• Pointe-au-Père

    POINTE-AU-PERE

    Jour 6 du circuit                     [Cliquez ici pour la Google map en ligne]

    Pointe-au-Père,  aujourd'hui secteur de la ville de Rimouski, aurait été baptisée ainsi en mémoire du passage du Père jésuite Henri Nouvel, premier missionnaire à avoir rejoint les deux rives du Saint-Laurent, et qui aurait célébré une messe le 8 décembre 1663 avec un groupe d'amérindiens de la Côte-Nord venu en expédition de chasse à l'orignal. La messe aurait été célébrée sur une pointe de terre qui s'avance dans le fleuve un peu en aval de Rimouski. Il est dit que c’est depuis que Pointe-au-Père est tournée vers la mer,  depuis le jour où le père Henri Nouvel dut y accoster lors d’une tempête.

    (Ville de Rimouski)

    C'est de cet endroit que les pilotes du Saint-Laurent rejoignaient les navires pour les guider dans leur trajet vers Montréal.

    Le phare

    Le phare, blanc et rouge, d’une hauteur de 33 mètres, est le deuxième plus haut phare du Canada (après celui du cap des rosiers, 37 mètres) ; il désigne l’endroit où le fleuve devient officiellement l’estuaire du Saint-Laurent. (le phare de Pointe-au-Père ). Un premier phare est érigé à Pointe-au-Père en 1859 afin de mieux baliser cet endroit du fleuve; il s'agit d'un phare de 5 lampes à l'huile équipées de réflecteurs de 21 pouces. Le premier phare est détruit dans un incendie le 13 avril 1867. Un deuxième phare est construit pour le remplacer et est muni d'un éclairage fixe. L'éclairage devient rotatif en 1890. En 1902, on remplace les lampes à l'huile par des lampes au gaz acétylène de la compagnie Sunlight. En 1909, on construit un nouveau phare plus moderne en béton armé, d'une hauteur de 97 pieds, soit à peu près 33 mètres. De forme octogonale, érigée en béton armé, il est renforcé de huit contreforts de même matériau. Le phare de Pointe-au-Père est l'un des rares au Québec à avoir encore son mécanisme et son système optique d'origine. Il a été remplacé par un phare automatisé. C’est le lot de tous les phares de la planète, et l’arrivée du GPS ne leur laisse plus grand avenir.

    Nous grimperons donc gaillardement ses 128 marches, qui ne nous font pas peur. Il faut dire que notre phare de la Coubre (à l’entrée de la Gironde), pour ne citer que lui, trône à 64 mètres de haut et 300 marches, celui des Baleines (dans l’île de Ré) 257 marches pour plus de 59 mètres, et celui de la pointe de Chassiron (dans l’île d’Oléron) 224 marches pour 46 mètres ! Nous avons donc l’entraînement en matière de phare. Une fois là-haut, nous découvrons que le mécanisme est peut-être bien un peu français.

    Mais, on a beau être cigogne, on peut quand même souffrir du vertige et n’en mener pas large une fois là-haut. La vue n’en est pas moins intéressante : nous pouvons admirer toute cette belle région (enfin, pour le caribou, car la cigogne se contente de prendre des photos sans trop regarder en bas), et comprenons mieux la géographie du lieu. Et les drames qui ont pu se jouer dans les eaux qui coulent à nos pieds. Des centaines d’épaves reposent en en-effet au fond de ce grand fleuve.

    Avec un peu plus de temps, nous aurions pu aller visiter la maison du gardien et le hangar de la corne de brume.

    Le pavillon de l’Empress of Ireland

    Un drame, en particulier, est honoré à Pointe-au-Père : le naufrage, de l’Empress of Ireland. Un film en 3D (en trois dimensions) relate l’histoire tragique de ce paquebot, deux ans après le Titanic, et lui aussi construit pour être insubmersible, mais qui fut éperonné par un charbonnier norvégien équipé en brise-glace, le Storstad : 1012 morts en 14 minutes.

