• Marée noire en Louisiane : revue de presse du 11 mai 2010

     

     

    Marée noire : un nouveau dôme pour enrayer la fuite

    Les techniciens vont injecter de la boue et du ciment dans la valve de sécurité du puits de pétrole pour colmater la fuite.

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    Le couvercle installé samedi soir sur l'une des trois 
fuites de pétrole a dû être retiré. (AFP) Le couvercle installé samedi soir sur l'une des trois fuites de pétrole a dû être retiré. (AFP)

    Des techniciens de la compagnie pétrolière British Petroleum devaient recevoir des équipements leur permettant de procéder à une nouvelle tentative de colmater la principale fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique, selon un plan d'activité de British Petroleum dont l'Associated Press a pu prendre connaissance dimanche 9 mai.

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    Le matériel, qui doit être acheminé par bateau, devrait permettre aux techniciens d'injecter de la boue et du ciment dans la valve de sécurité du puits de pétrole. Cette opération pourrait prendre de deux à trois semaines.

    Mark Proegler, porte-parole de BP a indiqué que la compagnie pétrolière envisage trois options pour colmater la fuite à l'origine de la marée noire. BP n'a pas renoncé à tenter à nouveau de poser un coffre sur la fuite pour pomper le pétrole jusqu'à un pétrolier en surface, mais il serait de plus petite taille que le précédent. Ce nouvel équipement doit arriver mardi 11 mai ou mercredi 12 mai sur zone.

     

    Apparition de cristaux

    Ce nouveau dôme de confinement devrait être moins vulnérable car il contiendrait moins d'eau, d'après Doug Suttles, le chef des opérations de la compagnie. Une autre option consisterait à couper le tuyau sous-marin par lequel s'échappe le pétrole, et d'en connecter un plus gros qui acheminerait le produit vers des navires en surface. Elle n'a pas la préférence des ingénieurs pour le moment. Les ingénieurs de BP se sont donnés jusqu'à lundi 10 mai au moins pour trouver une solution pour boucher la fuite. Au rythme actuel de 757.000 litres par jour, le dégagement en mer atteindrait 13,3 millions de litres depuis le 20 avril.

    Le premier coffre mesurant 12m et pesant 100 tonnes, terminé à son extrémité supérieure par un entonnoir renversé, avait été descendu vendredi au fond de l'eau par une grue. Une opération inédite à une telle profondeur, où la pression est suffisante pour écraser un sous-marin. Ce coffre géant d'acier et de ciment, posé vendredi 7 mai sur la fuite, avait dû être retiré le lendemain après la formation de cristaux de glace empêchant tout pompage. Les techniciens l'ont éloigné de la fuite pour le mettre à l'abri, à 500 mètres de là.

    A cette profondeur, sous des conditions de forte pression et de basse température, le gaz s'échappant en même temps que le pétrole forme au contact de l'eau des hydrates de méthane, sous forme de cristaux de glace, a expliqué Doug Suttles. Ces cristaux, inflammables et donc potentiellement dangereux, ont également pour effet d'obstruer les conduits, empêchant le pompage du pétrole.

    "Je ne dirais pas encore que cela a échoué", avait expliqué Doug Suttles. "Je dirais plutôt que ce que nous avons tenté de faire la nuit dernière n'a pas marché", a-t-il nuancé. Les ingénieurs de BP envisagent parmi les solutions possibles d'injecter de l'eau chaude ou du méthanol pour empêcher la formation des cristaux.

     

    "Pas une solution définitive"

    La maree noire est due à l'explosion, le 20 avril, de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, exploitée par BP, qui a fait 11 morts. Une canalisation reliant le puits à la plate-forme, qui a sombré par le fond le 22 avril, s'est rompu en plusieurs points. Depuis l'accident, à environ 80km au large de la Louisiane, près de 800.000 litres de pétrole se déversent chaque jour dans le Golfe du Mexique. Le dôme de confinement était censé collecter près de 85% du pétrole s'échappant du puits: le brut devait être siphonné au moyen d'un pétrolier en surface, après la mise en place d'un conduit reliant le coffre au bateau.

    Le contre-amiral des garde-côtes Mary Landry avait mis en garde samedi contre tout optimisme prématuré, soulignant que le coffre "n'est pas la solution définitive" pour tarir la source des fuites. "La solution définitive est d'injecter du ciment" via un forage parallèle et de boucher ainsi ce puits, avait-elle souligné. Tout cela "n'est pas instantané", avait-elle noté.

