22 Mai 2013, St Emile

La Fabrique de l'Histoire

Histoire des Indiens (4/4) : le Canada
Les relations entre colons européens et Indiens

15.09.2011 - 09:05
Emission La Fabrique de l'Histoire

Débat historiographique

Invité(s) :
Alain Beaulieu, professeur à l’université de Laval.
Denys Delâge, historien et sociologue, professeur au département de sociologie à l’Université Laval.
Gilles Havard, chargé de recherches au CNRS.

Ecoutez l'émission

54 minutes

Cliquez pour écouter. Allez sur le site de l'émission et vous trouverez sept documents de référence. Vous trouverez aussi les émissions n° 1, 2 et 3 sur les Indiens.

Tags associés : indiens, amerindiens, histoire

Jeudi 15 Septembre 2011 à 21h40 dans La page d'accueilPoster un commentaire

Aujourd'hui, jeudi 9 septembre, ou plutôt le jeudi qui suit le premier dimanche de septembre, est le jour du jeûne genevois. Certains ont fait remonter à tort  l'origine de ce jeûne au massacre de la Saint-Barthélémy, lorsque plusieurs milliers de huguenots (protestants français) furent massacrés dans la nuit du 23 au 24 août 1572 à l'occasion des noces du roi de Navarre. Les genevois auraient observé un jeûne en signe de solidarité. En fait, le premier jeûne genevois remonte à 1567, soit avant le massacre ordonné par Charles IX. Les protestants observaient souvent des jeûnes en signe de pénitence, à l'occasion de chaque événement grave, comme des épidémies de peste et les périodes de disette.

Pour tout savoir sur le jeûne genevois, cliquez ici

En fait de jeûne, ce jour, chômé, est devenu l'occasion de manger de la tarte aux pruneaux. Le pruneau est une variété de prune, qui a des origines alsaciennes. Il ne faut pas confondre avec le sens qui est donné en France au mot pruneau, qui signifie prune séchée.

Pour tout savoir sur la tarte aux prumeaux, cliquez ici

Tags associés : jeûne genevois, tarte aux pruneaux, geneve

Jeudi 08 Septembre 2011 à 20h56 dans La page d'accueilPoster un commentaire

L’île Ronde, sa seigneurie et son vignoble

L’incendie qui a détruit la salle de réception de « la seigneurie de l’île Ronde » dans la nuit du 15 au 16 août dernier m’a incité à regarder de plus près l’histoire de cette île.

(Clic dans l'image) Tout d’abord l’île Ronde n’est pas ronde : sauf si on la regarde de haut, longitudinalement et en biais pour écraser les distances… Et puis, avant de s’appeler « Ronde », elle s’appelait « Villebon ». En revanche, c’est bien une île, enclavée dans l’île Bouchard à l’est, et séparée de celle-ci par un simple chenal.

L’île Bouchard fait elle-même partie d’un ensemble d’îles à la queue leu-leu au milieu du Saint-Laurent : les îles Verchères (du nom d’un village sur la côte sud.) Mais… l’ensemble des îles Verchères s’appelait auparavant « les îles Bouchard » !

                                     L e  Saint Nicolas de Nantes en route pour Québec

 N° 00            D E P A R T E M E N T de  St NAZAIRE
 Rolle de l’Equipage du navire Le   Saint Nicolas construit en 16____à ____du port de ….. tonneaux tirant d’eau chargé ...pieds non chargé ...pieds 2 ponts, 2 gaillards,
appartenant à Charles Lecoq de la Baussonnière, armé par la Société Notre Dame de Montréal
sous le commandement de  Pierre le Besson  pour aller à Québec

