• Marée noire en Louisiane, revue de presse du 11 août 2010

     

    Marée noire: BP suspend ses opérations

    Reuters
    11/08/2010 | Mise à jour : 07:28
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    Le groupe pétrolier BP a suspendu hier le forage du puits de dérivation devant mettre un terme à la marée noire du Golfe du Mexique en raison de mauvaises conditions météo, a annoncé un porte-parole.

    Le Centre américain de veille cyclonique a mis en garde contre un risque de 60% de voir une dépression tropicale se former dans les deux prochains jours en direction de la Louisiane.  "Nous restons sur place mais nous suspendons le forage", a déclaré Max McGahan.  Selon l'amiral des gardes-côtes Thad Allen, qui coordonne les opérations pour le gouvernement américain, cette suspension devrait entraîner un retard de deux à trois jours.

    Le puits de dérivation est à moins de trente mètres du puits Macondo, dont la fuite est à l'origine de la plus grave marée noire de l'histoire des Etats-Unis, et à une profondeur de près de 4.000 mètres sous le plancher sous-marin, a annoncé BP.

    Marée noire: le forage du puits de dérivation reporté

    Par LEXPRESS.fr avec REUTERS, publié le 11/08/2010 à 07:51

    La formation d'une dépression tropicale empêche la poursuite des opérations destinées à mettre un terme à la marée noire.

    Marée noire: le forage du puits de dérivation reporté

     

    La formation d'une dépression tropicale va retarder de deux ou trois jours le forage par BP du puits de dérivation devant mettre un terme à la marée noire dans le golfe du Mexique. (Reuters/Toby Melville)  

    Ce n'est pas encore fini. La formation d'une dépression tropicale va retarder de deux ou trois jours le forage par BP du puits de dérivation devant mettre un terme à la marée noire dans le golfe du Mexique.  

    BP a interrompu ses opérations sur le puits Macondo plusieurs heures avant l'annonce du Centre américain de veille cyclonique.  

    Le centre précise que cette dépression est en cours de formation avec des vents de 55 km/h et se situe à environ 600 km au sud-est de l'embouchure du Mississippi.  

    La dépression devrait se déplacer vers le nord-ouest et passer au-dessus du site avant d'atteindre les côtes de la Louisiane jeudi.  

    "Cela devrait retarder de deux ou trois jours le forage du puis de dérivation", a indiqué à la presse Thad Allen, amiral en retraite chargé par le gouvernement américain de superviser les opérations.  

    La tempête pourrait également retarder jusqu'au milieu de la semaine prochaine l'opération "bottom kill" lorsque le puits de dérivation croisera le puits existant, a précisé Allen. 

    BP stoppée par la tempête

    La fuite touche à sa fin dans le golfe du Mexique, mais il faudra toutefois attendre encore un peu pour que le ciment soit injecté dans le puits endommagé. Mardi, BP a mis ses opérations de forage entre parenthèses afin de laisser passer, sans danger, une dépression tropicale, qui devrait toucher les côtes de Louisiane jeudi.

    Le puits de dérivation devait être terminé en fin de semaine. Mais, encore une fois, l'opération à été repoussée de quelques jours. La technique mise en œuvre par BP n'est toutefois pas en cause. Les travaux ont en fait été interrompus mardi à cause d'une dépression tropicale dans le golfe du Mexique. "Cela devrait retarder de deux ou trois jours le forage du puits de dérivation", a déclaré Thad Allen, chargé par le gouvernement de superviser les opérations. Situé à moins de trente mètres du puits Macondo, et à près de 4.000 mètres de profondeur sous le plancher marin, ce puits de dérivation permettra, une fois terminé, d'injecter du ciment et de mettre un terme définitif à la fuite.

    Par mesure de précaution, l'entreprise britannique a donc mis, pour quelques jours, ses travaux entre parenthèses. "Nous restons sur place, mais nous suspendons le forage", avait expliqué un porte-parole de BP, Max McGahan, plusieurs heures avant l'annonce du Centre américain de veille cyclonique. Mardi, la tempête était en cours de formation avec des vents à 55 km/h et se situait à environ 600 km au sud-est de l'embouchure du Mississippi. Elle devait se déplacer vers le nord-ouest et passer au-dessus du site, où la plate-forme Deepwater a explosé en avril dernier, avant d'atteindre les côtes de Louisiane jeudi.

    Obama optimiste

    En début de semaine, le président Barack Obama s'est voulu, de son côté, rassurant sur les suites de la marée noire. Estimant que le nettoyage des zones sinistrées était bien avancé, le président américain a estimé que "la bataille menée pour que le pétrole cesse de se déverser dans le golfe est sur le point d'être terminée". Et de poursuivre, optimiste: "Les pêcheurs vont pouvoir reprendre le travail. Les Américains peuvent recommencer à consommer des produits de la mer en toute confiance et en toute sécurité." Un menu qui était d'ailleurs, si l'on en croit le chef de l'Etat, au programme de la Maison blanche dimanche.

    Sur le plan financier, BP a annoncé qu'elle avait réalisé un premier versement de 3 milliards de dollars (2,7 milliards d'euros) au fonds d'indemnisation des victimes de la catastrophe. Deux milliards supplémentaires devraient également y être ajoutés d'ici la fin de l'année, puis 1,5 milliard par trimestre, jusqu'à atteindre les 20 milliards prévus. Le groupe pétrolier a également réévalué ses dépenses liées à la marée noire. Le dernier bilan fait état de 6,1 milliards de dollars, dont 319 millions versés à des entreprises et des particuliers en guise d'indemnisation. Sur quelque 145.000 plaintes, 103.900 paiements auraient été effectués par BP.

    Une cour de Louisiane entendra les poursuites

    Mise à jour le mercredi 11 août 2010 à 5 h 23

     
    Des employés de BP tentaient de nettoyer une plage à Port-Fourchon, en Louisiane, en mai dernier.

    Photo: AFP/John Moore/Getty Images

    Des employés de BP tentaient de nettoyer une plage à Port-Fourchon, en Louisiane, en mai dernier.

    Aux États-Unis, la commission judiciaire mandatée pour déterminer dans quel État se dérouleront les poursuites déposées contre la pétrolière BP a tranché mardi. C'est un tribunal fédéral de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, qui entendra toutes les causes. Le juge Carl J. Barbier a été désigné pour traiter des dossiers.

    Cette décision est une victoire pour les victimes de la marée noire qui a déferlé dans le golfe du Mexique, en avril dernier. Les plaignants avaient exhorté la justice fédérale à faire juger BP dans l'un des États les plus durement touchés par la catastrophe et non dans l'État « pétrolier » du Texas, comme le réclamait plutôt le groupe britannique.

    Le U.S. Judicial Panel on Multidistrict Litigation, l'autorité chargée de gérer les litiges qui concernent plusieurs districts judiciaires, a indiqué avoir porté son choix sur la Louisiane parce qu'elle est « le centre de gravité géographique et psychologique » de cette affaire.

    Les sept magistrats fédéraux qui en font partie ont rejeté l'idée qu'il était impossible d'y trouver un juge « neutre ». Le juge Barbier, ont-ils ajouté, a été choisi en raison de sa « carrière exemplaire » et parce qu'il avait déjà la responsabilité d'une partie des plaintes déposées.

    Le tribunal a donc écarté le scénario de poursuites dans plusieurs États, qui avait également été considéré.

    Le regroupement des poursuites « éliminera les doublons, évitera des décisions infondées avant procès [...] et permettra aux parties, aux avocats et au corps judiciaire de préserver leurs ressources », a expliqué la commission.

    Certains des 23 avocats qui se sont exprimés devant le comité judiciaire avaient soutenu que le transfert des cas à Houston, au Texas, où sont établies les activités américaines de BP, pourrait paraître injuste aux yeux des victimes de la marée noire.

    Le juge Barbier étudiera les 77 plaintes déjà déposées en Louisiane et dans les autres États touchés par la marée noire, soit le Mississippi, l'Alabama, la Floride et le Texas. Plus de 200 cas similaires pourraient également être jugés.

    À la suite du naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, le 22 avril, 780 millions de litres de pétrole se sont échappés du puits au fond de la mer. Selon les derniers chiffres du gouvernement américain, 127 millions de litres ont été récupérés.

    La pollution a durement touché plusieurs joueurs de l'économie locale, des hôteliers aux restaurateurs en passant par les pêcheurs.

    Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

    Un juge nommé pour juger 300 poursuites contre BP

    LA NOUVELLE-ORLÉANS - Un juge fédéral de La Nouvelle-Orléans a été choisi pour juger quelque 300 poursuites intentées contre le géant pétrolier BP et d'autres entreprises à la suite de la marée noire dans le golfe du Mexique.

    Un décret annoncé mardi par l'autorité chargée de gérer les litiges qui concernent plusieurs districts judiciaires (U.S. Judicial Panel on Multidistrict Litigation) affirme que 77 cas, ainsi que plus de 200 cas potentiels similaires, seront transférés au juge fédéral Carl Barbier.

    Le décret du comité judiciaire affirme que le tribunal fédéral de La Nouvelle-Orléans est le meilleur endroit pour juger les litiges parce que le sud-est de la Louisiane est «le centre de gravité géographique et psychologique» des cas soumis.

    Certains des 23 avocats qui se sont exprimés devant le comité judiciaire de sept membres le mois dernier à Boise, dans l'Idaho, ont suggéré que le fait de transférer les cas à Houston, au Texas, où sont établies les activités américaines de BP, pourrait paraître injuste pour les victimes de la marée noire.
     
     
    BP est chargé de récupérer les débris de la plateforme à l'origine de la marée noire

    De Matt DAVIS (AFP) – Il y a 14 heures

    LA NOUVELLE-ORLEANS (Etats-Unis) — Les preuves de ce qui a provoqué la marée noire du golfe du Mexique pourraient bientôt se retrouver dans les mains des principaux suspects: c'est en effet BP et ses sous-traitants qui vont récupérer les débris de la plateforme Deepwater Horizon.

    Le gouvernement américain mène une enquête qui pourrait finir devant les tribunaux sur les causes de l'explosion de la plateforme le 20 avril et de son naufrage deux jours plus tard. Onze employés sont morts dans l'accident et quelque 4,9 millions de barils de pétrole, soit 780 millions de litres, se sont répandus dans l'océan jusqu'à la pose d'un entonnoir sur le puits le 15 juillet.

    Mais les autorités américaines n'ont pas les moyens techniques de rassembler les preuves qui gisent à quelque 1.500 mètres de fond.

    La société Transocean, qui louait la plateforme à BP, devrait prendre en charge les opérations de récupération. Un porte-parole, contacté par l'AFP, a refusé de dire quand elles commenceraient ni qui s'en chargerait, maintenant que les opérations de rebouchage du puits endommagé sont sur le point d'être terminées.

    BP a également refusé de répondre sur ce sujet.

    Et comme BP, Transocean et les autres sous-traitants se renvoient la responsabilité de la catastrophe, le processus de récupération des débris de la plateforme pourrait s'embourber dans des querelles juridiques, estiment des experts.

    Stephen Herman, un avocat de La Nouvelle-Orléans qui représente des centaines de plaignants contre BP, n'est toutefois pas trop pessimiste. "Normalement, on pourrait s'inquiéter que ce soit le renard qui garde le poulailler", explique-t-il. "Mais BP sera forcé à rester honnête par Transocean, dont les intérêts vont à l'encontre des siens".

    En plus de BP et Transocean, les sociétés d'investissement Anadarko et Mitsui sont également concernées par les activités de récupération, car elles ont investi respectivement 25% et 10% du montant des opérations de forage.

    Elles pourraient donc être obligées de participer aux dommages et intérêts à hauteur de ces pourcentages, sauf si elles sont en mesure de prouver une négligence ou une faute intentionnelle de la part de BP ou Transocean.

    Cameron International, qui a fabriqué le système de sécurité censé arrêter la fuite, et Halliburton, qui a envoyé une équipe pour cimenter le puits, devraient également participer aux opérations, car ils ont intérêt à prouver qu'ils ne sont pas responsables de ce qui s'est passé.

    "C'est pour cela que tout le monde montre quelqu'un d'autre du doigt. Ainsi, Anadarko affirme qu'il y a eu négligence manifeste de la part de BP", explique Martin Davies, professeur de droit maritime à l'université de Tulane. "Si BP parvient à montrer qu'il y a eu négligence manifeste de la part de quelqu'un d'autre, il pourra se débarrasser d'une partie des coûts".

    Quelque 77 plaintes déposées contre BP ont été confiées mardi à un juge unique de Louisiane, Etat dont l'économie a le plus souffert de la marée noire. La compagnie britannique pourrait aussi être poursuivie par d'autres sociétés pétrolières dont les activités ont été entravées par le moratoire de six mois sur le forage en haute mer décrété par les autorités. Et la marée noire pourrait coûter à BP jusqu'à 17,6 milliards de dollars d'amendes.

    Mais, ajoute M. Davis, la compagnie pourrait aussi obéir à des intentions louables en récupérant les preuves au fond du Golfe.

    "Je suis sûr que s'ils découvrent qu'il existe un système simple qu'ils auraient pu installer (pour empêcher la catastrophe), ils voudront l'utiliser à l'avenir pour éviter d'être condamnés à payer des milliards de dollars".

     


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