• Quelques images du pavillon du Québec
    avec, d'abord, un rappel historique

     
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    Pays Rochelais-Québec, une régionale de France-Québec, proposait une bonne variété de livres et brochures sur le Québec (mis en valeur par un officier d'un des régiments du Roy !)
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    Jean-Guy Deraspe et son guitariste Red Mitchell (rencontrés auparavant dans un excellent concert à Bignay, Charente-maritime)
     
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    Chez le dépanneur, on trouve de tout dont... la bière (Les Québécois savent faire et il y en a pour tous les goûts !)
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    C'est un vrai bûcheron canadien qui a commencé le métier à quinze ans avec son père. C'est à la fois une tradition de famille et une passion.

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    Une patinoire sur (fausse) glace avec une démonstration du club de patinage de Niort
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    On rajoute :
    • un quizz drôle sur le Québec par un "professeur " qui a réellement vécu quelques années au Québec, mais que nous avions déjà rencontré plus près de chez nous en tant que "spécialiste" de la cistude, tortue de nos marais ! (Cie Les Brasseurs d'Idées)
    • un restaurant avec un menu québécois :
    1. soupe aux pois,
    2. ragoût de bison
    3. et pancake au sirop d'érable !

    AlCaribou


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  • Le Grobec n° 28

    Le Grobec n°28 de Pays Rochelais-Québec (clic dans image)


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  • Pays Rochelais-Québec (France-Québec):

    le GroBec n°27 vient de paraître !

    Le GroBec n° 27

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  • Le GroBec n°26 (en PDF)

      


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  • UNE JOURNÉE DANS L’ILE MADAME
    Jardin d’Éden entre terre, mer et ciel

    L’association Pays Rochelais Québec a proposé à ses adhérents une journée à la

    ferme aquacole de l'île Madame

     

    Une fois de plus, ce fut une fort sympathique journée, ensoleillée de surcroît.

     
     
    Certains suivent de près la demi-finale de la coupe du monde de rugby...

    Élisabeth et Jean-Pierre Mineau tiennent cette ferme qui a depuis sa création en 1980 eu de nombreux rebondissements au fil des saisons et des tempêtes. Saccagée le 27 décembre 1999 par Martin (paradoxe, Élisabeth Mineau s’appelle Martin de son nom de jeune fille…), inondée le 1er mars 2010 par Xynthia…

     

    Ils ont su se relever et tout reconstruire après ces deux désastres, s’ajoutant aux tempêtes plus ordinaires de chaque hiver.

    Jean-Pierre Mineau a construit et gère seul ou presque les marais salants avec les conseils des anciens sauniers du coin.

    Ils se sont lancés dans la vénériculture (culture des palourdes) et ont tellement bien réussi, qu’ils ont repeuplé le bassin qui regorge maintenant de palourdes sauvages ! 

    Ils ont également osé l’élevage du bar et la culture (naturelle en fait) de la salicorne et d’autres plantes comestibles des marais salants.

     
    Salsola kali (tumbleweed dans les westerns...)

    ile madame avec prq  (63) [résolution de l'écran]
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    Ils sont devenus ostréiculteurs (élevage sur la Seudre, affinage sur l’ile), et un magasin collectif est ouvert depuis peu à Tonnay-Charente.

    La ferme aquacole est depuis pas mal d’année auberge (on y mange les produits locaux, mais à condition d’avoir réservé et de ne pas se faire prendre par la marée), et les enfants des écoles peuvent viennent séjourner dans la ferme pédagogique. Philippe Martin, instituteur, a lancé l’idée il y a une vingtaine d’année avec ses élèves de CM2, dont la fille de la cigogne. Quelle aventure que ce voyage et ce séjour dans l’île Madame ! Ils s’en souviennent encore…

     

    Et la table est bonne. Élisabeth Mineau a su faire une cuisine originale à partir de produits traditionnels. Le résultat est qu’on se régale… tout en mangeant sain et léger.

     

    La plus grande partie de l’île appartient en fait à la famille Martin, et le papa d’Élisabeth Martin élève les célèbres moutons de l’île.

    Joli parcours.

    L’Ile Madame n’est pas que la ferme aquacole.
    C’est aussi un endroit magique, entre terre et mer tel le Mont Saint-Michel, et qui se mérite.
     

