LA NOUVELLE-ORLEANS (AP) — Le groupe pétrolier BP a vu son cours chuter en bourse jeudi alors qu'il affirme avoir déjà dépensé environ 1,43 milliard de dollars (1,18 milliard d'euros) pour tenter d'endiguer la marée noire dans le golfe du Mexique. Il a accepté d'accélérer l'indemnisation des victimes, selon le gouvernement américain.
British Petroleum, qui a gagné plus de 16 milliards de dollars (13,23 milliards d'euros) l'an dernier, précise dans un communiqué que la somme de 1,43 milliard comprend les premiers 60 millions prévus pour un projet de construction de six îles artificielles destiné à protéger la Louisiane.
Le cours de BP a plongé jeudi à Londres, perdant jusqu'à 11% pour atteindre son niveau le plus bas depuis 13 ans à l'ouverture de la bourse, avant de regagner un peu de terrain. Le titre a perdu environ la moitié de sa valeur boursière depuis le début de la catastrophe causée par l'explosion d'une plate-forme dans le golfe du Mexique le 20 avril.
BP se retrouve pris entre ses actionnaires, quelque 18 millions de Britanniques qui détiennent une participation directe ou par le biais de fonds de pension, et une partie de la classe politique américaine, qui exige que le groupe renonce à verser des dividendes pour indemniser plus généreusement les entreprises et salariés frappés par la marée noire ou ses conséquences.
Les investisseurs s'inquiètent notamment de ce que le président Barack Obama a suggéré que BP devrait prendre en charge les allocations de chômage versées aux milliers de travailleurs du pétrole privés d'activité par le moratoire de six mois sur le forage en haute mer. Le groupe s'est voulu rassurant en affirmant jeudi avant l'ouverture de la bourse à Londres que sa situation financière restait forte. De nombreux analystes partagent cet avis.
Selon ses services, le Premier ministre britannique David Cameron discutera de la situation avec M. Obama lors d'un entretien téléphonique prévu ce week-end.
En ce qui concerne l'indemnisation des victimes, Tracy Wareing, du bureau du Commandement national des interventions (National Incident Command office), a déclaré à la presse à Washington qu'un accord avait été trouvé lors d'une réunion mercredi avec le PDG de BP, Tony Hayward, et d'autres dirigeants du groupe.
Les responsables gouvernementaux ont exprimé leur "inquiétude" au sujet des délais de paiement de BP aux entreprises de la côte du golfe en particulier, a précisé Mme Wareing. Le groupe aurait accepté de modifier sa procédure. AP
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(AFP) – Il y a 22 heures
WASHINGTON — Plus de 70 personnes ont souffert à ce jour de problèmes de santé en Louisiane (sud des Etats-Unis) en lien avec la marée noire du golfe du Mexique, ont indiqué mercredi les autorités sanitaires de l'Etat.
Parmi les personnes ayant signalé des symptômes tels que gorge irritée, toux, difficultés respiratoires, irritation des yeux, nausée, douleurs dans la poitrine et maux de tête, 50 travaillaient sur des plateformes pétrolières ou participaient aux opérations de nettoyage de la marée noire, selon le département de la Santé et des Hôpitaux de Louisiane.
Ce rapport, mis à jour chaque semaine, indique que 30 de ces personnes ont signalé ces symptômes après avoir été exposées à du pétrole émulsifié et à des produits chimiques dispersants.
Huit personnes, toutes travaillant sur des plateformes ou aux opérations de nettoyage, ont été hospitalisées pour des problèmes liés à la marée noire. L'ensemble de ces hospitalisations a cependant été de courte durée, "généralement une journée", selon le rapport.
Par ailleurs, 21 personnes dans le reste de la population se sont déclarées malades, pour la plupart en lien avec des odeurs provenant de la marée noire alors qu'elles se trouvaient chez elles.
Les données de ce rapport, régulièrement mis à jour depuis l'explosion le 20 avril de la plateforme Deepwater Horizon à 80 km des côtes de Louisiane, entraînant une marée noire toujours en cours, proviennent des urgences hospitalières, des cabinets médicaux et du centre antipoison de Louisiane.
