• SUD-OUEST /charente-maritime


    SAINT-JEAN-D'ANGÉLY.

    Fragments de vie d'antan

    La collection « Images d'autrefois », éditée par la librairie associative Le Passage des heures de Saint-Savinien est devenue, au fil du temps, un riche recueil d'images du temps passé.

    Nostalgie pour les uns, découverte pour les plus jeunes, personne ne peut rester indifférent à l'émotion que provoquent ces clichés en noir et blanc. Ces cartes postales surannées refont le coup de la madeleine de Proust. Agrandies, installées sur des portants comme dans une véritable exposition.

    Le Pays des Vals de Saintonge donne à voir, par la sélection et la présentation qui en sont faites, la vraie vie de la région et son évolution.

    Que ce soit avec les thèmes de l'économie, des portraits ou des images de convivialité, on voyage dans l'histoire quotidienne de celles et ceux qui ont modelé le paysage actuel.

    Pour y parvenir, on a choisi des clichés, et des cartes postales, depuis la fin du XIXe siècle jusqu'au XXe siècle afin de livrer une trace de ce territoire rural étendu.

    Souvenirs enfouis

    On va ainsi de Genouillé à Neuvicq-le-Château, de Villeneuve-la-Comtesse à Écoyeux, de Bords à Chives.

    Les choix se sont portés sur des images marquantes et symboliques, véritables « pépites » du Pays.

    Travaux des champs et des vignes d'abord, avec les productions emblématiques que sont le cognac, le pineau ou le beurre de la Fontaine-des-Veuves. Les portraits montrent des personnages qui rayonnent, « des gueules » locales qui donnent une couleur si particulière au Pays.

    Certains ont eu des engagements politiques ou artistiques, d'autres se sont distingués par la force de leur personnalité.

    Les moments de vie au travail, les rassemblements sportifs et culturels illustrent la vie commune. Le théâtre amateur ou les fêtes nautiques sont très présentes tant elles ont marqué les Vals de Saintonge.

    Certaines images choisies le sont seulement pour leur esthétisme, leur charme surrané qui reste gravé dans nos mémoires, comme l'ancrage des souvenirs enfouis.

    L'exposition « Hier, les Vals de Saintonge » exprime une certaine idée de la transmission du patrimoine, rappelant la base d'une culture commune, à partager, à protéger.

    Expo, du 1er au 3 mai

    « Hier, les Vals de Saintonge » sera exposée au Salon du livre de Saint-Jean-d'Angély, du 1er au 3 mai, salle Aliénor-d'Aquitaine, sur la mezzanine, accompagnée des livres régionaux qui rendent également compte de la richesse de ce patrimoine. Exposants : Le Passage des heures et la Sefco, Maison de Jeannette.

    Auteur : Jean-Michel Marquebielle


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  • Saint-Jean d'Angély, championne des villes écologistes ! (Suite)

    La taupe saintongeaise se révèle !

                   Après renseignements pris auprès de la Confédération des Taupes, nombre de nos lecteurs ont eu la confirmation que cette information était un de ces gros poissons qui ne se pêchent qu'une fois l'an : le 1er avril. Si vous voulez en connaître l'auteur, n'allez surtout pas donner votre langue au chat ! Mais allez sur les bords de la Boutonne, à le recherche d'un des alligators lâchés le 1er avril 2000 qui le connaissent très bien. Si vous imitez suffisamment bien l'accent cajun, ils vous le dénonceront.

    M. B. La taupe saintongeaise



    (Ça ressemble un peu à M. B., n'est-ce pas ?)




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  • Jeudi 02 Avril 2009

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    AVANT LE COLLOQUE NATIONAL SUR L'HÉLICICULTURE. Demain, la France de la cagouille se réunit dans l'île de Ré. Portrait d'un éleveur

    Le cagouillard de Mons

    Sous serre, les conditions éternellement printanières favorisent la reproduction des escargots.

    Un escargot, ça mange énormément. Quand vous êtes seul à en nourrir des milliers, cela exige du temps de présence. Jean-Philippe Rousseau ne s'en plaint pas. Au moment du ramassage, il embauche. « Je fais 15 tonnes de cagouilles adultes. Le ramassage, c'est du travail pour trois personnes, non-stop de mai à septembre ».

