• Des fermiers électroniques en Saintonge !


    SAINTONGE ROMANE. Le Pays les a aidés dans leur démarche collective de promotion

    Les producteurs fermiers ouvrent vitrine sur le Net

    Grâce au site internet qui les réunit, les producteurs fermiers doivent élargir leur clientèle

    Une aubaine ! Le nom de domaine producteursfermiers.fr n'avait été acheté par personne. Le Pays de la Saintonge romane se l'est approprié afin d'offrir aux 42 producteurs fermiers engagés dans une démarche collective de promotion une visibilité idéale sur internet.

    <script type="text/javascript">window.NREUM||(NREUM={}),__nr_require=function(t,n,e){function r(e){if(!n[e]){var o=n[e]={exports:{}};t[e][0].call(o.exports,function(n){var o=t[e][1][n];return r(o?o:n)},o,o.exports)}return n[e].exports}if("function"==typeof __nr_require)return __nr_require;for(var o=0;o<e.length;o++)r(e[o]);return r}({D5DuLP:[function(t,n){function e(t,n){var e=r[t];return e?e.apply(this,n):(o[t]||(o[t]=[]),void o[t].push(n))}var r={},o={};n.exports=e,e.queues=o,e.handlers=r},{}],handle:[function(t,n){n.exports=t("D5DuLP")},{}],G9z0Bl:[function(t,n){function e(){var t=l.info=NREUM.info;if(t&&t.agent&&t.licenseKey&&t.applicationID&&p&&p.body){l.proto="https"===f.split(":")[0]||t.sslForHttp?"https://":"http://",i("mark",["onload",a()]);var n=p.createElement("script");n.src=l.proto+t.agent,p.body.appendChild(n)}}function r(){"complete"===p.readyState&&o()}function o(){i("mark",["domContent",a()])}function a(){return(new Date).getTime()}var i=t("handle"),u=window,p=u.document,s="addEventListener",c="attachEvent",f=(""+location).split("?")[0],l=n.exports={offset:a(),origin:f,features:[]};p[s]?(p[s]("DOMContentLoaded",o,!1),u[s]("load",e,!1)):(p[c]("onreadystatechange",r),u[c]("onload",e)),i("mark",["firstbyte",a()])},{handle:"D5DuLP"}],loader:[function(t,n){n.exports=t("G9z0Bl")},{}]},{},["G9z0Bl"]);</script>

    En ligne depuis trois semaines, ce site (1) a été présenté officiellement hier matin en un lieu symbolique du terroir saintongeais, la distillerie de Jean-Marc Brillouet au Hameau de Pirelongue, à Saint-Romain-de-Benet.

    (1) www.producteursfermiers.fr


    votre commentaire
  • Tout sur le rôle du coton dans le développement économique de l’Afrique.

    par Michel Braud

    Il ne suffit pas qu’une ville de Charente-Maritime soit jumelée avec une ville africaine (Tombouctou) pour que ses habitants s’intéressent au développement de l’Afrique. Seulement une vingtaine de participants, auxquels s’étaient joints une dizaine d’amis de Saint-Jean d’Angély, a participé à ma conférence du jeudi 10 novembre !

    <o:p></o:p>

    En plaçant cette intervention sous le chapeau général du développement durable, j’ai fait rappel :

    <o:p></o:p>

    • la plante de cotonnier et ses principales espèces cultivées : le coton américain (Gossypium hirsutum) et égyptien (Gossypium barbadense) ;
    • l’histoire de son introduction en Afrique, d’abord par les caravanes qui venaient d’Égypte et du Soudan et par les bateaux qui pratiquaient la traite des esclaves, puis ensuite à l’époque coloniale, en particulier sous l’impulsion de Félix Eboué. <o:p></o:p>

    Pour évoquer l’ère moderne de ce développement, assez spectaculaire, depuis la période 1946-1960, avec la création de l’IRCT en 1946 (Institut de Recherche sur le Coton et les Textiles) et de la CFDT en 1949 (Compagnie Française pour le Développent des Textiles) jusqu’au tournant des indépendances, avec une prise en main progressive du développement et de la rechercher par les nouveaux états indépendants en présentant les principaux résultats : <o:p></o:p>

    • l’évolution de la production de coton-graines. Un exemple emblématique : en 1966, la Haute-Volta a produit environ 10 000 tonnes ; 40 ans plus tard (2006) : 740 000 tonnes ! Qui dit mieux ?<o:p></o:p>

