• Xynthia, revue de presse du 10 juillet 2010

     
     
     

    Quatre mois après Xynthia, l'île de Ré est redevenue le "paradis du vélo"

    SAINT-MARTIN-DE-RE (Charente-Maritime) — Quatre mois après la tempête Xynthia qui a submergé le littoral de Charente-Maritime, les pistes cyclables de l'île de Ré ont bénéficié d'une remise en état intensive pour permettre à l'île de redevenir, comme chaque été, un "paradis du vélo".

    Croisée sur son deux-roues près de Saint-Martin-de-Ré, Muriel, 45 ans, arpente pour la première fois avec son compagnon ce réseau d'une centaine de kilomètres traversant villages, marais et vignes.

    "Je ne crois pas que ce soit ça qui nous a fait venir, mais je pense que c'est un facteur qui va nous faire revenir, je ne savais pas qu'il y en avait autant et que c'était aussi plaisant", sourit l'estivante.

    Difficile, quatre mois après, de remarquer les stigmates de Xynthia qui, le 28 février, avait provoqué une brusque montée des eaux, trouant les digues et submergeant près d'une dizaine de kilomètres de pistes. Pour la saison estivale, seule une portion de quelques centaines de mètres restera inaccessible, nécessitant la mise en place d'une courte déviation.

    "Le 1er mars (au lendemain de la tempête), on était un peu inquiet, mais dès le 2, on ne l'était plus: de gros moyens ont été mis en oeuvre", témoigne-t-on chez Youtoo, l'un des nombreux loueurs de l'île, situé à Saint-Martin-de-Ré.

    Si d'autres loueurs font état d'un petit "creux" dans les réservations au printemps, tous s'attendent en revanche à une activité normale cet été.

    "Lorsqu'il y a eu la tempête, la première chose que demandaient les gens qui téléphonaient chez nous, professionnels, ou dans les offices de tourisme, c'était l'état des pistes. Aujourd'hui, il n'y a plus d'inquiétude", confirme Eric Launay, propriétaire du camping L'Océan à La Couarde-sur-mer.

    "On connaissait l'importance du vélo, mais on n'avait pas mesuré que c'était un critère aussi important" pour les touristes, ajoute ce professionnel qui, lui-même, propose des bicyclettes à la location.

    Sur l'île de Ré -- 18.000 habitants à l'année, 120.000 l'été -- le vélo fait partie intégrante du paysage. Au point d'être l'un des "visuels" les plus utilisés pour vanter la destination à l'étranger.

    "C'est un réseau unique en France. Oléron ou Noirmoutier ont aussi de petits tronçons, mais il n'y a pas une telle homogénéité. Ici, c'est le paradis du vélo", s'enthousiasme Philippe Raton, nouveau venu sur l'île qui dirige le loueur Cyclo Surf.

    "Les pistes cyclables permettent une visite ininterrompue de l'île en site propre. Il y a un côté sécuritaire pour les parents avec enfants ainsi que pour les personnes âgées. C'est aussi possible grâce à la taille de l'île et au fait qu'elle soit plate", détaille Gisèle Vergnon, maire de Sainte-Marie-en-Ré, déléguée aux pistes cyclables à la communauté de communes de Ré.

    Certains amateurs de vélo n'hésitent pas à laisser leur voiture avant le pont, côté La Rochelle, pour découvrir l'île exclusivement à deux-roues. Un mode de transport doux que Mme Vergnon souhaiterait maintenant voir se généraliser toute l'année sur l'île, et pas seulement pendant les vacances.

     

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    Saint Gilles Croix de Vie

    La Grande Plage a ses travailleurs en coulisses

    samedi 10 juillet 2010
    • Avant que vous n'y posiez votre serviette, Vanessa nettoie la 
Grande Plage dès 6 h du matin

      Avant que vous n'y posiez votre serviette, Vanessa nettoie la Grande Plage dès 6 h du matin

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    Nettoyeurs, tracteurs : ils sont aux premières heures du matin les petites mains d'une plage propre et nette pour l'accueil les touristes.

    6 h du matin sur la Grande Plage à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le soleil n'est pas encore tout à fait levé, et la fraîcheur de l'air matinal ne laisse pas encore entrevoir la chaleur de la journée qui s'annonce. À l'exception de quelques rares pêcheurs et joggeurs courageux, la plage est déserte. Seule Vanessa s'active à quelques pas du rivage. Vêtue d'un gilet jaune fluo, la jeune femme nettoie les sanitaires, vide les poubelles, puis laisse sa chariote sur le remblai pour se rendre sur la plage.

    Armée d'une pince à déchets, elle va quadriller l'endroit jusqu'à midi, à la recherche de tout ce que les vacanciers ont pu jeter. Un travail ingrat de près de six heures. « Les gens laissent parfois n'importe quoi. La semaine dernière, j'ai dû ramasser des toilettes de camping-car », déplore-t-elle. Pelles, seaux, papiers, mégots, débris emportés par la tempête Xynthia : l'inventaire des trouvailles de Vanessa est sans fin. « On ne ferait pas ça pourtant dans son propre jardin, non ? » Le compte à rebours commence : dans quelques heures, les premiers touristes vont arriver pour profiter du beau temps. Vanessa zigzague sur le sable, et ironise sur le slogan « Vacances propres » affiché sur le sac-poubelle qu'elle a à la main.

