• Fleurs de livres 2010

    ou le 21ème salon du livre de Saint-Jean-d'Angély

     
    Nous y revoilà ! Pour la deuxième année consécutive, le salon du livre, organisé par l'association Lirela, a été jumelé à Floralia (salon ou plutôt jardin des fleurs, des plantes et des outils de jardinage).
     
     
    Pour la deuxième année consécutive également, l'association Val de Boutonne-Louisiane-Québec y a été présente. L'an dernier nous occupions une cabane qui arborait le drapeau du Québec. Cette année nous étions à une table au milieu de la salle Aliénor d'Aquitaine pour illustrer la Louisiane, puisque le thème de la soiré du samedi 1er mai était... la Louisiane !
     
     
    Un petit rappel : en 1994 un pacte de jumelage de ville à ville fut signé entre Saint-Jean-d'Angély et New Iberia, Louisiane. Depuis lors, l'eau a coulé sous les ponts (et le pétrole dans le golfe du Mexique), et les municipalités ibérienne et angérienne ont un peu oublié ce qu'elles avaient signé !

    L'exposition d'objets et de documents rapportés au cours de quelques voyages aux Amériques a été heureusement là pour rappeler ce qui avait été fait et, nous l'espérons, donner envie de relancer les relations et les activités.
     
    Nous avons eu beaucoup de visites et d'intéressantes discussions avec des visiteurs qui connaissaient peu ou prou la Louisiane.

     

    Notre table a servi de décor au "cabaret littéraire" (= discussion") sur la Louisiane, animé, comme l'an passé, par Philippe Bertrand. Sur les quatre intervenants pressentis pour ce cabaret, deux ont été effectivement présents. (Nous n'avons pas de nouvelles des deux autres, dont un spécialiste de la musique de jazz.)

    (Philippe Bertrand était lui-même exposant, cette année, avec son livre issu de ses "Carnets de Campagne" sur France-Inter ; à ne pas confondre avec  "La baronne n'aime pas que ça refroidisse" écrit par un des multiples Philippe Bertrand...)

    Le Gilbert Roussel qui était à notre table n'est pas le réalisateur du film "Les aventures galantes de Zorro", ni un accordéoniste de bal mais un éditeur et un auteur qui a illustré par de superbes photographies un livre qu'il a écrit sur les paysages et les demeures de Louisiane.

    Sa vision de la Nouvelle-Orléans du temps des grands planteurs n'est pas du tout idyllique. Cette ville de la côte lui semblait être un exutoire aux fantasmes sexuels des planteurs blancs.

    Etienne Planchard de Cussac n'a pas la même analyse. Ce spécialiste "Sudiste" (que le Caribou avait vu - de loin - du temps de ses études littéraires) explique, il me semble, qu'il y avait à la Nouvelle-Orléans une société citadine raffinée (à l'image de l'Europe), ce qui changeait de l'ambiance campagnarde de la plantation (même dans une demeure luxueuse). Donc cela faisait du bien d'aller à la Nouvelle-Orléans qui n'était pas constituée que de quartiers mal famés !

    Etienne de Planchard de Cussac a écrit un livre sur "l'Aristocratie sudiste" qui nous montre les tenants et les aboutissants de l'esprit du Sud. Cela ne se résume pas à l'esclavage. On a peut-être oublié que la société sudiste avait été bâtie par une colonisation française et espagnole qui était bien différente de celle des Anglais du Nord. La vertu n'est pas nécessairement dans un seul camp mais je ne sais si notre auteur "Sudiste" aurait repris les paroles du sketch de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault : "si nous les Sudistes on avait été plus nombreux, vous les Nordistes vous auriez bel et bien pris la pâtée !"

    Etienne de Planchard nous a surtout parlé de George Washington Cable, auteur dont il a traduit un roman "The Grandissimes" auquel il a donné un autre titre en français : "Sous l'Ombre immense de l'Ethiopien". L'action se passe au moment où Bonaparte a vendu la Louisiane aux Américains.

