Eklablog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Nous souhaitons partager autour de l'Ancien et du Nouveau Monde, avec nos coups de cœur, au gré de nos rencontres et de l'actualité, dans le cadre - ouvert - de la francophonie.

Publicité

Xynthia : revue de presse du 16 avril

 

COR-Les sinistrés de Xynthia attendent des gestes concrets

Par Reuters, publié le 16/04/2010 à 15:04

Correction: bien lire qu'il s'agit d'associations du littoral charentais dans le 10e paragraphe.

Les 
associations de sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime, 
désormais regroupées au sein d'un collectif qui a vu le jour jeudi soir,
 exhortent le gouvernement à passer de la parole aux actes, au lendemain
 de la visite de Jean-Louis Borloo dans la région. (Reuters/Régis 
Duvignau)

Les associations de sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime, désormais regroupées au sein d'un collectif qui a vu le jour jeudi soir, exhortent le gouvernement à passer de la parole aux actes, au lendemain de la visite de Jean-Louis Borloo dans la région. (Reuters/Régis Duvignau)

BORDEAUX (Reuters) - Les associations de sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime exhortent le gouvernement à passer de la parole aux actes, au lendemain de la visite de Jean-Louis Borloo.

La délégation emmenée par le ministre de l'Ecologie jeudi en Vendée et en Charente-Maritime a permis de faire retomber un peu les tensions nées à l'annonce du tracé des "zones noires" où plus de 1.500 habitations sont vouées à la destruction.

Le gouvernement, qui préfère désormais parler de "zones de solidarité nationale", a insisté sur le traitement au cas par cas des dossiers des riverains et annoncé l'envoi de "délégués de la solidarité" dans les communes touchées à partir de lundi.

"L'expropriation pour des raisons de sécurité, ça ne se fait en France que sous le contrôle des juges, avec une expertise contradictoire", a souligné sur Europe 1 Jean-Louis Borloo, démentant toute marche arrière du gouvernement.

"Vous pouvez avoir une zone globalement à risque qui ouvre droit à cette solidarité mais dans cette zone, telle ou telle maison particulière peut ne pas être en danger (...). C'est ce que je suis allé préciser avec les maires", a-t-il ajouté.

Une dizaine d'associations de victimes de Charente-Maritime sont désormais regroupées au sein d'un collectif, qui a vu le jour jeudi soir, afin d'organiser toutes les actions nécessaires à la défense des sinistrés.

Ils attendent avant tout "des actes concrets et non des paroles", a prévenu Christian Brunet, président de l'Association des sinistrés de Port-des-Barques, au cours d'un entretien à Reuters.

"Nous ne manquerons pas de nous rappeler au bon souvenir du gouvernement si des décisions sensées ne font pas suite aux discours dans la semaine à venir", précise le premier communiqué du collectif, diffusé jeudi soir.

PAS DE RASSEMBLEMENT SAMEDI

Le collectif exige la redéfinition des "zones noires" en fonction d'expertises "sérieuses et contradictoires, et non sur la base de décisions arbitraires".

Pas question "de payer les carences et la précipitation de l'Etat", soulignent les membres du collectif, formé par huit associations du littoral charentais, touché par la tempête du 28 février, auxquelles s'est jointe une association de victimes en cours de formation.

Trois autres associations en cours de constitution devraient rejoindre le collectif des sinistrés de Xynthia.

Pour la présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, le gouvernement a opéré un simple "changement de vocabulaire" mais "le problème reste entier" sur le littoral atlantique.

"Il y a eu une parole d'apaisement, c'est déjà pas mal", a déclaré la dirigeante socialiste sur France Inter avant de réclamer la suspension du plan de zonage des régions sinistrées.

"Ce qu'on demande, c'est très simple, c'est de connaître les expertises qui ont permis ce zonage (...) et regarder ensemble les aberrations", a-t-elle insisté.

Le collectif de Charente-Maritime dément toute organisation d'un rassemblement samedi, après la diffusion d'informations faisant état d'un blocage du pont de l'Ile de Ré en préparation.

"Notre volonté est avant tout de défendre les sinistrés, pas de faire une opposition systématique à qui que ce soit, et d'obtenir du gouvernement qu'il rende ses droits à chaque citoyen concerné", a dit à Reuters Christian Brunet.

Michel Le Bozec, président de l'association Sauvegarde du village des Boucholeurs, a précisé que le gouvernement ferait connaître mercredi prochain de nouvelles décisions.

Le collectif se réunira dans la foulée pour envisager "toute forme d'action nécessaire", a-t-il ajouté.

Xynthia : l’Etat envoie ses pompiers

Quatre membres du gouvernement se sont rendus hier dans les départements touchés par la tempête, pour calmer la fronde grandissante des propriétaires de maisons vouées à la démolition.

Le dossier des «zones noires» tourne au piège pour le gouvernement. Relayée par des élus locaux, la contestation des propriétaires de maisons situées dans des secteurs jugés dangereux et vouées à la démolition ne faiblit pas. Au point que le pouvoir a jugé utile de dépêcher sur place, hier, pas moins de quatre représentants de l’Etat pour déminer le terrain: Jean-Louis Borloo, Benoist Apparu, Chantal Jouanno et Dominique Bussereau.

