• Xynthia, revue de presse du 31 août 2010

     

    Xynthia: près de cent maisons déjà rachetées par l'Etat en Charente-Maritime

    LA ROCHELLE — L'Etat s'est déjà porté acquéreur en Charente-Maritime de près d'une centaine de maisons situées dans les zones de solidarité élaborées après la tempête Xynthia, a indiqué vendredi à l'AFP le préfet du département Henri Masse.

    "D'ici la fin du mois, ce sera un total de 98 actes de ventes qui auront été signés devant notaire. Les premiers ont été signés au début de l'été. Le mouvement s'est amplifié ces derniers jours", a-t-il souligné.

    Globalement, 268 propositions de rachat ont d'ores et déjà été acceptées par l'Etat, a précisé le préfet, "la plupart sur Charron et Aytré", les deux communes les plus sinistrées du département.

    "Il y a eu plus de 400 entretiens avec les services des domaines. Il y a d'abord une discussion, puis une évaluation qui mène à une proposition. L'offre comprend la valeur du bien, augmentée d'une indemnité de réemploi et d'une indemnité de déménagement et frais de réinstallation. La lettre que nous adressons aux sinistrés comporte ces trois chiffres", a expliqué le préfet.

    "Nous ne surévaluons pas les biens, toutes les offres que nous faisons comme la procédure suivie résultent des textes en vigueur", selon M. Masse alors qu'un notaire, interrogé par l'AFP sous couvert d'anonymat, a évoqué des prix de rachat supérieur de 30% au marché.

    Le préfet a par ailleurs indiqué qu'une "mission de terrain", composée de "cinq inspecteurs généraux de l'écologie", va venir début septembre en Charente-Maritime. Ils doivent "travailler sur les dossiers pour dire le périmètre des zones de solidarité (ex-zones noires, ndlr), soit les confirmer, soit les réduire ou les augmenter", a-t-il ajouté. Un travail qui doit prendre deux mois.

    "Cette affaire de zonage n'est qu'un des aspects sur lequel il ne faut pas se focaliser", a toutefois rappelé le préfet, soulignant que "les différents dispositifs d'aides, comme la cellule de soutien psychologique, continuent à travailler jusqu'à ce que tout soit réglé".

    "L'objectif est de ne laisser personne seul, notamment ceux qui ont des problèmes psychologiques, et la mobilisation continue auprès des sinistrés quels qu'ils soient, particuliers, chefs d'entreprise, élus", a-t-il souligné.

     

    Après Xynthia: du foin landais pour la Charente-Maritime

     Les jeunes agriculteurs landais envoient du foin pour les sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime.  Photo Pascal Bats

    Les jeunes agriculteurs landais envoient du foin pour les sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime. Photo Pascal Bats

    Les Jeunes Agriculteurs (JA) des Landes ont collecté du foin pour prêter main forte aux nombreux éleveurs de Charente-Maritime, en manque de fourrage depuis la tempête Xynthia.

    En tout, ce sont 83 bottes qui rejoindront la commune de Plassay, à quelques kilomètres de Jonzac. Aujourd’hui, un premier convoi de 52 bottes est parti de Bascons.

    Après Xynthia, l'État sécurise son littoral

    mardi 31 août 2010
    • Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée (ici, La Faute-sur-Mer le 1er mars 2010), l'État est devenu intransigeant en matière d'autorisation de construction.

      Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée (ici, La Faute-sur-Mer le 1er mars 2010), l'État est devenu intransigeant en matière d'autorisation de construction.

      Philippe Chérel

    Il accélère la mise en place des Plans de prévention des risques d'inondation (PPRI).Dans les communes sinistrées, construire sera nettement plus difficile.

    Sur les documents, consultables en mairie depuis quelques jours, des zones rouges à perte de vue. Maurice Milcent, maire de L'Aiguillon (Vendée), ne décolère pas contre l'État : « Des critères excessifs condamnent environ 60 % de notre territoire. Avant, dans l'ex-PPRI, on pouvait construire. Maintenant, même des zones industrielles et commerciales sont classées en zone rouge. »

    L'enjeu : les cotes de hauteurs d'eau retenues pour délimiter les zones. En bleu, on peut construire à condition qu'il y ait un étage-refuge ou une trappe dans le bâtiment. En rouge, aucune construction nouvelle et l'obligation d'une issue de secours pour le bâti existant (1).

