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Nous souhaitons partager autour de l'Ancien et du Nouveau Monde, avec nos coups de cœur, au gré de nos rencontres et de l'actualité, dans le cadre - ouvert - de la francophonie.

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Xynthia : revue de presse du 6 mai 2010

 

 

 

 Par thomas brosset    
Classé en zone noire, quel avenir pour le dernier moulin de l'île de Ré à Loix ?

Dernier des sept moulins qui existaient jadis sur l'île de Ré, le moulin à marée de Loix (17) se trouve classé en zone noire après le passage de la tempête Xynthia. Donc menacé de destruction. Les défenseurs du patrimoine rétais se mobilisent pour le sauver.

  Le moulin à marée de Loix se retrouve en zone noire. Peut-il 
encore être sauvé ?  photo xavier léoty
Le moulin à marée de Loix se retrouve en zone noire. Peut-il encore être sauvé ? photo xavier léo

 

Les relevés météo de Jacob Lambertz

À partir de son journal, une quinzaine d'historiens font revivre La Rochelle au XVIIIe siècle. Et relèvent des analogies météo troublantes.

  Quelques auteurs de « Climat et révolutions ».  Photo Pascal 
Couillaud
Quelques auteurs de « Climat et révolutions ». Photo Pascal Couillaud

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Des idées noires
  Le paisible Gô dans la tourmente.  Photo Jean-Pierre Ouvrard
Le paisible Gô dans la tourmente. Photo Jean-Pierre Ouvrard

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Xynthia: "très grande confusion" (Sénat)
AFP
06/05/2010 | Mise à jour : 16:34

La mission commune d'information du Sénat sur les conséquences de la tempête Xynthia a déploré une "très grande confusion" sur la question des "zones noires", rebaptisées "zones de solidarité", et jugé qu'une clarification était indispensable. "La mission fait le constat d'une très grande confusion dans l'expression publique sur cette question sensible. (...) Aujourd'hui encore, il y a un besoin évident de clarification", a indiqué la mission, présidée par le sénateur vendéen Bruno Retailleau (NI), dans un texte présentant ses premières recommandations.

"Il y a eu cacophonie dans les mots et sans doute également confusion dans le droit", a estimé le rapporteur de cette mission, le sénateur socialiste Alain Anziani. "Le gouvernement, en voulant aller vite, est allé trop vite", a-t-il estimé. "Cela a abouti à une incohérence terminologique qui perdure", a-t-il ajouté, citant les multiples expressions utilisées par les différents secrétaires d'Etat concernés par ce dossier.

Parmi ses recommandations, qui pourraient être inscrites dans le projet de de loi Grenelle 2 actuellement examiné par les députés, les sénateurs suggèrent que le risque de submersion marine soit pris en compte dans le champ de la procédure d'expropriation de biens exposés à un risque menaçant gravement les vies humaines. Depuis la tempête du 28 février, le gouvernement a multiplié les déclarations ambiguës sur les "zones noires", avec en particulier un flottement sur le caractère définitif ou non des délimitations retenues.

Pour la mission d'information du Sénat, les périmètres de ce qu'il conviendrait d'appeler des "zones d'acquisition amiable", ne doivent pas être considérés comme définitivement figés et doivent pouvoir faire l'objet d'ajustements.

Xynthia: l'Etat estime les maisons
AFP
06/05/2010 | Mise à jour : 17:00

L'Etat a fait ses premières estimations de prix pour les maisons situées dans les zones noires de Vendée après le passage deXynthia, qu'il veut racheter pour démolition, a-t-on appris auprès de France Domaine et des propriétaires. "Aujourd'hui les premières estimations sont proposées, les personnes qui ont fait les visites du bien les apportent en mains propres aux propriétaires", a expliqué à l'AFP Thierry Mougin, responsable de France Domaine pour la Vendée.

Deux propriétaires interrogés par l'AFP ont exprimé leur satisfaction sur le montant de l'offre faite par l'Etat. "C'est très très bien, notre maison a été estimée à sa juste valeur, on accepte bien sûr" a expliqué à l'AFP Annie Nicolaizeau, qui avec son mari ont été les premiers à recevoir l'estimation des domaines en Vendée à domicile.

"Nous allons contacter dès demain notre notaire pour les actes", a précisé Mme Nicolaizeau à l'issue du rendez-vous. Le couple est propriétaire d'une maison inondée par 1m30 d'eau impasse du Courreau à La Faute-sur-mer. Le rendez-vous s'est "très très bien passé, je vais toucher ce que j'escomptais rapidement, tout est comme le gouvernement s'était engagé à faire", a expliqué à l'AFP Michel Dedieu, le deuxième propriétaire à avoir reçu son estimation et dont la maison n'avait reçu que 35 cm d'eau.

"Je vais rapidement voir mon notaire, je fais tout de suite tout le nécessaire pour vendre, j'ai tout les papiers en main", a expliqué l'habitant qui a "connu les bombardements de 1939/40" et "ne veut plus vivre dans une zone qui deviendra un gruyère". En tout cinq premières estimations devaient être annoncées après-midi en Vendée et d'autres devaient aussi l'être simultanément en Charente-Maritime.

 

public sénat
Mission Xynthia : après les « zones noires » les « zones d’acquisition amiable » ?

Audrey Pelé
Le 06.05.2010 à 18:10
 

Après avoir procédé à l’audition de membres du gouvernement, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno en tête, d’élus locaux, et d’experts, la mission commune d’information sur la tempête Xynthia faisait aujourd’hui le point sur ses travaux.

« La mission fait le constat d'une très grande confusion dans l'expression publique sur la question sensible de la cartographie. (...) Aujourd'hui encore, il y a un besoin évident de clarification », a indiqué la mission, présidée par le sénateur vendéen Bruno Retailleau (NI), dans un texte présentant ses premières recommandations. La mission confirme ainsi que les terrains exposés à un risque naturel grave avéré seront déclarés inconstructibles mais que les périmètres des zones d’acquisition amiable ne doivent pas être considérés comme « définitivement figés ».

Concernant le terme controversé de « zone noire », les membres de la mission on jugé qu’il était inapproprié, préférant celui de « zone d'acquisition amiable ». « Il y a eu cacophonie dans les mots et sans doute également confusion dans le droit », a estimé le rapporteur de cette mission, le sénateur socialiste Alain Anziani. « Le gouvernement, en voulant aller vite, est allé trop vite », a-t-il estimé. « Cela a abouti à une incohérence terminologique qui perdure », a-t-il ajouté, citant les multiples expressions utilisées par les différents secrétaires d'Etat concernés par ce dossier.

Les sénateurs ont, par ailleurs, proposé qu’un certain nombre de modifications législatives soient incluses dans l’examen du projet de loi Grenelle 2. Suggérant que le risque de submersion marine soit pris en compte dans le champ de la procédure d'expropriation de biens exposés à un risque menaçant gravement les vies humaines, les sénateurs ont également proposé la suppression du plafond d’indemnisation du Fond Barnier afin d’indemniser davantage les sinistrés.

 

 

 

Xynthia: signature à La Rochelle d'un protocole d'accord pour l'aide au relogement des sinistrés

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (AP) — Le Conseil général de Charente-Maritime et la préfecture ont formalisé jeudi à La Rochelle la "Maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale" (MOUS) visant à aider au relogement des ménages qui ont vu leurs habitations détruites ou endommagées par la tempête Xynthia fin février.

L'objectif de la MOUS est d'assurer un suivi sur la durée nécessaire des foyers dont le logement est situé dans une zone de solidarité (ex-zones noires) ou dans une zone à prescriptions.

Depuis le 23 mars, 400 familles ont été accompagnées par les conseillers de la MOUS, alors que plus de 1.000 foyers, représentant quelque 2.000 personnes, ont été concernés par une problématique de relogement et d'aide sociale après le passage de la tempête Xynthia en Charente-Maritime dans la nuit du 27 au 28 février.

"Nous avons huit conseillers sociaux sur le terrain et nous sommes en phase de recrutement pour quatre autres", a indiqué à l'Associated Press Corinne Imbert, vice-présidente du Conseil général de Charente-Maritime en charge des affaires sociales. "Il s'agit d'un cofinancement Etat-département avec une nette montée en puissance. Nous sommes passés de 400.000 euros au départ à 730.000 euros envisagés pour une première phase de 6 mois", a-t-elle ajouté, en précisant que l'enveloppe était répartie à hauteur de 530.000 euros pour l'Etat et 200.000 euros pour le Conseil général. AP

Le Conseil Général de la Charente-Maritime accompagne les ménages sinistrés par la tempête Xynthia

Conseil Général de la Charente-Maritime

 06/05/2010 15:27:45

La Maîtrise d'Oeuvre Urbaine et Sociale (M.O.U.S), « Accompagnement vers le logement des ménages sinistrés » est co-financée par l'Etat et le Département, ce dernier étant porteur de la maîtrise d'ouvrage.

La M.O.U.S a pour mission de rencontrer individuellement les ménages sinistrés et de les accompagner dans leur retour vers le logement durable (logement actuel, achat ou reconstruction).

Une action sociale de proximité

Au titre du volet social, le Département coordonne une équipe composée comme suit :
- un cadre, coordonnateur administratif,
- un cadre, coordonnateur technique,
- sept conseillers sociaux, chargés d'accompagnement,
- un cadre administratif.

Cette équipe est placée sous la responsabilité du directeur de la Direction de l'Habitat et du Logement du Département. Elle sera complétée dès la fin de cette semaine par 4 conseillers sociaux supplémentaires et 2 prospecteurs chargés de répertorier et de mobiliser l'offre de logement pour les publics nécessitant un relogement temporaire ou définitif.

Un contact a été pris avec chaque commune pour préciser les conditions de mise en place de l'accompagnement des familles.

Les conseillers sociaux tiennent des permanences en mairie dans les communes de Charron, Aytré, Chatelaillon-Plage, Yves, la Flotte, La Couarde, Port des Barques, Fouras, Bourcefranc le Chapus, le Château d'Oléron, Saint Georges d'Oléron, Saint Pierre d'Oléron, St Trojan et l'Ile d'Aix avec une présence renforcée auprès des communes de Port des Barques, Yves et Charron.

Des visites à domicile des foyers sinistrés sur les autres communes complètent ce dispositif.

Depuis la mise en place de l'équipe de terrain, 245 familles ont été rencontrées à l'occasion d'entretiens réguliers d'une heure environ chacun, à leur initiative. A partir de la semaine prochaine, les sinistrés qui ne se sont pas présentés à ce jour vont être contactés, en lien avec les communes concernées, afin que les différents appuis dont ils peuvent bénéficier leur soient proposés.

Relogement / Habitat : un accompagnement technique et juridique organisé par le Conseil général

Mandaté par le Conseil général suite à un appel d'offre, le Cabinet Habitat &Développement Océan, a été chargé de l'accompagnement technique, juridique et del'aide au montage financier des opérations auprès des personnes dont la maisonsinistrée nécessite des travaux ou qui doivent en acquérir une nouvelle.

Dès le 26 avril, le Cabinet Habitat & Développement Océan a commencé la mise enrelation avec les foyers concernés, en lien avec les conseillers sociaux.

En complément du dispositif d'appui aux personnes sinistrées, le Président du Conseilgénéral a souhaité mettreen place une mission d'aide juridique interne à la collectivitépouvant, le cas échéant, s'appuyer sur des cabinets spécialisés.

La mission d'aide juridique du Conseil général est accessible par :
- le numéro habituel du Conseil général : 05 46 31 70 00
- une adresse mail spécifique : missionappui@cg17.fr
- par courrier postal gratuit (non affranchi) à l'adresse suivante :
Conseil Général de la Charente-Maritime
Libre réponse n°51583 - Mission d'appui
85, boulevard de la République - 17076 La Rochelle Cedex 9

Elle agit en étroite collaboration avec l'Agence Départementale d'Information sur leLogement (ADIL). Par ailleurs, grâce à l'intervention du Conseil général et en partenariat avec l'AgenceRégionale de la Santé, un psychologue assure des permanences dans les mairies deAytré, Chatelaillon, Port des Barques, St Georges d'Oléron et Charron, en concertationavec les conseillers sociaux. Par ailleurs, un psychologue participe tous les 15 jours àla réunion de l'équipe des conseillers sociaux.

Société
Xynthia : première plainte contre X
mercredi 05 mai 2010
  • À La Faute, l'inondation a fait 29 morts.
    À La Faute, l'inondation a fait 29 morts.
    Thierry Creux
 
 
 
 
 

Elle a été déposée auprès du parquet des Sables-d'Olonne par une femme qui a perdu son père dans les inondations.