    Dans la commune de Mons, non loin de Matha, Jean-Philippe élève des gastéropodes depuis quinze ans. Son exploitation fait partie des plus gros élevages hélicicoles de la région. L'hiver, il produit du naissain à couvert. Cinq millions de bébés escargots qu'il vend ensuite à d'autres éleveurs. Une activité plutôt rare, même au pays de la cagouille. « Avant, j'étais électricien » raconte l'héliciculteur saintongeais. « À l'adolescence, je n'avais pas envie de reprendre l'élevage bovin de mes parents. Finalement, la terre m'a manqué. J'ai voulu y revenir, mais pour quelque chose de nouveau. »

    Le pionnier de la cagouille

    De retour à Mons, Jean-Philippe Rousseau s'est d'abord essayé aux fleurs, puis au tabac. « Ça ne me plaisait qu'à moitié. Le hasard m'a fait croiser Jean-Pierre Feugnet, le pionnier de l'élevage de cagouilles. C'est lui qui a tout inventé ! » Et tout transmis au jeune homme d'alors, rapide à faire ses calculs. « Il se consommait 30 000 tonnes d'escargots chaque année en France, pour seulement 300 tonnes issues de l'élevage. J'ai pensé : cette activité, ça devrait tenir la route ». Vrai. La filière progresse, mais au rythme lent du colimaçon. Quinze ans plus tard, il se vend en France toujours 30 000 tonnes d'escargots par an. Les 400 élevages du pays, dont une trentaine en Charentes et Poitou, parviennent tout juste à en fournir 1 500 tonnes. « Au moins les nôtres, on sait ce qu'ils mangent, contrairement aux importations des pays de l'Est, issus du ramassage », rappelle Jean-Philippe Rousseau.

    Du gris, gros ou petit

    Lui élève un peu de petits gris charentais, l'Hélix aspéra -- « parce que les gens d'ici l'apprécient » - mais surtout son cousin du Maghreb, souche importée d'Algérie et nommée Maxima, autrement dit le gros gris, « parce qu'une majorité de Français préfèrent les gros calibres, farcis à l'ail et au persil ».

    Justement, il faut en sortir, de l'ail et du persil ! Offrir à l'escargot un horizon plus large. La profession, qui se réunit vendredi en colloque (1), écoutera attentivement le chef Gérard Gravier décliner, outre la « sauce aux lumas », les trente-six façons d'accommoder l'hermaphrodite cornu, à commencer par la plus simple, la cargolade, qui consiste à faire griller la bête au barbecue.

    Les oeufs à la fleur de sel

    Jean-Philippe Rousseau a sa propre opinion sur la diversification. Avec un collègue de l'île d'Oléron et un troisième associé pour la partie commerciale, il a lancé sa marque d'oeufs d'escargots, qu'il ne peut nommer « caviar » même si ces oeufs-là, qui sont blancs, visent aussi les plus grandes tables. L'oeuf de cagouille dans sa saumure de fleur de sel est vendu sous le nom Bellorr, dans sa petite boîte, 50 euros les 50 grammes. Ainsi naissent les produits de luxe.

    « Si ça marche, cela me permet de rentabiliser l'atelier de reproduction », affirme Jean-Philippe Rousseau, qui assure déjà gagner correctement sa vie. « Pour celui qui a du mordant, il y a forcément des places à prendre dans l'héliciculture ».

    (1) Le 1er colloque national d'héliciculture réunit 70 professionnels de la filière, ce vendredi dans l'île de Ré au domaine des Grenettes. Objectif : mieux fédérer les éleveurs d'escargots, mieux valoriser le produit.

    Auteur : Agnès Marroncle

    Tags : Charente-Maritime Environnement Nature Mons Matha Actualité


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  • Saint-Jean-d'Angély, championne des villes écologistes !

          En cette période de l'année, fin mars-début avril ; c'est bien connu, les taupes saintongeaises ont la particularité d'être actives, pugnaces et indiscrètes, ce qui leur permet de déterrer les secrets les mieux gardés. Il en est un qui leur tient à cœur puisqu'il va améliorer leur bien-être et leur tranquillité : la circulation automobile n'aura plus cours au centre de la cité.

