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Nous souhaitons partager autour de l'Ancien et du Nouveau Monde, avec nos coups de cœur, au gré de nos rencontres et de l'actualité, dans le cadre - ouvert - de la francophonie.

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Xynthia : revue de presse du 19 avril

Planète bleue est aux anges
La libraire Myriam Barbier a retrouvé tout son sourire depuis que son commerce, Planète bleue, au 54 rue Saint-Nicolas, a rouvert ses portes une fois les dégâts occasionnés par le déferlement de la tempête Xynthia eurent été réparés. Samedi, afin de fêter la reprise effective depuis le 13 mars, la petite boutique accueillait amis et clients, dont « beaucoup m'ont soutenu et s'inquiétaient de l'avenir », indique Myriam Barbier.

Rappelant que d'autres commerces de la rue ont été frappés de plein fouet durant la nuit de fin février, « dont la librairie Gréfine et la librairie nautique et de livres d'occasions », la patronne de Planète bleue précise qu'elle diversifie son activité avec la part nautique (dont les cartes) que la librairie voisine précitée abandonne. La diversification est logique puisque la Rétaise Myriam Barbier est la petite-fille du gardien de phare des Baleines.

 

Odette Baudier de retour au conseil municipal
  Odette Baudier siégera de nouveau au conseil municipal.      
photo yvon vergnol
Odette Baudier siégera de nouveau au conseil municipal. photo yvon vergnol

À la suite de la démission de Claudine Hamon, élue majoritaire sur la liste du maire Michel Parent (démission pour raisons personnelles liées, entre autres, aux conséquences de la tempête Xynthia), Odette Baudier, suivante sur la liste, fait son retour au Conseil municipal où elle siégea déjà de 1997 à 2008.

Rappelons qu'Odette Baudier est par ailleurs correspondante depuis dix-sept ans de l'Unicef pour l'île d'Oléron, vice-présidente de l'Association des donneurs de sang bénévoles du Château et de la chorale Chantoléron.

Ce retour devrait être officialisé mardi, lors du Conseil municipal.

 
Un après-midi dansant solidaire
  Edmond Duplan chante pour la Croix-Rouge.  Photo Henri Portes
Edmond Duplan chante pour la Croix-Rouge. Photo Henri Portes
À l'initiative de la section locale de la Croix-Rouge française, l'après-midi dansant avec la prestation d'Edmond Duplan a rassemblé, au hall de la Maison de tourisme, plus de 70 participants.

Le chanteur bigourdan, après avoir animé bénévolement le Noël des anciens, lors de l'opération Tous en fête organisée par la Croix-Rouge locale, est revenu apporter son soutien à cette opération humanitaire. L'auteur-compositeur de plus de 200 chansons a amené dans ses bagages l'air pur des Pyrénées, son enthousiasme et partagé son humour avec le public. Les bénéfices de ce moment festif seront intégralement reversés au profit des victimes de la tempête Xynthia.

La prochaine opération de la Croix-Rouge cazaubonnaise sera une braderie qui aura lieu le jeudi 22 avril, de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures, au local de la section.

Les élus votent une légère hausse des impôts

Lors du dernier conseil municipal, les élus ont voté à l'unanimité des comptes administratifs 2009 : commune, Centre communal d'action sociale (CCAS), eau potable. Le compte administratif de la commune présente un résultat de clôture en fonctionnement de 121 071 euros, en investissement de - 69 697 euros, soit un excédent global de clôture de 69 575 euros.

Le Conseil a ensuite décidé d'augmenter le taux des 3 taxes (habitation, foncier bâti, foncier non bâti) de 0,5 % à la majorité des voix, moins une voix contre. la taxe d'habitation passe donc de 7,11 à 7,15 ; le foncier bâti de 13,39 à 13,46 et le foncier non bâti de 65,96 à 66,29.

Pour 2010, le budget de la commune s'équilibre en recettes et dépenses de fonctionnement à 325 892 euros et à l'investissement à 123 393 euros. Il est approuvé par l'assemblée communale.

Aide. Le Conseil municipal a voté une aide de 250 euros au Centre communal d'action sociale (CCAS) de la Faute-sur-Mer et de l'Aiguillon-sur-Mer, communes sinistrées suite au passage de la tempête Xynthia. Le maire rappelle que les habitants de la commune qui souhaiteraient faire un don par chèque, peuvent le déposer auprès du secrétariat de la mairie. Communauté de communes Val de Garonne. Les élus ont adopté le transfert des charges de voies nouvelles dans l'intérêt communautaire pour les communes de Birac-sur-Trec, Fauguerolles, Gontaud-de-Nogaret, Meilhan-sur-Garonne, Saint-Martin-Petit et Villefranche. CAE passerelle. Le Conseil a décidé d'étendre le contrat d'insertion pour les jeunes de 16 à 25 ans de 20 heures à 32 heures hebdomadaire, depuis le 1er avril et jusqu'au 31 juillet.

 

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  • Pyrénées-Atlantiques · Pau · politique · Jean Lassalle · tempête xynthia
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  • lundi 19 avril
     
     
    19 avril 2010 06h00 | Par Didier Faucard 0 commentaire(s)
    « L'administration doit faciliter la reconstruction des tonnes »

    La Fédération départementale a tenu son assemblée générale à Saintes. Les dégâts du grand gibier et l'après Xynthia ont été évoqués.

      La Fédération souhaite que l'administration facilite la 
reconstruction des tonnes détruite par la tempête.  Photo / Archives J.L
    La Fédération souhaite que l'administration facilite la reconstruction des tonnes détruite par la tempête. Photo / Archives J.L
    Habituel terrain de jeu des fêtards du week-end, la salle du complexe Vegas accueillait, samedi matin, un tout autre public. La grande famille de la chasse s'est retrouvée, autour de la Fédération départementale, afin de sacrifier à la traditionnelle assemblée générale du dernier exercice d'activités (1er juillet 2008-juin 2009). Le bon moment pour mesurer le poids de cette activité de loisirs qui demeure, malgré une érosion, importante en Charente-Maritime.1 Une formation accélérée
  • On dénombre, ainsi, 22 900 chasseurs dans le département. La baisse par rapport aux années précédentes a été minime, de l'ordre de 0, 6 %. En revanche, la moyenne d'âge des chasseurs, 54 ans, est assez élevée.

    Des efforts ont été faits pour attirer les jeunes et les nouveaux chasseurs : permis à moitié prix ; gratuité de l'assurance lors de la première année de pratique. Dans cette optique, la Fédération veut obtenir, auprès de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la possibilité de mettre en place une formation accélérée pour l'obtention du permis. Comme cela existe dans d'autres départements. « C'est le cas en Gironde. Ils ont une formation qui sur dix jours. Alors que chez nous, les candidats doivent se rendre à cinq reprises à Saint-Julien-de-L'Escap. C'est beaucoup plus contraignant. Nous voulons obtenir la même chose », explique Jean-Michel Dapvril, le directeur de la Fédération départementale.

    2 La question du grand gibier

    Côté gibier, « nous avons été confrontés au plan national de maîtrise du sanglier, lancé par Jean-Louis Borloo. Le ministre a mis la pression sur les fédérations, en désignant, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, des ''zones noires'' pour limiter la présence des sangliers », indique Jean-Michel Dapvril. « En même temps, il y a une espèce d'incohérence à refuser d'avancer de 15 jours (du 15 au 1er août) l'ouverture de la chasse », poursuit-il. La Charente-Maritime n'était pas dans le top 10 des départements concernés.

