• Les programmes bilingues à New York

    Les programmes bilingues à New York en quête de financement


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  • Société française / société américaine

    Guy Hollmann

     

    Par Guy Hollmann

    Universitaire, spécialiste en géopolitique du monde anglophone

    Lundi 10 octobre 2011
    A l’Eldorado, Saint-Pierre-d’Oléron

    2ème conférence dans le cadre de l'université du Temps Libre de Marennes-Oléron

     

    "Etats-Unis et France ont parfois du mal à se comprendre, bien que faisant partie du même monde occidental. Nous verrons qu'en effet nos sociétés diffèrent dans leur conception du rôle de l'Etat, sur des notions d'éthique et de religion, et sur le plan de nos responsabilités réciproques sur la scène internationale."

    "Pourtant, 'ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise'."

    "Notre conception de la culture est différente, nos sociologies sont différentes, mais finalement, nos intérêts et nos valeurs sont semblables face à un monde dangereux."

     

    La famille américaine

    •       Papa
    •       Maman
    •       Les enfants
    •       Le chien
    •       Une église : « Your success starts on Sundays »

    On vote le mardi parce que le dimanche est réservé au seigneur.

    Pour 80 % des Américains, Dieu joue un rôle important dans la vie. Les forces du mal existent et il faut les combattre.

     En 1983 dans « The Evil Empire Speech » (discours sur l’Empire du Mal), pour Ronald Reagan, c’était l’URSS collectiviste et athée.  Le président George W. Bush avait déclaré que l’Iran, l’Irak, la Corée du Nord formaient l’Axe du Mal.

    Il y a des individus nocifs dans le monde, donc il faut débarrasser le monde de ces individus, ce que fait le peuple Américain parce qu’il est le peuple Elu. Les convictions et les certitudes sont portées par la religion.

    • Condoleezza Rice : « Nous sommes une nation indispensable. »
    • Hilary Clinton : « Nous sommes une nation exceptionnelle. »
    • Hilary Clinton : « Je prie tous les jours. »
    • George Bush Sr. « Je ne commence jamais un conseil des ministres sans m’être recueilli. »

    Le travail, c’est une éthique.

    « Je suis élu [par le seigneur], donc je conforte cette élection par mon travail. Si je deviens milliardaire, c’est la réussite ; en contrepartie je crée une fondation. »

    (Sur 1 000 milliardaires dans le monde, 400 et quelques sont américains, 100 et quelques sont chinois, et le reste vient de Russie, Macao, Singapour, etc.)

    On assume la responsabilité individuelle.

    Cette notion exclue le mensonge et tend à l’intégrité. Le mensonge, c’est un parjure et c’est encore plus grave qu’un crime éventuellement commis (Cf. l’affaire Clinton/Lewinsky : « I did not have sexual relations with that woman. »)

    La politique  est très marquée par les convictions religieuses et une vision rigoriste qui s’applique dans les institutions.

    L’homme est corruptible.

    Il est corruptible par nature.
    Il faut inventer des institutions qui protègent l’homme contre lui-même.
    Plus il y a de cumuls, plus il y a des risques de corruption.

    Quelqu’un est-il vraiment indispensable ou providentiel ?

    Les Américains sont-ils là pour diriger le monde ? Cette posture n’est pas forcément appréciée. Par exemple en Iran : « Vous les Occidentaux, vous n’avez pas  à nous donner des leçons. »

    L’immigration est choisie.

    Vous avez des compétences, OK ; vous êtes illégaux, tant pis pour vous.

    Bouillonnements d’idées et de découvertes :

    Les prix Nobel sont majoritairement américains.

    Puissance militaire :

    La plupart des porte-avions sont américains.

    Esprit d’entreprise et patriotisme :

    Tout le monde peut espérer réussir un jour. Beaucoup de noirs sont devenus des chefs d’entreprise : l’ascenseur social semble fonctionner. Et on chante l’hymne américain avant chaque grand événement.

