. C'est aussi une version qui se murmurait dans les coulisses bien informées du Sud Médoc.

    ui conduit aux carrelets. À la Chaume et à la Manon, l'enrochement de la digue et le chemin du littoral. Sans oublier le port du Loiron.

    Un second dossier est constitué pour une demande de subvention auprès de l'État, au titre du programme 122 du ministère de l'Intérieur de prise en charge des réparations aux dégâts suite aux calamités publiques. Le montant de l'ensemble de la réhabilitation sans assurance s'élèverait à 4 407 338 euros. En retranchant les diverses subventions, la part communale serait de 1 699 000 euros à laquelle l'État apporterait 50 %.

    Divers travaux ne sont pas pris en charge par les assurances : le réensablement à la Platère ; le poste de secours ; les différentes pistes cyclables ; la digue de la Belette ; l'enrochement à la Colonnelle ; le belvédère de la Manon ; la route de la douane à la Platère ; le port du Loiron ; l'enrochement à la Sapinière ; des replantations dans les espaces verts, etc.

    Un petit lotissement

    En matière d'urbanisation, pour les jeunes foyers désirant acquérir un logement à Angoulins, la municipalité envisage de créer un lotissement sur l'espace vert situé à l'arrière du parc. Cette parcelle, nommée pour le projet « la Tourelle », est d'une superficie de 1 860 mètres carrés. Quatre parcelles, d'environ de 300 mètres carrés, sont envisagées. Le lot qui appartient au domaine public doit faire l'objet d'une enquête publique pour déclassement et reclassement dans le domaine privé. Au vu des résultats de l'enquête, le Conseil municipal se prononcera sur la réalisation de ce projet.

     


    L'Etat joue l'apaisement face aux victimes de Xynthia
    LE MONDE | 03.06.10 | 18h32

    e secrétaire d'Etat chargé du logement et de l'urbanisme, Benoist Apparu, a confirmé la décision du gouvernement, jeudi 3 juin, dans une interview au quotidien Le Parisien, mettant clairement fin, peut-on penser, à des mois de tergiversations et de confusion au cours desquels l'Etat est passé d'une intransigeance absolue à la conciliation.

     

    Au lendemain de la catastrophe, le chef de l'Etat avait exprimé sa volonté de ne pas laisser se réinstaller les victimes de la tempête dans des zones où elles seraient exposées à "un risque mortel".

    Le gouvernement avait alors présenté un zonage comprenant 1510 maisons devant être détruites. Le gouvernement avait été contraint d'agir vite "pour répondre aux attentes des élus locaux", explique le secrétaire d'Etat, mais ce premier zonage "ne peut en aucun cas, être considéré comme des zones de destruction massive", reconnaissant que "le terme de zone noire était inapproprié et incompris."

    ZONES DE SOLIDARITÉ

    D'ailleurs, il n'est plus question de parler de "zones noires" mais de "zones de solidarité" comme avait commencé de le suggérer, dès avril, le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, pour essayer de calmer la colère des sinistrés. "Les zones de solidarité apportent des droits et pas de contraintes", précise Franck Thiébaud, le porte-parole de Benoist Apparu, assurant que sur le fond "le gouvernement n'a jamais changé de stratégie."

    Plus de zones noires donc, et plus de destruction obligatoire non plus. Dans l'immédiat, du moins. Les services de l'Etat préparent un nouveau zonage à partir d'enquêtes de terrain plus poussées pour prendre en compte les multiples plaintes des habitants concernés.

    Le chiffre de 1510 habitations avancé initialement serait déjà passé à 1200 environ. Mais il faudra attendre l'automne pour connaître le tracé définitif du nouveau périmètre. "On ne part pas d'une feuille vierge, prévient cependant le ministère,les nouvelles zones de solidarité seront un ajustement des zones noires."

    PROCÉDURES D'ENTENTE AMIABLE

    Ensuite, devrait donc être lancée l'enquête d'utilité publique au terme de laquelle pourront être légalement prononcés des arrêtés d'expulsion. En attendant, les procédures d'entente amiable proposées par le gouvernement continuent. Les habitants des zones de "solidarité" qui le souhaitent peuvent se tourner vers l'Etat pour vendre leur maison.