    Les hauteurs d'eau ont été calculées en fonction des inondations de Xynthia et de l'hypothèse d'une élévation du niveau de la mer d'un mètre en 2100. Les experts ont mis la barre à 4,70 m et rajouté un mètre pour ne prendre aucun risque. Les maisons devront donc se situer à 5,70 m. Maurice Milcent aurait préféré « commencer à 4,70 m, avec une marge supplémentaire de 30 cm. Après, on aurait vu. »

    Conciliant, puis inflexible

    À La Faute-sur-Mer (Vendée), le territoire « gelé » « atteint presque 90 % ». Le maire, René Marratier, est pessimiste : « Il ne me reste qu'une petite dizaine d'hectares constructibles. » Or, dit-il, « des moyens techniques existent pour construire en zone inondable, comme le remblayage qui permet de mettre les maisons en sécurité ».

    Redon (en Ille-et-Vilaine) avait remblayé des marais pour assurer son développement économique. C'était avant les crues de 1995. Quatre ans plus tard, l'État mettait en place un PPRI qui limitait les constructions. « L'intercommunalité a été notre chance. Avec une taxe professionnelle mutualisée, nos recettes fiscales n'ont pas été impactées », analyse Roland Bailleul, adjoint à l'urbanisme. Le PPRI a joué aussi son rôle de « bouclier » lors des crues de 2000 et 2001. « Les dégâts matériels ont été moindres. »

    Pas sûr que cela console les élus vendéens. L'État fut longtemps conciliant (complaisant ?) Depuis les 47 morts de Xynthia, dont 29 en Vendée, place à l'État intransigeant et inflexible. Le préfet a rappelé que le précédent PPRI de La Faute et L'Aiguillon avait été adopté aux forceps en 2007, freiné par des élus locaux. « On a rebattu les cartes, dit-il aujourd'hui. Xynthiaest passée par là. »

    La prise de conscience est telle qu'à Noirmoutier ¯ 70 % du territoire sous le niveau de la mer ¯, on a hâte de voir arriver le PPRI. « Xynthiaa sans doute accéléré le mouvement, admet Noël Faucher, le maire, même si, sur l'île, on a toujours cultivé la mémoire du risque. »

    Philippe ECALLE.
     
     
     

    Henri Masse : six mois après Xynthia « l'accompagnement se poursuit »

    Six mois après la tempête qui a submergé notre littoral, Henri Masse dresse un bilan et défend les actions de l'État. Interview et témoignages de sinistrés.

     Henri Masse à Charron après la tempête. Le représentant de l'État n'a été épargné ni par les sinistrés, ni par les élus.  photo Xavier Léoty

    Henri Masse à Charron après la tempête. Le représentant de l'État n'a été épargné ni par les sinistrés, ni par les élus. photo Xavier Léoty

    Dans la nuit du 27 au 28 février dernier, un véritable raz-de-marée submergeait le littoral de Vendée et de Charente-Maritime. Six mois après Xynthia, après bien des souffrances, des tensions, des polémiques, le préfet Henri Masse dresse le bilan des actions de l'État dans les 14 communes sinistrées de notre département.

    « Sud Ouest ». Dans les zones de solidarité, combien de ventes de maisons à l'état ont-elles été conclues ?

    Henri Masse. 98 actes de vente doivent être signés avant la fin du mois d'août. Mais 282 propositions des Domaines ont déjà été acceptées et 377 maisons évaluées. Si tout est allé assez vite dans les zones de solidarité qui n'ont pas été contestées, comme Charron ou Aytré, dans les autres, les négociations ont pris du retard. Par ailleurs, et c'est logique, les Domaines ont d'abord évalué les résidences principales.

    Des élus ont reproché à l'État de surévaluer les biens pour inciter les sinistrés à vendreavec plus de poids. Qu'en est-il ?

    Tout est limpide. Les biens ont été évalués au prix du marché de l'immobilier avant la tempête. Ni plus, ni moins. On est dans un État de droit. Les sommes avancées de-ci de-là par les élus sont sans doute celles de maisons auxquelles on a ajouté les indemnités diverses, comme la prime de remploi (lire ci-contre).

    Parmi les autres reproches faits à l'État, les sinistrés parlent d'expertises réalisées à la va-vite, de manque de sérieux. Qu'en est-il ?

    Trois chiffres : 5 500 heures de travail de techniciens sur place tout de suite après la tempête. Puis 1 200 de mesures supplémentaires après les contestations des élus, dont 500 sur le seul site des Boucholeurs.

    Que va-t-il se passer maintenant pour ceux qui ne veulent toujours pas vendre ?

