• Sommes arrivés à 1h 30 TU, Tout va bien à bord, Champagne ! Avel Breiz est à son ponton (90), nous allons rentrer au bassin des chalutiers à la marée de ce lundi AM. Bises à toutes et à tous. Avel Breiz par 46° 08.73 N et 01° 09.89 W

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  • Journal du 17 août Félicitations au vaillant équipage de La Renaude 2. On arrive, on est à peu près 24 h derrière vous. Plein de gros becs à tous et toutes. Pour ce journal qui sent un peu la fin, on va essayer de ne pas véhiculer trop de nostalgie : ça a été, non ! C'est une super aventure qui va se transformer en une montagne de souvenirs qu'il va falloir digérer. On n'a fait que nourrir notre mémoire. Mais quels souvenirs...! De tous, ceux qui m'ont le plus marqué ont toujours été liés à une ou plusieurs personnes. Toutes et tous ont participé par leur gentillesse, leur compétence, leur accueil à faire de ce périple un moment (grand) inoubliable. Je ne peux les citer tous. Ceux qui sont nommés ici et les autres ont tous une même importance. Un grand merci à mes deux équipages. Leur patience, leur sérénité et leur joie de vivre ont fait que même les mauvais moments resteront comme des épisodes faciles à raconter. Un très gros regret pour celles qui n'ont pu finir cette aventure, la santé le leur interdisant. Elles ont été toujours présentes. Merci aux Rochelais qui m'ont supporté pendant la préparation : toute la " famille Cerclé", la "famille Pochon", la "famille "Accastillage diffusion", et tous les Amis, merci à Jim, l'énergie a été bien gérée. Merci à José, Carla et Carlos qui, à Punta Delgada, se sont mis tous les trois en quatre pour nous accueillir, merci à Patrice Côté et Freddy Dufrenne, sans oublier Camille qui ont permis que cette aventure ne se termine pas à Rivière au Renard. Que dire de Willy qui nous a accueilli à La Madeleine, chasseur de phoques reconverti à la protection des bébés phoques, qui porte allègrement ses 80 printemps mais qui a toujours vingt ans quand il raconte son expédition sur la mer gelée (où nous avons navigué) avec une japonaise (le modèle BB avec 40 ans de moins) belle comme le jour. Merci pour la chaleur ressentie dans l'accueil des Saint Pierrois (Saint Pierrais ?), est-ce l'isolement, le climat qui fait que l'on ressente aussi fort cette solidarité, qui fait que les choses deviennent simples, Madame le Maire qui fait la bise à Mr Le Préfet et nous accueille à son bureau pour nous donner un pavillon de St Pierre, à Eugène Borotra qui interrompt son repos dominical pour nous dépanner.Pascal Bourgeois qui dit qu'il viendra ...et qui vient ! Mr Pannier qui nous laisse bricoler dans son atelier, pour modifier un alternateur qu'il n'est pas encore certain de nous vendre. Merci à Nuno pour sa compétence à Horta et merci à tous les autres qui bien qu'anonymes resteront en mémoire par leur sourire ou leur visage. Un simple merci n'est pas suffisant pour ce que j'ai reçu (nous avons reçu) de Gracia et Bernard Cabot de Gaspé. Leur accueil, leur gentillesse, leur humanité, leur simplicité ont, par magie, transformé ce qui se présentait comme une galère, en une parenthèse d'amitié pure telle que je souhaite d'en vivre à tous ceux que j'aime ( et même aux autres). Merci à tous ceux qui, par leur chaîne de courriels, ont permis cette rencontre. Juste un petit mot à l'organisation de la "Grande traversée 400". L'escale de Gaspé aurait dû permettre à chacun des bateaux de nouer ces mêmes liens avec les "Marraines". Toutes les familles sur place attendaient beaucoup et certaines ont, je le crains, été déçues. Merci à Denis qui a réussi à relativiser mes mouvements d'humeur, même s'il a préféré s'occuper de ses "petits jeunes" mais malgré tout continué à nous conseiller et nous guider dans nos options météo. En dépit de ce que je disais hier, il est bien possible que nous finissions avec la risée Volvo, les fichiers Grib prévoient bien des vents de 15 nds en moyenne mais pour le moment ils sont dans la partie basse de cette moyenne : 5 nds. Enfin il nous reste assez de gasoil pour finir. Ce ne sera peut-être pas aussi glorieux mais comme nous arriverons en fin de nuit, nous pourrons raconter ce que nous voudrons pour enjoliver notre arrivée "triomphale". Signé Loïc Pour continuer ces "actions de grâces" qui sont bien loin d'être de pure forme, je remercierai d'abord Loïc qui a eu la générosité de prendre à son bord une équipière aussi peu compétente que moi, et qui m'a fait progresser