    Création de richesses.

    Le PIB américain par habitant est supérieur à celui de la France. [Mais pas tant que ça ; et pas du tout par rapport à l’Union européenne où il arrive en première position]

    Démographie

    Les études statistiques se font sans problèmes, notamment sur les origines des gens [alors qu’en France, une tendance actuelle étant de ne pas assumer ses origines, certaines statistiques sont interdites.]

    Religion

    Aux élections primaires républicaines actuelles, il n’y a aucun athée ou agnostique ; et les candidats sont tous mariés avec enfants.

    Il faut être fidèle à quelque chose, notamment à son mari ou à son épouse. Si on est infidèle à son conjoint, alors… mais… les Américains sont-ils des tartuffes ?

    En France, perte des repères

    La laïcité remplace les convictions religieuses.

    La vision des choses est différente :

    • Flexibilité pour les uns
    • Laïcité  pour les autres

    Universités

    Au hit-parade des universités dans le monde, 17 sur 20 sont américaines. [Eh oui : l’éthique du travail. Les universités américaines ne forment pas que des sportifs !]
    Les enseignants sont notés par les étudiants. Il faut bien faire et mieux faire. Parallèlement, on ne devient pas étudiant sur simple diplôme : c’est l’université qui choisit ses étudiants, sur ses critères à elle.

    La nature humaine est la même partout, mais le conditionnement culturel fait la différence.

    Différence entre Etats-Unis et France : le rôle que joue l’Etat dans l’organisation de la société. Selon Reagan « l’Etat est toujours un problème. » Clinton était favorable à une aide temporaire. Pour les Américains, les prélèvements obligatoires tuent l’initiative privée. Pendant ce temps, les Français attendent tout de l’Etat. Les Français sont une nation extraordinairement solidaire et compassionnelle.

    •        En France, l’Etat est tutélaire
    •        En Amérique, l’Etat est considéré comme prédateur.

    (Obama est peut-être considéré comme un héros par les Français, mais pas par les Américains. Sa réélection est loin d’être gagnée d’avance.)

    Perspectives

    •       Le rêve américain : « Mes enfants vivront mieux que moi. » (Avec la loi, rien que la loi.)

    •       Le rêve français : une forme d’égalitarisme et de solidarité. (Pendant encore combien de temps pourra-t-on se le permettre ?)

    •       Le rêve européen : c’est une capacité collective à mutualiser notre potentiel (et damer le pion aux Américains.) Ira-t-on vers une fédération européenne ? (Le potentiel européen est incroyable.)

    Où fait-il bon vivre ?

    Classement de la qualité de la vie dans « International Living» :

    2010
    2011
    France
    Etats-Unis
    Australie
    Nouvelle-Zélande
    Suisse
    Malte
    Allemagne
    France
    Nouvelle-Zélande
    Monaco

    Perte de confiance chez les Européens (malgré le PIB/hab. qui est  n° 1).
    Manque d’union parce qu’on est pris par la notion de nationalisme étroit.

    Comment un pays peut-il être heureux ? On est heureux si on prend conscience des choses. Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise par rapport aux USA :

    •        La liberté
    •        La démocratie

     

     QUESTIONS 

     

    Une langue commune pour l’Europe ?

    Importance de la maîtrise d’une langue vivante (à partir de 1 000 mots de la vie quotidienne). Les Français ne sont pas très forts dans ce domaine : ils ont souvent trop de complexes pour poser des questions.

    Une différence de niveau scolaire entre les USA et la France ?  

    La culture générale est plus développée en France mais ce n’est pas concrètement efficace dans le domaine de l’emploi. (Rappel : aux USA c’est l’université qui choisit ses étudiants.) En France on est trop resté au niveau cérébral => manque de pragmatisme. Faire passer les connaissances, ce n’est pas une question de diplômes abstraits. (Rappel des « Observation weeks » : 15 jours qui servent aux étudiants à tester leurs professeurs ; c’est dans le sens que tout être humain a besoin qu’on lui dise les choses. (Il n’y a pas de parole révélée de la part des enseignants.)