    « Septembre 1803 : la bonne société créole de la Nouvelle-Orléans, c'est-à-dire les descendants blancs  des colons franco-espagnols, donne un bal masqué. [...] Seul le verni ténu de la civilisation créole assure encore la cohésion de l'ex-colonie. Ce verni est fragile, produit de compromis, d'expédients et d'arrangements particuliers qui ont sécrété un ordre social complexe et inégalitaire reléguant tout au bas de la hiérarchie l'esclave, dont la relative sécurité repose sur la plus totale soumission. »


    Le temps a vite passé, et la salle n’a pas pu rajouter son grain de sel. Les musiciens de « Bons Temps Asteur » étaient déjà là ; alors nous sommes passés de la société créole à l’ambiance cajun, ce qui n’a rien à voir !

    "Un violon (mais de préférence deux), un accordéon diatonique "mélodéon" et un triangle (le 'tit fer) sont les instruments fondamentaux de l'orchestre cajun", nous a dit un visiteur spécialiste.("Musique cadienne" diraient les Louisianais francophones).

    http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/67/Cajun_instruments.jpgMichael Miceli, Wikipedia

    En outre, au cours du concert, il y a eu le banjo, la guitare, la mandoline, la musique à bouche (l'harmonica), la planche à laver et la guimbarde ; on y ajoute le chant qui est largement entrelardé de parties instrumentales. Il y eut quelques danseurs mais la Boutonne est bien loin des bayous !

    Avant et après les bayous, on rencontre de drôles de bestioles à côté du "chapiteau jeunesse" : les légumes déguisés ! Environnement sympathique pour les "contes vrais et pas vrais" d'Anne-France Dautheville et rafraîchissant par rapport au thème de la conférence d'Yves Paccalet "Les crises mondiales à venir".

    Une autre conférence, dans la grande salle du palais de justice (d'où la justice est partie depuis plusieurs mois), celle de Jean-François Kahn qui pose la question : "Une autre société est-elle possible ?"

     

    La réponse est "oui" ! Une pichenette (alias l'effet papillon) peut changer la face du monde !

    En substance, les grandes hégémonies s'effritent à cause de l'action de quelques uns. La "mondialisation" de l'empire romain a été remplacée par une autre mondialisation, celle du christianisme, à cause de 12 illuminés et leur chef. Un exemple qui montre qu'on peut toujours construire de nouveaux modèles !

    Les Etats-Unis se sont construits sur un nouveau modéle. Ils sont devenus les maîtres du monde. Mais ce n'est pas inéluctable car "c'est nous qui faisons le réel" [...] "La réalité n'est jamais telle quelle, parce qu'on la change." [...] "Les réalistes ne sont pas ceux qu'on croit."

    Cela ne veut pas dire qu'il faille passer par une révolution : "Je ne crois pas à la rupture [...] mais il faut recomposer une autre centralité [...] recomposer autour de l'humain".

    Après la conférence, Jean-François Kahn et Jean-Michel Marquebielle, président de Lirela et organisateur du salon Fleurs de Livres, s'interrogent peut-être sur l'avenir du monde...

    Parler et écrire dans feu le palais de justice. La calligraphie. L'impression d'une page.

     

    Une femme amiral, Chantal Desbordes, côtoye un homme, André Brugiroux, qui a passé sa vie sur les routes et qui est "L'homme qui voulait voir tous les pays du monde." Deux cent cinquante ! Nous l'avions rencontré au salon du livre de Thénac. Il a sans doute parcouru plus de kilomètres que sa voisine de mille nautiques !

    Anne Bert qui a écrit "L'eau à la bouche" côtoye Eric Paradisi qui a écrit "Baiser sous X". C'était une bonne idée de les mettre ensemble !

    Les X et les Y se rencontrent, ou se mélangent, ou s'interrogent, chez l'un et l'autre, pour des raisons différentes. Importance de la sexualité certainement, avec l'érotisme en plus.

     

    Dans la salle Aliénor d'Aquitaine, on retrouve Rémy Prin, toujours passionné d'art roman, et Michel Lis, toujours passionné de jardinage.

