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ÎLE MADAME. La ferme-auberge a pris Xynthia de plein fouet. Elle a été dévastée. Et de certains carrelets, il ne reste presque rien

Elisabeth et Jean-Pierre Mineau dorment très souvent à l'île Madame. C'était le cas, le soir de la tempête. Ils ont vécu en direct les assauts de la déferlante qui a ravagé leur ferme aquacole. Eux-mêmes sont restés longtemps blottis dans le grenier avant de redescendre, avec des cuissardes, pour constater le désastre.
L'eau a ruisselé partout, atteignant jusqu'à 1,70 m dans certaines pièces. En fait, tout est dévasté. À part le toit et les murs.
7 000 bars perdus
La production de palourdes, d'huîtres, a énormément souffert. Celle de bars également, toute l'installation permettant leur élevage est démantelée, les poissons ont disparu. Il y en avait 7 000. Et, faut-il le dire, les équipements de l'auberge sont inutilisables. Les clients venus samedi en rappelant qu'ils avaient « réservé » ont dû faire demi-tour.
En ce moment, aidé par des amis, des habitants de Port-des-Barques, le couple tente de « sauver ce qui peut l'être ». Dehors, on lave, on étale...
Élisabeth et Jean-Pierre Mineau font preuve d'un certain sang-froid, malgré la déception et le souvenir de cette nuit de cauchemar.
Mais il est évident que pour relancer leur activité _ leur souhait le plus cher et de tout recommencer au plus vite pour accueillir leur clientèle _ il leur faudra aussi beaucoup d'argent.
Pour l'instant, les dégâts n'ont pas encore été estimés. D'évidence, ils sont colossaux.
Les carrelets aussi
Sur cette île Madame, accessible uniquement à marée basse, certains carrelets n'ont pas résisté.
Au regard de la détresse humaine c'est peu de chose. N'empêche, ces carrelets représentent un investissement financier parfois important et affectif toujours. Sans parler du charme. Certains carrelets ont toujours fière allure. D'autres ont carrément disparu. Et de quelques-uns, il ne reste que des morceaux de bois sur pilotis.
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