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Dimanche 19 Mai 2013 à 12h20 dans Patrimoine architecturalPoster un commentaire
Tags associés : la coursive, la rochelle, grilles
Dimanche 02 Décembre 2012 à 17h57 dans Patrimoine architecturalPoster un commentaire
Vendredi 16 Novembre 2012 à 10h12 dans Patrimoine architecturalPoster un commentaire
Le bestiaire dans l’art roman
A l’Eldorado de Saint-Pierre d’Oléron, le lundi 9 janvier 2012 La pierre sculptée d’images est une des caractéristiques des églises romanes. Les maçons ont monté les murs ; les charpentiers ont assemblé les toitures ; les sculpteurs ont la mission d’évoquer des thèmes et de raconter des histoires, grâce aux images de pierre. Ces images ne venaient pas de la seule imagination du sculpteur. Elles étaient principalement inspirées d’œuvres écrites gréco-latines, on les trouvait dans des ouvrages copiés, recopiés, transcrits, et souvent (mais pas toujours) enluminés. Nous allons reprendre les grandes lignes de la conférence de Christian Gensbeitel, avec quelques illustrations. Christian Gensbeitel nous précise que, pour les bestiaires, l'ouvrage de base est :
D’autres ouvrages importants :
Fallait-il sculpter les pierres ? Bernard de Clairvaux vitupère contre ce qu’il voit dans les églises à cause du IIème commandement : « Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. » Quoi qu’il en soit, les sculpteurs s’en sont donné à cœur joie pendant moult siècles !
Les animauxLE LIONSon rôle symbolique est ambigu et interchangeable. (C’est la bête le plus souvent représentée, de pair avec l’oiseau.) Son sens est positif ou négatif : c’est le Christ ou le Malin. Nous n’avons jamais le mode d’emploi pour être sûr de l’interprétation à donner. Exemples :
« Daniel dans la fosse aux lions » préfigure le Christ. Exemples :
Le lion peut représenter le Mal :
En revanche Saint-Marc est représenté sous l’aspect d’un lion : auréole, ailes emplumées et livre.
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LES ELEPHANTSC’est la force tranquille !
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LE CHAMEAULa sobriété : c’est positif !
LE SERPENTC’est le Mal rampant
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LE SINGEDonne une image négative : les excès de l’homme
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Saint-Augustin distinguait les êtres « rationalia et mortalia », proches des hommes, et les « magis besta quam homines », plus proches des bêtes. Il était alors nécessaire de discuter de l’existence de l’âme chez ces êtres-là.
[Rappel : symbolon = ce qui rassemble / diabolon = ce qui divise]
Le poil est l’attribut du diable !
Les animaux musiciens (on se moque un peu des clercs !...) :
(Ils font partie de peuples qui viennent de contrées lointaines.)
Exemples (notamment à Vézelay) :
(Ce sont des Humains mais pas tout à fait des Humains. Cela entretient des controverses...)
LES MONSTRES HYBRIDES A COMPOSANTE HUMAINE
Les sirènes ailées et les harpies :
Les sirènes poissons :
Sphynx ou sphynge :
Les cynocéphales :
Le basilic : tête de coq et queue de serpent.
Le dragon et ses variantes :
Les griffons :
Etc… !
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Sur la voussure supérieure du portail sud de Saint-Pierre d’Aulnay, on peut voir toutes les catégories de péché. Exemples : l’âne qui joue de la lyre, le cyclope, la chouette, l’archer centaure, un personnage à trois pieds, des sirènes oiseaux, des sirènes poissons.
Il n’y a pas de tortues. [Heu... à Champagne ?...] Tout ce qu’on voit n’est pas forcément roman. Le XIXème siècle a eu quelques rêveries et il est allé chercher bien loin ses références, alors que l’héritage est avant tout grec, romain ou au plus loin autour des rives de la Méditerranée.
La liberté dans la création ?
Il y a un toujours un commanditaire pour un projet précis. Ensuite le sculpteur interprète et adapte au volume qu'il a à sculpter.
Messages ?
Ce n’est pas vraiment un livre d’images pour tout le monde. Les images s’adressent d’abord aux lettrés.
Alors les images ?
Le côté didactique est très important.
Il faut se méfier des images mais elle peuvent être utiles à l’éducation. (Voir les libri carolini)
Le clergé ?
