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Des pélicans touchés par la marée noire, dans le golfe du Mexique, le 6 juin 2010. REUTERS/Lee Celano
La jeune New-Yorkaise Olivia Bouler, choquée par les images de la marée noire, a réussi à réunir plus de 135.000 dollars (près de 110.000 euros), pour les oiseaux mazoutés.
Olivia, qui rêve de devenir ornithologue, s’est adressée à la Audubon Society, une association de sauvegarde des oiseaux. Elle a alors proposé de vendre ses dessins, versant ensuite les sommes récoltées à l’association.
«Beaucoup de personnes sont choquées et ne savent pas quoi faire, car ils ne peuvent pas se rendre sur les plages et aider. Ce qu’a fait Olivia donne un bel exemple: utiliser ses compétences et créer une initiative fructueuse pour chacun», se félicite un responsable de l’association, sur le site de CNN.
Facebook et les médias américains s’emparent ensuite de l’initiative. Le buzz monte, à tel point que la jeune fille reçoit 90.000 dollars et un partenariat d’AOL, avec une donation de 25.000 dollars, faisant au passage d’Olivia une «artiste AOL», avec un profil sur le site de l’entreprise.
Finalement, c’est Larry King qui reçoit la fillette lors de son show, lundi soir.
La jeune fille a prévu d’envoyer un dessin original aux 500 premiers donateurs qui permettraient d’atteindre les 25.000 dollars. Elle a d’ores et déjà prévu de passer son été à dessiner...


BP chute à nouveau ce mardi à la Bourse de Londres. L'action du géant pétrolier britannique est même tombée à son plus bas niveau depuis 1996, perdant jusqu'à 6% à 328,40 pence avant de remonter légèrement. Depuis le début de l'explosion le 20 avril dernier de la plate-forme Deepwater Horizons à l'origine de la marée noire, la capitalisation boursière de BP a fondu de moitié.
Cette nouvelle baisse a été provoquée par l'arrivée imminente - peut-être dès la semaine prochaine - de la première tempête tropicale de la saison dans le golfe du Mexique. Les opérations de pompage et de nettoyage pourraient alors être menacées.
Pour faire face à ces obligations financières, BP chercherait à obtenir une ligne de crédit, qui pourrait atteindre sept milliards de dollars, mais ne prévoit pas de levée massive de fonds, ont expliqué ce lundi des sources proches du dossier à l'agence Reuters. Ce week-end, le Sunday Times évoquait une levée de fonds de 50 milliards de dollars.
BP a accepté la semaine dernière de créer un fonds de 20 milliards de dollars destiné à couvrir les coûts de la marée noire. Il ne devra cependant l'approvisionner qu'à hauteur de cinq milliards de dollars cette année.Le groupe aura en outre à débourser des fonds pour fermer le puits à l'origine de la marée noire et nettoyer les rivages souillés par les nappes de pétrole. BP évalue ces coûts entre trois et six milliards de dollars.
Ces coûts globaux de huit à onze milliards de dollars pour 2010 seront en partie compensés par la suspension du paiement des dividendes, qui dégagera environ huit milliards de dollars, par deux milliards d'économies réalisées sur des investissements cette année, et par dix milliards de dollars de ventes d'actif
(AFP) – Il y a 12 heures
LONDRES — Le directeur général de BP Tony Hayward, dont la présence était attendue mardi matin à Londres à une conférence du secteur pétrolier, a annulé sa participation pour mieux se consacrer à la marée noire aux Etats-Unis, a indiqué BP.
M. Hayward devait s'exprimer sur la responsabilité des grandes compagnies pétrolières, lors du Congrès mondial des compagnies pétrolières nationales qui se tient mardi à Londres.
Un porte-parole de la compagnie a indiqué que M. Hayward avait annulé sa participation "à cause d'un emploi du temps particulièrement chargé en raison du golfe du Mexique", et qu'il serait remplacé par un des responsables de son équipe, Steve Westwell.
BP avait refusé dans un premier temps, lundi, de dire si M. Hayward participerait à cette conférence.
La compagnie a paru échaudée par les très mauvais commentaires, y compris en provenance de la Maison Blanche, qui ont accompagné l'apparition du directeur général à une régate de voiliers sur l'île de Wight samedi, alors que le pétrole continue à sourdre dans le golfe du Mexique par dizaines de milliers de barils chaque jour.
Une fuite sur la plate-forme dans le Golfe du Mexique aurait été détectée quelques jours avant l'explosion et rien n'aurait été fait pour la colmater. Un nouveau scandale pour BP qui cherche désormais à faire porter le chapeau à d'autres.
Après les images du patron de BPà une régate de yachts de luxe sur l'île de Wight, dimanche, la compagnie pétrolière doit désormais faire face à un témoignage accablant. Un employé de la plate-forme Deepwater Horizon, dont l'explosion a causé la mort de onze personnes et une marée noire, a affirmé à la BBC avoir été témoin d'une fuite sur une importante pièce de sécurité. Pire, il assure qu'elle n'a pas été réparée. Les opérateurs auraient préféré se reposer sur une pièce de secours. «Nous avons vu une fuite sur le bloc d'obturation, nous en avons informé la compagnie. Ils ont une salle de contrôle depuis laquelle ils peuvent fermer ce bloc et en activer un autre de telle sorte qu'ils n'ont pas besoin d'arrêter la production», a expliqué Tyrone Benton, lundi. Cet employé compte désormais poursuivre à la fois BP et le propriétaire de la plate-forme Transocean, pour négligence.
BP change de stratégie
Face à ces accusations, BP a botté en touche, renvoyant la balle à Transocean, responsable, selon la compagnie pétrolière, à la fois de la maintenance et du fonctionnement de cette pièce. Tout en maintenant le profil bas du coupable décidé à payer ce qu'il doit, BP change de stratégie et commence à désigner d'autres sociétés potentiellement impliquées dans la catastrophe. «D'autres parties pourraient être responsables pour les coûts, et nous nous attendons à ce qu'elles honorent leurs obligations», a ainsi menacé BP. Dans le viseur? Transocean, mais pas seulement. Halliburton, qui s'occupe de la cimentation de la plate-forme, et Anadarko, associé à 25% dans la plate-forme, sont ainsi cités. Une stratégie qui n'est pas du goût du P-DG d'Anarko. «La tragédie est le résultat direct des décisions et des actions imprudentes de BP», a-t-il lancé. Une déclaration qui ne surprend en rien l'analyste Peter Hutton, de NCB: «Avec 8milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2009, soit 3% de celui de BP, on pouvait s'attendre à ce qu'ils se défendent agressivement et leur communiqué est d'une sévérité typique» en la matière.