    "Saint-Jean-d'Angély, des origines à nos jours" a été écrit sous la direction de Jean Combes, ancien maire, que l'on n'a pas vu au salon. Heureusement un des co-auteurs défendait le livre (à la droite de Rémy Prin)
    Patrick Durand-Peyroles, derrière le drapeau de flibustier était sans doute le seul américain de l'assistance, bien que son nom ne le révèle pas ! Originaire du Dakota du Sud (juste au nord de la Louisiane), il a notamment écrit "William Kassenef et le vaisseau truqué", publié à La Rochelle.

    Voir taille réelle

    Bruno Baverel a écrit son premier roman "Lieutenant Indigène" en s'inspirant de l'arrière grand-père de Séverine, sa compagne. Et puis son deuxième roman "Etienne et les Sirènes" à partir de son propre arrière grand-père ! (Par ailleurs, la Cigogne, à la table d'à-côté,  et lui ont longtemps été voisins ; les enfants ont joué ensemble !)

    Paul-Henri Denieuil a fait un tour des stands. Il a rendu visite  à la table de Michel Téodosijévic (à la gauche de Bernard Maingot), qui a écrit "Chroniques de la maison sociale" et Olivia Oudart qui a illustré. (Elle dessinait d'ailleurs volontiers les visiteurs !) En savoir plus ici

    La remise du prix "Mieux comprendre l'Europe" s'est faite sur la place, au milieu des fleurs.

    Ce prix est décerné par le Centre de Culture Européenne de Saint-Jean-d'Angély. C'est Dominique Reynié qui en a été le lauréat cette année pour sa collection "L'opinion européenne".

    Dominique Reynié est professeur à Sciences Po, Paris.
    Il est aussi directeur général de la Fondation pour l'Innovation politique. Et on peut le voir et l'entendre dans "C dans l'air", remarquable émission de télévision.

     


     
    Retour au palais de justice.
    Le 21ème prix Aliénor d'Aquitaine a été décerné à Laurent Mauvignier pour son septième roman : "Des hommes". Cette année, le maire, Paul-Henri Denieuil, avait eu le temps de lire ce livre qui l'a captivé.
     
    Dans les années 50, il fallait faire ses "vingt-huit mois" en Algérie. Comment "les hommes" se comportaient-ils ? Pas de réponse évidente, ni d'un côté, ni de l'autre. Pas de dogme ici.
    "Où ils sont, les hommes ?" demande-t-on.
     
    Des extraits du livre sont lus par Jean-Marie Bréhier, de la Comédie de l'Eperon.

     

    Frédéric Lenormand écrit des romans dont l'intrigue se situe "dans l'histoire". Il présentait son livre "Le juge Ti" qui se déroule dans la Chine du 7ème siècle. Il a fait rire tout le monde (dont Jean-Michel Marquebielle et Yolande Ducourneau, adjointe à la culture) en déclarant que les Chinois n'étaient pas polygames mais qu'ils avaient plusieurs femmes ! (Le monde n'a guère changé !)

    AlCaribou

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  • Lisez l'article dans le journal   SUD-OUEST

    29 avril 2010 10h44

    Bouquets de fleurs et de livres

    Floralia et le Salon du Livre se tiendront samedi et dimanche sur 5 500 mètres carrés place de l'Hôtel de ville, salle Aliénor-d'Aquitaine et dans l'ancien Palais de justice.

      Jeunes et moins jeunes sauront trouver leur bonheur sur les  stands du salon du livre. PHOTO ARCHIVES DOMINIQUE PARIES

    Jeunes et moins jeunes sauront trouver leur bonheur sur les stands du salon du livre.
    PHOTO ARCHIVES DOMINIQUE PARIES

    Le succès populaire rencontré l'an dernier par la formule imposait son renouvellement. Le Salon du livre, de Saint-Jean-d'Angély, se retrouvera donc à nouveau associé à Floralia, la manifestation horticole annuelle. Samedi 1er et dimanche 2 mai, l'ensemble donnera lieu à un splendide bouquet, le salon littéraire prenant la jolie appellation de Fleurs de livres.

