26 Mai 2013, St Bérenger

Omelette aux fruits, au yogourt et au sirop d'érable

Ingrédients nécessaires

  • 7 gros oeufs
  • 1 tasse (250 mL) de yogourt aux fruits
  • 1/4 tasse (50 mL) de sirop d'érable
  • 1/2 tasse (125 mL) de crème (15 %)(crème fleurette ou liquide)
  • 2 c. à table (30 mL) de beurre
  • 6 fraises fraîches équeutées
  • 6 rondelles de banane
  • 8 raisins verts sans pépins
  • Sirop d'érable

Préparation

  1. Fouetter les oeufs de 20 à 30 secondes.
  2. Incorporer le yogourt, le sirop d'érable et la crème.
  3. Mélanger jusqu'à ce que ce soit homogène.
  4. Réserver.
  5. Dans une grande poêle antiadhésive, à feu moyen, faire fondre le beurre.
  6. Y verser le mélange à omelette.
  7. Couvrir et laisser cuire l'omelette pendant 8 minutes ou plus selon la consistance désirée.
  8. Garnir de fruits frais et arroser d'un filet de sirop d'érable.
  9. Poursuivre la cuisson 2 minutes de plus.
  10. Retirer du feu et servir aussitôt.

Tags associés : recette, cuisine quebecoise, erable, dessert

Mardi 24 Mars 2009 à 20h44 dans La page d'accueilPoster un commentaire

Offres de stage pour demandeurs d'emploi
(programme Formation et emploi)

Offres de stage développées pour les demandeurs d'emploi. Si vous rencontrez les critères d'admissibilité et les conditions de l'offre, vous pouvez postuler directement. L'OFQJ se réserve le droit de retirer les offres avant la date limite affichée.

Animateur/Écurie

référence Q-085-09 • période : 20/06/09 au 15/08/09

Assistant au développement/commerce international/Asie

référence Q-080-09 • période : 01/06/09 au 21/08/09

Chargé de projets en archives

référence Q-109-09 • période : 15/06/09 au 15/09/09

chercheur stagiaire en zoologie

référence Q-045-09 • période : 01/06 au 18/09

Guide animateur

référence Q-074-09 • période : 06/07/09 au 25/09/09

Médiateur culturel

référence Q-093-09 • période : 20/07/09 au 20/10/09

Moniteur de voile

référence Q-098-09 • période : 29/06/09 au 18/09/09

Naturaliste-animateur

référence Q-067-09 • période : 01/06/09 au 21/08/09

 

Offres d'emploi pour jeunes professionnels
(programme Mobilité des jeunes travailleurs)

Offres d'emploi (CDD de 6 à 12 mois) pour les jeunes adultes souhaitant acquérir une expérience professionnelle à l'International. Si vous rencontrez les critères d'admissibilité et les conditions de l'offre, vous pouvez postuler directement. Les frais de participation de 650€ sont à régler après sélection et acceptation de votre candidature par l'employeur. Ils incluent la gestion administrative du permis de travail auprès de l'Ambassade du Canada et la validation du contrat de travail.

Programmeur/développeur Web

référence Q.0015-09 • période : En accord avec l'employeur

Mardi 10 Mars 2009 à 21h18 dans La page d'accueilPoster un commentaire

Nous sommes en plein printemps de poètes... et notre ami Cyrille Grandcamp jongle avec les mots de temps en temps. Voici quelques unes de ses oeuvres :

MON CHIEN

Ta bonne tête blonde
Posée au creux de mes genoux,
Tu guettes la main oublieuse
De celui qui reste ton maître ;
Tes yeux  implorent la caresse
Et les miens, brouillés ne te voient.

Dans ma tristesse, tu es là
Tu es l'ami qui me comprend,
Celui à qui je dis ma peine
Qui d'un coup de langue l'efface ;
La prunelle de tes yeux noyée
Par le chagrin qui me saisit.

Tu es celui qui ne discute ;
Celui qui est toujours présent ;
Le fol compagnon de mes joies,
L'attentif de mes jours de peines.
Avec toi, point question d'argent
Mais d'amour et de fidélité.

Le peuple, te dit une bête
Mais j'en connais plus parmi ceux-là
Que chez tous ceux de ton espèce.
Dans le malheur nous ne sommes qu'un,
Nos bonheurs, nous les partageons
Et un seul regard nous suffit ...