    Près de huit millions de litres d'un mélange constitué de 10% de pétrole et le reste d'eau ont été pompés, quelque 258km de barrages flottants antipollution ont été déployés, tandis qu'un million de litres de produits chimiques dispersants ont été largués sur les nappes, à la surface de l'eau. Environ 190 bateaux, plus de 4.500 personnes participent aux efforts de nettoyage, épaulées par 2.500 bénévoles.

    Mais samedi 8 mai, des boulettes de pétrole ont atteint une plage très fréquentée de l'île Dauphin, en Alabama, à environ 160 kilomètres de la plate-forme. Une demi-douzaine de boulettes ont été ramassées et leur origine doit être analysée pour vérifier qu'elles proviennent bien des fuites du golfe du Mexique, a précisé un responsable des garde-côtes, Adam Wine.

    (Nouvelobs.com avec AP)

    /05/10 19:55 Réagir

    Le Mexique envisage des poursuites contre BP

     

    MEXICO (AP) — Le Mexique envisage des poursuites judiciaires contre la compagnie pétrolière British Petroleum pour la marée noire dans le Golfe du Mexique, qui menace des tortues et d'autres animaux migrant entre les eaux américaines et mexicaines.

    Le secrétaire mexicain à l'Environnement, Juan Rafael Elvira Quesada, a reconnu mardi que la pollution, provoquée par l'explosion le 20 avril de la plate-forme Deepwater Horizon à 80 kilomètres au large de la Louisiane, ne devrait pas atteindre les côtes de son pays.

    Mais ses services surveillent l'impact de la catastrophe sur plusieurs espèces d'animaux au Mexique. Les petites tortues marines Lora, par exemple, qui pondent leurs oeufs sur les plages de Tamaulipas et Veracruz, passent une partie de l'année au large des côtes de Louisiane, a-t-il expliqué.

    M. Quesada estime que BP doit être tenu responsable, et ses collaborateurs examinent le droit international environnemental pour voir quelles actions pourraient être menées. "Il est important et nécessaire que de telles erreurs, omissions, accidents ne restent pas impunis", a-t-il affirmé.

    Les défenseurs de l'environnement craignent que le Mexique ne pâtisse de la marée noire. "Même si la nappe n'a pas atteint les côtes mexicaines, l'environnement n'a pas de frontières", souligne Angelica Simon, de Greenpeace Mexique. "La pollution d'écosystèmes comme les zones humides, qui fournissent des services environnementaux à l'ensemble de la population, nous affecte tous." AP

     


    BP à la recherche de solutions pour stopper la marée noire, même insolites
    LEMONDE.FR | 11.05.10 | 18h46  •  Mis à jour le 11.05.10 | 19h13

    rois semaines après l'explosion au large des Etats-Unis de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, la compagnie Beyond Petroleum (BP) s'enlise dans la marée noire. Dans le golfe du Mexique, le forage des puits de secours devrait prendre plusieurs semaines. "Dès la perte de contrôle d'un puits de pétrole, les pétroliers tentent de dévier le flux, explique Jean Guesnon, directeur expert pour les technologies offshores à l’Institut français du pétrole, interrogé par Le Monde.fr. Pour l'instant, l'opération est réalisée dans la roche tendre. Mais plus la manœuvre avance, plus il faut prendre de précautions." Cette technique méticuleuse et onéreuse est utilisée régulièrement sur les plates-formes pétrolières.En attendant d'atteindre les 4 000 mètres de profondeur, BP tente d'installer un dispositif d'urgence. Ce week-end, la mise en place d'un dôme géant d'une centaine de tonnes a échoué à cause de la formation de cristaux de glace."Ils se forment à la rencontre du gaz, du pétrole et de l'eau à basse température et forte pression", explique Jean Guesnon.A 1 500 mètres de profondeur, ces conditions sont prévisibles. "Mais ces cristaux se sont formés beaucoup plus rapidement que prévu au contact de la chape." Tirant des enseignements de cet échec, un nouveau dôme, plus petit (1,5 mètre de haut pour 1,2 mètre de diamètre), sera mis en place en milieu de semaine. Au cours de cette nouvelle opération, deux tuyaux descendront la "cloche" avec un système d'injection d'eau chaude et de méthanol pour empêcher la formation des cristaux. Mais, plus petit, il risque aussi d'être moins efficace.