          Rassurez-vous ! Selon une information émanant d'une personne bien informée qui a souhaité garder l'anonymat, la municipalité de Saint-Jean prépare un grand projet complémentaire qui, à l'évidence, va transformer radicalement la vie des Angériens. Il s'agit tout simplement d'implanter quatre grands parkings en dehors de l'agglomération, en bordure des quatre voies principales d'entrée en ville, assorti de l'interdiction de circuler en centre-ville. L'acheminement des touristes ou des visiteurs sera assuré par des véhicules hippomobiles. Ce service sera gratuit lors des grands événements, en particulier les jours de marché. Afin de faire respecter cette nouvelle organisation, des contraventions seront dressées aux contrevenants, à raison de 10 € par cheval vapeur, de quoi à donner des vapeurs aux récalcitrants !

          Les forces de l'ordre, évidemment consultées pour ce projet, souhaitent aller au-delà. Elles envisagent de remplacer leurs rondes qui se font actuellement en voitures automobiles par des rondes à cheval. Nous aurons donc une police montée dans les rues de notre bonne ville !

          Toujours dans le souci de se situer dans le Grenelle de l'Environnement, tous ces chevaux seront équipés d'une poche pour recueillir les crottins qui seront utilisés pour fertiliser les espaces verts de la ville, à la place des engrais très polluants comme chacun sait. Ainsi nos rues resteront parfaitement propres, sans pour autant demander une main d'œuvre supplémentaire.

          La réduction des gaz à effet de serre paraît donc évidente !

          Ces chevaux seront hébergés dans un haras à construire, près de Fontorbe, dont le nom est déjà trouvé : le Hara-kiri ! Ce haras sera suivi par un service vétérinaire afin que personne ne puisse contracter une fièvre de cheval.

          Il est évident que ces projets vont générer de nombreux nouveaux emplois.

          Les centres équestres de la région seront sollicités pour former conducteurs et cavaliers. Les baudets du Poitou seront particulièrement sollicités puisqu'ils devraient être parfaitement bien adaptés à ce genre de transport et, donc, d'autant valorisés.

          Sans oublier que tout ceci aura pour effet de donner un plus touristique à notre belle ville.

          Que les initiateurs de ce projet, particulièrement dynamiques et respectueux de la sauvegarde de la planète, soient ici félicités et remerciés !

          M. B. La Taupe Saintongeaise


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  • Saint-Jean-d'Angély et les maisons closes

    Le rendez-vous

    Ce mercredi 25 mars 2009 plus de soixante personnes avaient acheté leur billet à l'Office de Tourisme de Saint-Jean-d'Angély pour la visite conférence « les maisons closes », animée par Catherine Dumas. (AlCaribou, que le théâtre - seulement - avait conduit à assurer la co-gestion d'une délicieuse maison appelée « les Bambous Fleuris », était le premier arrivé...)

    Un historique des maisons

    Un salon de l'Abbaye Royale a d'abord accueilli tout le monde pour un historique des maisons de prostitution dans notre civilisation occidentale.

    D'abord l'Athènes antique où il fallait occuper les matelots au dikterion, une fois revenus au port ; puis Rome avec sa quarantaine de lupanars.

    C'est au moyen-âge, sous Saint-Louis, que l'on a commencé à contrôler les maisons.  Elles devaient être éloignées des  centres urbains. Il y avait obligation d'une lanterne et d'une inscription pour faciliter le repérage dans les rues et les quartiers spécialisés.

    A la fin du XVIIIe sont apparus les premiers annuaires et almanachs comme « l'almanach des demoiselles de Paris ».

    En 1815, au début du XIXe fut instauré un règlement avec notamment une visite médicale hebdomadaire obligatoire, assortie d'un carnet de visites. Le but était de protéger la population.

    En 1845, création d'un fichier de police. C'est justement grâce à la police départementale et nationale que l'on a des archives.