    Les deux manifestations occuperont au total 5 500 mètres carrés. Aux espaces déjà investis en 2009, la place de l'Hôtel- de- Ville et la salle Aliénor-d'Aquitaine, s'ajoutera, de façon exceptionnelle, l'ancien Palais de justice abandonné par le tribunal de simple police au début 2010. Ce sera la grande nouveauté de cette édition et une occasion unique. En effet, les locaux du Palais de justice seront loués, bientôt, à l'Éducation nationale.

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    Outre l'architecture du lieu, les débats conférences ainsi que les remises de prix vaudront le détour (lire par ailleurs). Le public pourra également flâner entre les stands des librairies et admirer le travail des artisans du livre : calligraphe, relieur d'art, fabriquant de papier entre autres.

    Fidèle à l'actualité

    Cette année, pas moins de 40 auteurs seront présents, accessibles, attentifs et ravis de rencontrer leurs lecteurs. L'on citera, au premier rang, Yves Paccalet, ancien assistant du commandant Cousteau, philosophe, naturaliste et journaliste et Jean-François Kahn, fondateur de deux hebdomadaires, « L'Événement du jeudi » en 1984 puis « Marianne » en 1997.

    Autres invités du salon 2010, le politologue Dominique Reynié, Sébastian Danchin, spécialiste des cultures noires américaines, Laurent Mauvignier qui recevra, dimanche, le 21e Prix Aliénor-d'Aquitaine, Jean Combes, l'ancien maire de Saint-Jean-d'Angély, qui vient de publier une histoire de la ville et Xavier de Roux, ancien député, maire de Chaniers, qui, dans « Pitié pour la justice », s'intéresse à la réforme du système judiciaire français.

    Jean-Michel Marquebielle, le président du salon du livre, refuse de s'enfermer dans un thème en particulier.

    Il a décidé de surfer sur les questions d'actualité. En ce moment, celle-ci repose sur les évolutions, les crises et l'écologie. Deux débats conférences sont prévus samedi : « Une autre société est-elle possible ? » avec Jean-François Kahn (à 11 heures) et « Les crises mondiales à venir » avec Yves Paccalet (à 15 heures).

    Pour offrir à Saint-Jean-d'Angély un rayonnement culturel à la mesure des ambitions des promoteurs du salon du livre, ce dernier doit drainer un large public. Il se doit donc d'être attractif et offrir à ses visiteurs des animations et des rencontres avec les auteurs.

    Des animations

    Le cabaret littéraire sera renouvelé. Il se déroulera à la salle Aliénor d'Aquitaine samedi à 20 h 30 sur le thème « Écrivains et musiciens de Louisiane ».

    L'éditeur Gilbert Roussel, Sébastian Danchin, Alain Dubos et Étienne Planchard de Cussac y raconteront leur Louisiane. Suivra un concert du groupe cajun Beau Temps Acteur. La soirée est gratuite.

    Un chapiteau sera consacré aux enfants avec plusieurs animations : des lectures poétiques à des ateliers BD Manga en passant par des ateliers d'illustration.

    Enfin, un « bibliotroc » sera ouvert à tous ; vous pourrez y échanger gratuitement vos livres.

     

    Pratique : le salon Fleurs de livres ouvrira ses portes les samedi 1er et dimanche 2 mai, de 9 heures à 19 heures. Entrée gratuite. Pour plus d'informations sur le salon du livre : www.lirela.fr

     
     

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  • Le salon du livre de Saint-Jean-d'Angély

    >>> Le programme complet est sur le site de l'Association LIRELA

     

    Samedi 1er Mai 2010

    Ouverture de 9h à 19h

    Palais de Justice

    10h : Inauguration en présence de Paul-Henri DENIEUIL Maire de Saint-Jean-d’Angély
    10h30 : Présentation, interviews et rencontres avec Philippe Bertrand
    15h : Conférence Yves Paccalet dans la grande salle d’audience.
    « Les crises mondiales à venir ».