Quand la mort nous séparera,
Il restera dans le cœur seul 
La brillante étincelle des yeux,
Voilée par le brouillard bleuté :
Frontière de l'au-delà ;
De celui qui est parti
 

ORAGE

De lourds nuages envahissent le ciel
Leurs cinglantes épées blessent le soleil.
Son épais sang rouge bleuit cette encre,
Qui roule comme une mer mugissante !

 Les hurlements de cette armée céleste
Couvrent la voix du paysan qui peste !
Son poing vengeur menace cet ennemi
Qui va bientôt ravager ses semis.

 L’azur est incendié par ce combat,
Lutte fratricide entre deux titans :
Phoebus contre Zeus, son frère, se bat,
Alors que leur mère impuissante attend !

La terre tremble à chacun de leurs coups
Et le ciel est incendié par à-coup !
La fureur de Zeus gronde dans les champs
Et leurs affronts éblouissent les gens !

Une fois encore, Phoebus a vaincu,
De son dard brûlant, son frère, il accule !
Celui-ci pleure de dépit et de honte
Avant que de prendre une fuite prompte !

Une fois le décor ainsi nettoyé,
Il reste à dénombrer tous les noyés,
Toutes les victimes de ce combat,
Tous les malheurs qui sur la terre s’abattent !

 Le Soleil peut contempler sa victoire :
Le spectacle n’est plus qu’un vieux grimoire !
Pour lui, sa mère : la terre, a souffert ;
Et les hommes n’ont plus qu’à tout refaire !


SOUVENIR 

Tu es l'œuvre de notre mémoire et du temps
Tu es la joie perdue qui nous réapparaît ;
Ce qui n'a été oublié de la vie d'antan
Mais aussi ce que nous voulons à ce qu'il paraît !

Un jour tu seras la douceur suave de l'orgeat
Et le lendemain l'acidité du vinaigre.
Mon esprit croit saisir une image, mais, déjà,
Souvenir tu t'estompes, comme un aigle royal

Souvenir, tu es le miroir brisé de la vie :
Tes feux ne réfléchissent que le plus important :
Les lieux, les moments où nous sommes morts d'envie ;
Le sourire éclatant de celle que nous aimions tant !

Mais souvenir, tu ne nous es pas toujours amer ;
Tu sais nous rappeler les instants les plus plaisants
Les jours tristes tu es le sourire de notre mère,
Tu sais devenir la beauté du jour naissant !

Souvenir, c'est toi notre paradis intérieur.
Pour nous, adultes, tu es notre malle au trésor :
On y trouve les premiers chagrins, les jours les meilleurs !
Tu resteras toujours l'échiquier de notre sort !

Quand le rideau de la scène tombera sur nous,

Quand nous deviserons seul devant un âtre éteint,
Tu seras comme l'étincelle qui allume l'amadou
Illuminant notre prunelle qui déjà s'éteint !

 

A QUOI BON ?

Père, mère, frère et terre ;
Amour, haine,  désir, plaisir ;
Beauté, laideur, joli, poli ;
Que de mots, que d'idées : Pourquoi ?

Quels sont leurs utilités,
Alors que tu te contentes
De bonjour, au revoir, merci ;
De tout, de rien, ras-le-bol ! ?

Sommes-nous avare ou distrait ?
Ne serait-ce l'indifférence
Qui plutôt nous conduit ici ?
Oui, c'est çà, notre vrai malheur !

Dans ce cas, pourquoi connaître
Bonheur, joie et tous les autres ?
Puisque est là l'indifférence
Qui nous retient dans ses griffes !

Peut-être, parce qu'un demain
Viendra où notre courage,
Nous permettra de décider
De vivre ce que nous sommes ...

 

EN VERTU D'UN ORDRE

Le ciel s'obscurcit.
Nous autres, tous les pilotes, sommes en état d'alerte.
Dans nos cockpits,
Grésille la radio :
Une voix froide et sèche ordonne :
" Ordre de décoller pour l'attaque ! "
Une fois de plus, les moteurs vrombissent,
Et, les avions se perdent dans l'obscurité.

Les lumières de la ville trouent la nuit,
La D.C.A. s'agite ...
Mais rien ne peut nous arrêter :
Nous avons un ordre.

La cauchemardesque ronde s'organise :
" Tout doit être détruit ! "
Les bombes pleuvent sur la ville.
Comme des bêtes, nous regardons fuir les gens,
Dans cet enfer de feu et de flammes.

