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Nous souhaitons partager autour de l'Ancien et du Nouveau Monde, avec nos coups de cœur, au gré de nos rencontres et de l'actualité, dans le cadre - ouvert - de la francophonie.

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Xynthia : revue de presse du 22 mai 2010

Réouverture imminente

La Maison blanche a été endommagée par Xynthia. Les travaux de réfection approchent de leur fin. Ouverture prévue au début de juillet.

  Après Xynthia, le mur s'était affaissé. Il est désormais 
reconstruit, en béton armé cette fois-ci. ph : E.L

Après Xynthia, le mur s'était affaissé. Il est désormais reconstruit, en béton armé cette fois-ci.ph : E.L

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Suite à la tempête Xynthia au mois de février dernier, de nombreux dégâts ont été à déplorer un peu partout sur la côte. Parmi les établissements touchés, la Maison blanche située sur la plage de Nauzan à Vaux-sur-Mer. Cette institution locale, cœur des fêtes nocturnes du pays royannaise, rouvrira au début du mois de juillet.

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A Saint-Jean d'Angély : Un bric-à-brac pour les sinistrés de Xynthia

  Une visite au bric à brac de dimanche pour prouver sa 
solidarité.  photo dr

Une visite au bric à brac de dimanche pour prouver sa solidarité. photo dr

Un bric-à-brac au profit des sinistrés de Xynthia est organisé, demain, dimanche 23 mai.

Au 22, rue du Jeu-de-Paume, l'antenne du Secours catholique de Saint-Jean-d'Angély organise, dimanche 23 mai, de 10 heures à 18 heures, un bric-à-brac dont les recettes iront aux sinistrés de la tempête Xynthia. Un très grand choix est proposé : vêtements, chaussures, vaisselle, bibelots, disques vinyle, meubles… Des objets triés, préparés, réparés ou… cuisinés (il y aura des gâteaux), par les bénévoles du Secours catholique dans les ateliers qui fonctionnent toute l'année.

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Le Rupella ouvrira en juin

L'activité d'hôtellerie du Rupella sur le Vieux-Port a repris dès avril mais pas le restaurant, au rez-de-chaussée, envahi par un mètre d'eau.

  Madjid Abderrahmane (au premier plan), propriétaire de 
l'hôtel-restaurant, et son frère Amine s'investissent dans les travaux 
pour être prêts à rouvrir dès le mois de juin.  photo xavier léoty

Madjid Abderrahmane (au premier plan), propriétaire de l'hôtel-restaurant, et son frère Amine s'investissent dans les travaux pour être prêts à rouvrir dès le mois de juin. photo xavier léoty

A l'angle du quai Maubec et du quai Duperré, l'hôtel-restaurant le Rupella a subi de plein fouet la montée des eaux, apportées par les vents de Xynthia. Le 28 février au soir, cet établissement hôtelier était aux premières loges pour assister aux « phénomènes climatiques conjugués exceptionnels ». Le soir de la tempête, l'hôtel et sa vingtaine de chambres sont complets. Madjid Abderrahmane, propriétaire et gérant de cet établissement depuis huit ans, a donc joué le veilleur de nuit, prévenu par l'alerte rouge déclenché par Météo France quelques heures plus tôt.

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« La biodiversité nous fait vivre », dit Isabelle Autissier

[VIDEO] La navigatrice et environnementaliste Isabelle Autissier présente la Journée de la biodiversité et revient sur la tempête Xynthia

PHOTO SO

PHOTO SO
 

A l’occasion de la Journée de la biodiversité, qui aura lieu demain samedi, la navigatrice aujourd’hui militante écologiste Isabelle Autissier explique dans une vidéo l’importance de la biodiversité et ce que représente sa diminution. « On en a absolument besoin, dit-elle. C’est vrai qu’elle est gravement attaquée aujourd’hui, en grande partie par les activités humaines. »

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1 mai 2010 06h00 0 commentaire(s)
Le chef d'orchestre soutient les sinistrés

  Marc Minkowski.  photo DR

Marc Minkowski.photo DR

Durement éprouvés par la tempête Xynthia, les Loidais pourront assister, demain, en leur église, à un concert de soutien, même si ce n'est pas la première manifestation de ce genre dans l'île.

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Mission Xynthia aux Pays-Bas

La mission d'information sur la tempête Xynthia se rendra aux Pays-Bas les 1er et 2 juin. « À travers une série d'entretiens et des visites de terrain, la mission souhaite étudier les systèmes de prévision et d'alerte, de prévention et de protection contre le risque de submersion marine mis en place par les Pays-Bas », indique la mission présidée par Bruno Retailleau (non inscrit, Vendée) et dont le rapporteur est Alain Anziani (PS, Gironde).