    La procédure judiciaire va se mettre en place. Dès septembre, une mission de terrain va réexaminer les zones et maisons concernées. Ce qui se passe déjà en Vendée. Les inspecteurs généraux qui vont réaliser le travail dépendent du Conseil général de l'environnement et du développement durable. Ils devraient rester deux mois sur place.

    Ce n'est qu'à l'issue de cette mission que la procédure d'enquête publique préalable aux expropriations sera engagée. Ce ne sera plus alors du ressort de l'État, mais du juge.

    Et au bout de cette procédure, qui évaluera le bien ?

    La justice. Et j'imagine que le prix sera celui du marché de l'époque, pas celui d'avant Xynthia.

    Cela prendra du temps ?

    Des années. Les procédures sont longues. C'est ce qui s'est passé à Vaison-la-Romaine et dans le Gard.

    Et en attendant que vont devenir les zones de solidarité ?

    Je répète ce que j'ai déjà dit. Les activités diurnes, comme la restauration sont autorisées. Pour le reste, un débat est engagé avec les communes pour le devenir de chaque site. Les maisons dont nous allons devenir propriétaires peuvent très bien avoir d'autres usages et être mises à la disposition de la commune. Une haute fonctionnaire y travaille déjà avec les maires.

    Il nous faut désormais réfléchir bien au-delà des séquelles de Xynthia. Il y a tout un travail à mener sur l'urbanisme en bord de mer. Comment maintenir l'attractivité touristique tout en préservant l'équilibre de l'habitat ? Un atelier national composé d'urbanistes, d'écologues et d'architectes va se pencher sur la question dès septembre.

    Où en est-on du dossier de renforcement des digues ?

    La première phase a consisté à réparer en urgence ce qui avait cédé le 28 février pour être prêt pour la grande marée de mars. 8 M€ de travaux ont été engagés alors. La deuxième phase a consisté à réaliser des travaux plus durables. Ce chantier s'élève à 16 M€. Sur ce dossier, nous travaillons en concertation avec le Conseil général, maître d'œuvre. Mais le sujet est complexe. Car il ne suffit pas, comme je l'ai entendu dire, de rehausser les digues d'un mètre. Il faut aussi que l'eau puisse repartir une fois qu'elle est rentrée. Si la rue de la plage à Aytré a été si touchée, c'est à cause de l'effet de bassine. L'eau est restée entre la dune et la voie ferrée.

    La phase 3, c'est le « plan digues » national. Il concerne tout notre littoral, pas seulement les zones sinistrées. Et doit intégrer le volet manque d'entretien des digues, élément clé de la tragédie du 28 février.

    On a beaucoup parlé des zones de solidarité, forcément les plus sensibles, mais pour les zones jaunes ?

    Des préconisations ont été transmises aux communes concernées. Le Conseil d'architecture urbanisme et environnement travaille avec elles sur l'urbanisme futur de ces zones.

    Six mois après, où en est-on du soutien psychologique des sinistrés ?

    La cellule est toujours en place. Nous avons certes moins d'appels mais elle continue de fonctionner. Notre accompagnement personnalisé des familles se poursuit.

  • Charente-Maritime · Charron · Immobilier · tempête Xynthia
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    Charente-Maritime: des habitants des Boucholeurs déposent un recours en justice

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    <btn_noimpr></btn_noimpr> 25.08.2010, 12h41
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    Un collectif de sinistrés de la tempête Xynthia du village des Boucholeurs (Charente-Maritime), qui refusent d'abandonner leurs maisons, a déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif de Poitiers contre le zonage du préfet, a indiqué mercredi leur avocat.
    Ce collectif d'une vingtaine de personnes a déposé "un recours en annulation dirigé contre le zonage imposé par le préfet de la Charente-Maritime, visant à délocaliser les habitations se trouvant dans une bande de 50 mètres à partir du front de mer", a indiqué leur avocat, Me Bernard-Frank Macera, dans un communiqué. <btn_noimpr></btn_noimpr>
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    Cette action en justice est doublée d'une requête en référé par laquelle le collectif demande la suspension en urgence de l'application de ce zonage.
    "Les sinistrés sont bien décidés à ne pas abandonner leur village et à ne pas céder à la pression qu'exercent les services de l'Etat, en utilisant ouvertement le spectre de l'expropriation, pour racheter leurs maisons", selon Me Macera.
    "La décision préfectorale de zonage qui est attaquée est truffée de vices légaux, ce qui la rend profondément arbitraire et injuste", estime l'avocat, qui souligne que "le critère simpliste sur lequel elle se base pour délocaliser (la bande des 50 mètres) n'a été utilisé pour aucune autre commune ayant été meurtrie par la tempête, ce qui la rend discriminatoire pour le village des Boucholeurs".
    "Je n'ai eu que 60 cm d'eau dans la partie basse de ma maison et c'est nous qui apparaissons en zone noire alors que des maisons situées en contrebas et qui ont eu 1,70 m d'eau à l'intérieur sont en zone jaune", se désole Hélène Geay, membre du collectif et propriétaire d'une "maison de famille qui date de 1861" sur le front de mer des Boucholeurs.
    "C'est une situation complètement ubuesque", ajoute-t-elle, expliquant qu'elle avait pu se réinstaller dans sa maison peu de temps après la tempête, car l'eau n'a pas stagné chez elle.
    "Les propositions de France Domaine, à 5.700 euros par mètre carré, bien au-dessus du prix de marché, sont des propositions de complaisance pour faire céder les propriétaires", dénoncent les membres du collectif dans un communiqué.
    La préfecture de la Charente-Maritime avait défini au mois de juin "un périmètre de solidarité d'une profondeur de 50 m et établi sur le front de mer, où se trouvent 111 constructions, dont 107 habitations".
     
