• Marée noire en Louisiane : revue de presse du 17 mai 2010

     

     

     

    De nouvelles galettes de pétrole repérées en Louisiane et au Mississippi

    LEMONDE.FR avec AFP | 16.05.10 | 10h35  •  Mis à jour le 16.05.10 | 13h16

     

    e nouvelles galettes de pétrole ont été repérées samedi en Louisiane, alors que BP, qui essaie toujours de canaliser la fuite de brut au fond du golfe du Mexique, a été pressé par Washington de préciser ses intentions sur la prise en charge de la pollution.

    Plus de trois semaines après l'explosion, puis le naufrage, de la plateforme Deepwater Horizon, des boulettes d'or noir ont été retrouvées à au moins deux nouveaux endroits : à Whiskey Island, en Louisiane, et à Long Beach, au Mississippi, selon un porte-parole des garde-côtes, Erik Swanson.

     

    Au moins 800 000 litres de pétrole continuent à se déverser tous les jours dans la mer selon les estimations officielles, 5 à 20 fois plus selon des experts et BP, qui exploitait la plateforme, n'est toujours pas parvenu à colmater la fuite à 1 500 m de profondeur. Des scientifiques de plusieurs universités interrogés par le New York Times ont découvert "une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs", sur une centaine de mètres, laissant supposer des estimations bien en deça de la réalité.

    Le géant britannique a commencé vendredi à raccorder au puits un tube relié à un pétrolier, mais les opérations posent plus de difficultés que prévu, a indiqué un porte-parole de BP, John Crabtree. "Nous espérions que cela allait être opérationnel la nuit dernière", a-t-il avoué. "C'est un procédé vraiment compliqué et cela n'a jamais été fait auparavant", a dit un autre porte-parole du groupe, Mark Proegler, estimant qu'il avait été "très optimiste de dire qu'il serait opérationnel dès la nuit dernière."

    BP DANS LE COLLIMATEUR DE WASHINGTON

    Au lendemain de la colère de Barack Obama, qui a accusé les dirigeants des trois compagnies impliquées dans le naufrage de la plateforme d'avoir présenté devant le Congrès "un spectacle ridicule" en se renvoyant la responsabilité de la catastrophe, BP s'est à nouveau retrouvé dans le collimateur de Washington.

    Dans une lettre adressée samedi au directeur général du groupe britannique, le secrétaire aux affaires intérieures Ken Salazar et la secrétaire à la sécurité intérieure Janet Napolitano ont pressé la compagnie pétrolière de préciser ses "vrais intentions" concernant la prise en charge des indemnisations liées à la marée noire. BP a en effet annoncé mardi devant le Congrès qu'il verserait aux victimes de la marée noire du golfe du Mexique une somme supérieure au plafond de 75 millions de dollars prévu par la loi. "

    Pour répondre à ce qui semble être la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis, Washington a dépêché sur les côtes de Louisiane, du Mississippi, de l'Alabama et de Floride plus de 13 000 personnes, qui sont assistées par des milliers de bénévoles, ainsi que par des pêcheurs recrutés par BP pour notamment installer des kilomètres de bouées.

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    LE TELEGRAMME

    Marée noire en Louisiane. Fort Jackson se mobilise et la colère gronde

    17 mai 2010 à 16h08

    L'allégresse du concert géant de soutien aux pêcheurs organisé ce week-end à La Nouvelle-Orléans cache mal la colère qui gronde en Lousiane. Alors que la conscience du désastre grandit, le sentiment que British petroleum se moque du monde se répand aussi sûrement que la nappe de pétrole. Chez BP, pourtant, la mobilisation ne faiblit pas. Et à Fort Jackson, on se prépare à sauver la faune sauvage. Témoignages de volontaires.

     

  •  Marée noire en Louisiane . Fort Jackson se mobilise et la colère 
gronde
  • Jay, Erica et Sharon font partie des dizaines de volontaires mobilisées à Fort Jackson. Comment voient-ils l’avenir ? De manière sombre....

    Jay, ancien de l’Erika, redoute un ouragan
    Jay Holcomb, directeur du Centre International de Recherche et de Secours des Oiseaux : « J’étais en Bretagne lors de la marée noire de l’Erika. J’en garde un souvenir terrible. Tous ces oiseaux mazoutés... Ici, à la différence de la Bretagne, nos oiseaux sont sur les plages ou dans les terres du littoral plutôt que sur les rochers ou sur la mer. C’est a priori plus facile donc de les sauver mais bon… Vu l’ampleur de la catastrophe, on s’attend à du dégât ici aussi ! Le pire scénario serait que l’étalement du pétrole dure encore des semaines et des semaines et qu’il finisse par y avoir un ouragan là-dessus. Je ne vous dis pas la catastrophe générale que cela provoquerait. Tout ce pétrole disséminé sur les rives et à l’intérieur de la Louisiane… ».

    Erica croit en la boite vocale 
    Erica Miller, vétérinaire à Fort Jackson : « On a sauvé plusieurs oiseaux ici depuis mon arrivée il y a deux semaines. Cela prend plus ou moins de temps pour les nettoyer. Tout dépend de leur taille en fait. Plus ils sont grands, plus c’est long. Notre plan de secours aux oiseaux me semble plutôt bien pensé. On a mis en place une boîte vocale où toute personne qui voit un oiseau en difficulté sur le littoral ou en mer peut passer un coup de fil rapidement sur cette boite. Une fois le message réceptionné, on envoie notre équipe sur place. J’ai déjà travaillé sur la précédente marée noire du Golfe du Mexique en 2005. La nappe était beaucoup plus petite que celle-ci et on avait perdu 500 oiseaux. Là, on redoute que l’ampleur du désastre soit tout autre ».

    Sharon veut que ça s’arrête
    Sharon K. Taylor, membre de l’Unité de la Vie Sauvage du Département de l’Intérieur : « On a reçu ce samedi la visite de Ken Salazar, le secrétaire du Département de l’Intérieur. Il voulait voir comment nous nous préparions. C’est un signe que les autorités sont auprès de nous. Ici, à Fort Jackson, il y a de 10 à 100 personnes mobilisées tous les jours depuis que nous sommes installés. On dispose de 30 bateaux dans les marinas de Venice et de la Nouvelle-Orléans prêts à se rendre sur zone dès qu’un oiseau ou une tortue est trouvé. J’ai déjà travaillé sur la marée noire du Cosco Busan, un bateau qui avait heurté le pont de la baie de San Francisco il y a deux ans. Mais là, c’est pire cette attente. On veut tous que ça s’arrête ».

     LaDepeche.fr

     

    Marée noire en Louisiane : ce sera pire que prévu

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    Pour lutter contre la
 marée ç venir des centaines de bénévoles déploient des barrages 
flottants pour préserver les côtes de la Louisiane./Photos AFP.

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déploient des barrages flottants pour préserver les côtes de la 
Louisiane./Photos AFP.

    Une nappe de pétrole de 16 km de long et 5 km de large, c'est la marée noire vue du ciel. Mais il y a désormais pire comme la catastrophe semble virer inéluctablement au désastre sans précédent. Des scientifiques embarqués depuis le 3 mai dernier sur un navire de recherches, ont ainsi découvert la présence d'énormes quantités de brut, à grande profondeur et sur plusieurs niveaux dans le golfe du Mexique. Cela laisse donc supposer que le flux visqueux s'échappant du puits de la plateforme Deepwater Horizon, est bien plus important que les estimations annoncées depuis l'explosion, lesquelles évaluaient à 800 000 litres la perte quotidienne du pétrole exploité par BP, depuis trois semaines. Elle serait en fait de 8,9 à 13 millions de litre par jour, selon les chercheurs.

    Face à un tel désastre qui entraînerait l'asphyxie quasi programmée de la faune et de la flore marine, dans les deux mois, faute d'oxygène dans l'eau, les autorités américaines et les pêcheurs explorent toutes les pistes pour lutter contre la marée noire. Pour Edwin Stanton, le patron des gardes côtes, le Mississipi demeure ainsi « le meilleur ami » de la Louisiane. Son débit pouvant atteindre jusqu'à 20 000 mètres cubes/seconde, « il pousse le pétrole et le garde loin du delta » explique-t-il. Les autorités ont donc décidé d'ouvrir les vannes de centaines de canaux qui lui sont reliés afin d'augmenter son débit.

    Une décision d'apprentis sorciers, selon les écologistes et les pêcheurs, alors que poissons et crustacés sont en pleine période de reproduction et que ce flot repousserait les juvéniles directement dans la marée noire. Autre danger : cette eau, non traitée, serait aussi chargée de produits chimiques agricoles. Quant à l'usage actuel de dispersant en profondeur, dans la mer, il ne sera pas sans impact non plus… tandis que les barrages flottants installés pour tenter de juguler la pire marée noire qu'aient connue les États-Unis semblent toujours dérisoires, même si plus de 13 000 personnes ont été dépêchées sur les côtes de Louisiane, du Mississipi, de l'Alabama et de la Floride, aidées de milliers de bénévoles pour installer des kilomètres de bouées.