« Touché par des inondations particulièrement meurtrières en 1953, ce pays a développé une culture du risque et constitue une référence en matière de lutte contre la submersion marine. » La mission « compte tirer de ce déplacement des enseignements concrets, notamment concernant la propriété, l'entretien et le financement des digues », ajoute le communiqué.

La mission d'information sur la tempête Xynthia se rendra aux Pays-Bas

La mission d'information sur la tempête Xynthia étudiera les systèmes de prévision et d'alerte contre le risque de submersion marine les 1er et 2 juin aux Pays-Bas

Juste après le passage de la tempête en Charente-Maritime 
(PHOTO ARCHIVES/ X.LEOTY)

Juste après le passage de la tempête en Charente-Maritime (PHOTO ARCHIVES/ X.LEOTY)
 

La mission d'information sur la tempête Xynthia a annoncé ce mercredi dans un communiqué qu'elle se rendrait aux Pays-Bas les 1er et 2 juin pour "étudier les systèmes de prévision et d'alerte contre le risque de submersion marine".

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Un élève s'est mis au service des sinistrés

  Gaëtan, élève au lycée Combes de Pons.  Photo DR

Gaëtan, élève au lycée Combes de Pons.Photo DR

Après la tempête Xynthia, Gaëtan, un interne de classe de seconde scolarisé au lycée Émile-Combes de Pons, a choisi de prêter main-forte aux sinistrés de sa commune

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Après Xynthia, le Médoc se sent laissé pour compte

Situées en zone d'expansion des crues, les villes de Macau et Labarde ont le sentiment d'être sacrifiées au profit de Bordeaux et son agglomération. Mais c'est aux estuariens de trouver la solution|| Paroles de sinistrés. Déterminer les zones inondables, telle sera bientôt la tâche des élus de l'estuaire

 
 Chrystel Colmont.  Archives PH. Taris  || Taris Philippe  
 Dominique Liaubet, chez lui à Labarde, montrant les dégâts des eaux 
suite à la tempête du 27 février.  PHOTO STÉPHANE LARTIGUE  || Lartigue 
Stephane || laurent Theillet Theillet Lauren || laurent Theillet Theillet Lauren || Lartigue Stephane

Chrystel Colmont. Archives PH. Taris
( Taris Philippe)

 
 Chrystel Colmont.  Archives PH. Taris  || Taris Philippe
 
 Dominique Liaubet, chez lui à Labarde, montrant les dégâts des eaux 
suite à la tempête du 27 février.  PHOTO STÉPHANE LARTIGUE  || Lartigue 
Stephane
|| laurent Theillet Theillet Lauren
|| laurent Theillet Theillet Lauren
|| Lartigue Stephane

 

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La maison de Martine et Jean-Marie Lahaye, chemin du Prat à Macau, jouxte les ateliers municipaux, à quelques dizaines de mètres du centre-bourg. Elle est loin de dominer la Gironde comme les guinguettes du port ou les opulentes chartreuses du chemin du bord de l'eau face au bec d'Ambès. Et pourtant, si celles-ci ont été, à une ou deux exceptions, préservées des flots de Xynthia dans la nuit du 27 au 28 février, le domicile des époux Lahaye a été envahi par un liquide saumâtre qui a détruit leur équipement ménager, souillé leurs tapisseries et surtout marqué profondément leurs esprits. Ils avaient déjà connu cette triste expérience pendant la tempête de 1999. Mais cette fois, ce fut pire, car l'eau est revenue pendant quatre jours sous l'effet des marées. Leur décision est prise : ils vont partir.

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La Rochelle : la digue des Tamaris va coûter très cher

Les travaux sont lancés mais, vu l'ampleur des dégâts, une subvention de l'Europe serait bienvenue.

  Plus de 2 millions d'euros sont nécessaires pour remettre en 
état la digue.  Photo archives Pascal Couillaud

Plus de 2 millions d'euros sont nécessaires pour remettre en état la digue. Photo archives Pascal Couillaud

Personne ne l'ignore, la tempête Xynthia a sérieusement affecté le port des Minimes et la digue des Tamaris a été particulièrement endommagée en raison de la force de la houle. Des travaux ont déjà été lancés, cette protection ne pouvant pas rester ainsi détruite. Mais la réfection complète va coûter très cher : près de 2,5 millions d'euros hors taxes.

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Quel urbanisme après la tempête Xynthia ?

La dernière réunion du Schéma de cohérence territoriale abordera la question que tout le monde se pose : est-ce que Xynthia va changer la donne ?

  L'urbanisation du littoral était déjà freinée par la loi. 
Xynthia s'est ajoutée.  photo dominique jullian

L'urbanisation du littoral était déjà freinée par la loi. Xynthia s'est ajoutée. photo dominique jullian
 

L a dernière réunion publique sur le Schéma de cohérence territoriale se tient jeudi soir à La Rochelle (1). La dernière avant adoption fin juin 2010 et application dès début 2011.

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Onze familles sont en zone de sécurité

Mercredi, les élus étaient réunis à l'occasion du conseil municipal. Concernant Xynthia, le maire, Henri Lambert, a fait part des dernières nouvelles émanant de la préfecture : « Nous avons une nouvelle fois rencontré le préfet, qui continue à défendre le rôle de l'État et de ses décisions au sujet des zones noires. Pour les jaunes, nous devions avoir des nouvelles rapides mais, à ce jour, nous n'avons aucune réponse. On attend la fin des études, ensuite on pourra apprécier notre implication et voir ce que l'on fait, sachant qu'une association travaille dans ce sens. »

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Le vrai coût de la tempête Xynthia pour les assureurs en France

[ 17/05/10  ]

Après réassurance, l'impact de cette tempête pour la profession devrait être de l'ordre de 500 à 600 millions d'euros, d'après une enquête des « Echos ». On peut s'attendre à des hausses tarifaires en assurances-dommages.

La tempête Xynthia de la fin février laissera des traces sur le littoral vendéen, mais aussi sur les comptes des assureurs. « Les Echos » ont enquêté auprès des principaux acteurs du marché, afin de connaître leur exposition précise à la tempête, le nombre de sinistres déclarés ou encore la répartition du coût entre dégâts liés au vent et dégâts liés à l'eau, ces derniers relevant du régime des catastrophes naturelles. Les dix acteurs interrogés constituent un échantillon représentatif, puisqu'ils représentent 331.090 déclarations de sinistres pour un coût cumulé de 1,2 milliard, soit 80 % à 97,5 % des estimations officielles.

Le coût global que ces derniers supporteront est en effet évalué pour l'heure entre 1,28 milliard et 1,5 milliard d'euros. La première estimation émane de Périls, société créée par des assureurs, réassureurs et courtiers européens pour agréger les données relatives aux catastrophes naturelles, la seconde de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), qui rapporte 800 millions d'effets liés au vent (53 % du total), et 700 millions d'effets liés à l'eau (47 %). A noter qu'il s'agit d'un coût brut, avant prise en compte de la réassurance publique - la Caisse centrale de réassurance (CCR) prend en charge 50 % des dégâts relevant du régime des catastrophes naturelles -et privée, c'est-à-dire du programme « tempête » souscrit tous les ans par chaque compagnie d'assurance.

Le coût des dégâts liés à l'eau

Quels enseignements tirer ? D'abord, le coût est logiquement concentré sur les plus gros assureurs dommages du marché. Les sept groupes les plus touchés - Covéa, Groupama, AXA, Allianz, Pacifica (Crédit Agricole), Macif et Maif, par ordre décroissant -représentent à eux seuls 1,09 milliard d'euros de dommages, soit 91 % de la valeur de notre échantillon.

Les sinistres moyens s'échelonnent entre 2.000 et 5.000 euros, selon les opérateurs, mais cette donnée reflète mal le fait que si l'essentiel des demandes d'indemnisation est concentré sur les dégâts liés au vent (87 % du total), ce sont les dégâts liés à l'eau qui coûtent le plus cher. Ainsi, dans notre échantillon, ces derniers représentent en moyenne 53 % du coût. A cet égard, les données diffusées par le Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema) sont éloquentes : sur 143.621 déclarations, seules 8 % sont liées aux inondations, mais ces dernières représentent 63 % du coût global pour les mutuelles, évalué à 385 millions d'euros. Il en ressort un sinistre moyen « tempête » de 1.080 euros, et un sinistre moyen « inondation » de 21.251 euros.

Dans plus de 80 % des cas, ce sont les habitations qui ont été touchées. Les assureurs nous ont fait état d'une faible proportion de dégâts sur les autos (entre 5 % et 11 % du total des déclarations). Quelques exploitations agricoles et commerces ont également été frappés. « Contrairement à ce qui avait été observé lors du passage de Klaus début 2009, peu de forêts, d'usines ou de supermarchés ont été touchés cette fois-ci », observe un assureur.

Cycle de hausses

Enfin, le vrai coût pour les assureurs dépendra de l'effet tampon effectivement joué par la réassurance. Quatre groupes ont accepté de nous communiquer leur exposition nette : Xynthia coûtera 51,6 millions d'euros à la Maif, 150 millions environ à Covea, entre 35 et 40 millions à Generali, et 192 millions à Groupama. Sur la base de ces observations, le coût net ressort donc entre 50 % et 75 % du coût brut. « Sur la partie tempête, la rétention (la partie gardée par les assureurs) s'échelonne en général entre 30 % et 50 %, tandis que sur la partie inondation, la réassurance est de 50 % », indique un assureur. Au total, les assureurs devraient a minima supporter 40 % du coût, soit un impact net prévisible de l'ordre de 500 à 600 millions d'euros pour la profession.

Cette facture très lourde devrait très certainement se répercuter dans les cotisations. « Les événements climatiques ne sont pas en eux-mêmes générateurs d'évolution tarifaire, parce qu'ils sont bien réassurés et que nous pouvons jouer sur la mutualisation », affirme cependant un mutualiste. Sauf que Xynthia est survenu moins d'un an après une autre tempête majeure, Klaus, qui a sérieusement entamé les résultats techniques 2009, et dans un contexte de forte remontée de la sinistralité en assurance automobile. Circonstance aggravante, les assureurs ne peuvent plus compter sur les produits financiers pour abaisser des ratios combinés (sinistres et frais rapportés aux primes) souvent supérieurs à 100 %.

La forêt a besoin d'argent
Par Natacha Viguié
22 mai 2010

L'assemblée générale de la Cofor 64 s'est déroulée hier à la mairie de Coarraze. Une vingtaine d'adhérents s'y étaient retrouvés pour pointer les actions à mener au sein de la filière bois. © Ascencion Torrent

Après la tempête Xynthia, les communes forestières demandent 11 millions d'euros afin de faire face aux dégâts dans leurs sous-bois.

Le chiffrage des dégâts forestiers dus à la tempête Xynthia du 27 février dernier s'annonce à la hausse. Le dernier comptage affiche 82 000 m3 de bois communaux endommagés en Aquitaine. Même si cela reste en deçà des chiffres de la région voisine de Midi-Pyrénées, qui accuse une atteinte de 140 000 m3, les communes forestières du département restent devant un défi de taille.

Le secteur privé invité à la réunion

« Nous devons agir ensemble pour faire face », déclare Michel Castan, le président de l'association des communes forestières des Pyrénées-Atlantiques (Cofor 64). Les représentants de ces communes étaient hier, réunis en assemblée générale à Coarraze. Des représentants du secteur privé avaient aussi été conviés.

« Le problème est le même pour le privé comme pour le public. Pour mieux communiquer entre nous, nous avons créé une revue « Forêts 64 » que nous envoyons aux professionnels et aux adhérents de la Cofor 64 », explique François de Fabrègues, président des sylviculteurs des forêts privées.

Les prix chutent

En plus de cette initiative, la filière prospecte pour s'assurer des débouchés locaux pour les tonnes de bois qui sont en ce moment prélevés des parcelles endommagées. « Il va bien falloir trouver des marchés pour tous ces stocks, et la crise immobilière en Espagne complique encore un peu plus la tâche », précise-t-il.

En effet, le prix du bois déjà très bas, s'est à nouveau écroulé. En 2008, le commerce du bois communal affichait une recette de 2,2 millions d'euros, en 2009, il est passé à 1,4 million d'euros. Le mètre cube s'échangeait à 35 euros, aujourd'hui il est passé à 20 euros au grand maximum, ce qui ne couvre pas les frais d'exploitation. D'autant que les zones détruites par la tempête restent difficiles d'accès et que la qualité du bois en a beaucoup pâti. « En ce moment il y a 25 000 m3 de sapin au sol ou abîmés alors que les ventes en 2009 n'excédaient pas les 10 000m3 », souligne Yves Béague, directeur de l'Office national des forêts, présent à la réunion.

Un aide mais pour qui en priorité ?

