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Nous souhaitons partager autour de l'Ancien et du Nouveau Monde, avec nos coups de cœur, au gré de nos rencontres et de l'actualité, dans le cadre - ouvert - de la francophonie.

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Xynthia : revue de presse du 21avril

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21 avril 2010 16h06 | Par Marie-Claude Aristégui    
Charente-Maritime : Me Gilbert Collard va défendre des sinistrés de Xynthia
Maître Collard va défendre les sinistrés de la tempête Xynthia
Maître Collard va défendre les sinistrés de la tempête Xynthia

Sollicité notamment par des habitants de Charron, Me Gilbert Collard a accepté de défendre des sinistrés de Xynthia. Il a l'intention de déposer plainte pour "mise en danger délibérée de la vie d'autrui". Pour cette démarche, il se fonde sur le mauvais état des digues.

 

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21 avril 2010 12h41 | Par Sylvain Petitjean    
Bassin d'Arcachon : le Banc d'Arguin a encore bougé

Soumis aux vents et aux courants marins, le banc de sable situé à l'entrée du Bassin d'Arcachon est en constante évolution. La tempête Xynthia a accentué sa transformation

Le 
Banc d'Arguin en avril 2010 || (photo Stéphane Scotto)  Le 
Banc d'Arguin en avril 2010 

 || (photo Stéphane Scotto) Le 
Banc d'Arguin en 2008|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 2004|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1999|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1994|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1992|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1985|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1983|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1980|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1976|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1968|| MICHEL LE COLLEN Le 
Banc d'Arguin en 1968|| MICHEL LE COLLEN

Le Banc d'Arguin en avril 2010
( (photo Stéphane Scotto))

Le Banc d'Arguin en avril 2010 || (photo Stéphane Scotto)
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Banc d'Arguin en avril 2010 

 || (photo Stéphane Scotto)
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Banc d'Arguin en 2008|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 2004|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1999|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1994|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1992|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1985|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1983|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1980|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1976|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1968|| MICHEL LE COLLEN
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Banc d'Arguin en 1968|| MICHEL LE COLLEN
 

Le Banc d'Arguin marque l'entrée du Bassin d'Arcachon. Bien connu des plaisanciers qui y accostent l'été, cet espace posé au pied de la Dune du Pilat, fait également le bonheur des ostréiculteurs qui y abritent quelques parcs à huîtres. Au gré des vents et des courants, ce banc de sable évolue, plus ou moins rapidement, s'ouvre sur le Bassin, ou se déroule sur l'océan, jonglant entre passe nord et passe sud.

La tempête xynthia, début mars 2010, a bouleversé cet environnement. Si dans les années 80, le Banc d'Arguin n'était qu'une fine bande, puis un coeur dans les années 90, ou une ancre dans les années 2000 (voir photos de Michel Le Collen), le voici redevenu plus étalé, un peu comme dans les années 60.

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Ce constat a été fait par Stéphane Scotto, un photographe professionnel, qui a survolé la zone en début de semaine et observé "les nouvelles petites conches qui se sont formées au Sud et les petits esteys qui serpentent en plein milieu de cette bande de sable vierge."

 

21 avril 2010 06h00 0 commentaire(s)
Des chants pour la Vendée
  La chorale À Tout Chœur.  Photo gérard ramaïoli
La chorale À Tout Chœur.Photo gérard ramaïoli
Nicole Toussaint a fondé la chorale À Tout Chœur il y a douze ans. Les 80 choristes sont originaires du sud du département et se retrouvent régulièrement pour répéter. Venant de tous horizons, ces personnes prennent plaisir à chanter et à se déplacer ensemble.

Lors des récents et dramatiques événements sur la côte atlantique, suite au passage de la tempête Xynthia, Nicole Toussaint a souhaité que la formation s'implique pour aider les sinistrés, et particulièrement ceux de La Faute-sur-Mer, en Vendée. Tous ont donné le meilleur d'eux-mêmes au cours d'un concert, ce week-end, en l'église.

