• Marée noire en Louisiane : revue de presse du 10 mai 2010

     

     

    BP réfléchit à de nouveaux moyens d'endiguer la marée noire

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    par Erwin Seba

    ROBERT, Louisiane (Reuters) - BP réfléchit à de nouveaux moyens d'endiguer la marée noire en Louisiane après l'échec de sa solution la plus prometteuse, la mise en place d'un dôme de confinement sur la fuite provenant d'un puits de forage de la plate-forme accidentée le 22 avril.

    Un responsable du groupe pétrolier britannique, qui a déjà perdu 350 millions de dollars (270 millions d'euros) dans la catastrophe, a expliqué lundi que BP examinait plusieurs options, tout en avouant ignorer laquelle serait en mesure de limiter le flux de brut qui s'écoule dans le golfe du Mexique.

    La nappe de pétrole, qui pourrait donner lieu à la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis, plus grave que celle de l'Exxon Valdez en 1989 en Alaska, s'oriente vers les grands canaux de navigation maritime et les importantes zones riches en ressources halieutiques de la côte centrale de Louisiane, à l'ouest du delta du Mississippi.

    Greenpeace a affirmé dimanche soir, sans que cela puisse être vérifié dans l'immédiat, que des traces de pétrole avaient été signalées à Port Eads, le cap le plus au sud de la Louisiane qui n'est accessible que par bateau ou par hélicoptère.

    L'endroit le plus touché pour l'heure est l'archipel des Chandeleur, au large de la Louisiane, qui abrite une réserve naturelle.

    L'Administration nationale océanographique et atmosphérique (NOAA) prévoit qu'avec les brusques vents de sud-est en provenance du continent attendus dans les prochaines heures, les risques de voir le pétrole toucher les côtes vont se multiplier jusqu'à mercredi. Deux communes situées juste à l'ouest du delta du Mississippi ont déclaré l'état d'urgence dimanche soir.

    AUDITIONS AU CONGRÈS

    BP a dû suspendre la mise en place d'un dôme d'acier haut de quatre étages parce que des cristaux de glace inflammables s'y étaient formés.

    Doug Suttles, directeur exécutif de BP qui supervise les efforts de lutte contre la fuite déployés par la compagnie, a déclaré que BP envisageait désormais de placer un dôme plus réduit sur la fuite provenant du puits accidenté, toujours dans l'optique de canaliser le pétrole vers la surface.

    Parmi les autres options figurent la possibilité d'injecter du caoutchouc ou d'autres matières dans la vanne défectueuse pour tenter de la boucher, ou le forage d'un puits annexe pour assécher l'écoulement, mais cette dernière solution prendrait 75 à 80 jours.

    "Nous avons rassemblé les meilleurs spécialistes pour qu'ils nous aident à comprendre comment mener à bien ces options", a expliqué Doug Suttles sur NBC. "Je ne peux pas vous dire laquelle fonctionnera mais tant que nous avons des solutions, nous continuerons de les tester."

    BP a annoncé que la marée noire dans le golfe du Mexique lui avait déjà coûté 350 millions de dollars (270 millions d'euros), laissant entendre que la facture totale pourrait être bien supérieure aux calculs de nombreux analystes.

    Le titre a perdu 16% depuis que la plate-forme Deepwater Horizon, dont BP était propriétaire, a explosé et sombré, faisant onze morts, à une soixantaine de kilomètres au large de la Louisiane. Le groupe a ainsi perdu environ 30 milliards de dollars de capitalisation boursière.

    Des analystes ont estimé que la marée noire coûterait entre plusieurs centaines de millions de dollars et 12,5 milliards à la compagnie. Les chiffres communiqués lundi par BP suggèrent que le bas de la fourchette est largement optimiste, mais rien n'indique que les plus hautes estimations seront dépassées.

    Plusieurs hauts responsables de la compagnie se préparent à des auditions difficiles mardi et mercredi devant des commissions du Congrès américain. La garde-côte américaine et le service américain de gestion des minéraux (MMS) comptent enquêter en outre sur le naufrage de la plate-forme.

    Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

     

    Marée noire : la situation empire dans le Golfe du Mexique


    Le groupe britannique BP a échoué ce week-end dans sa tentative de couvrir l'une des trois fuites d'une chape d'acier de douze mètres de haut et de cent tonnes. La firme est sous pression. Elle a annoncé ce lundi que cette marée noire lui avait coûté 350 millions de dollars. Le ministre américain de la Justice américain a dépêché des enquêteurs sur place.

    marée noire Golfe du Mexique

    la situation s'aggrave dans le Golfe du mexique et sur les côtes américaines face à la marée noire venue d'une plateforme pétrolière qui a coulé. Son exploitant, le groupe britannique BP a échoué ce week-end dans sa tentative de couvrir l'une des trois fuites d'une chape d'acier de douze mètres de haut et de cent tonnes.

    Il espère recommencer dans les prochains jours la manoeuvre, perturbée par la création de cristaux proches de la glace à 1500 mètres de profondeur. Pour éviter cela, il faudrait chauffer l'intérieur de ce cône qui git, pour l'heure, sur le fond, à quelque 200 mètres du lieu de la fuite. L'enjeu est d'absorber 85% des 800.000 litres de brut qui se répandent par jour à 80 kilomètres des côtes de Louisiane.Autre alternative : boucher les fuites avec un mélange spécial dont l'effet doit toutefois être testé préalablement.

    BP est en tout cas sous pression. Le ministre américain de la Justice américain Eric Holder a indiqué dimanche sur la chaîne de télé ABC avoir envoyé sur place une équipe "pour voir ce que nous pourrions faire en ce qui concerne ce qui s'est passé et s'il y a eu des fautes d'exécution ou de conduite de la part de BP". Le groupe pétrolier britannique a fait savoir ce lundi que la marée niore lui avait déjà coûté 350 millions de dollars.

    BP est déjà poursuivi au civil par plusieurs plaintes en nom collectif ("class action"), la plupart émanant de professionnels de la pêche ou du tourisme, évidemment pénalysés par la marée noire. Celle-ci a commencé à toucher les côtes, notamment quelques îles inhabitées de Louisiane.

    latribune.fr

    Dispersants contre la marée noire: et si le remède était pire que le mal?

    Créé le 10.05.10 à 16h04
    Mis à jour le 10.05.10 à 16h16  |
    La marée noire dans le golfe du Mexique
    La marée noire dans le golfe du Mexique/REUTERS

    ENVIRONNEMENT - Les produits chimiques utilisés dans le Golfe du Mexique sont montrés du doigt par des associations...

    En utilisant des produits dispersants contre la marée noire, ne risque-t-on pas de créer une autre pollution? L'impact sur l'environnement de ces produits déversés dans le golfe du Mexique inquiète les autorités de Louisiane et les écologistes.

    Les responsables des services de santé, de la qualité de l'environnement et des pêcheries de Louisiane ont adressé samedi un courrier au patron de BP, Tony Hayward, lui demandant de fournir davantage d'informations sur l'usage des dispersants. Décryptage.

    Comment fonctionnent les dispersants?
    Ils agissent comme du détergent pour laver la vaisselle. Concrètement, «ces produits sont conçus pour réduire le pétrole en de petites particules», explique Bob Perciasepe, directeur adjoint de l’Agence américaine de protection de l’environnement.

    Que leur reprochent les associations?
    «Cette utilisation grandissante de dispersants suscite un certain nombre de questions sur le fait de savoir où finissent par aller ces produits chimiques», estime Larry Schweiger, président de la National Wildlife Federation (NWF), la plus grande organisation privée américaine de défense de la nature avec plus de quatre millions de membres.

    Par ailleurs, si le pétrole est réduit en petites particules, plus facilement biodégradables, elles restent présentes dans l’eau.

    Qu’y a-t-il dans les dispersants?
    Le problème, c’est qu’on ne sait pas trop. Ils sont utilisés depuis longtemps contre les marées noires, mais selon la toxicologiste LuAnn White, de l'Univesité de Tulane à La Nouvelle Orléans, «les dispersants actuels sont d'une nouvelle génération mais nous ne savons pas de quoi ils sont composés car cela est protégé par le secret commercial».