    Stands des libraires « La lettre @ la bulle » et Espace Culturel Leclerc dans la salle des Pas Perdus
    Les artisans du livre dans la salle d’audience du tribunal de commerce
    (Calligraphe, relieur d’art, fabricant de papier, bibliophile, livres en bois sculpté, paperie de luxe)

    Salle Aliénor d’Aquitaine

    14h : Suite des présentations avec Philippe Bertrand

    20h30 : Cabaret littéraire «Écrivains et musiciens de Louisiane» Entrée Gratuite

    22h : Concert du groupe «Bons Temps Asteur» Entrée Gratuite

    L'ASSOCIATION VAL  DE BOUTONNE-LOUISIANE-QUEBEC Y SERA !

    Chapiteau Jeunesse

    10h15 : Animation légumes déguisés.
    11h : « Les contes vrais et pas vrais » avec Anne-France Dautheville
    14 h : Lectures poétiques (CSC / Théâtre de l’Eperon)
    14h30 /16h : Atelier François Bascou BD Manga (+ de 12 ans)
    16h30 /18h : Atelier François Bascou BD Manga (8-12 ans)
    Avec la participation de la librairie spécialisée « Bulles en cavale » de Rochefort

    Extérieur BIBLIOTROC

    Pendant toute la durée du salon, cet espace accueillera petits et grands qui souhaitent déposer les livres qu’ils ne veulent plus ni garder, ni jeter.
    Ils pourront choisir, gratuitement et sans contraintes, ceux qui leur plaisent en échange !

    Dimanche 2 Mai 2010

    Ouverture de 9h à 19h

    Place de l’Hôtel de Ville

    11h : «Bonnes et mauvaises manières des humains avec les plantes» avec Anne-France Dautheville
    12h : Rendez-vous « apéritif littéraire » avec les professions vertes à la gloriette située au centre de l’Espace Floral

    Palais de justice

    14h30 : Remise du prix «MIEUX COMPRENDRE L’EUROPE» par le Président du jury (en présence de l’ensemble du jury du Centre de Culture Européenne)
    14h45 : Remise du prix «ALIENOR D’AQUITAINE» par Paul-Henri DENIEUIL, Maire de Saint-Jean d’Angély (en présence de l’ensemble du jury)
    Lecture de textes choisis

    Le chapiteau Jeunesse

    14h : « Les contes vrais et pas vrais » avec Anne-France Dautheville
    15h/16h : Atelier d’illustration animé par Anne-Isabelle Le Touzé, illustratrice
    16h30 : Goûter littéraire


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  • Le 3ème salon artistique et littéraire de Thénac 2010 :
    découvertes et retrouvailles

    La troisième fin de semaine de janvier 2010 avait été choisie pour héberger ce 3ème salon qui conserve le thème "Quand l'Ecriture prend le Large".  Deux jours seulement pour faire connaître plus de soixante auteurs et artistes, installés dans les anciens chais de Thénac.

    Pierre Schmitt

    La traversée du Sahara : quasiment banal, n'est-ce pas  ? Vous imaginez un convoi de trois ou quatre 4 x 4  avec une glacière pleine de victuailles et de boissons diverses dans chaque véhicule et vous vous dites que vous pourriez en être ! Seulement voilà : pour Pierre Schmitt le défi était de traverser le désert à pied avec une brouette ! Quasiment impossible ; il fallait être remarquablement préparé, ce qu'il a fait dans ses montagnes de Lozère.

    Pierre Schmitt

    La brouette à deux roues avait été spécialement adaptée et renforcée à partir d'un engin existant. Il fallait pouvoir la tirer, avec ses dizaines de kilos de matériel et de provisions, sur les pentes des nombreuses dunes du parcours (car le désert n'est pas plat.) Il fallait se protéger de la chaleur, se défendre des vents de sable, débusquer les petits scorpions qui ont envie de se détendre dans les vêtements que vous avez posés par terre au bivouac..., bien se repérer pour ne pas se perdre puis en être réduit à des os qui sèchent au soleil... Bref, n'importe qui ne pouvait pas réussir une telle entreprise.

    Moussa Ag Assarid

    Un touareg qu'on avait déjà rencontré l'an dernier... et repéré grâce à son chèche, turban bleu que l'on savait être typique des hommes du désert. (Nos lectures d'enfance !) Il aurait pu faire tandem avec Pierre Schmitt.