    • l'évolution des rendements : de quelques centaines de kg on est passé à plus de la tonne et dans certaines situations à 3 tonnes ;<o:p></o:p>

    • l’évolution du rendement égrenage (la quantité de fibre produite pour 100 kg de coton-graines : des 35 % de l’époque coloniale ont est passé à 44 – 45 %, produit direct de la recherche ;<o:p></o:p>

    • et la résultante : l’évolution de la production de fibre et son poids relatif sur le marché mondial : près de 15 % au début des années 2000.<o:p></o:p>

    Les facteurs de ce succès ont été présentés, en insistant sur le niveau du paysan. En 1985, à l’occasion de la crise mondiale du marché du coton provoquée par un décollage spectaculaire de la Chine, devenu le premier producteur avec 32,5 % de la production mondiale, la culture cotonnière a été reconnue comme le véritable moteur du développement économique de l’Afrique, passant de l’image de la "culture du commandant" de l’époque coloniale à celle de la "culture du paysan ", grâce aux effets conjugués de ce tandem recherche-développement, IRCT-CDFDT, considéré comme remarquable. Côté développement, la CFDT a mis en place un dispositif, en particulier par l’alphabétisation des paysans en langue vernaculaire, mais aussi par la formation des forgerons de villages, qui a conduit à une véritable responsabilisation du monde paysan, tant au niveau des villages que national voir international, puisqu’on a vu leurs responsables participer récemment aux sommet de l’OMC ! L’accent a été mis sur le côté sécurisant de cette culture, à tous les niveaux, mais particulièrement à celui du paysan.

    Un aspect particulier de la recherche sur le coton a été évoqué : " le coton qui se mange ", par la création de variété de cotonniers sans gossypol, pigment toxique pour les monogastriques, dont l’homme. Ce résultat aurait pu avoir des conséquences énormes pour la lutte contre la faim. Malheureusement, sans doute sous la pression du lobby soja, ces résultats ont été anéantis !

    Un éclairage a été donné sur la situation actuelle. Les U.S.A., par Banque mondiale et F.M.I. interposés, ont détruit le beau modèle de développement que nous avions construit. Les paysans africains sont maintenant abandonnés à eux-mêmes. La situation est grave car ils n‘ont pas d’autres alternatives.

    C’est la raison pour la quelle, un certain nombre d’images fausses ont été combattues :

    • le cotonnier est bien surtout une culture industrielle, mais paysanne, sans rapport avec d’autres cultures industrielles comme le palmier à huile ou l’hévéa propriétés de grandes multinationales qui servent à enrichir leurs actionnaires. Mais le cotonnier est aussi une plante alimentaire, car les graines, protéagineuses, produisent de l’huile et des tourteaux de grande qualité.<o:p></o:p>
    • il y a un effet de synergie entre culture cotonnière et cultures vivrières et non de concurrence ;<o:p></o:p>
    • les cultures vivrières ont bénéficié d’une recherche beaucoup plus importante que la culture cotonnière, mais sans doute mal orientée ;<o:p></o:p>
    • le procès de l’aide alimentaire a été présenté, qui fait de celle-ci l’un des grandes responsables de la crise alimentaire actuelle ;<o:p></o:p>
    • le détournement scandaleux de l’aide au développement a été évoqué ;<o:p></o:p>
    • l’absence cruelle de l’organisation des filières de cultures vivrières a été présentée ;<o:p></o:p>
    • une alternative aux subventions agricoles a été évoquée : la réappropriation de la valeur ajoutée.<o:p></o:p>

    En conclusion, les paysans africains sont tout à fait capables de développer les cultures vivrières au profit de la population de leurs pays, comme ils l’ont fait pour la culture cotonnière. Pour cela, il faudrait que le monde occidental accepte de mettre en place un système socio-économique favorable. En d’autres termes, il faut développer le concept de souveraineté alimentaire.

    Rendez-vous est pris pour présenter le même exposé devant les élèves du Lycée agricole de Saintes, les acteurs de demain.

    Résumé par Michel Braud lui-même de sa conférence du 13 novembre 2008, salle Saintonge à Saintes.
     