«Il y a un malentendu», a estimé le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo. Les zones noires «sont des zones de solidarité, des zones de rachat, pas des zones de destruction massive», a-t-il déclaré avant une rencontre avec des élus à La Rochelle en Charente-Maritime, le département où la contestation est la plus vive. «La solidarité nationale est là pour aider. On va travailler avec [les élus]», a-t-il ajouté. Les pouvoirs publics semblent vouloir remettre du dialogue dans cette procédure souvent perçue, sur place, comme abrupte. Dans l’après-midi, les quatre membres du gouvernement se sont rendus à La Roche-sur-Yon (Vendée), où ils ont rencontré les maires, les députés et le président du conseil général, Philippe de Villiers. «Benoist Apparu a été très pédagogue. Il a exposé aux élus dans le détail la multiplicité des critères qui ont prévalu pour dessiner les périmètres des zones d’extrême danger», note un participant.

Lettre.Pas suffisant, selon l’Avif, l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer et de L’Aiguillon-sur-Mer (Vendée), où 915 maisons sont vouées à la démolition. Tandis que les ministres arpentaient le terrain, le cabinet de Me Corinne Lepage, avocate de l’Avif, déposait devant le tribunal administratif de Nantes une requête en référé. La procédure vise à obtenir les études «ayant servi de fondement à la détermination des zones noires» et les pièces du dossier démontrant que les autres moyens de «sauvegarde et de protection des populations [comme les digues, ndlr] s’avèrent plus coûteux que les indemnités d’expropriation».

Après sa visite, Jean-Louis Borloo a adressé une lettre à tous les élus locaux, rendue publique dans la soirée par son ministère. Il y écrit «qu’il n’est pas question d’exproprier sur la totalité de ces zones et immédiatement l’ensemble des habitations». Dans ces secteurs «à risque anormal», l’Etat a voulu apporter «immédiatement» une solution «garantissant un prix juste» aux personnes qui souhaitent quitter leur maison. Pour les autres, des procédures d’expropriation fondées sur des expertises contradictoires et placées «sous le contrôle des juges» scelleront «au cas par cas» le sort de chaque habitation.

Dans cette lettre, le ministre rend un «hommage personnel» aux préfets des deux départements. Ceux-ci subissent les foudres des propriétaires et des politiques locaux alors que les zonages ont été décidés par le gouvernement.

Chapeau.Une motion contre les démolitions, adoptée lundi par le conseil général de Charente-Maritime (pourtant présidé par le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau), fait ainsi porter le chapeau des zones controversées au préfet, Henri Masse. Dans ce département, le ministre, mais aussi Jean-Pierre Raffarin, ainsi que la présidente (PS) du conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, ont pris fait et cause pour les maires et les propriétaires. Les préfets ont dû affronter seuls une colère citoyenne suscitée par des mesures traumatisantes. «Préfet, démission!», a-t-on entendu un peu partout. Henri Masse a même dû annuler une réunion qui s’annonçait électrique.

«C’est la conjonction de toutes les veuleries, de tous les cynismes et de toutes les démagogies, critique, très remonté, un grand commis de l’Etat. Ces mêmes élus sont-ils prêts à assumer la mort d’autres personnes si une autre tempête frappait dans ces zones ?»

letelegramme.com

Xynthia. Les «zones noires» s'entrouvrent à la négociation

Hier à La Rochelle, le ministre de l'Écologie a voulu dissiper le «malentendu» sur les «zones noires», qui ont déclenché la colère des sinistrés de la tempête Xynthia.

Les ministres se sont déployés sur le terrain, hier, pour clarifier le concept des «zones noires» et calmer la colère des propriétaires sinistrés par la tempête Xynthia. «Il y a un malentendu sur lequel il faut qu'on s'explique», a ainsi déclaré le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, au cours d'une visite surprise à LaRochelle. «Il ne saurait être question de démolition systématique et autoritaire», a-t-il par ailleurs écrit dans une lettre aux élus concernés de Vendée et Charente-Maritime, où 1.510 maisons ont été classées en «zone noire» après la tempête du 28février. À LaRochelle, le ministre a assuré que les autorités agissaient «dans un souci de solidarité». C'est «une erreur de communication» qui a conduit beaucoup à penser que «zone noire=zone de destruction immédiate», a renchéri le secrétaire d'État au Logement, Benoist Apparu.

Les sinistrés pourraient demander à rester

En clair, selon le site du Point, les habitants des «zones noires» pourraient donc demander à rester. Il y a deux jours, le Premier ministre, François Fillon, s'était pourtant montré inflexible sur le caractère définitif de la délimitation des zones noires fixant les habitations à détruire. L'hebdomadaire cite le député-maire UMP de Châtelaillon, Jean-Louis Léonard. Selon ce dernier, les sinistrés concernés par ces zones noires vont donc avoir deux possibilités: s'ils veulent partir, ils négocieront le rachat de leur habitation par l'État; s'ils veulent tenter de rester, ils pourront expliquer aux experts comment ils entendent se protéger pour assurer leur sécurité. Dans la dernière hypothèse, les habitants pourront mettre en avant «la protection naturelle» dont bénéficie leur maison ou alors proposer la mise en oeuvre de protections de façon individuelle ou collective.

Explication de méthode

Tout en répétant que les zones noires «resteront telles qu'elles sont», la secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno, s'est, elle, livrée à La-Roche-sur-Yon à une explication de méthode sur les solutions proposées: rachat à l'amiable ou procédure d'expropriation arbitrée par les tribunaux. Pour ceux qui ne veulent pas de rachat amiable, il est prévu une «procédure de déclaration d'utilité publique qui suppose de faire une expertise maison par maison et de constituer un dossier qui établira s'il y a risque ou non et, in fine, c'est le juge des expropriations qui dira ?j'autorise l'expropriation ou non?», a-t-elle précisé. «Si après enquête, on s'aperçoit que le risque pour la vie des gens n'est pas avéré, bien évidemment, il n'y aura pas d'expropriation», a assuré pour sa part Benoist Apparu.