La soirée était divisée en deux parties, chacune d'elles étant introduite par la lecture d'un poème relatif à ces catastrophes. La première était consacrée aux chants folkloriques de différents pays ; la seconde faisait la part belle aux morceaux classiques, avec un magnifique « Canticorum Jubilo » de Georg Friedrich Händel.

Vingt urnes

Pour compléter cette initiative, la chorale a demandé et obtenu l'accord de 20 maires du secteur afin qu'une urne soit déposée dans leur mairie. La recette sera versée intégralement aux sinistrés.

 

21 avril 2010 09h30 | Par thomas brosset    
Une catastrophe comme Xynthia tous les 10 000 ans ?

Le rapport préliminaire du BRGM sur les événements du 28 février évoque une occurrence de 10 000 ans. Un élément que les sinistrés qui veulent rester ne vont pas manquer d'utiliser comme argument.

  Rue de la Plage, à Aytré, le 3 mars. Selon les géologues du 
BRGM, un phénom ène météorologique d'une telle ampleur ne risquerait de 
se reproduire que tous les 10 000 ans.  photo pascal Couillaud
Rue de la Plage, à Aytré, le 3 mars. Selon les géologues du BRGM, un phénom ène météorologique d'une telle ampleur ne risquerait de se reproduire que tous les 10 000 ans. photo pascal Couillaud
 

Ils sont intervenus du 8 au 12 mars. Quelques jours donc après le passage de Xynthia et avant que les traces n'en soient effacées. Les géologues du BRGM ont balayé un linéaire de côtes de 240 kilomètres entre Loire et Garonne, pour étudier l'évolution du trait de côte, les niveaux d'inondation maximum et les dégâts induits. Et ils viennent de livrer un compte rendu préliminaire de cette mission. Compte rendu public que les sinistrés se sont empressés de dévorer pour y trouver les arguments à opposer à ceux qui veulent les voir partir.

Le plus significatif se trouve en page 12 : « D'après les observations marégraphiques du Shom (2), le niveau extrême aurait atteint 4,5 m au marégraphe de La Rochelle. Une valeur très supérieure au niveau de retour centennale prédit par le Shom. Cela traduit évidemment le caractère exceptionnel de la tempête, mais remet aussi en question la validité des méthodes statistiques basées sur des séries temporelles de quelques dizaines d'années pour établir des périodes de retour centennales. En effet, si on extrapole le niveau de 4,5 m, cela correspondrait à une période de retour proche de 10 000 ans. »

En clair, selon les outils statistiques du BRGM, un phénomène comme Xynthia peut se reproduire en l'an 12010. Ce qui laisse largement le temps aux propriétaires sinistrés de finir leurs travaux et aux zones touchées de passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Précision toutefois : l'étude fait un constat. Mais ne prend pas en compte les phénomènes de dérèglement climatique qui pourraient accélérer le rythme de ces événements dits extraordinaires.

22 m de recul à La Couarde

Dans ce constat, les géologues ont pu notamment constater que le recul moyen du cordon dunaire, pendant la nuit du 27 au 28 février, a été de 3 à 5 mètres sur toute la côte, avec un record sur la plage du Moulin Brûlé, à La Couarde, où la dune a cédé sur 22 mètres.

« Ce rapport est édifiant. A l'heure où l'on nous demande de prouver que notre maison ne se trouve pas dans une zone dangereuse, il suffit de lire ce qui est écrit : une occurrence de 10 000 ans », commente Marie-Olivia Rocca, représentante de l'association des sinistrés d'Aytré. Route de la plage, seuls trois foyers veulent partir.

« Nous avons ouvert un cahier d'évaluations. Chaque famille y inscrit le coût estimé de sa maison. Il faut qu'on sache collectivement à quoi s'attendre. Pas question de nous défendre séparément, même si c'est ce que souhaite l'État », poursuit Marie-Olivia Rocca.

Comme tous les sinistrés de la route de la Plage, elle se trouve en zone noire, ou « de solidarité » selon les propos de Jean-Louis Borloo.