    Le Traversier suggère des liens à consulter :<o:p></o:p>

    Le coton en Afrique

    Le coton au Québec

    Les beaux atours en Nouvelle France

    Les aventures d'un tee-shirt dans l'économie globalisée


    2 commentaires
  •  

    Réponses au jeu : 1-R ; 2-E ; 3-T ; 4-F ; 5-G ; 6-D ; 7-S ; 8-H ; 9-I ; 10-J ; 11-M ; 12-Q ; 13-C ; 14-O ; 15-P ; 16-B ; 17-K ; 18-A : 19-N ; 20-L

     

    Les bonus (boni) !<o:p></o:p>

     

    <o:p></o:p><o:p></o:p>


    votre commentaire
  • CONFERENCE SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EN AFRIQUE

     

    Le jeudi 13 novembre 2008
    A 18h30

     

    "Le développement économique en Afrique: le coton, un cas d'école"

    par Michel Braud

    Expert international

    Ancien directeur du département CIRAD-IRCT

    En activité sur le Continent Noir pendant 40 ans.


    Organisé par le Comité de l'Ordre National du Mérite de Saintes, St Jean d'Angély et Jonzac.

    Salle Saintonge n°2
    17100 - SAINTES
    Tel.: 06 78 26 87 73
     
    INFORMATION FOURNIE PAR :
    Saintes (O.T)

     

     

     

    En 1962, René Dumont annonçait : "l'Afrique est mal partie". Si on en croit les médias, rien n'a changé en 2008. A partir de son expérience personnelle, Michel Braud se propose de vous donner une image moins noire de ce grand continent qui, demain, peut repartir, même sans les Chinois.

     


    votre commentaire
  • CONCERT. Le grand Choeur de l'abbaye aux Dames de Saintes interprètera Mozart et Fauré le 16 novembre

    Messe et requiem

    Les choristes sont originaires de la Charente-Maritime et de la région Poitou-Charentes photo dr

    L'association angérienne A 4 ouvre son programme à la musique classique. Le dimanche 16 novembre, en l'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-d'Angély, à 16 heures, c'est le Grand Choeur de l'abbaye aux Dames de Saintes qui réunira ses 90 choristes. Ils seront accompagnés de 25 musiciens et quatre solistes, sous la direction de Michel Piquemal.

    La direction.

    Michel Piquemal, troisième et cinquième aux Victoires de la musique classique, a commencé ses études de chant à la Maîtrise de l'ORTF, poursuit sa formation avec Denise Duval et Pierre Bernac pour la mélodie française, et Suzanne Anders et Paul von Schilawski, au Mozarteum de Salzbourg, pour l'interprétation du Lied.

    En 1978, il fonde l'Ensemble vocal Michel Piquemal, avec lequel il crée des oeuvres de Jacques Castérède, Kamilo Lendvay, Marcel Landowski, Jean Guillou et Jean-Louis Florentz entre autres.

    De 1985 à 1994, il enseigne au Consmusique et de danse de Paris. Il est invité à diriger de nombreux orchestres, français et européens. Il enseigne également le chant au Conservatoire municipal du 18e arrondissement à Paris. Sa discographie est riche et diversifiée. En tant que baryton, il a enregistré des oeuvres de Liszt, Lalo, Ravel, Rossini, Sauguet ainsi que des mélodies de Fauré et de Poulenc.

    Le Grand Choeur.

    Le Grand Choeur de l'abbaye aux Dames de Saintes, créé en 1972, regroupe une centaine de chanteurs amateurs, originaires de Charente-Maritime, de la région Poitou-Charentes et du Grand Sud-Ouest. L'ouverture à de nouveaux membres est la plus large possible. Si une expérience de chanteur possédant une bonne formation musicale est souhaitée, des voix plus jeunes sont aussi les bienvenues. Une formation leur est alors proposée.

    Les choristes sont en répétition mensuelle à Saintes, soit le dimanche avec le chef de choeur, soit en long week-end avec Michel Piquemal. Le Grand Choeur se produit plusieurs fois par an, avec des oeuvres du répertoire classique ou moderne.

    Parmi les oeuvres interprétées, on peut citer : « la Messe solennelle de la Sainte-Cécile » de Gounod, la « 9e Symphonie » de Beethoven, le « Requiem » de Fauré, les « Carmina Burana » de Carl Orff, « le Roi David » d'Arthur Honegger et, parmi d'autres encore, le « Gloria » de Francis Poulenc.

    Ce répertoire a permis au choeur de travailler régulièrement avec des orchestres professionnels tels que l'Orchestre Poitou-Charentes, l'Orchestre philharmonique de Lublin en Pologne, l'Orchestre national de la radio-télévision ukrainienne, l'Orchestre national de Bordeaux Aquitaine.