     
     
    FOURAS FAIT DE LA RÉSISTANCE
     
    Six mois après Xynthia, les propriétaires de la pointe de La Fumée saisissent la justice. Ils s'insurgent: cent sept maisons sont à détruire quand trois ont vraiment subi les assauts de la tempête.
    27.08.2010
    Stéphane URBAJTEL | s.urbajtel@charentelibre.fr


    Alain Grinda brave la tempête la plus redoutable de sa vie de marin. Lui, vaillant concurrent de la Route du Rhum il y a quatre ans, a décidé cette fois de souquer ferme sur le plancher des vaches. Son adversaire: l'État. Son objectif: contester le placement en «zone noire» de 107 maisons de la pointe de La Fumée. Six mois après le passage dévastateur de Xynthia sur la Charente-Maritime et la Vendée, il est à la barre de l'association «Vivre à Fouras». Un collectif d'une centaine de propriétaires qui s'apprête à déposer un référé et un recours administratif. «Rien ne justifie que nos maisons soient détruites, assène le skipper en montrant sur une carte le secteur concerné, une bande de terre de 2,5 kilomètres menant à l'embarcadère pour l'île d'Aix. Elles ont presque toutes été épargnées par la tempête. Je ne dis pas que nous n'avons pas eu d'eau chez nous. Je dis qu'en réalité trois maisons à peine ont été endommagées.»

    L'un de ses voisins, Jacques Bargiel, installé dans sa maison cossue face à la plage, est abasourdi à la lecture du rapport de la Direction départementale des Territoires et de la Mer (DDTM). Le fameux document qui a conduit à l'établissement des zones noires.«La fiche recensant les dégâts de mon domicile est bidon: tout est faux ou exagéré.» «Ce document ne prend pas en compte la géographie et la topologie de la pointe, fulmine Dominique Gluck, installé lui aussi avec sa famille sur le front de mer. L'île de Ré, l'île d'Oléron, l'île Madame nous protègent. Ce sont des boucliers naturels.» «Ici, on est à 1,50 mètre au-dessus des plus hautes eaux de la mer, reprend Alain Grinda.La Rochelle et l'île de Ré sont en dessous. Pourtant, pas de zone noire chez eux.» Son explication à ce traitement différent: «C'est vrai que nous, nous n'avons pas un ancien Premier ministre et des stars du show-biz une partie de l'année.»

    «Forcing»

    Ces arguments, le navigateur raconte les avoir présentés «mille fois» au préfet de Charente-Maritime. «On a face à nous quelqu'un de borné qui fait mine de ne pas comprendre. Comme Georges Marchais dans le sketch, il nous répond sur le mode: "Vous venez avec vos questions, moi je viens avec mes réponses".»

    Pire, les membres de «Vivre Fouras» dénoncent «les pressions» dont ils seraient victimes: Dominique Gluck parle du «forcing» des services de l'État pour inciter les résidents à vendre. «On nous dit: "Attention, si vous n'évaluez pas votre bien tout de suite, il ne vaudra bientôt plus rien".» Jacques Bargiel pointe les «mesures d'intimidation» des compagnies d'assurances: «Les artisans que nous sollicitons ont droit à un message: "Si vous travaillez à la pointe de La Fumée, vous risquez de ne pas être payés".»