    Le tournant Erika

    Autrefois on passait quotidiennement la cribleuse : une machine qui nettoyait mécaniquement les plages, en passant le sable à travers un tamis. Il y a plus de dix ans, la cribleuse a été abandonnée. Après le naufrage du pétrolier Erika en 1999, les plages de Saint-Gilles-Croix-de-Vie ont dû être nettoyées, et renettoyées grâce à la cribleuse. Un véritable désastre pour l'écosystème. Car « la cribleuse enlève tout : petits animaux, bactéries : elle stérilise les plages », explique Patrice Fourré, directeur des services techniques de la commune.

    Aujourd'hui, pour préserver les débris naturels ou « laisses de mer », le choix a été fait d'un nettoyage manuel, suivi du passage d'un véhicule pour les gros déchets. À 10 h, c'est Philippe qui prend le relais avec son tracteur pour finir le boulot. La mer monte, et familles et parasols se multiplient sur une plage de carte postale. La journée peut commencer.

     

     

    L'érosion littorale fait reculer la falaise de la Mine d'Or - Pénestin

    jeudi 08 juillet 2010


    Une équipe brestoise de l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) est venue mardi 29 juin afin d'effectuer un lever topographique de la falaise de la Mine d'Or au scanner-laser.

    Marion Jaud, doctorante au LDO, était en charge de l'acquisition et du traitement des données. 2 km de falaise ont été couverts. À chaque fois, on acquiert un nuage de plus de 5 millions de points repartis dans l'espace qui doivent ensuite être recalés dans la topographie.

    Lorsque plusieurs levés successifs auront été effectués, leur comparaison permettra de quantifier très précisément le recul de la moindre parcelle de la falaise. Le prochain lever est prévu au printemps.

    Brigitte van Vliet-Lanoë, directrice de recherche CNRS au LDO suit cette coupe depuis 1983 et estime que « depuis les années 1993, le recul a été d'un mètre par an ». Pour le moment c'est la zone de Kerfaller qui recule le plus alors que pendant la période 1993-2003, c'était le secteur compris entre la descente des Dames et la Source.

    Il faut s'attendre à un fort recul cet hiver, le pied de la falaise ayant été très bien nettoyé par le passage de Xynthia. L'effondrement de la falaise est lié au stockage d'eau pendant la période hivernale dans les alluvions rouges reposant sur les argiles d'altération blanches, argiles qui se trouvent ainsi gorgées d'eau et susceptibles de s'effondrer en se liquéfiant à la moindre vibration. L'infiltration des eaux de pluies canalisées par les lotissements a accentué le phénomène pendant la période 1999-2003.

    Feu d'artifice : « le cru 2010 sera exceptionnel »

    Coefficient de marée oblige, le feu d'artifice sera tiré cette année depuis la station météo, à terre. Grâce à cette contrainte, l'artificier promet un spectacle unique.

     Directeur artistique de Lacroix-Ruggieri, David Proteau en 
compagnie de Marc Massé et d'Henri Gomez.  Photo P. Couillaud

    Directeur artistique de Lacroix-Ruggieri, David Proteau en compagnie de Marc Massé et d'Henri Gomez. Photo P. Couillaud

    La marée sera basse mercredi prochain aux alentours de 23 heures Très basse. Coefficient annoncé : 102. Impossible dans ces conditions de tirer le traditionnel feu d'artifice du 14 juillet depuis une barge dans le chenal, comme c'est le cas depuis 1999, quand l'avènement des nouvelles normes de sécurité avait définitivement condamné le tir depuis la plage de la Concurrence, les quais du Vieux Port appartenant de plus longue date encore à l'histoire ancienne. Prestataire de luxe de cet événement pour le Comité des fêtes, lui-même agissant pour le compte de la Ville, le jeune directeur artistique du numéro 1 européen Lacroix-Ruggieri, David Proteau, a tourné les hypothèses en tous sens, réalisé de solides simulations.

    Une seule localisation rassemblait tous les avantages : les environs de la station météo, le long du chenal. Une localisation jusqu'ici interdite pour des raisons de sécurité, mais désormais située depuis Xynthia en… zone noire. À toute chose, malheur est bon : la mairie a donc donné son feu vert pour cet emplacement qualifié « d'idyllique » par David Proteau. « La qualité d'un feu d'artifice dépend de la surface de tir au sol : plus on a de la place pour les dessins à terre, plus on peut donner de l'angle aux mortiers, aux tubes et aux chandelles, afin d'amplifier la monumentalité de ce que l'on verra dans le ciel. Par contre, des erreurs que l'on peut se permettre sur la surface d'une barge ne pardonnent pas à cette échelle ».