     

    D'autres solutions sont suggérées, comme "l'injection de cochonneries". "C'est-à-dire une injection sous très haute pression d'un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre pour stopper la fuite", précise l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner les opérations. "BP doit être en train d'étudier cette mesure, précise Jean Guesnon. Dès lors que l'on intervient à l'intérieur du puits, il faut être très vigilant et précis, au risque d'agrandir la fuite." Le président Barack Obama lui-même a insisté, lundi 10 mai, sur la nécessité de consulter "des experts indépendants" et "que tous les points de vue s'expriment pour identifier des solutions".

    LES INTERNAUTES MIS À CONTRIBUTION

    A défaut de solution d'urgence probante pour arrêter l'hémorragie de brut, BP se lance dans la communication. Le groupe pétrolier a ouvert un site Internet deepwaterhorizonresponse.com. Outre suivre les opérations en cours, les internautes peuvent y suggérer des"solutions alternatives". Les plus pertinentes d'entre elles seront étudiées par les ingénieurs de la compagnie pétrolière. "Sans avoir émis d'appel, lors de la marée noire, nous avons reçu plus de six cents suggestions. Aucune n'a abouti", relèveChristophe Rousseau, directeur adjoint du Centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), à Brest.

    D'ores et déjà, l'association "matter of trust" récupère des cheveux sur tout le continent pour en remplir des bas afin d'en faire des éponges à pétrole. "Ce barrage de fortune est proposé à chaque marée noire, rappelle Christophe Rousseau. Il existe d'autres techniques de barrage en grillage à poules ou en végétaux, utiles à défaut de barrages manufacturés disponibles. Mais ces méthodes restent anecdotiques au sein d'un dispositif de 84 kilomètres." En attendant, chaque jour, 800 000 litres de brut s'échappent en mer, tandis que près de deux cents bateaux tentent d'en récupérer un maximum.

    rois semaines après l'explosion au large des Etats-Unis de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, la compagnie Beyond Petroleum (BP) s'enlise dans la marée noire. Dans le golfe du Mexique, le forage des puits de secours devrait prendre plusieurs semaines. "Dès la perte de contrôle d'un puits de pétrole, les pétroliers tentent de dévier le flux, explique Jean Guesnon, directeur expert pour les technologies offshores à l’Institut français du pétrole, interrogé par Le Monde.fr. Pour l'instant, l'opération est réalisée dans la roche tendre. Mais plus la manœuvre avance, plus il faut prendre de précautions." Cette technique méticuleuse et onéreuse est utilisée régulièrement sur les plates-formes pétrolières.

    En attendant d'atteindre les 4 000 mètres de profondeur, BP tente d'installer un dispositif d'urgence. Ce week-end, la mise en place d'un dôme géant d'une centaine de tonnes a échoué à cause de la formation de cristaux de glace."Ils se forment à la rencontre du gaz, du pétrole et de l'eau à basse température et forte pression", explique Jean Guesnon.A 1 500 mètres de profondeur, ces conditions sont prévisibles. "Mais ces cristaux se sont formés beaucoup plus rapidement que prévu au contact de la chape." Tirant des enseignements de cet échec, un nouveau dôme, plus petit (1,5 mètre de haut pour 1,2 mètre de diamètre), sera mis en place en milieu de semaine. Au cours de cette nouvelle opération, deux tuyaux descendront la "cloche" avec un système d'injection d'eau chaude et de méthanol pour empêcher la formation des cristaux. Mais, plus petit, il risque aussi d'être moins efficace.

     

    D'autres solutions sont suggérées, comme "l'injection de cochonneries". "C'est-à-dire une injection sous très haute pression d'un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre pour stopper la fuite", précise l'amiral Thad Allen, chargé de coordonner les opérations. "BP doit être en train d'étudier cette mesure, précise Jean Guesnon. Dès lors que l'on intervient à l'intérieur du puits, il faut être très vigilant et précis, au risque d'agrandir la fuite." Le président Barack Obama lui-même a insisté, lundi 10 mai, sur la nécessité de consulter "des experts indépendants" et "que tous les points de vue s'expriment pour identifier des solutions".

