• Après Floralia, des lauriers mais quelques épines

    SUD-OUEST /charente-maritime

    BILAN. Des professionnels mais aussi des visiteurs regrettent le cadre de l'abbaye royale

    Après Floralia, des lauriers mais aussi quelques épines

    Retour, une dernière fois, sur les manifestations qui ont animé le week-end du 1er mai à Saint-Jean-d'Angély. Après les enseignements du Salon du livre (« Sud Ouest » d'hier), il s'agit de tirer le bilan de Floralia.

    Horticulteurs, paysagistes, pépiniéristes et fleuristes ont investi, trois jours durant, la place de l'Hôtel de ville et jumelé, pour la première fois, leur rendez-vous avec le Salon du livre. Aucun d'entre eux ne semble remettre en cause ce rapprochement et l'idée d'un événement fort commun aux deux thématiques, fleurs et plantes d'un côté, livres de l'autre. « Mais il faudrait une plus grande symbiose entre les deux manifestations. Je m'attendais à ce que Michel Lis, Michel Le Jardinier, dédicace ses ouvrages au milieu des exposants de Floralia. Ce ne fut pas le cas... », regrette Frédéric Emard.

    Des regrets

    Le spécialiste des plants (tomates, courgettes) et des plantes aromatiques de Saint-Julien-de-l'Escap reconnaît avoir réalisé un chiffre d'affaires identique aux éditions précédentes. « Ce ne fut pas le cas de tout le monde. Certains exposants étaient mal placés et leurs clients ont eu du mal à les repérer. D'autres disposaient d'une surface de vente trop restreinte », martèle le même Frédéric Emard. Lequel a entendu, par ailleurs, beaucoup de commentaires de visiteurs regrettant le cadre de l'abbaye royale : « Je n'ai croisé que 10 % de gens réellement satisfaits du transfert », assure Fréderic Emard.

    Horticulteur à Saint-Jean-d'Angély, Claude Hervaud veut avancer et ne pas remettre cette même question sur le tapis. Toutefois, il ne peut s'empêche de glisser : « L'abbaye possédait un plus grand charme ».

    Lui aussi a bien travaillé même si le dimanche, les promeneurs, venus en famille, ont supplanté les clients réellement intéressés par des achats.

    Claude Hervaud souhaite que Floralia continue de témoigner du savoir-faire des professionnels et ne se transforme pas en foire aux fleurs de village. À ses yeux, la manifestation devrait s'annoncer à travers la ville en investissement d'autres lieux. Par exemple, la place du Pilori, avec une présentation éphémère.

    Réunion de tous les acteurs

    Pour sa part, Yolande Ducournau sait bien que les changements ont pu déranger les habitudes d'une partie des professionnels. Directement concernée en tant qu'adjointe à la culture et au tourisme, elle estime que la synergie entre Floralia et le Salon du livre s'avère positive et qu'il convient de l'amplifier. Pour ce faire, la « ministre » angérienne des fleurs et des livres compte réunir les acteurs de Floralia et du Salon du livre afin de tirer les enseignements de l'édition 2009 et d'envisager la suivante.

    Yolande Ducournau est ouverte à toutes les suggestions. L'extension de Floralia sur la place François-Mitterrand pourra, ainsi, être étudiée.

    Auteur : DOMINIQUE PARIES
    d.paries@sudouest.com
     


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