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| 16 juin 2010 10h03 | Par Kharinne Charov |

Hier à Fouras, la bruine ressemblait à une douche froide. Par la rumeur, la petite station balnéaire venait d'apprendre que « sa » pointe de la Fumée, jusque-là en zone orange dans le dispositif d'après-Xynthia, virait au noir.
Le chantier du nouveau front de mer avait beau être livré hier même, rien n'y faisait, l'ardeur n'y était pas. Le centre-ville ne pouvait pas rire, pendant que la Fumée pleurait. Certains Fourasins n'y croyaient pas : « Ce n'est pas possible. La décision était attendue le 15 avril, elle tombe deux mois plus tard, pour nous apprendre que tout est noir ; c'est vraiment la montagne qui accouche d'une souris », disait ce commerçant du centre.
« Nous ne partirons pas »
Au Bois-Vert (en noir aussi pour le haut de l'avenue) et à la Fumée, où bon nombre de maisons secondaires sont fermées avant l'été, peu de monde était là. Hormis une poignée de propriétaires qui ont mis en vente, les réactions étaient à l'unisson : « Nous voulons rester chez nous, nous ne partirons pas. »
Jacques et Francette Schmutz habitent à l'année avenue du Bois-Vert. « Nous sommes adultes et capables d'évaluer les risques. Si nous avons envie de mourir sous la mer, personne ne peut nous en empêcher. » Le couple de retraités a déjà fait réparer les dégâts causés par Xynthia, suite à la venue de l'eau sur 50 centimètres.
Toujours dans cette avenue, Roland Macassard est carrément en travaux dans sa maison principale. « J'avais obtenu mon permis de construire avant la tempête, mais j'avais interrompu le chantier sitôt après, par respect. Comme rien ne bouge, j'ai relancé les travaux. Et je rehausse d'un étage pour être en sécurité », explique le Fourasin, dont la maison a vu entrer 60 centimètres d'eau, aussitôt repartis.
Patricia Chaillou, dont la maison secondaire est quasiment au bout de la pointe de la Fumée, comme son voisin, Jean-Jacques Bégué, n'a essuyé aucun dégât des eaux. Leur emplacement bénéficie de la protection de l'embarcadère de l'île d'Aix. « J'ai retapé cette maison et la voir rasée me ferait mal au cœur. Nous ne vendons pas, l'État peut nous donner ce qu'il veut, on s'en fiche ! », déclare la jeune femme.
Injuste et arbitraire
En apprenant que leur quartier passait au noir, les habitants voient rouge. « La zone noire partout, ça ne ressemble pas à grand-chose, c'est arbitraire. On s'attendait à une décision plus raisonnée. Qu'on nous laisse vivre ! », s'insurge Roland Macassard. Jacques Schmutz ajoute : « Quand on entre chez nous, on est moins en danger que quand on prend sa voiture ! » Et il promet d'ouvrir un resto dans sa maison, s'il doit la démolir (1).
Patricia Chaillou ne décolère pas : « C'est injuste, inégalitaire et inacceptable. Il y a vraiment un manque de transparence dans cette décision. Certaines zones du département ont reçu jusqu'à 1,50 m d'eau, sans même avoir une zone jaune, et ici, où aucun risque mortel n'est couru, c'est en noir ! C'est du travail fait à la va-vite. »
Des actions à venir
Jean-Luc Guilmard, vice-président de l'association Vivre à Fouras - la Fumée », reçu à la préfecture hier avec les élus fourasins, annonce déjà une action collective, « pour contester la légalité du zonage qui est une mascarade. » L'association va donc prendre un avocat pour actionner la justice et demander de véritables expertises.
Outre sa volonté de fédérer les sinistrés, elle veut faire comprendre qu'à travers cette zone noire, « l'État n'a pas de volonté réelle de protéger les gens, il se protège lui. Nous ne devons pas nous laisser berner. Moins il y aura de demandes d'évaluations aux Domaines, plus on fera comprendre à l'État qu'il se trompe », déclare Jean-Luc Guilmard, en citant le cas de la Hollande qui prévoit des dispositifs d'évacuation, sans déclarer les polders zones mortifères.