Départ de  Saint Nazaire  le 20/06/1653
Arrivée à Québec   le 22/09/1653

Bouchard : était-ce le nom du premier seigneur des îles du même nom ? Non point ! C’eût été trop simple ! Le docteur Etienne Bouchard était un chirurgien, né à Paris en 1622 et habitant Epernon. Il faisait partie de la « Grande Recrue » du printemps 1653, étant un des 116 passagers du Saint-Nicolas de Nantes (dont 102 combattants-colons et 14 femmes) qui avaient accompagné Monsieur de Maisonneuve de retour dans l’île de Montréal pour y renforcer sa défense contre les Iroquois et mieux asseoir l’établissement de Ville-Marie (plus tard ville de Montréal). Le Dr Bouchard avait signé un contrat d’engagement de cinq ans auprès de la Société Notre-Dame de Montréal, le 10 mai 1653, à La Flèche, afin d’être « logé, nourri, couché, fourni de tous les instruments nécessaires pour exercer son art médical et recevoir 150 livres et 20 sous par an. » Deux ans plus tard on lui permit de se délier de son contrat pour en conclure un autre directement auprès des habitants de Ville-Marie. Il s’était aussi fait accorder les îles au sud de la seigneurie de Saint-Sulpice comme territoires de chasse et de pêche. C’est uniquement pour cela que les îles avaient été baptisées « îles Bouchard », avant que la seigneurie des îles Bouchard n’existât !

Alors, la seigneurie ? C’est 19 ans plus tard, en octobre 1672. L’intendant Jean Talon constitue en fief seigneurial les îles Bouchard et les concède au Sieur François Robineau de Fortelle (qui vivait alors en France.) Il meurt bien vite, vers 1680, et son frère René Robineau de Bécancour, hérite. Il meurt en 1699. Sa fille, Louise Catherine Robineau de Bécancour, épouse, le 22 novembre 1705, François de Jordy et lui apporte en dot le fief des îles Bouchard, après le décès des multiples frères de François Robineau. C’est François de Jordy, le troisième seigneur,  qui décide de construire en 1709, sur l’île Ronde, qu’il avait nommée Villebon,  le « manoir » de la seigneurie des îles Bouchard.

A quoi ressemblait ce manoir ? C’était une habitation en bois rond, pièce sur pièce, d’un étage, recouverte de planches, de 30 pieds par 20 pieds (c’est-à-dire moins de 10 mètres sur moins de 7 mètres.)

Il y eut plus tard une construction avec des murs en pierre. Mais elle fut détruite par la foudre en 1949. (Quelqu'un aura-t-il l'idée de reconstruire le manoir de 1709 ?)

De nos jours il n’y a plus de véritable seigneurie : l’an 1854 a vu la fin du régime seigneurial et l’an 1945 la fin des rentes ex-seigneuriales. L’île Ronde a eu plusieurs propriétaires. En 1986 elle fut rachetée par Guy Vandandaigue, Ghislaine Mercier et Jocelyn Lafortune. En 2000 il y eut un partage du terrain entre Guy Vandandaigue et Ghislaine Mercier pour moitié, et Jocelyn Lafortune pour l’autre moitié. Cette petite île de 200 arpents voit dorénavant son exploitation nettement coupée en deux avec des objectifs commerciaux bien différents et… deux pontons d’accès, de part et d’autre de l’île (et deux embarcadères distincts à partir de Saint-Sulpice…)

 

Il y a donc : la Seigneurie de l'île Ronde

Ghislaine Mercier,
alias Louise Catherine Robineau de Bécancour

Guy Vandandaigue,
alias François de Jordy Moreau de Cabanac

La seigneurie de l’île Ronde veut évoquer le XVIIème siècle avec costumes, dialogues ad-hoc et travail artisanal. Les touristes sont invités à se promener sur les sentiers bordés d’arbres, à rester dans un gîte, à faire une croisière sur le Saint-Laurent…

 

Il y a aussi : le Domaine de l'île Ronde

Jocelyn Lafortune, propriétaire du Domaine
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Voir taille réelle

Le domaine viticole de l’île Ronde propose une visite du vignoble, des chais, une dégustation de vins et de fromages… et aussi des repas… mais l’objectif est bien de vendre son vin qui n’est pas mal du tout après dix années de travail, un véritable challenge.

 

Pour en apprendre davantage :

"... On y accède par bateau. Rachetée en 1986 par Guy Vandandaigue et Jocelyn Lafortune, l’île Ronde vaut à elle seule détour puisqu’on peut y visiter le vignoble et le magnifique manoir... " [Ce n'est pas le même manoir que l'ex manoir historique de la seigneurie !]