Xynthia: "suspendre le plan" (Royal)
Lefigaro.fr
16/04/2010 | Mise à jour : 09:09 Réactions (14)

Ségolène Royal a une nouvelle fois attaqué ce matin le plan de zonage défini par l'Etat en Charent-Maritine et en Vendée, après le passage de la tempête Xynthia. "Nous avons subi une catastrophe terrible, un désarroi considérable [...]. Un deuxième coup nous est arrivé sur la tête avec ce zonage décidé de manière unilatérale", a déclaré la présidente PS de la région Poitou-Charentes. Selon elle, "il faut respecter les gens qui sont dans la souffrance [...]. Ce qu’il faut maintenant, c’est suspendre ce plan de zonage".

Après la visite sur le terrain de Jean-Louis Borloo, Ségolène Royal a reconnu que la situation avait "bougé". "Nous nous en plaignons pas", a-t-elle dit. Mais "il faut engager les travaux sur les digues, monsieur Borloo n’en a pas parlé ; l’Etat n’a pas entretenu les digues, nous demandons que ces travaux puissent commencer", a-t-elle nuancé. "Le problème reste entier, il y a eu une parole d’apaisement, ce qui est déjà pas mal. Il faut franchir l’étape suivante, la suspension du zonage, l’ouverture de discussions et d’expertises contradictoires", a jugé Ségolène Royal.

http://www.lejdd.fr/

Xynthia: Royal insiste

Ségolène Royal réclame toujours la suspension du plan de zonage des communes touchées par la tempête Xynthia. La visite de Jean-Louis Borloo dans les départements sinistrés, où il a expliqué qu'il n'y aurait pas de destruction systématique des habitations, ne la convainc pas.

Ségolène Royal, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes, s'est trouvée un nouveau cheval de bataille. Les fameuses "zones noires" décidées par les pouvoir publics, qui commandent la destruction de 1.500 habitations en Vendée et Charente-Maritime, après le passage de la tempête Xynthia. Si la socialiste a bien entendu Jean-Louis Borloo, qui a fait jeudi le déplacement dans les départements sinistrés pour tenter d'apaiser la colère des riverains, elle n'a pas été convaincue. Le ministre de l'Ecologie avait pourtant affirmé que les destructions d'habitations ne seraient pas automatiques, une nuance nouvelle dans la bouche d'un des membres du gouvernement. Il avait également évité de parler de "zones noires" mais plutôt évoqué des "zones de solidarité nationale". Un simple "changement de vocabulaire" mais "le problème reste entier", a jugé Ségolène Royal vendredi matin sur France inter.

Une "enfumeuse de première"

"Il y a eu une parole d'apaisement, c'est déjà pas mal (...). Venir sur le terrain, c'était un minimum. Maintenant, il faut franchir l'étape suivante qui est la suspension du zonage, l'ouverture de discussions et des expertises contradictoires", a dit la socialiste sur France Inter. "Il ne s'agit pas seulement de changer de vocabulaire, il s'agit de changer ce zonage et de respecter la parole donnée", a-t-elle insisté. "Nous avons subi une catastrophe terrible (...) et, au fond, un deuxième coup nous est arrivé sur la tête en apprenant le zonage qui avait été décidé de façon autoritaire et unilatérale par l'Etat", a encore expliqué Ségolène Royal, se faisant le relais de la colère des riverains. "Ce qu'on demande, c'est très simple, c'est de connaître les expertises qui ont permis ce zonage (...) et regarder ensemble les aberrations", a-t-elle ajouté. Déjà mercredi, l'élue avait signé un courrier, avec des maires des communes touchées et des associations de riverains sinistrés, dans lequel elle réclamait aux pouvoirs publics de revoir leur copie.

Cet activisme médiatique de Ségolène Royal sur le front de l'après tempête agace dans les rangs de la majorité. Interrogé sur Canal +, Dominique Paillé a ainsi taxé la socialiste d'"enfumeuse de première parce qu'elle raconte n'importe quoi". "C'est quelqu'un qui fait beaucoup d'agitation", a encore déclaré le porte-parole adjoint de l'UMP.

VENDREDI 16 AVRIL mise à  jour à  18h12

 
 actualités générales
Ségolène Royal: «La méthode gouvernementale ne va pas»
Créé le 16.04.10 à 08h52
Mis à jour le 16.04.10 à 08h58 
Ségolène Royal, le 18 mars 2010 à La Rochelle.
Ségolène Royal, le 18 mars 2010 à La Rochelle./NOSSANT/SIPA

POLITIQUE - Pour la socialiste, l'Etat est trop autoritaire, et refuse toute concertation...

Le gouvernement est trop autoritaire. Pour Ségolène Royal, qui s'exprimait ce vendredi sur France Inter, l'Etat refuse la concertation, et ce sur tous les fronts. Xynthia, les retraites: «une concertation, c'est s'écouter», a lancé la présidente de la région Poitou-Charentes.

«Atteindre un objectif si possible consensuel» sur les retraites

«La méthode gouvernementale ne va pas», a estimé la madone du PS interrogée par Nicolas Demorand. Car si elle reconnaît que, concernant les zones noires après le passage de la tempête Xynthia dans sa région, le gouvernement a eu une parole d'apaisement, Ségolène Royal estime que «c'est déjà pas mal» mais qu'«un changement de vocabulaire ne suffit pas».