    Le plan de chasse lancé par la Fédération avait permis de réguler la population de ces animaux, surtout nombreux à l'Ouest de Saintes, dans l'île d'Oléron et sur l'estuaire de la Gironde. « Nous avons constaté une baisse de 50 % de la destruction des cultures », précise le directeur. Un soulagement pour la Fédération qui doit participer à 50 % de la somme de compensation financière. L'effet de l'augmentation importante du nombre de prélèvements autorisés sur les sangliers. « Plus de 4 700 attributions ont été données, sur lesquelles 75 % ont été effectuées. »

    L'autre souci tient dans les dégâts provoqués par les chevreuils sur les vignes. « Nous n'avons pas été d'accord avec les battues autorisées par l'administration en mai, en pleine période de reproduction. » La Fédération a préféré rechercher avec les viticulteurs des solutions pour trouver des produits de traitement des vignes répulsifs pour les animaux.

    3 250 tonnes à remettre en état

    Le début de l'année 2010 a été marqué par l'interdiction de chasser certaines espèces d'oiseaux en raison de la vague de froid. « Le préfet a plus tenu compte du thermomètre national que du système de mesure mis en place dans le département. »

    Surtout, il y a eu le passage de la tempête Xynthia. Elle a bien évidemment touché l'activité chasse, détruisant 250 tonnes sur le littoral. « Elles font partie du patrimoine, au même titre que les carrelets. Nous souhaitons que les propriétaires puissent les reconstruire et que les démarches administratives soient facilitées pour cela », observe Jean-Michel Dapvril.

    Mais la tempête a, également, touché le gibier, décimant les populations de lapins et de lièvres. « Nous laissons à chaque association toute latitude pour traiter la situation au cas par cas et interdire, le cas échéant, la chasse de certaines espèces sur le territoire, le temps qu'il faudra. »

     

  • Aytré · Charente-Maritime · La Rochelle
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  • Saint-Georges-de-Didonne · tempête xynthia
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  • 19 avril 2010 06h00 | Par Marie-Claude Aristégui 0 commentaire(s)
    Les digues à l'ordre du jour

    Le Département envisage de mener sa propre étude pour un plan « digues », afin de bien identifier ce qui est défendable ou non.

      Certains conseillers généraux sont d'avis de diligenter les 
propres experts du Département à propos des digues.  photo pascal 
couillaud
    Certains conseillers généraux sont d'avis de diligenter les propres experts du Département à propos des digues. photo pascal couillaud
  • Et si l'on reparlait de Xynthia ? Il en a été forcément question lors de la session du Conseil général, vendredi. Les sénateurs ont fait état de la mission à laquelle ils participent (lire nos précédentes éditions) et Lionel Quillet (UMP, Ars-en-Ré, et maire de Loix) a lancé le débat en évoquant la venue des ministres jeudi, dont Jean-Louis Borloo : « Soyons positifs mais restons méfiants », estime-t-il.

    À propos de la commission nationale qui va être mobilisée pour établir un plan « digues », Lionel Quillet pense que le Conseil général de la Charente-Maritime doit également diligenter ses propres experts. « Faisons notre propre étude qui nous permettra de savoir ce qui est défendable ou pas, de donner des éléments de discussion à l'État et aux sinistrés qui vont se retrouver un peu seuls au moment des contre-expertises. Nous devons également faire appel à un cabinet extérieur. Je n'ai aucune confiance dans une étude de l'État qui n'a pas connaissance du terrain. »

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    Dominique Bussereau, lui, a répondu que c'était l'État qui finançait, mais il est disposé à voir avec les services du Département « comment réaliser notre propre expertise ».

    Léon Gendre (UMP, Saint-Martin-de-Ré, maire de La Flotte) s'est dit « un peu rassuré » par les déclarations ministérielles mais « pas convaincu » et il se demande quelle « attitude aurait les assurances vis-à-vis de ceux qui auront sauvé leurs maisons ».

    Réponse un peu sèche de Dominique Bussereau : « Jean-Louis Borloo a dit que les assurances prendront en charge sur décision de l'État. Soyez prudent sans être défaitiste. »

    Opposition « vent debout »

    Puis ce fut au tour de l'opposition, avec notamment le socialiste André Bonnin (Rochefort-nord dont Fouras) qui a commencé par parler d'un feuilleton à « épisodes », rappelant le zonage contesté, la visite de Ségolène Royal « que tous les maires ont remerciée pour les aides apportées par le Conseil régional » et, « dès le lendemain », l'arrivée de plusieurs ministres.

    Exaspération de Dominique Bussereau : « Depuis le début, dans cette affaire, je cherche à rendre service. C'est moi qui ai demandé aux ministres de venir. Je veux bien que vous fassiez de la politique, c'est votre problème. Ce sera aussi le nôtre l'an prochain vis-à-vis de vous (NDLR : André Bonnin affrontera, pour les élections cantonales, Sylvie Marcilly, UMP, maire de Fouras et conseillère régionale). »

    André Bonnin poursuit tout de même. Comme d'autres socialistes, Bertrand Lalande ou Denis Leroy notamment, il estime que, dans la gestion de l'après-tempête, il a été fait preuve « de compassion mais pas d'humanité ». « Nous sommes vent debout, dit-il. L'oukase venu de Paris n'est pas supportable. Je rejoins d'ailleurs Léon Gendre, il faut revoir ce zonage, supprimer ces zones. Il est nécessaire, en revanche, de faire un plan de digues et d'accélérer la procédure des PPR. »

    Une aide pour La Rochelle ?

    Jean-Pierre Mandroux (PS, La Rochelle IV) se soucie de l'aide qui pourra être apportée à la Ville de La Rochelle. « Le Conseil général a choisi d'apporter son concours aux villes de moins de 5 000 habitants. Mais face à un événement de cette ampleur, nous estimons que toutes les communes doivent être secourues. La réparation des dégâts va coûter 18 millions d'euros à La Rochelle et nous réparerons sans augmenter les impôts, ce qui impliquera un redéploiement des investissements, plus ou moins important. »

    « Le rapport qui a fixé cette limite, vous l'avez voté, rétorque Dominique Bussereau. Mais la situation est exceptionnelle et nous aiderons toutes les communes, de l'île d'Aix la plus petite, à La Rochelle, la plus grande. D'ailleurs, je suis régulièrement en contact avec Maxime Bono. »

    Charente-Maritime · Ars-en-Ré · politique · Dominique Bussereau · Maxime Bono · Ségolène Royal

     

     

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  • avril 2010 09h19 | Par christiane poulin c.poulin@sudouest.fr 0 commentaire(s)
    CGR apprivoise le Dragon

    Le CGR-Dragon devrait ouvrir début juin, relooké et confortable. Le chantier a pris du retard en raison de la complexité des travaux, comme l'accès des salles aux handicapés.

      Jocelyn Bouyssy, directeur général de CGR, devant une vieille 
affiche. Tout ce qui reste du Dragon aujourd'hui.  photo xavier léoty
    Jocelyn Bouyssy, directeur général de CGR, devant une vieille affiche. Tout ce qui reste du Dragon aujourd'hui. photo xavier léoty
  • Trois lettres en majuscules : CGR. L'enseigne rouge, sur fond gris, soulignée d'un discret « Le Dragon », devrait flotter sur le cours des Dames début juin. Initialement, la réouverture du cinéma du Vieux Port était prévue dans la deuxième quinzaine de mai. C'était compter sans la tempête Xynthia, qui a… fait des vagues et inondé le rez-de-chaussée et le sous-sol. Et sans les difficultés liées à la rénovation d'un immeuble du centre historique.

    Les travaux, dont la durée était estimée à deux mois et demi, se prolongeront de trois semaines. C'est ce qu'a confirmé Jocelyn Bouyssy, directeur général du groupe CGR, à l'occasion d'une visite des lieux sous la conduite du chef de chantier, Joël Portelas.

    La quadrature du cercle

    Chantier est le mot qui convient, en l'état actuel des choses. Pas une petite affaire, cette métamorphose du vieil immeuble en complexe cinématographique moderne et accessible.