(1) Dans le dispositif, la zone noire concerne 107 maisons, mais ni les restaurants, ni les établissements ostréicoles.

Dans le cadre des conséquences de la tempête Xynthia de fin février, le procureur de La Rochelle a confirmé, cet après-midi, qu'il avait confié à la section de recherches de la gendarmerie de Poitiers l'enquête ouverte à la suite du dépôt, par Me Gilbert Collard, d'une plainte contre X pour mise en danger de la vie d'autrui. "Cette plainte est la seule parvenue au parquet rochelais", précise le magistrat.
Me Collard, qui s'était déplacé fin avril, à Charron, l'une des communes sinistrée de Charente-Maritime, défend les intérêts d'Emmanuel Pineau. Marin-pêcheur de 40 ans, cet homme considère que l'entretien des digues a fait défaut. "J'étais en mer lorsque c'est arrivé, précise-t-il. Ma femme et une de mes filles étaient dans la maison où il y a eu 90 centimètres d'eau. Elles se sont réfugiées sur le tracteur à l'extérieur et ont été secourues par un voisin."
Toujours particulièrement remonté contre l'Etat, Emmanuel Pineau, dont la maison a été sinistrée et qu'il a remise en état, n'accepte pas plus que son domicile a été mis en en "zone noire", dit aussi "zone de solidarité", en secteur où les habitants sont appelés à quitter le lieux du fait de la dangerosité potentielle. "Je resterai ici jusqu'à ma mort, insiste le marin-pêcheur. Y compris en sortant le fusil."

Installé à La Rochelle, le réalisateur parisien, Jacques Barinet met la dernière main à son film de 60 minutes "Une nuit de cauchemars" sur la tempête Xynthia. « Il sera terminé début juillet », précise-t-il.
Le Sénat souligne des "déficiences" dans la gestion par la France du risque d'inondations, avec des réponses restant "lettre morte" malgré la répétition de catastrophes, dans le pré-rapport de sa mission d'information sur la tempête Xynthia publié mercredi.
Alors que des intempéries et inondations ont fait mardi, selon un dernier bilan, au moins onze morts et deux disparus dans le Var, ce pré-rapport sur la tempête ayant frappé la façade Atlantique en février estime que "la France demeure peu sensible à des risques qui se reproduisent régulièrement" sur son territoire.
"L'urbanisation excessive dans des zones sensibles, la déficience des digues et de leur gouvernance, la complexité des dispositifs d'alerte et de prévision sont des questions débattues depuis des années, mais dont les réponses, souvent quasi-unanimes, restent lettre morte", écrivent Bruno Retailleau, sénateur non inscrit de Vendée et Alain Anziani, sénateur PS de Gironde , président et rapporteur de la mission d'information.
Ils rappellent qu'en France "l'inondation est le premier des risques de catastrophes naturelles" et qu'"elle concerne, selon l'Institut français de l'environnement, deux communes sur trois".
La tempête Xynthia a fait 53 morts, dont 29 dans le seul département de la Vendée, ainsi que plusieurs centaines de millions d'euros de dégâts, en frappant la façade Atlantique le 28 février.
| 16 juin 2010 07h48 | Par Marie-Claude Aristégui |

Après le passage de la tempête Xynthia, une cartographie précisant les secteurs de danger avéré, selon les enquêtes menées par les services d'État, avait été établie. Puis, des études complémentaires avaient été menées dans des zones dites « orange ». Plusieurs communes - Fouras, Yves et Châtelaillon - étaient toujours en attente de classement. Fin du suspens. Le ministère de Jean-Louis Borloo a arbitré et fait connaître, hier, sa décision par l'intermédiaire du préfet de Charente-Maritime, Henri Masse. L'orange a donc disparu.
Toute la pointe de la Fumée à Fouras est désormais estampillée zone de solidarité (c'est-à-dire ex-noire). 107 habitations sont concernées.