A la fin du XIème siècle, le clergé se pose comme intermédiaire entre Dieu et les hommes et c’est l’Eglise qui est le lieu où cela se passe.
Les marges ?
La notion de marges : les parties de l'église moins accessibles. Les illustrations qu'on y trouve sont aussi codifiées : on peut installer ici des sculptures qu'on ne peut pas installer ailleurs (mais ce n'est pas à l'insu du commanditaire).
Le sens ?
Les images peuvent changer de sens. C’est le contexte qui renseigne.
D'autres images et des liens viendront s'ajouter à cet article.
AlCaribou
Tags associés : roman, bestiaire, eglises, gensbeitel
Le pont de Martrou est le dernier pont transbordeur français, Il fait de la résistance à Rochefort. Martrou signifie « trou de mer », bien que ce géant d’acier enjambe du haut de ses 50 mètres un fleuve, la Charente. 50 mètres de haut pour laisser passer les mâts des bateaux.
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Ferdinand Arnodin est né en 1845 à Sainte-Foy-lès Lyon, dans le Rhône. Son père, spécialiste des ponts métalliques, était chef de chantier dans la compagnie Seguin. Enfant, le jeune Ferdinand observe la nature et les chantiers dans lesquels son père travaille. Il deviendra ensuite inspecteur des ouvrages de la Société Générale des Ponts à Péage (ex compagnie Seguin frères) avant de monter sa propre entreprise de constructions métalliques. S'inspirant des cordages des mariniers, il invente un câble plus résistant à torsion alternative, et la poutre dite « Arnodin ». |
On est en pleine révolution industrielle. Le métal est à la mode. Gustave Eiffel vient d’ériger sa célèbre tour pour l’exposition universelle de Paris.
Arnodin sera le concepteur de nombreux ponts métalliques, et on le considère comme l’inventeur des ponts à transbordeur dès 1888. On lui attribue celui de Bilbao en 1893, construit en collaboration avec l’ingénieur espagnol Alberto de Palacio (les deux hommes, sans doute complices, ont d’ailleurs déposé leur brevet le même jour à la même heure chacun dans son pays)...
... puis les ponts de : Bizerte (Tunisie, 1898) qui sera d’ailleurs démonté puis remonté à Brest...
Rouen (1899)...
Rochefort-Martrou (1900)...
Nantes (1903)...
Marseille (1905)...
Newport (Pays de Galles, 1906) qui ressemble étrangement à celui de Rochefort...
Bordeaux (inachevé, 1910). Il en reste toujours les piles, témoins d'un projet inachevé :
Le principe du pont transbordeur.
On devrait plutôt dire à transbordeur. « Le principe du pont transbordeur consiste à faire croiser une voie fluviale fréquentée par des navires à fort tirant d'air (voiliers notamment) par une voie terrestre fréquentée par des véhicules, et ceci dans une région où le relief plat ne facilite pas l'implantation d'un viaduc classique. La nacelle du pont transbordeur est en fait une sorte de bac suspendu en l'air, au-dessus de la rivière, par des haubans qui le relient à un chariot mobile sur un tablier placé très haut ».
(Source : http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?ID=s0000109)
La notion de « transbordeur » s’applique dès lors qu’il y a transfert, par des moyens mécaniques - bateau, téléphérique etc., de marchandises ou de passagers, d’une rive d’un cours d'eau ou d'un fleuve vers l'autre bord. Les ponts à transbordeur, conçus à la fin du XIXème siècle répondirent à plusieurs impératifs, là où d’autres moyens de communication (ponts traditionnels, tunnels, etc.) avaient rapidement trouvé leurs limites :
Un pont transbordeur est un pont enjambant un port, un canal ou un fleuve, pour faire passer les véhicules et les personnes d'une rive à l'autre dans une nacelle suspendue à un chariot roulant sous le tablier. La traction, par câble commandé depuis la rive, fut d'abord assurée par une machine à vapeur puis, très vite, par un moteur électrique. Le tout est monté et reste démontable, à la façon d’un immense Meccano.
Enclavée dans l'un des méandres de la Charente, la ville de Rochefort ne s'ouvrait sur la région sud de Marennes et de l'île d'Oléron que par la passe de Soubise.
A Rochefort, le bac qui relie Rochefort au village de Martrou, du côté d’Échillais, ne suffit plus. Il reste encore des traces des cales de ce bac :
Côté Rochefort…
Vu d'en haut...
Côté Échillais…
Et vu d'en haut...
Rochefort est un arsenal maritime ; il faudra donc gérer à la fois le flux routier, de plus en plus dense, et la navigation maritime. Un concours avait été organisé pour résoudre le problème du franchissement de la Charente assez large à cet endroit. Ferdinand Arnodin obtenu le premier prix Des projets divers de ponts suspendus ou tournants avaient alors été évoqués. On a même envisagé un tunnel sous la Charente. Quand on sait qu’à cet endroit la vase s’enfonce jusqu’à 50 mètres de profondeur, on imagine la difficulté que cela aurait représenté, sans parler du coût de l’opération : de six millions de francs de l’époque contre 586.500 francs pour le Pont Transbordeur qui a finalement été réalisé.
C’est finalement le projet de Ferdinand Arnodin qui est retenu en 1887. Il s’agit d’un pont à transbordeur, le transbordeur étant la nacelle. Les pylônes culminent à 60 mètres de haut, le tablier à 50 mètres des plus hautes eaux (enfin, quand une tempête comme Xynthia ne s’en mêle pas…).
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La nacelle mesure 11 mètres sur 14 mètres. Elle peut accueillir :
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La traversée dure 4 minutes, contre 75 secondes à l’époque (mais l’embarquement était plus long). Le prix de la traversée est de 1 € 30 pour l’aller simple, 2 € 20 pour l’aller-retour.
HISTORIQUE DU PONT DE MARTROU
En 1931, on a recensé le passage de :
Le pont transbordeur fut en activité jusqu’en 1967. On dit que lorsqu’il était fermé, certains n’hésitaient pas à grimper jusqu’au tablier, le vélo sur l’épaule, afin de traverser la Charente.
Le pont transbordeur fut remplacé en 1967 par un pont à travée levante, inauguré par Michel Debré. Ce pont était fermé à la circulation automobile pour laisser le passage à la navigation maritime durant vingt minutes chaque marée, ce qui entraînait des embouteillages parfois sur plusieurs kilomètres et durant plusieurs heures, surtout lorsque le tablier se coinçait, mémoire de cigogne ! Il fallait alors faire le tour par le pont de Saint-Clément sur la route de Saintes.
En 1991, pendant trois mois, Rochefort s’est même vu doté de trois ponts…
Le viaduc, construit dans la foulée du pont de l’Ile de Ré par la Société Bouygues, enjambe la Charente à 30 mètres au-dessus des plus hautes eaux. Il voit passer chaque jour 40 000 véhicules en basse saison, 44 000 en saison estivale (capacité maximale supportée). Ce viaduc, inauguré il y a moins de vingt ans, voit donc déjà ses limites…
À sa fermeture en 1967, le pont transbordeur était promis à la ferraille. Sur le haut de celui de Marseille (que les Allemands avaient essayé de faire sauter en 1944 pour boucher le port, et qui s’écroula complètement en 1945 suite à sa mise à feu), il y avait un restaurant de poissons où la bouillabaisse et les langoustes étaient au menu. Ceux de Nantes, Rouen, Bordeaux, Cherbourg avaient d’ores et déjà été démontés.
En 1976, le pont de Martrou est classé monument historique. Il est restauré entre 1990 et 1994, date à laquelle il reprend du service, mais uniquement pour les piétons et cyclistes.
Actuellement, trois nacelliers sont chargés de transborder les voyageurs. Récemment, Mallory Mathurin est arrivée, première et unique nacellière dans ce métier d’hommes.
Le transbordeur est en cours de restauration. Il faut gravir 300 marches (comme la Tour de Pise, Big-Ben ou encore l’Arc de Triomphe pour avoir une idée), pour accéder au sommet du tablier.
Un bel ascenseur rouge et blanc a donc été installé à gauche du pylône côté Échillais.
Les travaux commencés en janvier étaient prévus pour environ six mois et se terminer en juillet afin de renforcer le tablier et les suspentes. Au départ, les haubans (verticaux) étaient obliques. Les têtes de pylône et les selles sur lesquelles les câbles reposent avaient besoin d’une sérieuse restauration. Elles supportent l’équilibre du pont et reposent sur neuf rouleaux qui subissent le vent, le sel, les différences de température. Ces rouleaux, de 68 mm de diamètre et d’un mètre de longueur, pèsent 60 kg.
Ces pièces d’origine (110 ans) étaient attaquées par la corrosion et finissaient pas bloquer le système. On les nettoie à la brosse et ils seront protégés par un mortier de calage de haute performance pour les protéger d’une nouvelle corrosion. Ce nouveau mortier a la particularité de ne pas rétrécir en séchant et de résister à la corrosion. On le dit passivant. Il est capable de supporter 1 000 tonnes au cm².
31 mars 2010 – 08h00 : un « coup de feu » retentit côté Rochefort, au massif d’ancrage. La nouvelle tombait dans la presse le 1er avril et on a pu croire à un super poisson d’Avril : Le pont de Martrou risquait de s’effondrer, et un câble capable de couper une maison en deux se balançait dans les airs. Mais ne n’était pas un poisson ! Une pièce de 15 kg (appelée « épingle » sans doute en raison de sa forme rappelant celle d’une épingle à nourrice), sous une tension de 22 tonnes, supportant le câble le plus haut, vient de se casser.
La pièce cassée est propulsée dans l’air et s’enfonce profondément dans la terre un peu plus loin. Les six familles résidant sur place sont évacuées le temps de sécuriser la zone (sauf deux résidants qui devront signer une décharge). De gros étaux sont installés. Les treuils supportent 35 tonnes.
Les 23 autres attaches sont donc en cours de contrôle, des deux côtés de la Charente. Seuls les riverains sont autorisés à approcher le secteur du chantier. Il faudra attendre au moins six semaines avant de pouvoir reprendre les travaux.
On espère toutefois pouvoir rouvrir le transbordeur le 24 juin comme initialement prévu, au moins pour le temps de saison estivale.
La Société Baudin-Châteauneuf spécialiste des ponts suspendus, mais aussi des éoliennes et de l’entretien des ascenseurs de la Tour Eiffel est chargée des travaux. La petite histoire veut que Basile Baudin, ingénieur travaillant pour Arnodin, ait racheté son entreprise. À la mort de Ferdinand Arnodin en 1924, Basile Baudin, fabriquant de charpentes métalliques (pylônes, grues…), reprend la construction des ponts.
La nacelle d’origine a été dynamitée par les Allemands en 1945 et tombe dans l’eau. Elle est refaite en 1945, puis abandonnée en 1967 à la fermeture du transbordeur. Trop rouillée, elle sera démontée et refaite au moment de la restauration à l’identique de celle de 1900. Il s’agit donc de la troisième nacelle. Elle est empruntée à 95 % par les touristes, à 5 % par la population locale (échillaisiens voulant faire leurs courses sur Rochefort, collégiens souhaitant rentrer chez eux à vélo sans avoir à monter sur le viaduc).
Le pont subit actuellement un traitement anticorrosion. En ce moment est menée une campagne de mise en peinture des entrecroisements.
Le pont transbordeur appartient à l’État ; il est géré par la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) qui en a donné la gestion à la Communauté du Pays Rochefortais. Les travaux sont payés par l’État et leur coût est équivalant à celui de construction d’un rond-point. L’entretien courant est fait par la ville de Rochefort, tous les lundis et jeudis matins. Les Bâtiments de France interviennent également.
Sur chaque rive les anciennes cales du bac sont toujours visibles au pied du pont transbordeur. La Maison du Transbordeur, côté Échillais, était un dépôt de marchandises faisant face à un relais de poste, aujourd’hui racheté par un particulier.
Quel avenir pour le pont transbordeur ?
Dans un premier temps, les visites costumées devraient reprendre tous les jeudis à partir de juin (sous réserve de réouverture durant la saison estivale) avec départ de la Maison du Transbordeur à Échillais et arrivée à Rochefort à la guinguette du transbordeur.
Classement au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO :
Il reste 8 ponts transbordeurs de par le monde. Le pont de Bilbao est déjà classé depuis 2006 au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Un projet est de classer tous ces ponts transbordeurs.
Flonigogne
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Decorah Eagles, Ustream.TV
"The Raptor Resource Project brings you the Decorah Eagles from atop their tree at the fish hatchery in Decorah, Iowa"
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Le nid des aigles se situe à l'adresse :
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