« Mon père n'avait pas à mourir. Les autres non plus. Aujourd'hui, on les a oubliés. On ne parle plus que des maisons, que d'argent... » Gisèle Arnault a déposé une plainte pour « homicide involontaire » le 26 avril. « C'est pour mon père », explique-t-elle. Roger Arnault, mort à 75 ans, piégé par les eaux dans sa maison. « Il faut faire bouger les choses. Il y a des responsabilités à rechercher... »

Roger Arnault est l'une des vingt-neuf victimes de Xynthia à La Faute-sur-Mer (Vendée). Gisèle venait lui faire à dîner tous les soirs. Elle raconte, bouleversée. « Ce samedi-là, la mer était déjà haute à 18 h. Il m'a dit : 'Bonne nuit ma chérie, à demain.' Je ne l'ai jamais revu. »

D'autres vont suivre

La plainte a été annexée à la procédure en cours. Selon le procureur Thierry Dran, « elle ne change rien à l'enquête. On avance. Les constatations matérielles sont quasiment terminées. On est passé à l'étude des textes et de la réglementation en vigueur. Cela demande du temps. On ne peut pas juste regarder ce qui est applicable au jour J. Il faut faire l'historique... » Cinq à sept enquêteurs d'Angers et des Sables-d'Olonne sont mobilisés en permanence.

D'autres plaintes vont suivre. Dimanche, Corinne Lepage, avocate de l'Association des victimes des inondations à La Faute-sur-Mer, a indiqué, que l'Avif allait « déposer plainte au pénal » et « se constituer partie civile ». Renaud Pinoît, vice-président de l'association, précise que « cela devrait se faire en début de semaine prochaine ». Le procureur refuse, lui, de parler de responsabilités éventuelles et de poursuites pénales. « On n'en est pas encore là. »

Renaud GARNIER.
 


Le projet de loi Grenelle 2 pourrait servir à gérer l'après-Xynthia
Actu-Environnement.com - 06/05/2010

Plusieurs mesures destinées à mieux gérer l'après-Xynthia pourraient être mises en œuvre via le projet de loi Grenelle 2. C'est ce que préconise la mission parlementaire commune d'information sur les conséquences de la tempête, qui a présenté ses premières recommandations jeudi 6 mai.

Plusieurs modifications pourraient être apportées au fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit fonds Barnier : la prise en compte du risque de submersion marine dans la procédure d'expropriation de biens exposés à un risque menaçant gravement les vies humaines ; l'indemnisation des sinistrés dont les maisons sont classées en ''zone de solidarité'' ; la suppression du plafond d'indemnisation de 60.000 euros ; une plus grande capacité du fonds, pour lui permettre de répondre à l'important montant d'indemnisations annoncé.

Le projet de loi Grenelle 2 pourrait aussi relancer les plans de prévention des risques d'inondation (PPRI), défaillants dans de nombreuses communes. Ils devraient être adoptés d'ici trois ans dans les communes qui n'en sont pas encore dotées, prévoir des règles de constructibilité en fonction de l'ampleur du risque ainsi qu'être spécifiques au risque de submersion marine, indique la mission.

Celle-ci s'est aussi prononcée sur les zones noires, rebaptisées zones de solidarité, dans lesquelles les habitations auraient dû être systématiquement être détruites avant que leurs propriétaires ne se rebiffent. La mission estime que ces zones ne devront pas être laissées à l'abandon. Elle formulera des propositions pour compenser les pertes de fiscalité que subiront les collectivités territoriales.

Victor Roux-Goeken

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Édition Cogiterra - 16, rue Montbrun - 75014 Paris

TEMPETE XYNTHIA
Zones noires : un moulin de l'île de Ré menacé de destruction
 
06.05.2010, 13h22 | Mise à jour : 13h37

«Sauvez le moulin à marée de Loix !» C'est le cri du coeur d'habitants de l'île de Ré, amoureux deleur patrimoine. Ils ont lancé sur internet une pétition afin de protester contre la menace de destruction qui pèse sur un moulin de l'île, situé dans une des zones noires définies après le passage de la tempête Xynthia.

«Nous avons eu confirmation la semaine dernière que ce moulin à marée a été classé, tout comme trois autres maisons du port de Loix, en zone noire», a expliqué Benoît Poitevin, directeur de l'écomusée des marais salants, à l'origine de cette pétition.

Cette dernière (www.sauvezlemoulinamaree.over-blog.org) a recueilli 200 signatures depuis son lancement mardi.