107 habitations le sont également dans le quartier des Boucholeurs (commune d'Yves et de Châtelaillon).
Aux Boucholeurs, toutes les maisons classées initialement en zone noire (avant l'examen complémentaire) y sont restées, et le périmètre a même été légèrement élargi. Les maisons ainsi classées sont situées à moins de 50 mètres du littoral. Le préfet précise qu'il a été demandé aux deux communes en question de présenter, d'ici à la fin de l'année, un plan (déjà en cours d'élaboration) permettant d'assurer la protection des 360 maisons situées derrière cette bande.
À Port-des-Barques, 25 habitations de plus sont désormais en zone de solidarité. Rappelons que c'était la seule commune où le maire Jacky Laugraud ainsi que des habitants réclamaient, depuis le début, une extension de la zone noire.
Les habitants de ces secteurs peuvent tout de suite bénéficier d'une acquisition de leur bien par l'État. Les services des Domaines leur feront une proposition. Actuellement, dans le département, 210 notifications ont été adressées et 85 propositions de vente à l'amiable ont été acceptées. À ce rythme, l'enveloppe de 12 millions d'euros octroyée va devoir être abondée.
Vendre ou ne pas vendre
Important : ceux qui ne souhaitent pas céder leurs biens et réclament le droit de rester chez eux ne sont pas obligés de partir. Selon la loi, leur situation sera examinée ultérieurement (à la fin de l'année), dans le cadre de la procédure contradictoire de déclaration d'utilité publique. Cette analyse à la parcelle permettra de délimiter le périmètre d'expropriation qui s'inscrira dans ces zones, mais sera éventuellement un peu différent.
« L'objectif initial, répète le préfet, est de mettre un maximum de personnes à l'abri du danger. » Et, à son avis, le travail des experts prouve que ces secteurs présentent un risque avéré. « Le danger, dit-il, c'est la submersion, pas l'eau qui rentre ou pas à l'intérieur. »
La colère des maires
Cette notion de danger reste contestée par les maires des communes de Fouras, Châtelaillon et Yves. Les explications, hier, de Jean-Marc Kahan, spécialiste des barrages, mandaté par le ministère, ne les ont pas convaincus. Ils continuent à s'insurger et déplorent « de ne jamais avoir été entendus ».
« On me disait toujours : "On va voir, on va voir…" et rien n'a été vu », remarque Sylvie Marcilly (maire de Fouras) très désappointée.
« On marche sur la tête », s'exclame le maire d'Yves, Didier Roblin. Quant au député UMP, Jean-Louis Léonard, également maire de Châtelaillon, il considère « qu'un tel entêtement confine à la folie ».
Concernant les autres communes de Charente-Maritime, comme par exemple Aytré ou Saint-Georges- d'Oléron (Boyardville) aucune modification de zonage n'est prévue. Sauf, peut-être, dans le cadre de la procédure de déclaration d'utilité publique, dans quelques mois.
Le préfet a indiqué que les maires qui le souhaitaient pouvaient être aidés par des spécialistes disposés à les aider à reconvertir les zones ne devant plus être habitées. Précisons que les activités commerciales qui ne sont pas exercées la nuit sont maintenues.
| 16 juin 2010 10h03 | Par Kharinne Charov |

Hier à Fouras, la bruine ressemblait à une douche froide. Par la rumeur, la petite station balnéaire venait d'apprendre que « sa » pointe de la Fumée, jusque-là en zone orange dans le dispositif d'après-Xynthia, virait au noir.
Le chantier du nouveau front de mer avait beau être livré hier même, rien n'y faisait, l'ardeur n'y était pas. Le centre-ville ne pouvait pas rire, pendant que la Fumée pleurait. Certains Fourasins n'y croyaient pas : « Ce n'est pas possible. La décision était attendue le 15 avril, elle tombe deux mois plus tard, pour nous apprendre que tout est noir ; c'est vraiment la montagne qui accouche d'une souris », disait ce commerçant du centre.