    3 Pratique. Dimanche 16 novembre, à 16 heures, église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-d'Angély.

    Durée du spectacle : une heure et demie. Placement libre. Nouveau forfait concerts : 27 euros les deux au choix et 40 euros les quatre, voir le programme complet de l'A 4.

    Réservations à l'Office de tourisme et au 05 46 59 02 01.

    Auteur : Jean-Michel Marquebielle


    Tags : Saintonge Arts et culture Musique Spectacles saintes saint-jean-d'angély Loisirs & Culture

     


    votre commentaire
  •  


    Le pianiste virtuose Michel Dalberto discutant avec Ariane Audouin-Dubreuil lors de la séance dédicace photo alban boigeol

    L'association Saint-Jean d'Art Plasty a clôturé en beauté sa manifestation artistique. Lors de la conférence d'Ariane Audouin-Dubreuil, les chaises disposées dans la chapelle suffisaient tout juste à asseoir l'assistance. En effet, la fille de l'explorateur sait captiver son public, le succès de ses trois ouvrages de référence sur les Croisières Citroën (1) en témoigne.

    Personne ne voulait manquer l'une de ses très rares conférences en terre angérienne : « Je suis émue de pouvoir m'exprimer dans la ville où mon père est né. Je suis persuadé que sa vision imaginaire de l'Afrique, alors qu'il n'avait pas encore quitté son Saint-Jean natal, ressemblait fort à l'univers merveilleux des tableaux de Le Tuault ».

    Du rêve à la réalité.

    Et l'on sait que Louis Audouin-Dubreuil passa de son rêve d'ailleurs à la réalité des missions Citroën, les images tournées sur place par Léon Poirier en gardent la trace. « Le film que vous allez voir décrit bien les pays traversés mais passe sous silence les terribles difficultés rencontrées. En 1924, il fallait vaincre sans se plaindre ! Pourtant, rien ne facilitait cette traversée : de rares pistes périlleuses à emprunter et en chemin des maladies comme paludisme, dengue où fièvre typhoïde qui touchèrent plusieurs membres de l'expédition, dont le peintre Iacovleff », précise la conférencière.

    Et le public redécouvrit alors le film sur cette croisière noire dans sa version de 35 minutes. Le long-métrage connut un très grand succès et fut projeté en avant-première en mars 1926 à l'Opéra Garnier, devant les plus hautes autorités de la République. Car cette expédition africaine avait une vocation scientifique et culturelle. « Le Muséum national d'histoire naturelle, la Société de géographie de France demandèrent de très nombreuses missions de reconnaissance : des relevés topographiques, plusieurs étendues de ce continent étant méconnues, mais aussi des prélèvements sur la faune et la flore », explique la conférencière après la projection.

    Fascination.

    « À bord d'une autochenille, on pratiquait la taxidermie. Sans compter qu'il fallait surveiller la colonisation anglaise, qui enclavait les pays sous administration française... », précise-t-on. Si bien que les huit autochenilles, équipées de leur dispositif de propulsion avec chenilles et bandes de roulement en caoutchouc, ont réussi à parcourir 28 000 kilomètres à travers l'Afrique, à une allure de 20 kilomètres par heure. Parties de Colomb-Béchar, elles traversèrent l'Algérie, le Niger, le Tchad, l'Oubangui-Chari et le Congo belge. Arrivés à Kampala, les explorateurs se séparent en quatre groupes afin de rallier l'océan Indien et Tananarive, sur l'île de Madagascar, par des itinéraires différents : Mombasa, Dar es Salaam, Mozambique et Le Cap.

    Mais le témoignage le plus captivant est ethnologique car, contrairement à une idée trop répandue, les civilisations et les rites inconnus fascinent nos premiers explorateurs : le film se focalise sur les femmes mangbetous et leurs crânes oblongues à force d'être enserrés dans des linges, sur les femmes plateaux aux lèvres distendues, puis s'attarde à comprendre les Pygmées vivant dans l'obscurité ou s'émerveille sur chaque cérémonie traditionnelle.

    Au final, on ne fut pas étonné d'apprendre par la voix de sa fille que Louis Audouin-Dubreuil déclara que cette Croisière noire fut, et de loin, sa mission préférée.

