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Vivre à l'île d'Aix, même pendant seulement le temps des vacances, avait forcément un coût. Mais les prix au mètre carré restaient éloignés de ceux prohibitifs pratiqués au Ferret, au Pyla ou à l'île de Ré. Jusqu'à présent. Les propriétaires, en effet, risquent de devenir plus gourmands au regard des évaluations actuelles des Domaines dans la zone classée noire après le passage ravageur de Xynthia. Les offres formulées par écrit oscillent entre 420 000 euros et… 1,1 million d'euros.
En outre, là comme ailleurs, ces sommes sont majorées d'environ 10 %, pourcentage correspondant à la « prime de réemploi ». Réemploi de l'argent destiné à permettre l'acquisition d'un nouveau logement, ce qui induit des frais inhérents (notaire, par exemple) à ce genre de transaction. Une indemnité de déménagement est également octroyée. Ainsi, l'évaluation initiale est-elle relevée de façon significative.
Résistance
« Nous avons eu la surcote du 28 février, voici la surcote des Domaines », commente le maire Alain Burnet. « Ils sont en train de créer un marché. Ici, jusqu'à présent, la transaction la plus élevée était de 700 000 euros pour une maison de 200 m², avec 500 m² de terrain et des possibilités d'extension. Ce qui n'est pas le cas des deux, estimées à plus d'un million. Mais, moi, quand je voudrai racheter l'ancien immeuble de la poste pour créer des logements sociaux, on me dira qu'on ne peut pas m'aider ! »
Sur 12 propriétaires concernés, deux hésitent (l'un en résidence principale, l'autre secondaire) ; les autres résistent. « Les terrains sont rares, poursuit Alain Burnet. Et j'ai été clair. La construction de résidences secondaires n'est pas la priorité de la commune. Nous voulons développer le locatif. » Une nécessité pour fixer la population qui travaille.
Aux Boucholeurs
Dans ce quartier des communes de Châtelaillon et d'Yves, une petite maison de 36 m² avec un minuscule jardin (et vue sur la mer tout de même) où l'on peut dresser une table et quatre chaises, a été estimée à 250 000 euros. Mais aux Boucholeurs aussi, les vendeurs sont très minoritaires - « Cinq sur 107 », selon le président de l'association de victimes, Michel Le Bozec.
À Charron
Dans cette commune du nord du département, bien moins cotée qu'Aix, pour une habitation de 200 m² avec jardin, estimée par un notaire à 320 000 euros, les Domaines ont proposé 360 000 euros. L'ajout des indemnités porte la somme totale à 420 000 euros. Faut-il dire que le propriétaire, qui voulait vendre, n'est pas furieux !
Au début, quelque 150 sinistrés étaient prêts à vendre leur maison. Selon le président de l'association Reconstruire Charron, Thierry Demaegdt, ils sont désormais 249, et 248 propositions d'offres validées par les Domaines ont déjà été remises (ou vont l'être rapidement).
À Aytré
Dans cette petite ville limitrophe de La Rochelle, une habitante a signé une promesse de vente pour un ensemble (maisons et appartements) dont les deux tiers datent de 1933, portant sur 600 000 euros, hors primes de réemploi, de déménagement et, en l'occurrence, de perte de location depuis la tempête. La propriétaire est satisfaite. « C'est le prix que j'aurais vendu ce bien, dit-elle. Même en le divisant en lots, je n'aurais pas pu en obtenir davantage. » En général, à Aytré, rue de la Plage, très meurtrie par Xynthia, les habitants sont contents des évaluations. Certains qui ne voulaient pas vendre, cèdent. Ce qui se conçoit aisément. Mais les récalcitrants sont toujours très nombreux, dont la présidente de l'association de sinistrés, Marie-Olivia Rocca, contrairement à ce que laisse entendre la rumeur.
À l'île de Ré
Dans ce secteur, on le sait, le marché est déjà déraisonnable - il est à craindre qu'il devienne dingue. À La Flotte-en-Ré (où une zone noire existe comme à Loix), le maire UMP Léon Gendre indique que pour les « très petites » maisons, le prix est de l'ordre de 350 000 euros (avec primes). Il cite également le cas de deux maisons plus grandes avec vue sur mer : 1,2 million et 1,5 million.