  • Sur la médecine en Nouvelle-France (et le Dr Etienne Bouchard en particulier) des pages du livre de Marcel J. Rhéault :

La médecine en Nouvelle-France : les chirurgiens de Montréal, 1642-1760

  • Pour avoir une biographie succinte de François de Jordy :

François de Jordy Moreau de Cabanac

  • Sur la création de la Société Notre-Dame de Montréal :

Ces messieurs et dames de la société

  • et la fondation de Ville-Marie sur l'île de Montréal

Sieur Paul Chomedey de Maisonneuve et la fondation de Montréal
 

  • http://nsm01.casimages.com/img/2008/05/11//080511065243260582053918.jpg

    Pour en apprendre beaucoup sur les gens et la vie dans les îles Bouchard avant l'époque actuelle, consultez le livre de Maurice Prud'homme :

"Les 300 ans de Saint-Sulpice... une fenêtre historique sur le Saint-Laurent 1706-2006 : la seigneurie de Saint-Sulpice et la seigneurie des îles Bouchard"
 

AlCaribou

Tags associés : ile ronde, seigneurie, vignoble, saint-sulpice

Vendredi 09 Septembre 2011 à 14h39 dans La page d'accueilPoster un commentaire

Georges Simenon et la Charente,

  • une conférence avec Michel Carly
  • et un film "Le Voyageur de la Toussaint"

Une conférence sur Georges Simenon, faite par un spécialiste belge qui sait raconter, cela valait le déplacement.

La Charente, c'est en réalité la Charente-Maritime [à l'époque Charente-Inférieure]. Les Belges viennent-ils en Charente-Maritime ? Ils y passent, comme le font les Hollandais et les Anglais. Certains s’y installent, par vagues. Georges Simenon s’y était installé, provisoirement, comme il le faisait partout, mais avec une délectation particulière pour La Rochelle. Cela l’avait inspiré : 34 de ses œuvres se situent dans la région Poitou-Charentes (essentiellement en Charente-Maritime, dont deux à La Rochelle-ville).

Michel Carly nous rappelle que le lieu était primordial pour l’inspiration de Simenon-romancier. (1850 lieux différents dans le monde pour y mettre 9 à 10 000 personnages.) Le lieu n’était pas imaginaire : il fallait que Simenon y soit physiquement, le parcourt, s’en imprègne ; c’était sa « méthode déambulatoire » avant d’écrire.

Il place alors un homme ou une femme dans ce lieu pour qu’il/elle aille au bout de son destin. Cependant Simenon a besoin d’une « décantation » avant d’écrire. (Par exemple 20 ans ont passé avant que Le Train ne soit écrit en 1960.) Simenon s’installe un, deux ou trois ans dans un endroit puis il s’en va. Entretemps il se comporte comme une véritable éponge : il emmagasine ce qu’il voit, ce qu’il sent. (Il a vécu par exemple sur l’île d’Aix avec Josephine Baker de 1926 à 1927.) Il est en location à Marsilly de 1932 à 1935 mais il ne pourra pas acheter la gentilhommière qu’il a remise en état. Plus tard il achètera une maison plus simple à Nieul-sur-Mer, et ce sera son premier achat de maison. (Sa femme, moins passionnée de Charente, ira accoucher en Belgique !)

Il y a un changement dans le statut d’écrivain de Simenon : il quitte Fayard, plutôt catalogué dans le roman d’aventures, pour Gallimard qui publie les grands auteurs.

Simenon a besoin de changer de lieu, jusqu’à être un véritable globe-trotter : l’Afrique en 1932, l’Amérique en 1934-1935, les pays de l’Est ensuite.

Il se pose en 1938. Il suit la côte depuis la Hollande jusqu’à La Rochelle. Il découvre un autre « plat pays » ; il voit que le ciel pur de Hollande a son équivalent en Vendée et Charente-Maritime.

Son regard sur la campagne charentaise lui fait réaliser que celle-ci est au même niveau que la mer ; et la mer c’est très important pour Simenon qui a une relation particulière avec elle.

Son regard sur la ville est un autre regard. Il est un « voyeur à cheval » dans La Rochelle » où le fait d’être à cheval lui permet de déambuler au niveau du premier étage des maisons et de voir « la vraie intimité des gens ».

A La Rochelle, il a fréquenté toutes sortes de gens, de toutes classes sociales. Il a connu les grands armateurs aussi bien que les épiciers. C’est ce qui fait fonctionner les gens qui l’intéresse et comment ils fonctionnent : quand il joue aux cartes il guette surtout les réactions des gens.

Pour lui le port était obsessionnel, avec ses odeurs ; le port, le canal, la gare. Et le café. C’est au Café de la Paix à La Rochelle que Simenon apprend la déclaration de guerre en 1939. Il va à l’ambassade de Belgique à Paris pour proposer ses services à l’armée belge. On l’en dissuade et on lui suggère de retourner à La Rochelle pour accueillir les réfugiés belges qui ne manqueront pas d’y affluer après avoir fui les Allemands. C’est ce qu’il va faire pendant deux mois.

C’est pendant cette période (1940) qu’il rencontre une femme qui s’offre à lui (alors qu’il était toujours allé chercher toutes sortes de femmes). Elle va l’inspirer pour le personnage de Solange dans « Le Voyageur de la Toussaint » qu’il écrit en 1941. (Le film sortira en 1942, produit par la Continental, dans un décor de port de La Rochelle qu’on a du mal à reconnaître.)

Avec de la « pâte humaine » Simenon crée des personnages. Il prend des éléments de différentes personnes pour en faire un seul personnage. Par exemple Bob, le fils de la tante Gérardine, fait les 400 coups comme Christian, le frère de Simenon, et comme le fils de Mlle Lecordier qui tenait un magasin pour marins, quai Vallin (où se trouvaient les bureaux Dahl). Autre phénomène : deux personnages peuvent provenir d’une seule personne. Exemple, d’une part, Oscar Dahl, grand armateur à La Rochelle, avait inspiré Oscar Donnadieu dans « Le Testament  Donnadieu » pour un personnage qui bâtit un empire dans la religion du labeur. (Mais Simenon va plutôt démolir la famille dans le roman, anticipant sur les futurs événements réels.) D’autre part, dans « Le Voyageur de la Toussaint » le jeune Gilles Mauvoisin arrivait de Norvège, comme Oscar Dahl l’avait fait avant de s’installer à La Rochelle.

Et puis aussi les lieux, ces inspirateurs, peuvent avoir une identité modifiée : le Fort Bayard, c’est le Fort Boyard.

Georges Simenon a écrit 192 romans plus des reportages. Il avait besoin de connaître intimement les gens pour les transformer en personnages. « Je ne peux pas écrire sur un bourgeois si  je n’ai pas pris un petit déjeuner  avec lui. » Seulement les modèles étaient interprétés et modifiés, ce qui plaisait ou déplaisait quand quelqu’un se reconnaissait.

Pour Michel Carly,  Simenon était  « un passeur de conscience. » D’une personne à une autre, d’un personnage à un autre. « Les personnages, c’est nous » disait Simenon qui avait « une machine à écrire à hauteur du ventre. » L’homme se retrouve toujours seul devant son miroir. Se fuir, se retrouver. L’homme joue à se chercher. « Quand la vie me pose des problèmes insurmontables, je les donne à un de mes personnages et je regarde comment il s’en sort. »

L’antisémitisme de Simenon ? Il avait grandi dans un milieu social peu fortuné, hyper catholique. L’antisémitisme faisait partie du quotidien des années 1920/1930 à Liège. Cependant le regard sur l’autre change avec l’expérience constate-t-il.

Le colonialisme ? Dans « Le Coup de Lune », après avoir écrit des romans dans un autre esprit, Simenon n’est pas tendre dans sa description de la vie des colons au Gabon.

Le collaborationnisme ? Il est arrivé que l’on confonde Georges Simenon avec son frère cadet Christian, colon en Afrique et proche des Allemands pendant la guerre.

La relation avec sa mère ? Difficile. Elle lui reprochait tout. « Va voir tes sales femmes » disait-elle à Georges qui fréquentait, il est vrai, les prostituées depuis l’âge de douze ans… Mais elle pardonnait tout à son frère Christian. Dans l’œuvre de Simenon le personnage le plus présent, c’est la mère. Dans « L’Ombre chinoise » et « Le Chat » on a des chroniques de la haine ordinaire et cela correspond au deuxième mariage de la mère de Simenon. Dans « Pedigree » Simenon invente son double mais pas celui de son frère.

Georges Simenon a-t-il participé aux adaptations de ses films ? Pas vraiment. Pierre Granier-Deferre est peut-être le meilleur réalisateur des films de ce Belge qui avait habité, un temps, en Charente-Maritime, et avait fini sa carrière en Suisse.

AlCaribou, d'après la conférence de Michel Carly, à Marennes le 24 septembre 2011, dans le cadre du 2ème festival des cultures francophones.

Michel Carly sur EVENE

Simenon et les femmes

A écouter (avec Michel Carly) :
Simenon et les Femmes

 
A visiter jusqu'au 26 février 2012 :
 
Le dossier de presse sur l'expo à consulter :

Tags associés : simenon, charente, michel carly, francophonie, culture, ecrivain

Vendredi 30 Septembre 2011 à 16h29 dans La page d'accueilPoster un commentaire

Paris-Québec sous les étoiles

Paris-Québec sous les étoiles
  • Genre : Musique - Divertissement
Synopsis : En plein air sur les Plaines d'Abraham, à Québec, devant près de 100 000 personnes en juillet 2011, cette troisième édition de «Paris-Québec sous les étoiles» faisait la part belle aux chansons francophones qui ont connu le succès des deux côtés de l'Atlantique. Accompagnée par l'imitateur québécois Grégory Charles, Daniela Lumbroso présente l'événement qui permet notamment à Francis Cabrel de chanter en duo avec Robert Charlebois. Quant à Nolwenn Leroy, elle reprend son succès «Dans les prisons de Nantes» en duo avec la chanteuse québécoise Louise Forestier. Sont également au programme : Khaled, pour son grand retour en duo avec Patrick Fiori, Mickael Miro, Hélène Segara, Il Volo, Isabelle Boulay, Diane Dufresne, Coeur de Pirate, Nicoletta, Yann Perreau, Grand Corps Malade, Louise Forestier, ou encore le groupe Mauvais Sort.
  • Diffusions tv
  • Stéréo Sous-titres sourds/malentendants16:9  Lun 12 à 20h35 sur France 3
  • Stéréo Sous-titres sourds/malentendants16:9  Dim 18 à 03h00 sur France 3

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Lundi 12 Septembre 2011 à 18h27 dans La page d'accueilPoster un commentaire
Septembre 2011
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Le premier ministre du Québec en mission en France et en Espagne du 3 au 11 octobre

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, sera à Paris du 3 au 6 octobre. Il sera accompagné de la ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Monique Gagnon-Tremblay.

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La culture québécoise en France : suivez le guide !
 
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Vendredi 30 Septembre 2011 à 11h39 dans La page d'accueilPoster un commentaire

La bière : conférence et dégustation

Au premier étage de la halle aux vivres de Brouage, et présenté par Alain Gardrat, président du comité de jumelage de Marennes, Robert Dutin, auteur de l'Annuaire des Brasseries françaises, nous raconte l'histoire de la bière, des hommes préhistoriques à nos jours.

annuaire-2011

Blé, orge, maïs, riz, sorgho, millet et banane peuvent servir à faire de la bière. Mésopotamie, Egypte, pour les premières recettes ; Allemagne, Belgique, France, Suisse, Canada, etc, de nos jours.

Sucelius, le patron des tonneliers, acceptait aussi bien la bière que le vin ! Mais pourquoi diable, en 92, Domitien avait-il fait arracher, en Gaule, les vignes là où poussaient les céréales ? Déjà l'envie de monopole pour les vins italiens ! Les Gaulois se sont rabattus sur la cervoise et ils ont paru satisfaits ! La cervoise (la "cervisia" des Romains mais sans doute la potion magique de nos Irréductibles) a, en fait, précédé la bière (la "bier" des Germains), caractérisée par l'adjonction de houblon au VIIIème siècle.

La première brasserie française date de 711. Charlemagne avait eu la bonne idée de décréter que chaque abbaye devait avoir sa brasserie pour fabriquer un "pain liquide" de qualité. (On retrouve la notion de monopole).

En 947 Othon II accorde le droit de brasser à l'évêque de la ville de Liège : la bière belge prend forme avant que la Belgique n'existe !

La bonne idée du houblon, remplaçant le gruyt pour aromatiser la bière, avait été appuyée par Hildegarde de Bingen qui avait trouvé quatre grande vertus dans le humulus lupulus, que nous nommerions antiseptique, apéritif, digestif, antidépresseur avec nos mots modernes.

1268 : les cervoisiers de Paris obtiennent un statut.
1397 : dans l'imagerie, on voit l'étoile des brasseurs au-dessus des cuves.
1435 : sous Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne, première apparition du mot "bière" en Bourgogne.
1516 : loi de pureté pour la fabrication de la bière : de l'eau et du grain.