    (1) Aux éditions Glénat, « la Croisière jaune : sur la route de la soie », « la Croisière des sables : sur les pistes de Tombouctou », « la Croisière noire : sur la trace des explorateurs du XIXe siècle ».

    Auteur : Alban Boigeol


    Tags : Saintonge International Afrique Océan Indien Loisirs & Culture

    SUD OUEST | Jeudi 06 Novembre 2008

    <o:p> </o:p>


    votre commentaire
  • <o:p></o:p>Un regard sur l’Afrique

    La croisière noire<o:p></o:p>

    Film et conférence-débat<o:p></o:p>

    avec Ariane Audouin-Dubreuil<o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Cette soirée est organisée par l’association Saint-Jean d’Artplasty, sous la présidence de Ninette Mazouin...

    ...et dans le cadre de l’exposition « Le Tuault fait sa croisière noire ».

     

    <o:p></o:p>

            Ariane Audouin-Dubreuil est la seconde des trois filles du Commandant Louis Audouin-Dubreuil, chef en second des missions Citroën Centre-Afrique 1924-25 et Centre-Asie 1931-32. Passionnée de théâtre, elle étudie pendant six ans au conservatoire et interprète le Journal d’Anne Frank à 18 ans. A 20 ans, elle traverse l’Afrique jusqu’à Madagascar avec une troupe de théâtre missionnée par André Malraux. Elle est mannequin pendant quelques années, puis suit des études de psychologie et devient thérapeute. Parallèlement, elle ouvre une société de recrutement. Pendant 19 ans, elle exercera un mandat de maire-adjoint (en charge des affaires sociales) de la ville de Boulogne-Billancourt.

    Ariane Audouin-Dubreuil est restée fortement marquée par l’aventure de son père : "Un jour je trouverai les mots pour parler de cette aventure humaine exceptionnelle, c’est un devoir de mémoire. Un jour j’espère faire partager, aux lecteurs, mes émotions, mes émerveillements, ma curiosité, mes découvertes en leur livrant les archives de mon père". Auteur des albums La Croisière Jaune, La Croisière Noire et La Croisière des Sables, parus chez Glénat dans la collection de la Société de Géographie, elle a effectué de nombreux voyages, entre autres à Tombouctou pour préparer une exposition sur le thème de "La première traversée du Sahara en automobile", ainsi que des échappées en Chine et en Amérique. Elle est lauréate du prix Jules Verne 2003 et du prix Éric Hoffer 2007.

    Elle vit actuellement entre Boulogne-Billancourt et Zarzis (Tunisie), dans la villa dont elle a hérité de son père, et dans le patio de laquelle il a été enterré.

    <o:p></o:p>

    Dans le cadre de l’exposition Le Tuault à la chapelle des Bénédictines, elle nous présente un extrait du film « un regard sur l’Afrique » réalisé par Léon Poirier. Le film, dédié à la jeunesse française, n’a été sonorisé qu’en 1933, grâce aux musiques rapportées par le cinéaste-musicien. Il ne rend pas bien les difficultés rencontrées par l’équipe, ni le rôle joué par les mécaniciens, sans qui rien n’aurait été possible.

    <o:p></o:p>

    Cette expédition fut le voyage préféré de Louis Audouin-Dubreuil. Enfant, il lisait Jules Verne et imaginait des hommes noirs dans un paysage que l’on retrouve dans les œuvres de Patrick Le Tuault. L’équipe, composée de découvreurs et de scientifiques, traverse une Afrique moderne en train de naître ; la cartographie est à faire. Un programme sanitaire avait commencé en 1921. Citroën avait lancé un premier raid qui fut la première traversée saharienne en automobile, à une époque où il fallait deux mois pour rallier le Tchad à Marseille. Chacune des huit auto-chenilles avait sa spécialité : une voiture cinéma, une voiture taxidermiste permettant de naturaliser sur place les animaux chassés, la voiture du médecin (la maladie fut omniprésente), celle de l’ingénieur-géologue…, Audouin-Dubreuil étant, pour sa part, chargé de l’aéronautique. Une galerie de portraits fut réalisée. Ces véhicules ont traversé le continent africain, jusqu’à Madagascar, à une vitesse oscillant entre 5 et 25 km/h. Louis Audouin-Dubreuil offrira sa voiture au musée de Saint-Jean-d’Angély.

    Ce fut l’époque des premières réserves animalières africaines.