    L'association insiste enfin sur une «incohérence économique»: «Racheter les maisons pour les détruire coûtera dix fois plus cher que construire des barrières de protection efficaces et cent fois plus que la mise en place d'un plan d'évacuation de la zone à chaque avis de tempête».

    Alors pourquoi l'État a-t-il jeté son dévolu sur la pointe de La Fumée? Alain Grinda a son hypothèse: l'administration aurait trouvé, grâce à Xynthia, «un prétexte» pour faire de cette zone soit un site naturel, soit une zone économique. Des projets qui, pour voir le jour, nécessitent pour commencer de raser les maisons.

    Jacques Bargiel, Dominique Gluck et Alain Grinda sur la plage qui borde la pointe de La Fumée. Pour eux, le rapport des services de l'État est «bidon». photo Phil Messelet

     

    Le mois d'août se taille encore la part du lion

    La saison estivale touche à sa fin. Si août confirme ses résultats de 2009, juillet est plus mitigé.

     Des files d'attentes parfois colossales à la Corderie royale et pour voir l'« Hermione ». Pour faire patienter, distribution de bonbons aux petits et comédiens pour divertir les troupes.  photo xavier leoty

    Des files d'attentes parfois colossales à la Corderie royale et pour voir l'« Hermione ». Pour faire patienter, distribution de bonbons aux petits et comédiens pour divertir les troupes. photo xavier leoty

    Après, à la surprise générale, une très bonne année 2009 et les dégâts et traumatismes causés par la tempête Xynthia en février dernier, les acteurs des principaux sites touristiques de la ville ont vu arriver l'été 2010 avec beaucoup d'interrogations.

    Alors que le mois d'août vit ses derniers jours, quels sont les premiers ressentis, comment s'annonce le bilan ?

    L'Office de tourisme apporte une vision d'ensemble. « Le mois de juillet a été mitigé et marqué par un recul de la fréquentation des hébergements. Le mois d'août a été plus convenable avec des locations quasi complètes », explique le directeur de l'Office de tourisme, Hervé Bierjon.

    Se dégage de ces mois de juillet et août 2010 « le sentiment que les vacances se décalent, que les touristes partent plus tard, l'hyper concentration s'est faite sur les trois premières semaines d'août. D'habitude, après le 15 août, on constate une cassure évidente, cette année ce n'est pas le cas », poursuit-il.

    Le soleil a éloigné les visiteurs

    L'association Hermione La Fayette se souvient du 11 août. « La journée record de l'été, avec 3 137 visiteurs », évoquent certains de ses membres. Si le mois d'août se maintient par apport à l'année passée avec « un bon cru et plus de 80 000 visiteurs, le mois de juillet a subi une baisse de 20 % de la fréquentation. La météo ne nous a pas aidés, la chaleur et le soleil de juillet ne nous ont pas apportés de visiteurs », poursuit-on à l'association.

    La Maison Pierre-Loti est un cas particulier. Pour préserver ce lieu extraordinaire, les effectifs des visites ont été réduits, « cela représente environ 3 000 visiteurs en moins », explique David Bodin, conservateur adjoint des musées de Rochefort. Mais le site a toujours un succès énorme et les visites ont affiché complet tout l'été avec plus de 5 000 visiteurs.

    Autre cas à part : la Corderie royale, restée fermée jusqu'au 1er mai pour cause de travaux après Xynthia, a dû se relancer. « L'année a été très spéciale pour nous avec cette tempête, on a réussi à maintenir le cap en août avec des grosses journées, mais juillet a été très mitigé », explique-t-on à la Corderie.

    « La très belle surprise vient de la boutique qui se trouve, depuis trois ans, à la fin de l'exposition. On y vend du chanvre, des cordages au mètre, les gens sont très heureux de pouvoir acheter des matériaux qu'ils ont vus à l'atelier de matelotage, en plein cœur de la Corderie », poursuit Marie-France Poletti chargée de communication à la corderie.

    Le Musée de la marine au top

    « Finalement, si la perte au niveau de la billetterie a été importante, les annexes comme la boutique, le restaurant ou la librairie ont sorti leur épingle du jeu. Les supports interactifs mis en place ont séduit les visiteurs qui veulent du vivant, des humains, de l'interactivité », explique-t-elle.

    Pour la plupart, le mois de juillet aura été mi figue mi-raisin. Le Musée national de la marine fait figure d'exception : « Ici, sans que nous arrivions encore à savoir pourquoi, la fréquentation de juillet a augmenté, par rapport à l'année précédente, de 5 % environ. Pour nous, c'est une des meilleures années depuis 2002 », annonce Denis Roland l'attaché de conservation du musée.

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