" Tout doit être détruit ! "
La population est terrorisée,
Les rues se vident,
Par centaines les gens sont déchiquetés
Par le poids de leur maison
Qui s'effondre sous nos bombes.

" Tout doit être détruit ! "
Alors nous nous acharnons pour massacrer les survivants
Ces grappes d'hommes...
Tombent ...
Sous la mitraille.

Tout est détruit !
Tout.
Alors,
Sur le chemin du retour
Une voix intérieure nous dit :

" Pour un ordre
Tu as massacré des milliers d'hommes
Tu as massacré des milliers de vieillards
Tu as massacré des milliers de femmes
Tu as massacré des milliers d'enfants ! "

" Pour un ordre
Tu as détruit une ville,
Tu as détruit des coutumes,
Tu as détruit des traditions,
Tu as détruit l'activité ! "
 
" Pour un ordre
Tu as détruit la vie ... "
 " On t'a dit : tue, et tu as tué ... "

" En vertu de quoi ?
En vertu de rien,
En vertu d'un ordre ... "

 

IVRESSE

Eh, je crois que j'ai trop bu,
Oui, plus qu'il n'aurait fallu.
Déjà la tête me tourne
Et mes idées ne sont plus.

Oh ivresse délicieuse ...
Abandon bien consenti ...
Tout plane, tout est léger.
Sentiment d'oubli total ...

Règne de la volupté ...
Oubli total de soi-même ...
Plus de problème, plus rien ...
Rien qu'un paradis fictif.

Illusion d'un soir de joie.
Oh ivresse, tendre ivresse ...
Lors, loin de nous, nos soucis ...
Vive cette haire idyllique.

Tout nous paraît plus que joie,
Désormais plus d'angle droit.
Tout n'est que grâce voluptueuse,
Tout défit les lois rigides.

Je n'existe plus, je plane ...
Oh, merci à toi Bacchus,
Merci à ton ami : Pan,
Pour cet éden magnifique !

 

Dimanche 15 Mars 2009 à 21h43 dans La page d'accueilPoster un commentaire

SAINT-MALO EN FACE DE QUEBEC

Saint-Malo, ville bretonne, ville antique, ville romaine, ville de corsaires, ville de marins, ville d'explorateurs, ville natale de – pour ne citer que les plus célèbres –  Duguay-Trouin, Surcouf, ... et Jacques Cartier.  Châteaubriand y repose.

D'abord Cité d'Aleth, site maritime gaulois des Coriosolites situé sur les rives de la Rance, fortifiée au IIIème siècle par les Romains elle eut pour premier évêque Saint Mac'h Low, né au Pays de Galle, mort à Archingeay, en Saintonge, et considéré comme un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Le rocher, encore inhabité du temps d'Aleth, prendra en 541 le nom de « Rocher de Saint-Malo » après le départ des Romains. Après les attaques des Normands, le siège d'Aleth est déplacé sur le Rocher de Saint-Malo, qui commencera son urbanisation. Saint-Malo, de par sa situation stratégique, est revendiqué autant par le royaume de France que par la Bretagne. Elle devient Cité-Etat avant d'être annexée à la Bretagne à la fin du XVème siècle.

La découverte de l'Amérique va permettre à Saint-Malo de trouver sa vraie vocation de ville maritime, grâce aux échanges commerciaux avec les Indes. C'est l'époque des corsaires tels que Robert Surcouf et René Duguay-Trouin, qui s'attaquent à la marine ennemie pour le compte du roi. La reproduction du Renard, armé par Surcouf, vous propose d'ailleurs des sorties en mer sur un bateau corsaire.

Jacques Cartier est bien entendu un des héros de la cité corsaire. Né à Saint-Malo en 1491, il embarquera très jeune, comme mousse, puis grimpera tous les rangs de la hiérarchie maritime jusqu'à être nommé capitaine par François 1er alors de passage au Mont-Saint-Michel tout proche. Certains prétendent qu'il a pu se rendre à Terre-Neuve lors de campagnes de pêche, et peut-être aussi au Brésil sous pavillon normand. Il maîtrise d'ailleurs le Portugais suffisamment pour servir d'interprète. François 1er le sollicitera pour trouver le passage Nord-Ouest pour rejoindre les Indes. Il fera trois voyages, en 1534, 1535 et 1541.