« Nous ne partirons pas »
Au Bois-Vert (en noir aussi pour le haut de l'avenue) et à la Fumée, où bon nombre de maisons secondaires sont fermées avant l'été, peu de monde était là. Hormis une poignée de propriétaires qui ont mis en vente, les réactions étaient à l'unisson : « Nous voulons rester chez nous, nous ne partirons pas. »
Jacques et Francette Schmutz habitent à l'année avenue du Bois-Vert. « Nous sommes adultes et capables d'évaluer les risques. Si nous avons envie de mourir sous la mer, personne ne peut nous en empêcher. » Le couple de retraités a déjà fait réparer les dégâts causés par Xynthia, suite à la venue de l'eau sur 50 centimètres.
Toujours dans cette avenue, Roland Macassard est carrément en travaux dans sa maison principale. « J'avais obtenu mon permis de construire avant la tempête, mais j'avais interrompu le chantier sitôt après, par respect. Comme rien ne bouge, j'ai relancé les travaux. Et je rehausse d'un étage pour être en sécurité », explique le Fourasin, dont la maison a vu entrer 60 centimètres d'eau, aussitôt repartis.
Patricia Chaillou, dont la maison secondaire est quasiment au bout de la pointe de la Fumée, comme son voisin, Jean-Jacques Bégué, n'a essuyé aucun dégât des eaux. Leur emplacement bénéficie de la protection de l'embarcadère de l'île d'Aix. « J'ai retapé cette maison et la voir rasée me ferait mal au cœur. Nous ne vendons pas, l'État peut nous donner ce qu'il veut, on s'en fiche ! », déclare la jeune femme.
Injuste et arbitraire
En apprenant que leur quartier passait au noir, les habitants voient rouge. « La zone noire partout, ça ne ressemble pas à grand-chose, c'est arbitraire. On s'attendait à une décision plus raisonnée. Qu'on nous laisse vivre ! », s'insurge Roland Macassard. Jacques Schmutz ajoute : « Quand on entre chez nous, on est moins en danger que quand on prend sa voiture ! » Et il promet d'ouvrir un resto dans sa maison, s'il doit la démolir (1).
Patricia Chaillou ne décolère pas : « C'est injuste, inégalitaire et inacceptable. Il y a vraiment un manque de transparence dans cette décision. Certaines zones du département ont reçu jusqu'à 1,50 m d'eau, sans même avoir une zone jaune, et ici, où aucun risque mortel n'est couru, c'est en noir ! C'est du travail fait à la va-vite. »
Des actions à venir
Jean-Luc Guilmard, vice-président de l'association Vivre à Fouras - la Fumée », reçu à la préfecture hier avec les élus fourasins, annonce déjà une action collective, « pour contester la légalité du zonage qui est une mascarade. » L'association va donc prendre un avocat pour actionner la justice et demander de véritables expertises.
Outre sa volonté de fédérer les sinistrés, elle veut faire comprendre qu'à travers cette zone noire, « l'État n'a pas de volonté réelle de protéger les gens, il se protège lui. Nous ne devons pas nous laisser berner. Moins il y aura de demandes d'évaluations aux Domaines, plus on fera comprendre à l'État qu'il se trompe », déclare Jean-Luc Guilmard, en citant le cas de la Hollande qui prévoit des dispositifs d'évacuation, sans déclarer les polders zones mortifères.
(1) Dans le dispositif, la zone noire concerne 107 maisons, mais ni les restaurants, ni les établissements ostréicoles.

Dans son prérapport sur la tempête Xynthia, la mission sénatoriale présidée par le Vendéen Bruno Retailleau ne mâche pas ses mots. Si les sénateurs sont d’accord pour dire que Xynthia est évidemment le résultat « d’une conjonction d’événements climatiques d’une rare violence », ils précisent aussi que les conséquences de cette tempête « ont été aggravées par de graves défaillances dans l’anticipation du risque de submersion marine ».
