• Des chercheurs évoquent l'avenir des mammifères marins

    Un dauphin dans le Vieux Port de La Rochelle (photo archives dominique jullian)

    Associée à l'Agence des aires marines protégées, l'université de La Rochelle organise jusqu'à demain un colloque entièrement consacré aux mammifères marins. Pour la première fois en Europe, scientifiques, décideurs et naturalistes se rassemblent afin de formaliser le suivi et la protection des dauphins, baleines, cachalots, morses et autres phoques.

    Au-delà du recensement des animaux que le Centre de recherche sur les mammifères marins (CRMM) assume depuis plus de trente ans le long du littoral français, deux campagnes d'observation viennent également d'être menées en Guyane et aux Antilles.

    « Les espèces les plus souvent observées ont été la baleine à bosse et le cachalot, les équipes scientifiques ont aussi pu observer une grande diversité d'oiseaux de mer, des tortues marines », expliquent Olivier Laroussinie, le directeur de l'Agence des aires marines, et Olivier Van Canneyt, professeur à l'université de La Rochelle.

    Des projets de sanctuaires

    « Les données recueillies serviront d'aide à la décision pour la création d'un sanctuaire pour les mammifères marins dans les Antilles françaises. Une seconde campagne s'est déroulée en Guyane. L'exploration dans cette zone, assez méconnue des scientifiques, a été riche en résultats et en surprises, notamment l'abondance très élevée de cétacés.

    Ces campagnes seront répétées tous les cinq ans afin d'avoir les données les plus complètes possible et d'appréhender les évolutions. Des études de suivi qui prennent place dans une politique globale d'évaluation de la qualité des eaux marines françaises.

    Situés au sommet de la chaîne alimentaire, les mammifères marins sont, en effet, de bons indicateurs de l'état écologique du milieu marin. Les données recueillies nous permettent de comprendre le comportement de ces espèces, mais aussi de disposer d'informations sur l'état du milieu. Elles nous aident aussi à évaluer l'état de conservation des populations et des habitats, à identifier les impacts possibles des activités humaines et à proposer des mesures de gestion efficaces, comme par exemple, la création d'une aire marine protégée. »

    Et si les Charentais-Maritimes n'auront sans doute jamais la chance de croiser des Bélugas, ils peuvent en revanche se consoler avec les importantes communautés de dauphins et de marsouins croisant au large de La Rochelle.

    Demain, le portrait de « Sud Ouest Dimanche » sera consacré au Rochelais Vincent Ridoux, le patron du Centre de recherche sur les mammifères marins

    Tags : Charente Maritime Environnement Nature la rochelle Actualité

    SUD OUEST | Samedi 22 Novembre 2008


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