    LES INTERNAUTES MIS À CONTRIBUTION

    A défaut de solution d'urgence probante pour arrêter l'hémorragie de brut, BP se lance dans la communication. Le groupe pétrolier a ouvert un site Internet deepwaterhorizonresponse.com. Outre suivre les opérations en cours, les internautes peuvent y suggérer des"solutions alternatives". Les plus pertinentes d'entre elles seront étudiées par les ingénieurs de la compagnie pétrolière. "Sans avoir émis d'appel, lors de la marée noire, nous avons reçu plus de six cents suggestions. Aucune n'a abouti", relèveChristophe Rousseau, directeur adjoint du Centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), à Brest.

    D'ores et déjà, l'association "matter of trust" récupère des cheveux sur tout le continent pour en remplir des bas afin d'en faire des éponges à pétrole. "Ce barrage de fortune est proposé à chaque marée noire, rappelle Christophe Rousseau. Il existe d'autres techniques de barrage en grillage à poules ou en végétaux, utiles à défaut de barrages manufacturés disponibles. Mais ces méthodes restent anecdotiques au sein d'un dispositif de 84 kilomètres." En attendant, chaque jour, 800 000 litres de brut s'échappent en mer, tandis que près de deux cents bateaux tentent d'en récupérer un maximum.


    Caroline Venaille
     
     
    FRANCE SOIR
     
    Marée noire - Des bateaux bretons pour dépolluer la Louisiane
    De notre envoyé spécial à Paimpol, Romain Katchadourian 11/05/10 à 09h30
    Une PME bretonne spécialisée dans la dépollution marine – Ecocéane – propose de prêter à BP trois navires pour ramasser les nappes d’hydrocarbures au large du golfe du Mexique. Dans les Côtes-d’Armor, France-Soir a assisté aux derniers préparatifs avant le départ.

     

    Des bâteaux bretons pourraient aider les Américains à lutter 
contre la marée noire
    Des bâteaux bretons pourraient aider les Américains à lutter contre la marée noire
    © Romain Katchadourian

    Ils n’attendent plus qu’une chose : le feu vert de BP. Si tout va bien, celui-ci devrait intervenir dans les prochains jours et les trois bateaux de l’entreprise bretonne, mis à disposition de la compagnie pétrolière, pourraient prendre un cargo au Havre avant la fin de la semaine. Direction : la Louisiane. « Nous prêtons à la compagnie pétrolière trois navires dépollueurs pour peu qu’ils prennent en charge le transport, estimé à 250.000 euros », explique Eric Vial, le président d’Ecocéane, contacté dimanche. « Il s’agit de deux petits bateaux spécialisés dans la dépollution du littoral et d’un plus gros, le Catamar, pour le ramassage en haute mer. Cela fait dix jours que cela dure, avec 800.000 litres par jour, il faut bien ramasser tout ce pétrole. »

    Jean-Louis Borloo les soutient

    Et combattre la pollution, la société créée en 2003 y est prête. Dans le chantier naval, situé à la sortie de Paimpol, peu d’indices laissent présager un départ imminent. Les soudeurs, tôliers et ingénieurs continuent leur travail car malgré l’actualité, pas question de laisser tomber la production habituelle. Seuls les bateaux sagement alignés à l’entrée du chantier, parés à être embarqués, témoignent d’une discrète mobilisation. Voilà plusieurs jours que l’entreprise attend l’autorisation de partir.

    Tout s’est emballé le 4 mai, le jour où sur l’antenne de France Inter, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, cite Ecocéane et ses bateaux en évoquant les moyens dont dispose la France pour aider les Etats-Unis. « Depuis l’intervention du ministre, le téléphone sonne beaucoup plus, sourit Sylvain Montels, directeur commercial. Nous avons activé nos contacts sur place, ainsi qu’auprès des autorités françaises – au ministère de l’écologie et au secrétariat d’Etat au Commerce extérieur – pour essayer de partir le plus rapidement possible mais jusqu’à présent, BP misait tout sur le couvercle. Maintenant que cette solution ne fonctionne pas vraiment, ils vont peut-être s’intéresser à autre chose et notamment à nos bateaux. En tout cas, nous sommes prêts. » A l’étage du bas dans le chantier, les ouvriers aussi attendent ce départ avec impatience. « Quand on aime les bateaux qu’on fabrique, on a envie de les voir à l’œuvre », clame Christophe Hamon, vêtu d’un bleu de travail, un masque de soudeur à la main.