    A ce jour, 412 maisons ont été visitées par les services de l'Etat en Charente-Maritime. Des propositions d'acquisition ont été faites pour 94 d'entre elles ; 29 ont été acceptées. En Vendée, 152 propositions ont été soumises sur 507 maisons visitées et 38 acceptées.

    Même si le gouvernement se défend de tout changement de pied, il est clair que la mobilisation croissante des habitants des communes sinistrées et de leurs élus l'a contraint à revenir en arrière. Vendredi 28 mai encore, deux députés de Charente-Maritime, membres de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la tempête Xynthia, avait demandé une audience au premier ministre, François Fillon, pour l'alerter sur  "la gravité de la situation".


    Laurence Caramel
    Article paru dans l'édition du 04.06.10

     

     

    Xynthia: ces zones qui en voient de toutes les couleurs

    Par Emilie Cailleau, publié le 03/06/2010 à 17:33

    Les résidents de la région dévastée par la tempête Xynthia 
manifestaient le 24 avril dernier. Les habitants de la commune de Fouras
 attendent de connaître le sort de leurs habitations

    REUTERS/Olivier Pon

    Les résidents de la région dévastée par la tempête Xynthia manifestaient le 24 avril dernier. Les habitants de la commune de Fouras attendent de connaître le sort de leurs habitations

    Toutes les maisons des zones noires ne seraient finalement pas rasées. Ce revirement du gouvernement entretient la confusion. Certaines communes attendent toujours d'être fixées sur leurs sort.

    Oui, il y a bien eu un "cafouillage" et une "erreur de communication". Le gouvernement reconnaît s'être précipité dans la gestion de l'après tempête Xynthia. Il va revoir sa copie sur les 1500 logements classés en zones noires -déclarées inhabitables et rebaptisées zones de solidarité - qui étaient vouées à la démolition. La cartographie des zones va être révisée, privilégiant une gestion au cas par cas.

    Environ 300 habitations pourraient ainsi échapper à la destruction suivant les conclusions des experts. Problème : malgré le mea culpa du gouvernement, le flou demeure autour de la méthode. Et ce qui pouvait apparaître comme une bonne nouvelle s'apparente à un sursis pour les sinistrés concernés.

    Aujourd'hui les habitants de Fouras ont peur

    Certaines communes oscillent en effet entre le classement en zone noire et orange.

    Exemple à Fouras, actuellement classée en zone orange, après avoir plusieurs fois changé de couleur. Le maire de Fouras UMP Sylvie Marcilly reste sur sa faim. "Nous ne sommes pas encore fixés, nous ne savons pas si nous sommes dans des zones hors de danger". L'élue avait manifesté en avril dernier aux côtés des habitants contre les destructions de maisons, parlant de "zonage à la hache". Deux mois plus tard, elle attend toujours des explications sur la méthode employée. "J'attends que les experts nous présentent leurs conclusions. Il faut qu'on nous dise si oui ou non il faut détruire les maisons ou si des mesures de protection sont envisageables."

    Si Sylvie Marcilly reconnaît que la marche arrière du gouvernement "va dans le bon sens", elle souhaite un examen en profondeur du dossier et l'ouverture d'un "débat" avec les experts. "Aujourd'hui les gens ont peur, justifie-t-elle. Ils ne savent pas à quelle sauce ils ont vont être mangés et n'ont d'autre choix que de prendre un avocat. Ce serait quand même mieux d'éviter un clash avec les tribunaux".

    "C'est une gabegie"

    Une remise à plat du dossier, c'est aussi le souhait de Jean-Louis Léonard, député UMP de Charente-Maritime et maire de Châtelaillon. Les déclarations de Benoist Apparu ne sont "pas un scoop" pour l'édile. L'examen par parcelle des zones avant toute expropriation était acquise depuis le déplacement du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo à La Rochelle, le 16 avril dernier. La "reconnaissance des approximations et la superficialité des expertises menées" ne signifie pas pour autant ans changement de méthode, dixit Jean-Louis Léonard.