    La brume, le froid et l’impossibilité d’accéder aux canots de sauvetage en furent les causes. L’histoire fut vite oubliée avec le déclenchement de la première guerre mondiale. Film bouleversant et plus sobre que tout ce qui a pu être fait et dit sur le grand frère Titanic. L'épave de l'Empress of Ireland repose dans le fond du fleuve Saint-Laurent, à 11 kilomètres au large de Pointe-au-Père, au Québec, sous 40 mètres d'eau. À la surface flotte une bouée.

    L’architecture du musée rappelle l’instant fatidique de l’impact entre l'Empress of Ireland et le charbonnier norvégien Storstad. De façon plus spécifique, le concept respecte certaines dimensions réelles des deux navires. Ainsi les caractéristiques de l'Empress of Ireland, à savoir la largeur de la partie habitée des cabines de 1ère classe où a eu lieu l'impact, de même que le diamètre et la distance entre les deux cheminées sont à l'échelle. De plus, une partie de la salle d'exposition s'enfonce dans le sol, rappelant le naufrage.

    Dans ce musée sont également exposés des objets récupérés sur l’épave : de la vaisselle, du mobilier, de l’argenterie, des instruments de navigation, des morceaux du paquebot (des hublots, par exemple).

    Je vous encourage à cliquer sur les liens suivants pour en savoir davantage sur ce naufrage oublié.

    Empress_of_Ireland

    La malédiction de l'Empress of Ireland

    Les naufrages Canada

    Le pavillon de l'Empress of Ireland

    La grande nageuse

    (résine de polyester, fibre de verre et aluminium. Fini acier) Longueur : 6,00 m Hauteur : 1,95 m Largeur : 1,20 m.

    Professeur-chercheur à l’UQAR en technologie de la sculpture, Roger Langevin, le plus souvent secondé par le designer Jacques Bodart et le technicien Gaston Ouellet, a mis au point depuis 10 ans des procédés nouveaux permettant la réalisation d’œuvres de grand format pouvant résister aux pires intempéries. La grande nageuse est une de celles-là. L’œuvre montée sur lames d’aluminium a d’abord été découpée dans des panneaux de styromousse, puis recouverte successivement de treillis métallique, de ruban adhésif, de toile de verre et résine de polyester. Cette sculpture évaluée à 40 000 $ par la Galerie Archambault (Lavaltrie) et Clarence Gagnon (Montréal) a été léguée par l’artiste au Site historique maritime de la Pointe-au-Père à Rimouski en 2006.

    Je retiendrai d'elle une expression de douceur extrême et d'amour envers ce poisson qui semble symboliser tous ceux qui reposent au fond du Saint-Laurent. Je n'aime d'ailleurs pas ce nom de "grande nageuse". J'aimerais l'appeler "la fée des eaux", ou "la mère".

    Le sous-marin Onondaga

    Nous n’aurons malheureusement pas le temps de visiter le sous-marin (les aléas des voyages organisés…). Ce sera pour une autre fois si nous revenons dans le coin.

    La visite du sous-marin Onondaga fait partie de la visite du Site historique maritime de la Pointe-au-Père. Ce navire canadien a été opérationnel de 1967 à 2000, assurant la surveillance des côtes canadiennes et participant à des missions de l’OTAN. On y promet une plongée dans le quotidien d’une soixantaine d’hommes confinés pendant des mois dans un sous-marin de 90 mètres.

    C’est le seul sous-marin accessible au public au Canada.

    Une dernière petite information : L'onondaga est une langue iroquoienne du Nord parlée dans l'État de New York et en Ontario sur la réserve des Six-Nations

    Les passionnés de sous-marinade pourront aller cliquer dans les liens suivants pour en savoir davantage :

    Le sous-marin Onondaga

    Le projet Onondaga

    Il nous aurait fallu beaucoup de temps pour tout voir en ce lieu important de l’histoire maritime du Québec. Il en va ainsi en voyage organisé.

    Nous pourrions nous y attarder toute une journée une autre fois.

    Flonigogne


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