    « Il faut vraiment qu’on parte »

    Selon ses concepteurs, le système utilisé par les navires bretons est plus efficace que les bateaux pompeurs traditionnels qui, eux, aspirent 75 % d’eau et 25 % d’hydrocarbures. « Nos bateaux n’aspirent que du pétrole et ils peuvent être reliés à un tanker vers lequel on évacue le pétrole au fur et à mesure. Le Catamar peut ainsi travailler en continu et couvrir une surface de 30 ha par jour à raison de 100 m3 par heure », poursuit Syvain Montel.

    Sur la route qui mène au port, Patrick Gérard, l’un des transporteurs et formateurs de la société regrette de ne pas être parti plus tôt. « Si, dès le départ, BP ou les autorités américaines nous avaient donné l’autorisation de partir, nous aurions récupéré beaucoup de pétrole. Une fois que les côtes sont touchées, c’est fini. La nature met des dizaines d’années à s’en remettre. Ici, à certains endroits, on peut encore voir la hauteur atteinte par le pétrole de l’Erika sur le granit rose. Il s’est incrusté dans la pierre. Il faut vraiment qu’on parte. » En plus des trois navires prêtés par la société, six autres sont également prêts à se rendre en Louisiane pour nettoyer ce qui s’apprête à être une des plus grosses marées noires de l’histoire.

    Marée noire : nouvelle tentative de BP avec une chape réduite

    Le groupe britannique BP va essayer de colmater une des fuites de pétrole avec une chape plus petite que celle précédemment essayée.
    marée noire Golfe du Mexique

    Alors que la situation s'aggrave dans le Golfe du mexique et sur les côtes américaines face à la marée noire venue d'une plateforme pétrolière qui a coulé, son exploitant BP effectue une nouvelle tentative pour colmater la fuite.  Il compte cette fois sur une chape d'acier plus petite que la précédente.

    Ce week-end, BP avait échoué dans sa tentative de couvrir l'une des trois fuites d'une chape de douze mètres de haut et de cent tonnes. La manoeuvre avait été perturbée par la création de cristaux proches de la glace à 1500 mètres de profondeur. Pour éviter cela, il faudrait chauffer l'intérieur de ce cône qui git, pour l'heure, sur le fond, à quelque 200 mètres du lieu de la fuite.

    L'enjeu est d'absorber 85% des 800.000 litres de brut qui se répandent par jour à 80 kilomètres des côtes de Louisiane.Autre alternative : boucher les fuites avec un mélange spécial dont l'effet doit toutefois être testé préalablement.

    BP est en tout cas sous pression. Le ministre américain de la Justice américain Eric Holder a indiqué dimanche sur la chaîne de télé ABC avoir envoyé sur place une équipe "pour voir ce que nous pourrions faire en ce qui concerne ce qui s'est passé et s'il y a eu des fautes d'exécution ou de conduite de la part de BP". Le groupe pétrolier britannique a fait savoir ce lundi que la marée niore lui avait déjà coûté 350 millions de dollars.

    BP est déjà poursuivi au civil par plusieurs plaintes en nom collectif ("class action"), la plupart émanant de professionnels de la pêche ou du tourisme, évidemment pénalysés par la marée noire. Celle-ci a commencé à toucher les côtes, notamment quelques îles inhabitées de Louisiane.

    latribune.fr


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    Le Sénat américain se penche sur l'origine de la marée noire

    Par Reuters, publié le 11/05/2010 à 15:29

    Les groupes impliqués dans la construction de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon doivent s'expliquer mardi devant le Congrès américain sur les circonstances de l'explosion de cet ouvrage offshore à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique.

    Des pélicans
 menacés par la marée noire à Drum Bay, près de Hopedale, en Louisiane. 
Les groupes impliqués dans la construction de la plate-forme pétrolière 
Deepwater Horizon doivent s'expliquer mardi devant le Congrès américain 
sur les circonstances de l'explosion de cet ouvrage offshore à l'origine
 de la marée noire dans le golfe du Mexique. (Reuters/Sean Gardner)

    Des pélicans menacés par la marée noire à Drum Bay, près de Hopedale, en Louisiane. Les groupes impliqués dans la construction de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon doivent s'expliquer mardi devant le Congrès américain sur les circonstances de l'explosion de cet ouvrage offshore à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique. (Reuters/Sean Gardner)

    Trois cadres dirigeants, Lamar McKay (BP America), Steven Newman (Transocean) et Tim Probert (Halliburton) seront entendus par deux commissions du Sénat - Energie et Ressources naturelles, Environnement et Travaux publics.