Pour la présidente de la région, l'Etat doit en effet suspendre le zonage «décidé de façon unilatérale et autoritaire», et discuter autour de «contre-expertises contradictoires». Une concertation qui s'impose dans sa région, mais pas seulement. Pour Ségolène Royal, dans le dossier des retraites, il convient également «d'atteindre un objectif si possible consensuel».

«Faire cotiser le capital»

«La retraite, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas», a martelé la socialiste. Et pour Ségolène Royal, il convient de «remettre à plat les avantages fiscaux offerts aux plus riches» avant d'entamer une véritable concertation sur le sujet. Sans oublier de «faire cotiser le capital», et pas seulement les revenus du travail.

Un discours de campagne, Ségolène? «Je viens d'être élue de façon extraordinaire dans la région qui est la mienne, je me consacre à ce mandat», a éludé l'ex-candidate à la présidentielle 2007, qui dit s'attacher à «trouver des solutions locales au désordre global». Avant de lacher, en réponse à un auditeur quelques minutes plus tard: «Nous verrson le moment venu».http://www.kazeo.com/gestion/admin.php?page=blog&sr=publier

J. M.
Xynthia : les ministres justifient les zones noires
vendredi 16 avril 2010
  • Convaincre les sinistrés vendéens qu'ils peuvent tirer avantage 
des zones noires. C'est l'exercice auquel se sont livrés Chantal Jouanno
 et Benoist Apparu, respectivement secrétaires d'État chargée de 
l'Écologie et de l'Urbanisme, en déplacement à La Roche-sur-Yon.

     

    Convaincre les sinistrés vendéens qu'ils peuvent tirer avantage des zones noires. C'est l'exercice auquel se sont livrés Chantal Jouanno et Benoist Apparu, respectivement secrétaires d'État chargée de l'Écologie et de l'Urbanisme, en déplacement à La Roche-sur-Yon.
    Blandine Lemperière

Chantal Jouanno et Benoist Apparu étaient hier en Vendée et en Charente-Maritime pour un exercice pédagogique. Pour eux, les zones noires, dites de solidarité, sont à l'avantage des sinistrés.

Ce n'est surtout pas un inconvénient. Voire même un avantage. Hier, sur tous les tons, en canon, Chantal Jouanno et Benoist Apparu, respectivement secrétaires d'État chargée de l'Écologie et de l'Urbanisme, ont fait ce qu'ils appellent « la pédagogie » du zonage. D'abord en Charente-Maritime, où ils étaient accompagnés du ministre Jean-Louis Borloo venu « dissiper le malentendu des zones noires », puis en Vendée l'après-midi, ils ont répété qu'elles étaient plutôt une chance à saisir pour les victimes de Xynthia.

« Des sinistrés souhaitent quitter cette zone, parce qu'ils ont peur, parce qu'ils ne veulent plus rester ici. On souhaitait leur offrir les meilleures conditions de départ », a justifié Chantal Jouanno.C'est aussi, pour elle, ce qui a justifié la célérité des services de l'État, qui ont accouché de la cartographie en un temps record.

Privilégier l'indemnisation par l'État

Un processus trop rapide ? « On ne pouvait pas dire aux sinistrés d'attendre encore, il était de notre devoir de leur donner des réponses rapides », estime la ministre. Un calendrier serré imposé aussi par la pression pesant sur les élus, « très sollicités par les habitants, et qui doivent pouvoir apporter des réponses », argumente Benoist Apparu.

Pour les deux ministres, les sinistrés auraient tout intérêt à choisir la voie de l'indemnisation amiable, « puisque les biens seront acquis au prix du marché 2008/2009 », précise Benoist Apparu. Pour ceux dont les maisons figurent dans la zone noire, et qui ne veulent pas les quitter, « les tribunaux arbitreront. Si le risque est inexistant, il n'y aura bien évidement pas d'expropriation ».

Un scénario que les deux ministres déconseillent, « car le risque pour ces personnes, si elles sont expropriées, est de devoir finalement quitter leur maison, à des conditions qui pourraient être beaucoup moins avantageuses ». L'exercice pédagogique portera-il ses fruits ? Hier, en fin de journée, les services de l'État brandissaient le chiffre de 689 rendez-vous pris par les sinistrés en vue d'une procédure à l'amiable. Autrement dit, les effectifs de ceux qui renonceraient aux propositions de l'État seraient en train de fondre comme neige au soleil. Une manifestation est pourtant programmée aujourd'hui, à 15 h, devant la préfecture de Vendée. Et, selon une source policière, « ils devraient être nombreux ».

Philippe ECALLE

Marianne
En se prêtant à la polémique et à ses conséquences quotidiennes, Ségolène Royal prend le risque de l..." />

La première bourde de Ségolène

Par Maurice Szafran, directeur de Marianne
En se prêtant à la polémique et à ses conséquences quotidiennes, Ségolène Royal prend le risque de la normalisation.

Jusque-là, les navrantes piques machistes de ses adversaires lui avaient profité, soudant chaque jour davantage l’électorat féminin autour d’elle. L’inénarrable « mais qui va garder les enfants ? » du si humoristique Laurent Fabius fut pour elle un inespéré déclencheur de campagne. Jusque-là, les attaques idéologiques frontales – depuis l’accusation de « vacuité politique » signée Jospin jusqu’au soupçon de « national socialisme » infligé par Jean-Luc Mélenchon et les siens -lui furent d’un inestimable appoint. Cogner Ségolène ne profitait qu’à … Ségolène. Et elle avait l’intelligence tactique de ne pas répondre. Surtout pas, jamais.

