• LES VENTS MARINE. --Pour les 400 ans de la fondation de la ville de Québec en août, la troupe a représenté la France

    Retour de Québec

    :Kharinne Charov

    Ils sont en-chan-tés. Les 25 artistes des Vents Marine rentrent de Québec où ils ont assisté aux festivités du 400e anniversaire de création de la ville !
    Le groupe, constitué d'une partie du Chœur Marine et des Tambours et fifres de La Fayette représentait tout d'abord la Charente-Maritime à l'occasion de sa tournée au Québec.
    Début août, c'est au nom de la Ville de La Rochelle que ces amateurs se sont produits aux Estivales, à Saint-Jérôme. Comme prévu, la troupe a aussi participé au Festival de chants de marins à Saint-Jean-Port-Joli. « Initialement, nous étions en contact avec les organisateurs pour participer à la dixième édition. C'est ainsi que nous avons été invités par la commission de la capitale nationale du Québec pour le 400e », explique Hervé Farque, président des Vents Marine.


    Bon accueil et succès fou ! Partout, nos Français de France, comme les appellent nos lointains cousins québécois, ont remporté un succès fou ! « Nous avons été accueillis avec une gentillesse incroyable car, pour eux, nous représentons leurs racines. Nous les avons même fait pleurer ! », raconte Jacques Bideau.
    En effet, notamment au festival de Saint-Jean-Port-Joli, les Vents Marine étaient un des rares groupes français. « C'était vraiment un événement car, à Québec, il existe très peu de chants de marins. En écoutant, les nôtres, des troupes ont décidé d'en reprendre certains ! », commente Hervé Farque.


    Nouvelles tenues. Il faut dire aussi que les Rochefortais avaient mis les formes pour honorer leurs amis québécois. « Nous avions auparavant des costumes qui reprenaient un uniforme de 1772, celui du Corps royal de marine de Rochefort. Avant de partir, nous avons fait fabriquer des tenues reprenant celle de 1650 ! »
    Les Vents Marine se sont arrêtés aussi au musée du château Ramezay à Montréal et y ont procédé à un échange d'étendards avec la Compagnie franche de la marine du musée Stewart de Montréal. C'est avec émotion qu'Hervé Farque a reçu le drapeau de cette compagnie, partie du Poitou voilà des siècles. Un retour au bercail en somme ! En échange, il a remis un pavillon du Corps royal de la marine de Rochefort de 1772 et une corde de cloche de la part de la Corderie royale.


    Jumelage ? « Nous pourrions prolonger cet échange symbolique en instaurant un jumelage avec cette compagnie. Nous pourrions la faire venir à Rochefort et élargir notre répertoire car elle dispose de plus de documents historiques que nous », annonce Hervé Farque.
    Les vacances se finissent superbement, donc, avant de recommencer la saison pour laquelle les Vents Marine recherchent des voix de basses et un (ou une) violoniste. Les tambours et fifres recherchent, eux, de jeunes joueurs de fifres.
    3 Pratique : Renseignements au 05 46 83 77 03. Prochain spectacle des Vents Marine, le dimanche 28 septembre après-midi au festival Fest'en Herbe à Saint-Laurent-de-la-Prée.

    Article paru dans Sud Ouest du 9 septembre 2008


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  • 400 ANS DE QUÉBEC. --Point d'orgue des festivités, le concert de Michel Mc Lean a été chaleureux et émouvant

    Le cadeau de Mc Lean

    :Alban Boigeol

    L'association « Val de Boutonne-Louisiane-Québec » présidée par Michel Mazouin a reçu Michel Mc Lean dans la belle enfilade des salons de l'abbaye, aménagée spécialement. Dynamique association qui accompagne le jumelage avec la ville québécoise de Saint-Sulpice et qui a su convaincre la délégation générale du Québec de prêter l'exposition présente actuellement à la Chapelle des Bénédictines. Le concert de samedi était le point d'orgue des festivités. Les interprétations de chansons québécoises par Mc Lean se succédaient, reprises aussitôt en cœur par les spectateurs. L'artiste revisitait ainsi avec bonheur Claude Léveillé, Félix Leclerc et Gilles Vignault. Enjoué, il interprétait dans le même élan ses propres chansons.

     

    Vedette de Starmania. Mc Lean, qui jouait le rôle du Businessman dans la première version québécoise de Starmania, était on ne peut plus à l'aise en chantant un extrait de cette comédie musicale. Le célèbre refrain final écrit par Raymond Lévesque « Quand les hommes vivront d'amour, ce sera la paix sur la terre, les soldats seront troubadours, mais nous, nous serons morts mon frère ». Au cœur de l'abbaye, ces phrases résonnaient singulièrement si l'on pense à ces milliers d'expatriés protestants que l'histoire oublie trop souvent. En effet, « La Nouvelle-France » a été en partie une terre de protestants fuyant la persécution, notamment à Saint-Jean-d'Angély dont le patrimoine et la population ont été des plus meurtris. D'ailleurs le roi, ne voulant pas contribuer à fonder une colonie protestante, interdit alors aux huguenots d'émigrer. En 1685, en effet, Louis XIV révoqua l'Édit de Nantes et fit de la religion catholique la seule religion tolérée sur le territoire de la France et de ses colonies. Les seuls registres d'état civil dans tout le Canada étant ceux des églises catholiques, la présence huguenote a été occultée jusqu'en 1924 ! Peu de gens savent par exemple que Samuel Champlain avait été baptisé huguenot. A ce titre il faut lire 'Les huguenots en Nouvelle-France, par Michel Barbeau. De plus, sur 8 millions de Québécois, 1,2 million portent un nom picto-charentais. 245 communes de la région -- dont une quinzaine sur le seul arrondissement angérien -- sont des « lieux de mémoire » pour les Québécois : à part Saint-Jean, on peut citer Aujac, Paillé de Villeneuve-La Comtesse?

    On sait que 51 voiliers et 250 personnes sont partis le 8 mai 2008 de La Rochelle pour rejoindre Québec. A bord du voilier « La Renaude », se trouvait justement des tonnelets intitulés « la population témoigne » dont le tonneau offert par Bignay et Saint-Jean-d'Angély contenant divers présents et deux messages : L'un du maire de Saint-Jean-d'Angély Paul-Henri Denieuil et l'autre de l'association « Val de Boutonne-Louisiane-Québec ». Michel Mazouin précisait dans la soirée que « les Fallardeau, installés à Saint Sulpice, sont originaires de Bignay » et Mc Lean, originaire du « Lac Saint Jean » habite depuis quatre ans près de Jonzac.


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