    Les témoignages écrits en prévision de ces auditions laissent supposer que chacun se renverra la responsabilité de l'explosion et de l'échec des mesures visant à empêcher le pétrole de se répandre dans les eaux du golfe du Mexique.

    La plate-forme a explosé le 20 avril et sombré deux jours plus tard. Onze employés ont trouvé la mort dans l'accident, qui a déclenché la marée noire.

    Lisa Jackson, directrice de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), a déclaré mardi que cette catastrophe pourrait être d'une ampleur sans précédent aux Etats-Unis, pire que celle de l'Exxon Valdez en Alaska, en 1989.

    La compagnie de forage Transocean, basée à Zoug, en Suisse, achevait la construction de cette plate-forme pour le compte du groupe pétrolier britannique BP quand l'accident s'est produit.

    Le groupe américain de services parapétroliers Halliburton est également convoqué car il était chargé de réaliser la cimentation et le bouchon du puits.

    Dans son témoignage, Transocean estime que l'explosion trouve son origine dans l'échec de cette opération.

    BP accuse quant à elle Transocean, qui supervisait la mise en place du système de conduites et de valves destiné à stopper le flot de pétrole en cas de changement de pression soudain.

    PEU DE CERTITUDES

    "Ce que nous savons avec certitude (...), c'est que la cimentation, l'enveloppe ou les deux ont cédé de manière soudaine et catastrophique", déclare Steven Newman, de Transocean. Il note que l'explosion s'est produite trois jours après l'achèvement des opérations de forage et que le puits était scellé avec du ciment.

    "Il est également clair que l'équipe de forage n'a eu que très peu de temps pour réagir, si elle en a eu", ajoute-t-il. "Les explosions ont été quasiment instantanées."

    Outre l'origine de l'explosion, les élus du Congrès comptent interroger les trois responsables sur le caractère approprié ou non de la réponse apportée à l'accident.

    David Nager, vice-président exécutif de BP America, a défendu lundi la réaction de sa compagnie. "Nous nous sommes mobilisés immédiatement", a-t-il dit devant des journalistes à Washington.

    Selon lui, l'incident s'est transformé en tragédie en raison du dysfonctionnement du système anti-explosion installé par Transocean. "C'était la dernière étape d'une série de mesures de sécurité (...) et elle était censée fonctionner", a-t-il dit.

    Le gouvernement fédéral américain, le Congrès et les groupes de défense de l'environnement ont réclamé la mise en place de nouvelles règlementations pour améliorer la sécurité des puits de forage en mer mais dans leurs témoignages, les dirigeants ne livrent aucune recommandation dans ce domaine.

    Après leurs auditions au Sénat, les cadres du secteur pétrolier retourneront au Capitole mercredi, pour y être entendus par la Commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants.

    BP réfléchit parallèlement aux moyens d'endiguer la marée noire après l'échec de sa solution la plus prometteuse, la pose d'un dôme de confinement sur la fuite principale.

    La compagnie entend désormais placer un couvercle de plus petite taille pour colmater le pétrole brut qui s'échappe par 1.500 mètres de fond.

    Jean-Stéphane Brosse pour le service français

    Marée noire : une nouvelle éponge, 100% naturelle, en cheveux

     

    Paru le 2010-05-11 11:39:00
     

    A la Nouvelle-Orléans aux États-Unis, la nouvelle tendance du moment est de combattre la marée noire à coups de collants remplis de cheveux.

    Depuis jeudi, la tension est à son comble en Louisiane. C’est à cause d’une explosion qu’une plate -forme pétrolière a coulé à 70 km des côtes, entraînant une marée noire de grande ampleur. Jusque là, personne n’avait trouvé de solution miracle pour combattre les nappes de pétrole qui s’abattent près des plages. L’idée vient tout droit d’une association, "Matter of trust". Selon elle une livre de cheveux (à peu près 500 grammes) peut absorber jusqu'à 4 litres de pétrole. Les volontaires se mettent alors au travail en récoltant les cheveux des coiffeurs de New-York, San Francisco ou Chicago, afin d’évacuer au plus vite les 800.000 litres qui se déversent dans le golf du Mexique.