Or, voilà que Mlle Royal vient de rompre avec cette stratégie et, qu’à son tour, elle menace haut et fort, précisant qu’elle ne laissera plus passer aucune « attaque » la concernant, notamment sur sa famille, mais aussi sur ses prises de position quant à la carte scolaire ou à la nation. Sinon, précise-t-elle, « la droite utilisera ces mêmes arguments contre moi ». Elle dénonce sa démolition en utilisant des « arguments dévoyés » ou encore la publication post-mortem de propos anti-Royal du sociologue Pierre Bourdieu, le gourou de la gauche de gauche… La Dâme exprime pour le coup une franche colère. A-t-elle, au plan tactique, raison ? Pas sûr.

La victimisation lui profitait. L’agacement, la rage, la colère des « autres », des « grands », des « vieux », étaient une aubaine. Elle survolait les miasmes ; elle refusait de se prêter au jeu dévoyé des petites phrases ; elle incarnait, à tort ou à raison, une autre manière de vivre et de parler la politique. La position christique de Ségolène, un merveilleux atout dans une campagne image contre image. Et elle renonce, délibérément, à cette avantage-là. Ils cognent Ségolène. Elles les cognera. Ce sera désormais vacherie contre vacherie. Reste à comprendre les motivations réelles d’un tel retournement.

Sans doute n’est-elle plus en mesure de contenir son envie d’en découdre. Sans doute la goujaterie l’a-t-elle davantage atteinte qu’elle l’a laissé paraître. Sans doute est-elle prodigieusement agacée par la crétinisation et la droitisation dont ses « camarades » tentent de l’accabler. Ségolène Royal a donc choisi de répliquer. Ne doutons pas d’ailleurs qu’elle sache faire. Son mauvais caractère donnera du ressort à son envie de claquer les imprudents et les impudents.

Pourtant, il n’est pas évident que l’opinion publique approuvera pareil changement de pied. En se prêtant à la polémique et à ses conséquences quotidiennes, Ségolène Royal prend le risque de la normalisation. Le sang-froid et l’indifférence qui lui offraient l’allure d’une (fausse) madone de la politique ont abattu ses principaux concurrents les uns après les autres. Désormais, place au catch des petits phrases aller-retour. Rien de moins sûr qu’elle en tire profit.

Ce changement de pied est d’autant plus étrange qu’il intervient au moment précis où les chefs de l’UMP jouent, en leur sein, Massacre à la tronçonneuse. La rixe est si violente que Nicolas Sarkozy a pris cette semaine une journée de repos au lit. La migraine… Dire que la campagne ne fait que s’esquisser.
 

Mercredi 11 Octobre 2006
Maurice Szafran

Source :

Xynthia ou le naufrage de la gouvernance sarkozyste

Rédigé par Jean-François Kahn le Vendredi 16 Avril 2010
Le Président a voulu faire un coup de menton en surfant sur l'émotion de la catastrophe pour promettre la destruction des habitations en zone dangereuse. Sans examen sérieux du dossier, cette décision s'avère inapplicable.


Dessin: Louison
L’affaire des « zones noires de Xynthia » est tout à fait significative. Et même emblématique.

Logiquement, au lendemain de la catastrophe, il eut fallu envoyer d’urgence sur place une commission mixte restreinte habilitée à affronter les différents problèmes posés dans toute leur complexité, avec mission d’examiner, très rapidement, en coopération avec les élus locaux et les représentants des victimes, la situation au cas par cas.

Au lieu de quoi, que se passe-t-il ? Sarkozy se rend sur place, entre les deux tours des élections régionales, avec l’intention affichée de faire un coup pour mettre en valeur son « volontarisme ». Donc, sans examen sérieux du problème dans toutes ses dimensions, sans concertation préalable avec les intéressés, en instrumentalisant à des fins partisanes l’émoti...
 
L’affaire des « zones noires de Xynthia » est tout à fait significative. Et même emblématique.

Logiquement, au lendemain de la catastrophe, il eut fallu envoyer d’urgence sur place une commission mixte restreinte habilitée à affronter les différents problèmes posés dans toute leur complexité, avec mission d’examiner, très rapidement, en coopération avec les élus locaux et les représentants des victimes, la situation au cas par cas.

Au lieu de quoi, que se passe-t-il ? Sarkozy se rend sur place, entre les deux tours des élections régionales, avec l’intention affichée de faire un coup pour mettre en valeur son « volontarisme ». Donc, sans examen sérieux du problème dans toutes ses dimensions, sans concertation préalable avec les intéressés, en instrumentalisant à des fins partisanes l’émotion provoquée par le drame (comme il le fait, d’ailleurs, à l’occasion de presque tous les faits divers), il s’offre un énième effet de menton : on détruira toutes les maisons situées dans les zones dangereuses. « L’ai-je bien descendu ? », comme s’interrogeaient les stars du Casino de Paris. Du coup, il ne reste plus à l’administration court-circuitée et sommée de mettre en musique le diktat présidentiel, qu’à appliquer aveuglément la décision tombée d’en haut sans même examiner, ce qui serait fort mal vu, la réalité concrète telle qu’elle est vécue en bas. Et le résultat est en effet kafkaïen.
 
Or, cet épisode résume toute la perversité du mode de gouvernance sarkozyste.
 
Rappelons-nous ce qui s’est passé à propos de la télévision. Le chef de l’Etat connaît alors une première chute dans les sondages. Il lui faut, en conséquence, faire « un coup » pour se remettre en selle et, accessoirement, pour piéger la gauche. Au cours d’une conférence de presse, donc, sans consulter personne, ni sa ministre de la Culture ni même la direction de France Télévision, sans avoir procédé à la moindre étude préalable, mais dans la foulée, pour faire plaisir à son ami Bouygues, il annonce la suppression de la publicité sur les chaînes de service public. Comment compenser le manque à gagner alors que les caisses sont vides ? Mystère…
 
Pour donner le change, on charge une commission, présidée par Jean-François Copé, de trouver, a posteriori, une solution. Elle rend son rapport au président, devant les caméras de télévision. Là encore, sans en avoir prévenu personne, le chef de l’Etat annonce illico, en direct, qu’il ne tiendra pas compte de ces suggestions et, en particulier, qu’il nommera lui-même, et dégradera si nécessaire, les présidents de chaînes, ce que la commission en question ne préconisait nullement.
 
Conséquence : un retour en arrière de 40 ans et un imbroglio dont le pouvoir ne parvient plus à s’extraire car la suppression totale de la publicité, notamment sur France 2 et France 3, exige de trouver plus de 200 millions d’euros malgré la faillite des finances publiques. D’où, les pressions pour maintenir la pub dans la journée.

Quant à la profession journalistique, qui aurait dû unanimement se mobiliser contre cette régression en matière d’indépendance de l’information, elle s’est couchée. A quelques exceptions près. Les grands « commentateurs » éditorialistes de l’audiovisuel n’ont pas bronché.
 
Conclusion : c’est une certaine tolérance médiatique qui a permis que se développe, impunément, et de façon de plus en plus ubuesque, le pire mode de gouvernance que la Vè République ait connu.
 
 
 
[ 16 et 17 avril ] La Rochelle shopping, vacances en Charente-Maritime, Xynthia, rugby Pro D2, architecture

Xynthia : de l'ultra-sécurité des "zones noires" à la solidarité, changement de méthode et de vocabulaire dans la gestion de l'après-tempête. Une semaine jour pour jour après la déferlante de polémiques et de colère ainsi qu'une impressionnante mobilisation qui a réuni les habitants et les politiques de tous bords, ce sont à la fois la méthode et le vocabulaire qui ont été recadrés, hier, jeudi 15 avril 2010 par Jean-Louis Borloo et son équipe ministérielle ; cliquer ici pour lire la lettre adressée en fin journée par le ministre d'État aux élus de Charente-Maritime. Dans l'agenda rochelais : vendredi 16 avril, la 16e édition de la course de caisses à savon à Villeneuve et les cétacés au Muséum ; samedi 17, le grand reporter Marc Kravetz à la librairie Les Saisons. Au programme du mois de l'architecture en Poitou-Charentes vendredi 16 et samedi 17 avril à Rochefort, La Rochelle, Saintes et Royan. Rugby Pro D2 : une semaine après leur amère défaite à domicile et à un point 21-22 face à Aurillac, l'Atlantique Stade Rochelais n'a plus le droit à l'erreur et devra aller s'imposer samedi 17 avril sur la pelouse de Bordeaux Bègles !
 
.

 

 

Xynthia: "suspendre le plan" (Royal)
Lefigaro.fr
16/04/2010 | Mise à jour : 09:09 Réactions (14)

Ségolène Royal a une nouvelle fois attaqué ce matin le plan de zonage défini par l'Etat en Charent-Maritine et en Vendée, après le passage de la tempête Xynthia. "Nous avons subi une catastrophe terrible, un désarroi considérable [...]. Un deuxième coup nous est arrivé sur la tête avec ce zonage décidé de manière unilatérale", a déclaré la présidente PS de la région Poitou-Charentes. Selon elle, "il faut respecter les gens qui sont dans la souffrance [...]. Ce qu’il faut maintenant, c’est suspendre ce plan de zonage".

Après la visite sur le terrain de Jean-Louis Borloo, Ségolène Royal a reconnu que la situation avait "bougé". "Nous nous en plaignons pas", a-t-elle dit. Mais "il faut engager les travaux sur les digues, monsieur Borloo n’en a pas parlé ; l’Etat n’a pas entretenu les digues, nous demandons que ces travaux puissent commencer", a-t-elle nuancé. "Le problème reste entier, il y a eu une parole d’apaisement, ce qui est déjà pas mal. Il faut franchir l’étape suivante, la suspension du zonage, l’ouverture de discussions et d’expertises contradictoires", a jugé Ségolène Royal.

DANS SUD OUEST
Xynthia : les associations maintiennent la pression et créent un Collectif

Si le changement de cap annoncé hier par Jean-Louis Borloo a eu le mérite de faire baisser les tensions au coeur des zones sinistrées, les associations représentant les riverains ne baissent pas la garde pour autant

Xynthia : les associations maintiennent la pression et créent un 
Collectif

 

Si le changement de cap annoncé hier par Jean-Louis Borloo a eu le mérite de faire baisser les tensions au coeur des zones sinistrées, les associations représentant les riverains ne baissent pas la garde pour autant. Elles ont annoncé ce matin que huit d'entre elles se constituaient en collectif. Objectif : obtenir des actes concrets et une "plus grande équité dans le traitement".

La manifestation prévue samedi est finalement suspendue, même si les membres du collectif "ne manqueront pas de se rappeler au bon souvenir du gouvernement si des décisions sensées ne font pas suite aux discours dans la semaine à venir".