    Il se plaint de l'absence de discussion avec les représentants de l'Etat malgré les demandes à répétition. "On craint que le zonage soit fait avec les mêmes inepties qu'avant. L'Etat est en train d'engager des sommes faramineuses pour racheter des maisons dans des zones de solidarité dont le sort n'est pas connu avant même d'évaluer des mesures de protection. C'est une gabegie".

     

     

     

    Xynthia : confusion, « enfumage », petit et grand clientélisme


    Le 29 avril 2009, lors d'un discours sur le Grand Paris prononcé à la Cité de l'architecture et du patrimoines, le président de la République se prononçait pour un assouplissement des règles de construction en zones inondables. Mardi 2 mars, en pleine polémique sur la tempête Xynthia, la secrétaire nationale des Verts accusé Nicolas Sarkozy d'avoir lui-même "mis en cause la loi littoral"


    Confusion : c'est le mot qui convient le mieux pour décrire la politique de l'Etat après la catastrophe due à la tempête Xynthia. Il y a presqu'un mois la mission commune d'information du Sénat sur les conséquences de cette tempête employait déjà ce mot en déplorant une "très grande confusion" et jugeant qu'une clarification était indispensable. "La mission fait le constat d'une très grande confusion dans l'expression publique sur cette question sensible. (...) Aujourd'hui encore, il y a un besoin évident de clarification", a indiqué la mission.


    Cette confusion se lit dans la succession des déclarations contradictoires du gouvernement



    Alors que la catastrophe a eu lieu en février dernier, le gouvernement a décidé hier, pour statuer sur le sort de quelque 300 maisons sur les 1.510 logements inscrits en "zone noire", de se donner du temps ! Cette confusion se lit dans la succession des déclarations contradictoires du gouvernement. A tout seigneur, tout honneur : le 16 mars, Nicolas Sarkozy, à la Rochelle: "Nous ne laisserons pas se réinstaller des gens dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels." Le 6 avril, Jean-Louis Borloo: "Ils seront un peu plus d'un millier qui ne pourront plus habiter dans leur maison". Le 8 avril, le préfet de Charente-Maritime: « Les "zones noires" qui présentent "un danger de mort avéré" ne sont "pas négociables". Le 10 avril, le préfet de Vendée: "Cette cartographie ne bougera pas." "Si des propriétaires contestent (ce zonage), les juridictions concernées examineront leurs recours." Le 13 avril, François Fillon: "Les critères qui ont été mis en oeuvre par l'Etat pour définir les zones (...) sont des critères objectifs, basés sur des observations concrètes, précises, et ils n'appellent pas de remise en cause, en tout cas pas dans la phase actuelle".

    Corinne Lepage, avocate des victimes, dénonce « une opération d'enfumage



    Alors comment expliquer cette confusion. Corinne Lepage, avocate des victimes, dénonce « une opération d'enfumage. Le préfet a envoyé à des gens des courriers les menaçant de démolir leur maison alors qu'il n'avait pas le droit de le faire. Mais le tribunal administratif de Nantes a considéré que ces courriers étaient bien des décisions et a donné deux mois aux habitants pour saisir le tribunal. Le délai expire le 8 juin et comme par hasard le 3 juin M. Apparu communique en disant qu'il n'a jamais été question de démolir... Ils veulent évidemment éviter les recours devant le tribunal ».


    Nicolas Sarkozy a justement fustigé  une «cascade de décisions litigieuses», oubliant juste qu'il préconisait voilà à peine un an un assouplissement de la législation pour que les terrains inondables deviennent constructibles !




    En attendant, avez-vous vu démissionner quelques-uns des Maires, des membres du Conseil Général qui, à l'instar de Philippe de Villiers, président du conseil général de Vendée, a couvert ces constructions litigieuses qui se sont révélées criminelles ? Non, De Villiers a préféré dresser un écran de fumée pour déplorer que le conseil général n'ait pas eu « une compétence juridique » pour l'urbanisation du littoral, alors qu'il l'avait cette compétence et que l'un de ses vice-présidents a signé les procès-verbaux ! À tous les échelons, on a fermé les yeux. Philippe de Villiers n'a pas été le seul à lancer des écrans de fumée. Nicolas Sarkozy, venu en mars en Vendée, a fustigé justement une «cascade de décisions litigieuses». Oubliant qu'il préconisait voilà à peine un an un assouplissement de la législation pour que les terrains inondables deviennent constructibles ! Avez-vous vu depuis février un maire, un conseiller général, un président de conseil général assumer ses responsabilités et démissionner ? À la Faute sur mer, la bien nommée, et dans le coin, le petit clientélisme ordinaire entre promoteurs et hommes politiques, va se poursuivre tranquillement. Toutes les autorisations données au sceau de l'incompétence et des intérêts bien compris vont pouvoir continuer comme avant.

