À l'enterrement d'une feuille morte Deux escargots s'en vont Ils ont la coquille noire Du crêpe autour des cornes Ils s'en vont dans le soir Un très beau soir d'automne Hélas quand ils arrivent C'est déjà le printemps Les feuilles qui étaient mortes Sont toutes ressuscitées Et les deux escargots Sont très désappointés Mais voilà le soleil Le soleil qui leur dit Prenez prenez la peine La peine de vous asseoir Prenez un verre de bière Si le coeur vous en dit Prenez si ça vous plaît L'autocar pour Paris Il partira ce soir Vous verrez du pays Mais ne prenez pas le deuil C'est moi qui vous le dit Ça noircit le blanc de l'oeil Et puis ça enlaidit Les histoires de cercueils C'est triste et pas joli Reprenez vos couleurs Les couleurs de la vie Alors toutes les bêtes Les arbres et les plantes Se mettent à chanter À chanter à tue-tête La vraie chanson vivante La chanson de l'été Et tout le monde de boire Tout le monde de trinquer C'est un très joli soir Un joli soir d'été Et les deux escargots S'en retournent chez eux Ils s'en vont très émus Ils s'en vont très heureux Comme ils ont beaucoup bu Ils titubent un petit peu Mais là-haut dans le ciel La Lune veille sur eux.
Ce matin devant ma porte, J'ai trouvé trois feuilles mortes.
La première aux tons de sang M'a dit bonjour en passant Puis au vent s'en est allée.
La seconde dans l'allée, Au creux d'une flaque d'eau A sombré comme un bateau.
J'ai conservé dans ma chambre La troisième couleur d'ambre.
Quand l'hiver sera venu, Quand les arbres seront nus, Cette feuille desséchée, Contre le mur accrochée Me parlera des beaux jours Dont j'attends le gai retour.
Nous quittons Québec et la rive nord du Saint-Laurent en empruntons le dernier pont, avant que le fleuve ne soit trop large, pour atteindre la région Chaudière-Appalaches.
Nous ferons une courte escale à Saint-Jean-Port-Joli (voir Google map). Courte escale car la météo n’est pas de notre côté et il pleut « à boire debout ».
C’est dommage, car cette ville vaut la peine qu'on s'y attarde une heure ou deux, voire davantage, comme nous l’avions fait en 2007. Saint-Jean-Port-Joli fut élu capitale culturelle du Canada en 2005, en raison des événements qui s’y déroulent au fil des saisons, et pus particulièrement quatre festivals :
L’international de sculpture sur bois en juin et juillet
La fête de chants de marins en août
Les violons d’automne en septembre
La fête d’hiver de sculptures sur glace en février (La prochaine aura lieu du 11 au 14 février 2010)
et aussi les concerts d’été tous les dimanches, le salon du livre de la Côte-du-Sud, (il se tiendra cette année les 7 et 8 novembre), un ciné-club de l’imaginaire,
des musées :
L’épopée de la moto
Le musée de la mémoire vivante
Le musée de sculpture sur bois des anciens canadiens
Le musée maritime du Québec
Saint-Jean-Port-Joli est aussi un haut lieu d’agrotourisme.
Le nom de Saint-Jean-Port-Joli vient de la Seigneurie de Port-Joly qui s’y établit en 1677. Toutes les maisons furent brûlées durant la conquête de 1759 par le régiment des Fraser Highlanders sur les ordres du général britannique James Wolfe. La ville est un rendez-vous touristique important du fait de la présence de nombreuses galeries d’art spécialisées en sculptures sur bois, d’une église à l’architecture très particulière, construite à la fin du XVIIIème siècle et célèbre pour sa collection de crèches,
Le mauvais temps n’encourage donc pas le groupe à s’attarder plus longuement dans cette ville, charmante par beau temps. Nous y avions remarqué lors de notre premier passage des noms très charentais sur les tombes du cimetière (Naud, Braud, Girard, Archambeaud…).