La Maison Blanche a présenté, lundi 21 juin, une nouvelle facture de 51 millions de dollars à BP, la troisième envoyée au groupe pétrolier britannique et à ses partenaires pour compenser les dépenses engagées par l'administration américaine dans la lutte contre la marée noire.
Elle a rappelé que, au nom de la loi "pollueur-payeur", elle continuerait à facturer à BP tous les coûts associés à la catastrophe. Les deux précédentes factures présentées ce mois-ci à BP et à ses partenaires, et s'élevant au total à 70,89 millions de dollars, ont été réglées dans leur totalité.
BP a annoncé lundi avoir dépensé jusqu'ici deux milliards de dollars à cause de la marée noire, sous forme notamment de travaux d'endiguement du puits défectueux et de forage de puits de secours, de subventions aux Etats du golfe du Mexique, de dommages et intérêts versés à des milliers d'individus et d'entreprises, et de compensations pour les coûts imputés à l'administration américaine.
La journée de lundi a aussi été marquée par des propos ironiques d'un porte-parole de la Maison Blanche, Bill Burton, sur la participation le week-end dernier de Tony Hayward, le DG de BP, à une régate de yachts de luxe près de l'île de Wight (sud de l'Angleterre). "Vous savez, si Tony Hayward veut installer un dispositif de récupération du pétrole sur ce voilier et le faire venir dans le Golfe, nous serons heureux d'avoir son aide", a-t-il persiflé. "Mais ce qui est important n'est pas ce que Tony Hayward fait de son temps libre, c'est ce que BP fait pour prendre ses responsabilités vis-à-vis du désastre qu'il a provoqué".
Interrogé dans la foulée sur l'emploi du temps de Barack Obama le même samedi, en particulier la partie de golf d'environ quatre heures que le président a disputée près de Washington, le porte-parole a affirmé que ce dernier avait le droit de décompresser un peu.
(Challenges.fr, avec AFP)
Par Reuters, publié le 22/06/2010 à 21:52
"METTRE FIN À L'ÈRE DU PÉTROLE"

Monde- BP vend son réseau de distribution en France à l’israélien Delek
Publié le 22 juin 2010 à 19h38
JERUSALEM (Reuters) - Le groupe israélien Delek annonce le rachat des activités de distribution du géant pétrolier BP en France pour 180 millions d’euros.
L’opération concerne 416 stations-service et les participations de BP dans trois dépôts de carburants.
Les stations-service devraient conserver l’enseigne BP pendant plusieurs années dans le cadre d’un accord de licence. BP et Delek seront en outre liés par un contrat d’approvisionnement.
Le conglomérat israélien précise que la transaction, réalisée par l’intermédiaire de sa filiale Delek Europe, devrait être menée à bien au second semestre de cette année, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires.
Cette opération s’inscrit dans la tendance générale au désengagement des grandes compagnies pétrolières du segment de la distribution, qui ne génère que de faibles marges.
Parallèlement, BP, confrontée à la perspective de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’indemnisations après la marée noire déclenchée par l’une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique, envisage de céder pour 10 milliards d’euros d’actifs.
Steven Scheer, Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat