Histoire des BRAUD(S) Acadiens
Par Michel Braud
Nous aurons l’occasion de le vérifier très rapidement : le président de l’association CODOFIL, association chargée de la promotion de la langue française en Louisiane, était un Braud et la mère de la propriétaire du motel où nous avons passé la nuit était aussi une Braud. En 1999, à l’occasion du beau séjour que nous avons fait avec les Charentais à New Ibéria, nous avons prolongé notre séjour ce qui nous a permis de participer au Congrès Mondial Acadien regroupant les Acadiens par grande famille. Nous avons été immergés parmi environ 450 Braud(s), relativement peu en regard des Hébert(s) qui étaient 2500. A cette occasion, j’ai pu acquérir un annuaire des Braud(s) qui venait d’être édité. En 2006, lors de notre séjour à St-Sulpice du Québec, la consultation de l’annuaire de la région m’a fait trouver 59 Braud(s), principalement sur les paroisses de Lavaltrie (23) et Repentigny (14) et aucun sur St-Sulpice ! L’ancêtre de cette famille est Vincent Brault dont on sait qu’il a été baptisé le 29 juin 1629 à St-Jean de Sauves, situé au sud de Loudun. Recruté par le Seigneur d’Aulnay, près de La Chaussée et de Martaizé, il arrive au Québec en 1652. Il va épouser Marie Bourg, originaire de la même région (le père est de La Chaussée et la mère de Martaizé). Ils auront 11 enfants : 6 filles et 5 garçons.
Le nom du premier arrivant était donc Brault. Mais dès la seconde génération, cette épellation est déjà considérablement modifiée puisque l’on trouve : Brot, Brau, et Brot. Les prénoms sont également très nombreux : 35. Les plus usuels sont :
Les grands moments de la vie familiale des Braud(s). Les conditions de vie de ces premiers Français et la rivalité avec les Anglais, beaucoup plus nombreux, ont eu des conséquences sur leurs grands moments de vie. Pour contrer la pression anglaise, une politique de peuplement a été conduite, en particulier par l’Intendant Talon : célibat combattu, mariage obligé pour les filles avant 16 ans et pour les garçons avant 20 ans, avoir le maximum d’enfants par famille. Les jeunes gens étaient incités à se marier tôt par des mesures comme le «présent du roi » (20 livres). Qu’en a-t-il était ? Le tableau suivant montre le nombre d’enfants par famille selon les générations :
On peut être assez stupéfait de voir que 166 familles ont eu plus de 10 enfants, dont trois 20 ! A titre d’exemple, voici le cas d’un couple avec 20 enfants (7ème génération) : Damase Breault, né en 1837, marié à Julie Roireau-Laliberté en 1846 (elle a 17 ans). Elle a son premier enfant à 18 ans et le dernier à 45 ans ! Gilbert Pilleul, dans sa conférence, nous a rappelé que le nombre de Français partis pour le Québec a été de 30 000, dont 14 000 s’y sont fixés définitivement. Aujourd’hui, la population du Québec est d’environ 7,5 millions, soit un coefficient de multiplication supérieur à 500. On est en droit de parler d’explosion démographique. Le cas particulier des Braud(s) le confirme : la 7ème génération, après Vincent Brault, a donc comporté près de 2 700 individus ! C’est ce qu’on a appelé «la revanche des berceaux ». L’âge imposé du mariage était-il respecté ? Pas tout à fait comme le montre ce tableau :
Les âges de mariages parfois importants s’expliquent par le fait qu’il s’agit d’un 2ème, voir d’un 3ème mariage. Surtout pour les premières générations, la mort est une compagne familière liée aux accouchements, à la grippe, à la petite vérole, au typhus à la rougeole ou bien le choléra. On note certaines tragédies familiales comme ce décès en mer d’une femme et de cinq enfants, en 1758. D’autres vont mourir quelques jours après leur débarquement à St-Malo. Cela donne une idée de ce que pouvaient être ces traversées de l’Atlantique à cette époque, car on ne disposait pas du confort et de la technologie des bateaux actuels. Comme pour les mariages, le tableau suivant donne l’âge des décès :
On note le nombre relativement important de décès d’enfants en bas âge, parfois quelques jours après la naissance. A contrario, l’ancêtre Vincent Brault, est mort à 101 ans ! Le «Grand Dérangement » et les Braud(s). Le gouverneur anglais Charles Lawrence décide, le 28 juillet 1755, de déporter la population acadienne qui a refusé de porter allégeance à la Couronne britannique. La population des Braud(s) va vivre cette terrible épreuve avec pratiquement tous les cas de figures : Déportation dans différents états des Etats-Unis : En Caroline du Sud :
Au Connecticut :
Au Maryland :
Au Massachusetts :
En Pennsylvanie :
En Virginie :
Déportation en France :
D’autres familles vont vivre des situations différentes. Certaines vont rester dans des situations plus ou moins privilégiées :
Beaucoup d’enfants vont suivre le sort de leurs parents. Ainsi : Déportation dans différents états des Etats-Unis : En Caroline du Sud :
Au Maryland :
Au Massachusetts :
Déportation en France :
D’autres vont vivre une situation toute différente. Ainsi, quatre familles vont se réfugier prés de la rivière Miramichi pour éviter la déportation :
