• La croisière aux baleines

    La croisière aux baleines

    Jour 10 du circuit

    Ce Zodiac nous évoque août 2007, sur le port surchauffé de Saint-Siméon, nous regardions partir les bateaux de toutes tailles qui allaient tenter de voir les baleines. « On n’en verra peut-être pas… » Alors nous n’avons pas embarqué… Depuis,  nous savons que les observations peuvent être plus ou moins bonnes mais que, des baleines, on en voit !

    La baleine est une grosse bête ! Mais les bateaux n'ont pas besoin d'être gros...

     

    On vérifie le compte et on est partis !

    On regarde et on aperçoit quelques taches blanches au ras de l'eau, comme des morceaux de savon, ou de glace, ou de blanc d'œufs durs, ou de mousse à raser : ce sont des dos de belugas !

    Nous avions déjà aperçu des bélugas en empruntant le traversier saint-Siméon / Rivière-du-Loup. Nous les voyons juste d'un peu moins loin cette fois-ci !

     Le béluga est un cétacé, mais ce n'est pas une baleine parce qu'il n'a pas de "baleines", c'est-à-dire de fanons pour filtrer le krill, ces minuscules créatures dont les baleines raffolent.

    Taille : de 3 mètres à 4,50 mètres. Il mange des mollusques, des vers, des poissons divers...
    Son nom vient d'un mot russe qui veut dire "blanc". Son nom scientifique est delphinapterus leucas qui associe la couleur blanche à des nageoires de dauphins. (Cela renseigne donc aussi sur la famille.)

    On n'en verra pas davantage, mais... l'émotion de la première rencontre !

    Allons plus loin...

    ...avec la flotille.

    Cette construction un peu bizarre, au confluent dangereux du Saint-Laurent et du Saguenay est qualifiée de pilier du Haut-fond Prince et date de 1964. Pourquoi "Prince" parce que certain prince anglais y aurait bêtement échoué son bateau... (Chut... le prince de Galles, futur Edouard VII...)

    Il y eut bien sûr des gardiens pour le phare qui est maintenant automatisé depuis 1987. Avant, il y avait eu un bateau-phare

    Les vraies baleines, où sont-elles ?

    Heureusement la persévérance va payer ! Le commentateur nous prévient : "Baleines à 10 heures !"


    Voir taille réelle

    Nous aurons la chance d'apercevoir des dos et des nageoires de rorquals : des rorquals communs et des petits rorquals. Et même une queue qui plonge mais... trop tard pour la photo !

    Les rorquals sont les baleines que l'on voit le plus communément au large de Tadoussac, de vraies baleines attirées par le krill qui pullule à cet endroit où il y a un mélange d'eau douce et d'eau salée. Le rorqual commun mesure de 21 à 25 mètres, pèse de 40 à 50 tonnes ; le petit rorqual ne mesure que 8 mètres de long et ne pèse que de 6 à 8 tonnes mais il aime bien circuler en bandes : c'est ce que nous avons vu.

    Glou-glou !

    Tu pourrais mieux montrer ta bobine !

    Ce fut une belle sortie en "mer" et on recommencera pour espérer voir et photographier davantage ! Il vaut mieux y aller le matin de bonne heure, paraît-il, mais, ce qui est le plus important, c'est de sortir avec la marée montante parce que c'est à ce moment-là que les baleines courent se nourrir !

    Photo: Shrimp krill



    Le krill = des crevettes de 5 à 6 centimètres de long. Evolution de la baleine.

    La prochaine fois on en verra peut-être un peu plus comme sur cette vidéo empruntée :

     

    Retour au port avec une belle vue sur les toits rouges de l'hôtel et la chapelle des Indiens.

    Puisqu'on parle des Indiens, voici une petite légende concernant les Abénakis :

    La famille transformée en baleines

    Jadis, une grenouille géante terrorisait le pays et desséchait tous les cours d'eau, n'en conservant pour elle que quelques-uns où coulait une eau claire. personne n'avait réussi à la faire mourir. Finalement, le grand chef débarrassa le pays de la grenouille qui empêchait les Abénakis de se désaltérer en jetant un arbre sur elle. Aussitôt, de chacune des branches de l'arbre surgit une rivière.

    Durant cette disette d'eau, une tribu entière s'était mise en marche, de nuit, pour trouver un cours d'eau douce. Ils partirent si vite qu'ils en oublièrent au village un père et ses deux filles. Lorsque ceux-ci s'éveillèrent,ils s'aperçurent qu'ils avaient été abandonnés par la tribu ; ils se mirent alors à suivre les traces des leurs pour tâcher de les rattraper. Malheureusement, les pistes les emmenèrent à la mer où l'eau était salée. Arrivés à cet endroit, exténués, ils réalisèrent qu'ils n'avaient plus les forces nécessaires pour aller plus loin.

    C'est alors qu'ils descendirent, l'un dernière l'autre, dans ces eaux, et qu'ils en émergèrent ensuite, transformés en baleines.

    Il ne manque pas de gens pour affirmer que depuis, on les a vus, souvent, en bordure de la mer, lançant de forts jets d'eau sur le rivage. Mais elles ne viennent plus se chauffer au soleil sur les galets ; mon grand-père prétend qu'elles craignent de s'accrocher par le ventre sur d'anciens crochets à marsouins.


    In "Légendes Amérindiennes" par Jean-Claude Dupont, (c) Editions J.-C. Dupont, Québec, Canada, 1992

    AlCaribou


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