    Exaspéré, le président Barack Obama a dénoncé « le spectacle ridicule » des dirigeants des trois compagnies impliquées et BP est toujours dans le collimateur de Washington qui attend des promesses d'indemnisation claires de toutes les victimes et, surtout, un colmatage de la fuite. Peut-être dans huit jours. Au mieux.

    La catastrophe subie par le golfe du Mexique est sans précédent. Véritable « iceberg » pétrolier, la nappe s'étend en longueur mais aussi en profondeur. Le président Barack Obama ne cache plus sa colère et l'on évoque maintenant le Mississipi contre la marée noire.


    Le chiffre : 14

    14 fois plus importante. Trois experts ont estimé que la fuite était 14 fois plus importante que l'estimation officielle de 800 000 litres par jour.

    « Il est évident que le système a échoué gravement. »

    Barack Obama, président des États-Unis à propos des relations existant depuis plus d'une décennie entre les compagnies pétrolières et l'agence fédérale autorisant les forages.


    Une lueur d'espoir

    Le groupe pétrolier BP est parvenu pour la première fois à pomper du pétrole s'échappant du puits situé dans le golfe du Mexique grâce à un conduit relié à un bateau en surface, ont annoncé hier les autorités américaines.

    Le conduit, que le groupe britannique tentait d'installer depuis vendredi, a « été testé avec succès et inséré dans le puits qui fuit, recueillant un certain volume de pétrole et de gaz », a indiqué le centre de commandement des opérations de secours dans un communiqué.

    Le pétrole a été stocké à bord d'un navire de forage se trouvant à 1 500 m du plancher océanique, tandis que le gaz naturel a été brûlé à la surface, selon la même source.

    Le test a toutefois été écourté car le tube s'est déplacé de son ancrage, ce qui est « décevant » mais pas surprenant, ont affirmé les autorités américaines, soulignant qu'une telle opération n'avait jamais été testée jusqu'à présent à de telles profondeurs.

    Depuis vendredi les ingénieurs de BP, aidés par des sous-marins télécommandés, tentaient d'introduire le tube de 15 cm de diamètre dans le puits d'une cinquantaine de centimètres de large.

     

     

    Marée noire : le pire reste invisible

    Par TF1 News (D'après agence), le 16 mai 2010 à 06h49, mis à jour le 16 mai 2010 à 07:05

     

    En surface, la nappe de pétrole s'étend dans le golfe du Mexique. Mais à grande profondeur, le brut s'accumule aussi en quantités énormes, avec des conséquences potentiellement catastrophiques.

    Vue par satellite de la marée noire dans le golfe du Mexique (15 mai 2010) © www.nasa.gov

    Les efforts se poursuivent fébrilement depuis des jours, en mer comme à terre, pour lutter contre la marée noire dans le golfe du Mexique. Mais une grande partie des dégâts échappe sans doute encore à la vue. Ce n'est que tout récemment que des scientifiques de plusieurs universités, travaillant à bord d'un navire de recherches, le Pelican, qui avait quitté Cocodrie, en Louisiane, le 3 mai, ont découvert la présence d'énormes nappes de pétrole à grande profondeur. Ce qui laisse supposer que la quantité de pétrole s'échappant du puits pourrait être bien pire que les précédentes estimations, selon le New York Times. Les nappes, d'une épaisseur d'une centaine de mètres, font 16 km de long et 5 km de large, précise le quotidien.

     

    "Il y a une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs en comparaison avec ce vous voyez à la surface. Il y a une énorme quantité de pétrole sur plusieurs couches, qui s'étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux", indique le New York Times, citant une chercheuse de l'université de Géorgie, Samantha Joye. Et ces nappes sont en train priver le golfe du Mexique d'oxygène avec pour risque de tuer la majorité de la faune marine dans la zone, indique le journal. Selon la chercheuse, la quantité d'oxygène aurait déjà baissé de 30% près de ces nappes. Si cela continue, a-t-elle poursuivi, "vous pourriez avoir de l'oxygène à un niveau très bas qui mettra en danger la vie des animaux dans les deux mois. C'est alarmant".

    Une série de grandes taches de pétrole

    Pendant ce temps, en surface, la marée noire s'étend toujours un peu plus dans le golfe du Mexique. Et il devient de plus en plus difficile de lutter contre elle, alors que la source de la nappe est toujours ouverte en grand. Comme le montrent les vues aériennes, l'or noir qui menace les côtes américaines n'a pas coagulé en un vaste ensemble. Il forme une série de taches séparées qui évoluent entre le chapelet des plateformes pétrolières du golfe. De différentes tailles, ces bandes assez droites sont parfois difficiles à distinguer des flots qui les charrient, compliquant le travail des quelque 13.000 personnes déployées par les autorités américaines dans les Etats de Louisiane, du Mississippi, de l'Alabama et de Floride. Il faut aller à 80 kilomètres au sud de la Louisiane, à la verticale du puits d'où s'échappent chaque jour des milliers de litre de brut, pour trouver de grosses taches noires foncées, elles aussi séparées les unes des autres.

    Toutes ces observations laissent présager une possible révision spectaculaire de l'importance de la fuite par les experts qui tentent de l'évaluer. Selon la radio publique NPR, trois d'entre eux, utilisant des techniques différentes, ont estimé qu'elle était 14 fois plus importante que l'estimation officielle de 800.000 litres par jour. La marée noire serait donc déjà la pire catastrophe écologique de l'histoire des Etats-Unis, devant celle de l'Exxon Valdez en Alaska en 1989.

    BP a contesté ces analyses, affirmant qu'il n'existait pas de méthode fiable pour calculer le flux d'hydrocarbures. Mais le directeur d'exploitation du groupe a par ailleurs reconnu que l'écoulement ne pourrait sans doute pas être maîtrisé avant plusieurs jours encore, alors que BP tente depuis trois semaines déjà d'empêcher le brut de se répandre, essayant notamment sans succès de poser un "couvercle" sur la fuite. Depuis le début de la crise, du dispersant a aussi été utilisé en profondeur à la source de la fuite pour limiter l'impact de la marée noire. Vendredi, des experts mandatés par les autorités américaines ont donné leur feu vert à cette pratique qui inquiète les écologistes. De son côté, Barack Obama a remarqué "qu'il y a eu des informations différentes ces derniers jours sur l'importance de la fuite", mais a souligné que "ce qui est vraiment important, c'est qu'il y a du pétrole qui fuit, et il faut le stopper, le stopper le plus vite possible".

    Par TF1 News (D'après agence)le 16 mai 2010 à 06:49
     
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    Marée noire : les Etats-Unis en état d'urgence


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    Marée noire : d'immenses poches de pétrole souterraines détectées

    La quantité de pétrole qui s'échappe du puits exploité par BP au large des côtes de la Louisiane pourrait être bien supérieure aux estimations, selon des scientifiques. Washington presse la compagnie pétrolière britannique de trouver une solution, au moins pour indemniser les victimes.

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    16.05.2010, 08h18 | Mise à jour : 11h36

    Des scientifiques ont découvert la présence d'énormes nappes de pétrole à grande profondeur dans le golfe du Mexique, laissant supposer que la quantité de pétrole s'échappant du puits exploité par BP pourrait être bien pire que les précédentes estimations de 800 000 litres de brut par 24 heures.

    Selon le New York Times, les nappes sont immenses, l'une mesurant même une centaine de mètres d'épaisseur, sur 16 km de long et 5 km de large. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    Elles ont été découvertes par des scientifiques de plusieurs universités, travaillant à bord d'un navire de recherches qui avait quitté Cocodrie, en Louisiane, le 3 mai.

     «Une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs»

    Exploitée par BP, la plate-forme Deepwater Horizon a sombré à 80 km des côtes de Louisiane le 22 avril après une explosion et quelque 800 000 litres de brut se déversent depuis quotidiennement dans les eaux du golfe du Mexique. «Il y a une quantité abominable de pétrole dans les profondeurs en comparaison avec ce vous voyez à la surface. Il y a une énorme quantité de pétrole qui s'étagent sur trois, quatre ou cinq niveaux», indique le NYT, citant une chercheuse de l'université de Géorgie, Samantha Joye.

    Or ces poches gluantes pompent l'oxygène présent dans l'eau avec pour risque de tuer la majorité de la faune marine dans le golfe du Mexique. La quantité d'oxygène aurait déjà chuté de 30 % autour de ces nappes sous-marines. 

    Et c'est sans mesurer l'effet du pétrole de surface qui touche les côtes. De nouvelles galettes de pétrole ont été repérées samedi en Louisiane et dans le Mississippi, plus de trois semaines après l'explosion, puis le naufrage, de la plateforme Deepwater Horizon, et malgré la construction de digues à toute vitesse par des réservistes de l'armée américaine. Des crevettes mazoutées ont aussi été attrapées par un chalutier au large de la Louisiane. La pêche, qui a rouvert il y a quelques jours, pourrait être de nouveau suspendue avec l'approche de centaines de bandes noires et poisseuses. 

    BP sommée d'indemniser les victimes

    Pour endiguer la fuite, après avoir vainement essayé de la mettre sous cloche, la compagnie BP tente un nouvelle solution. Vendredi, les ingénieurs ont raccorder au puits un tube relié à un pétrolier. Le raccordement n'est toujours pas effectif, au lendemain de la colère de Barack Obama, qui a accusé les dirigeants des trois compagnies impliquées dans le naufrage de la plateforme d'avoir présenté devant le Congrès «un spectacle ridicule» en se renvoyant la responsabilité de la catastrophe.

    Deux ministres ont écrit au géant britannique pour le sommer d'indemniser les victimes de la marée noire. «Les gens ont droit à une explication claire sur les engagements de BP à réparer tous les dégâts qui ont été occasionnés ou qui le seront», écrivent au directeur général de BP, Tony Hayward, le secrétaire aux Affaires intérieures Ken Salazar et la secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano.

    Surtout que, soulignent-ils, le groupe pétrolier a dit publiquement qu'il assumerait tous les coûts associés à la lutte contre la marée noire et au nettoyage de la pollution. BP a en effet annoncé mardi devant le Congrès qu'il verserait aux victimes de la marée noire du golfe du Mexique une somme supérieure au plafond de 75 millions de dollars prévu par la loi. «Pour être sûrs que nous avons bien compris, nous vous demandons une clarification publique immédiate des vraies intentions de BP», concluent les deux ministres.

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    Marée noire : BP pompe «jusqu'à 1000 barils» de pétrole par jour

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    C'est un premier succès pour la compagnie pétrolière BP depuis que la marée noire a touché le golfe du Mexique aux Etats-Unis. Lundi, le géant britannique dit avoir enregistré de «grands progrès» dans la lutte contre la marée noire grâce à un tuyau permettant de siphonner une partie du pétrole brut qui se déverse dans le golfe du Mexique. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

    Le tuyau avait été testé dans la nuit de samedi à dimanche mais l'opération avait dû être écourtée car le conduit s'était déplacé de son ancrage.

    Le tube «est en marche depuis plus de 24 heures» et récupère jusqu'à «1 000» barils de brut (environ 160 000 litres) par jour, a expliqué Doug Suttles, un responsable de géant pétrolier britannique sur le chaîne d'information américaine CNN. Les hydrocarbures sont en fait absorbés grâce à un tube d'une dizaine de centimètres de diamètre inséré dans le conduit du puits gisant sur le sol marin à 1 500 m de profondeur. Le pétrole récupéré est ensuite stocké à bord d'un navire à la surface, à quelques 80 km des côtes de Louisiane (sud des Etats-Unis). 

    Seul un cinquième de la fuite est absorbé

    Ce dispositif ne permet toutefois de recueillir qu'un cinquième des 800.000 litres d'hydrocarbures (un chiffre donné par BP mais les quantités pourraient être bien plus importantes) qui se répandent quotidiennement dans la mer depuis le 22 avril. A cette date, une plateforme pétrolière a sombré en mer après avoir explosé, faisant onze disparus et provoquant une des plus graves marées noires de l'histoire. Toutefois, seules de petites quantités ont atteint les côtes américaines jusqu'à présent.
     
    «On espère pouvoir augmenter la quantité récupérée dans les prochaines 24 heures», a toutefois assuré Doug Suttles. Après l'échec de la mise en place d'un dôme sur le puits qui fuit, d'autres dispositifs doivent être mis en place pour colmater la fuite.

    Ce succès -relatif- permettra-t-il à BP de redorer son image? Visé par des manifestations aux Etats-Unis la semaine dernière, le groupe pétrolier a par ailleurs été la cible de critiques acerbes lors d'une concert organisé dimanche à La Nouvelle-Orléans au profit des organismes travaillant à la protection des bayous et des pêcheurs sinistrés.

    Lenny Kravitz se mobilise pour les pêcheurs

    Le groupe britannique «doit indemniser» les pêcheurs, a lancé à cette occasion le rockeur américain Lenny Kravitz. «L'argent que gagne (cette compagnie) est phénoménal. Et ça ne leur coûterait rien de s'occuper de ces gens».

    «Nous avons dit depuis le premier jour que nous assumerions la responsabilité de la marée noire, que nous ne nous cacherions pas derrière le plafond de 75 millions de dollars (NDLR : prévu par la loi américaine)», a-t-il assuré.

    «Nous signons (déjà) des chèques à ceux qui ont été touchés dans la zone de pêche pour qu'ils n'aient pas une traite en retard pour leurs bateaux ou leurs maisons», a expliqué Bob Dudley, un responsable de BP. 

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    France Info - Les 
nappes de pétrole qui flottent à la surface ne seraient que la partie 
émergée de l'iceberg... - (c) REUTERS/Rick Wilking

    Les nappes de pétrole qui flottent à la surface ne seraient que la partie émergée de l'iceberg...
    © REUTERS/Rick Wilking

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    oire : BP met en place un système de siphonnage
    France Info - 11:18

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    Près d’un mois après l’explosion de la plate-forme de forage au large de la Louisiane, BP semble avoir trouvé une solution pour endiguer le flot de pétrole : la compagnie a mis en place un système de siphonnage. L’administration américaine reste sceptique, tandis que les scientifiques affirment avoir repéré des nappes de pétrole sous-marines.

    Les conséquences écologiques de la marée noire ont-elles été sous-estimées ? C’est ce que pensent les scientifiques américains. Leur dernière découverte ravive les inquiétudes : sous la surface de l’eau, dans le golfe du Mexique, se cachent des gigantesques nappes de pétrole. Quatre ont été repérées pour le moment, et leurs dimensions sont impressionnantes : l’une de ces nappes s’étend ainsi sur 16 kilomètres de long et 1,6 kilomètre de large.

    Ces nappes vont-elles bientôt atteindre les côtes américaines ? Oui, répond Hans Graber. Selon cet expert de l’université de Miami, "c’est juste une question de temps et on va bientôt voir apparaître le premier niveau important de pétrole" sur certaines côtes.

      Des nappes de pétrole géantes ont été découvertes en profondeur - précisions de Michel Zerr, correspondant de France Info à Washington, avec Catherine Pottier  (1'55")
       

    La découverte de ces nouvelles nappes montre en tout cas que la fuite de pétrole serait supérieure à l’estimation de 800.000 litres par jour, retenue par la Maison Blanche. La pression s’accentue donc sur BP, qui n’est toujours pas parvenu à endiguer la fuite.

    Un tube introduit dans le puits accidenté

    Mais après avoir échoué à installer un couvercle de confinement sur le puits accidenté, la compagnie affirme avoir trouvé une solution efficace : pour la première fois depuis le début de la marée noire, le groupe pétrolier a réussi à pomper du pétrole s’échappant du puits, grâce à un système de siphonnage : un tube a été introduit par des robots dans le puits et permet de recueillir du pétrole et du gaz. "Cela fonctionne comme prévu et nous augmentons très lentement le débit de l’outil qui pompe vers la surface" affirme le vice-président de la compagnie pétrolière.

    L’administration américaine ne cache pas son scepticisme : "Cette technique n’est pas la solution au problème et on ignore dans quelle mesure cela peut réussir" déclare le gouvernement dans un communiqué.

    Parallèlement, BP poursuit ses préparatifs d’injection de boue dans le puits afin d’arrêter définitivement la fuite. Préparatifs qui devraient être terminés "d’ici sept à dix jours".

    Céline Asselot
    /05/10 17:08 3 réactions

     

     

     

    La marée noire menace des récifs de corail

     

    LA NOUVELLE-ORLEANS (AP) — Inquiétude pour les récifs de corail du golfe du Mexique. La marée noire provoquée par l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon menace certains de ces fragiles écosystèmes, tout comme l'usage de dispersants chimiques contre le pétrole.

    La fuite située à 80 kilomètres des côtes de Louisiane a déjà libéré des nappes sous-marines de brut dans une zone abritant des récifs, et les experts craignent maintenant que des courants n'emportent la pollution vers des barrières de corail situées au large de la Floride et du Texas.

    La profondeur de la fuite (1.500 mètres) et l'utilisation de 2,1 millions de litres de produits chimiques pour disperser le pétrole ont aidé à maintenir la nappe sous la surface. Ce qui contribue à protéger les espèces vivant en surface et sur les côtes, mais augmente le risque de dommages pour les récifs situés en eau profonde, qui sont des indicateurs-clés de la santé de la mer.

    "D'abord, nous nous sommes beaucoup inquiétés pour les animaux de surface comme les tortues, les baleines et les dauphins", souligne Paul Montagna, biologiste marin à l'université A&M du Texas, qui étudie les récifs du golfe. "Maintenant, nous nous inquiétons pour tout."

    Dimanche, des chercheurs ont rapporté que selon des modèles informatiques la nappe a rencontré un courant qui pourrait l'emmener vers l'archipel des Keys, troisième plus longue barrière de corail au monde, à la pointe sud de la Floride. Le pétrole se trouve actuellement à la lisière ouest des "Pinnacles, une zone de récifs de 100 kilomètres de long située à 40 kilomètres au nord de l'emplacement initial de Deepwater Horizon.

    Les Pinnacles avaient été pressenties pour intégrer un sanctuaire marin envisagé par l'Administration nationale américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA) dans le golfe du Mexique. Cette zone protégée aurait permis de restreindre la pêche et l'exploitation pétrolière dans les alentours, mais le projet a été suspendu après les protestations véhémentes de parlementaires républicains, de pêcheurs et de l'industrie pétrolière.

    Les nappes de pétrole sous-marines d'une quinzaine de kilomètres de long découvertes sur les lieux de la catastrophe représentent un danger sans précédent pour l'environnement des profondeurs marines, souligne Samantha Joye, professeure de sciences marines à l'université de Géorgie.

    Les nappes sont grignotées par des micro-organismes à des centaines de mètres sous la surface, ce qui prive l'eau d'oxygène. "Le corail en eau profonde est abondant dans cette zone du golfe, et il a besoin d'oxygène. Sans cela, il ne peut survivre", explique Mme Joye.

    L'injection massive de dispersants chimiques dans les profondeurs de la mer pourrait aider à protéger les zones humides du littoral, mais aussi provoquer des dégâts sur la vie marine, selon les experts.

    En faisant couler le pétrole, les dispersants peuvent amener le brut à recouvrir des coraux et d'autres organismes des récifs, et ainsi à les étouffer, souligne Edward Van Vleet, de l'université de Floride du sud. Lorsque le pétrole dispersé est décomposé en gouttelettes plus petites, il est absorbé plus facilement par les petits organismes des récifs et peut ainsi les tuer ou les affecter, ajoute-t-il.

    Des études publiées en 2005 par l'Académie américaine des sciences (NAS) ont rapporté que le mélange pétrole-dispersants pouvait endommager la reproduction de certains coraux et provoquer des malformations chez leurs larves. Les travaux avaient conclu que les autorités devaient mener des études plus approfondies avant d'utiliser de quantités massives de dispersants.

    Selon les autorités, il est trop tôt pour prédire les dégâts que pourraient subir les récifs et d'autres habitats importants du golfe. A mesure que la nappe augmente, le pétrole se dirige vers d'autres récifs qui s'étendent à l'est, entre le site de la plate-forme naufragée et le Sanctuaire marin des Keys.

    Si le pétrole était transporté par le courant jusqu'aux Keys, situés à plus de 700 km, il menacerait alors l'une des zones naturelles sous-marines les plus importantes des Etats-Unis, ainsi que le tourisme, un secteur-clé pour cet archipel qui attire deux millions de visiteurs par an.

    Pour William Hogarth, de l'université de Floride du Sud, le courant ne devrait pas amener de pétrole sur les plages, mais il l'admet: "Nous sommes très inquiets pour les Keys." AP

    Marée noire : BP assure récupérer un cinquième de la fuite

     

     

    Le groupe britannique a repris le pompage du pétrole se déversant dans le golfe du Mexique. Il assure pouvoir récupérer un cinquième de la fuite, dont l'ampleur pourrait cependant être nettement sous-estimée.

    marée noire BP

    Lueur d'espoir dans le golfe du Mexique. BP a indiqué ce lundi qu'il avait repris le pompage du pétrole s'échappant de la plate-forme Deepwater, qui a sombré le 22 avril dernier suite à une explosion. Le groupe britannique assure pouvoir récupérer jusqu'à 1.000 barils par jour grâce à un tube de 15cm de diamètre relié à un pétrolier en surface.

    Cela représente environ un cinquième des quelques 800.000 litres de pétrole se déversent chaque jour dans le golfe du Mexique, selon les estimations de BP. "Il y a toujours du pétrole qui sort", a reconnu un responsable du groupe. "Mais on espère pouvoir augmenter la quantité récupérée dans les prochaines 24 heures".

    Cependant, plusieurs experts parlent d'une quantité 5 à 20 fois plus élevée. La découverte d'importantes nappes de pétrole en profondeur laisse en effet à penser que BP a sous-évalué l'ampleur de la fuite. Ces nappes, épaisses d'une centaine de mètres, s'étendent sur 16 km de long et sur 5 km de large et menacent de tuer la majorité de la faune marine dans les "deux mois", a expliqué ce week-end une scientifique au New York Times.

    Pour autant, seules quelques galettes de pétrole ont jusqu'à présent touché les côtes américaines, alors que les autorités ont décidé d'augmenter le débit du fleuve Mississippi en détournant des dizaines de canaux afin de repousser le pétrole des rivages. De nouvelles galettes ont cependant été repérées ce samedi en Louisiane et au Mississippi.

    latribune.fr

    Golfe du Mexique: le pétrole menace maintenant les Keys, en Floride

    Photo : La Presse canadienne (photo) Alex Brandon/AP
    Après plusieurs semaines de tentatives ratées, les ingénieurs de British Petroleum ont finalement trouvé la solution pour siphonner une partie du pétrole à l’origine de la marée noire dans le golfe du Mexique. Mais il est peut-être trop tard pour empêcher le brut d’atteindre un puissant courant océanique qui pourrait le pousser vers l’archipel des Keys en Floride et la côte Est.

    Dimanche, les équipes ont posé un tube de 1,6 km de long pour collecter, d’abord lentement puis en quantités de plus en plus importantes, le pétrole que crache le puits depuis l’explosion le 20 avril de la plate-forme de forage, catastrophe qui a fait onze morts.

     L’objectif est de récupérer plus de 1000 barils par jour (près de 159 000 litres) sur un navire-citerne, a déclaré aujourd’hui Doug Suttles, directeur des opérations de BP, l’exploitant du puits, sur la chaîne NBC. Depuis vendredi, les techniciens s’employaient à placer le conduit dans un tuyau d’un peu plus de 50 cm, au moyen de robots sous-marins télécommandés, à près de 1500m de profondeur.

    Après deux revers, le système a fonctionné, mais la solution définitive réside dans le forage d’un puits secondaire, qui devrait prendre plus deux mois.

    De façon sporadique, des boulettes d’hydrocarbures ont échoué sur des plages de plusieurs États, dont le Mississippi, mais jusqu’à présent, le pétrole n’a pas atteint le rivage en grandes quantités.

    En revanche, le golfe du Mexique est déjà fortement pollué. Le gouvernement américain a évalué à près de 800 000 litres la quantité de brut s’échappant chaque jour du puits, mais certains scientifiques redoutent que la fuite ne soit en réalité beaucoup plus importante.

    Des nappes de pétrole sous-marines ont été découvertes ces derniers jours, qui menacent d’empoisonner et d’asphyxier la vie sous-marine en frappant la chaîne alimentaire. Il faudrait au moins une décennie pour réparer les dégâts.

    D’après Samantha Joye, professeur en sciences marines à l’Université de Géorgie, le brut pourrait se révéler toxique pour les poissons, tandis que les microbes mangeurs de pétrole absorbent de grandes quantités d’oxygène, phénomène accéléré par le fait que les microbes se nourrissent aussi des dispersants. Baleines, dauphins et thons sont notamment menacés.

    Par ailleurs, William Hogarth, de l’University of South Florida, craint que le pétrole ne dérive vers l’Est. Un modèle informatique montre selon lui que le pétrole a déjà atteint le «loop current», un «courant en boucle» susceptible de pousser le brut dans l’océan Atlantique, tandis que d’après un second modèle, du pétrole se trouve à moins de 5km du courant. «Nous sommes préoccupés par ce qui se produit dans les Keys», cet ensemble d’îles situées à l’extrémité sud de la Floride, explique le chercheur.

    Il note qu’il est encore trop tôt pour savoir combien de pétrole dérivera, et quels dégâts cette avancée est susceptible de causer dans les Keys ou sur les plages de la côte atlantique de la Floride. «Plus vite ils reboucheront (la fuite), mieux ce sera» mais l’impact sur l’environnement est déjà «énorme», observe Paul Montagna, de l’Université Texas A&M.
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