    Le dispersant en question s’appelle le Corexist. Il est fabriqué par une firme du Texas, la Nalco Energy Services, qui affirme qu’il contient un bas niveau de substances chimiques nocives. Ces dernières présenterait un risque d’irritation pour les yeux et la peau, mais seraient pas cancérigènes.

    Qu’est-ce qui risque d’être touché par les dispersants?
    Outre les côtes et l’écosystème de Louisiane, environ 41% des fruits de mer consommés aux Etats-Unis proviennent de cet Etat. Ils risquent de ne pas être consommables pendant plusieurs semaines.

    Marée noire : plusieurs incidents liés à Transocean

    NOS DOSSIERS
    chapeau

    Photo: Bloomberg

    Depuis 2008, un nombre élevé d’incidents ont été lié à Transocean, qui exploite la plateforme Deepwater Horizon d’où provient la marée noire dans le Golfe du Mexique, rapporte leWall Street Journal ce matin.

    Près de 75% des incidents (24 sur 33) qui ont nécessité une enquête des autorités américaines sont attribués à cette entreprise. La Société aurait défendu la qualité de ses services sans toutefois réfuter les chiffres du quotidien américain.La clientèle aurait aussi perçu une baisse de la qualité des services de Transocean, selon un sondage. La Société devance toujours ses concurrents, selon la perception des répondants.350 millions pour BPBritish Petrolium a annoncé ce matin que la fuite de sa plateforme lui avait coûté 350 millions de dollars américains jusqu’à maintenant. L’entreprise ne s’est pas prononcée sur le montant final que pourrait lui coûter cet accident. Plusieurs experts évaluent que cette somme se chiffrera en milliards.Rappelons que la pétrolière n’a toujours pas réussi à colmater la fuite ce week-end. Plus de 13 millions de litres se sont répandus au large de la Louisiane et du golfe du Mexique.

    Vos Cheveux contre la marée noire

    Une initiative intéressante d’une association qui récolte des cheveux dans le monde entier depuis des années en prévision d’une marée noire sur les côtes américaines. Association qui reçoit encore plus de cheveux ces derniers jous avec la marée noire en Louisiane.Allez hop tout le monde au coiffeur, ou alors encore tout le monde tond le chien c’est l’été il a trop chaud de tout façon.

     

     

    Des nettoyeurs de plages installent des filets absorbants à 
Dauphin Island, le 8 mai 2010.
    REUTERS/BRIAN SNYDER
    Des nettoyeurs de plages installent des filets absorbants à Dauphin Island, le 8 mai 2010.
    Reportage
    Face à la marée noire, les inventeurs rivalisent d'imagination
    LE MONDE | 10.05.10 | 17h28  •  Mis à jour le 10.05.10 | 17h28
    Dauphin Island (Alabama) Envoyée spéciale

    ans la catégorie des inventeurs mobilisés par la marée noire, Dan Parker est le plus organisé. Trois jours après l'effondrement de la plate-forme Deepwater Horizon, il a chargé ses cartons de poudre dans un camion de location et roulé toute la nuit depuis le Kentucky. BP a adopté son idée et, depuis, il campe au bout de la plage à Dauphin Island, l'une des îles-barrières qui protègent le golfe de Mobile , dans l'Alabama.
     
    La poudre est faite d'un agent polymère qui permet de solidifier le pétrole. M. Parker ne demande qu'à en faire la démonstration à l'aide d'un verre d'essence. On voit effectivement le liquide se précipiter sur la poudre et se transformer en boule blanche.

    Selon lui, il ne reste qu'à aspirer les résidus. Non toxiques, assure-t-il : "C'est une réaction physique et non chimique." Ancien mécanicien, M. Parker commercialise ce produit depuis plus de dix ans sous le nom de CI Agent (jeu de mot sur le nom de l'agence de contre-espionnage, mais qui signifie en fait Cheap Insurance, soit "assurance bon marché" contre les fuites d'hydrocarbures). Il est déjà intervenu sur des pollutions de rivière, mais jamais à une telle échelle.

    Cette fois, le produit doit être placé dans des cages de treillis métallique que la garde nationale a plantées sur la plage. Seul hic - mais de taille - dans cette belle organisation : la pollution est arrivée sur l'île, samedi 8 mai, sous forme de boulettes de goudron...

    Cheveux et poils d'animaux

    La marée noire qui se rapproche des côtes, et l'incertitude qui règne depuis dix jours sur l'endroit où elle va se présenter, ont stimulé la créativité des Américains. Le commandement conjoint de réponse à la crise a d'ailleurs ouvert une page sur son site Internet, pour accueillir les "propositions technologiques".

    Une association de San Francisco, Matter of Trust, a commencé ainsi à collecter cheveux et poils d'animaux afin de les entasser dans des collants de Nylon pour en faire de longs boudins absorbants qui seront déployés autour des zones à protéger. Plus de 280 kilomètres de bannières flottantes ont déjà été déployées, 400 kilomètres sont en réserve, mais les communes se plaignent d'en manquer.

    L'idée peut sembler farfelue, mais l'association est convaincue de son efficacité et le procédé a déjà été employé dans la baie de San Francisco. "Si on fait des shampooings, c'est bien parce que les cheveux attirent la graisse", explique l'inventeur de ce "matelas à cheveux antihydrocarbures", Phil McCrocy, qui l'a conçu après la marée noire provoquée par l'Exxon Valdez, en 1989.

    Pour le golfe du Mexique, le fabricant de lingerie Haynes a fait don de 50 000 paires de collants. Et Petco, chaîne de magasins de soins pour animaux, a récolté des poils divers. Le 6 mai, l'association a expédié 180 tonnes de ces "dreadlocks" en Louisiane. De quoi fabriquer 90 kilomètres de boudins.

    ans la catégorie des inventeurs mobilisés par la marée noire, Dan Parker est le plus organisé. Trois jours après l'effondrement de la plate-forme Deepwater Horizon, il a chargé ses cartons de poudre dans un camion de location et roulé toute la nuit depuis le Kentucky. BP a adopté son idée et, depuis, il campe au bout de la plage à Dauphin Island, l'une des îles-barrières qui protègent le golfe de Mobile , dans l'Alabama.
     
    La poudre est faite d'un agent polymère qui permet de solidifier le pétrole. M. Parker ne demande qu'à en faire la démonstration à l'aide d'un verre d'essence. On voit effectivement le liquide se précipiter sur la poudre et se transformer en boule blanche.

    Selon lui, il ne reste qu'à aspirer les résidus. Non toxiques, assure-t-il : "C'est une réaction physique et non chimique." Ancien mécanicien, M. Parker commercialise ce produit depuis plus de dix ans sous le nom de CI Agent (jeu de mot sur le nom de l'agence de contre-espionnage, mais qui signifie en fait Cheap Insurance, soit "assurance bon marché" contre les fuites d'hydrocarbures). Il est déjà intervenu sur des pollutions de rivière, mais jamais à une telle échelle.

    Cette fois, le produit doit être placé dans des cages de treillis métallique que la garde nationale a plantées sur la plage. Seul hic - mais de taille - dans cette belle organisation : la pollution est arrivée sur l'île, samedi 8 mai, sous forme de boulettes de goudron...

    Cheveux et poils d'animaux

    La marée noire qui se rapproche des côtes, et l'incertitude qui règne depuis dix jours sur l'endroit où elle va se présenter, ont stimulé la créativité des Américains. Le commandement conjoint de réponse à la crise a d'ailleurs ouvert une page sur son site Internet, pour accueillir les "propositions technologiques".

    Une association de San Francisco, Matter of Trust, a commencé ainsi à collecter cheveux et poils d'animaux afin de les entasser dans des collants de Nylon pour en faire de longs boudins absorbants qui seront déployés autour des zones à protéger. Plus de 280 kilomètres de bannières flottantes ont déjà été déployées, 400 kilomètres sont en réserve, mais les communes se plaignent d'en manquer.

    L'idée peut sembler farfelue, mais l'association est convaincue de son efficacité et le procédé a déjà été employé dans la baie de San Francisco. "Si on fait des shampooings, c'est bien parce que les cheveux attirent la graisse", explique l'inventeur de ce "matelas à cheveux antihydrocarbures", Phil McCrocy, qui l'a conçu après la marée noire provoquée par l'Exxon Valdez, en 1989.

    Pour le golfe du Mexique, le fabricant de lingerie Haynes a fait don de 50 000 paires de collants. Et Petco, chaîne de magasins de soins pour animaux, a récolté des poils divers. Le 6 mai, l'association a expédié 180 tonnes de ces "dreadlocks" en Louisiane. De quoi fabriquer 90 kilomètres de boudins.


    Corine Lesnes

    BP entendu par le Congrès et sous le regard de la justice

    La justice américaine cherche à établir si British Petroleum (BP) a commis une faute à bord de la plate-forme pétrolière qui a déclenché la marée noire dans le golfe du Mexique, a indiqué, dimanche 9 mai, le ministre de la justice, Eric Holder. "J'ai envoyé (sur place) des représentants du ministère de la justice pour voir ce que nous pourrions faire en ce qui concerne ce qui s'est passé et s'il y a eu des fautes d'exécution ou de conduite de la part de BP", a-t-il déclaré.

    Le Congrès américain doit organiser, mardi 11 et mercredi 12, des auditions pour comprendre les causes de l'explosion survenue à bord de la plate-forme Deepwater Horizon, le 20 avril, et évaluer les responsabilités de BP. Un responsable de BP America, Lamar McKay, devrait ainsi répondre, mardi, aux questions des élus devant la commission de l'énergie et des ressources naturelles du Sénat. Une autre audition est prévue, mercredi, devant la commission de supervision et d'enquête de la Chambre des représentants.

    Article paru dans l'édition du 11.05.10
     

     

     

     

    Marée noire : les Etats-Unis en état d'urgence


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    MARÉE NOIRE.

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    Marée noire : comment colmater la fuite ?


    Après l’échec de la mise en place d’un dôme afin de juguler la fuite de pétrole au large de la Louisiane, les experts tentent d’éviter le pire.

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    </btn_noimpr> VINCENT MONGAILLARD | 10.05.2010, 07h00

    Le robinet d’or noir est toujours grand ouvert. Hier encore, des centaines de milliers de litres de brut se sont répandus dans le golfe du Mexique, alimentant une nappe de 200 km de long qui menace plus que jamais de souiller les côtes américaines. Samedi, l’« opération couvercle » consistant à placer, à 1 500 m de profondeur, un dôme de la taille d’un immeuble de 4 étages sur le puits qui fuit depuis que la plate-forme Deepwater Horizon, exploitée par BP, a sombré le 22 avril a, pour l’heure, échoué. <btn_noimpr> </btn_noimpr>

     
    « Pour les spécialistes, c’est un challenge pratiquement impossible à réaliser », souligne Fanch Cabioc’h, ingénieur au Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) basé à Brest.  Alors quelles sont aujourd’hui les alternatives pour juguler enfin cette marée noire ?

    L’option du couvercle n’est pas écartée
    Samedi, la cloche d’acier et de béton raccordée par un tuyau à un navire de pompage a bien été posée sur le gisement. Mais elle a très vite dû être retirée en raison de la formation, à l’intérieur, de cristaux similaires à de la glace qui peuvent obstruer les conduits devant aspirer les hydrocarbures jusqu’au bateau mouillant en surface. La faute à un gaz appelé hydrate de méthane, composé instable dangereux car inflammable, qui s’invite dans les profondeurs froides et qui apparaît sous l’effet de la pression. Les ingénieurs de BP, qui se sont donné jusqu’à aujourd’hui pour décider ou non de renouveler cette opération, envisagent, s’ils recommencent, d’injecter de l’eau chaude afin de prévenir la formation de ces dépôts. Ou même d’utiliser du méthanol pour les dissoudre. Pour l’heure, la chape de 90 t est couchée sur le côté, à quelque 200 m de la fuite. « Il y a des tâtonnements, c’est normal, cela n’a jamais été tenté à une telle profondeur », insiste Francis Perrin, directeur de la rédaction de la revue « Pétrole et gaz arabe ».

    Creuser un forage pour « tuer » le puits
    Depuis le 2 mai, un chantier est en cours pour assécher la tête de puits qui crache le brut. Le principe ? Creuser un forage à proximité, dans le plancher de l’océan, et créer ainsi un ou deux puits de déviation qui vont intercepter le pétrole. Ensuite, il sera temps d’injecter une boue spéciale afin de boucher le puits en éruption. « C’est une technologie hyperpointue beaucoup plus longue à mettre en oeuvre que le dôme. Cela peut prendre de plusieurs semaines à trois mois », estime Fanch Cabioc’h. Sans aucune intervention, le brut pourrait couler à flots durant… plusieurs années ! « On n’investit pas dans un forage et une plate-forme pour trois mois de production », rappelle l’expert.

    Limiter les dégâts avec des dispersants
    A défaut, dans l’immédiat, de stopper les fuites d’hydrocarbures, les équipes de BP tentent d’en limiter les dégâts. Depuis des bateaux et des hélicoptères, elles injectent des dispersants des produits chimiques capables d’accélérer la dégradation naturelle du pétrole et qui agissent comme du détergent pour laver la vaisselle sur la nappe à la surface. Des tests sont actuellement menés sous la mer avec injection dans le pétrole dès qu’il s’échappe du puits. Le brut lourd et gras est ainsi transformé en fines gouttelettes. « Les premiers résultats sont assez satisfaisants. Mais on ne sait pas précisément quels sont à moyen et long terme leurs effets sur la faune et la flore », insiste Francis Perrin. Enfin, des barrages flottants continuent d’être déployés aux larges des côtes.
    Près de 300 km d’entre elles sont protégés par ces boudins absorbants. Mais, selon les autorités de Louisiane, il en faudrait au moins 100 de plus. « Il faut espérer que la météo soit clémente, prévient Fanch Cabioc’h. En cas de vents violents, ces barrages peuvent partir en vrac. »
     

    Marée noire : Boucher le dôme...ou le remplir de déchets?


     

    Suite à des problèmes de formation de cristaux dûs à la pression et la température de l'eau, le couvercle qui devait servir à boucher la fuite de pétrole au large de la Louisiane a du être retiré.

    Les cristaux se forment en effet dans le haut du couvercle, ce qui empêche le pompage du pétrole.

     

    Les ingénieurs de British Petroleum planchent donc sur 2 solutions:

    1. Dissoudre les cristaux d'hydrate

    Pour cela 2 possibilités: chauffer le dôme, ou mélanger les cristaux avec du méthanol.

    Mais ces deux options restent très compliquées à mettre en œuvre, à cause de la profondeur: 1.500 mètres.

     

    2. Boucher le dôme... avec des déchets

    La deuxième solution envisagée, le "junk shot", consisterait à boucher la cheminée à l'intérieur du dôme avec des déchets.

    Il s'agit ni plus ni moins que de remplir le dôme avec plusieurs tonnes de divers déchets et débris.

     

    (Images: BFM TV)

     

    Les ingénieurs se donnent encore 48 heures pour trouver la meilleure solution.

    Flash actualité - International


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    Marée noire: recherche méthodes anti-fuite, idées farfelues acceptées

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    </btn_noimpr> 10.05.2010, 11h16
    Le géant pétrolier BP et les autorités américaines étaient désespérément en quête lundi de solutions pour stopper l'hémorragie de brut dans le golfe du Mexique, n'excluant plus certaines méthodes farfelues après l'échec de la pose d'un vaste "couvercle".
    BP, exploitant de la plateforme dont le naufrage le 22 avril a provoqué la catastrophe et qui en a accepté la responsabilité, craint désormais de devoir assumer un désastre écologique encore plus important que prévu si tous ses efforts pour stopper l'écoulement de brut échouent. <btn_noimpr>
     
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    Le groupe britannique a annoncé lundi que la marée noire lui avait déjà coûté 350 millions de dollars. La somme, qui va certainement enfler devant les tribunaux où une série de plaintes ont été déposées par des pêcheurs et des commerces locaux, pourrait s'évaluer au final en milliards.
    BP avait placé tous ses espoirs dans la pose d'une sorte d'entonnoir d'acier de 12 mètres de haut et une centaine de tonnes, afin de récupérer le pétrole qui se répand au rythme de 800.000 litres par jour au fond du golfe, à 80 km des côtes de Louisiane (sud des Etats-Unis).
    Mais le groupe a été contraint samedi de retirer cette chape en raison de la présence de cristaux similaires à de la glace, qui se sont formés sous l'effet combiné du gaz et de l'eau.
    Du coup, BP envisage d'autres solutions plus étonnantes et va jusqu'à solliciter les idées de M. Toulemonde sur le site deepwater horizonrespeonse.com et via un numéro vert.
    L'amiral Thad Allen, responsable des garde-côtes et chargé de coordonner les opérations par l'administration américaine, a ainsi annoncé que BP prévoyait de prendre "un tas de débris, des morceaux de pneus, des balles de golf et d'autres choses du même genre et de les injecter sous très haute pression (...) pour voir s'ils peuvent stopper la fuite".
    Doug Suttles, directeur d'exploitation de BP a confirmé lundi matin sur la chaîne NBC que cette méthode insolite qu'il a présentée comme une "injection de cochonneries" était envisagée. Il a aussi évoqué la pose d'un dôme de plus petite taille que le "couvercle", qui serait moins susceptible de voir se former des cristaux, ou encore la mise en place d'une valve sur le conduit percé.
    BP a aussi entrepris de créer un puits de secours pour boucher définitivement le puits principal mais les forages vont prendre près de 3 mois. Et le groupe utilise aussi des dispersants pour protéger la faune et la flore des Etats concernés.
    Le responsable a souligné qu'il y avait "de nombreuses méthodes disponibles" pour endiguer la fuite, mais que le problème était "qu'aucune n'avait été expérimentée à 1.500 mètres de profondeur".
    "Je ne peux pas vous dire si une de ces méthodes va marcher, mais tant que nous aurons encore des possibilités, nous continuerons d'essayer. L'objectif est d'arrêter la fuite", a-t-il insisté.
    Mais ces solutions expérimentales pourraient aussi se révéler dramatiques, des experts ayant mis en garde contre la possibilité d'endommager la structure à la sortie du puits, ce qui risquerait de multiplier la fuite par douze.
    Le président américain Barack Obama devait se réunir lundi avec des membres de son administration pour examiner les efforts en cours.
    BP n'est pas le seul à recourir à des méthodes inédites face à la catastrophe. L'association www.matteroftrust.org a ainsi eu l'idée de récupérer des cheveux aux quatre coins des Etats-Unis pour remplir des bas qui seront utilisés comme éponges à pétrole.
    La police de Floride a suggéré pour sa part d'utiliser des ballots de paille pour protéger les plages.

     

    Marée noire : l’impact des dispersants inquiète les écologistes

    Marée noire : l’impact des dispersants inquiète les écologistes
    « Nous sommes sérieusement préoccupés du manque d'information concernant le recours à des dispersants pour lutter contre la marée noire dans le golfe du Mexique » (Services de santé, de la qualité de l'environnement et des pêcheries de Louisiane) Crédit photo : © Secret Side - Fotolia.com

    La situation est loin d’être réglée dans le Golfe du Mexique. Les Etats-Unis cherchent encore des solutions pour stopper la marée noire au large de la Louisiane. En tentant de poser un dôme de confinement sur la fuite, les techniciens de BP ont rencontré de l'hydrate de méthane qui a commencé à boucher l’ouverture de la structure.

    Les autorités locales et les écologistes commencent à s’inquiéter de l’impact des dispersants utilisés pour lutter contre la marée noire. Les responsables des services de santé, de la qualité de l'environnement et des pêcheries de Louisiane ont demandé à BP« quel impact ces produits pourraient avoir sur les populations, la qualité des eaux et de l'air de même que sur les pêcheries et la végétation des côtes de Louisiane et des zones marécageuses ».

    « Ces produits sont conçus pour réduire le pétrole en de petites particules, sans le faire disparaître pour autant, mais le rendent plus facilement biodégradable », explique Bob Perciasepe, directeur adjoint de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA). « Les dispersants actuels sont d'une nouvelle génération mais nous ne savons pas de quoi ils sont composés car cela est protégé par le secret commercial », précise LuAnn White, toxicologiste de l'Université de Tulane à La Nouvelle Orléans.

    Hélène Toutchkov

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