Nous souhaitons partager autour de l'Ancien et du Nouveau Monde, avec nos coups de cœur, au gré de nos rencontres et de l'actualité, dans le cadre - ouvert - de la francophonie.
On imagine une cabane en bois rond, à la lisière d’une forêt de bouleaux ou d’érables ou de sapins ; et puis la neige qui reste encore sur le toit ou qui fond ou qui n’est pas encore arrivée. On entend au loin le galop d’un troupeau de caribous qui a été dérangé par des loups ou des moufettes ou des moustiques… (On imagine disais-je !) Bref : l’association « Val de Boutonne Louisiane Québec » avait sa cabane saintongeaise sur la place de la mairie de Saint-Jean-d’Angély au milieu des parterres de fleurs et des arbustes à planter de la 14ème édition de Floralia !
Mais que diantre faisions-nous dans notre cabane de jardin ? Hé bien nous exposions des livres sur le Québec, gentiment prêtés par la bibliothèque de Saint-Jean-d'Angély.
Nous vendions des produits québécois : bonbons au sirop d’érable, gelée de bleuets, Eau-Bénite (c’est de la bière…) ; nous jasions avec les visiteurs qui se succédaient à bonne cadence.
D’autre part, le cabaret littéraire avec son thème des « mots migrateurs » mettait en vedette quatre écrivain(e)s québécois(es) maintenant installé(es) en France : Melikah Abdelmoumen, Germaine Dionne, Danielle Charest, à droite, à la place d'Alain Turgeon.
Cet homme de radio a l’habitude de faire parler les gens (écoutez ses « Carnets de Campagne » sur France-Inter) mais il fallait bien son expérience pour recadrer nos québécois(es) dans le thème choisi, sans trop dériver dans d’autres considérations. Parce qu’il y a eu d’autres considérations ! Les Québécois et les Québécoises sont connu(e)s pour leur franc-parler — et pour leur féminisme concernant les secondes, d’où les nombreux (e) ou (es) dans mon texte… Donc les Français se sont fait un peu expliquer qu’ils faisaient de belles déclarations qui n’étaient pas forcément traduites en actes : un exemple à méditer avec notre belle devise, remise en question dans sa pratique : Liberté, Égalité, Fraternité !
Nos quatre du Québec ont entendu quelques pages de leurs ouvrages lues par des membres de la compagnie de théâtre "La Comédie de l'Eperon". Des instants d'émotion dûs à la découverte auditive de ce qui auparavant était resté dans le silence de l'écrit.
A part nous ? Les autres ! ils sont venus, les promoteurs de la langue française et de la littérature : Alain Rey (dont le Caribou consulte quasi quotidiennement le Dictionnaire Historique de la Langue Française) ...
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Dans leur sillage, plus de 40 écrivains de toutes sortes ont rencontré leurs lecteurs existants ou potentiels.
Ce fut un plaisir de discuter avec quelques uns d'entre eux/elles et cela a donné envie à la Cigogne et au Caribou de fréquenter davantage les salons littéraires ! (après avoir acheté deux livres d'auteures pour le Caribou et deux livres d'auteurs pour la Cigogne...)

N'y a-t-il pas eu des remises de prix littéraires ? Palsambleu, certes ! "Mieux comprendre l'Europe", prix du Centre de Culture européenne, remis à Marie-Christine Vallet et Martine Couderc pour "l'Europe et vous" (Documentation Française).
Le prix Aliénor d'Aquitaine remis à Jean Echenoz pour "Courir" (Editions de Minuit).
Cela donne envie de recommencer, n'est-ce pas ? Et pendant ce temps-là les fleurs se coloraient, les arbustes verdissaient, les auteur(e)s dédicaçaient et les éditeurs faisaient leurs comptes !

AlCaribou
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