Nous continuons donc notre route, sous la pluie, et arrivons, toujours sous la pluie, à Rimouski, où nous passerons la nuit. (Voir Google map)
Rimouski est dans la région « Bas-Saint-Laurent ». Son nom vient du Micmac, et signifie « terre à l’orignal », ou « terre au chien ». Rimouski a été fondée par René Lepage, sieur de Sainte-Claire, en 1696. Originaire d'Ouanne, en Bourgogne.
Rimouski fut en 1950 le théâtre d'un immense incendie, démarré dans une scierie et qui détruisit 319 maisons. On appelle cet événement « la nuit rouge ». Il ne reste pratiquement rien de l’ancienne ville.
Face à Rimouski, au milieu du Saint-Laurent, c’est l’île Saint-Barnabé. C’est probablement Champlain lui-même qui nomme l’île Saint-Barnabé au début du XVIIème siècle lorsqu’il la côtoie un 11 juin, jour de la fête de Saint-Barnabé. Toussaint Cartier, alors âgé d’une vingtaine d’années, arrive à Rimouski et demande au seigneur Lepage, la permission de se retirer sur l’île Saint-Barnabé afin d’y vivre en ermite. Sa requête ayant été acceptée, l’ermite s’installe vers le milieu de l’île, du côté sud, où il se construit une cabane et une petite étable. Il y vivra une quarantaine d’années, d’élevage et d’un peu de culture. L’île n’est plus habitée, mais une légendeest née. On peut y aller à pied, en hiver, quand le fleuve est gelé, et que l’on fait un trou dans la glace pour pêcher.
En me promenant le long du fleuve, très tôt le matin, j’ai rencontré des hérons bleus, et quelques humains, venus là pour démarrer la journée par une promenade matinale.
Le 16 août 2009, sous le thème de L'ASSOMPTION EN FÊTE nous avons tenu un kiosque d'information de Québec-France en partenariat avec la ville de l'Assomption.
Une belle occasion de faire connaître la Charente-Maritime, l'Assomption étant jumelé avec Pons et St-Sulpice étant jumelé avec Saint-Jean-d'Angély.
Des explications et de la documentation sur les jumelages de nos villes, des informations concernant les inter-municipalités et l'avantage de devenir membre de Québec-France ont intéressé les visiteurs. Le tonnelet était de circonstance et bien en vue.
Monique Rompré, Micheline Martel présidente du comité jumelage de L'Assomption, Solange Dubuc, Pierre Vanier 2e vice-président de Québec-France et responsable des inter-municipalités, Mme Van Den Bosh et Pierrette Girard présidente du comité jumelage de St-Sulpice et présidente de Québec-France Lanaudière.
Jour 6 du circuit [Cliquez ici pour la Google map en ligne]
Pointe-au-Père, aujourd'hui secteur de la ville de Rimouski, aurait été baptisée ainsi en mémoire du passage du Père jésuite Henri Nouvel, premier missionnaire à avoir rejoint les deux rives du Saint-Laurent, et qui aurait célébré une messe le 8 décembre 1663 avec un groupe d'amérindiens de la Côte-Nord venu en expédition de chasse à l'orignal. La messe aurait été célébrée sur une pointe de terre qui s'avance dans le fleuve un peu en aval de Rimouski. Il est dit que c’est depuis que Pointe-au-Père est tournée vers la mer, depuis le jour où le père Henri Nouvel dut y accoster lors d’une tempête.
Le phare, blanc et rouge, d’une hauteur de 33 mètres, est le deuxième plus haut phare du Canada (après celui du cap des rosiers, 37 mètres) ; il désigne l’endroit où le fleuve devient officiellement l’estuaire du Saint-Laurent. (le phare de Pointe-au-Père ). Un premier phare est érigé à Pointe-au-Père en 1859 afin de mieux baliser cet endroit du fleuve; il s'agit d'un phare de 5 lampes à l'huile équipées de réflecteurs de 21 pouces. Le premier phare est détruit dans un incendie le 13 avril 1867. Un deuxième phare est construit pour le remplacer et est muni d'un éclairage fixe. L'éclairage devient rotatif en 1890. En 1902, on remplace les lampes à l'huile par des lampes au gaz acétylène de la compagnie Sunlight. En 1909, on construit un nouveau phare plus moderne en béton armé, d'une hauteur de 97 pieds, soit à peu près 33 mètres. De forme octogonale, érigée en béton armé, il est renforcé de huit contreforts de même matériau. Le phare de Pointe-au-Père est l'un des rares au Québec à avoir encore son mécanisme et son système optique d'origine. Il a été remplacé par un phare automatisé. C’est le lot de tous les phares de la planète, et l’arrivée du GPS ne leur laisse plus grand avenir.