    <o:p></o:p>

    Après la projection du film, place aux échanges : notre ami Michel Braud, qui fit toute sa carrière professionnelle en Afrique, décida de son parcours en lisant la première version du récit relatant la croisière noire, alors qu’il était lycéen.

     Des échanges aussi entre les participants.

    <o:p></o:p>

    Des questions aussi :

    • Comment le problème du carburant a-t-il été géré ? En fait, deux ans avant l’expédition, cinq missions sont parties afin d’installer une trentaine de dépôts sur tout le parcours.

    • Et la nourriture ? Un nutritionniste fait partie de l’équipe. La chasse et la cueillette ont permis une alimentation tout à fait correcte, sans problème de vitamines. Tout le monde est-il rentré ? Oui, mais pas sans dommage. Un membre de l’expédition a dû être évacué du Cap, et tous furent malades : malaria, typhus, maladie du sommeil… Une cartographie des maladies africaines a d’ailleurs pu être dressée.

    • Les routes ? Elles n’existaient pas, ou peu. L’expédition permit de tracer la première piste automobile de Madagascar, par exemple.

    • Les relations avec l’Armée ? l’expédition commence peu de temps après l’assassinat du Père de Foucault. La mission Citroën eut d’ailleurs une mauvaise relation avec l’Armée Française.

    <o:p></o:p>

    La soirée se termine par une collation servie par les jeunes descendants de la famille Audouin-Dubreuil, qui, de toute évidence, seront la mémoire de cet ancêtre explorateur.

    <o:p></o:p>

    Pour ceux qui voudrait en savoir davantage, restent les livres, le film, et voici quelques liens :

    Angely.over-blog.sur les traces des explorateurs

    Qui est Ariane Audouin-Dubreuil ?

    La Croisière des Sables : elle a rallié Touggourt à Tombouctou

    Le cinéaste Léon Poirier

    Encore Léon Poirier

    La Croisière Noire Citroën

    Flonigogne


    1 commentaire
  • THÉÂTRE. Embarquement assuré pour l'Afrique grâce à un spectacle inspiré en hommage à la célèbre expédition d'Audouin-Dubreuil<o:p></o:p>

    La croisière Citroën en chanson

    Patrick Le Tuault est l'auteur d'une nouvelle chanson sur Audouin-Dubreuil, reprise en choeur par le public photo alban boigeol<o:p></o:p>

    La scène du spectacle « Mémoires d'Afrique » a été conçue à l'intérieur d'un étonnant décor. Au sol, des tapis berbères, aux murs des tableaux de Le Tuault et au-dessus des acteurs d'un soir, une construction en gros bambous pour une représentation forcément dépaysante. L'association événementielle Saint-Jean d'Art Plasty, présidée par Ninette Mazouin, proposait vendredi 24 octobre sa deuxième création de spectacle.<o:p></o:p>

    Après la première intitulée « Le destin des pierres » en juin 2007, entre les tours de l'abbatiale, ce spectacle avait pour cadre la chapelle des Bénédictines. « Mémoires d'Afrique » réunissait plusieurs arts de la scène pour une ode à l'Afrique, aux voyages et à la poésie, sur fond de Croisière Citroën. Ainsi, le musicien Hervé Le Dorze nous gratifia d'une composition spéciale « Croisière noire » tandis qu'Hélène Garbaye dansait avec, aux poignets et aux chevilles, des grelots traditionnels africains pour rythmer chacun de ses pas. Des poésies de Patrick Le Tuault furent lues par l'auteur ainsi que par Chantale Jouet, Ninette et Michel Mazouin, tandis qu'Agnès Le Nours endossait le rôle d'une narratrice inspirée. Des textes extraits des livres d'Ariane Audouin-Dubreuil résonnaient aussi entre les voûtes de la Chapelle, dont la sonorité se prêtait très bien au spectacle. « Il suffit de disposer des tentures pour que le son ne se disperse pas et ne fasse plus écho » appréciait en connaisseur Jean-Marie Bréhier (de la Comédie de L'Éperon), qui prêta également sa voix et son talent au spectacle. Tandis que Patrick Le Tuault surprit de nouveau en entonnant une chanson dédiée à cette soirée. En artiste inspirée, il la composa en quelques heures et le public reprit en choeur ce refrain : « Si Louis Audouin-Dubreuil/était resté sur son fauteuil/il n'y aurait pas eu de Croisière noire/et rien à raconter ce soir. » Et lorsqu'il joua seul la guitare pour clore cette unique représentation, sa prestation ne manqua pas de panache.<o:p></o:p>