    Surtout accessible. Le cahier des charges établi par la Ville, devenue propriétaire du bâtiment, à l'intention du nouvel exploitant, est très clair à cet égard. Il stipule notamment, parmi les conditions indispensables à la reprise du Dragon, l'accès à toutes les salles pour les personnes « à mobilité réduite » (traduisez : en fauteuil roulant). Seulement, voilà : à mesure qu'avançait le chantier consistant à percer une cage d'ascenseur pour desservir, sur différents niveaux, chacune des six salles, la complexité de l'entreprise devenait telle que cela frisait la quadrature du cercle !

    Joël Portelas et Jocelyn Bouyssy se sont arraché les cheveux pendant pas mal de temps. Mais il leur a fallu se rendre à l'évidence. À l'impossible, nul n'étant tenu et, après obtention d'une dérogation de la préfecture, les travaux ont repris, dans une perspective différente. Une fois installé, l'ascenseur desservira la moitié des salles, en l'occurrence les trois plus grandes. Petites ou grandes, les salles du cinéma relooké sont d'ores et déjà très convoitées. Et Jocelyn Bouyssy, dont le téléphone n'arrête pas de sonner, a bien du mal à satisfaire les demandes des organisateurs de festivals.

    Écran blanc dans un écrin noir

    À quoi ressembleront les salles du CGR-Dragon ? Elles auront le look CGR : murs tendus de tissu noir. « Chez nous, toutes les salles sont noires », souligne Jocelyn Bouyssy. Et les fauteuils, sombres. Pour que l'écran blanc prenne toute sa place. Au sol, une moquette beige, et un chemin lumineux pour se déplacer sans trébucher. Dans la grande salle (360 places), les fauteuils, à assise relevable, seront disposés « en gradinage » pour le confort visuel.

    Sur l'écran, une qualité d'image inédite. Les équipements, entièrement revus, permettent d'offrir le meilleur du cinéma numérique et de projeter des films en relief. Le CGR-Dragon devrait ainsi accueillir, fin juin, « Shrek 4 » en relief. Shrek, l'ogre qui a vaincu le dragon !

    « La programmation sera éclectique, assure M. Bouyssy. Dans ce domaine comme dans les autres, je tiendrai mes promesses. » Comme au temps du Dragon, on verra des films grand public, des films d'auteur et en VO. La nouveauté, ce sera les « contenus alternatifs ». Des opéras, par exemple, retransmis en direct depuis Salzbourg ou la Scala de Milan. Bref, encore un peu de patience et, d'ici quelque temps, on devrait découvrir que le projet culturel du groupe est à la hauteur des attentes des Rochelais.

     

     


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    Chronique
    Xynthia, ou la nouvelle guerre de Vendée, par Gérard Courtois
    LE MONDE | 19.04.10 | 14h51  •  Mis à jour le 19.04.10 | 14h51

  • espectons d'abord une minute de silence à la mémoire des 53 victimes de la tempête Xynthia. Chacun a en mémoire les images tragiques de cette nuit sans lune du 27 au 28 février, où la mer, gonflée par une marée monstre et poussée par des vents extrêmes, a dévasté les côtes de Charente et de Vendée, bousculé les digues, submergé les campings, envahi les maisons, ravagé les parcs à huîtres. Respectons une minute supplémentaire de solidarité à la pensée des centaines de familles qui ont tout perdu ou beaucoup.

     

    Cet hommage évitera peut-être au chroniqueur d'être immédiatement lynché dès qu'il aura ajouté ceci : depuis deux mois, ce drame raconte une histoire terriblement française, faite d'irresponsabilités partagées, de tartuferies équitablement réparties, de lutte incessante entre la loi et ses exceptions, entre la règle collective et la liberté individuelle, entre l'Etat, ses ministres, ses préfets - arbitraires, forcément arbitraires - et les citoyens, les villageois, leurs édiles - victimes, forcément victimes. Une histoire qui offre un parfait condensé de la trop fameuse identité nationale.

    Cela commence, évidemment, par l'urbanisation, dévoreuse de côtes sauvages, rampante, foisonnante, irrésistible quand se trouvent réunis mer, plage, soleil et paisible arrière-campagne. Au diable, les zones inondables dûment répertoriées et leurs réglementations tatillonnes !

    Là comme ailleurs, depuis des années, tout le monde y a trouvé son compte. Les ménages et les retraités modestes, mais surtout les candidats aux villégiatures estivales meilleur marché, puisque neuf sur dix des habitations dévastées sont des résidences secondaires. Ajoutons-y les promoteurs de ces charmants petits lotissements dans le style "du pays" - maisons de pêcheurs, de plain-pied, sans étage, dangereusement inondables.

    Et n'oublions pas les maires, en quête d'activités, de services, de tourisme, de taxes, qui ont inlassablement fait le siège des préfectures pour obtenir dérogations et passe-droits afin d'accorder les permis de construire. Mieux, qui, trois mois avant Xynthia, comme à La Faute-sur-Mer, bataillaient encore avec le préfet de Vendée pour retarder la mise en oeuvre d'un plan de prévention des risques.

    Arrive la catastrophe. "Plus jamais ça !", martèle l'Etat. Le 16 mars, à La Roche-sur-Yon, Nicolas Sarkozy tient des propos extrêmement clairs : "La catastrophe n'est pas seulement le produit d'événements climatiques", mais "aussi le résultat d'une cascade de décisions litigieuses ou contraires au bon sens, de négligences, de prescriptions non respectées, d'expertises négligées".

    Le président de la République tranche donc : l'Etat ne laissera "pas se réinstaller des gens dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels". Conclusion ferme et logique. Au-delà de la prudence élémentaire, le principe de précaution s'applique. Quoi qu'on en pense, la Constitution fait obligation aux autorités publiques, depuis 2005, de "parer à la réalisation d'un dommage", même s'il est incertain. En l'occurrence, il n'y a guère d'incertitude.

    Mais le gouvernement est pour beaucoup un art d'exécution. Munis de la feuille de route présidentielle, les préfets de Charente-Maritime et de Vendée s'exécutent. Ces temps-ci plus que jamais, mieux vaut être le petit doigt sur la couture du pantalon quand on est préfet. Ils font donc diligence : le 7 avril est rendu public le contour des "zones noires", où il sera interdit de se réinstaller ou de reconstruire. Au total, 1 510 maisons, vouées à la démolition.

    Et que se passe-t-il depuis ? Tollé, colère, objurgations et palinodies. Hormis les sinistrés qui ont décidé de quitter le lieu de leur malheur et espèrent surtout une réponse rapide à la question de leur indemnisation, les autres, des centaines d'autres, ont immédiatement hissé le pavillon noir contre ces "zones noires". Tout nourrit leur rage et leur désespoir : l'absence de concertation préalable, "l'arbitraire" des choix préfectoraux, "l'opacité" des critères retenus par les services de l'équipement, "l'absurdité" de décisions qui conduiraient à rayer de la carte telle maison à peine inondée quand telle autre, dévastée, ne le serait pas. Chacun, alors, voit midi à sa porte. Inévitable.

    Plus étonnante et moins glorieuse, en revanche, est l'attitude des maires concernés. Avec une ductilité remarquable, les voilà qui épousent, voire mènent la fronde populaire, comme pour mieux faire oublier leurs responsabilités antérieures. Et qui se posent en premiers défenseurs de leurs administrés contre les "diktats" de l'administration et des"technocrates". Succès garanti !