Nous grimperons donc gaillardement ses 128 marches, qui ne nous font pas peur. Il faut dire que notre phare de la Coubre (à l’entrée de la Gironde), pour ne citer que lui, trône à 64 mètres de haut et 300 marches, celui des Baleines (dans l’île de Ré) 257 marches pour plus de 59 mètres, et celui de la pointe de Chassiron (dans l’île d’Oléron) 224 marches pour 46 mètres ! Nous avons donc l’entraînement en matière de phare. Une fois là-haut, nous découvrons que le mécanisme est peut-être bien un peu français.
Mais, on a beau être cigogne, on peut quand même souffrir du vertige et n’en mener pas large une fois là-haut. La vue n’en est pas moins intéressante : nous pouvons admirer toute cette belle région (enfin, pour le caribou, car la cigogne se contente de prendre des photos sans trop regarder en bas), et comprenons mieux la géographie du lieu. Et les drames qui ont pu se jouer dans les eaux qui coulent à nos pieds. Des centaines d’épaves reposent en en-effet au fond de ce grand fleuve.
Avec un peu plus de temps, nous aurions pu aller visiter la maison du gardien et le hangar de la corne de brume.
Un drame, en particulier, est honoré à Pointe-au-Père : le naufrage, de l’Empress of Ireland. Un film en 3D (en trois dimensions) relate l’histoire tragique de ce paquebot, deux ans après le Titanic, et lui aussi construit pour être insubmersible, mais qui fut éperonné par un charbonnier norvégien équipé en brise-glace, le Storstad : 1012 morts en 14 minutes.
La brume, le froid et l’impossibilité d’accéder aux canots de sauvetage en furent les causes. L’histoire fut vite oubliée avec le déclenchement de la première guerre mondiale. Film bouleversant et plus sobre que tout ce qui a pu être fait et dit sur le grand frère Titanic. L'épave de l'Empress of Ireland repose dans le fond du fleuve Saint-Laurent, à 11 kilomètres au large de Pointe-au-Père, au Québec, sous 40 mètres d'eau. À la surface flotte une bouée.
L’architecture du musée rappelle l’instant fatidique de l’impact entre l'Empress of Ireland et le charbonnier norvégien Storstad. De façon plus spécifique, le concept respecte certaines dimensions réelles des deux navires. Ainsi les caractéristiques de l'Empress of Ireland, à savoir la largeur de la partie habitée des cabines de 1ère classe où a eu lieu l'impact, de même que le diamètre et la distance entre les deux cheminées sont à l'échelle. De plus, une partie de la salle d'exposition s'enfonce dans le sol, rappelant le naufrage.
Dans ce musée sont également exposés des objets récupérés sur l’épave : de la vaisselle, du mobilier, de l’argenterie, des instruments de navigation, des morceaux du paquebot (des hublots, par exemple).
Je vous encourage à cliquer sur les liens suivants pour en savoir davantage sur ce naufrage oublié.
Professeur-chercheur à l’UQAR en technologie de la sculpture, Roger Langevin, le plus souvent secondé par le designer Jacques Bodart et le technicien Gaston Ouellet, a mis au point depuis 10 ans des procédés nouveaux permettant la réalisation d’œuvres de grand format pouvant résister aux pires intempéries. La grande nageuse est une de celles-là. L’œuvre montée sur lames d’aluminium a d’abord été découpée dans des panneaux de styromousse, puis recouverte successivement de treillis métallique, de ruban adhésif, de toile de verre et résine de polyester. Cette sculpture évaluée à 40 000 $ par la Galerie Archambault (Lavaltrie) et Clarence Gagnon (Montréal) a été léguée par l’artiste au Site historique maritime de la Pointe-au-Père à Rimouski en 2006.