    Deux hypothèses à son nom :

    •       Celui dAnne de Rohan-Chabot de Soubise, maîtresse de Louis XIV, dite « Madame de Soubise », toutes ses propriétés portant le nom de « Madame », et l’ile était la réserve de chasse de la famille. Des légendes circulent toutefois :

    « Je m’ennuie, dit Madame. Il vous faudrait une île pour rêver, répondit le renard, l’œil amusé. Mais où trouverai-je une île ? rétorqua Madame que cette idée amusa... sans savoir comme elle l’atteindrait. Elle ne savait pas nager. Malicieux, Renard combla son vœu : j’en connais une. Je vais vous transporter sur mon dos et cette île deviendra la vôtre, Madame ».

    •     Ou celui de d’Agnès de Rochechouart, dite « Madame de Saintes », mère abbesse de l’Abbaye aux Dames, qui fut la seule femme évêque de Saintes qui connut deux évêchés rivaux au XIIIème siècle (vous devez absolument lire le fabuleux « Madame de Saintes » de Claude Guyonnet)

    Elle s’est d’abord appelée l’Ile de la Garenne à cause de ses premiers petits habitants poilus aux grandes oreilles (les lapins), Ile Citoyenne, Révolution Française oblige, puis Ile Sainte-Marie par les prêtres déportés.

    On y accède à marée basse par la passe aux bœufs (autrefois, beaucoup de bœufs attelés, chargés du transport de différents outils et matériaux nécessaires à la culture aquacole, traversaient par ce chemin unique pour se rendre sur l'île Madame).

    Sauf si l’on est très pressé ou très chargé, ou très fatigué, on se doit d’emprunter à pied ce "tombolo" à la limite de deux courants, surtout la première fois. Il s’agit d’un parcourt initiatique qui permet au marcheur de voir l’eau s’écarter devant lui. Pour un peu, il pourrait se prendre pour Moïse. 

    Les mouettes, bécasseaux variables et tourne-pierres seront ses compagnons de route et, avec un peu de chance les bernaches, les avocettes et les aigrettes ne seront pas loin. Un paradis pour les oiseaux lorsque la mer se retire, et une expérience unique pour celui qui avance sur l’eau.

    Mais attention à marée montante. Les courants montent vite et l’imprudent aura vite fait de se trouver piégé. Il n’est pas rare que les hélicoptères de la sécurité civile aient à venir secourir des touristes inconscients.

     

    À l’entrée de l’île, on peut quitter la route au carrefour de la vierge et suivre le chemin à droite. On longera tout d’abord une terre sacrée où reposent 254 des 800 prêtres réfractaires au Serment Constitutionnel exigé par la Convention de 1794, déportés et pour certains morts sur l’île. Ce terrible épisode est commémoré chaque année au mois d’août par les pèlerins qui entretiennent la « Croix de galets » qui symbolise la sépulture et l'emplacement où furent découverts quatre squelettes disposés en forme de croix à l'entrée de l'Ile Madame ; ils refont le chemin emprunté par les prêtres et chacun apporte sa pierre sous forme d’un galet ramassé sur la passe aux bœufs. La croix s’agrandit donc chaque année.

    Pour mieux comprendre, cliquez sur le lien ci-après qui vous fera mieux comprendre ce qu’il s’est passé ici : Pèlerinage à l'Ile Madame

    Le nouveau chemin ouvert sur la droite de la route mène sur les terres du   fort de l'île  , (à 18m d’altitude, quand même…), qui fut longtemps propriété de l’Armée et non accessible.

    Sa construction fut décidée au XVIIème siècle pour défendre contre les Anglais l’embouchure de la Charente et l’arsenal de Rochefort, mais ce n’est qu’au cours du XVIIIème siècle qu’il fut réellement construit, et remanié au XIXème siècle, pouvant alors accueillir 250 hommes.

    Le fort a ensuite été transformé en pénitencier dans les années 1870 et 500 communards y ont été renfermés, puis on a envisagé d’en faire un hôpital pour les malades contagieux de retour des colonies (projet abandonné), puis de prison pour les insoumis qui refusaient de partir au front pendant la première guerre mondiale.