    Quant à nos éminents ministres, il n'en manque pas pour louvoyer entre compassion et précaution. A peine connues les "zones noires", Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente-Maritime, tente d'allumer un contre-feu : "Rien n'est encore figé", lâche-t-il. Deux jours plus tard, tandis que le préfet de Vendée a réaffirmé que "la cartographie des zones noires ne changera pas", c'est son ministre de tutelle, Brice Hortefeux, qui glisse qu'il "peut exister des situations individuelles" faisant exception à la règle.

    Il faudra un coup de gueule du président, une réunion de cadrage à Matignon et une visite sur place de quatre ministres emmenés par l'habile Jean-Louis Borloo pour calmer un peu le climat. Trop tard, cependant, pour éviter que l'affaire ne se politise. Déjà Ségolène Royal, la flamboyante présidente socialiste de la région, a pris la tête de la révolte et demandé au président de la République la suspension du processus et l'ouverture d'expertises contradictoires.

    Nous voilà donc embarqués dans une nouvelle "guerre" de Vendée. Moins cruelle qu'il y a deux siècles, heureusement. Mais non moins révélatrice de la sourde lutte de la "France d'en bas" contre celle d'en haut, des provinces contre le pouvoir central, des libertés et franchises locales contre l'autorité de l'Etat. Toujours, cette lutte se ravive quand l'autorité de l'Etat est affaiblie. Ce qui, comme chacun l'a remarqué, est le cas aujourd'hui.


    Gérard Courtois
    Article paru dans l'édition du 20.04.10
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    Chronique
    Xynthia, ou la nouvelle guerre de Vendée, par Gérard Courtois
    LE MONDE | 19.04.10 | 14h51  •  Mis à jour le 19.04.10 | 14h51

    espectons d'abord une minute de silence à la mémoire des 53 victimes de la tempête Xynthia. Chacun a en mémoire les images tragiques de cette nuit sans lune du 27 au 28 février, où la mer, gonflée par une marée monstre et poussée par des vents extrêmes, a dévasté les côtes de Charente et de Vendée, bousculé les digues, submergé les campings, envahi les maisons, ravagé les parcs à huîtres. Respectons une minute supplémentaire de solidarité à la pensée des centaines de familles qui ont tout perdu ou beaucoup.
    Cet hommage évitera peut-être au chroniqueur d'être immédiatement lynché dès qu'il aura ajouté ceci : depuis deux mois, ce drame raconte une histoire terriblement française, faite d'irresponsabilités partagées, de tartuferies équitablement réparties, de lutte incessante entre la loi et ses exceptions, entre la règle collective et la liberté individuelle, entre l'Etat, ses ministres, ses préfets - arbitraires, forcément arbitraires - et les citoyens, les villageois, leurs édiles - victimes, forcément victimes. Une histoire qui offre un parfait condensé de la trop fameuse identité nationale.

    Cela commence, évidemment, par l'urbanisation, dévoreuse de côtes sauvages, rampante, foisonnante, irrésistible quand se trouvent réunis mer, plage, soleil et paisible arrière-campagne. Au diable, les zones inondables dûment répertoriées et leurs réglementations tatillonnes !

    Là comme ailleurs, depuis des années, tout le monde y a trouvé son compte. Les ménages et les retraités modestes, mais surtout les candidats aux villégiatures estivales meilleur marché, puisque neuf sur dix des habitations dévastées sont des résidences secondaires. Ajoutons-y les promoteurs de ces charmants petits lotissements dans le style "du pays" - maisons de pêcheurs, de plain-pied, sans étage, dangereusement inondables.

    Et n'oublions pas les maires, en quête d'activités, de services, de tourisme, de taxes, qui ont inlassablement fait le siège des préfectures pour obtenir dérogations et passe-droits afin d'accorder les permis de construire. Mieux, qui, trois mois avant Xynthia, comme à La Faute-sur-Mer, bataillaient encore avec le préfet de Vendée pour retarder la mise en oeuvre d'un plan de prévention des risques.

    Arrive la catastrophe. "Plus jamais ça !", martèle l'Etat. Le 16 mars, à La Roche-sur-Yon, Nicolas Sarkozy tient des propos extrêmement clairs : "La catastrophe n'est pas seulement le produit d'événements climatiques", mais "aussi le résultat d'une cascade de décisions litigieuses ou contraires au bon sens, de négligences, de prescriptions non respectées, d'expertises négligées".

    Le président de la République tranche donc : l'Etat ne laissera "pas se réinstaller des gens dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels". Conclusion ferme et logique. Au-delà de la prudence élémentaire, le principe de précaution s'applique. Quoi qu'on en pense, la Constitution fait obligation aux autorités publiques, depuis 2005, de "parer à la réalisation d'un dommage", même s'il est incertain. En l'occurrence, il n'y a guère d'incertitude.

    Mais le gouvernement est pour beaucoup un art d'exécution. Munis de la feuille de route présidentielle, les préfets de Charente-Maritime et de Vendée s'exécutent. Ces temps-ci plus que jamais, mieux vaut être le petit doigt sur la couture du pantalon quand on est préfet. Ils font donc diligence : le 7 avril est rendu public le contour des "zones noires", où il sera interdit de se réinstaller ou de reconstruire. Au total, 1 510 maisons, vouées à la démolition.

    Et que se passe-t-il depuis ? Tollé, colère, objurgations et palinodies. Hormis les sinistrés qui ont décidé de quitter le lieu de leur malheur et espèrent surtout une réponse rapide à la question de leur indemnisation, les autres, des centaines d'autres, ont immédiatement hissé le pavillon noir contre ces "zones noires". Tout nourrit leur rage et leur désespoir : l'absence de concertation préalable, "l'arbitraire" des choix préfectoraux, "l'opacité" des critères retenus par les services de l'équipement, "l'absurdité" de décisions qui conduiraient à rayer de la carte telle maison à peine inondée quand telle autre, dévastée, ne le serait pas. Chacun, alors, voit midi à sa porte. Inévitable.

    Plus étonnante et moins glorieuse, en revanche, est l'attitude des maires concernés. Avec une ductilité remarquable, les voilà qui épousent, voire mènent la fronde populaire, comme pour mieux faire oublier leurs responsabilités antérieures. Et qui se posent en premiers défenseurs de leurs administrés contre les "diktats" de l'administration et des"technocrates". Succès garanti !

    Quant à nos éminents ministres, il n'en manque pas pour louvoyer entre compassion et précaution. A peine connues les "zones noires", Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente-Maritime, tente d'allumer un contre-feu : "Rien n'est encore figé", lâche-t-il. Deux jours plus tard, tandis que le préfet de Vendée a réaffirmé que "la cartographie des zones noires ne changera pas", c'est son ministre de tutelle, Brice Hortefeux, qui glisse qu'il "peut exister des situations individuelles" faisant exception à la règle.

    Il faudra un coup de gueule du président, une réunion de cadrage à Matignon et une visite sur place de quatre ministres emmenés par l'habile Jean-Louis Borloo pour calmer un peu le climat. Trop tard, cependant, pour éviter que l'affaire ne se politise. Déjà Ségolène Royal, la flamboyante présidente socialiste de la région, a pris la tête de la révolte et demandé au président de la République la suspension du processus et l'ouverture d'expertises contradictoires.

    Nous voilà donc embarqués dans une nouvelle "guerre" de Vendée. Moins cruelle qu'il y a deux siècles, heureusement. Mais non moins révélatrice de la sourde lutte de la "France d'en bas" contre celle d'en haut, des provinces contre le pouvoir central, des libertés et franchises locales contre l'autorité de l'Etat. Toujours, cette lutte se ravive quand l'autorité de l'Etat est affaiblie. Ce qui, comme chacun l'a remarqué, est le cas aujourd'hui.


    Gérard Courtois
    Article paru dans l'édition du 20.04.10

     

     

     


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    Xynthia : les rachats de maisons dans les zones noires débuteront en juillet ou en août


    TF1 ©

     

    Après le passage de la tempête Xynthia, de nombreuses maisons ont été classées en zones noires. Les premiers rachats de ces maisons devraient commencer en juillet ou en août, selon le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot.