Je retiendrai d'elle une expression de douceur extrême et d'amour envers ce poisson qui semble symboliser tous ceux qui reposent au fond du Saint-Laurent. Je n'aime d'ailleurs pas ce nom de "grande nageuse". J'aimerais l'appeler "la fée des eaux", ou "la mère".
Nous n’aurons malheureusement pas le temps de visiter le sous-marin (les aléas des voyages organisés…). Ce sera pour une autre fois si nous revenons dans le coin.
La visite du sous-marin Onondaga fait partie de la visite du Site historique maritime de la Pointe-au-Père. Ce navire canadien a été opérationnel de 1967 à 2000, assurant la surveillance des côtes canadiennes et participant à des missions de l’OTAN. On y promet une plongée dans le quotidien d’une soixantaine d’hommes confinés pendant des mois dans un sous-marin de 90 mètres.
C’est le seul sous-marin accessible au public au Canada.
Une dernière petite information : L'onondaga est une langue iroquoienne du Nord parlée dans l'État de New York et en Ontario sur la réserve des Six-Nations
Les passionnés de sous-marinade pourront aller cliquer dans les liens suivants pour en savoir davantage :
C’est le match de l’année ! ce 1er octobre 2009 salle des fêtes de Villeneuve-les-Salines, avenue Billaud-Varenne, entre l’équipe locale Impro & Co et la LIPS (Ligue d’Improvisation à Peine Satirique, venant de Châteauguay, juste au sud de Montréal). Ce sont deux équipes amateurs (mais bien entraînées). A 20 heures c’est déjà l’effervescence devant la salle. Une jeunesse portant un chandail (= tee-shirt en français…) floqué de la LIPS remarque mon chandail avec le mot « Québec » et voit en moi un supporter. Je dis que je suis d’ici mais qu’effectivement je vais aussi encourager les Québécois.
A 20 heures 30 et quelques, la salle est pleine. Beaucoup de jeunes, ce qui fait plaisir. Pour tous ceux qui ont réservé leur place il faut repérer son nom sur la chaise ou sur le banc. On se sent accueilli !
L’orchestre « Splendid Biscuits » chauffe la salle.
Modérée au début, l’amplification devient comme d’habitude un brin trop forte, comme s’il fallait, ici aussi, qu’ambiance de fête rime avec bruit. Et puis on entend chanter en anglais. Ce n’était pas la meilleure idée pour un match en langue française ; de quoi défriser les Robert Charlebois et autres québécois pure laine… Heureusement que ces Biscuits Splendides ont ensuite chanté en français et qu’ils étaient plutôt bons !
Le Maître de Cérémonie (Pierre-Sylvain Augereau, président d'impro & Co) fait son annonce. Les joueurs entrent sur la piste pour cinq minutes d’échauffement en musique. C’est là qu’on s’aperçoit que les musiciens chantent aussi en français : « Y a des cigales dans la fourmilière et c’est pour ça que j’espère. » Voilà qui réjouit l’esprit et fait une bonne entrée en matière pour un match d’impro.
Les joueurs enfilent des maillots de hockeyeurs et reviennent sur la mini "patinoire". On ne commence pas le match sans les hymnes entonnés par chaque équipe. La Rochelle se distingue avec son « C’est pas l’homme qui prend l’impro, c’est l’impro qui prend l’homme » !
Le match de ce soir se déroule en trois périodes de 30 minutes (3 tiers temps)
Les équipes sont composées de 6 joueurs (3 garçons, 3 filles) plus un coach
Un arbitre et deux assistants veillent au respect des règles et comptabilisent les scores
L’arbitre tire un thème au sort et indique les consignes à respecter :
La forme : mixte ou comparée (mixte = les deux équipes jouent ensemble ; comparée = elles se succèdent)
Le style (libre ou à la manière de)
Le nombre de joueurs (libre ou imposé)
La durée (de 30 secondes à 4 minutes)
Des chaussons sont distribués aux spectateurs pour, en théorie, être lancés sur les joueurs ; en pratique, c’est sur l’arbitre qu’ils sont lancés ! (Un autre rôle de l’arbitre est d’être systématiquement détesté !)
Les équipes ont 30 secondes pour se concerter (le caucus)
A la fin de chaque partie les public vote en exhibant un carton de couleur associé à chaque équipe (rouge pour Impro & Co, blanc pour la LIPS)
La première partie a pour thème « Rodéo et mauviette » avec comme consignes : comparée, libre, illimités, 3 min 30. On vote : 102 pour Québec, 112 pour France.
Le coq, la poule et la fermière : un grand moment !
Sans donner les détails des consignes, voici une liste des thèmes suivants du premier tiers-temps : « T’as l’bonjour d’Alfred », « Samovar et tambourin », Le sourire de Mathilde ». Fin de la première période = entracte = rafraichissements.
"La Dernière Danse" débute le deuxième tiers-temps.
Nous sommes en présence de deux équipes bien rodées avec des personnalités qui ressortent.
Le Caribou (qui s’intéresse de près au théâtre) est admiratif devant la capacité à trouver des idées sur-le-champ (enfin, sur la piste…) et à développer le thème en enchaînant aussi bien avec les partenaires qu’avec les joueurs de l’équipe d’en-face (qui ne sont pas vraiment des adversaires).
Les joueurs ont d’autant plus de mérite quand les choses se compliquent. Par exemple lorsqu’il n’y a pas de thème imposé et que la forme est mixte, comme dans la partie n° 7. C’est notamment là que les trouvailles de posture, de mime et de bruitage se révèlent aussi importantes que les paroles.
Une particularité de procédure : le temps imparti pour la partie n° 11 « La Dernière Olive » ,en 4 minutes, n’a pas pu être utlisé avant la fin du deuxième tiers-temps. Alors on a figé les joueurs et noté leurs positions respectives de manière à les retrouver tels quels au début du troisième tiers-temps !
Dans la partie n° 13 « le Jour où la Pluie viendra » l’équipe de Châteauguay a eu un point de pénalité pour utilisation d’un accessoire illégal, à savoir : vaporiser de l’eau avec sa bouche pour simuler la pluie ; tandis que l’équipe de La Rochelle a également eu un point de pénalité pour non respect de la langue française (un verbe conjugué bizarrement) . Quand on vous dit qu’il faut faire attention à sa langue !
Pour la partie n° 14 autre procédure : l’arbitre (Stéphane Guillet) donne un mot à un joueur de chaque équipe alternativement. Le joueur doit illustrer ce mot, seul en piste, pendant 30 secondes. Pour vous donne une idée des mots : body-building, évacuation, barbe-à-papa, chèvrefeuille, épitaphe, séisme, etc.
A la fin du match trois joueurs se voient attribuer des étoiles par l’arbitrage : deux de Châteauguay (deux Maxime) et un de La Rochelle. Cela reflète aussi le score final : 10 points pour les Québécois, 7 points pour les Français.
Petite discussion d’après match entre la Cigogne, le Caribou et quelques joueurs des deux camps. La LIPS devrait nous tenir au courant de leurs activités et nous regarderons le programme d’Impro & Co pour informer nos lecteurs locaux.
Un reportage sur le Voyage-Découverte 2009 de l'été dernier.
L'été dernier, du 05 au 19 août, 20 Français de différentes régions et villes de France (dont Lorraine, Besançon, Tours, Nantes, Grenoble, Pas de Calais) et membres de l'Association France-Québec parcouraient la "Belle Province ". Ils ont été reçus par les régionales de Québec-France. Le voyage commençait à Sherbrooke (Cantons de l'Est) ensuite Baie-des-Chaleurs, Gaspé, Trois-Rivières (Mauricie) et se terminait dans la région de Lanaudière.
Les 16, 17 et 18 août nos nouveaux voyageurs visitaient la région Lanaudière pour la première fois. Arrivés le 16 à Joliette, les familles hôtes les accueillaient.
Le 17 l'aventure commence à St-Jean-de-Matha, excursion aux Chutes Monte-à-Peine, le midi un pique-nique à l'étang du village de Ste-Marcelline, en après-midi visite de la ville de Joliette, la cathédrale, le musée, le circuit pédestre du vieux Joliette, avec notre guide Claude Perreault, et la chaleur étant au rendez-vous quoi de plus rafraîchissant que de découvrir une bière de la région à l'Alchimiste sur la place du marché. Le soir une réception à St-Ambroise de Kildare nous a tous réunis.
Le 18 un arrêt au vieux Palais de Justice de l'Assomption et de retour sur Montréal une visite guidée au Jardin Botanique par un connaisseur" Luc " fut très appréciée. Au dire de nos amis Français, ils ont été reçus comme des rois.
Le responsable du Voyage-Découverte du Québec est Michel Schluck, président de Lorraine-Québec et vice-président national à France-Québec.
Le 25 septembre, 15 membres de Québec-France de plusieurs régions du Québec, partaient pour visiter les régions du nord de la France avec leur guide André Poulin de Québec, 2e vice-président du bureau national de Québec-France.
Le Voyage-Découverte ( 35 ans et plus ) est destiné aux adultes et permet aux participants de découvrir le Québec ou la France par l'accueil et la coopération de régionales des Associations Québec-France et France-Québec.
Pour votre prochain voyage, consultez les sites de www.quebecfrance,qc,ca et www.francequebec.fr
En pique-nique à Ste-Marcelline, à votre santé Luc Jacques, Michel Schluck responsable du voyage, à droite Monique St-Arnaud Schluck de Lorraine et Andrée Aegeter de Grenoble.
Un reportage sur le Voyage-Découverte 2009 de l'été dernier.
L'été dernier, du 05 au 19 août, 20 Français de différentes régions de la France dont Lorraine, Besançon, Tours, Nantes , Grenoble, Pas de Calais et membres de l'Association France-Québec parcouraient a "Belle Province ". Ils ont été reçus par les régionales de Québec-France. Le voyage commençait à Sherbrooke (Cantons de l'Est) ensuite Baie-des-Chaleurs, Gaspé, Trois-Rivières (Mauricie) et se terminait dans la région de Lanaudière.
Les 16, 17 et 18 août nos nouveaux voyageurs visitaient la région Lanaudière pour la première fois. Arrivés le 16 à Joliette, les familles hôtes les accueillaient.
Le 17 l' aventure commence à St-Jean-de-Matha, excursion aux Chutes Monte-à-Peine, le midi un pique-nique à l'étang du village de Ste-Marcelline, en après-midi visite de la ville de Joliette, la cathédrale, le musée, le circuit pédestre du vieux Joliette, avec notre guide Claude Perreault, et la chaleur étant au rendez-vous quoi de plus rafraîchissant que de découvrir une bière de la région à l'Alchimiste sur la place du marché. Le soir une réception à St-Ambroise de Kildare nous a tous réunis.
Le 18 un arrêt au vieux Palais de Justice de L' Assomption et de retour sur Montréal une visite guidée au Jardin Botanique par un connaisseur" Luc " fut très appréciée. Au dire de nos amis Français, ils ont été reçus comme des rois.
Le responsable du Voyage-Découverte du Québec est Michel Schluck, président de Lorraine-Québec et vice-président national à France-Québec.
Le 25 septembre, 15 membres de Québec-France de plusieurs régions du Québec, partaient pour visiter les régions du nord de la France avec leur guide André Poulin de Québec, 2e vice-président du bureau national de Québec-France.
Le Voyage-Découverte ( 35 ans et plus ) est destiné aux adultes et permet aux participants de découvrir le Québec ou la France par l'accueil et la coopération de régionales des Associations Québec-France et France-Québec.
Pour votre prochain voyage, consultez les sites de www.quebecfrance,qc,ca et wwwfrancequebec.fr
Et Bon Voyage
Pierrette Girard, présidente
Québec-France Lanaudière
En pique-nique à Ste-Marcelline, à votre santé Luc Jacques, Michel Schluck responsable du voyage, à droite Monique St-Arnaud Schluck de Lorraine et Andrée Aegeter de Grenoble
Élise Marguier de Besançon, Jeannine Landry 2e vice-présidente de Québec-France Lanaudière et Jacques Bastien
Pascal Samyn et Christine de Tours, Robert Jodoin trésorier à Québec-France Lanaudière, Lise Gingras et Marie-Noëlle Chignard de Tours.
