• Jeanne Mance à Brouage

    Jeanne Mance

    Que vient faire Jeanne Mance à Brouage ?

    Champlain, c’est normal car il semble qu’il y soit né. Mais Jeanne Mance, qui vient du plateau de Langres ?

    On la "vitrifie" parce qu'elle a contribué au développement de la Nouvelle France — appellation que Champlain (qu'elle n'a pas connu car il était mort avant qu'elle n'arrive) a su imposer.

    Elle a embarqué à La Rochelle le 9 mai 1641 pour arriver, trois mois plus tard, le 8 août 1641 en Nouvelle-France.

    Après la fonte des glaces du fleuve Saint-Laurent, au printemps 1642, elle arrive à l'île de Montréal où, conjointement avec Paul Chomedey de Maisonneuve, elle fondera la ville de Ville-Marie qui deviendra la ville de Montréal (à cause du Mont-Royal déjà nommé sur l'île).

    Elle s'est sentie une vocation de missionnaire et d'infirmière laïque et c'est la raison pour laquelle elle s'est expatriée en Nouvelle-France.

    Vitrail Jeanne Mance

    Elle a traversé l'océan sous l'égide de la Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages de la Nouvelle-France et avec l'aide financière d'Angélique Faure de Bullion qui a voulu faire profiter des œuvres charitables du gros héritage qu'elle avait reçu de son défunt mari.

    Ville-Marie/Montréal
    L'Hôtel-Dieu sur l'île de Montréal

    Jeanne Mance a demandé la construction d'un premier dispensaire avant de pouvoir faire construire un plus grand centre de soin (1644 ou 45) et puis un véritable hôpital (1654).

    Deux siècles plus tard (1865) il y aura une autre construction.

    Bruce D. Bolton à la cornemuse dans l'église de Brouage

    En 1973, presque cent ans après l'Hôtel-Dieu de la fin du XIXe siècle, une autre fortune, celle de Lilian et David McDonald Stewart, a servi à commencer la restauration de l'église de Brouage dans le cadre d'une Fondation, puis à financer, en 2015, le huitième vitrail, celui consacré à Jeanne Mance.

    Lilian et David McDonald Stewart n'étant plus de ce monde, c'est Bruce D. Bolton, directeur exécutif — et joueur de cornemeuse — a rappelé l'action de la Fondation en coordination avec le Comité du Mémorial de la Nouvelle-France dont le président est le Vicaire Général Jean-Pierre Samoride.

    Le religieux et le laïc se rejoignent aussi au XXIe siècle !

    Le comité d'accueil du vitrail Jeanne Mance

    A gauche le représentant de l'ambassadeur du Canada trinque avec l'évêque ; Jean-Marie Petit, maire de Brouage est tout proche du père Jean-Pierre Samoride, vicaire général ; Claude Belot, ancien président du conseil général de Charente-Maritime est devant Didier Quentin, député-maire de Royan dont l'épouse, Marie-Pierre, conseillère départementale, est à la droite de Bruce D. Bolton, le directeur exécutif de la Fondation McDonald Stewart. Jean-Paul Pizelle, qui vient de Langres, comme Jeanne Mance, et qui est président de la régionale Langres-Montréal-Québec à France-Québec, est au fond à droite.


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