    Les maisons qui ont été classées en zones noires après le passage de Xynthia pourront être rachetées dès le mois de juillet ou août, selon les propos du préfet de Vendée, Jean-Jacques Brot, recueillis par le journal La Croix.

    «Les services de France Domaine ont pris l'engagement de procéder (aux) évaluations très rapidement, de sorte que les premières acquisitions pourraient intervenir en juillet ou en août», a-t-il annoncé.
    Il en a profité pour déclarer que 915 maisons étaient concernées dans le département, et que 215 demandes d'évaluation étaient en cours.

    Quant aux particuliers qui refusent de céder leur bien, ils peuvent s'engager dans une contestation devant le juge administratif mais prennent «le grand risque», en cas d'échec, d'obtenir une indemnisation inférieure, selon le préfet.
     

    (19/04/2010)
     
     
     
     
     
    Xynthia: premiers rachats de maisons "en juillet ou en août" en Vendée

    (AFP) – Il y a 1 jour

    RENNES — Les premiers rachats à l'amiable de maisons dans les zones noires destinées à être rasées sont prévus "en juillet ou en août" en Vendée, annonce le préfet Jean-Jacques Brot dans une interview à paraître lundi dans le journal La Croix.

    "Les services de France Domaine ont pris l'engagement de procéder (aux) évaluations très rapidement, de sorte que les premières acquisitions pourraient intervenir en juillet ou en août", a-t-il déclaré au quotidien.

    M. Brot a confirmé que sur les 915 maisons concernées dans le département, le plus touché par la tempête du 28 février avec 29 morts, 215 demandes d'évaluation étaient en cours.

    Vendredi, France Domaine avait indiqué que les premières évaluations pour les résidences principales seraient disponibles "fin mai début juin".

    L'Etat privilégie un règlement à l'amiable dans les zones concernées. Les particuliers qui s'y refusent peuvent s'engager dans une contestation devant le juge administratif mais prennent "le grand risque", en cas d'échec, d'obtenir une indemnisation inférieure, a estimé M. Brot.

     

    Premiers rachats de maisons cet été dans les "zones noires"

    Par TF1 News (D'après agences), le 19 avril 2010 à 08h44, mis à jour le 19 avril 2010 à 08:48

    Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

    L'Etat privilégie un règlement à l'amiable dans les "zones noires" définies après le passage de la tempête Xynthia, et selon le préfet de Vendée, les premiers achats devraient avoir lieu "en juillet ou en août".

     

    Après les ravages de Xynthia, la procédure de rachat à l'amiable des maisons sinistrées est lancée en Vendée. Beaucoup de logements concernés sont des résidences secondaires. Ce qui ne facilite pas le dossier : "L'imaginaire du bonheur de notre société est associé à l'eau. On n'en a pas d'autres à proposer. Si les expropriations passent mal, c'est justement qu'elles touchent à notre idée de bonheur. Ces 1500 familles expulsées, il ne suffit pas de leur faire un chèque", a noté le sociologue Jean Viard dans Le Monde. La préfecture, elle, annonce les premiers résultats de ses négociations : le préfet de Vendée Jean-Jacques Brot assure dans une interview que publie La Croix que les premiers rachats à l'amiable de maisons dans les zones noires devraient se concrétiser "en juillet ou en août", en soulignant que "les services de France Domaine ont pris l'engagement de procéder (aux) évaluations très rapidement".

    • Les annonces de François Fillon n'ont pas apaisé la colère de ceux qui ne veulent pas quitter leurs maisons, condamnées à la destruction. Beaucoup ne comprennent pas les critères qui ont prévalu au tracé des zones noires. Reportage à la Faute et l'Aiguillon-sur-Mer

    A l'heure qu'il est, selon lui, sur les 915 maisons concernées dans le département, le plus touché par la tempête du 28 février avec 29 morts, 215 demandes d'évaluation sont en cours. L'Etat privilégie un règlement à l'amiable dans les zones concernées. Les particuliers qui s'y refusent peuvent s'engager dans une contestation devant le juge administratif mais prennent "le grand risque", en cas d'échec, d'obtenir une indemnisation inférieure, souligne Jean-Jacques Brot.

    Cacophonie

    Pourtant, déjà traumatisés par les graves intempéries, les sinistrés ont déjà commencé à attaquer en justice la décision de l'Etat, dont ils dénoncent "l'arbitraire". Mardi dernier, François Fillon a longuement justifié la décision de l'Etat de ne pas modifier le périmètre des "zones noires" - rebaptisées "zones de solidarité" -, tout en assurant aux sinistrés qu'il comprenait leur "traumatisme". Au passage, le Premier ministre a contredit le secrétaire d'Etat aux Transports et président du conseil général de Charente Maritime, Dominique Bussereau, qui envisageait de possibles "modifications de telle ou telle zone".

    Mais l'exécutif peine à justifier auprès des sinistrés de la tempête Xynthia la décision de détruire les maisons situées dans le périmètre des "zones noires" défini par l'Etat, malgré une série de recadrages plus ou moins clairs qui ne dissipe pas l'impression de cacophonie. Cacophonie qui a gagné tous les niveaux, puisque, contrairement à Dominique Bussereau, le président du conseil général de Vendée, Philippe de Villiers, a "approuvé" le plan annoncé par l'Etat. En embuscade, la présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a soutenu les sinistrés contre l'Etat et le gouvernement, en demandant la "suspension du plan de zonage". En revanche, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a approuvé "le principe des zones noires". Quant à Jean-Louis Borloo, il affirme qu'il y a eu un "malentendu" concernant les zones noires : "Il ne saurait être question de démolition systématique et autoritaire", a-t-il écrit dans une lettre aux élus concernés de Vendée et Charente-maritime. Pour le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, c'est "une erreur de communication" qui a conduit beaucoup à penser que "zone noire égale zone de destruction immédiate".

    Dans ce recadrage à plusieurs, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, a hérité de l'exposé technique. Tout en répétant que les "zones noires resteront telles qu'elles sont", elle a détaillé à La-Roche-sur-Yon les solutions proposées : rachat à l'amiable ou procédure d'expropriation arbitrée par les tribunaux.

    Par TF1 News (D'après agences)le 19 avril 2010 à 08:44
     

     

    Xynthia : cacophonie à droite comme à gauche

    [ 19/04/10  ]

    Alors que l'exécutif, qui a multiplié les mises au point et les déclarations, parfois contradictoires, la semaine passée, peine à justifier auprès des sinistrés de la tempête Xynthia la décision de détruire 1.500 maisons dans le périmètre des « zones noires » défini par l'Etat, la cacophonie est désormais dans le camp de la gauche. La numéro un des Verts, Cécile Duflot, a salué samedi dans le « JDD » le « courage politique » du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo. « Il faut mettre en application des décisions qui auraient dû l'être, pour certaines, avant la construction des maisons. Si ces habitations font toujours courir un risque mortel, il faut avoir le courage de les détruire en expliquant les critères retenus pour définir les zones noires », a-t-elle affirmé. Elle a fermement critiqué la position de Ségolène Royal, qui « consiste à risquer de maintenir des populations dans une situation de danger ». « C'est irresponsable. Je ne comprends pas Ségolène Royal, je réfute le discours de simplicité. Il faut, au contraire, un discours de courage », a-t-elle expliqué. Ségolène Royal a réagi dans un communiqué en s'étonnant « des propos malveillants, politiciens ou immatures tenus par Cécile Duflot », à laquelle elle conseille « vivement de venir voir sur le terrain la réalité de la situation ». « En effet, poursuit-elle, faute de concertation, des endroits sinistrés ne sont pas intégrés dans les zones alors que d'autres y apparaissent sans raison. »

    Les Echos
     
    Comment Xynthia provoque une tempête entre Royal et les Verts

    Par Violette Robinet, publié le 19/04/2010 à 19:04

    La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène 
Royal, déclarait en 2009: "Je me demande si finalement je ne serais
 pas la meilleure candidate écologiste à l'élection 
présidentielle".

    REUTERS/Charles Platiau

    La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, déclarait en 2009: "Je me demande si finalement je ne serais pas la meilleure candidate écologiste à l'élection présidentielle".

    La présidente de Poitou-Charentes et la numéro un des Verts, Cécile Duflot, ce sont écharpées ce week-end sur le du plan de zonage des sinistrés de Xynthia. Signe du fossé grandissant entre Europe Ecologie et celle qui dit être la "meilleure candidate écologiste à la présidentielle"?

    La tempête Xynthia a rendu l'atmosphère électrique entre Cécile Duflot et Ségolène Royal. Réagissant aux propos de la présidente PS de la région Poitou-Charentes qui appellait à suspendre le plan de zonage pour les sinistrés, Cécile Duflot gronde la première et fustige une position qui risque "de maintenir des populations dans une situation de danger". "C'est irresponsable. Je ne comprends pas Ségolène Royal", lance-t-elle le 10 avril dans une interview au JDD.

    Ségolène Royal riposte quelques heures plus tard dans un communiqué. Elle dénonce "des propos malveillants, politiciens ou immatures tenus par Cécile Duflot" et invite la responsable des Verts à se rendre sur place pour comprendre "pourquoi les 33 maires des communes concernées et les 8 associations de défense des sinistrés ont demandé à l'unanimité la révision du zonage et non pas, comme elle le laisse croire, la suppression du zonage".

    Simple passe d'armes ou véritable orage?

    Pour Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts, "ces déclarations sur Xynthia ne sont pas le signe d'une dégradation des relations relations entre les Verts et Ségolène Royal mais une dégradation des relations entre Ségolène Royal et l'écologie. Être un responsable, c'est avoir une vision globale, et ne pas construire en zone inondable, c'est une position écologiste. Ségolène Royal a, elle, pris le parti d'écouter les habitants. Ce n'est pas un mal en soi, mais c'est une vision clientéliste de court terme. Elle fait de la politique à géométrie variable, pour plaire à ses électeurs."

    Plus généralement, tout n'est pas rose entre la socialiste et Europe Ecologie ces derniers temps. Durant la campagne des régionales, des dissensions tactiques se sont fait sentir quand deux militants et une conseillère régionale des Verts ont rejoint la liste menée par Ségolène Royal. Et ont été exclus de leur parti.

    Georges Stupar est un des trois ex-Verts dissidents. Il est désormais vice-président du Conseil régional Poitou-Charentes. Il explique son choix: "En 2004, nous avions fait une liste commune. Mais cette année, Europe Ecologie voulait conquérir son indépendance par rapport au PS. J'ai choisi de rejoindre Ségolène Royal parce qu'on est dans l'écologie appliquée depuis six ans."

    "Avant-garde de l'expérience-environnementale"

    Il faut dire que Ségolène Royal joue à fond la carte écolo. A son actif: l'action menée à la tête de la région Poitou-Charentes depuis 2004. "On est à l'avant-garde de l'expérience environnementale", avance-elle. Georges Stupar précise: "900 millions d'euros investis en six ans sur des politiques écologiques transversales: modernisation des TER, lycée Kyoto avec zéro énergie fossile, panneaux photovoltaïques, construction de voitures électriques avec l'investissment dans Heuliez, 17 millions d'euros alloués au fonds régional d'excellence environnementale... Les chiffres parlent d'eux-mêmes!"

    Bruno Rebelle, ex-numéro deux de Greenpeace International et ex-conseiller en environnement de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle de 2007 juge ce bilan positif : "Ségolène Royal a mis en place des choses intéressantes au niveau régional : relance de l'agriculture biologique, effort sur les énergies renouvelables...". Avant de nuancer: "Mais d'autres régions s'y mettent, ce n'est pas une exclusivité."

    En revanche, pour Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts, la posture écologiste de la présidente de région est avant tout affaire de communication: "La région Poitou-Charentes n'est pas un laboratoire de l'écologie. Il ya des choses, mais c'est surtout de l'affichage. Elle fait de la com' sur les voitures électriques ou le chabichou. Mais les vrais enjeux, le réchauffement climatique et la crise écologique, sont à échelle planétaire."

    "Meilleure candidate écologiste à l'élection présidentielle"?

    Bien au-delà, l 'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 revendique une politique écologiste à échelle nationale, et de longue date. Faisant valoir son bilan au ministère de l'Environnement de 1992 à 1993 où elle a instauré une taxation écologique sur les déchets, elle déclarait même, à l'automne 2009: "Je me demande si je ne serais pas la meilleure candidate écologiste à l'élection présidentielle. Je vais y réfléchir."

    "Royal n'est pas la plus écologiste des candidates", réplique Jean-Vincent Placé. "Elle parle beaucoup d'écologie, mais en fait peu. Elle n'est pas écologiste, elle est socialiste. Elle était en avance par rapport au reste du PS sur l'écologie, mais quand je vois ce qu'elle dit sur la taxe carbone ou sur le plan de zonage, elle prend du retard. Sur la taxe carbone, elle a préféré adopter une position populiste, de court terme", lâche le Vert.

    Avant même la création de la taxe carbone, Ségolène Royal avait dénoncé un "impôt injuste" qui allait "dégoûter les citoyens de l'écologie". Elle avait tenu la même ligne lors de son abandon. "Cette taxe (carbone) était parfaitement injuste et anti-sociale et c'est une bonne chose qu'elle soit retirée". Une position mal comprise par les écologistes, comme l'explique Bruno Rebelle, désormais carté à Europe Ecologie: "Sa posture écologiste n'est pas totalement lisible, par exemple avec ses déclarations sur la taxe carbone."

    Il conclut: "Ségolène Royal a mieux intégré ces questions là que d'autres ténors du PS. Elle a compris qu'il y avait un enjeu écologique majeur. Mais son projet écologique manque de cohérence. Comme les autres hommes politiques de sa génération, elle voit l'écologie comme une composante de la politique - au même titre par exemple que la politique de l'enfance ou la politique du logement - alors que l'écologie doit être structurante du projet politique".

    Flash actualité - Politique


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    Xynthia: Villiers à Matignon pour plaider un "plan digues" pour la Vendée
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    </btn_noimpr> 19.04.2010, 20h09

    Le président du conseil général de Vendée Philippe de Villiers s'est entretenu lundi avec François Fillon d'un plan de renforcement des digues de son département après le passage de la tempête Xynthia, qu'il chiffre à 100 millions d'euros.
    "Le Premier ministre m'a répondu que l'Etat était prêt à financer 40% du projet, 10% devant provenir de fonds européens", a assuré l'élu vendéen à l'AFP à l'issue de la rencontre. <btn_noimpr></btn_noimpr> Son département et la région Pays de la Loire contribueraient au reste du financement, à hauteur de 25% chacun.
    Selon Philippe de Villiers, 75 km de digues servant à protéger les exploitations agricoles - "il ne s'agit en aucun cas de digues immobilières" - doivent être renforcées, soit parce qu'elles ont été endommagées soit qu'elles risquent de l'être lors d'une prochaine tempête.
    L'élu a également répété au Premier ministre qu'il "soutenait" le plan d'action mis en place par l'Etat après la tempête malgré les violentes critiques qu'il suscite de la part de certains sinistrés, notamment en ce qui concerne les "zone noires", sur lesquelles des habitations vont être rasées.
    Il a également plaidé pour que ces terrains, une fois rendus inconstructibles, redeviennent des "zones agricoles, c'est-à-dire ce qu'ils étaient il y a cinquante

    Xynthia : Un éclaircissement important

    Lundi, 19 Avril 2010 12:30 | 

    Par la bouche du ministre Jean-Louis Borloo, le gouvernement a fait jeudi un ajustement de sa politique vis-à-vis  de zone classées « noires » sur le littoral charentais. Les élus et les habitants  semblent donc avoir fait entendre leur voix face à une politique qui avait peut-être été un peu rapidement  définie comme non-discutable.

    Mercredi 13 avril, encore, le Premier ministre rappelait la politique du gouvernement. « François Fillon a réaffirmé que le devoir du Gouvernement est de tout faire pour qu'une telle catastrophe ne se reproduise pas. Et d'ajouter : "nous n'avons pas le droit de prendre le risque de laisser des personnes se réinstaller dans des zones où elles pourraient courir un danger mortel ». Concernant le zonage, le Premier ministre a précisé que "les critères qui ont été mis en œuvre par l'Etat pour [le] définir sont des critères objectifs, basés sur des observations concrètes, précises, et ils n'appellent pas de remise en cause, en tout cas pas dans la phase actuelle ».

    Jeudi, deux jours après, changement de ton. En visite en Charente-Maritime et en Vendée pour rencontrer les élus des communes concernées, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a évoqué jeudi «un malentendu» sur le zonage établi par l'Etat à la suite du passage dévastateur de la tempête Xynthia.  «Il y a un malentendu, les zones évoquées sont des zones de solidarité, ce sont des zones de rachat, ce ne sont pas des zones de destructions massives», a déclaré devant la presse le ministre qui devait rencontrer les élus des communes concernées à la préfecture de La Rochelle (Charente-Maritime), puis à La Roche-sur-Yon (Vendée). «Donc, il y a un malentendu sur lequel il faut qu'on s'explique, et puis on va travailler avec eux». La veille mercredi, les élus des communes sinistrées par la tempête Xynthia en avaient appelé directement au président de la République Nicolas Sarkozy après la fin de non-recevoir opposée par François Fillon à des aménagements sur les «zones noires». Dans un courrier adressé aux élus, le ministre indique qu'il «ne saurait s'agir de démolition systématique et autoritaire», et confirme qu'il s'agit d'un «malentendu», estimant qu'à «l'intérieur de ces zones qui sont reconnues comme des zones de risque anormal, et où le danger pour la vie est avéré et dont l'appellation la plus exacte serait zones de solidarité, l'Etat apporte immédiatement une solution pour les personnes qui décident de quitter leur habitation.»

    Il indique qu'«il n'est pas question d'exproprier sur la totalité de ces zones et immédiatement les habitations. Cette analyse se fera dans un second temps, au terme d'une expertise parcellaire, c'est à dire de chaque habitation. Toute expropriation se fait sous le contrôle du juge.»
     

    Mis à jour (Lundi, 19 Avril 2010 12:37)

     

     

     

     

     

     

     

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    Allocation temporaire de l'Unedic pour des salariés d'entreprises victimes du "nuage"
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    </btn_noimpr> 19.04.2010, 20h28

    Patronat et syndicats ont négocié lundi un accord pour une allocation temporaire de l'Unedic aux salariés d'entreprises dont l?activité pâtit directement de la paralysie aérienne due au nuage de cendres, et ne pouvant bénéficier du chômage partiel, ont-ils annoncé à l'AFP.
    L'accord prévoit une allocation forfaitaire de 3,31 euros par heure (16,55 euros par jour) pour les salariés des entreprises contraintes de cesser temporairement leur activité en raison de l'interruption du trafic aérien liée au nuage de cendres sur l'Europe résultant de l'éruption d'un volcan islandais. <btn_noimpr></btn_noimpr>
    L'assurance chômage va ainsi compléter une allocation versée par l'Etat pour couvrir notamment "les salariés des zones aéroportuaires (avitailleurs, duty shops, etc)", a-t-on expliqué au Medef, où l'on comptait sur la signature de tous les syndicats.
    L'allocation exceptionnelle sera versée par Pôle emploi, pour le compte de l'assurance chômage, "pour tous les jours chômés et dans la limite de 42 jours", selon le texte de l'accord, dont l'AFP a eu copie.
    L'accord ne s'applique que si "cette cessation d'activité est directement liée à l'interruption du trafic aérien" et que si "les entreprises concernées ne remplissent pas les conditions pour bénéficier des dispositions de l'accord national interprofessionnel sur l'indemnisation du chômage partiel".
    L'attribution de l'allocation exceptionnelle est "subordonnée à ce que les salariés se trouvent placés en chômage sans rupture de leur contrat de travail et bénéficient de l'allocation spécifique de chômage partiel", versée par l'Etat.
    Le Medef a précisé que cela serait "dans les mêmes conditions qu?en cas de catastrophe naturelle", comme récemment à la suite des conséquences de la tempête Xynthia.
    Le but est d'"aider les entreprises, directement affectées par les conséquences du nuage et n'ayant pas droit au chômage partiel, à passer la période difficile pour éviter qu'elles ne licencient leurs salariés", a déclaré Maurad Rabhi (CGT), soulignant "le cadre strict et temporaire" d'application.
    La CFTC a signé cette "mesure exceptionnelle" car "il y a urgence pour permettre à des salariés, dont l'activité est arrêtée à la suite du nuage de cendres, de pouvoir bénéficier du chômage partiel", a dit Gabrielle Simon, membre du bureau confédéral.
    Une fois signé par les partenaires sociaux, l'accord devra recevoir l'agrément de l'Etat avant de pouvoir s'appliquer.

    C
     
     
    hronique - Overdose de précautions
    Gérard Carreyrou 19/04/10 à 18h59
    Le principe de précaution est un bon principe mais comme de toutes les bonnes choses il ne faudrait pas en abuser. Or on constate depuis six mois une forme de dévoiement de ce principe lorsqu’il est poussé à l’extrême ou appliqué de manière excessive.

    – Ce fut le cas avec l’épidémie de grippe H1N1 où sous la pression des experts le gouvernement français déclencha de lourdes et coûteuses procédures de vaccination qui ne servirent à rien sinon à donner bonne conscience à tous les responsables.
    – Ce fut le cas avec les suites de la tempête Xynthia. Avec la précipitation d’un autoritarisme étatique et préfectoral on établit des « zones noires » et on décide sans concertation de raser 1.500 maisons dites à risque par précaution !
    On entendait déjà le fracas d’une Panzer division de bulldozers lorsque la résistance des habitants et des élus força le gouvernement à envoyer un missi dominici, le ministre Jean-Louis Borloo pour rectifier le tir et annoncer des négociations au cas par cas.
    – C’est actuellement l’affaire du nuage volcanique islandais qui a forcé des centaines d’avions européens à rester au sol, supprimé 80.000 vols et handicapé des millions de voyageurs européens au nom du sacro-saint principe de précaution. Avant que l’on ne redécouvre tardivement les mérites de la méthode expérimentale et que l’on procède à des essais tardifs qui ont démontré qu’il n’y avait aucun dommage sur les appareils. Essais qui auraient pu d’ailleurs être effectués en amont puisqu’il y avait eu des cas analogues d’éruptions volcaniques notamment aux Philippines en 1991 et au Mexique en 1997.
    La morale de ces trois histoires c’est que la société sans risques n’existe pas, que le risque fait partie depuis la nuit des temps de l’aventure humaine, que l’homme ne peut se substituer à Dieu ou aux caprices de la nature. Certes la prudence fait partie de l’art de gouverner, le risque doit être étudié, il peut être calculé, anticipé, réduit mais il ne peut être éradiqué. Ne succombons pas comme le rappelle Jean d’Ormesson à l’ubris, « l’orgueil des hommes ivres de leur génie et de leur puissance ».