    Marc Vella

    Marc Vella "le pianiste nomade".
    Sans son piano à queue, derrière sa table à délivrer les autographes, comme n'importe quel auteur de romancier ou poète. Ah mais il est également romancier et poète, ce voyageur de la musique et des rencontres.

    Hadrien Rabouin


    Pour Hadrien, ce n'était pas la traversée du désert proprement dit mais une sorte de désert qu'il se créait pour ne pas rencontrer trop de civilisation et rester le plus possible dans l'environnement naturel de la campagne... avec sa vache, Camomille !

    A 17 ans partir, sans argent, sur les routes avec une vache ! Il fallait l'autorisation de la maman, de la gendarmerie, des services vétérinaires... Il fallait avoir entraîné l'animal dès son jeune âge à marcher au bout d'une longe, à ne pas se rouler par terre avec son bardas, à ne pas avoir peur des voitures. Il fallait que l'humain ait appris à se nourrir avec les plantes : fruits, baies, racines ; les champignons, et que son organisme s'y soit habitué... Dormir à la belle étoile ou sous la tente (mais la vache préférait la belle étoile...) Emporter des kilos de livres. S'arrêter chez des artisans et demander qu'on lui enseigne les rudiments d'un métier. Ne pas vraiment avoir de plan de route mais boucler la boucle pour revenir à la maison après 1 300 km à pied !


    Ce fut ensuite bien difficile pour Camomille de se passer de son humain et devoir vivre avec d'autres vaches !

    André Brugiroux


     

    A 17 ans également André Brugiroux prend la route pour ne revenir que 18 ans plus tard ! Puis il entame d'autres périples qui lui feront, au final, visiter les 249 pays du monde dénombrés actuellement, pour un parcours de 400 000 kilomètres. En tout, une cinquante d'année sur la route, en stop, avec le principe d'un dollar par jour à dépenser.

    Au bout de pas mal d'années, il s'est trouvé une compagne qui sait l'attendre quand il est reparti au bout du monde...

    Jocelyne Ezvan

    Rochelaise. Elle a écrit un roman historique qui "narre l’histoire des fières bâtisseuses du Canada." Elle préside l’association "Les Écrivains de la Côte" (Atlantique)

    Marc Wiltz

    Nous découvrons les éditions Magellan qui nous font voyager à travers la vision, les récits de personnages célèbres. Séville est vue par Alexandre Dumas, le Rajasthan par Pierre Loti, Montréal par Sarah Bernhardt... (J'ai pris le catalogue !)


     

    Annie Langlois

    (Petit chignon, écharpe orange.) Enseignante, elle a vécu en Australie, notamment chez les aborigènes. Elle en rapporte des contes et une magie qu'elle fait partager aux enfants. Elle a aussi constaté que les  Chinois  s'implantaient de façon importante, notamment à Sydney et que les aborigènes se faisaient moins nombreux. (L'Australie a abandonné ses quotas mais pratique une immigration choisie avec cependant une pression asiatique constante.)

    Marion-Téa Givelet-Body

    Les aventures de "Nathan et la pierre du Nouveau Monde" aident à raconter l'histoire de La Rochelle et celle de la Charente-Maritime. (Nous allons y jeter un oeil à cette pierre et voir ce qu'elle a de particulier. Ne vous fait-elle pas penser aux cailloux du Saint-Laurent ?) Marion-Tea Givelet-Bodoy trouve qu'il y a un grand manque de livres historiques destinés aux enfants. Elle souhaite que les enfants d'ici connaissent l'histoire de  leur département. (Elle a fait des études d'histoire ; elle est guide à La Rochelle.)

    Olivier Fouché et Pierre Dumousseau

    En pays charentais on connaît bien Pierre Dumousseau (l'homme au chapeau), membre de l'Académie de Saintonge, qui intervient régulièrement dans des spectacles de contes. Il écrit aussi en collaboration avec Olivier Fouché qui dessine, et cela donne des albums de bandes dessinées couleur locale.