avec beaucoup de patience (c'est le don pédagogique) ; le désir que j'avais de faire cette traversée retour m'a bien aidée à trouver ma place dans un équipage de trois personnes dont deux navigateurs efficaces et fraternels. Merci à eux pour ce partage des très bons moments, des bonnes rigolades et aussi des moments difficiles. Les nouvelles reçues des autres bateaux, qui souvent se trouvaient dans les mêmes conditions de nav, voire pires, ont fait partie de ce qui aide à faire comprendre aux humains pas trop bêtes qu'on est tous "dans le même bateau" et que le chacun pour soi n'est pas la bonne solution. Des souvenirs à échanger, on va en avoir beaucoup, et aussi des images à garder pour soi, pour quand on sera beaucoup plus vieux. La traversée nous a donné un bon coup de jeune et l'envie de faire encore des choses aussi passionnantes. Pour les découvertes des îles, archipels, ports et des gens qu'on y a rencontrés, le capitaine a écrit l'essentiel. Merci aussi à ceux qui nous ont envoyé leurs message d'amitié et d'encouragement qui nous ont fait du bien. Ce voyage est une très belle histoire. Un amical salut à tous et des bises. Annie. Evidement, j'adhère à tous ces propos ! Toutes ces personnes inconnues qui resteront maintenant gravées dans notre mémoire par leur gentillesse, leur dévouement, leur disponibilité, tout simplement parfois leur écoute. Merci à toutes et à tous. Ce que nous avons vécu, nous le garderons en souvenir très longtemps. Merci à Loïc de m'avoir sollicité pour cette aventure extraordinaire ! Merci à lui encore en tant que skipper pour la manière dont il a mené cette aventure. Merci à notre équipière pour sa gentillesse et son application à toujours bien faire. Tous ces remerciements font peut ètre penser à la remise des prix du festival de Cannes, ( je remercie d'abord papa, maman, sans qui... et la régie..) OUI mais il faut bien dire toutes ces choses, les émotions, les gens,la mer, pour que perdurent ces échanges et donnent envie à d'autre d'entreprendre ce genre d'aventures. Au revoir à toutes et à tous. Signé Yves. Avel Breiz par 46° 04.67 N et 02° 27.48 W

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  • Journal du 16 août Entendu au bistrot du port (brève de comptoir ?) : "Si, si "hips" ; je connais un gars "hips" qui connaît un gars "hips hips" qui a rencontré paraît-il "hips" un marin qui a traversé le golfe au soleil dans la pétole !!!" Il y a ainsi des légendes qui ne se transmettent que dans les bistrots. En tous cas le golfe a, pour nous, rempli toutes ses promesses et tout fait pour justifier sa réputation. Ça a commencé par le rail, vive et merci à l'AIS. (Mon pb était peut-être un pb d'antenne, à vérifier dès l'arrivée avec le matos idoine et adéquat). Puis les grains se sont mis en route en rangs serrés, se succédant à n'en faire plus qu'un seul avec pluie, grêle et orage ; comme dit Annie "ç'aurait pu être pire, ils auraient pu arriver tous ensemble". J'ai l'impression que c'est ce qui est arrivé. Baro en chute libre, on a eu du vent moyen de 20 Nds, c'est à dire qui passe en qq secondes de 5 à 35 nds avec la mer qui va avec. Bref re mise à la cape pour la fin de la nuit. Maintenant tout est rentré dans l'ordre, vent ouest 15 nds, voiles en ciseaux, foc tangoné, Avel Breiz "roule" 6/7 nds vers Rochebonne. Il nous reste 200 mn à courir pour toucher La Rochelle. Il est temps, on vient d'entamer la dernière bouteille de rouge. Si cela durait il faudrait commencer à "taper dans le bizarre" (sic les Tontons). On n'est pas certains alors d'arriver direct. Après cette nuit agitée, l'équipage essaie de se refaire une santé, car le sommeil est plutôt perturbé lorsque l'on se déplace latéralement et de haut en bas sur sa couchette. La soirée avait commencée par une valse de bol de soupe, avec double salto, envolée suivit d'un piqué, récupération, puis par l'amplitude du mouvement de la vague mal jaugé, le liquide tant convoité a fini sa course sans son bol (pas de bol). Quant à l'acteur, sa sortie fut lamentable, en vrac coincé entre la table du carré et la cuisine. Grand spectacle ensuite, son et lumière, avec mer blanche, bruitage du vent dans les haubans et éclairs orageux. La mer a dû vouloir nous "titiller" avant de nous lâcher car l'arrivée se rapproche. Signé Yves Bonjour, inutile de rajouter à ce qui précède ; la paix marine est revenue et permet de manger plus tranquillement, de se mettre au soleil, de se poser des questions sur la meilleure position des voiles, et d'aller faire la vaisselle sans se demander de quel côté ça va tomber. On n'est pas si contents que ça de retourner au monde "normal" ; en mer on est comme à l'abri des choses qui fâchent. On espère que la nuit dernière n'a pas été trop dure aux autres équipages. A bientôt tous ; et si on hissait les grands pavois pour rentrer au port ? Hasta pronto et un abrazo a todos. Signé Annie. Prévision d'arrivée inchangée ( nuit du 17 au 18 ) Avel Breiz à 46° 10.515 N et 5° 40.320 W