Cette énumération, peut-être un peu fastidieuse, a pour but de montrer que la quasi-totalité des Braud(s) a souffert du Grand Dérangement dans pratiquement tous les cas de figure :
Ces différentes situations vont être déterminantes pour la suite de l’histoire des Braud(s). Les Braud(s), colonisateurs et développeurs ! Les moyens de communication et d’information, à cette époque, n’étaient pas ce qu’ils sont devenus. Mais le bouche à oreille a néanmoins fonctionné et les informations en provenance de la Louisiane ont présenté ce pays un peu comme l’eldorado, devenu une sorte de miroir aux alouettes, avec un climat plus favorable que celui du Québec. Si bien que, de diverses façons, à des dates différentes, nombre de familles Braud se sont retrouvées sur les bords des bayous de la Louisiane pour recommencer une autre vie. A partir de l’étude menée seulement pour les quatre premières générations, une première représentation en est donnée par les déplacements des lieux des événements importants de la vie d’un individu. Ainsi, 70 Braud(s) nés au Québec se sont mariés en Louisiane et 58 y sont déclarés décédés. Quelques autres (2) nés en France se sont aussi mariés en Louisiane. 16 nés au Québec se sont mariés en France. Tous ces derniers sont déclarés morts en Louisiane. L’étude des mouvements de la 7ème génération, plus récente (ce sont les arrière-grands-parents de la génération actuelle) est plus intéressante. Elle est présentée en 5 parties. Mais étudier une population de près de 2 700 individus est un gros travail. Dans un premier temps, je me suis limité à la 1ere partie (929 individus). Et, oh ! surprise : tous sont nés, se sont mariés ou sont décédés en Louisiane, avec quelques lieux plus importants que d’autres : - Lockport (ouest de La Nouvelle Orléans) : 60 naissances, 54 mariages et 27 décès ; - Gonzalès (au sud-est de Baton-Rouge) : 54 naissances, 20 mariages et 16 décès ; - Plattenville (au sud de Baton-Rouge) : 41 naissances, 7 mariages et 7 décès - New Iberia (jumelée avec St-Jean d’Angély) : 18 naissances, 8 mariages et 1 décès. A la vue des ces résultats, question : où sont passés les Braud(s) du Québec. Pour le savoir, j’ai étudié la 2ème partie (836 individus). Le résultat est tout différent et la dispersion est beaucoup plus importante. Beaucoup sont encore au Québec, mais un certain nombre sont localisés dans différents états des Etats-Unis, plus ou moins limitrophes du Canada et, bien sur, en Louisiane. Voici les principaux lieux : - Coleman (Wisconsin) :56 naissances, 7 mariages et 5 décès ; - Donaldsonville (au sud de Baton-Rouge) : 45 naissances, 22 mariages et 23 décès - Au total, pour les U.S.A. : 169 naissances, 59 mariages et 52 décès. - Au Québec, St-Alexandre (Iberville), St-Liguori et Ste-Rosalie sont les lieux les plus cités. Donc, les Braud(s), en raison principalement du Grand Dérangement subi par leurs parents, ont véritablement joué un rôle de colonisateurs et de développeurs, non seulement au Québec mais aussi aux Etats-Unis et, bien sûr, principalement en Louisiane. En conclusion, comme je l’ai brièvement présenté lors de notre soirée du 22 août dernier, l’histoire des Braud(s) Acadiens est un bon reflet du vécu de nos «cousins » de Louisiane et du Québec. Mais loin de moi la pensée de présenter ce récit comme un fait unique. Nombreuses sont les familles, comme les Blanchet(s), les Fortin(s), les Guilbault(s), tous aussi nombreux dans l’annuaire consulté à St-Sulpice qui pourraient écrire la même histoire, sous réserve d’avoir l’information. Au passage, je rends hommage à Clarence Breaux et à Robert Brault qui ont fait un énorme travail de compilation pour arriver à publier cet annuaire, source principale de mes informations. J’ai eu l’opportunité de rencontrer Clarence en 1999, lors du Congrès acadien, homme infiniment sympathique. Parfaitement bilingue, il a été interprète dans l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, puis a continué la même activité dans différentes ambassades américaines. Mais quid des Braud(s) en Charente-Maritime ? Un rapide comptage dans l’annuaire téléphonique m’en a fait trouver 288, avec deux dominantes assez évidentes : Rochefort (18) et La Rochelle (21). Les épellations sont aussi variées : les deux plus fréquentes sont Braud (172) et Brault (57), mais on trouve aussi des Brau, Braut, Braux, Breau, Breaud et Bro. Cette grande dispersion des Braud(s) fera que j’aurai l’occasion d’en rencontrer quelques-uns uns lors de mes tours de planète. Ainsi, en transit à Libreville, entre deux avions, j’ai failli payer la note d’hôtel d’un autre Michel Braud qui venait de passer plusieurs jours au Gabon. A Niamey, au moment d’embarquer, l’hôtesse d’accueil s’est exclamée : moi aussi, je m’appelle Braud ! La largeur du comptoir m’a empêché de lui faire la bise. Dommage, car, comme toutes les hôtesses des compagnies aériennes, elle était jolie !
Mardi 16 Septembre 2008 à 09h41 dans La page d'accueil10 commentaire(s)
Lundi 22 septembre 2008
L’équipage de FANAC a vécu une belle aventure océanique et se propose de vous en faire un compte-rendu lors de prochains rendez-vous :
Lundi 22 Septembre 2008 à 09h06 dans La page d'accueilPoster un commentaire
Quatre photographes et un vidéaste ont travaillé sur la citadelle. À découvrirRegards croisés sur Brouage
Depuis le samedi 6 septembre, quatre photographes et un vidéaste présentent leur vision personnelle de la place forte de Brouage.
article paru dans Sud Ouest le 9 septembre 2008
Samedi 13 Septembre 2008 à 15h19 dans La page d'accueilPoster un commentaire
LES VENTS MARINE. --Pour les 400 ans de la fondation de la ville de Québec en août, la troupe a représenté la France
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| :Kharinne Charov |
Ils sont en-chan-tés. Les 25 artistes des Vents Marine rentrent de Québec où ils ont assisté aux festivités du 400e anniversaire de création de la ville !
Le groupe, constitué d'une partie du Chœur Marine et des Tambours et fifres de La Fayette représentait tout d'abord la Charente-Maritime à l'occasion de sa tournée au Québec.
Début août, c'est au nom de la Ville de La Rochelle que ces amateurs se sont produits aux Estivales, à Saint-Jérôme. Comme prévu, la troupe a aussi participé au Festival de chants de marins à Saint-Jean-Port-Joli. « Initialement, nous étions en contact avec les organisateurs pour participer à la dixième édition. C'est ainsi que nous avons été invités par la commission de la capitale nationale du Québec pour le 400e », explique Hervé Farque, président des Vents Marine.
Bon accueil et succès fou ! Partout, nos Français de France, comme les appellent nos lointains cousins québécois, ont remporté un succès fou ! « Nous avons été accueillis avec une gentillesse incroyable car, pour eux, nous représentons leurs racines. Nous les avons même fait pleurer ! », raconte Jacques Bideau.
En effet, notamment au festival de Saint-Jean-Port-Joli, les Vents Marine étaient un des rares groupes français. « C'était vraiment un événement car, à Québec, il existe très peu de chants de marins. En écoutant, les nôtres, des troupes ont décidé d'en reprendre certains ! », commente Hervé Farque.
Nouvelles tenues. Il faut dire aussi que les Rochefortais avaient mis les formes pour honorer leurs amis québécois. « Nous avions auparavant des costumes qui reprenaient un uniforme de 1772, celui du Corps royal de marine de Rochefort. Avant de partir, nous avons fait fabriquer des tenues reprenant celle de 1650 ! »
Les Vents Marine se sont arrêtés aussi au musée du château Ramezay à Montréal et y ont procédé à un échange d'étendards avec la Compagnie franche de la marine du musée Stewart de Montréal. C'est avec émotion qu'Hervé Farque a reçu le drapeau de cette compagnie, partie du Poitou voilà des siècles. Un retour au bercail en somme ! En échange, il a remis un pavillon du Corps royal de la marine de Rochefort de 1772 et une corde de cloche de la part de la Corderie royale.
Jumelage ? « Nous pourrions prolonger cet échange symbolique en instaurant un jumelage avec cette compagnie. Nous pourrions la faire venir à Rochefort et élargir notre répertoire car elle dispose de plus de documents historiques que nous », annonce Hervé Farque.