    Didier Georget

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    Il a consacré un livre illustré à la vie à bord des navires en compagnie de la mouette qu'il a créée pour le projet de reconstruction de l'Hermione à Rochefort. (L'Hermione, le bateau qui a emmené le marquis de La Fayette en Amérique, pour aider George Washington à gagner l'indépendance des Américains vis-à-vis des Anglais.)
    C'est sa mouette qui guide les visiteurs. (Vous pouvez encore venir sur le chantier : l'Hermione n'est pas encore mise à l'eau; nous vous en parlerons le moment venu !)

    Patrick Le Tuault


     

    Nous avons failli retrouver notre peintre-poète Patrick le Tuault dans une évocation d'Antoine de Saint-Exupéry. A sa place, Chantale Jouet a veillé sur ses peintures.

    Benoît Hapiot


    Benoît Hapiot était bien là. Il travaille les matières. Ici il mettait autant d'encre sur son tablier que sur le papier, avec tout plein d'explications ! Il "développe un travail original sur les signes et les traces de la civilisation."

    Nicole Bertin

    Elle est journaliste, elle tient un blog sur les actualités de notre région (le blog de Nicole Bertin...), elle est membre de l'Académie de Saintonge. Elle présentait une exposition de photos sur "Venise à la croisée des mondes : porte entre l'Orient et l'Occident." (Je peux comprendre qu'elle ait rapporté de belles photos. Dommage qu'on n'ait pas les odeurs, les senteurs, les variations de l'atmosphère ; mais on ne peut pas faire mieux : il faut y aller !)

    Didier Gatineau

    (A gauche) Spécialiste de Pierre Loti ; il écrit sur la Saintonge qu'il s'évertue à faire connaître.
    Il a écrit la préface du livre de Michel Lis "Mes Saisons en Saintonge".

    Michel Lis

    Pas vu cette cette fois-ci, l'homme à la moustache verte, mais longtemps entendu à la radio, le samedi matin, pour aider les dames (et quelques messieurs) à résoudre leurs problèmes de fleurs, de plantes et autres arbustes.

    Rémy Prin

    Nous l'avions rencontré au dernier salon du livre de Saint-Jean-d'Angély. Il est connu pour son observation de l'art roman et il a publié un livre poétique, "Aulnay, d'Ombre et de Lumière", sur la magnifique église d’Aulnay-de-Saintonge, qu'il faut impérativement aller voir si vous  êtes dans la région de Saint-Jean-d'Angély !

    Bernard Mounier

    Nous l'avons vu comme directeur de la maison de la Culture de La Rochelle, il y a longtemps. Il est membre de l'Académie de Saintonge. Il s'est fait récemment remarquer pour "Carnet de Voyages au Canada", de Samuel de Champlain, qui a obtenu le Prix des Mouettes 2009. C'est lui qui a eu l'idée du Grand Livre de Champlain, pour le 400ème anniversaire de la fondation de Québec, dont une copie a été offerte à Québec. (Il y a une grande ressemblance entre le Grand Livre et le carnet de voyages... Lequel a été fait en premier ?)

    Laurent Bonnet

    (Tout à droite sur la photo). Formé à l’école des Beaux Arts de Poitiers, prix des Mouettes 2006, il dessine d'élégants carnets de voyages dans divers lieux de Charente-Maritime. Nous avions découvert, à Rochefort, il y a quelques années, son carnet sur... Rochefort.

    Amandine et Éric Chapuis

    Je sais qu'ils ont traversé l'Inde à pied pendant une année mais j'ai surtout vu et entendu qu'ils avaient un gentil bébé !


     
     
    Nous retrouverons les plumes, les crayons, les peintures, et peut-être un peu de sable du désert, l'an prochain !

    AlCaribou

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  • Notre cabane au Canada (ou presque)

    On imagine une cabane en bois rond, à la lisière d’une forêt de bouleaux ou d’érables ou de sapins ; et puis la neige qui reste encore sur le toit ou qui fond ou qui n’est pas encore arrivée. On entend au loin le galop d’un troupeau de caribous qui a été dérangé par des loups ou des moufettes ou des moustiques… (On imagine disais-je !) Bref : l’association « Val de Boutonne Louisiane Québec » avait sa cabane saintongeaise sur la place de la mairie de Saint-Jean-d’Angély au milieu des parterres de fleurs  et des arbustes à planter de la 14ème édition de Floralia !