Le dernier à fonctionner sur l'île

«Ce moulin à marée, le seul à encore fonctionner sur l'île de Ré, date du moyen-âge et constitue un des éléments du patrimoine de l'île», selon Benoît Poitevin.

Il a adressé un courrier à ce sujet au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, affirmant ne pas comprendre «qu'une décision de destruction ait été prise aussi rapidement». Ce moulin, habité depuis les années 1960, a été inondé à hauteur de 40 à 50 centimètres d'eau lors du passage de Xynthia. «Qu'il soit habitable ou pas n'est pas le problème. Ce que l'on veut, c'est qu'il ne soit pas détruit», a indiqué le directeur de l'écomusée, soulignant que, sans ce moulin, l'eau du chenal ne sera plus chassée et le port vite envasé.

Les commentaires sont nombreux sur le blog pour dénoncer ce qui est jugé comme «une aberration». «Vouloir détruire le moulin à marées serait aussi aberrant que de vouloir raser les fortifications de Saint-Martin ou les tours de La Rochelle qui ont les pieds dans l'eau», dénonce un habitant.

Société - Article paru le 5 mai 2010

société

Xynthia : l’État au cœur de la tempête

Les sinistrés demandent à l’administration une redélimitation plus juste des zones, jaunes et noires. Pour ce faire, leur association a déposé un recours en justice.

Nouveau rebondissement dans l’affaire des « zones noires » après le passage de la tempête Xynthia le 28 février dernier. Lundi, l’Association de défense des intérêts des victimes de Xynthia (DIVX) a déposé une plainte devant le tribunal administratif de Poitiers contre la délimitation des zones noires publiées par le préfet de Charente-Maritime pour la communauté d’Aytré. Bernard-Franck Macera, avocat de cette association, précise qu’il s’agit d’un recours en excès de pouvoir et deux requêtes en référé. « Le recours en excès de pouvoir représente le seul moyen à disposition des sinistrés pour annuler le document de zonage. Le préfet refuse de donner les documents, donc ce recours s’impose », précise l’avocat. Les requêtes en référé visent à suspendre l’application des décisions du préfet sur le zonage, et le contraignent, par l’intermédiaire du juge, à transmettre lesdits documents.

L’association DIVX déplore les méthodes utilisées par l’État et la commune dans la gestion de ce dossier, précise l’avocat de l’association. « Il est aberrant que des maisons soient placées en zone noire alors qu’elles n’ont subi aucun dommage tandis que d’autres sont en zone jaune alors qu’elles sont complètement détruites. » Les zones jaunes correspondent aux périmètres où la population peut continuer d’habiter sous certaines prescriptions. Les zones noires, rebaptisées zones de solidarité, sont, quant à elles, rendues inhabitables, toutes les maisons étant promises à la destruction. Le gouvernement a précisé, par l’intermédiaire du ministre de l’Environnement, qu’il propose de racheter à l’amiable les habitations avant destruction selon leur valeur avant la tempête. Mille trois cents maisons se trouvent actuellement en zones noires et l’État évalue à 250 000 euros en moyenne le montant des indemnités par maison. « L’État doit mettre 325 millions d’euros sur la table pour dédommager les victimes. C’est une somme astronomique dont il ne dispose pas », ajoute maître Macera. En effet, le fonds Barnier, qui permet un remboursement en cas de catastrophe naturelle, ne contient plus que quelques millions d’euros. L’État fait-il des promesses qu’il ne va pas tenir  ?

L’association DIVX a décidé de résister aux décisions de l’État en demandant l’indemnisation totale et effective des maisons en zone noire et de celles sinistrées en zone jaune. Des recours individuels seront sous peu mis en route pour que les revendications des sinistrés ne restent pas lettre morte et pour pointer du doigt la négligence, voire la responsabilité de l’État et de la commune. « Ils peuvent choisir l’expropriation mais c’est illégal », lance l’avocat. À suivre…

Céline Trégon

vagues de moins en moins vagues

Les prévisions de vagues en mer qui complètent les bulletins de 
la météo marine de manière fiable sur plusieurs jours ont largement progressé ces dernières années, grâce aux travaux 
des océanographes qui scrutent en permanence la surface 
des océans. «  Les prévisions à quatre jours sont aujourd’hui aussi bonnes que celles établies pour vingt-quatre heures il y a 
quinze ans  », selon Fabrice Ardhuin, chercheur à l’Ifremer.

 

 

Leparisien.fr

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