     

    Un an plus tard Nicolas Sarkozy s'est rendu en Charente-Maritime et en Vendée, 15 jours après le passage de la tempête Xynthia,  A l'issue d'une réunion de travail à huis clos, le président a fait des annonces concrètes aux sinistrés et a fustigé  une «cascade de décisions litigieuses», oubliant ce qu'il disait en avril de l'année précédente

     


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  • Xynthia : rejet du premier recours

    Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté le premier recours déposé en Charente-Maritime sur Xynthia au motif qu'il n'y avait pas d'urgence à suspendre le zonage puisque des procédures à l'amiable étaient proposées et qu'il n'y avait pas d'expropriation imposée en cours, donc pas matière à recours. C'est l'association des victimes de la tempête de Xynthia de la commune d'Aytré qui avait déposé ce recours. En revanche, pour la requète mesures utiles demandant que l'état fournisse les documents par lesquels il a établi les zones, l'association obtient satisfaction. L'Etat a quinze jours pour fournir ces documents.

    La reconnaissance après la solidarité

      Les membres du bureau du club des aînés Joie de vivre avec la 
présidente Micheline Chamoulaud devant, 3e à gauche et le secrétaire 
Michel Torices, 1er à gauche, derrière.  photo Philippe Rebeix

    Les membres du bureau du club des aînés Joie de vivre avec la présidente Micheline Chamoulaud devant, 3e à gauche et le secrétaire Michel Torices, 1er à gauche, derrière. photo Philippe Rebeix

    Le club des aînés Joie de vivre de La Couronne organise une sortie à Port-des-Barques en Charente-Maritime, le vendredi 4 juin. Ceci fait suite à l'invitation du Club du 3e âge de cette commune.

    En effet, le Club des aînés de La Couronne avait organisé un loto à la salle des fêtes de la commune, le 1er avril au bénéfice de ce club qui avait été sinistré, avec d'importants dommages, lors de la tempête Xynthia. Une belle action de solidarité qui a le mérite aujourd'hui d'être soulignée.

    Nouveau bureau

    Par ailleurs, après la dernière réunion du Conseil d'administration du Club des aînés de La Couronne, qui a eu lieu le 12 mai, un nouveau bureau composé de dix membres a été élu pour l'exercice 2010.

    Présidente : Micheline Chamouleau. Vice-présidente : Mme Suzanne Moraud. Secrétaire : Michel Torices. Secrétaire adjoint : Gilles Hauser. Trésorière : Monique Chetaneau.

    Membres : Monique Bréaux, Cécile Caute, Michèle Gascon, Rosa Marco.

    Xynthia coûtera près d'un million d'euros

    Le Conseil municipal du 29 mai concernait particulièrement une décision modificative (DM) exceptionnelle, révisant le budget primitif en raison des conséquences financières de la tempête.984 000 euros à combler

    Trois mois après la tempête, le chiffrage des dépenses à engager dès cette année et l'estimation des aides ou des indemnisations des assureurs attendues ont pu être établis de façon assez précise afin de permettre de « rebâtir » en partie le budget communal.

    La facture prévisionnelle de la tempête s'élève à 2 675 115 euros, moins des recettes (aides et indemnisations) espérées à hauteur de 1 691 115 euros, soit un solde net de 984 000 euros à combler par la commune.

    Ce solde ne doit pas être financé ni par une augmentation des impôts, ni par recours à l'emprunt, d'où une réorientation des dépenses en supprimant des travaux prévus à hauteur de 1 200 000 euros. Les postes concernés ne sont qu'amputés et non dans leur globalité. Cette DM ne concerne que l'exercice 2010 et les dépenses auxquelles il faut faire face dans l'immédiat.

    Le coût global de la tempête sera absorbé sur plusieurs années car des dépenses seront reportées et des travaux ne seront pas faits cette année : poste de secours sur la plage, les nouvelles protections de défenses contre la mer et réensablement du nord de la plage, etc.

    En effet, il est en cours d'étude de protéger le nord de la plage par un épi et un réensablement, étude qui devrait être remise fin juillet et prise en compte dans le projet plan digue. Quant aux zonages des Boucholeurs toujours en discussion, il faudra une maîtrise active du canal de Port Punay en le déclarant d'utilité publique pour créer une structure de système de défense.

    Renforts d'été

    La brigade de Châtelaillon devrait être renforcée cet été par une dizaine de gendarmes. La surveillance de la baignade sera assurée par deux postes de secours, du 26 juin au 29 août, l'un à hauteur de la rue Barraud, l'autre à celle de la rue Denfert-Rochereau.

    Le système d'information de gestion des bibliothèques mis en place par la communauté d'agglomération (CdA) avec la médiathèque permettra aux abonnés la consultation en ligne d'un catalogue directement de chez eux, ainsi qu'un accès à la situation de leur compte.

    La soirée théâtre du 29 mai « Des soucis et des potes » ayant été annulée par les comédiens, elle sera reportée au 24 septembre.

    Un référendum pour la libération de Boyardville

    Le Front de libération du Boyard vient de voir le jour et organisera le 20 juin un grand référendum. Derrière la boutade, le désespoir des sinistrés.

      Depuis ce week-end, les commerçants de Boyardville pavoisent en 
jaune et noir, couleurs du zonage.  Photo Corinne pelletier

    Depuis ce week-end, les commerçants de Boyardville pavoisent en jaune et noir, couleurs du zonage. Photo Corinne pelletier

     

    «Dites-vous oui ou non à l'indépendance de Boyardville et à la constitution d'un gouvernement libre ? ». Telle sera la question posée, le 20 juin prochain, à tous les habitants de Boyardville, La Perrotine et Fort Royer, les trois quartiers touchés par Xynthia et dont 150 maisons sont menacées de destruction. Une plaisanterie ? Certes. Mais un projet tout à fait sérieux qui devrait se dérouler dans les règles de l'art. Les sinistrés cherchaient une idée pour marquer les esprits et ne pas tomber dans l'oubli. C'est Marc Vigneron Larosa, patron du restaurant-glacier l'Échoppe et figure commerçante de Boyardville (1) qui l'a trouvée.

    C'est ainsi que vient de naître le Front de libération du Boyard, un mouvement inoffensif regroupant des commerçants et des riverains sinistrés (ou pas). « Il s'agit de donner un grand coup de pied dans la fourmilière. Il ne s'agit pas d'une fantaisie anarchiste ou de faire la révolution. Il s'agit de sortir de la morosité et de créer un événement sympathiquement parodique », résume Alain Delaigue, artiste-peintre et membre du nouveau collectif. Les sécessionnistes du FLB sont ainsi sur la même longueur d'ondes que l'Association pour la sauvegarde du site de Boyardville-La Perrotine. Pour démontrer l'incohérence des pouvoirs publics et dénoncer le sort fait aux sinistrés, les uns et les autres ont choisi l'humour comme arme de défense.

    Campagne électorale et fête

    Les organisateurs du référendum n'ont pas choisi la date du 20 juin par hasard. Ce jour-là, ils accueilleront la nouvelle navette qui assurera la liaison maritime entre Boyardville et La Rochelle. Un événement à la fois populaire et médiatique.

    Quant à l'organisation de la consultation populaire, elle devrait se dérouler le plus sérieusement du monde. Une véritable campagne électorale avec affichage des règlements et réunions publiques sera lancée dès le 8 juin. Les électeurs (commerçants, habitants et propriétaires de maison secondaires de Boyardville-La Perrotine et Fort Royer) seront inscrits le jour même lorsqu'ils se présenteront pour voter. Les résultats seront proclamés vers 17 heures. Si indépendance il y a, le nouveau gouvernement fera alors descendre le drapeau tricolore, fera établir de nouvelles cartes d'identité et s'installera dans ses nouveaux bureaux, une cabane. Entre-temps, dans la journée, les organisateurs promettent des réjouissances (distribution d'huîtres, venue de personnalités ?…). Un dimanche festif entre espoir et désespoir. À ce jour, les sinistrés n'ont pas reçu le moindre document administratif et vivent dans une angoissante attente.