    Isolationnisme ?  

    L’axe du mal correspond-il à des intérêts économiques ? (Rares sont les gens qui agissent de façon désintéressée ; et dans tout acte il y a des ambivalences.) Il n’y a pas que messianisme chez les Américains. « Les guerres, c’est épouvantable, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros. » Concernant les démocraties, il paraîtrait qu’elles « ne se font jamais fait la guerre. » [Vraiment ?]

    Comment se fait-il qu’on soit un peuple pessimiste alors que les Américains sont un peuple optimiste ?

    Rappel de la perte de nos valeurs, de nos repères. Ce pays est  sceptique en de très nombreuses choses (à commencer par la religion).

    Pas de colonisation de l’Afrique par les Américains et ouverture aux étrangers ?

    C’est une façon de voir les choses ! On ne développera pas…

    Le communisme ?

    Ce n’est pas le problème, mais il faut parler anglais et montrer ce qu’on sait faire.
    « Je ne veux pas être solidaire par obligation ; je veux être solidaire par moi-même. »

    Argent privé ou public ?

    Peu d’argent public pour le Golden Gate Bridge [alors que c’est un moyen de communication que l’on pourrait qualifier de « service public » en France. Mais nous avons nous-mêmes faits de grands pas vers la privatisation ; le viaduc de Millau, par exemple].

    A nouveau la nature humaine :

    Pas d’angélisme : on considère plutôt la présomption de culpabilité que la présomption d’innocence [la vision compassionnelle des choses en France.]

    Guy Hollmann

    AlCaribou

    D’après la conférence de Guy Hollmann,
    Saint-Pierre d'Oléron,
    10 octobre 2011


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  • France-Amérique

    LUNDI 16 AOûT 2010

    Nouvelle classe d’immersion bilingue dans une école publique à Brooklyn

    À la rentrée de septembre 2010, l'école publique PS 84 à Williamsburg (Brooklyn) ouvrira une classe d'immersion français-anglais.

    À la rentrée 2010, l’école PS 84 à Williamsburg (Brooklyn) ouvrira une classe d’immersion français-anglais. Elle est le 7ème établissement à le faire à New York.

    Les efforts de Lea Joly Sloan et Josée Bienvenu, deux mamans qui voulaient scolariser leurs enfants en français à Brooklyn, ont prévalu. À la rentrée de septembre 2010, PS 84, une école publique située au cœur du quartier de Williamsburg à Brooklyn ouvrira une classe d’immersion bilingue français-anglais pour le niveau Kindergarten (enfants de 5 ans). Il s’agit du 7ème établissement new-yorkais à rejoindre un mouvement lancé il y a deux ans. 

    Cette annonce intervient alors que la France s’apprête, le 20 octobre, à décorer de l’ordre des Palmes académiques les quatre premiers directeurs d’établissements publics à avoir ouvert des programmes d’immersion à New York : Robin Sundick (PS 84 à Manhattan), Shimon Waronker (CIS 22 dans le Bronx), Giselle Gault McGee (PS 58 à Brooklyn)  et Jean Mirvil (PS 73 dans le Bronx). Dans la foulée de cette remise de décorations, quelque 800 directeurs d’établissements scolaires publics de New York sont attendus dans un restaurant de Manhattan pour assister à une présentation donnée par les services culturels de l’ambassade de France sur les mérites du programme d’immersion français-anglais. « Nous espérons convaincre des directeurs d’ouvrir de telles classes bilingues », explique Fabrice Jaumont, attaché à l’éducation de l’ambassade de France.