Elle n'a donc plus d'experts techniques à attendre, comme cela s'est fait en fin de semaine dernière à Fouras, Yves et Châtelaillon.

« J'ai fait la démarche auprès des domaines pour faire expertiser ma maison. La méthode est simple. Ou vous vous engagez dans une procédure pour partir à l'amiable et l'on vous promet des fonds débloqués sans délai, ou vous n'êtes pas d'accord et vous devez prouver vous-même que vous n'êtes pas dans une zone dangereuse. Une contre-expertise peut être commandée et votre demande déboutée. Il faut être plus groupés que jamais », poursuit la jeune Aytrésienne.

Même son de cloche du côté de Fouras où, pourtant, la pointe de la Fumée est restée orange : « L'intervention de Jean-Louis Borloo n'était qu'un changement de ton. Dans les faits, rien ne se passe. Les zones, noires ou orange, restent les zones et c'est toujours aux sinistrés de faire la preuve qu'ils peuvent rester. Un expert technique est passé vendredi à Fouras. Il est resté deux heures, a réalisé des photos, pris des données topographiques et est reparti sans nous consulter. Pour quel résultat ? », s'interroge Grégoire Courdé, de l'association Vivre à Fouras.

Quant à Thierry Demaegdt, président des sinistrés de Charron, il était reçu hier par Gilles Servanton, directeur départemental des Territoires et de la mer, pour en savoir plus sur les intentions de l'État.

Chacun puise ses informations où il peut. Mais tous seront regroupés ce soir, à 19 heures, à Châtelaillon, au sein d'un collectif des huit communes sinistrées de Charente-Maritime, afin de parler d'une seule voix.

(1) Bureau de recherches géologiques et minières (www.brgm.fr) (2) Service hydrographique et océanographique de la Marine

  • Xynthia: les menaces des maires
    AFP
    21/04/2010 | Mise à jour : 18:12 Réagir

    Les maires et les associations de victimes de la tempête Xynthia réunis aujourd'hui à Poitiers ont demandé de nouveau des "justifications" à l'Etat sur le zonage qu'ils contestent et ont menacé d'aller en justice s'ils n'obtenaient pas satisfaction.

    "Les élus, les associations demandent la justification du zonage. Ils ne disposent d'aucun élément d'explications. C'est anormal", a expliqué à la presse Me Alexandre Moustardier, un de leurs quatre conseils présents à la réunion qui s'est tenue au conseil régional.

    "S'ils n'obtiennent pas les explications demandées, ils iront en justice. On fera un référé pour obtenir les documents qui ont servi à faire le zonage", a souligné l'avocat qui avec ses confrères représentent 33 maires de communes concernées et 8 associations de défense des sinistrés de la tempête du 28 février. Xynthia a fait 53 morts en Vendée et en Charente-Maritime.

    Le zonage, décidé par l'Etat, prévoit la démolition de 1.510 maisons.

    Ségolène Royal, qui a ouvert la réunion, estime que "quand on va sur le terrain, on se rend compte des incohérences, des aberrations du zonage".  "Je souhaite que l'Etat entende les arguments de bon sens. Je crois qu'il est toujours mieux de trouver un accord que de se lancer dans des contentieux", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes.

    "Il faut justifier ce zonage. Les gens ont besoin de preuves pour comprendre et nous les réclamons, tout simplement", a indiqué Marie-Oliva Rocca, présidente de l'association Divx (défense des intérêts des victimes de Xynthia). "Si nous n'obtenons pas les justifications demandées, nous irons en justice", a-t-elle asséné.

    Les maires et associations avaient tenu une première réunion sur le zonage mercredi dernier à Bourcefranc (Charente-Maritime).

  •  

    ollecte
    Oléron face à l’afflux de déchets après la tempête

    21 avril 2010

    Le passage de la tempête Xynthia a entraîné la destruction et l'innondation de centaines de maisons. Cela signifie pour les habitants sinistrés, la perte pure et simple de leurs biens, transformés du jour au lendemain en déchets.

