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Nous souhaitons partager autour de l'Ancien et du Nouveau Monde, avec nos coups de cœur, au gré de nos rencontres et de l'actualité, dans le cadre - ouvert - de la francophonie.

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Angoulême 2010 - Festival de la bande dessinée

ANGOULEME 2010
37ème Festival international de la bande dessinée

La cigogne et le caribou ont affronté la neige et les éléments déchaînés pour ne pas manquer cette manifestation, qui a bien failli, la culture n’étant plus à la mode, ne pas avoir lieu faute de subventions (actua BD ). 

 

Cette année, les tuniques bleues de Lambil et Cauvin sont à l’honneur ; leurs aventures se situent sur fond de guerre de sécession américaine.



Voir taille réelle

 


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Difficile de citer tout le monde. Les auteurs sont nombreux. Pour ceux que cela intéresse,  le mieux est d’aller sur le site du festival.

Jacques Martin  vient de mourir. Il avait pratiquement créé le genre de la bande dessinée historique, faisant revivre la Rome de César avec Alix, la guerre de Cent Ans avec Jhen, l’épopée napoléonienne en compagnie d’Arno. Il avait 88 ans.

 

Léonard  (de Turk et De Groot) aussi a droit à une exposition. L’inventeur (pas toujours génial) et son complice se promènent dans les rues et ont droit à une exposition à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (la Cité), mais Raoul, le chat à la fourrure amovible, avait dû rester au chaud, car nous ne l’avons pas rencontré (on peut comprendre, parce qu’il fallait avoir envie de mettre les moustaches dehors avec un temps pareil !).

Le public était paraît-il moins important que les années précédentes, mais nous avons constaté l’affluence habituelle dans les rues et sous les chapiteaux et lieux d’exposition. Toujours autant de monde autour des séances de dédicaces et dans les stands, les grands éditeurs étant bien entendus les plus visités.  On retrouve « Paul à Québec » dans la sélection officielle et, c'est une première dans l'histoire de la bande dessinée québécoise : Michel Rabagliati a décroché le prix du public, prix qui célèbre, à l'occasion du Festival international de bande dessinée, les œuvres marquantes du 9ème art. À ce jour, aucune création publiée au Québec n'avait réussi à mettre la main sur un de ces prix convoités par les créateurs d'histoires en cases. (article de presse)

Comme toujours, des « BDthèques » ont été installées dans divers endroits de la ville, histoire de permettre au public de faire une halte dans un fauteuil le temps d’une aventure de tel ou tel héros.

Bienvenue par ce sale temps, une soupe de crapaudine (mais non, ce n’est pas du crapaud !) aussi étrange que délicieuse nous est proposée par fluide glacial.

Au fil des stands, nous croisons Lou, de Julien Neel qui a  reçu pour son 5ème album le Fauve – Prix essentiel jeunesse, qui récompense le meilleur album jeunesse.      

Mandarine, la vache qui boit du jus d’orange.

Les Simpsons...

... et bien d’autres.

 

 

 

A l’église Saint-Martial, une exposition sur le lapin bleu et des nouvelles œuvres du dessinateur irlandais Sean 0’Brien, qui après ses moutons musiciens, s’est lancé dans un plaidoyer dénonçant les conditions de détention.

 

La BD chrétienne expose aussi à la cathédrale Saint-Pierre. Pas très drôle, cette année. Pas de Jean Effel ni d’Adam et Ève… Dommage

Suite au prix attribué à Manga Le Messie et Manga La Métamorphose, le jury de la bande dessinée chrétienne d'Angoulême a choisi d'attribuer une mention spéciale à : Starets Silouane de Gaëtan EVRARD, qui relate la vie du moine orthodoxe Silouane.

L’Islam ne semble pas avoir fait son entrée dans le monde de la BD.  Interdiction iconographique oblige. Pas de burka à Angoulême en ce 30 janvier…

Le petit prince et Bécassine sont là, discrètement, dans un coin, mais nous aurons le regret de constater que, même au tout nouveau musée de la bande dessinée, nous ne retrouverons pas ceux qui ont fait les fondations de cet art.

Pas de Sapeur Camembert ni de savant  Cosinus, pas de Tintin, ni d’Astérix ni de Marsupilami. Les aurait-on déjà oubliés ?

 

L’espace du Nouveau Monde. Il ne s’agit pas d’un stand nord américain, mais plutôt le coin des éditeurs indépendants. Il y fait très chaud, mais on circule mieux, et on peut approcher des stands.