    (1) Le commerçant avait défrayé la chronique en 2008 après s'être battu contre la démolition, ordonnée par l'État, de son restaurant installé depuis trente ans sur la plage de Boyardville. En 2009, il a été obligé de faire raser son établissement.

    Xynthia/zone noire: 1 requête rejetée

    AFP
    01/06/2010 | Mise à jour : 20:37

    Le tribunal administratif de Poitiers a rejeté mardi la requête déposée par l’Association de défense des intérêts des victimes de Xynthia (DIVX) contre la délimitation des "zones noires" publiées par le préfet de Charente-Maritime pour la commune d'Aytré. Le tribunal a estimé "qu'il n'y a pas d'urgence à suspendre ce zonage, l'Etat ayant décidé depuis de lancer des procédures amiables de cession des immeubles".

    "Le zonage va permettre d’engager ces procédures mais n’entraînera, au moins dans un premier temps, ni dépossession, ni évacuation, ni destruction, ni interdiction d’habiter. Il ne constitue donc pas une atteinte grave aux intérêts des adhérents de l’association", a-t-il précisé. Dans une seconde requête, le tribunal poitevin a suivi la jurisprudence de son collègue nantais qui avait, lui, été saisi par des habitants de Vendée. Il a ordonné au préfet de Charente-Maritime, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, de rendre publics les documents et études ayant conduit à l’élaboration du zonage, "considérant qu’il est nécessaire pour les personnes concernées par les procédures amiables de disposer de ces éléments avant de prendre leur décision".

     

    Tempête Xynthia: que reste-t-il trois mois après?

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    Une initiative à relever

      Raymond Minier, entouré de membres du Conseil municipal et des 
présidents B. Salanier et L. Smock, s'adresse aux sinistrés de Xynthia. 
 Photo Michel dupas

    Raymond Minier, entouré de membres du Conseil municipal et des présidents B. Salanier et L. Smock, s'adresse aux sinistrés de Xynthia. Photo Michel dupas

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    Une cérémonie bien sympathique avait lieu, vendredi soir, à la mairie de Saint-Laurent-de-la-Prée. Entourés de bénévoles ayant œuvré à la réussite de ces manifestations, le Comité des fêtes de la presqu'île (président : Bernard Salanier) et le Tennis-Club de Saint-Laurent-de-la-Prée (président : Léon Smock) remettaient à chacun des quatre sinistrés de la tempête Xynthia de l'arrondissement 500 euros, fruit de lotos. Un solde de 312 euros a même été remis à Marlène Chassin, adjointe au maire chargée des affaires sociales, pour le CCAS (Centre communal d'action sociale) de Saint-Laurent-de-la-Prée.

    Le maire, Raymond Minier, entouré de membres du Conseil municipal, a remercié les associations pour leur initiative.

    100 000 euros pour les sinistrés de Xynthia

    L'élan de générosité manifesté par les lecteurs de « Sud Ouest » a été largement salué lors d'un concert au profit des sinistrés, samedi soir, à Châtelaillon-Plage.

      C. Bonnet (au centre), C. Galichon (à droite) et les maires.  
ph. a. N.

    C. Bonnet (au centre), C. Galichon (à droite) et les maires. ph. a. N.

    Plusieurs centaines de personnes ont assisté au spectacle gracieusement donné par le chanteur Michael Jones au profit des sinistrés du village des Boucholeurs (1). À cette occasion, Christian Bonnet, délégué général de l'association « Sud Ouest » Solidarité, et Christophe Galichon, directeur départemental de la rédaction de « Sud Ouest » en Charente-Maritime, ont remis aux 13 maires des communes les plus sinistrées du département (et notamment concernées par les zones de solidarité) une aide totale de 52 000 euros. Celle-ci est destinée, via les centres communaux d'action sociale, à subvenir aux besoins les plus urgents des personnes touchées par la tempête. À ces aides aux communes s'ajoutent celles directement apportées par « Sud Ouest » Solidarité depuis cette nuit tragique du 28 février aux familles en difficulté. Au total, pas moins de 100 000 euros ont été recueillis et reversés aux sinistrés, grâce au fantastique élan de générosité manifesté par tous nos lecteurs et aux recettes générées par la vente d'un hors-série publié quelques jours après le passage de Xynthia. Au nom des sinistrés, Jean-Louis Léonard, député-maire de Châtelaillon, et chacun des maires présents ont pu adresser de très sincères remerciements à nos lecteurs.