    Comment s'y prenait-on si on voulait administrer une maison ? Il fallait faire une demande d'ouverture auprès du préfet de police qui « tolérait » cette ouverture après enquête sur la demanderesse et sur son mari... On inspectait aussi le bâtiment pour la solidité, l'hygiène...

    A Paris

    Une maison de luxe célèbre à Paris fut le Chabanais, dans le deuxième arrondissement, ouvert en 1878. Il fut fréquenté par l'aristocratie mondiale (Édouard VII était un habitué).  Les salons, richement aménagés, offraient des ambiances différentes, au gré des envies : 1, 7 millions de francs de l'époque furent dépensés pour la décoration intérieure ! (Un hôtel particulier à Saint-Jean-d'Angély valait autour de 30 000 francs...)

    Un endroit, bien différent, illustre une façon singulière de recevoir : l'hôtel de la Païva. Les femmes y étaient interdites ! sauf la maîtresse de maison qui y admettait les invités qu'elle avait choisi...  (Le lieu est historique et on peut le visiter)

    Les hôtels chics contrastaient avec les bordels ordinaires où les pensionnaires étaient véritablement prisonnières : sans doute nourries et logées ; mais sans salaire, sans vêtements à elles, sans le droit de partir. Il était difficile pour elles de réagir ; on a malgré tout relevé une révolte en 1867 à Parthenay.

     

    Les maisons de Saint-Jean

    L'Alcazar ! La maison chic de Saint-Jean, sur la place de l'hôtel de ville ! Nommée ainsi en référence aux grands cabarets de Paris, comme, également, le Moulin Rouge et le Chat Noir. Elle fut construite dans la première moitié du XIXe siècle mais détruite en 1850. En 1860 elle est remplacée par le Comptoir National des Comptes dont on peut encore voir le sigle  en haut de la façade de ce qui est maintenant une banque.

    En contraste, au fond de l'impasse de la Fourche, non loin de là, quelque part derrière la salle Aliénor d'Aquitaine, on trouve encore les différents corps de logis du bordel qui s'était agrandi au fil des années.
    Il y a les trois entrées d'origine. Les judas dans le mur, bien au-dessus des portes et correspondant à l'étage supérieur. Il n'y a pas de fenêtres donnant sur la rue (les fenêtres pré-existantes avaient été murées). Sept chambres en tout dont une au rez-de-chaussée (pour les handicapés a soufflé quelqu'un ; peut-être que non car elle était meublée plus richement que celles de l'étage...)
    Le numéro actuel est le 18bis. Il y avait là cinq, six ou sept occupantes.
    Nous avons eu la chance de rencontrer le propriétaire actuel des lieux qui nous a ouvert sa porte et nous avons pu voir l'élégant escalier de bois qui menait à l'étage et le joli jardin où les dames pouvaient prendre l'air entre deux rendez-vous.
    Le garage d'en face a été ouvert par un des participants à la visite pour voir quelques inscriptions au crayon sur le mur. C'est là que deux interprétations divergent. Faut-il lire :

    « Coquette a été fessé(e) le... 1926 »
    ou bien :

    « Coquette a été ferré(e) le... 1926 » ?

    Donc : maison ou écurie ?

    Dans les deux cas on remarque qu'il n'y a pas la marque orthographique du féminin. Mais était-ce bien utile car on pouvait vérifier de visu...

    La fermeture

    13 avril 1946 : fermeture des maisons en France (donc à Saint-Jean), à l'initiative de Marthe Richard (elle-même ancienne prostituée). On comptait 1400 maisons closes dans tout le pays.
     

    Les dames en peinture

    Au XVIIIe siècle Hogarth, BoucherGéricault (c'était une autre façon de représenter le nu féminin - différemment du nu des peintures d'histoire)

    Au XIXe et XXe siècles  Degas, Toulouse-Lautrec puis Munch, Picasso
     

    AlCaribou


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  • Les amis aunisiens et saintongeais
    de Champlain

    Vendredi 3 Avril 20h30
    Centre Richard de Tonnay-Charente
      
    Conférence donnée par Jean-Luc Labour, président de l'Office du Tourisme de la Rochelle, et remarquable conteur...
    Conférence gratuite et conviviale...