Jour 6 du circuit [Cliquez ici pour la Google map en ligne]
Après avoir quitté Pointe-au-Père, nous continuons direction Est-Nord-Est vers Sainte-Flavie, considérée comme une porte d'entrée en Gaspésie. Puis nous laisserons la rive sud du Saint-Laurent pour tourner à droite, Sud-Est, puis Sud-Sud-Est pour traverser la péninsule en suivant la rivière Matapédia (qui naît d'un côté de la péninsule puis court changer de bord !)
La rivière Matapédia forme d'abord le lac Matapédia, puis le Lac aux Saumons, accueille la rivière Causapscal à Causapscal et dégringole jusqu'à la ville de Matapédia (qui veut dire "confluent de rivières" en langage micmac) où elle se joint à la rivière Ristigouche, au fond de l'estuaire de la-dite Ristigouche qui débouche ensuite sur la Baie-des-Chaleurs. (Suivez la carte !)
C'est le paradis des pêcheurs de saumons, mais un paradis très règlementé!
A Causapscal, sur la pente entre la rivière et l'auberge réputée "La Coulée Douce" (où nous avons très bien déjeuné... avec du saumon) se dresse le monument au saumon !
Il y a d'ailleurs, au confluent des rivières Matapédia et Causapscal un musée dédié au saumon, site historique qui a été un club privé "Le Matamajaw Salmon Club". Avant cela, en 1873, Lord George Mount Stephen (1829-1921), cofondateur et président du Canadian Pacific Railway, président de la Banque de Montréal, avait établi un domaine de pêche pour la haute société canadienne anglaise et américaine.
Nous continuons Sud-Sud-Est et faisons une halte pour voir un pont couvert qui traverse la Matapédia (c'est le plus long de la Matapédia) pour accéder à Routhierville (du nom d'un chef de gare !)
Il nous restera à continuer le long de la rivière pour arriver au confluent avec la Ristigouche (qui sert de frontière avec le Nouveau Brunswick), suivre la rive gauche de l'estuaire de cette Ristigouche pour atteindre, tout au bout le site fossilifère de Miguasha.
La journée se poursuit le long de la Matapédia, puis de la Ristigouche, en direction de Mishuaga (en micmac = roche rouge), site fossilifère d'importance mondiale !
En direction du sud on aperçoit les cheminées des usines (pâtes et papier, chlorate de sodium) de Dalhousie, au Nouveau Brunswick (province acadienne qui ne fait pas partie du Québec mais où la langue française est régulièrement pratiquée.
Nous avons été accueillis par deux guides qui ont pris en charge chacun de nos deux groupes. Puis nous avons commencé la visite sur la grève, là où se font les fouilles depuis de nombreuses années.
Le site a été découvert en 1842 par Abraham Gesner (1797-1864), médecin, géologue, un des fondateurs de l'industrie pétrolière (qui cherchait peut-être bien des terrains pétrolifères...)
La superficie actuelle du site est de moins d'un kilomètre carré (87,3 ha).
La zone de fouilles est devenue le Parc National de Miguasha le 6 février 1985.
Le site est intégré au patrimoine mondial (World Heritage) de l'UNESCO depuis 10 ans (1999).
Et on le compte parmi les 1001 Merveilles du Monde ! (1001 Wonders of the World)
(La Terre, il y a très, très longtemps, bien avant le Dévonien !)
Plus de 14 000 fossiles ont été identifiés et classés, d'une trentaine d'espèces différentes : une dizaine chez les végétaux et une vingtaine chez les animaux. Tout cela remonte à 370 millions d'années, à l'époque du Dévonien, ou "Age des poissons". Justement, chez les poissons, ce sont plus de 5 000 fossiles que l'on a trouvés.