Les vacances se finissent superbement, donc, avant de recommencer la saison pour laquelle les Vents Marine recherchent des voix de basses et un (ou une) violoniste. Les tambours et fifres recherchent, eux, de jeunes joueurs de fifres.
3 Pratique : Renseignements au 05 46 83 77 03. Prochain spectacle des Vents Marine, le dimanche 28 septembre après-midi au festival Fest'en Herbe à Saint-Laurent-de-la-Prée.
article paru dans Sud Ouest du 9 septembre 2008
Tags associés : Vents Marine, Quebec
PORTRAIT.
Fasciné par la beauté médiévale de sa ville, l'artiste Thierry Warion a créé un petit personnage échappé du monde des elfes et des tours de la cité
Par : Alban Boigeol
Saint-Jean-d'Angély
Thierry Warion est un étonnant personnage. Tour à tour peintre, poète, photographe, il a réussi en moins d'un an de présence à Saint-Jean-d'Angély à réunir une quasi-unanimité autour de son art. Exposé à la Tour de L'Horloge, membre de la Palette angérienne qui fête son 26e salon du 20 septembre au 5 octobre, il était fin août l'invité d'honneur de « Peintres des villes, peintres des champs ». « J'ai participé depuis dix ans à toutes les éditions de cette manifestation, précise-t-il. Et si je suis nouvel Angérien depuis mon installation en ville l'an dernier, ma famille a de vraies racines charentaises. » Son grand-père maternel, Marcel Joussaume, a en effet créé la célèbre Muse angérienne, où Marie-Josephe Richard a exercé ses talents de chanteuse d'opérette.
Créateur dans l'âme.
Celui qui se définit lui-même comme un « peintre fantasque » a eu un parcours de vie singulier avant de devenir artiste à plein temps. « J'ai travaillé comme commercial pour des maisons de farces et attrapes. Les déguisements, le maquillage de fête, les cotillons… C'était mon gagne-pain », se souvient-il. Créateur dans l'âme, il dessina le logo de l'une des entreprises qui l'employait. Et, dans cet univers de contes de fées, il affina le thème du merveilleux qui ne cesse de le poursuivre.
Actuellement, Thierry Warion photographie des pans de murs angériens où semble émerger un visage, que le temps ou les imperfections de la pierre ont tracé comme par miracle. Ses tableaux où le figuratif côtoie l'abstrait, où les caricatures se perdent dans une luxuriante nature, sont autant de stratagèmes pour s'évader dans un monde parallèle.
Un personnage facétieux.
Là, tout semble permis, comme côtoyer les elfes, les fées et les lutins. « Lors du précédent Noël, j'ai eu l'idée de créer le « Lutin d'Angély ». Ce petit personnage facétieux et ludique semble sortir tout droit de notre cité au passé médiéval, commente-t-il. Il vient des entrailles de la ville afin de nous transmettre sa part de mystère. »
Pour l'instant, les multiples incarnations du lutin d'Angély s'ébrouent en liberté dans la maison de l'artiste. Seul un cénacle d'amis est convié, lors de joutes picturales où leur hôte reste égal à lui-même : « Vous avez votre cerveau au bout de votre pinceau, soyez fou », lâche-t-il. Soyons fous à notre tour et imaginons qu'un jour ce petit lutin, enfanté par l'imagination fertile d'un artiste, pourrait devenir symbole de notre ville, toujours en quête de sa véritable identité. « Le lutin d'Angély », avec son air aussi coquin que mystérieux, saurait sans doute charmer en chemin les touristes qui traversent notre cité sans prendre le temps de la visiter.
Contact (et visite privée de la maison de Thierry Warion, qui présente toutes les facettes de son art) : 06 21 76 01 40.
paru dans Sud Ouest le 16 septembre 2008
Tags associés : Thierry Warion, lutin, Saint-Jean-d'Angely, peintre, poete
MUSÉE HÈBRE-DE-SAINT-CLÉMENT. --Jusqu'aux journées du patrimoine de samedi, le hall accueille le Grand Livre de Champlain, conçu par Patrick Henniquau de la compagnie du Moulin Théâtre
Toute cette semaine, le hall du musée Hèbre-de-Saint-Clément accueille le Grand Livre de Samuel de Champlain. Non seulement, c'est un clin d'œil au 400e anniversaire de la création de Québec par Champlain, natif de Brouage, cette année. À Rochefort, c'est surtout en lien avec le thème des voyages et des ailleurs de l'exposition permanente du troisième étage de ce musée.