Le texte complet du communiqué :

Au-délà d’un simple changement de vocabulaire, le Collectif souhaite des actes concrets
Aujourd’hui, les zones noires sont devenues des zones de solidarité…mais les actions de déracinement et d’expropriation restent une véritable menace. C’est pourquoi nous réclamons leur abandon et des redéfinitions sur la base d’expertises sérieuses et contradictoires, et non sur la base de décisions arbitraires.
Ce que Jean-Louis Borloo appelle « malentendu » nous l’appelons « détresse », nous refusons de payer les carences et la précipitation de l’Etat

Le Collectif attend une plus grande équité dans le traitement
Comment accepter en effet que certaines habitations passent sous la coupe de cette procédure alors qu’aucune goutte d’eau n’est rentrée ? Alors qu’il n’existe pas de risques mortels (un étage, des protections, une voix d’évacuation, etc) ? Alors que les mesures de renforcement des protections réclamées depuis des années ont enfin été mises en place ?

Le Collectif n’appelle pas à un rassemblement ce samedi, comme cela a pu être évoqué.

Cependant cela ne signifie pas que les phrases d’apaisement du gouvernement nous illusionnent !  Le Collectif reste mobilisé pour défendre un traitement juste et équitable et nous ne manquerons pas de nous rappeler au bon souvenir du gouvernement si des décisions sensées ne font pas suite aux discours dans la semaine à venir.


Ségolène Royal demande "la suspension du plan de zonage"

"Ce que nous demandons, c'est d'abord de connaître les expertises qui ont fondé le zonage". Il faut ensuite que "l'Etat tienne sa parole", dit Ségolène Royal. Dominique Paillé commente vertement pour l'UMP: " c'est une enfumeuse de première parce qu'elle raconte n'importe quoi"

Ségolène Royal demande
 

La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal (PS) a estimé vendredi queles "paroles d'apaisement" pour les sinistrés de la tempête Xynthia ne suffisent pas et que l'Etat doit maintenant "suspendre le plan de zonage" définissant les périmètres inhabitables.

"Ca bouge déjà, donc ne nous en plaignons pas", a déclaré Mme Royal sur France Inter. Mais "ça n'est qu'un changement de vocabulaire, ce qu'il faut maintenant c'est suspendre ce plan de zonage", a-t-elle ajouté.

Il a eu "une parole d'apaisement" de la part du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo mais "le problème reste entier" et "maintenant il faut franchir l'étape suivante qui est la suspension du zonage, l'ouverture de discussions et des expertises contradictoires", a-t-elle insisté.

"Ce que nous demandons, c'est d'abord de connaître les expertises qui ont fondé le zonage". Il faut ensuite que "l'Etat tienne sa parole", a-t-elle dit indiquant que "les aides d'urgence" promises par Nicolas Sarkozy "ne sont toujours pas arrivées sur le territoire".

Enfin, selon Mme Royal, "il faut engager les travaux sur les digues".

Par ailleurs, Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, a estimé que le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo n'avait "pas remis en cause" les zones noires définies par l'Etat en Charente-Maritime et Vendée après Xynthia et que Ségolène Royal était sur ce dossier "une enfumeuse".

Jean-Louis Borloo "n'a pas remis en cause la décision de l'Etat, il a rappelé le droit", a déclaré M. Paillé sur Canal+.

Selon lui, le ministre a expliqué que "ceux qui sont propriétaires dans ces zones de biens immobiliers pourront dans un premier temps les négocier avec l'Etat", et que "ceux qui ne le voudront pas utiliseront les procédures judiciaires, ni plus ni moins".

"Cette gestion au cas par cas a toujours été prévue dans le cadre du zonage qui a été arrêté" après la tempête Xynthia et les déclarations de M. Borloo ne sont que "l'explication de ce qui a été décidé dans le respect de nos règles de droit", a-t-il assuré.

En revanche Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes, qui s'est placée aux côtés des propriétaires sinistrés contre l'Etat, est pour M. Paillé "une enfumeuse de première parce qu'elle raconte n'importe quoi". "C'est quelqu'un qui fait beaucoup d'agitation", a-il dit.

M. Paillé a évoqué aussi son attitude dans le dossier du constructeur et équipementier automobile Heuliez à la recherche d'un repreneur à propos duquel Mme Royal a demandé au ministre de l'Industrie Christian Estrosi "de se taire".
 

Le repas des chasseurs
  Les bénévoles aux barbecues.  photo alain caillau
Les bénévoles aux barbecues. photo alain caillau

Ils étaient plus de 170 à se régaler des grillades préparées par l'Association des chasseurs de Colayrac, samedi dernier. Aux barbecues, Daniel, Pierrot, Michel et René ont cuisiné 16 sangliers tués lors des traditionnelles battues organisées sur la commune, ce qui permet de réguler leur nombre et de réduire les dégâts qu'ils occasionnent dans les campagnes. Les cuisinières Marie, Anne-Marie et Dolly n'étaient pas de trop pour donner un coup de main à ces messieurs.

Le président Jean-Claude Daillé soulignait également que les bénéfices de la loterie du jambon seront reversés au profit des sinistrés de la tempête Xynthia.

Zones noires après Xynthia : Le gouvernement revoit sa copie

Après Xynthia, il n'est plus question de « raser » systématiquement les zones noires. Jean-Louis Borloo était hier à La Rochelle pour tenter de dissiper « un malentendu »

L'appel des sinistrés a été en partie entendu (Photo Xavier Léoty)
L'appel des sinistrés a été en partie entendu (Photo Xavier Léoty)
 

A priori, les maires des communes sinistrées vont pouvoir mettre dans leurs tiroirs - voire à la poubelle - les formulaires d'arrêté adressés par le préfet pour interdire tout habitat dans les zones noires où demeurent toujours nombre de personnes. En effet, « la destruction massive » n'est plus à l'ordre du jour.