Concrètement une aide chiffrée à hauteur de 11 millions d'euros a été demandée. « Je viens de recevoir la réponse de la Draaf de Toulouse, ils parlent de 240 000 euros », indique Michel Castan. Même si cette somme paraît minuscule par rapport aux enjeux économiques, pastoraux, touristiques et environnementaux qu'une telle catastrophe induit, les élus se posent la question de la répartition de l'aide, d'autant que certaines communes agissent pour dégager des accès aux estives notamment (lire ci-dessous). Ceux qui ont réussi à vendre - à un prix dérisoire - leur bois auront-ils droit à une aide ? La question est lancée.

Certains avancent la possibilité de tout laisser en l'état, mais Yves Béague de prévenir que « le sapin n'attendra pas l'automne ». 

>> Castet : deux passages sur trois dégagés

La commune de Robert Daguerre qui a concentré pas moins du tiers des dégâts forestiers (28 000 m3) dus à la tempête Xynthia de février dernier voit de la lumière au bout du tunnel. Le maire assure que deux des trois chemins qui mènent aux estives de Jaoüt sont désormais dégagés de « ce véritable Mikado ». « La municipalité s'est occupée d'une voie et l'entreprise forestière Lapassade d'Artiguelouve d'une autre », raconte Robert Daguerre, également vice-président de l'association départementale des communes forestières (ADECOFOR).

Claude Tendil, le PDG de Generali France (« Les Echos » du 23 mars) ou Roger Iseli, le directeur général de la Macif (« Les Echos » du 14 mai), annoncent tous deux l'entrée dans un cycle de hausse des prix.

Manifestation en Charente-Maritime pour élargir une zone noire

Par Reuters, publié le 16/05/2010 à 18:29

Quelque 150 personnes ont défilé dimanche à Port-des-Barques (Charente-Maritime) pour soutenir les propriétaires de 48 maisons sinistrées par la tempête Xynthia qui demandent leur classement en zone noire.

Les "zones noires", qui délimitent le périmètre à l'intérieur duquel plus de 1.500 logements en Vendée et en Charente-Maritime doivent être détruits, ont été tracées par les pouvoirs publics après la tempête Xynthia de fin février qui a fait 53 morts.

A Port-des-Barques, seules 15 maisons sont vouées à la destruction, ce que contestent les habitants.

Sur les pancartes et banderoles, on pouvait lire dimanche "Port-des-Barques l'oublié" ou "Les sinistrés en colère".

"Nous avons présenté nos revendications au préfet il y a une dizaine de jours. Il n'a rien voulu entendre. Nous lui demandons de classer en zone noire 48 maisons qui ont été inondées, et que les habitants veulent voir détruites pour pouvoir reconstruire ailleurs", a expliqué à Reuters le maire Jacky Laugraud.

Pour Hélène Fortier, organisatrice de la manifestation à l'origine de la création d'un collectif de sinistrés et de non-sinistrés, "c'est l'ensemble du village qui est concerné".

"Nous en avons marre de voir des gens souffrir parce qu'ils ne sont pas entendus", a-t-elle dit.

Franck Rateau, 78 ans, est de ceux-là.

Il vit avec sa femme dans un appartement au-dessus de la mairie depuis la tempête. Depuis 1988, le couple habitait dans une maison située en contrebas près du centre-ville, envahi par 1,30 mètre d'eau en un instant.

"On est resté dans l'eau froide durant trois heures, sans lumière. J'ai cru que nous allions y rester. Un jour il y aura un drame dans cette maison. Il faut la détruire", a-t-il dit à Reuters.

Pour lui, c'est une aberration que cette maison déjà fortement endommagée lors de la tempête de décembre 1999 "ne soit pas classée en zone noire ou zone de solidarité". "On nous demande de rester et de faire des travaux. Il n'en est pas question".

Il y a aussi Bernard Fournat, 54 ans, qui vivait avec son épouse à environ 150 mètres de la mer.

"On a eu 60 centimètres d'eau dans la maison, 80 centimètres dans la véranda et le garage. Déjà lors de la tempête en décembre 1999, on avait été inondé. On a perdu à chaque fois nos deux voitures. Là on venait de terminer des travaux. On en a marre", a-t-il dit à Reuters.

Les Fournat, natifs de Port-des-Barques, ne veulent plus retourner dans leur maison. Ils demandent à la voir détruite, à être indemnisés pour pouvoir reconstruire dans un autre quartier plus en hauteur.

"On ne veut pas faire preuve d'agressivité, on n'est pas engagés politiquement mais on ira jusqu'au bout de ce que la loi nous permet pour obtenir gain de cause", prévient Hélène Fortier.

 

 

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