    800 kilos de poudre

    Enthousiaste, David Proteau promet à partir de ce nouvel emplacement un feu d'artifice « totalement différent de ce que l'on a pu faire jusqu'ici. On va basculer dans la catégorie des feux événementiels, loin des belles rouges et des belles bleues, avec l'utilisation de produits que l'on ne pouvait utiliser depuis la barge ». Plus long (une vingtaine de minutes) que l'an dernier, le feu du 14 juillet sera aussi « plus intense, avec de la densité et du rythme ».

    Et si les décibels des Francos donneront comme à l'habitude le tempo de la Fête nationale, David Proteau rappelle qu'un spectacle pyrotechnique s'écoute autant qu'il se regarde, la précise alchimie visuelle ménageant à son tour des effets hurlants, sifflants et détonants. À pied d'œuvre dès lundi matin, une dizaine de personnes déballeront en une journée les 12 tonnes de matériels utiles au rendez-vous. Lequel nécessitera quelque 800 kilos de poudre. Budget consenti : 35 000 euros. Attention aux yeux…

    LES OSTRÉICULTEURS EN DÉTRESSE
    Pour la troisième année, les huîtres juvéniles meurent sur la côte. La pénurie de produit guette une profession qui se demande comment passer ce nouveau coup dur.
    Agnès MARRONCLE

     

    Le soleil inonde la côte de Charente-Maritime, le petit train de La Tremblade promène les touristes. Mais chez les ostréiculteurs, le coeur n'y est pas: pour la troisième fois en trois ans ils étaient ce milieu de semaine en réunion de crise, venus de l'île d'Oléron comme de Port-des-Barques, de Ré ou de Bourcefranc. «Il y a un peu moins de public que les fois d'avant. Les gens n'imaginent plus qu'ils pourraient apprendre quelque chose de positif», suppose Jean-Yves Rousselet, dont la famille produit des huîtres à La Tremblade depuis quatre générations.

    «Cette année, j'ai déjà constaté 70% de perte sur les juvéniles de mes parcs. C'est un peu moins qu'en 2009, mais ce n'est peut-être pas fini, affirme l'ostréiculteur. Cette surmortalité a débuté en 2008, puis 2009 et maintenant 2010. Pour continuer à vendre, je ne peux plus compter sur mes captages. Je suis obligé d'acheter des lots de coquillages pour finir de les faire grossir. Ça fait de l'argent dehors, ça fragilise les entreprises et on se demande vraiment de quoi demain sera fait

    La cause de la mortalité est toujours la même: la combinaison infectieuse d'un virus herpès et d'une bactérie qui se développent dès que l'eau de mer dépasse les 16 ou 17°C. «Les premières mortalités ont été constatées dès avril», note Gérard Viaud, le président de la section régionale conchylicole Poitou-Charentes qui rappelle qu'en prime, la profession a essuyé la tempête Xynthia. «Il y a eu des cabanes à reconstruire, des marais à remodeler.»

    Face à cette nouvelle perte de cheptel, l'état reconduit les mesures de l'an dernier: mobilisation du fonds de calamité agricole, du fonds d'allégement de charges, exonération des redevances domaniales... Reste le coeur du problème: que faire face à la mortalité des jeunes huîtres? «Ifremer et les écloseries travaillent à identifier une souche d'huîtres résistantes aux agents infectieux en cause», rappelle Laurent Champeau, le directeur de la section régionale conchylicole. La salle gronde, exprimant une méfiance de plus en plus forte vis-à-vis des «scientifiques» qui n'ont pas pu sortir de leur labo une solution miracle. «C'est qu'il n'y en a pas!», martèle Gérald Viaud. Le président a néanmoins sa propre opinion sur la crise «Elle est d'abord environnementale. Le problème, il n'est pas qu'à notre niveau, il vaut pour la planète.»

    Pour faire face à la pénurie , l'importation d'huîtres du Japon est envisagée. Une fois levée la contrainte des autorisations vétérinaires et de celles de l'Europe, autrement dit de longs délais. Réensemencer le milieu naturel prendra du temps. «Et en attendant, on fait quoi?», interroge la salle. «Moi, ce à quoi je pense, c'est surtout à ce que je pourrais faire d'autre, affirme l'Oléronnais Thierry Trousseau. J'ai 47 ans dont vingt-cinq passés dans l'ostréiculture. Mais là, j'y vois plus mon avenir.»

    Pendant ce temps, André, un retraité de l'ostréiculture, faisait son petit tour quotidien entre les cabanes des professionnels. «Il y en a plein qui servent plus. Celle-ci, c'est un docteur qui l'a rachetée pour mettre son voilier au ponton. Celle-là, c'est pareil. Ici de mon temps, on était un millier à travailler. Bientôt il n'y aura plus que des touristes.» La vision est gravement pessimiste, mais ces temps-ci à La Tremblade, le pessimisme est partagé.

    Les fameuses cabanes des ostréiculteurs - ici sur le chenal de la Grève à La Tremblade -ont-elles un avenir, c'est la question

     


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