    Pour faire face à cet afflux important (mobiliers, équipements électriques et autres matériels endommagés…), la Communauté de Communes de l'Ile d'Oléron a bénéficié du soutien de deux experts de la collecte et du recyclage : EcoLogic et Paprec. Entre autres actions, des « mini-déchetteries mobiles » ont été mises en place pour soulager les villages sinistrés. En moins de cinq jours, plus de treize bennes ont été déposées sur les sites d’Ors, de Saint-Trojan-les-Bains et de Boyardville afin de collecter les différents déchets à l'abandon. Pour l’ensemble des sites, les sinistrés ont déposé les déchets dans la rue devant leur porte. Les services techniques des communes ont alors organisé un système de rotation pour collecter ces déchets régulièrement et les apporter sur les déchetteries. Les bennes et caisses grillagées prêtées par Nicollin et Paprec ont été conçues pour recevoir de façon distincte, les déchets incinérables, les encombrants, le bois, la ferraille et les DEEE. Des agents de la collectivité ont encadré cette opération pendant trois semaines pour aider les habitants et contrôler le tri. Au total, plus de 600 tonnes de déchets dont 50 tonnes de DEEE ont été collectées.

     

    mercredi 21 avril 2010 à 16:48

    Au bout de quelques jours de reportage dans les zones ravagées que des milliers de personnes devront quitter, volontairement ou non, il serait facile de mettre les méchants, l’Etat et les maires, d’un côté et les gentils, les propriétaires qui doivent partir, de l’autre. Parce que le pouvoir politique n’a pas su user de ses prérogatives, parce que des élus n’ont pas souhaité mécontenter les demandeurs de permis de construire, parce que les milieux immobiliers font pression depuis des années, parce que les acheteurs, riches ou modestes, ont également fait pression, il n’y a que des victimes. Les morts d’abord, la nature ensuite et ceux qui devront aller faire construire ailleurs mais qui, consciemment ou non, avaient accepté le risque. Au nom d’une certitude ancrée depuis des lustres dans nos mentalités : il serait toujours possible de s’opposer efficacement aux aléas naturels ; et aux conséquences insidieuses du réchauffement climatique qui fait lentement monter la mer. Certitudes partagées à parts égales par les pouvoirs politiques et les citoyens. Ce qui revient à penser (naïvement ?) qu’il existe toujours des solutions techniques. Ce qui revient à oublier qu’il y a toujours eu des tempêtes submergeantes dans les régions lentement gagnées sur la mer mais qu’autrefois il n’y avait pas des dizaines de milliers de personnes souhaitant par dessus tout vivre ou prendre des vacances « avec vue sur la mer ».

    Au sud, au nord et à l’ouest, les littoraux sont de plus en plus peuplés, voire surpeuplés et depuis des années, les élus de tous niveaux jouent avec les protections et la loi littoral considérées comme des obstacles à l’urbanisation et aux constructions.

    Ce qui vient de se passer sur le littoral de Charentes et de Vendée et dont les conséquences enflamment des polémiques, était inéluctable. Que cela puisse se reproduire, ici ou ailleurs, est également inéluctable. Les réactions désordonnées ou stupides du pouvoir sarkozien ne sont que l’écume d’un « toujours plus ». Et les écologistes ne tirent aucune gloire d’avoir prévenu depuis longtemps que la précaution n’est pas qu’un principe.....

    Retrouvez le reportage sur les conséquences de la tempête dans le numéro de Politis à partir de demain, jeudi 22.

    Retrouvez le numéro hors série de Politis "Les multinationales à l’assaut du bio et du commerce équitable" jeudi 22 avril à France Inter de 10 h à 11 h dans l’émission"Service Public". Et dans tous les kiosques également à partir du jeudi 22 avril.

     

    Urbanisation en zone inondable

    Article publié le : 21/04/2010 à 18:00:00

    La tempête Xynthia du 28 février 2010, renforcée par une forte marée et une puissante dépression atmosphérique, a révélé les risques de construire des maisons d'habitation en zone inondable, derrière des digues qui se sont avérées impuissantes face aux forces déchainées de la nature.