    Organisée par le club d'Histoire de Tonnay-Charente





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  • Samedi 21 Mars 2009

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    SAINT-JEAN-D'ANGÉLY.

    Sous les feux de la rampe

    Sara Giraudeau, Thierry Neuvic et François Berléand ont tourné, du 16 au 19 mars, une fiction prochainement diffusée sur TF1. Il s'agit de « l'Évasion », réalisée par Clebs, la société de production de Christophe Dechavanne.

    Des décors adquats

    Certaines scènes ont été tournées à Saint-Jean-d'Angély, choisie pour deux raisons. D'une part, le cadre architectural préservé de la cité correspondait aux besoins du téléfilm. D'autre part, le travail de fond de Province-Repérages, une société dirigée par une Angérienne, Dominique Marit. Elle a réussi à trouver les décors adéquats pour « coller » à l'histoire du téléfilm qui se déroule pendant la la guerre 39-45, et plus particulièrement pendant l'occupation allemande.

    Voici le « pitch », comme disent les gens de cinéma : « En décembre 1942, Julia (jouée par Sara Giraudeau, la fille de Bernard), jeune institutrice, assiste impuissante à l'arrestation de son mari Paul (interprété par Yannis Baraban). Le colonel Von Deck (François Berléand) et la Gestapo sont les auteurs de cette interpellation. Propulsée au sein d'un réseau de résistants décidés à faire évader Paul, Julia se voit confier une mission à haut risque contre la Kommandantur... »

    L'abbaye, l'ancien musée.

    Côté décor, Saint-Jean-d'Angély sera aisément reconnaissable lors de la diffusion du téléfilm prévue à une heure de grande écoute : la Kommandantur a, en effet, pris ses quartiers à l'abbaye Royale ! Et des scènes d'intérieur ont été filmées... dans l'ancien musée. L'hôtel d'Hausen est, lui aussi, bien connu des Angériens. Cette maison du XVIIIe siècle a accueilli les collections de l'explorateur Audouin-Dubreuil avant leur transfert au musée des Cordeliers. « Un repéreur m'a démarché car de plus en plus de productions télé ou cinéma se tournent en région. Et Saint-Jean a tous les atouts pour briller sur grand ou petit écran », explique Dominique Marit. Dans son fichier, l'hôtel d'Hausen est apparu un cadre idéal et c'est le premier bâtiment angérien pour lequel Province-Repérages, créée en 2008, a conclu un contrat de location. « Je suis satisfaite pour notre ville et pour le particulier auquel appartient ce cadre d'exception », poursuit la jeune entrepreneuse de spectacle dont le « book » de lieux insolites ou de caractère s'étoffe de jour en jour.

    Un fichier de figurants

    Elle propose même aux réalisateurs des maisons en Espagne ! Et de conclure : « Je compose actuellement un fichier de figurants et d'acteurs, n'hésitez pas à venir sur mon site et à m'envoyer un mail », conclut Dominique Marit.

    Quant au tournage de « l'Évasion », il s'est installé jusqu'au 3 avril à La Rochelle.

    Contact et renseignements : www. province-reperages.fr et courriel province.reperage@gmail.com

    Auteur : Alban Boigeol

    Tags : Saintonge Arts et culture Cinéma Spectacles saint-jean-d'angély la rochelle Loisirs & Culture

     

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  • Jeudi 05 Mars 2009

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    SAINT-JEAN-D'ANGÉLY.

    Anne Danais ouvre le Printemps des poètes

    Anne Danais incarne un nouveau personnage aussi drôle qu'émouvant. Demain, elle lance le Printemps des poètes dans la cité angérienne.

    Anne Danais est un phénomène. Grimée à en être méconnaissable, costumée en de multiples tenues, avec un timbre de voix ou des humeurs changeantes, chacune de ses apparitions emportent le public dans un univers dont il a du mal à se défaire.

    On l'a vue notamment dans « Âme damnée » ou dans « Ida voit le jour ». L'été dernier à Saint-Jean, elle endossa le rôle de Frau Rupfe, une rabelaisienne créature qui hanta la soirée angérienne des « Scènes de jardin »...

