25 Mai 2013, Ste Sophie
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Le Printemps des Poètes s'en vient ! Clic↓↓

Tags associés : poetes, poesie, printemps

Lundi 07 Mars 2011 à 09h22 dans PoésiePoster un commentaire

Tags associés : printemps des poetes, magalio zsigmond, françois garros, marie-jose duroselle

Vendredi 04 Mars 2011 à 18h28 dans PoésiePoster un commentaire

Le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.


Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.


Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

Maurice Carême

Tags associés : chats, poesie, maurice careme

Samedi 06 Mars 2010 à 21h14 dans Poésie2 commentaire(s)

Nous sommes en plein printemps de poètes... et notre ami Cyrille Grandcamp jongle avec les mots de temps en temps. Voici quelques unes de ses oeuvres :

MON CHIEN

Ta bonne tête blonde
Posée au creux de mes genoux,
Tu guettes la main oublieuse
De celui qui reste ton maître ;
Tes yeux  implorent la caresse
Et les miens, brouillés ne te voient.

Dans ma tristesse, tu es là
Tu es l'ami qui me comprend,
Celui à qui je dis ma peine
Qui d'un coup de langue l'efface ;
La prunelle de tes yeux noyée
Par le chagrin qui me saisit.

Tu es celui qui ne discute ;
Celui qui est toujours présent ;
Le fol compagnon de mes joies,
L'attentif de mes jours de peines.
Avec toi, point question d'argent
Mais d'amour et de fidélité.

Le peuple, te dit une bête
Mais j'en connais plus parmi ceux-là
Que chez tous ceux de ton espèce.
Dans le malheur nous ne sommes qu'un,
Nos bonheurs, nous les partageons
Et un seul regard nous suffit ...

Quand la mort nous séparera,
Il restera dans le cœur seul 
La brillante étincelle des yeux,
Voilée par le brouillard bleuté :
Frontière de l'au-delà ;
De celui qui est parti
 

ORAGE

De lourds nuages envahissent le ciel
Leurs cinglantes épées blessent le soleil.
Son épais sang rouge bleuit cette encre,
Qui roule comme une mer mugissante !

 Les hurlements de cette armée céleste
Couvrent la voix du paysan qui peste !
Son poing vengeur menace cet ennemi
Qui va bientôt ravager ses semis.

 L’azur est incendié par ce combat,
Lutte fratricide entre deux titans :
Phoebus contre Zeus, son frère, se bat,
Alors que leur mère impuissante attend !

La terre tremble à chacun de leurs coups
Et le ciel est incendié par à-coup !
La fureur de Zeus gronde dans les champs
Et leurs affronts éblouissent les gens !

Une fois encore, Phoebus a vaincu,
De son dard brûlant, son frère, il accule !
Celui-ci pleure de dépit et de honte
Avant que de prendre une fuite prompte !

Une fois le décor ainsi nettoyé,
Il reste à dénombrer tous les noyés,
Toutes les victimes de ce combat,
Tous les malheurs qui sur la terre s’abattent !

 Le Soleil peut contempler sa victoire :
Le spectacle n’est plus qu’un vieux grimoire !
Pour lui, sa mère : la terre, a souffert ;
Et les hommes n’ont plus qu’à tout refaire !


SOUVENIR 

Tu es l'œuvre de notre mémoire et du temps
Tu es la joie perdue qui nous réapparaît ;
Ce qui n'a été oublié de la vie d'antan
Mais aussi ce que nous voulons à ce qu'il paraît !

Un jour tu seras la douceur suave de l'orgeat
Et le lendemain l'acidité du vinaigre.
Mon esprit croit saisir une image, mais, déjà,
Souvenir tu t'estompes, comme un aigle royal

Souvenir, tu es le miroir brisé de la vie :
Tes feux ne réfléchissent que le plus important :
Les lieux, les moments où nous sommes morts d'envie ;
Le sourire éclatant de celle que nous aimions tant !

Mais souvenir, tu ne nous es pas toujours amer ;
Tu sais nous rappeler les instants les plus plaisants
Les jours tristes tu es le sourire de notre mère,
Tu sais devenir la beauté du jour naissant !

Souvenir, c'est toi notre paradis intérieur.
Pour nous, adultes, tu es notre malle au trésor :
On y trouve les premiers chagrins, les jours les meilleurs !
Tu resteras toujours l'échiquier de notre sort !

Quand le rideau de la scène tombera sur nous,

Quand nous deviserons seul devant un âtre éteint,
Tu seras comme l'étincelle qui allume l'amadou
Illuminant notre prunelle qui déjà s'éteint !

 

A QUOI BON ?

Père, mère, frère et terre ;
Amour, haine,  désir, plaisir ;
Beauté, laideur, joli, poli ;
Que de mots, que d'idées : Pourquoi ?

Quels sont leurs utilités,
Alors que tu te contentes
De bonjour, au revoir, merci ;
De tout, de rien, ras-le-bol ! ?

Sommes-nous avare ou distrait ?
Ne serait-ce l'indifférence
Qui plutôt nous conduit ici ?
Oui, c'est çà, notre vrai malheur !

Dans ce cas, pourquoi connaître
Bonheur, joie et tous les autres ?
Puisque est là l'indifférence
Qui nous retient dans ses griffes !

Peut-être, parce qu'un demain
Viendra où notre courage,
Nous permettra de décider
De vivre ce que nous sommes ...

 

EN VERTU D'UN ORDRE

Le ciel s'obscurcit.
Nous autres, tous les pilotes, sommes en état d'alerte.
Dans nos cockpits,
Grésille la radio :
Une voix froide et sèche ordonne :
" Ordre de décoller pour l'attaque ! "
Une fois de plus, les moteurs vrombissent,
Et, les avions se perdent dans l'obscurité.

Les lumières de la ville trouent la nuit,
La D.C.A. s'agite ...
Mais rien ne peut nous arrêter :
Nous avons un ordre.

La cauchemardesque ronde s'organise :
" Tout doit être détruit ! "
Les bombes pleuvent sur la ville.
Comme des bêtes, nous regardons fuir les gens,
Dans cet enfer de feu et de flammes.

" Tout doit être détruit ! "
La population est terrorisée,
Les rues se vident,
Par centaines les gens sont déchiquetés
Par le poids de leur maison
Qui s'effondre sous nos bombes.

" Tout doit être détruit ! "
Alors nous nous acharnons pour massacrer les survivants
Ces grappes d'hommes...
Tombent ...
Sous la mitraille.

Tout est détruit !
Tout.
Alors,
Sur le chemin du retour
Une voix intérieure nous dit :

" Pour un ordre
Tu as massacré des milliers d'hommes
Tu as massacré des milliers de vieillards
Tu as massacré des milliers de femmes
Tu as massacré des milliers d'enfants ! "

" Pour un ordre
Tu as détruit une ville,
Tu as détruit des coutumes,
Tu as détruit des traditions,
Tu as détruit l'activité ! "
 
" Pour un ordre
Tu as détruit la vie ... "
 " On t'a dit : tue, et tu as tué ... "

" En vertu de quoi ?
En vertu de rien,
En vertu d'un ordre ... "

 

IVRESSE

Eh, je crois que j'ai trop bu,
Oui, plus qu'il n'aurait fallu.
Déjà la tête me tourne
Et mes idées ne sont plus.

Oh ivresse délicieuse ...
Abandon bien consenti ...
Tout plane, tout est léger.
Sentiment d'oubli total ...

Règne de la volupté ...
Oubli total de soi-même ...
Plus de problème, plus rien ...
Rien qu'un paradis fictif.

Illusion d'un soir de joie.
Oh ivresse, tendre ivresse ...
Lors, loin de nous, nos soucis ...
Vive cette haire idyllique.

Tout nous paraît plus que joie,
Désormais plus d'angle droit.
Tout n'est que grâce voluptueuse,
Tout défit les lois rigides.

Je n'existe plus, je plane ...
Oh, merci à toi Bacchus,
Merci à ton ami : Pan,
Pour cet éden magnifique !

 

Dimanche 15 Mars 2009 à 21h43 dans PoésiePoster un commentaire
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