    Les habitants de lotissements implantés sur deux communes les plus touchées en Vendée, L'Aiguillon-sur-Mer et La Faute-sur-Mer, ont payé un lourd tribut humain indépendamment de la destruction de leurs maisons, et voient maintenant la majorité des lotissements classés en zone noire, donc déclarés inconstructibles, sans pouvoir effectuer des travaux pour pouvoir y revenir.

    Les victimes sont en droit de demander des explications, des réparations, voire des sanctions à l'encontre d'éventuels responsables, mais ce n'est pas notre propos, qui est uniquement tourné vers l'avenir, savoir, si et comment construire en zone réputée inondable.

    Rappelons simplement, en ce qui concerne les sites touchés par la tempête Xynthia, que le chef de l'Etat a prôné la fermeté, face à l'urbanisme effréné du littoral sinistré, alors que dans son discours sur le Grand Paris, le 29 avril 2009, il appelait à rendre constructible les zones inondables, pour des bâtiments adaptés à l'environnement et au risque.

    Les architectes à l'origine de cette inspiration ont confirmé, après la catastrophe du 28 février dernier, qu'ils savent construire en zone inondable, mais que cela demande de l'attention et qu'il ne fallait pas s'affranchir de toute contrainte, en acceptant d'en payer le coût comme pour une construction antisismique.

    Les exemples de construction en zone inondable ne manquent pas, à commencer par l'urbanisation des Pays Bas, qui ont gagné une partie de leur territoire sur la mer, en aménageant des polders situés sous le niveau de la mer.

    Ces polders sont protégés par des digues, qu'il faut entretenir et rehausser régulièrement en prévision d'une montée du niveau de la mer et de fortes tempêtes liées au dérèglement climatique.

    Pour les Hollandais, il n'est pas question d'abandonner un seul pouce de leur territoire aux forces de la nature, en y mettant le prix.

    Aux Etats-Unis, on étudie, pour la reconstruction de la Nouvelle Orléans, après le passage de l'ouragan Katrina, toutes sortes de solutions : des maisons sur pilotis, des pavillons à étage sur rez-de chaussé inondable, des habitations posées sur caissons flottants, voire l'utilisation de matériaux faciles à ravaler après une inondation.

    En fait, on envisage de développer deux modèles de construction, l'un qui supporte d'être inondé et l'autre qui est étanche.

    La France dispose d'un vaste littoral, avec des zones plus ou moins exposées à la montée des eaux, qu'il faut pouvoir traiter en conciliant l'approche sécuritaire et une culture raisonnée du risque.

    Tout le monde ne trouve pas à s'installer à 10 mètres au dessus du niveau de la mer.

    On sait que le développement des digues sur l'ensemble du littoral n'est ni techniquement ni financièrement réalisable et que certains secteurs devront être déclarés non constructibles, même s'il s'y trouve des constructions sur le sort desquels il faudra statuer.

    L'urbanisation ne peut plus dépendre, des seules négociations entre les élus locaux et les services de la préfecture, sous la pression du développement économique et démographique, au risque de conduire à des pratiques incohérentes.

    Nicolas Sarkozy a demandé, à l'occasion de sa visite sur le littoral sinistré, une modification de la loi pour permettre aux préfets d'accélérer la mise en œuvre des plans de prévention des risques d'inondations, le PPRI.

    Il avait noté que sur les 864 communes exposées au risque d'inondation par la mer, seulement 46 communes, soit un peu plus d'une sur 20 en était doté.

    Les PPRI a venir risquent de condamner certaines constructions en fonction de critères clairement définis, en sachant qu'il n'est jamais interdit de prendre des risques si l'intérêt pou

     

    Suite au passage de Xynthia, l’île d’Oléron gère ses déchets

    Pour faire face à l’afflux important de déchets provoqué par le passage de la tempête Xynthia sur l’Ile d’Oléron, la Communauté de Communes de l'ile a mis en place un dispositif de «mini-déchetteries mobiles».


     
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