En 1534, il passe à Terre-Neuve et découvre un fleuve qu'il appellera le Saint-Laurent, en l'honneur d'un saint martyr chrétien assassiné à Rome en 258 et fêté le 10 août, jour de l'entrée de l'équipage dans la baie du dit fleuve. Il prend possession du Labrador, qu'il nomme Canada (mot iroquois Kanata qui signifie « village »).

Après être revenu à Saint-Malo, il repart en 1535 pour remontrer le fleuve, s'arrêtera sur le site de Québec et atteindra un lieu qu'il nommera Mont-Royal et qui deviendra Montréal.

Il fera un dernier voyage en 1541 avec les premiers véritables colons qui devaient peupler la Nouvelle-France, avant de revenir se retirer dans sa propriété de Limoëlou, près de Saint-Malo, où il recevra, entre autres illustres hôtes, Rabelais. Il mourra de la peste en 1557. Sa dépouille, retrouvée en 1944, repose désormais dans la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo.

Saint-Malo est résolument tournée vers le Québec. Dans Intra-muros, nom de sa ville close, on trouvera de nombreuses allusions à Jacques Cartier (une rue, un restaurant, une statue, un vitrail)...

... mais aussi une Maison du Québec, léguée au gouvernement du Québec en 1984 par la ville de Saint-Malo, et gérée par l'association Saint-Malo/Québec.

Saint-Malo est toujours une ville de marin. C'est de Saint-Malo qu'Alain Colas appareilla en 1978 à bord de Manureva pour sa dernière course du rhum.

La transat Québec Saint-Malo arrive aux pieds des remparts tous les quatre ans. La dernière édition a fêté en 2008 le 400ème anniversaire de la ville de Québec.

Des marées et des tempêtes exceptionnelles ont nécessité un dispositif tout à fait original de protection de la vieille ville, afin de « casser » la vague pour qu'elle ne casse pas les murs.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur Saint-Malo, ville ancienne et historique, mais aussi ville moderne, ville de l'usine marémotrice de la Rance, ville culturelle, siège du festival européen du théâtre lycéen francophone qui se tiendra cette année du 1er au 4 avril prochain.

Impossible de ne pas succomber au charme fort de cette ville si différente, cette ville antique, gauloise, romaine, bretonne, ville d'histoire et de marins, de corsaires et d'aventuriers, mais ville résolument tournée vers l'avenir.

Flonigogne


Quelques liens pour aller plus loin :

Jacques Cartier

Visite virtuelle de Saint-Malo

Saint-Malo francoville 2009

Saint-Malo intra muros

La maison du Québec à Saint-Malo

Tags associés : cartier, saint-malo, gaspe

Mardi 24 Mars 2009 à 10h05 dans La page d'accueil1 commentaire(s)

     Triste nouvelle venant de Saint-Sulpice :

     Un membre du comité jumelage de Saint-Sulpice, Jean-Paul Dubé, ses filles Isabelle, Dominique et Caroline nous ont annoncé le décès de Jeannine le 27 mars 2009, après un combat de deux ans contre le cancer.
     Jeannine a toujours été très impliquée dans son milieu, au niveau de l'école, du cercle des fermières, d'organismes venant en aide aux jeunes du village et lors des fêtes autour de notre église.
     Jeannine était rieuse, joyeuse, sa voix inspirait la bonne humeur. Pleine d'espoir, elle s'informait beaucoup des autres : "Et toi comment vas-tu ?"
     Ses dernières années de plein air, elle a pratiqué son sport préféré le golf, "le plus beau sport" comme elle disait.
     La fin du message de sa famille de cette triste nouvelle était : "la vie continue et elle est belle".

     Jeannine nous gardons un très bon souvenir de toi et de ta disponibilité et surtout de ton plaisir de la vie.

     Merci de votre attention

     Pierrette Girard,
     présidente du comité jumelage

     Jeannine et Jean-Paul Dubé lors de la soirée soupe & dessert à Saint-Sulpice en septembre 2006 où la délégation angérienne du jumelage avait pu les rencontrer et les apprécier tous les deux.

Dimanche 29 Mars 2009 à 19h03 dans La page d'accueilPoster un commentaire

Reprise de la pièce de Marivaux au Théâtre du Petit Marseille à Rochefort:

1755 : année du Grand Dérangement, la pièce est jouée au Théâtre Français. Cela n'a rien à voir ? Non par rapport aux Anglais ; oui par rapport au français...