HOUSTON, 10 juin (Reuters) - Des scientifiques américains ont estimé jeudi que la fuite sous-marine à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique a pu s'effectuer à un rythme atteignant 40.000 barils par jour avant que la compagnie BP parvienne à cisailler la colonne montante du puits le 3 juin.
Cette évaluation, présentée par Marcia McNutt, directrice du Centre américain de veille géologique (USGS), est nettement supérieure à l'évaluation précédente qui faisait état d'une fourchette comprise entre 12.000 et 19.000 barils par jour.
Selon l'USGS, la fuite était au minimum de 20.000 barils par jour et au maximum de 40.000 avec une moyenne comprise entre 25 et 30.000.
(Chris Baltimore et Kristen Hays; Pierre Sérisier pour le service français)
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Mots clés : Pétrole, Bourse, ETATS-UNIS, FRANCE, Barack Obama, Total, HALLIBURTON CO, BP PLC, TECHNIp, CHEVRON, CONOCOPHILLIPS
Par Marine Rabreau
10/06/2010 | Mise à jour : 11:36 Réactions (29)

Crédits photo : AFP
La marée noire fait plonger BP en Bourse, et entraîne avec elle tout le secteur pétrolier. Un durcissement des règles de l'exploration off-shore se fait sentir. ExxonMobil, Chevron, Halliburton, Total, Technip... toutes souffrent, sauf Bureau Veritas.
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Barack Obama veut «botter les fesses» de BP. Les investisseurs en Bourse lui donnent une claque monumentale. Les conséquences de l'explosion de la plate-forme DeepWater Horizon au large des côtes américaines le 20 avril dernier, à l'origine de la marée noire la plus grave du monde, sont très lourdes pour le secteur pétrolier.
Les entreprises tremblent à l'idée que les autorités donnent prochainement un tour de vis aux règles d'exploration en mer. Pourtant, sous les fonds marins repose un cinquième des réserves d'or noir.
Alors que BP coule à la Bourse de Londres et à Wall Street - où la compagnie est également cotée -, les géants de l'or noir sont tirés par les pieds. Depuis l'explosion de la plate-forme au large des côtes américaines survenue le 20 avril dernier, l'américain ExxonMobil - la plus grosse capitalisation boursière de Wall Street - a abandonné 15%, et ses compatriotes ConocoPhillips et Chevron ont lâché respectivement 12,5% et 15%.
Aux Etats-Unis, les parapétroliers sont aussi à la peine. A l'instar de Halliburton et Transocean qui ont chuté de 31% et de 54% ! A noter que ces deux compagnies, qui s'occupaient de gérer la consolidation des puits et de la plateforme, sont impliquées dans la catastrophe. D'ailleurs, dans le cadre de l'enquête civile et pénale lancée le 2 juin par le ministre de la Justice américain, Eric Holder, les deux sociétés, avec BP, ont été sommées de conserver les archives liées à l'accident.
En France, Total n'échappe pas à la contagion : le cours en Bourse du groupe le plus lourd sur le CAC 40 a trébuché de 14% depuis l'accident.
Les parapétrolières souffrent énormément aussi, comme Technip, spécialiste des projets clés en main pour des entreprises du secteur pétrolier,qui a dégringolé de 24%. Vallourec, le fabricant de tubes sans soudure, a cédé 9%.
De son côté, Schlumberger a dévissé de 7,2%.
La catastrophé écologique historique que sont en train de vivre les Etats-Unis devrait se traduire par un renforcement des réglementations. «Les sociétés de certification devraient en tirer parti», estiment les analystes de Natixis, qui pensent que «Bureau Veritas paraît le plus à même d'en profiter», car la société est très impliquée dans le contrôle des installations offshore en amont.
Alors que le broker a relevé ce jeudi son objectif de cours sur Bureau Veritas de 38 à 39 euros, les actions s'adjugent 0,8% à 44,9 euros vers 10h30, alors que le marché s'inscrit en baisse de 0,1% à 3442 points. Depuis le 20 avril, les actions Bureau Veritas ont gagné 6,2%.