    Daisye Suduran, directrice du salon de beauté d'un grand hôtel de La Nouvelle-Orléans, assure avoir le soutien de tous les coiffeurs qu’elle a contactés. "J'ai même entendu dire, ajoute-t-elle, que certains ados se coupaient leur queue de cheval pour l'occasion."

     

    TF1

    Marée noire : un nouveau "couvercle" et des méthodes insolites

    Par TF1 News (d'après agence) le 11 mai 2010 à 06:54

    Outre un nouveau couvercle, plus petit, BP prévoit "d'injecter sous très haute pression un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf pour stopper la fuite".

    Il y a urgence à stopper la marée noire. 800.000 litres de pétrole se répandent par jour au fond du golfe, à 80 km des côtes de Louisiane, dans le sud des Etats-Unis. La fuite a déjà coûté 350 millions de dollars à BP. Après l'échec de la mise en place d'un couvercle de 12 mètres de haut en raison de la présence de cristaux similaires à de la glace, le groupe pétrolier britannique cherche des solutions. Il a annoncé lundi la mise en place dans les 72 heures d'un nouveau couvercle, plus petit, qui, selon les experts ne devrait pas connaître les problèmes rencontrés par le précédent.

    Plus original, BP en appelle à toutes les bonnes idées sur le site deepwater horizonrespeonse.com et via un numéro vert. L'amiral Thad Allen, responsable des garde-côtes et chargé de coordonner les opérations par l'administration américaine, a aussi annoncé que BP prévoyait "d'injecter sous très haute pression un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre pour stopper la fuite". Doug Suttles directeur d'exploitation de BP a confirmé lundi que cette méthode insolite qu'il a présentée comme une "injection de cochonneries" était envisagée, mais qu'il faudrait deux semaines pour pouvoir la mettre en oeuvre.

    Réunion à la Maison Blanche
     
    BP a aussi entrepris de créer un puits de secours pour boucher définitivement le puits principal mais les forages vont prendre près de trois mois. Le groupe a aussi commencé lundi, pour la première fois, à injecter des produits chimiques dispersants directement à l'endroit de la fuite. Ces solutions expérimentales pourraient aussi se révéler dramatiques, des experts ayant mis en garde contre la possibilité d'endommager la structure à la sortie du puits, ce qui risquerait de multiplier la fuite par douze.
     
    Dans la salle ultra-sécurisée de la Maison Blanche destinée aux situations d'urgence, le président Barack Obama s'est entretenu de la situation lundi avec ses secrétaires à la Défense, à la Sécurité intérieure, à l'Energie et à l'Intérieur, en présence notamment du chef d'état-major interarmées. Le président a insisté sur la nécessité de consulter "des experts indépendants" et "que tous les points de vue s'expriment pour identifier des solutions", précise un communiqué qui rappelle aussi que "BP paiera tous les coûts pour mettre fin à cette pollution et à la nettoyer".

    Début du forage du plus profond puits de pétrole au large du Canada 

    La compagnie pétrolière Chevron Canada a entamé le forage du plus profond puits de pétrole offshore au Canada, a annoncé lundi sa direction, tout en se montrant rassurante après la catastrophe écologique survenue dans le golfe du Mexique. Ce forage doit établir un nouveau record pour le Canada, selon la compagnie: le puits, baptisé Lona O-55, va être creusé à un endroit où les eaux atteignent plus de 2,5 kilomètres de profondeur, soit un kilomètre de plus que le puits de BP en Louisiane, selon le quotidien Globe and Mail. Le forage est situé à environ 430 km au nord-est de St John's, au large de Terre-Neuve, à l'extrême est du Canada. Les autorités locales redoublent d'efforts pour rassurer la population. Pour l'instant, Chevron Canada ne fait pas mention de puits de secours. Sur son site internet, la compagnie parle d'"assurer des opérations sûres et sans incidents pendant le forage". La chaîne CBC news, sur son site, affirme pour sa part que "Chevron dispose de deux navires de forage qui pourraient creuser des puits de secours dans le Bassin Orphan". Selon Chevron, les opérations de forage devraient prendre plusieurs mois.

    Par TF1 News (d'après agence)le 11 mai 2010 à 06:54

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