"Il y a environ 380 millions d'années, au Dévonien supérieur, l'Amérique du Nord était liée à l'Europe, formant ainsi un vaste continent nommé Euramérique, alors centré sur l'équateur. À l'endroit où se trouve aujourd'hui Miguasha, [...] un large estuaire tropical coulait des jours tranquilles. Cet estuaire représentait la zone de mélange entre les eaux douces d'un fleuve prenant origine dans les jeunes Appalaches et une masse d'eau salée. Dans ces eaux saumâtres, vivaient une vingtaine d'espèces de poissons à l'apparence parfois étrange, tels les agnathes, ou poissons sans mâchoire, les placodermes à l'armure lourde et les acanthodiens garnis d'aiguillons. Tous vivaient la fin de leur dominance dans les eaux mondiales alors qu'un autre groupe très peu présent à l'époque, les actinoptérygiens, amorçait sa diversification. Également présent à Miguasha, ce groupe représente aujourd'hui 90 p. cent des poissons actuels et compte des espèces telles la truite, la morue et l'anguille, par exemples. Un cinquième groupe peuplait aussi les eaux de l'estuaire, les sarcoptérygiens. Ce dernier inclut des formes actuelles comme les cœlacanthes et les dipneustes, mais aussi certaines espèces éteintes. Ces poissons sont munis de nageoires charnues et, fait surprenant, de poumons dans certains cas."
Quelques exemples des poissons fossiles de Miguasha :
les agnathes (sans mâchoires)
Nous avons ici la première preuve directe de la position desfilaments de branchies (à gauche) — sans doute soutenus par des rayons, à l'intérieur d'un sac branchial dans cet Endeiolepis
Les sarcoptérygiens seraient une transition dans l'évolution vers les tétrapodes et les vertébrés terrestres.
Chez les sarcoptérygiens, la vedette est Eustheopteron foordi, ou "Prince de Miguasha", qui a rendu le site célèbre.
Il a des branchies, mais aussi un crâne garni de narines externes et peut respirer grâce à des poumons. Il possède des nageoires charnues (sarco...) dotées d’une structure osseuse et ses mâchoires sont armées de dents coniques, indice d'un mode de vie carnivore.
Collections du Musée de Miguasha.
(Photographie par Brian Chatterton.)
... et aux hommes et aux femmes qui ont conquis l'espace, comme Chris Hadfield et Julie Payette ?
AlCaribou
Exposition de poissons fossiles à l'E.C.O.L.E de la mer - Aquarium de La Rochelle jusqu'en janvier 2010
L'E.C.O.L.E de la mer propose cette exposition au grand public et aux scolaires qui peuventt découvrir de façon ludique et pédagogique l'histoire évolutive de certains groupes de poissons. Une centaine de spécimens qui sont issus de différents gisements de poissons fossiles et qui proviennent de collections privées sont présentés. Par ailleurs, des panneaux didactiques décrivent certaines espèces. Exposition dans le hall de l'Aquarium de La Rochelle, Quai Louis Prunier jusqu'en janvier 2010. Contact à l'Aquarium : 05 46 50 30 30.
Le soir. Atmosphère sereine, mer tranquille, température agréable au point que certains se sont baignés. (On est dans la Baie des Chaleurs après tout...)
Un peu plus loin un phare-balise rouge et blanc, de type pyramidal casqué (c'est ma description perso), comme ceux que nous avions déjà vus (et que nous verrons encore).
Puis nous faisons un tour au port de pêche où nous ne nous étions pas attardés. Nous percevons de l'animation. Un vrai port de pêche cette fois-ci, et quelques bateaux divers. (Pas comme à Montréal où le "Vieux Port" est l'ancien port de commerce, sans l'ombre d'un bateau de pêche.)
Ici, en plus des bateaux, il y a les pêcheurs. Et, surprise, ce que je prenais pour un concours de pêche, avec alignement de gaules le long du quai, était en fait un événement habituel de marée montante où un banc de maquereaux était là pour faire le spectacle et se laisser prendre à l'hameçon ! Il suffisait de tremper sa ligne dans l'eau et de ferrer aussitôt pour avoir de quoi manger pour plusieurs jours et en laisser aux chats !
Souper agrémenté par un jeune et excellent guitariste du coin, Jean-David Palmer, qui se produit en spectacle les samedis soirs au Bistro Le Pic-Assiette à Carleton !
Et nous manquerons, à peu de jours près, Raphaël Torr qui était venu nous faire un coucou en chansons dans le spectacle de Jean-Guy Deraspe à Bignay, quelques de mois auparavant.