    Le projet de Williamsburg est né en mars dernier. À l’époque, Lea Joly Sloan et Josée Bienvenu avaient approché l’ancienne directrice de PS 84. « Elle avait refusé », poursuit Fabrice Jaumont. « Mais son  remplaçant cette année a tout de suite été intéressé ». «L'ancienne directrice voulait d'abord parler aux parents du quartier", explique Lea Joly Sloan, une Française qui habite Williamsburg depuis 2 ans. Cette maman de deux petites filles de 3 ans et demi et six mois, poursuit: "Nous avons eu de la chance. Deux jours après avoir repris en charge PS84, le nouveau proviseur a relancé les discussions."

    L’école présente de nombreux avantages pour un tel projet. Elle se trouve dans un quartier en plein développement, elle a beaucoup de place et des salles de classe inoccupées. Elle a un statut d’école dite « magnet » et peut recevoir des élèves de toute la ville de New York et non pas du seul district scolaire dans lequel elle se trouve.

    Aux parents qui aimeraient que de telles classes d’immersion français-anglais ouvrent leurs portes dans leurs quartiers, Fabrice Jaumont répond qu’il faut une mobilisation de leur part. « Pour y arriver, il faut que les parents se réunissent avant d’aller démarcher les directeurs ». L’avantage pour ces derniers étant que si leurs effectifs augmentent, leurs budgets vont aussi croître. Les écoles reçoivent aussi des fonds du Département de l’Éducation quand ils lancent un programme d’immersion. A Williamsburg, les mamans ont placardé des flyers pour inciter les parents à soutenir leur projet et réunir une vingtaine de familles pour convaincre la direction de l'école de l'intérêt pour des classes d'immersion. "C'était beaucoup plus simple que ce que je croyais", conclut Lea Joly. "Grâce à l'aide de l'ambassade notamment, les choses ont évolué rapidement".

    Deux réunions d’information pour les parents intéressés sont prévues à PS 84 les 22 octobre à 18 heures et 24 octobre à 11 heures.

    Infos pratiques
    Séances d’information
    22 octobre à 18 heures
    24 octobre à 11 heures
    PS84
    250 Berry Street and South 1st Street,
    Brooklyn, NY 11211
    Phone: (718) 384-8063 Fax: (718) 302-2313
    Réponses à envoyer à frenchinwillyburg@ gmail.com


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  • Centre de la francophonie des Amériques

    La fête nationale des Acadiens et des Acadiennes

    16 août 2010

    Les Acadiens ont célébré, dimanche, leur fête nationale, une occasion pour l'ensemble des Canadiens, et de tous les francophiles, de souligner la contribution de la communauté acadienne à la vie culturelle, sociale et économique du pays. C'était jour de fête, dimanche, pour le peuple acadien, dont on retrouve des communautés et des descendants non seulement au Canada et aux États-Unis, mais aussi notamment aux Antilles et en France. Alors que de multiples activités et spectacles étaient organisés un peu partout dimanche au Nouveau-Brunswick, dans le cadre des célébrations de la fête des Acadiens, les Acadiens et Acadiennes de la capitale provinciale ont tenu eux aussi à souligner leur fête nationale. Organisées par l'Association des Acadiens de la région de Québec, les festivités ont débuté en après-midi, dimanche, et la journée s'est terminée à l'église Sainte-Geneviève, avec la présentation d'un spectacle gratuit mettant en vedette les artistes acadiens Tess Leblanc et Angèle Arsenault.

    Par voie de communiqué, le ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, James Moore, a rendu hommage aux Acadiens et à leurs accomplissements. «Grâce à son travail acharné et à sa détermination, le peuple acadien s'est forgé, au fil des siècles, une place d'honneur au Canada et dans le monde pour ce qui est de la préservation de sa langue et de sa culture.», a-t-il déclaré.

    Les participants du Forum 2010 en compagnie de monsieur Hédard Albert, ministre responsable de la Francophonie au Nouvau-Brunswick lors du défilé du Tintamarre à Caraquet.


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