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  • Journal du 15 août Proverbe du jour, en pensant à La Renaude et copié honteusement de l'almanach : "Une main pour le bord, une main pour toi, mais, si le bateau souffre, ajoute-lui trois doigts." Une grosse bise à toutes et bien des choses aux autres. 300 Mn avant les pertuis, le ciel tient ses promesses, le vent est passé S/SW comme prévu, " pourvou que ça doure ! " La fin de la nuit a, bien que calme météorologiquement, été assez agitée pour notre équipage (pour la partie masculine ) car Annie a continué sa nuit imperturbable. Dans l'ordre, fin de 3éme quart. Il est 5 h TU, le vent tombe. Je roule et met la risée Volvo. 30 mn après, une petite bouffée vent arrière me renvoie dans les narines des vapeurs d'échappement propres à gâcher un début de journée ; ça veut dire qu'il y a au moins 7 à 8 nds de vent. Le spi ça doit le faire. Habitué à naviguer solitaire, je peux envoyer seul... C'était sans compter avec cette petite houle à laquelle nous nous sommes habitués mais qui reste présente. Et il arriva ce que les connaisseurs entrevoient déjà : le spi à peine établi se prend d'affection avec le génois. (Il est vrai qu'ils vivent très proches l'un de l'autre sans s'être encore rencontrés) Et l'un s'enroule gentiment autour de l'autre. Le reste, alors que le vent se relève vers 10 Nds, est d'un grand classique. Larguée, la drisse refuse de descendre. On largue l'écoute, ça déroule un peu, pourvu qu'il ne monte pas en tête de mat. C'est même le contraire qui se passe : la drisse consent à descendre, mais, au moment où on occupés à maintenir le bras, je suis dans l'incapacité de l'empêcher de descendre tout ce qu'elle peut. Bref, la ligne de traîne ne donne rien alors autant essayer le chalut. C'est pile le moment où Yves se réveille (6ème sens ou prostate ?) etpasse la tête avec un joyeux "Pas de problème ?" Résultat un spi à renvoyer pour un séchage avant une petite réparation réalisée promptement (vive le tissu autocollant). La couture attendra La Rochelle. Moralité : ne jamais faire seul ce que tu peux faire faire par un autre et toujours rester couvert (en l'occurence le gilet avec harnais te libère bien les mains et limite les risques). Il est 10 h 30 et Yves est reparti dormir... Tout ceci pour qu'on n'oublie pas que nous naviguons sur un bateau expérimental dont le capitaine a des poussées nostalgiques de labo de mécanique aléatoire (et ce n'est même pas là qu'on veut arriver).On apprend toujours en vérifiant qu'un truc ne marche pas, ou marche trop bien, au cas où, entre temps, les lois du mouvement auraient pris quelque liberté. A mon réveil tout était bien propre, il restait juste un peu d'humour dans l'air. Pour le moment c'est calme. On attend des vents plus vigoureux mais sait-on jamais? Bonne journée de 15 août à tous et toutes et cap sur La Rochelle. Signé Annie. Heureusement, la nuit avait été très calme, avec une lune à éclairer un terrain de football, et les divertissements organisés de bon matin se sont déroulés tranquillement. Aujourd'hui remise en forme en prévision des vents plutôt soutenus annoncés par la météo. Je ne connais pas le contenu de la cocotte située derrière mon dos et veillée par Annie depuis que je me suis réveillé, mais ça sent rudement bon, et je sens mon estomac qui part en appétit ! Vous voyez, je suis toujours aussi malheureux. Lorsque je vais retrouver mon ordinaire je vais trouver drôle. Grand merci aux amis pour leurs messages si agréables à découvrir, mais svp ne renvoyez pas le message d'origine. A bientôt Yves Avel Breiz par 46° 03.9 N et 08° 43.6 W

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  • Journal du 14 août Morale du jour: Demain 15 Août, il fait un temps de M.... Normal, comme d'ab. Tout plein de grosses bises. Temps à grains, qu'ils disaient à la météo, superbes ces grains, on en a eus des bien joufflus, avec et sans vent, avec et sans pluie (plus souvent avec), et même une belle averse de grêle, pas de dégâts ; nous ne sommes pas dans le vignoble. Sous ces grains, on pense aux forçats de la Renaude en fermant le capot pour nous abriter. A propos, Frédéric, ne te laisse pas faire : on t'exploite ! Ou alors fais-toi payer ! Je suis sûr que tu as droit à la double ration de tafia quotidienne. Je suis certain que, en bon capitaine, Mr Renaud garde cachée une bouteille spéciale "occasions de ce genre". On a recommencé à croiser des cargos ; l'approche du rail. Un point m'inquiète : l'AIS ne nous a pas signalé deux d'entre eux. Quelle peut en être la raison de pas d'AIS sur ces bateaux-là ? ou présents mais pas en route ? ou défaut de détection de mon système ? Il faudra poser la question à Pochon. Mon équipage tient bien le coup, il dort plutôt bien mais c'est peut-être un effet secondaire du " Mercalm" . On est à environ 400 Mn des pertuis. L'allure est toujours soutenue. On espère courir ainsi devant la dépression qui se renforce sur l'ouest de Finisterre. Les fichiers reçus semblent confirmer cette option. Auquel cas il paraît raisonnable d'envisager une arrivée (musclée) à La Rochelle dans la journée du lundi 18 août. On verra... Allez on va faire sécher les tenues sur lesquelles on n'a pas pris le temps d'enfiler un ciré (deux depuis ce matin) mais c'est pas une vie que rester toute la journée en "sudisette" même si c'est bon pour la ligne. Alors on retire la combine dès que... et il est des grains parfois surprenants. Signé Loïc Par ce temps, le bateau est assez exigeant, les manœuvres s'enchaînent, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Une précision pour mon chef cuisinier sur le Youna. Qu'il ne s'inquiète pas : sa place n'est pas remise en cause. Par contre pour la cuisine en haute mer, un stage est possible : préparer un plat debout dans une auto-tamponneuse à la foire. Mais je préfère plutôt penser à une cooking jazz sax partie à Sauzon nettement plus cool. A bientôt. Signé Yves. Il doit y avoir une mouche tsé-tsé dans le bateau pour que je me paye une maladie du sommeil carabinée ; pourtant la berceuse maritime est plutôt du genre musclée. On risque de débouler dans les pertuis à une bonne allure si le vent se maintient, voire se renforce. En attendant on fait la course avec les grains, on entretient la forme. Le capitaine est super; non seulement il dirige les manoeuvres, mais il commande aussi le poste cantine et la soupe est bonne. Bon courage à tous les équipages et des bises aux amis et familles. Signé Annie la marmotte. Christian, je viens de lire ton dernier message, félicitations à la barreuse/cuisinière/dactylo et je ne suis pas jaloux : j'ai la même qui m'attend à la maison. Signé Loïc Avel Breiz par 45° 48.8 N et 11° 19.2 W

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  • Journal du 13 août Salut à tous, et plein de Bises aux Dames. Sur Avel Breiz le moral de l'équipage est inversement proportionnel à la hauteur des vagues. Ceci pour dire que les choses s'améliorent avec le vent qui est passé un peu plus ouest, la houle qui mollit un peu et que l'on ressent différemment au vent arrière. Ce midi nous sommes arrivés au 45° nord, la limite que je m'étais fixée pour commencer à faire route vers "maison". Ça... c'est fait ! Le bateau sent le baume du tigre. Allez donc savoir pourquoi mon équipage s'est isolé pour panser les blessures que je leur ai fait subir ces jours derniers ; de jolies couleurs genre bleues ou encore rouges. Yves dans mon dos dit que je n'y suis pour rien. On pense à vous, La Renaude. C'est quand on ne l'a plus que le pilote auto devient un outil précieux, et que dire d'une vraie barre. Il faudra que je pense à vérifier tout le mécanisme de barre sur Avel Breiz pour éviter les pb éventuels. En attendant, bon courage à vous. (Le temps s'améliore, si si) et cela vous fera des choses à raconter quand vous serez trop vieux pour les vivre (dans 50/60 ans). Signé Loïc Le ciel est plein de grosses bêtes blanches, parfois grises et qui courent vite au-dessus de nos têtes ; les grosses vagues se sont faites plus régulières et moins brutales ; elles ont laissé quelques traces sur les peaux des navigateurs. On est tellement contents qu'on s'est tous lavés. Nous suivons les positions des autres voiliers, et nous pensons à tous ceux qui ont subi comme nous la piaule de ces derniers jours. Bon courage à ceux de La Renaude. Nous verrons bientôt nos îles familières à l'horizon. En attendant, il y a les goélands de mer que nous regardons tous les jours avec plaisir. Leur vol élégant et acrobatique ne lasse pas. Donc on rassure tous les amis et familles qui sont à terre. On va très bien. Des bises et au revoir; bisou supplémentaire Ari, et bosse bien. Signé Annie. Dès que les conditions s'améliorent, les gestes du quotidien si difficiles à accomplir ces derniers jours, redeviennent simples. Toilette, vaisselle, cuisine (tient la menace du Bolino s'estompe.) Mon estomac s'est décrispé ; ça va beaucoup mieux. On enchaîne maintenant les miles de manière régulière ; ça commence à sentir la maison. Salut à tous. Signé Yves. Avel Breiz à la position 45° 36.2 N et 13° 42.28 W

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  • Journal du 12 août Plein de gros bisous tout mouillés (d'eau salée). C'est un peu (seulement un peu) plus confortable. La nuit a été aussi dure que nous le craignions : vent de 30 à 45 Nds, de belles vagues 4 à 5 m d'après la météo américaine. On n'a pas bien vu cette nuit mais je pense que la cote y était. Nous avons mis Avel Breiz à la cape toute la nuit, autant pour soulager le matériel que l'équipage, et permettre à celui ou celle qui n'est pas de corvée de dormir un peu. Contrat rempli. On a dérivé à 1,5 Nds mais dans le bon sens. Ce matin c'est la mer qui nous empêche de bien progresser, alors on a trouvé une position qui n'existe pas dans les manuels. C'est pas du près, ni de la cape, la GV est au bas ris, le foc en tourmentin bordé à contre, la barre dans l'axe. Le bateau avance à 4/5 Nds avec une dérive de 25° mais la route est bonne et le bateau présente à la vague son épaule bâbord au lieu de son tableau arrière, ce qui fait toute la différence quand la vague déferle (c'est à dire une sur quatre). La Renaude, on a bien reçu ton dernier message, on espère que vous allez pouvoir, sinon réparer, au moins gréer une barre de secours pour faire route. La météo semble nous proposer des vents modérés et portants pour les trois prochains jours. Je vous (nous) le souhaite. On est de tout cœur avec vous. Moi j'ai un autre problème à régler. J'ai vainement essayé de proposer le régime Bolino à l'équipage : refus quasi catégorique. J'ai senti la mutinerie arriver si j'insistais trop alors j'ai cédé, et transigé pour de la purée mousseline, mais je promets, quand nous serons à terre, je leur ferai un dîner au Bolino NA ! Merci pour les positions, reçues de toutes part. On se sent moins seuls. Signé Loïc Bien content que cela se calme un peu. Nous avons eu du très beau spectacle : montagnes liquides surmontées d'écume blanche, zone turquoise translucide lorsqu'elles déferlent. Mais tout ça c'est bien joli, on voudrait bien en voir la fin. D'autant qu'avec le bateau qui ne cesse de monter et descendre, j'ai l'estomac tout barbouilé ; c'est pas terrible. D'ailleurs je vous laisse, il faut que j'aille reprendre l'air. Signé Yves. Annie est en train de dormir, je n'ai pas le courage de la réveiller. Elle va bien mais il faut qu'on la ménage, on a encore besoin d'elle. Rectificatif, elle arrive... Re Loïc Voyez comment qu'on me traite ! De fait une mer démontée, c'est beau à regarder mais c'est difficile à gérer pour le quotidien, notamment se déplacer sans vol plané ou placer les choses de façon qu'elles restent à leurs places. On attend que tout ce mouvement se calme un peu ; vous me reparlerez des petites balades nautiques dans le golfe de Gascogne ! Bonjour à vous toutes et tous et merci pour les messages que nous recevons. Signé Annie. Avel Breiz par monts et par vaux et à la position 44° 57.12 N et 16° 14.68 W

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  • Journal du 11 août Plein de grosses bises à tous. Le journal sera un peu court aujourd'hui, because vent 20/25 Nds, mer bien formée. Nous voulions quelque chose qui nous pousse à la maison et bien on l'a. Nous allons presque à la même vitesse que cette dépression, vent arrière ou grand largue. S'il n'y avait la mer, ce serait presque confortable. Les nuits sont dures, (allez donc dormir dans une machine à laver), la visi pas terrible alors les veilles sont fatigantes. On avance route directe mais les conditions sympathiquement musclées (sic BERNOT) vont durer encore, à mon avis, 48 h au moins. L'équipage tient le coup. A bientôt pour de nouvelles aventures. Loïc pour l'équipage d'Avel Breiz par 44° 09 N et 18° 23.6 W Voilure réduite aux bas ris. SVP: quelqu'un pourrait-il nous donner la position des bateaux du "retour aux sources" Merci.

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  • Journal du 10 août Proverbe du jour : "La boite à idées est fermée : c'est dimanche NA !" Grosses bises à tous nos "supporters", Merci pour les messages sympathiques reçus ici chaque jour. On espère bien tous vous voir à notre arrivée. Si c'est le cas et que vous êtes tous là, on va réserver le palais des congrès pour faire un petit pot "entre nous". A mon petit frérot, si on fait un peu plus nord que la route directe, ce n'est pas pour traîner en route mais plutôt pour éviter de passer trop près du cap Finistère. On reviendra le voir plus tard en navigation côtière. Pour le moment, le golfe, je préfère le prendre large. Nous suivons toujours le front. C'est un peu moins confort, et le vent devient plus capricieux, mais on espère retrouver un flux d'ouest sud ouest un peu plus haut. Hier soir, nous avons été suivis par un petit poisson pilote (25 cm) qui restait presque collé au tableau arrière. Je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à retirer ce "bout" accroché à mon safran. En plus il disparaissait chaque fois que j'approchais la gaffe. Il a dû nous prendre pour une baleine bleue. On ne pêche toujours rien et pourtant on trouve le matin un ou deux chipirons qui ont été déposés par une vague sur le pont. Rien de mangeable, mais cela prouve qu'il y a à manger en surface pour des prédateur genre thon, alors... Pour la Renaude, encore un peu de patience, les 15/20 Nds S SE vous les aurez bientôt. Nous on les a déjà. Finissez vite la vaisselle ; le clapot est un peu croisé. L'équipage va bien, mais c'est l'heure du thé et il a la flemme mais dit bien le bonjour à tout le monde. Nota : J'ai de plus en plus de peine à leur faire faire leurs devoirs de vacances ! Signé Loïc Avel Breiz par 43° 27.75 N et 19° 55.6 W

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  • 10/08/08 16:29 objet : La Renaude news Bonjour à tous, Nous sommes dimanche 10 aout à 13h45 et nous voilà à la voile. Cette nuit au moteur, sans houle, nous avons totalement récupéré hormis nos quarts de 3H. Nous devrions avoir 3 à 4 J de bon vent touchant le sud de la dépression irlandaise, juste avant de récupérer la depression qui va nous pousser au bassin des chalutiers. Il fait beau, le moral est à son maximum car nous avons à bord un québecois à l'image de ceux qui nous ont accueillis tout le long du Saint Laurent, à l'image, également, des 2 québécois de Bernadette (n'est-ce pas chère belle soeur ?). Il nous reste 860 miles et nous nous retrouvons tous, famille, amis, la maman et Nakina qui manquent beaucoup à leur papa qui arrive avec nous. Nous naviguons au près à 5-6 noeuds avec un vent de 8-10 noeuds, ceci pour rendre hommage un peu à cet bateau. En fin quoi, il faut aussi un peu penser à lui. Bon maintenant que nous avons fini de déjeuner nous allons border les voiles pour accélérer. Quoique Elisabeth vient de me dire que ceux qui font la vaisselle préfèreraient qu'on attende un peu ... Cà c'est pour le capitaine .... Amitiés et/ou grosses bises, à choisir ... Elisabeth, Christian et Frédérick

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