    (1) À l'initiative notamment des municipalités de Châtelaillon et d'Yves, et Pierrick Briand, du groupe de communication Rhinos.

    Les Lions mobilisés

    80 000 euros d'aides bénéficieront aux sinistrés de la Charente-Maritime.

      Présentation du chèque de 135 000 euros par Jean-Noël Naud, 
gouverneur du District Centre-Ouest France.  PHOTO JEAN-pierre bonnet

    Présentation du chèque de 135 000 euros par Jean-Noël Naud, gouverneur du District

    Pas très loin des terres rétaises et charentaises, une cérémonie se déroulait à Fontenay-le-Comte et concernait tous les sinistrés de la tempête Xynthia.

    La Fondation des Lions club de France, par l'intermédiaire de son gouverneur de District Centre-Ouest France, Jean-Noël Naud, remettait un chèque de 135 000 euros, se répartissant entre la Vendée (55 000 euros) et la Charente-Maritime (80 000 euros).

    La répartition se fera en relation avec les CCAS (Centres communaux d'action sociale) des communes et des associations de terrains.

    La collecte réalisée sur le plan national par l'ensemble des clubs Lions de France a été abondée par la Fondation des Lions de France, qui dispose de fonds pour traiter les urgences de cette nature. Cette aide viendra se rajouter aux initiatives locales, tant des clubs rochelais que rétais qui, depuis la tempête, ont démontré une forte présence sur le terrain.

    Xynthia : de nombreux habitants vont quitter Charron

    Les propositions des Domaines sont considérées comme convenables. Et nombre d'habitants s'apprêtent à quitter la commune. D'où l'inquiétude.

      Que vont devenir les maisons abandonnées et la commune si les 
sinistrés s'éloignent de Charron ?  photo Xavier Léoty

    Que vont devenir les maisons abandonnées et la commune si les sinistrés s'éloignent de Charron ? photo Xavier Léoty

     

    Il se dit qu'en moyenne, les services des Domaines proposent des sommes de l'ordre de 250 000 € selon les maisons et leur situation à Charron, commune du département où la zone noire est la plus vaste, avec plus de 200 habitations ainsi que des commerces. Nombre de propriétaires semblent satisfaits. Ce dont on se réjouirait si cette situation n'entraînait un effet pervers dont les conséquences risquent d'être lourdes : ces habitants, une partie en tout cas, vont rapidement quitter la commune. En effet, un papier paraphé par les Domaines permet de signer un compromis pour acheter une nouvelle maison, à Charron le cas échéant (ce qui induit également le départ des vendeurs) ou, plus souvent, ailleurs. Si tous les sinistrés disposés à céder leurs biens (1) s'éloignaient, Charron qui comptait avant la tempête 2 200 habitants, perdrait plus du quart de sa population.

    L'inquiétude du président

    Thierry Demaegdt, président de l'association Reconstruire Charron, tend un papier sur lequel il a dessiné une spirale infernale qui démarre avec le départ des sinistrés induisant une baisse de la population, passe par la chute de l'activité économique et finit par aboutir à la mort de Charron.

     


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    Xynthia : des députés de Charente-Maritime en appellent au premier ministre

    Maxime Bono, président de la mission parlementaire d'information sur la tempête Xynthia et Jean-Louis Léonard, son rapporteur, en appellent au premier ministre

    Maxime Bono, député maire de La Rochelle. Archive Xavier Léoty

    Maxime Bono, député maire de La Rochelle. Archive Xavier Léoty

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    mai 2010 07h32 | Par Marie-Claude Aristégui    

    Après-Xynthia : le zonage établi selon « une doctrine stupide »

    Les députés contestent les critères choisis pour le zonage.