C'est Patrick Henniquau, fondateur de la compagnie du Moulin Théâtre, qui a conçu le Grand Livre. Puis ce carnet de voyage, intitulé « Lorsque les gens d'ici découvraient l'Amérique » a été calligraphié à l'encre de Chine à la main par Laure Cottin d'après les œuvres de Champlain.
Un livre de 350 kilos. Articulées sur une reliure de métal, les pages ont une dimension de 2,20 mètres de haut sur 1,50 de large et sont réalisées en bois toilé. Les visiteurs peuvent les tourner au gré de leur fantaisie poursuivre les aventures du Sieur de Champlain quatre siècles en arrière.
« Nous proposons de découvrir cette œuvre de 350 kilos jusqu'aux Journées du patrimoine de samedi en invitant les curieux à passer notre porte gratuitement », annonce David Bodin, adjoint au conservateur du musée. Cette exposition sera complétée par un spectacle du Moulin Théâtre le 6 novembre.
paru dans Sud Ouest le 17 septembre 2008
| :Frédéric Zabalza |
Couché dans sa chambre du centre médical de rééducation à Cerbère (66), Michel Clair peut répondre au téléphone. C'est l'une des rares choses qu'il peut faire, en dehors des séances quotidiennes de kiné. Depuis trois mois, jour pour jour, ce Toulousain de 70 ans est tétraplégique. Il ne ressent plus aucune sensation dans son corps, ou presque. « J'ai encore beaucoup de douleurs à l'épaule », explique Michel Clair, victime d'un grave accident le 23 juin, au cours de la Grande traversée de l'Atlantique, organisée dans le cadre du 400e anniversaire de la fondation de Québec.
Le septuagénaire s'était embarqué sur le « Motus », un voilier appartenant au Rochelais Jean-Pierre Muet, lui-même engagé dans l'événement en tant que skipper avec son épouse Monique et un ami rétais, Gérard Dupeux.
« M. Clair devait partir sur un autre bateau, avec un de ses amis, qui était notre voisin de ponton. Mais cet ami s'est désisté. Il nous a demandé si nous pouvions l'emmener, nous avons accepté », raconte Jean-Pierre Muet. Ce qui devait être une aventure et une fête a tourné au cauchemar pour l'équipage du « Motus », à 500 milles des côtes canadiennes.
« M. Clair ne respirait plus. » « Vers 5 h 30 du matin, il faisait déjà jour, j'ai reçu un violent coup de l'écoute de grand-voile [qui tient la bôme] au niveau de l'épaule et du cou. J'ai perdu connaissance », se souvient Michel Clair.
« Les conditions en mer étaient difficiles. Il y avait des creux de dix mètres. Quand je me suis porté à son secours, j'ai moi aussi été frappé par l'écoute, poursuit Jean-Pierre Muet. Je suis resté groggy pendant un quart d'heure. Mais M. Clair, lui, ne respirait plus. Ma femme lui a fait du bouche-à-bouche. »
Alertés par le directeur de traversée, Denis Hugues, le Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Gris-Nez et les coast gards canadiens détournent un cargo pour secourir Michel Clair. Les autres membres seront hélitreuillés, le lendemain, vers la terre ferme.
Un geste de la Ville de La Rochelle. Hospitalisé à Halifax, au Canada, Michel Clair subit deux opérations : l'une pour sa double fracture à une épaule, l'autre aux vertèbres cervicales. Une double embolie pulmonaire aggrave son état. « Il a d'abord fallu soigner son embolie avant de soigner ses blessures », souligne Denis Hugues, qui ajoute : « C'est malheureusement une fortune de mer comme il peut y en avoir parfois. »
La fille du Toulousain, âgée de 19 ans, s'est retrouvée seule au chevet de son père, avant que l'ex-femme de ce dernier ne puisse se rendre au Canada. Michel Clair a finalement pu être rapatrié à Toulouse au début de l'été. Les élus rochelais ont souhaité apporter leur soutien à la famille en remboursant les frais de voyage de la fille et de sa mère. « C'était la moindre des choses de faire un geste en leur faveur après cet accident, qui a malheureusement gâché la fête », estime Jack Dillenbourg, adjoint au maire de La Rochelle chargé des sports.
Paru dans Sud Ouest le 23 septembre 2008
Tags associés : grande traversee, motus, michel clair
Decorah Eagles, Ustream.TV
"The Raptor Resource Project brings you the Decorah Eagles from atop their tree at the fish hatchery in Decorah, Iowa"
Web site de RRP
Le nid des aigles se situe à l'adresse :
2321 Siewers Spring Rd, Decorah, Iowa |