    Mais que diantre faisions-nous dans notre cabane de jardin ? Hé bien nous exposions des livres sur le Québec, gentiment prêtés par la bibliothèque de Saint-Jean-d'Angély.

    Nous vendions des produits québécois : bonbons au sirop d’érable, gelée de bleuets, Eau-Bénite (c’est de la bière…) ; nous jasions avec les visiteurs qui se succédaient à bonne cadence.


    Mais ce n’est pas tout ! Il y avait aussi le 20ème salon du livre de Saint-Jean dans lequel nous avions notre rôle : la vente de crêpes québéco-saintongeaises, le 1er mai,  entre la fin du cabaret littéraire et le tour de chant de Michel Mc Lean !

    Outre la vente de crêpes, ces deux événements nous concernaient directement puisque c’étaient deux événements québécois. D’une part, Michel Mc Lean, nous l’avions fait venir l’an passé dans le cadre des manifestations du 400ème anniversaire de la fondation de Québec.

    D’autre part, le cabaret littéraire avec son thème des « mots migrateurs » mettait en vedette quatre écrivain(e)s québécois(es) maintenant installé(es) en France : Melikah Abdelmoumen, Germaine Dionne, Danielle Charest, à droite, à la place d'Alain Turgeon.






    Faire dire à chacun de ceux-là quels étaient leurs mots qui avaient migré eux aussi, qui avaient été remplacés, qui avaient été oubliés, ce fut la tâche de Philippe Bertrand.

    Cet homme de radio a l’habitude de faire parler les gens (écoutez ses « Carnets de Campagne » sur France-Inter) mais il fallait bien son expérience pour recadrer nos québécois(es) dans le thème choisi, sans trop dériver dans d’autres considérations. Parce qu’il y a eu d’autres considérations ! Les Québécois et les Québécoises sont connu(e)s pour leur franc-parler — et pour leur féminisme concernant les secondes, d’où les nombreux (e) ou (es) dans mon texte… Donc les Français  se sont fait un peu expliquer qu’ils faisaient de belles déclarations  qui n’étaient pas forcément traduites en actes : un exemple à méditer avec notre belle devise, remise en question dans sa pratique : Liberté, Égalité, Fraternité !

    Nos quatre du Québec ont entendu quelques pages de leurs ouvrages lues par des membres de la compagnie de théâtre "La Comédie de l'Eperon". Des instants d'émotion dûs à la découverte auditive de ce qui auparavant était resté dans le silence de l'écrit.

    A part nous ? Les autres ! ils sont venus, les promoteurs de la langue française et de la littérature : Alain Rey (dont le Caribou consulte quasi quotidiennement le Dictionnaire Historique de la Langue Française) ...

    Quelques propos d'Alain Rey sur la francophonie

    ... Bernard Pivot (qui a fait jaillir hors de leurs lignes tant d’auteur(e)s qui ne seraient resté(e)s que de l’encre sur du papier).

    Quelques paroles de Bernard Pivot

    Dans leur sillage, plus de 40 écrivains de toutes sortes ont rencontré leurs lecteurs existants ou potentiels.

    Ce fut un plaisir de discuter avec quelques uns d'entre eux/elles et cela a donné envie à la Cigogne et au Caribou de fréquenter davantage les salons littéraires ! (après avoir acheté deux livres d'auteures pour le Caribou et deux livres d'auteurs pour la Cigogne...)

    N'y a-t-il pas eu des remises de prix littéraires ? Palsambleu, certes ! "Mieux comprendre l'Europe", prix du Centre de Culture européenne, remis à Marie-Christine Vallet et Martine Couderc pour "l'Europe et vous" (Documentation Française).

    Le prix Aliénor d'Aquitaine remis à Jean Echenoz pour "Courir" (Editions de Minuit).

    Cela donne envie de recommencer, n'est-ce pas ? Et pendant ce temps-là les fleurs se coloraient, les arbustes verdissaient, les auteur(e)s dédicaçaient et les éditeurs faisaient leurs comptes !

    AlCaribou

     


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