    Les députés membres de la mission parlementaire d'information sur les raisons des dégâts provoqués par la tempête Xynthia, présidée par le socialiste Maxime Bono (et dont le rapporteur est le député UMP Jean-Louis Léonard) ont poursuivi leurs auditions, hier à la préfecture, à La Rochelle. Il en ressort que les services de la préfecture ont fait preuve d'efficacité mais qu'en revanche, le zonage a été réalisé « dans la précipitation », selon les ordres du ministère.

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    2010 06h00 | Par Pierre-Marie Lemaire 0 commentaire(s)

    Tempête en février, tribunal en mai

    L'association des sinistrés d'Aytré demande l'annulation du zonage établi par les services de la préfecture. Le tribunal administratif rendra une première décision mardi.

      Me Macera et Marie-Olivia Rocca, mercredi matin, au tribunal 
administratif, à Poitiers.  Photo Vincent Buche

    Me Macera et Marie-Olivia Rocca, mercredi matin, au tribunal administratif, à Poitiers.Photo Vincent Buche

     

    Les associations de défense des sinistrés de Xynthia ont engagé contre l'État une guérilla juridique dont le tribunal administratif de Poitiers est l'arbitre. La plupart demandent à la justice d'obliger la préfecture de la Charente-Maritime à communiquer les documents qui ont servi à la définition des fameuses zones noires, orange et jaunes. Ces requêtes en référé ne font pas l'objet d'audiences publiques et le juge pourrait rendre ses premières décisions dès cette fin de semain

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    emblée nationale sur la tempête Xynthia a jugé "absurde" le zonage établi après les intempéries du 28 février, a déclaré à la presse son président Maxime Bono, lors du déplacement de la mission en Charente-Maritime. "Le zonage et la façon dont il a été commandé nous semblent tout simplement absurdes", a estimé M. Bono, député-maire PS de La Rochelle, après une rencontre avec les services de l'Etat à la préfecture. "Il nous semble qu'un zonage peut être admissible s'il permet à la solidarité nationale de s'exprimer (...). Il nous semble aussi que lorsqu'il y a désaccord, il faut revenir à une expertise plus profonde", a-t-il déclaré, en présence des autres députés de la mission.

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      L'Association des Victimes des inondations à la Faute-sur-Mer et des environs "devrait déposer plainte au pénal très rapidement", sous 15 jours, selon l'avocate Corine Lapge.

     
    "Nos auditions ont été extrêmement instructives et nous avons eu la confirmation qu'on a appliqué une méthode stupide", a renchéri Jean-Louis Léonard, député UMP de Charente-Maritime, rapporteur de la mission qui rendra son rapport d'ici au 14 juillet. "La doctrine n'existait pas au niveau de l'Etat, elle a été décidée au niveau central et mise en application extrêmement rapidement. C'est une méthode inéquitable, inepte et qui sera certainement très coûteuse", a-t-il fustigé.
     
    M. Léonard, maire de Chatellaillon-Plage, commune touchée par Xynthia, a rendu hommage aux "services locaux" de l'Etat dans leur gestion de la crise et de ses conséquences. Mais il a accusé la méthode, "imposée par le ministère" aux préfets, d'être "d'une grande stupidité parce qu'elle ne résout rien". "Elle ne résout pas à l'évidence les problèmes de sécurité. Ce n'est pas parce que l'on va empêcher les gens d'habiter à moins de 50 mètres d'une digue qu'on va résoudre les problèmes qui se sont passés à 200 ou 300 mètres". "Cette méthode va conduire en plus à des aberrations d'urbanisme: certaines maisons vont être quittées par les propriétaires parce qu'ils les auront vendues à l'Etat, et d'autres vont rester habitées", a-t-il dit. "Nous ferons des propositions pour que de telles aberrations ne se reproduisent pas", a-t-il ajouté. La mission, constituée début avril sur les raisons des dégâts causés par Xynthia, qui a fait 53 morts en Vendée et Charente-Maritime, doit rencontrer vendredi des associations de sinistrés et des acteurs économiques.

     


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