« Ce n'est pas le prix du marché, fulmine Léon Gendre. C'est largement au-dessus. Pour nous, c'est une très mauvaise opération qui va induire une inflation. Je suis très mécontent. De ça, du zonage, de la méthode, de tout ! Il faut laisser faire les maires, qui, eux, connaissent le terrain. »

Pour ceux qui ont connu la passerelle d'Holtzarte, du côté de Larrau, en Soule, dévastée par la tempête Xynthia, la voir enfin avec son plancher est un énorme plaisir. C'est le cas depuis hier, grâce aux rotations incessantes d'un hélicoptère qui a déposé le platelage au cordeau, élément par élément. Un travail d'orfèvre exécuté par le pilote.
« Nous avons changé tous les câbles, ainsi que les ancrages, qui se sont avérés moins solides que nous le pensions. Les nouveaux câbles support sont d'un diamètre plus gros que ceux de l'ancien pont suspendu. Le platelage est en mélèze, un bois imputrescible », commente Nicolas Watteau, technicien randonnées et espaces naturels sensibles au Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
Un travail d'orfèvre
La pose de ce platelage a été l'affaire de deux bonnes heures, ce qui ne signifie pas qu'elle a été simple. Suspendus aux câbles, les hommes de l'entreprise HC Pyrénées ont assuré la bonne pose des éléments grâce à un guidage de l'hélicoptère assuré depuis la passerelle par Goulven Guzon, assistant de vol et guide de haute montagne.
« Il faut que l'emboîtage des éléments soit très précis, il s'agit de ne pas blesser les gars qui sont suspendus et qui ne peuvent donc pas se mouvoir. Je guide le pilote de l'hélicoptère par radio pour que la dépose soit la plus précise possible. »
Piloté par Jérôme Delhome, le B3, de la société SAF de Ger dans les Hautes-Pyrénées, a ainsi assuré dix rotations en allant chercher les éléments sur le plateau d'Uztarbe et en les ramenant au bout d'un filin.
Bientôt les essais en charge Les essais en charge, qui se feront à nouveau avec un hélicoptère qui déposera 15 tonnes sur le pont suspendu, s'effectueront dans les jours qui viennent.
S'ils s'avèrent positifs, les randonneurs et autres promeneurs retrouveront leur chère passerelle d'Holtzarte dès le 14 juillet. Ce n'est pas le patron de l'auberge Logibar qui s'en plaindra.
La fermeture de la passerelle a plombé son chiffre d'affaires du premier semestre 2010. Mais gageons que les nombreux visiteurs et touristes qui viendront admirer l'ouvrage flambant neuf lui offriront une séance de rattrapage à partir du 14 juillet.
| 3 juillet 2010 06h00 | Par Bintily diallo |

Les élus municipaux et les services techniques ont décidé de faire réensabler la plage de Chef-de-Baie avant que la saison estivale ne débute. L'entreprise Eiffage se charge des travaux. Acheminé par camion, le sable est récupéré par un chargeur sur roues, avant d'être déversé sur la plage à l'aide d'un godet.
Pascal Belaud, technicien au service voirie de La Rochelle explique : « Ce sont les derniers travaux qui font suite au passage de la tempête Xynthia. Il y a beaucoup de cailloux sur la plage. Nous avons donc décidé de rajouter mille tonnes de sable. »
Des désagréments
Lancé hier, à 7 h 30, le chantier s'est poursuivi jusqu'en début d'après-midi. Afin de ne pas déranger habitants et touristes, il ne reprendra que lundi.
À 10 heures, une trentaine de personnes est déjà sur la plage, des retraités en majorité. Dans l'eau ou allongés sur leur serviette, ils ne semblent pas perturbés par les travaux. À l'exception de quelques femmes, manifestement agacées. L'une d'elles se voit refuser l'accès à la plage par le chemin habituel, pour des raisons de sécurité.
Elle maugrée - « Je ne peux pas marcher beaucoup » - et passe quand même au milieu du chantier. Une deuxième observe la plage et se plaint : « Il faudrait enlever les cailloux au lieu de remettre du sable par-dessus, ils vont ressortir ! C'est de l'argent gaspillé et ça diminue la plage ! »
« Nous avons enlevé les plus gros cailloux », rétorque Pascal Belaud. Avant de rejoindre la plage, la retraitée ajoute, souriante : « Vous savez, ici, c'est notre résidence secondaire. »
Xynthia a mobilisé les gens
Conscient du désagrément causé par les travaux pour les passants, notamment dus à la poussière dégagée. « Pendant la tempête, la mer est montée assez haut, elle a emmené les galets, brûlé l'herbe, les dégâts ont davantage concerné les alentours plutôt que la plage », ajoute le technicien de la Ville.