    Bref, capable de donner seule en scène un récital de chansons ou d'interpréter des textes à la poésie aussi étrange que touchante, elle joue de toutes les cordes du métier d'artiste sans jamais rompre son arc.

    Le Printemps des poètes organisé jusqu'au 15 mars par le Pays val de Saintonge, dont l'objectif est de dépoussiérer la réputation surannée de la poésie, a certainement vu en elle une évidente tête d'affiche. Elle donnera vendredi pour la première fois « Les Soliloques de Mariette », une pièce tirée du roman d'Albert Cohen « Belle du seigneur », mise en scène d'Anne Quesemand.

    Une comédienne solaire

    « Cela fait vingt ans que je voulais monter ce texte d'Albert Cohen, je pensais alors ne pas avoir encore l'âge requis pour le jouer ». Le texte choisi exprime la vie de cette bonne dont la maîtresse deviendra la fameuse ''Belle du seigneur''. « J'aime ces personnages qui semblent trop simples au prime abord. Car Mariette est profonde et drôle à la fois. Elle puise en elle, dans la moindre de ses observations quotidiennes, la substance de pensées philosophiques et populaires ». Et Mariette s'adapte comme un gant à l'univers dantesque, à moins que ne soit l'inverse : « Elle fait mouche car elle voit juste et parle juste », dit notre interprète.

    Avec un bonheur non dissimulé, la bonne déforme les mots, recrée une réalité qui devient plus philosophique que purement domestique. « Ce n'est pas grave de ne pas avoir lu ''Belle du seigneur'' », affirme la comédienne. « Ce personnage nous emporte dans un univers très poétique et nous transmet une forme de sagesse qui l'habite ». On veut bien croire qu'il n'est pas rédhibitoire d'avoir négligé la lecture de Cohen, car le Printemps des poètes existe aussi pour inciter à la lecture.

    En revanche, ce serait un impair de ne pas courir voir Anne Danais sur scène, dans cette bibliothèque municipale à l'acoustique parfaite. Car on découvre que la comédienne solaire, aussi modeste qu'efficace, est très demandée : après une création à Saint-Jean, « Les Soliloques de Mariettes » seront joués à Paris, théâtre de la Vieille- Grille, à Saint-Savinien (au Chat bleu puis chez l'habitant) et pour finir la saison du 8 au 31 juillet au Festival d'Avignon...

    « Les Soliloques de Mariette » avec Anne Danais, le 6 mars à 20 h 30, à la bibliothèque municipale de Saint-Jean-d'Angély (en coproduction avec la région Poitou-Charentes, le Théâtre à Bretelles, le théâtre de la Vieille-Grille et la maison du Chat bleu). Entrée gratuite.

    Auteur : Alban Boigeol

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  • Le printemps des poètes

    Un Printemps des Poètes pour rire

    Du 2 au 15 mars 2009, le 11e Printemps des Poètes aura pour thème « En rires »
    « Les gens qui ne rient jamais ne sont pas sérieux », déclarait Alphonse Allais.

    Le Printemps des Poètes propose que l'édition 2009 soit tournée vers le rire.

    « Tous les rires sont dans la poésie, sauf le vulgaire et le mesquin, car même s'il rit, le poète reste poète : questionneur, rebelle et éveilleur de conscience, écrit Jean-Pierre Siméon. Depuis les fatrasies médiévales jusqu'aux actuels chahuteurs de langue, en passant par les pataphysiciens ou les dadaïstes, la poésie n'a cessé de recourir au burlesque, à l'humour, à la satire ».

    Cette édition sera l'occasion d'un éclairage particulier sur l'œuvre de Jean Tardieu.

    PAYS DES VALS DE SAINTONGE Mars 2009 :

    le Printemps des Poètes s’installe en Vals de Saintonge.

    Durant tout le mois de mars 2009, le Pays des Vals de Saintonge jouera avec les mots.

    Presque chaque jour, un spectacle, une lecture, une exposition…

    Dite, théâtralisée, chantée, lue, slamée, écrite, peinte, elle est donc par essence synonyme de sens, d'harmonie mais aussi d'ouverture.