La pièce semble avoir été jouée en 1748 pour la première fois chez Quinault cadette. On dit aussi qu'elle n'a pas été jouée du vivant de Marivaux. Ce qui est (presque) certain, c'est qu'elle a été publiée en 1757.

C'est du théâtre dans le théâtre, une mise en abyme, qu'il n'est pas évident de saisir d'emblée. Heureusement les comédiens et la mise en scène aspirent le spectateur dans l'univers subtil du marivaudage, agrémenté par les costumes créés à partir de tableaux d'époque.

 

 

Le valet Merlin a une riche idée pour agrémenter les noces d'Angélique et d'Eraste : imaginer une pièce jouée par les participants de la noce dans des rôles qui sont peut-être trop proches de la vie réelle...

 

 

 










 



























Pour en savoir plus...

Allez voir le lien sur Wikipedia

Tags associés : Marivaux, TPM, Rochefort

Jeudi 12 Mars 2009 à 18h32 dans La page d'accueilPoster un commentaire

La Chasse Gallery

Le printemps s'annonçait et les buissons s'emplissaient de fleurs. Des agneaux gambadaient dans les prés et les paysans du Bocage s'attardaient sur le seuil de leur ferme. Ils bavardaient entre eux, et de quoi, sinon du mauvais temps qui venait de sévir. Les giboulées succédaient aux giboulées ; mars était de tous les mois le plus contrariant. La journée semblait belle et puis soudain, au moment où l'on s'y attendait le moins, le ciel se couvrait et imitait un ciel de novembre.

Ainsi ce soir-là, après un léger brouillard de chaleur, le vent s'était levé et il agitait les arbres qui se courbaient comme au passage d'une ombre funeste et d'une meute endiablée dont les hurlements, les aboiements, les cris féroces paraissaient se mêler et gémir ainsi que ceux d'une âme en peine.

Brusquement, le calme revint, la lune apparut derrière un gros nuage, c'était sans contredit un temps extraordinaire.

Un vieux paysan bocain, qui observait le ciel avec attention, dit alors à voix basse :

-    Avez-vous entendu passer la chasse Gallery ?

-    La chasse... quelle chasse, grand-père ? demandèrent les jeunes enfants.

La chasse Gallery ! Tout Vendéen la connaît, car elle remonte à bien, bien longtemps.

-    Raconte-nous son histoire, grand-père !

Et le vieillard, assis près de la grand-mère qui filait sa quenouille de chanvre, conta l'histoire que lui-même avait bien des fois entendue à Saint-Sornin où elle était conservée dans toutes son intégrité, et qu'il savait par cœur.

En ce temps-là, il y avait beaucoup de chasseurs dans le bocage vendéen. L'un d'eux était le seigneur de Gallery. Or, il était si laid et il se montrait si cruel envers les hommes et les animaux, n'hésitant point à battre et à pressurer les paysans et à faire souffrir les bêtes qu'il traquait, que tout le monde le détestait.

La veille de Pâques, son grand veneur vint lui annoncer qu'il avait repéré sur ses terres les traces d'un gros sanglier.

-    Demain, dès l'aube, que la meute soit prête ! ordonna le seigneur Gallery, nous le chasserons.

Ainsi fut fait. Les chasseurs partirent pour le marécage où devait patauger l'énorme bête aux poils rudes. Celle-ci, cependant, les mit vite en difficulté et le seigneur de Gallery l'abandonna, préférant lancer un cerf. La matinée se trouvait déjà fort entamée et les trois coups de la grand-messe de Pâques étaient sonnés depuis longtemps au clocher de Saint-Sornin. A cette époque et dans un pays de foi comme la Vendée, manquer la messe un jour de Pâques était faire preuve d'impiété. Pourtant, le seigneur de Gallery continuait à courir le gibier.

Dans l'église de Saint-Sornin, pleine de monde et où seul manquait le seigneur du lieu, ce fut la consternation. Le curé commença l'office, tout en jetant des coups d'œil anxieux vers le banc des Gallery où la place du châtelain demeurait vide. Et il eut beau faire traîner les hymnes et les psaumes, le seigneur de Gallery n'arrivait toujours pas.

A quoi pensait-il donc ? Certes point à prier. C'était le cerf qu'il voulait forcer et qu'il poursuivait avec fureur, aidé de ses chiens.

Enfin, ils entendirent le son d'une cloche et un veneur remarqua : « Ce doit être le sanctus ! »

Mais le seigneur de Gallery haussa les épaules, écoutant à peine et galopant toujours. Le cerf s'engagea dans un mauvais chemin, et il gagna une espèce de grotte qui était habitée par un ermite, ce qui arrivait fréquemment en ce temps-là.

Cet ermite offrait un aspect étrange et rude, le visage couvert de taches de rousseur et le vêtement en grossière étoffe brune. Mais tant de bonté rayonnait de ses yeux qu'il inspirait aussitôt de la sympathie.

Quand le cerf s'engouffra chez lui, il était en prière.

-    Qu'est-ce donc ? murmura l'ermite que tant de bruit dérangeait.

Il regarda l'animal tremblant et haletant, sourit et le caressa d'une main en disant encore :

-    Pauvre bête ! Que tu as l'air fourbu ! Je suppose que te voilà traquée par quelque chasseur.

A peine avait-il prononcé ces mots que, par la porte restée ouverte, le seigneur de Gallery entra en trombe.

-    Veuillez laisser sortir ce cerf pour que je le tue ! s'écria-t-il sans même prendre le temps de saluer le saint homme.

-    Je crains bien que non, répondit celui-ci.

-    Comment ? Ai-je bien entendu ? Je ne suis guère habitué à ce que l'on me dise non et je t'ordonne de chasser immédiatement cet animal de chez toi... ou alors...

-    Tais-toi ! commanda l'ermite.

Et ayant passé ses deux pouces dans sa ceinture, il se redressa et dit, d'un ton calme et sévère :

-    Ce serf est mon hôte et je peux l'aider. Je n'y manquerai pas. Quant à toi, seigneur de Gallery, ton devoir serait, en ce jour de Pâques, de te trouver sur ton banc, à l'église, et non dans ces bois, à courir le serf...

-    Étonnant ce que l'on peut entendre ! hurla le sire de Gallery dont les yeux brillaient haineusement. Ne sais-tu donc pas que je ne fais que ce qui me plaît...

-    Alors, crains la vengeance divine...

Fou de rage, le seigneur de Gallery voulut sortir pour appeler ses gens, mais il se prit à trembler. Un frisson glacé le parcourut et, pendant quelques instants, il remua les doigts en l'air, comme s'il voulait dire quelques chose, mais aucun mot ne sortit de bouche. Il avait l'impression qu'un force invisible le retenait, qu'il ne pourrait jamais franchir le seuil de cette grotte.

Était-ce l'ermite ou une voix qui s'adressait à lui :

-    Tu chasseras éternellement ce cerf chaque nuit, du coucher du soleil à son lever, car tu es maudit pour ton impiété et ta méchanceté...

Il se tordit les mains de désespoir et l'ermite prononça encore quelques mots qu'il ne put comprendre, tout enveloppé qu'il était par un vent âpre et froid, et il tomba mort.

Depuis lors, Gallery chasse, chasse toujours, tantôt sur ses terres, tantôt sur les nuages, allant de forêt en forêt et de plaine en plaine, sans jamais connaître le repos. Sa meute endiablée, à laquelle d'autres animaux se sont joints, l'accompagne pour lui faire cortège et participer à cette folle et éternelle chevauchée, mêlant leurs voix dans un véritable tintamarre où se détachent les cris des piqueurs hurlant sans cesse : « Taïaut ! Taïaut ! » Ce mot est conservé encore de nos jours par les chasseurs.

Le grand-père regarda ses auditeurs. Tous se taisaient et le regardaient. Alors, il reprit, sur un autre ton : « Il paraît qu'un soir, un paysan de Saint-Sornin,  un paysan de chez nous, entendit passer Gallery et sa meute. N'avait-il jamais ouï ce récit, ou bien sa mémoire avait-elle faibli ? Toujours est-il qu'il se mit à rire bêtement et à réclamer sa part de butin. Le lendemain, il trouva à sa porte la moitié d'un cadavre d'homme. »

Le grand-père se tut. Tous étaient graves et pleins d'attention.

« Écoutez ! » cria soudain l'un des enfants. Mais ce n'était que la brise qui chantait dans les arbres.

Récit rapporté par Laurence Camiglieri dans « Contes et Légendes du Poitou et des Charentes » © Éditions Fernand Nathan, Paris, 1977

+ d'infos : lisez cette étude sur le thème de la "chasse galerie". Cliquez ici !

Tags associés : chasse Gallery, chasse-galerie, contes

Dimanche 22 Mars 2009 à 18h01 dans La page d'accueilPoster un commentaire

Mardi 24 Mars 2009


SAINT-JEAN-D'ANGÉLY.

Séduits par les mots maléfiques d'Audren

Les mots maléfiquesLe Prix des 3 000 lecteurs a été attribué le 20 mars dernier. Comme son nom peut le laisser supposer, ce sont environ 3 000 élèves de 90 classes du cycle 3 du département qui ont lu une présélection d'ouvrages et qui ont finalement élu l'écrivain Audren et son livre « les Mots maléfiques » (éditions l'École des loisirs).

Une drôle d'histoire

Une étrange histoire dans laquelle, depuis que sa maman est tombée malade un mardi matin du mois de mars, Mateo a décidé de supprimer de sa vie tous les mots maléfiques commençant par « ma ». Mateo a donc convaincu ses amis de l'appeler « Harry ». Tout va bien jusqu'au jour où la maîtresse présente à la classe une nouvelle venue. La petite fille ressemble à une fée mais, triple malheur, elle s'appelle Marie-Maëlle Martinez !

Audren a déjà publié plus de 15 livres chez de grands éditeurs de jeunesse. Elle confie à ses lecteurs ces mots simples : « Écrire, c'est comme respirer. C'est vital. Je suis ravie de recevoir des compliments sur mes romans, mais je ne cherche pas à séduire qui que ce soit lorsque j'invente une histoire. Je cherche à m'évader, à voyager. »

Dans le cadre de ce prix, les trois classes qui ont su deviner les lauréats nommés dans le bon ordre ont été également récompensées. Il s'agit de deux classes de Mortagne-en-Gironde et d'une classe de Saint-Aigulin.

Ce Prix des 3 000 lecteurs c'est, après l'attribution, avec le Rectorat de Poitiers, du Prix Librecourt qui a récompensé Claire Castillon, le 19 février dernier, la deuxième manifestation avec les établissements scolaires de cette association Lirela qui gère aussi le futur Salon du livre (1).

Les années précédentes, ces actions avec les écoles se passaient pendant le Salon du livre. Cette année, les classes ont été reçues les 19 et 20 mars à la bibliothèque municipale et quatre ateliers ont été créés dans ce but à l'abbaye Royale.

(1) - Ce dernier aura lieu les 1er, 2 et 3 mai prochain en même temps que Floralia.

Tags : Saintonge Education Enseignement saint-aigulin

Tags associés : audren, prix litteraires, lirela, saint-jean-d\\\'angely

Mardi 24 Mars 2009 à 15h27 dans La page d'accueilPoster un commentaire
POITOU    ACADIE   QUEBEC
Première Sortie AGCF 2009 - 16 mai 200
9

Sur les traces de nos Ancêtres de Nouvelle-France, réserver pour Déjeuner & Dîner  auprès de l'Association :

AMITIES GENEALOGIQUES CANADIENNES FRANCAISES
BP 10 435    86 011   POITIERS
Mercredi 18 Mars 2009 à 21h00 dans La page d'accueilPoster un commentaire


VAL DE BOUTONNE - LOUISIANE - QUÉBEC

  Hôtel de Ville - B.P. 82
17415 - Saint-Jean d'Angély cedex
* * * * *

 

INVITATION à notre ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

 

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre Assemblée Générale le :

Vendredi 10 avril 2009 à 20h30
Salle des Hôtes de l'Abbaye Royale
Saint-Jean d'Angély  

Avec à l'ordre du jour :

-        Rapport moral du Président ;

-        Rapport d'activités de notre association ;

-        Rapport financier du Trésorier ;

-        Elections du Conseil d'Administration (Nous rappelons que tous les membres de notre C.A. sont rééligibles chaque année)

-        Programme d'activités pour 2009-2010 ;

-        Questions diverses.

 

La cigogne et le caribou nous ont promis d'être là pour animer le rapport de notre Président par des extraits de notre blog dont ils sont les principaux responsables de son succès.
 
Le pot de l'Amitié clôturera cette soirée.

Je souhaite que vous pourrez répondre nombreux à notre invitation. Pour une bonne organisation, je vous demande de bien vouloir nous faire connaître votre participation.

Comptant sur vous, recevez mes sentiments respectueux.

Michel Mazouin
Président
La Renaude, en vue de Québec
  
Samedi 07 Mars 2009 à 23h19 dans La page d'accueil1 commentaire(s)
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