• Benoît Seguin : un deuxième roman du romancier de l'Assomption

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    Hebdo Rive Nord

    La voix de Benoît Séguin

    L’enseignant du Cégep à L’Assomption y va d’un deuxième roman

    par Daniel Richard
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    Article mis en ligne le 7 avril 2009 à 11:18
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    Malgré un sentiment d’urgence, il aura fallu quatre ans à Benoît Séguin pour achever son œuvre.

    Professeur de littérature au Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption, Benoît Séguin, s’est inspiré de sa vocation, l’enseignement, pour son deuxième roman.
    L’histoire se déroule au sous-sol d’un cégep, un lieu inhospitalier surnommé l’enfer. On y retrouve un jeune chargé de cours marginal et ténébreux qui doit partager le bureau d’un vieux professeur aphone, qui a fait du sous-sol sa deuxième maison depuis belle lurette.

    Naîtra à travers l’univers MSN une intense relation entre les deux collègues. L’aîné, Normand, invitera le jeune chargé de cours, Simon, à l’observer dans sa classe. Ce dernier y fera deux rencontres bouleversantes, Saint-Exupéry, écrivain, et Stéphanie, une jeune élève qui semble incapable de confronter le moindre côté sombre de la vie.

    Pour ce deuxième roman, M. Séguin avoue avoir fait le mélange entre fiction et expérience professionnelle. « J’ai quelque peu projeté cette expérience à travers les deux professeurs, Normand et Simon. Au-delà de ça, c’est vraiment de la fiction. Je ne raconte rien que j’ai directement vécu. Il n’y a aucune dimension autobiographique comme tel. »

    L’auteur s’est également amusé à laisser, transparaitre en quelque sorte le professeur en lui, à travers les deux personnages : « J’aurais tendance à dire que Simon est quelque peu ce que j’étais il y a quinze ans, lorsque j’ai commencé à enseigner. Outre le look, bien entendu. Pour ce qui est de Normand, il est ce que j’aimerais être dans quinze ans, lorsque je vais finir. C'est-à-dire, son respect de l’institution, son sens de la vocation et sa rébellion. »

    Tout au long du livre, il est justement question de la relation entre ces deux personnages principaux. « Simon reconnait en Normand, son mentor. Il a y même une certaine admiration envers ce dernier. Pour Simon, le regard de ce dernier est plus important que celui de n’importe qui. Il faut cependant remarquer que cette relation d’admiration est paradoxale, puisque leur relation est également centrée sur la confrontation, le questionnement et la prise de position. C’est ce qui fait la richesse de celle-ci. »

    De plus, Benoit Séguin a senti, tout au long de l’histoire, le besoin constant de description. Que ce soit sur le plan des sentiments, décors, etc. «Au départ, l’histoire est vraiment à la limite du vraisemblable. Par les nombreuses descriptions, je voulais donner un certain encrage. C’est de dire à mon lecteur : c’est une situation métaphorique, c’est en quelque sorte le modèle de l’école idéale, mais je triche un quelque peu dans l’invraisemblable. Alors pour combler cette irréalité, j’ai mis l’accent sur la description pour montrer au lecteur que l’histoire est bel et bien réelle. »
    « Pour l’instant, je déguste »
    Benoit Séguin ne dit pas non à une suite, mais pour le moment, il compte bien savourer son deuxième roman – Le pont des p’tites misères.
    « Pour le moment, je vais déguster celui-ci, mais s’il y avait un troisième roman, ça pourrait être une suite à La Voix du Maître », indique celui qui a étalé l’écriture de La Voix du Maître sur quatre ans, de façon sporadique. « Malgré les quatre ans, il y avait un certain sentiment d’urgence, sinon je ne l’aurais pas écrit. Cela dit, je carbure au sentiment d’urgence. Cependant, il y a une certaine sagesse qui s’est acquise avec le temps. J’ai pris le temps de le faire lire par d’autres de l’envoyer à des éditeurs. Une fois le roman écrit, il faut y aller mollo », conclut celui qui lançait officiellement son roman mardi.


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