Aujourd'hui les abords de la plage ont été réengazonnés. Le service municipal de propreté urbaine a nettoyé le site et les problèmes de sécurité liés à la falaise ont été réglés par le Conseil général. « Tout le monde s'est mobilisé, en un mois, beaucoup de travaux avaient déjà été faits. »
La plage de Chef-de-Baie reprend vie. L'allée et la piste d'accès ont été refaites. Malgré les dégâts, le snack a rouvert au mois d'avril, après un bon nettoyage.
Aujourd'hui, on travaille un peu dans l'urgence à Chef-de-Baie. Entre les devis et la prise de décision, le réensablement arrive juste à temps avant l'arrivée des vacanciers. Le technicien de voirie précise : « C'est un peu juste, mais on voulait attendre de voir comment la plage se comportait. »
Le confort avant tout
L'objectif est simple : le confort doit être au rendez-vous : « Cela n'a jamais été une grande plage, mais elle est de plus en plus fréquentée, c'est devenu un site de référence ! », se réjouit Pascal Belaud. Ce lieu, fréquenté par des habitués, des « anciens », est également familial.
Après la tempête, la baignade a été interdite. Elle est de nouveau autorisée. Les résultats des tests réalisés récemment attestent d'une eau tout à fait propre. Et les surveillants arrivent dès aujourd'hui.
Les deux autres plages rochelaises sont également prêtes à accueillir les plaisanciers. Celle des Minimes a aussi été réensablée et les bancs de la plage de la Concurrence ont tous été refaits pour assurer la sécurité de tous. La saison peut enfin commencer !

Avec le début de la saison estivale, des touristes paparrazi débarquent à La Faute et L'Aiguillon pour «visiter» les quartiers sinistrés par le passage de la tempête Xyntia. Certaines victimes commencent à s'en offusquer. Dans les offices de tourisme, on constate que le phénomène est bien réel même s'il reste minoritaire. A La Faute, un panneau lumineux tournant rappelle que la visite des quartiers en zone noire est interdite.

Salle comble et cartons pleins!
Publié le 02/07/2010 15:41 | LaDepeche.fr
Dévastée par la tempête Xynthia, la mountain luge du Hautaacm sera opérationnelle cet été. Cette luge « toute saison », propose 860 m de descente sur un parcours sur rail à 1 mètre du sol avec remontée intégrée. Elle se pratique seul ou à deux de 7 à 77 ans. Une descente de grand frisson ou tranquille : chacun est maître de sa vitesse. Virages relevés et vue imprenable sur la vallée.
Attention, vos enfants ne voudront plus descendre de cet engin ludique. Les enfants de 3 à 7 ans doivent être obligatoirement accompagnés.
Groupes sur réservation - possibilité de privatisation de l'équipement
Ouvert les mercredis, week end et jours fériées toute l'année, et, tous les jours pendant les vacances scolaires et en période d'ouverture du domaine skiable.
Le site du Hautacam propose également des activités de Déval'kart et de roller be.
Il possède aussi une aire d'envol pour le parapente, depuis le col de Tramassel.
Le site est également un endroit privilégié pour la pratique du VTT et des randonnées faciles vers le lac d'Isaby, le Léviste ou la crête du Hautacam.
Enfin, il offre une vue à 360° sur la vallée des Gaves et le massif des Pyrénées.
À découvrir.
Mountain luge du Hautacam
Tous les jours
Hautacam (Argelés-Gazost)
Tout public
Tarifs : 1 descente, 3 €, 5 descentes, 5 €, gratuit pour les 3-7ans
Luge de montagne
La mairie de Lespinasse avec la collaboration de l'association du personnel communal ont organisé un loto en faveur des sinistrés Xynthia, le samedi, à 21 heures à l'espace canal des deux mers. Les 2450 euros récoltés durant cette soirée, ont été envoyés au CCAS de la ville de Charron en Charente-Maritime (au nord de la Rochelle) qui se chargera de les redistribuer aux sinistrés.