    Le thème « En rires » 2009 du Printemps des Poètes renforce cette ouverture.

    Le Printemps des Poètes, en Vals de Saintonge, est né de l'envie d'acteurs très divers de se réunir autour de la poésie. Ces associations, artistes professionnels ou amateurs, écoles, bibliothèques, communes, cinémas … nous invitent à créer, jouer avec les mots en tous lieux, le plus souvent dans une forme inhabituelle.

    Avec toujours le désir de montrer que la poésie est ouverte à tous...

    «Juliette aurait-elle aimé Roméo si Roméo avait eu quatre incisives manquantes, un grand trou noir au milieu ? »

    [ Albert Cohen ] - Extrait de Belle du seigneur

    «Oui, Bach, Mozart, Dieu, elles commencent toujours par ça. Ça fait conversation honnête, alibi moral. Et quinze jours plus tard, trapèze volant sur le lit.»

    [ Albert Cohen ] - Extrait de Belle du seigneur

    «Si tous les cornus d’Europe portaient lampions, ô miséricorde, quelle illumination.»

    [ Albert Cohen ] - Extrait de Belle du seigneur


    Nous vous invitons à venir voir
    le 6 mars 2009
    à la bibliothèque municipale
    de Saint-Jean-d’Angély
    le spectacle théâtral d’Anne DANAIS.

    Elle va présenter « les soliloques de Mariette », d’après le roman « belle du seigneur » d’Albert Cohen et une mise en scène Anne Quesemand.

    Télécharger le communiqué de presse


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  • PATRIMOINE.

    Entrez dans la légende

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    C'est dans l'abbatiale, dont il ne reste que des vestiges, qu'aurait été cachée la relique de Saint-Jean-Baptiste. (Photo Alban Boigeol)

    L'Office de tourisme de Saint-Jean-d'Angély a décidé d'adapter les animations du patrimoine en fonction de la demande. Partant du principe que certaines personnes ne peuvent pas assister aux visites guidées, un cycle de conférence va être proposé en mars.

    « Cela nous permet d'aller à la rencontre d'un nouveau public local, à l'affût de connaissances. A la résidence Saint-Jean, je vais sans doute discuter avec des personnes qui n'auraient jamais eu l'occasion de suivre à pied pendant une heure une visite guidée », explique Catherine Dumas, médiatrice du patrimoine à l'Office du tourisme.

    Bien sûr, les visites guidées continuent mais ces conférences permettent d'écouter dans les meilleures conditions possibles des informations historiques.

    L'escargot et le diable

    « Cette année, j'inaugure un nouveau thème : "Mythes et légendes" », annonce la conférencière. Et de détailler les raisons de ce choix : « De la légende du puits de Brette à celle de la fontaine des Veuves, de la pierre de Saint-Mard à celle d'Antezant-la-Chapelle, du culte du chef de Saint-Jean-Baptiste à celui de Sainte-Radegonde aux fontaines de Courant, sans oublier l'escargot, le cheval ou le diable dont des représentations ornent nos églises, les témoignages de croyances ne manquent pas dans notre campagne environnante ! »

    C'est même à une légende que la ville de Saint-Jean-d'Angély devrait sa construction. En effet, l'existence (réelle ou supposée) de la relique du « chef » de Saint-Jean-Baptiste - à savoir la tête du saint homme - décida Pépin 1er d'Aquitaine à se lancer dans la construction d'un monastère censé abriter la pieuse relique. Mais en 860, les Vikings, installés à Trelleborg (futur Taillebourg), font une incursion à Saint-Jean-d'Angély, détruisent le monastère et égorgent les moines. En 1010, la relique aurait été provisoirement retrouvée et une abbaye, fondée à la place de ce monastère par les bénédictins de Cluny.

    Catherine Dumas, à la manière d'un détective traversant le temps, commentera les pistes et les indices qui permettent à chacun de se faire une idée.

    Auteur : Alban Boigeol


    Tags : Saintonge Société Croyance Tourisme saint-jean-d'angély saint-mard sainte-radegonde courant taillebourg Loisirs & Culture

    SUD OUEST | Jeudi 26 Février 2009


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