    Désarmé après la fermeture de l’arsenal de Rochefort en 1927, il fut après la première guerre mondiale transformée en maison familiale pour les armées, sorte de centre de vacances (avec un restaurant panoramique et des bungalows) jusqu’en 1981. Il resta à l’abandon pendant plusieurs années. Plusieurs projets furent évoqués : club de vacances, discothèque (quelle horreur….). Il est finalement devenu propriété du conservatoire du littoral (ouf !) qui le restaure actuellement ; il est question d’en faire un gite historique, géré, paradoxalement, par des Anglais.

    L'écomusée de Port-des-Barques propose depuis peu de le visiter, ce que nous ne manquerons pas de faire dès que l’occasion se présentera. 

    Non loin de là, sur la côte nord de l’île, près des carrelets, un autre vestige du XIXème siècle : le puits des insurgés, ou puits des fédérés. Des communards chassés de Paris sous Thiers en 1871 (  la Semaine Sanglante  ) ont été incarcérés dans le fort de l’île Madame en attendant d’être envoyés en Nouvelle-Calédonie. Ils ont édifié ce puits citerne qui leur permit de capter une source d’eau douce.

    François-Yves Leblanc écrit, à propos de l’approvisionnement en eau douce :

    « Le problème d'approvisionnement en eau douce de l'île Madame ne semble pas s'être posé avant l'établissement d'une garnison ; ou, peut-être s'est-il posé avec une telle acuité qu'il dissuada toute tentative d'habitat permanent sur l'îlot. Il faudra attendre 1811 pour qu'un document représente formellement le puits de la métairie ; c'est probablement celui qui subsiste encore et qui ne donne que de L'eau saumâtre. Un premier puits est foré dans le fossé dès la construction de la redoute et était, semble-t-il, suffisant pour une petite garnison d'à peine quarante hommes. En 1705, on en réalise la margelle de pierre de taille et en 1717, on ordonne de 1'approfondir et de le garnir de seaux, chaînes et poulies pour l'usage de la garnison. En 1755, Ricard constate la présence d'une citerne dont l'eau est jugée très bonne. Lors de la création de la caserne de siège, deux nouvelles citernes destinées à recevoir l'eau de pluie sont alors creusées, toujours dans le fossé afin de pourvoir aux besoins de 250 hommes. Quant au puits représenté tardivement près des bâtiments de la batterie de la passe aux Filles, il n'est pas permis d'en préciser la date de creusement. »

    Les carrelets font partie intégrante du paysage de l’île. Ceux de la rive nord n’ont pas de pontons, interdits sur cet endroit classé. Leur accès est donc tributaire de la marée, et celui qui se fait piéger n’a plus qu’à y rester jusqu’à marée basse. Ceux de la rive ouest ont été reconstruits après Martin, et bien endommagés par Xynthia, mais sont toujours là.

     

    Entre les deux zones de pêche au carrelets, la zone ostréicole et mytilicole est bien connue des pêcheurs à pied. Là aussi, attention à ne pas se faire prendre par la marée dans la passe aux filles qui conduit au rocher des palles ! Un refuge existe heureusement de nos jours. Les prostituées qui allaient « réconforter » les marins mouillant au large empruntaient ce chemin, d’où son nom.

    Voilà donc un aperçu de la plus petite, mais aussi la plus charmante des îles de Charente-Maritime. En faisant le tour, vous avez aussi pu rencontrer les moutons, les chevaux. Certains y séjournent aussi au camping. Tout autour, le panorama est unique : on aperçoit les autres îles (Oléron, Aix, Ré) les forts La Pointe dit « Vasoux », Enet et Boyard, le sémaphore de Fouras.

    L’endroit est magique, quelle que soit l’heure sous la lumière du matin comme au coucher du soleil, par beau temps comme par jours de tempête. Les oiseaux ne s’y sont pas trompés et ce n’est pas pour rient qu’ils y sont si nombreux.

    Madame est toujours différente, mais toujours aussi magique.

    haveneau, son galet, ou son appareil photo en revient différent.

    L’ile Madame invite à un parcourt initiatique, recommencé et différent chaque fois qu’on s’y engage.

    Flonigogne


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