Nous y avons rendez-vous avec un œuf qui veut rester œuf et ne pas devenir poule. Philippe Garand nous fera de gentilles dédicaces comme tous les ans. Mais il semble qu’il ne sache pas ce qu’est un caribou….  La nouveauté de cette année est un livre de cuisine.

Pharmacien à Paimpol, Marc Bernard est aussi un scénariste de bande dessinée ! Avec son compère dessinateur, le rennais Guillaume Legoupil, ils ont crée Jo le paysan, qui parle de façon ludique des difficultés de l’agriculture traditionnelle.

C’est dans l’espace du Nouveau Monde que les jeunes talents peuvent s’exprimer. Le prix Jeunes Talents a été remis  à Guillaume Cauchat pour ses planches « Le bleu du mystérieux étui à la guitare ».

 

Une nouveauté : la gendarmerie ouvre ses portes aux dessinateurs humoristiques. Parfois sinistres, les dessins humoristiques, et le public ne semble pas empli de joie en défilant devant des dessins qui inciteraient plus au suicide qu’au fou-rire. Mais toutefois une salle est réservée à une belle reconstitution historique du dessin humoristique, du dessin anonyme du IIème siècle, en passant par la renaissance avec Léonard de Vinci, pour arriver aux français Honoré Daumier, Jean-Jacques Grandville, Gustave Roubille et Gustave Doré.

L’école de musique a prêté ses murs à une exposition de BD des gens du voyage. Mouais…

Le musée  a ouvert gratuitement ses portes pour l’occasion, nous offrant une belle galerie de fossiles et squelettes, mais aussi une vue intéressante sur les modillons romans de la cathédrale toute proche. Une visite complète s’impose pour une autre occasion.

Nous resterons un petit moment, le temps d’un café, au pavillon de jeunes talents, nous assistons un moment à la rencontre avec Pierre-Yves Gabrion : la cinquantaine, ex des studios Disney, il enseigne à Bordeaux. Il publie sur FaceBook ses BD en noir et blanc et aborde le problème de la schizophrénie, après la mort de sa mère. (En lien, un entretien enregistré à Poitiers avec le psychiatre Roger Moukalou sur le sujet : "Représenter la schizophrénie")

Léonard et son disciple nous dévoilent quelques planches à la cité, où nous avons également droit à une petite leçon de gestion des ordures ménagères.

Nous ratons bêtement l’exposition sur la bande dessinée russe. Trop tard !

Le musée va bien nous décevoir. Pas de planches phares de la bande dessinée, hormis une pauvre planche unique de Snoopy. Pas de Lucky Luke, pas de Tintin, pas de Schtroumpfs, pas de sapeur Camembert, pas d’Astérix, ni de Boule et Bill, ni de Marsupilami, ni de Mickey ou Donald. Les planches seraient mises à l’abri pour éviter les dégradations dues à la lumière et l’exposition. Bref, il s’agit surtout d’un magasin, d’une exposition temporaire et d’un espace lecture. Quelques planches en vitrine, et des parallèles entre des auteurs plus anciens et d’autres plus récents qui ont tenté de leur rendre hommage.

 

Quelques planches éducatives à l’intention des jeunes visiteurs, intéressantes, certes.

Nous n’aurons pas tout vu. Ce n’était guère possible.

Nous apprendrons en rentrant que le grand prix du jury a été décerné à Baru, qui décroche le grand prix de la ville d’Angoulême. (http://www.bdangouleme.com/palmares-officiel ).

 

Tous les résultats :

Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2010 : Baru

Fauve d’or du meilleur album : « Pascal Brutal, cube » (T3), de Riad Sattouf  (Fluide Glacial)

Prix du jury : « Dungeon Quest », de Joe Daly (L’Association)

Prix de la série : « Jérôme K. Jérôme Bloche » T21, d’Alain Dodier (Dupuis)

Prix Révélation : « Rosalie Blum T3, Au hasard Balthazar », de Camille Jourdy  (Actes Sud)

Prix Regard sur le monde : « Rébétiko » de David Prudhomme (Futuropolis)

Prix de l’audace : « Alpha Directions » de Jens Harder (Actes Sud/An 2)

Prix Intergénérations : « L’esprit perdu » de Gwen de Bonneval et Matthieu  Bonhomme (Dupuis)

Prix Jeunesse :
« Lou » T5 de Julien Neel (Glénat)

Prix du patrimoine : « Paracuellos » de Carlos Gimenez (Fluide Glacial)

Prix de la BD alternative : « Spécial Comics » N3, publié en Chine

Prix du public Fnac-SNCF : « Paul à Québec » de Michel Rabagliati (La  Pastèque)

Flonigogne

En prime toutes les vidéos de la Web TV du festival !

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