En clair, comme le résume Bruno Retailleau, « Xynthiaétai inévitable, mais le drame qui a suivi n’était pas une fatalité ». Au chapitre des défaillances évoquées, les sénateurs relèvent en particulier des prévisions météorologiques « partiellement satisfaisantes », dans lesquelles « ni les conséquences de la tempête en terme de montée des eaux, ni l’adaptation des comportements qu’elle aurait dû induire ne sont décrites avec précision dans les bulletins météo ». Autrement dit, ces bulletins d’alerte n’ont pas permis de prendre toute la mesure de la situation et d’adapter les messages de vigilance.
Le rapport note que les conseils de comportement prodigués le samedi 27 février, soit quelques heures avant le drame, « ne semblent pas totalement adaptés au degré exceptionnel du sinistre et à son caractère potentiellement meurtrier ». Enfin, plutôt que de désigner un bouc émissaire, comme certains ont pu le faire dans les jours qui ont suivi Xynthia, le rapport fait apparaître ce que Bruno Retailleau appelle « la dilution des responsabilités ». Alain Anziani, rapporteur de la mission, parle lui de « nébuleuse d’irresponsabilités ». Dans leur rapport définitif, prévu dans quelques semaines, les sénateurs devraient proposer un ensemble de propositions concrètes.
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(AFP) – Il y a 1 jour
LA ROCHELLE — Deux nouvelles zones noires ont été définies en Charente-Maritime après une révision de leur classement initial (zones orange), à la suite du passage de la tempête Xynthia, a annoncé mardi la préfecture à La Rochelle.
Cette annonce a été faite après une réunion entre le préfet et les maires de Châtelaillon-Plage, Yves et Fouras, Jean-Louis Léonard, Didier Roblin et Sylvie Marcilly.
En ce qui concerne le quartier des Boucholeurs, à cheval sur les communes d'Yves et Châtelaillon-Plage, "un périmètre de solidarité d'une profondeur de 50 m est établi sur le front de mer, où se trouvent 111 constructions, dont 107 habitations", annonce un communiqué de la préfecture.
Pour la Pointe de la Fumée à Fouras, 107 habitations sont concernées.
Les autorités ont requalifié en "zones de solidarité" les zones noires dans lesquelles il sera impossible de résider.
"Les propriétaires de ces habitations vont se voir ouvrir immédiatement le droit à l'acquisition à l'amiable par l'Etat de leur bien, à la valeur d'achat avant la tempête", précise le texte.
Dans le cas contraire, les propriétaires verront la situation de leur bien réexaminée dans le cadre de la préparation de la procédure d'utilité publique.
"Au terme d'une analyse de chaque parcelle et d'une procédure contradictoire, ce réexamen mènera à une décision du juge statuant sur le devenir de ces parcelles", précise le communiqué.
Aux Boucholeurs, la définition du nouveau périmètre "est liée à la mise en place d'un ouvrage de protection contre le risque de submersion dont la maîtrise d'ouvrage et les détails devront être arrêtés pour la fin 2010".
"Les habitations protégées par ce dispositif, ainsi que celles qui étaient identifiées en zone jaune (360 aux Boucholeurs et 130 à Fouras, NDLR), seront soumises à des prescriptions de sécurité, collectives et individuelles", précise le communiqué.
"C'est une bouffonnerie, c'est scandaleux, on nous a baladés !", a réagi auprès de l'AFP Jean-Louis Léonard, député-maire UMP de Châtelaillon.
"On entre en résistance, je n'appliquerai rien de tout ça et je déconseille aux gens de quitter leur maison. Mais on ne pourra pas empêcher les gens de vendre parce qu'ils vont les appâter, c'est de la gabegie et je pèse mes mots", a-t-il poursuivi.
"En deux mois il ne s'est rien passé, leur pseudo expertise c'est bidon, c'est basé sur l'avis d'un expert qui ne connaît strictement rien à la défense des côtes", a affirmé M. Léonard, qui "en appelle au Premier ministre".
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