    Prochainement : conférence vendredi 31 octobre, à 20 h 30, par Ariane Audouin-Dubreuil (fille de l'explorateur). Projection de film suivi d'un débat. Entrée gratuite.<o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    SUD OUEST | Mardi 28 Octobre 2008<o:p></o:p>


    votre commentaire
  • La Croisière Noire ? Cela vous dit quelque chose ? Tintin au Congo peut-être ? L'album a paru en 1931 alors que depuis 1916 les raids automobiles se succédaient au Sahara et en Afrique noire. Hergé a pu s'inspirer notamment de la deuxième expédition Citroën trans-africaine de 1924-1925 qu'on a appelé la Croisière Noire.

     

    Georges-Marie Haardt et Louis Audouin-Dubreuil étaient à la tête de cette expédition sur autochenilles Citroën-Kégresse. (Audouin-Dubreuil était natif de Saint-Jean-d'Angély. Le lycée polyvalent lui a emprunté son nom.)

     

    A l'aide des ses crayons et de ses pinceaux, de ses voyages réels et imaginaires, Patrick Le Tuault crée une ambiance qui me replonge dans les livres d'aventures de la Bibliothèque Verte, où il y avait beaucoup de textes et peu d'illustrations. Ces quelques images me faisaient rêver. Lui aussi sans doute. Alors il a multiplié les images pour lui-même  et pour les autres. Arts Appliqués, Beaux-Arts ; il travaille dans la publicité, la décoration, la bande dessinée. Il varie les styles et les supports et on se dit : "Ah c'est lui aussi qui a fait cela ! "

      

      

     

    Le samedi 18 octobre, dans la chapelle des Bénédictines à Saint-Jean-d'Angély, c'était le vernissage de l'exposition de Patrick Le Tuault. Pas sous la tente de bédouins mais juste à côté. Ninette Mazouin, la présidente de l'Association Saint-Jean-d'Art-Plasty qui a projeté l'événement, y fait son premier grand discours pour présenter le dessinateur-peintre et ses tableaux :

    "Nous descendons  de l¹autochenille. Nous sommes sur les pistes. Les
    paysages sont grandioses et parfois inquiétants et les personnages encore
    plus mystérieux."

    "Son imaginaire, ses couleurs sont comme le voulait Audouin Dubreuil, lors
    de sa croisière noire, un projet de rencontre d¹hommes et de terres."

    A sa gauche Françoise Ménard, marraine de l'exposition, vice-présidente du Conseil Régional. A droite de l'image, en cravate rouge, le maire de Saint-Jean-d'Angély, Paul-Henri Denieul. De part et d'autre du maire, un monsieur sans cravate : Jean-Yves Martin, conseiller général de Saint-Jean et président du Pays Vals de Saintonge, et Chantale Jouet, organisatrice de l'exposition. Chacun a répondu à la présentation de Ninette Mazouin avant que le héros de la soirée ne prenne lui-même la parole.

     

    Paysages africains certes mais lumières, brumes, vapeurs, cascades qui renvoient à d'autres tableaux empreints de l'atmosphère particulière du jour dans ses premières heures. On regarde, on a envie de sentir...

     ...de manger et de boire... Alors on apprécie ce buffet à base de fruits préparés par l'association...

    Vous avez jusqu'au dimanche 2 novembre pour voir cette exposition. Si vous habitez trop loin (à Saint-Sulpice par exemple) vous pouvez avoir une idée des autres oeuvres picturales de Patrick Le Tuault (qui est aussi poète) en cliquant sur l'artiste !!!

    AlCaribou

     


    1 commentaire
  •  
     
    <script type="text/javascript"></script>
       Exposition
     
     
         

     


    L'artiste Patrick Le Tuault vous invite à découvrir son exposition "La Croisière Noire" Rêve-Mythe et Réalité à la Chapelle des Bénédictines.

    Horaires :
    Du 18 octobre au 2 novembre 2008
    Tous les après midi de 14h30 à 18h30
    Les samedis, dimanches et jours fériés de 11h à 12h30 et de 14h30 à 18h30.

    CONFERENCE :
    vendredi 31 octobre 20h30 par Ariane Audouin Dubreuil.
    Projection de film suivi d'un débat.
    Entrée gratuite

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique