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    Sale temps pour les commerçants de la Côte... malgré le beau temps

    (La Libre Belgique)<time datetime="2013-08-25 08:26:36" title="dimanche 25 août 2013 à 08h26"></time>

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    De Hann (Le Coq-sur-Mer)
     

    >> De nombreux restaurateurs indiquent que les touristes achetaient un sandwich plutôt que de se rendre au restaurant.

    >> Malgré le beau temps qui a attiré de nombreux touristes à la mer du Nord cet été, les commerçants de la Côte se plaignent, car ces touristes ont dépensé beaucoup moins, selon une enquête de l'union d'indépendants flamande Unizo rapportée dimanche dans le quotidien Het Nieuwsblad op Zondag.[...]

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  • Filip ou Philippe ?
    Le futur roi a choisi

    Filip ? Philippe ? Ou même Filips ? Jusqu’à présent, le prénom du futur souverain n’avait pas fait trop de vagues. Il en ira autrement à l’avenir puisque le prince héritier est appelé à régner sous le nom de Philippe.

    Philippe de Belgique

    Suite des événements :

    Philippe signera aussi Filip

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    Le futur roi Philippe pourra à la fois signer les lois en français (Philippe) et en néerlandais (Filip).

    La loi sur l’usage des langues en matière administrative sera amendée pour le permettre.


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  •  FILIP JORDENS INVITE BREL AU PLAT PAYS CHARENTAIS
     
    Pour clore les journées francophones de Marennes dédiées cette année à la Belgique, une grande soirée, un événement rare ce soir-là à l’Estran.
    Ce spectacle fait un carton depuis dix ans en Belgique, en Allemagne et au Pays-Bas. Il est présenté pour la première fois en France… et c’est à Marennes !
     
    Filip Jordens forme avec ses musiciens les « Chopins du petit matin » : il est au chant, Alano Gruarin au piano, Stijn Bettens à l’accordéon, Peter Verhaegen à la contrebasse. De sacrés musiciens, même si la parole est par moments un peu trop donnée aux instruments, aussi bons soient-ils, au détriment de la compréhension du texte. Brel était avant tout un homme de texte… Moins fort, la musique ; elle ne doit être que le faire-valoir du poème qui s’envole en tourbillonnant. Si elle prend parfois le dessus, comme « Dans le port d’Amsterdam », ce ne doit être que pour mieux redevenir l’ombre du texte.
    Ceci étant dit, bravo aux instrumentistes, tous trois excellents.
     
    Filip Jordens est un jeune comédien belge, né en 1975, soit trois ans seulement avant la mort de Jacques Brel qu’il n’a donc pas pu connaître, d’un père francophone et d’une mère flamande. Il a commencé son parcours par une formation de comédien et un enseignement du chant à l’institut des arts dramatiques d’Antwerpen (dans la province d’Anvers en Belgique), puis une carrière théâtrale avec des rôles dans Richard II de Shakespeare, Andromaque de Racine ou la Trilogie de Pagnol.
     
    S’il a commencé à interpréter Brel sur scène à 19 ans, il en a été imprégné avant même de naître par ses parents (« Quand on n’a que l’amour » fut la musique choisie pour leurs fiançailles…). Il chantait déjà Brel tout enfant et s’y est essayé à la guitare dès son adolescence. Brel fait partie de lui, de sa culture familiale la plus intime.
     
    Jacques Brel a beaucoup été « imité » depuis sa mort. Mais Filip Jordens n’est pas un imitateur. Il est la réincarnation du grand artiste belge. On voit beaucoup de plagiats qui laissent un goût amer à ceux qui connaissent l’original, et qui donnent une fausse image du modèle à ceux qui ne l’ont pas rencontré.
    Très vite le public s’est embarqué à bord du bateau Brel-Jordens. Brel était là, sur la scène de l’Estran. Filip Jordens a su être aussi fragile, aussi humble et sarcastique que le grand Brel, jusque dans ses gestes et les vibrati.
     
    Quelle émotion… Nous sommes passés des larmes au sourire, comme lorsque Brel passait de « Les flamandes » à « Ne me quitte pas ».
     
    Et quand il a interprété « Le plat pays », savait-il, qu’il était dans un plat pays, dans ce plat pays charentais maritime, avec clochers pour uniques montagnes ? A-t-il eu le temps de monter en tout en haut du clocher de l’église de Marennes qui domine les marais et les parcs à huîtres ?
     
    Bravo l’artiste. Merci pour les bonbons. Ne viens pas les rechercher ; nous les avons dégustés avec délectation. Mais reviens nous régaler.
     
    Bon choix, la Coupe d’Or. Merci l’équipe de Marennes qui a su dénicher ce jeune artiste qui ne fera, comme il le dit lui-même, qu’interpréter le grand Brel différemment au fur et à mesure qu’il avancera lui-même sur le chemin de la vie. Que pouvait-il comprendre aux « Vieux » à 20 ans, comment les perçoit-il à 36 ans, et qu’en sera-t-il quand il sera lui-même « un vieux » ? Brel, lui, n'a pas eu le temps de vieillir.
    Les pendules d’argent ne martèlent plus beaucoup les secondes dans nos demeures modernes, mais je connais un coucou suisse qui dit oui qui dit non, qui dit qu'il nous attend...
     
    Flonigogne
     
    Cliquez sur les liens ci-dessous pour retrouver Filip Jordens à travers quelques vidéos :
     
     

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  • Table ronde sur la situation politique belge

    Vendredi 30 septembre 2011
    A « l’Estran », place Carnot, Marennes.

    Modérateur :Arnaud Develde

    • Arnaud Develde, journaliste d’origine belge, rédacteur à Demoiselle FM, radio locale basée à Rochefort-sur-Mer.

    Participants :

    •       Alain Hoccart, ancien administrateur principal à la commission européenne.
    •       Dominique Breillat, professeur émérite de droit public à Poitiers.
    •       Serge Govaert, administrateur du CRISP à Bruxelles et spécialiste des rapports flamands-wallons.
    •       Philippe Destanche, fondateur et président du parti politique Pro Bruxsel

    Alain Hoccart

    Un peu d’histoireAlain Hoccart

    La Belgique, c’était un composant des Pays-Bas jusqu’en 1830. Une soirée d’opéra avec des cris hostiles à Guillaume 1er lance la révolution belge (c’est un grand raccourci) pour aboutir à l’indépendance des provinces du Sud qui deviendront le Royaume de Belgique. Péripéties. La Belgique est constituée comme une monarchie constitutionnelle et parlementaire avec pour premier roi effectif Léopold 1er qu’on est allé chercher en Saxe-Cobourg. (Le congrès national avait d’abord élu Louis d’Orléans, second fils de Louis-Philippe 1er  mais papa n’a pas voulu, pour des raisons politiques.) Il règne de 1831 à 1865. Ensuite Léopold II marque l’histoire de la Belgique jusqu’en 1909. Il avait souhaité acquérir des colonies en Asie et en Afrique pour le pays. Il n’avait pas été suivi par le parlement, alors, avec l’aide de Stanley, il avait pris possession pour lui-même de ce qui allait être le Congo belge.

    Albert 1er devient roi juste avant la première guerre mondiale. Son pays est occupé mais il reste à Bruxelles. Il compose avec l’occupant en attendant la fin de la guerre.

    Son fils, Léopold III, lui succède en 1934 et c’est au cours de son règne que se déclenche la deuxième guerre mondiale. La Belgique capitule. Le roi se constitue prisonnier.  Il reste à Bruxelles en résidence surveillée, alors que des soldats belges sont faits prisonniers et déportés. Son attitude ne fut guère populaire pour diverses raisons. (Les prisonniers flamands avaient des privilèges que les prisonniers wallons n’avaient pas.) Il abdique en 1951.

    Beaudouin 1er succède à son père. Il se trouve confronté à la querelle scolaire et à la crise du Congo qui deviendra indépendant en 1960 après avoir fait vivre des années florissantes à la Belgique. Il ne peut avoir d’enfant avec la reine Fabiola. Son frère, Albert II règne depuis 1993.

    L’état fédéral actuel. Qu’est-ce que c’est ?

    •      Trois régions (ou plutôt deux grandes régions + une) :
    • o   La région flamande, au nord
    • o   La région wallonne, au sud
    • o   La région Bruxelles-Capitale
    •      Dix provinces :
    • o   5 flamandes
    • o   5 wallonnes
    •      Trois communautés linguistiques :
    • o   Flamande
    • o   Wallonne
    • o   Germanophone
    •     Quatre régions linguistiques (unilinguisme dans les provinces, bilinguisme à Bruxelles) :
    • o   Langue française
    • o   Langue néerlandaise
    • o   Bilingue de Bruxelles
    • o   Langue allemande
    •      Deux universités à Bruxelles :
    • o   une flamande
    • o   une wallonne

    Pour réunir tout ce monde, de nouvelles institutions à caractère fédéral sont instituées, mais, en 1981, l’extrême droite rompt l’équilibre. L’art belge du compromis est mis à mal. Le pays est de plus en plus difficile à gouverner. Va-t-on vers une séparation du pays en deux ?

    Dominique BreillatDominique Breillat

    Les Français ont du mal à comprendre le fédéralisme [surtout le fédéralisme à la mode belge.] Une constitution est adoptée en 1831, en même temps que le roi était intronisé.

    De 1830 à 1995 le nombre de provinces était de 9. (Le Brabant était à cheval sur trois régions !) Une réforme des institutions en 1970. Une constitution amendée en 1993. Le roi incarne la continuité de l’Etat. Il doit jouer un rôle mais pas trop.

    Il y a beaucoup de partis politiques en Belgique dont quatre grands partis :

    •        le parti démocrate chrétien flamand (CD&V)
    •        la nouvelle alliance flamande (N-VA)
    •        le parti libéral francophone (MR)
    •        le parti socialiste belge francophone (PS)

    [Plus quelques autres : le sp.a (parti socialiste alternatif), le cdH (centre démocrate humaniste), Ecolo (francophone et germanophone), Groen! (parti vert néerlandophone), Open VlD (libéraux et démocrates flamands)...]

    Au parlement, la représentation est proportionnelle. Il y a actuellement dix partis politiques représentés à la Chambre des Représentants (plus un député indépendant).   Cela ne facilite pas les ententes majoritaires, d’autant que les partis politiques correspondent le plus souvent aux régions et aux communautés linguistiques. Il y a aussi le Sénat dont la composition n’est pas simple. Bref, depuis avril 2010, le premier ministre est démissionnaire et le pays n’a pas de gouvernement !

    Cependant, grâce au fédéralisme, beaucoup de compétences ont été transférées à des étages inférieurs et ça marche quel que soit le gouvernement…

    Trois régions = trois parlements régionaux qui ont tous leur siège à Bruxelles, où se trouve bien sûr le parlement fédéral.

    Trois communautés linguistiques : française, flamande, germanophone (à l’est de la Belgique). Chaque communauté a un parlement et un gouvernement à la tête duquel il a un ministre-président, accompagnés de vice-présidents ministres. Elles sont compétentes en matière d’enseignement, de culture, de santé, d’aide aux personnes, d’emploi des langues.

    Les régions territoriales sont plus ou moins en parallèle avec les communautés linguistiques : on peut appartenir à la communauté française tout en résidant dans la région flamande.

    Mais… le système est en perpétuelle évolution…

    Serge GovaertSerge Govaert

    Les relations entre les francophones et les Flamands.

    « Si vous avez compris la Belgique, c’est qu’on vous l’a mal expliquée ! »

    Une frontière linguistique a été instaurée en 1962 entre Flandres et Wallonie, et en 1963 pour l’agglomération bilingue de Bruxelles. En 1830 la langue officielle était le français. Ça ne plaisait pas à tout le monde ! Il y avait aussi, surtout, le néerlandais, à côté du picard et du français.

    Qui votait ? Vote censitaire tout d’abord, puis suffrage universel pour les hommes en 1919. Suffrage universel également pour les femmes en1948. Entre-temps il y eut beaucoup de variantes et aménagements.

    On a l’impression que les frontières linguistiques ne sont pas modifiables [c’est l’opinion des Flamands], cependant il y a des communes « à facilités linguistiques» au-delà de 30% d’une minorité linguistique.

    Dans les relations d’aujourd’hui entre les Flamands et les Francophones on constate notamment des différences de conception entre le laïc et le religieux ; des différences dans le domaine scolaire. Personne n’est content. Il y a 60% de Francophones à Bruxelles, 30% de nationalités mixtes et seulement 10% de Flamands. Chômage en Flandres. Les Flamands trouvent qu’ils paient trop d’impôts qui vont bénéficier aux Wallons qui sont, à leurs yeux, plus dépensiers. Bien que les Flamands soient majoritaires dans le pays, ils n’arrivent pas à faire adopter leurs demandes.

    Deux démocraties parallèles cohabitent au sein d’un même état, plutôt centre-droit pour les Flamands et centre-gauche pour les Wallons. Donc ça coince.

    Philippe DelstanchePhilippe Delstanche

    Il est le fondateur et président du parti politique Pro Bruxsel (Bruxelles + Brussel), qui date de 2008.

    Pro Bruxsel voudrait que Bruxelles-Capitale, avec ses 19 communes, ait tous les rôles d’une véritable région, comme les deux grandes régions de Flandres et de Wallonie, ce qui n’est pas le cas.

    Les communautés linguistiques posent évidemment problème, d’autant que, administrativement, on doit être dans un camp ou dans l’autre.

     [La communauté française de Belgique s’est déjà transformée en Fédération Wallonie-Bruxelles pour que soit intégrée la communauté française de Bruxelles. C’est légal mais pas encore constitutionnel et… pour modifier la constitution, il faut dissoudre le parlement, ce qui ne se fait comme ça !]

    A Bruxelles, 60% de la population parle français, 40% de la population bruxelloise parle autre chose que le français. 10% de la population est flamande mais elle a 25% de sièges au parlement régional. Ah… Le gouvernement régional est paritaire : 50/50 (entre Flamands et Francophones). Le Ministre-Président est un “asexué politique”, ainsi que les secrétaires d’Etat.

    Il y a 1,1 M d’habitants à Bruxelles dont 20% de chômeurs, mais Bruxelles produit 20% de la richesse nationale.

    Beaucoup d’emplois se trouvent à Bruxelles mais pour des gens qui n’y habitent pas et paient des impôts là où ils habitent ; donc manque à gagner pour les finances de la ville.

    Beaucoup de migrants passent par Bruxelles. Il y a aussi une forte immigration avec des Turcs, des Marocains, des Espagnols, des Italiens, etc. On peut entendre 200 langues à Bruxelles Malgré les emplois, la paupérisation est grandissante dans la capitale. Cela entraîne une situation déséquilibrée. Ce sont les politiques qui coincent. Le modèle européen est mis en doute à cause du problème bruxellois.

    Les Germanophones sont les derniers Belges. Ils n’ont pas intérêt à faire sécession et surtout pas à rejoindre l’Allemagne. Ils pourraient bénéficier de la création d’une quatrième région. Instaurer quatre régions autonomes, cela pourrait être un projet.

    L’ethnicité est basée sur les différences culturelles mais le pragmatisme et les intérêts économiques peuvent surmonter cette problématique.

    AlCaribou, d’après la table ronde sur la situation politique belge, à Marennes, le 30 septembre 2011.

    PS : Une semaine après cette table ronde sur la politique belge, et sa crise actuelle, une nouvelle arrive : "Après 482 jours de crise institutionnelle, les huit négociateurs ont mis un point final à la la sixième réforme de l'État." Lire : La sixième réforme de l'Etat est bouclée (in La Libre Belgique)

    A suivre !


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