     

     

    Xynthia, suite et pas fin !

    lundi 19 avril 2010 par Georges Vallet


     

    Le Gouvernement a rendu public, pour les zones sinistrées, le tracé de « zones noires », zones déclarées inhabitables, où les habitations seront détruites.

    La FNE soulève des questions pertinentes


    1°) L’Etat oublie les zones rouges et bleues !


    Ce mécanisme des « zones noires » est un critère nouveau. Il existe déjà des mécanismes pour délimiter les zones non constructibles : les zones « rouges » et « bleues » incluses dans les plans de préventions des risques naturels prévisibles.

    À la différence des « zones noires », décidées par le Préfet, donc l’Etat, les plans de prévention des risques naturels prévisibles sont élaborés à partir d’une concertation avec les communes et la population, notamment via des enquêtes publiques

    Pourquoi avoir créé un nouvel outil autoritaire, plutôt que d’utiliser ceux existants, ouverts à un esprit de concertation donc d’explication ? La concertation ne signifie pas absence de fermeté, quand des vies sont en jeu.


    La brutalité des annonces, à partir de nouvelles bases imposées, non expliquées, jugées parfois incohérentes, ne peut pas être comprise. La population concernée, certes insouciante, est doublement victime : à la fois de la négligence, de la tolérance inadmissible et intéressée, de l’irrespect de la loi, et en plus, de la tempête ! Elle est en même temps jugée coupable, puisque punie par la destruction de sa maison ! On comprend les actions en justice !

    Si l’Etat était intransigeant avant, il n’aurait pas à l’être après !

    2°) Et le reste des côtes ?

    Benoit Hartmann, coordinateur du pôle Aménagement Durable du Territoire de FNE, pointe une autre faille : « La tempête Xynthia aurait pu frapper 10 kilomètres plus haut ou plus bas. Protéger les seules zones sinistrées n’est pas suffisant, il faut anticiper les dégâts humains et matériels tout le long du littoral, et également dans les zones de submersion moins évidentes, plus à l’intérieur des terres ! » Toujours au coup par coup !


    3°) Nécessité d’aménager la loi Littoral


    Raymond Léost, administrateur et responsable du réseau juridique de FNE. « Il est notamment urgent d’étendre la loi Littoral aux berges des rus, des étiers et des chenaux. En cas de tempête et de remontée du niveau marin, les inondations s’étendent via ces ruisseaux et canaux. L’eau de mer ravage des terres loin à l’intérieur du littoral. »

    • Il faut supprimer tout droit à construire sur les rives des chenaux et étiers, voies de pénétration des eaux marines à l’intérieur des terres.
    • La bande littorale de 100 mètres, inconstructible à partir du bord de mer, doit être étendue pour prévenir les risques de submersion marine.
    • Les documents d’urbanisme doivent délimiter les espaces non urbanisés soumis à des risques de submersion marine et y interdire, sur le terrain,, et non seulement dans les textes, toute urbanisation.
    • Il faut étendre des mesures similaires à toutes les zones rurales et urbaines, en bordure des rivières, déjà inondées ou susceptibles de l’être, du fait du bétonnage grandissant. Les lotissements protégés par des digues symboliques en terre, en bordure de « gave », sont nombreux dans notre région !
    • Il faut définir les objectifs de réhabilitation des zones abandonnées, les rendre à la nature, prés-salés éventuels ; les prédateurs sont aux aguets !
    Une fois de plus, en s’inspirant de M. Serres, dans la gestion des rapports de l’homme et de l’eau, la nature n’est jamais invitée !

    4°) FNE demande donc aux députés et au Gouvernement : de tirer toutes les conséquences du drame et de profiter du vote du Grenelle II en mai pour prendre deux mesures :

    1. Intégrer, dans la loi Littoral, un troisième pilier, la prévention des risques naturels
    2. Généraliser les plans de préventions des risques sur l’ensemble du territoire, DOM-COM compris, dans un délai de deux ans, faute de quoi des sanctions financières devront être prises.
    - Par Georges VALLET
     
    LA PASIONARIA DES SINISTRÉS DE XYNTHIA
    Son visage s'affiche sur toutes les télés. Marie-Olivia Rocca, préside l'association de défense des sinistrés d'Aytré. Son profil est atypique
    19.04.2010
    Stéphane URBAJTEL | s.urbajtel@charentelibre.fr

    «Pour le rendez-vous, c'est d'accord mais je peux juste samedi à 10h30 précise. J'ai un agenda de ministre». Marie-Olivia Rocca est surbookée et s'en excuse. Depuis une dizaine de jours, le visage de la présidente de l'association défense des intérêts des victimes de Xynthia (Adivx) à Aytré, en Charente Maritime, s'affiche sur tous les écrans de télé. On l'a vu au 13h de France 2 avec Elise Lucet. Sur le plateau de «C'est dans l'air» sur France 5, interviewée par Yves Calvi. Elle a répondu aux micros de TF1, de M6, de RTL. S'est exprimée dans les colonnes du Monde et du Point.

    Samedi après-midi, elle a sauté dans un train, direction Paris, pour affronter, avec décontraction mais pugnacité, les caméras de «Revu et corrigé», l'émission de décryptage de l'actualité présentée par Paul Amar.

    Un peu comme ils l'avaient fait au plus fort de la crise d'Heuliez avec le cfdétiste Emile Bregeon, ou lors des démêlées des «Conti» avec le cégétiste Xavier Mathieu, les médias ont fait de cette jeune mère de famille de 26 ans (maman d'une petite fille de cinq mois), la figure emblématique des sinistrés. Le porte-voix des victimes de Xynthia.

    Et pas seulement pour son joli minois. Marie-Olivia Rocca le sait, elle dénote à côté de ses compagnons d'infortune, engagés, comme elle, dans le combat de l'après tempête. Par son style: quand de nombreux sinistrés issus de vieilles familles picto-charentaises arrimées dans la région offrent une image un peu rustre, elle est plutôt écharpe burberry, look tantôt moderne, tantôt strict et maquillage soigné. «Les autres responsables associatifs sont tous des mecs et l'ambiance générale est, c'est vrai, plutôt celle des manifs syndicales».

    « Bonne cliente »

    Par son parcours: journaliste de formation, passée au Dauphiné Libéré, elle a beaucoup écrit pour des magazines dédiés aux voyages. A passé quelques années sous le soleil de la Polynésie, avant de venir poser ses valises à Aytré avec son mari, pilote de ligne. «Nous avons tout perdu dans la tempête, il y a eu deux mètres d'eau dans notre maison dont le mur d'enceinte venait à peine d'être terminé, mais je sais que d'autres sont plus à plaindre que nous».

    Si elle attire les médias, c'est aussi parce que, admet-elle, «je suis une bonne cliente». Discours fluide et percutant, elle sait jouer avec les caméras. «Comme je suis journaliste, je sais quelles sont les attentes des télés. Quand une équipe me demande de faire plusieurs fois la même scène, par exemple marcher sur une dune, je m'exécute sans difficultés».

    Mais si Marie-Olivia Rocca se concentre sur la forme et se pose en as de la com', c'est pour s'ingénier à parler du fond. Après la tempête, après les scènes de désastres et la polémique sur les «zones noires», elle ne veut pas que les flashs des photographes se détournent trop vite de la côte atlantique. «C'est maintenant que le combat commence vraiment. Les sinistrés constituent leurs dossiers pour être dédommagés. Les habitants de la route de la plage étaient encore chez moi samedi». Ils peuvent compter sur la jeune femme pour continuer à jouer les porte-voix.

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