Hier, à l'issue d'une réunion avec ces élus en préfecture de La Rochelle, Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, du Développement durable et de la Mer, a déclaré que ces zones noires, mal nommées à son avis, étaient des zones où le danger était réel, avéré, et le périmètre n'en sera pas modifié. Cependant, ce constat, affirme-t-il, n'induit pas de « destruction massive ». Ce sont « des zones de solidarité nationale, des zones de rachat », insiste-t-il.

Concrètement, ce subtil langage signifie que les habitants qui souhaitent aller vivre ailleurs pourront rapidement engager des négociations pour se séparer de leurs biens. « L'État rachètera au prix du marché avant tempête et sans décote », répète Jean-Louis Borloo. Il parle de mesure exceptionnelle avec mise en œuvre rapide.

Expertise contradictoire

Pour ceux qui refusent de partir et dont certains n'ont jamais quitté des maisons à peine mouillées par la tempête mais classées en zone noire, il sera procédé à des expertises complémentaires au cas par cas.

Ensuite, lors de danger mortel - « S'il reste un risque, on ne le prendra pas », insiste Jean-Louis Borloo -, l'État lancera des procédures d'expropriation. Elles s'effectueront également au cas par cas, selon le droit commun, de manière contradictoire, avec déclaration d'utilité publique pouvant être contestée devant les tribunaux compétents. La situation de chaque parcelle sera examinée.

Quant au devenir des territoires concernés, il fera l'objet de « discussions entre les collectivités locales et l'État pour en définir le gestionnaire ainsi que les capacités d'utilisation à des fins économiques si cela est possible ».

Zones orange expertisées

Autre point capital : les zones orange. Dans plusieurs communes, des territoires initialement striés de noir sont passés à l'orange en attendant de virer au noir ou au jaune (zones où des systèmes de protection doivent être réalisés). « Apparemment, les habitants de ces secteurs souhaitent rester dans leurs maisons. On va vérifier s'il n'y a pas de risques majeurs avérés. Dans moins de 10 jours, ce travail d'analyse sera finalisé », assure Jean-Louis Borloo.

Rappelons que des zones orange se trouvent à Fouras (pointe de la Fumée), aux Boucholeurs (communes d'Yves et de Châtelaillon), à Loix en Ré et Nieul-sur-Mer.

Jean-Louis Borloo admet le retard pris globalement et ajoute : « J'assume la confusion. Mais ce qui nous a frappés au début, c'est le nombre de morts et la détresse des gens qui disaient : "Nous avons tout perdu, nous avons eu très peur, nous ne voulons plus vivre ici". »

Parcelle par parcelle

Les élus locaux sont sortis de cette réunion plutôt rassérénés. « Les choses évoluent favorablement, la raison commence à l'emporter », commente Alain Burnet, maire d'Île-d'Aix. Pour Fouras, Sylvie Marcilly note que des expertises concrètes sont prévues pour les zones orange. « Le discours du ministre ouvre une interprétation plus souple du dispositif présenté. Pour l'instant, il n'est pas question de revoir le zonage, mais sa signification n'est plus la même. Pour ceux qui ne veulent pas partir, un examen au cas par cas de la dangerosité sera effectué dans les règles du droit. Je suis rassuré, il n'y a plus de caractère systématique de démolition, mais je reste vigilant », explique Patrick Moquay, maire de Saint-Pierre-d'Oléron (où se trouve une partie du village de Boyardville avec 150 maisons « noires »). Il signale également qu'il a soulevé un problème évident pour les élus : la difficulté d'annoncer aux habitants « un zonage inchangé ».

Lionel Quillet, maire de Loix en Ré, apprécie de voir que la méthode « est reprise. On fait les choses dans les règles. On passe d'un zonage global à une redéfinition parcelle par parcelle. »

 

Les Saintais solidaires

Face à Nantes, à Rochefort, en faveur des sinistrés de Xynthia.

 

Un match amical entre deux équipes de haut niveau a lieu ce soir, à 20 h 45, au Polygone de Rochefort. La recette sera versée aux sinistrés de la tempête Xynthia. Saintes (D2) en profitera pour s'étalonner face à Nantes, équipe de LNH. Les deux formations ont eu l'occasion de s'affronter le 26 janvier, à Saintes. Les deux clubs vont tenter d'offrir un spectacle à la hauteur de la cause, sans négliger l'aspect préparatoire du match. « Cela fait 15 jours que l'on a arrêté la compétition, indique le coach saintais, Franck Maurice. Après Aix et Paris, deux rendez-vous importants et réussis, il est crucial de préparer le prochain, la semaine prochaine (à Billères, NDLR). C'est l'occasion d'emmagiser de la confiance, face à un adversaire qui va nous proposer des choses intéressantes. »

Il s'agira notamment de retrouver du rythme et de lancer dans le grand bain les jeunes Mourioux et Dupuy, qui auront la lourde tache de pallier les forfaits pour blessure de Woum-Woum et Dupil, prévervés pour le déplacement en Béarn.

Tarifs : 6€, 3 € pour les moins de 12 ans.

<script language="JavaScript" type="text/javascript"> OAS_AD('Position1'); </script>

 
<script type="text/javascript" src="http://www.sudouest.fr/sso/js/facebook-share/facebook-share.js"></script>

 

 

 
Votre commentaire
Réagir
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article