1810 : un bond dans le temps pour saluer la première Oktober Fest à Munich !
1815 : la science arrive avec Louis Joseph Gay-Lussac qui va analyser et décrire ce que contient la bière : de l'eau à +/-  90 %, de l'alcool à +/- 5 %, du gaz carbonique et plein d'autres choses (en petites quantités, mais c'est là que se font les différences avec d'autres breuvages !)

1856 : première installation réfrigérée. Avant il y avait des puits de glace [des installations que l'on trouvait dans beaucoup de châteaux et d'abbayes].

1859 : révolution : le train ! On pouvait dorénavant exporter la bière alsacienne. De 1859 à 1869, en 10 ans, le trafic fut multiplié par six.

1867 : premier sous-bock.

1870 : catastrophe : guerre avec l'Allemagne et annexion de l'Alsace. Résultat : nombre de brasseurs, qui ne pouvaient plus faire ce qu'ils voulaient, sont partis s'installer dans d'autres régions de France. Cela jusqu'en 1885.

1876 : Louis Pasteur s'est intéressé de près à la bière en voulant en produire une meilleure que ce que buvait son boit-sans-soif de gendre !

1891 : apparition du bouchon-couronne dans cette période faste pour la bière due à l'attaque du méchant puceron phylloxéra sur la vigne en 1866. Ce fut l'apothéose de la production de bière française en cette fin de XIXème siècle.

Au début du XXème siècle, ce fut le début du déclin. Le nombre des brasseries diminua inexorablement :

  • 1903 : 3360
  • 1910 : 2666
  • 1926 : 1752
  • 1939 : 1000
  • 1947 : 670
  • 1980 : 22

Entre 1950 et 1960 il y eut une concentration des brasseries, et ensuite une reconstruction des entreprises.

Etonnant : la France est le premier exportateur de malt. (Rappelons que le malt, c'est du grain - ici de l'orge -  germé, séché au four et réduit en farine.)

  • 2011 : on est remonté à 390 brasseries. (On dépassera les 400 en 2012. Cependant une brasserie sur deux disparaît en cinq ans.)

Info sur les bières spéciales :

  • la bière de Noël était à l'origine un cadeau traditionnel des brasseurs à leurs clients
  • la bère de mars est faite avec les dernières récoltes d'orge

En bref, pour faire un litre de bière, il faut :

  • 200 grammes de malt
  • 2 grammes de houblon
  • 1 centilitre de levure
  • 5 à 10 litres d'eau

Après la conférence, ce fut le moment de la dégustation grâce à Hedwig Beernaert, Belge d’Ostende, désormais installé à Rochefort pour produire la bière Fort Boyard. Ce lundi il y avait aussi une surprise avec une bière spéciale Brouage-Champlain au sirop d'érable ! Explications données à Jean-Marie Petit, maire de Hiers-Brouage et à Mickaël Vallet, maire de Marennes.

brouage_conférence sur la bière 012 (copier)
   

Après l'apéritif à la bière, un repas suivait avec... oui, oui des frites pour accompagner la carbonade flamande (une sorte de bœuf bourguignon à la bière), et finir par une gaufre. C'était une bonne mise en bouche pour la suite de la semaine des cultures francophones, version belge, à Marennes !

AlCaribou

Tags associés : biere, brouage, marennes

Mercredi 21 Septembre 2011 à 23h49 dans La page d'accueilPoster un commentaire
Toute une année, un collectif d'associations (mené par le Mouvement de la paix), ainsi que la médiathèque et le salon du livre de Thénac, ont suivi des artistes sur les chemins de la paix. Ce beau parcours s'achève de magnifique manière, avec la formation d'une caravane d'artistes autour du pianiste Marc Vella. Il fut la révélation du salon du livre 2010, son talent, son empathie naturelle, et son message de tolérance et d'amour, en font un personnage exceptionnel. A Saintes, sur une gabare, face à l'arc de Germanicus, avec ce piano qui a fait le tour du monde avec lui, venez entendre cette surprenante musique (le 24 septembre à 20h30).  Dans le programme ci- joint, vous choisirez encore, bien d'autres occasions de vivre des moments intenses, avec le talent et l'engagement des artistes, qui savent si bien nous faire entendre des messages de paix.
 
       Entrées libres

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Lundi 12 Septembre 2011 à 20h29 dans La page d'accueilPoster un commentaire
DES ÉPLUCHETTES DE BLÉ D’INDE AU CHÂTEAU DES GRANGES
Ou une sympathique journée avec Pays Rochelais-Québec
 
 
En ce premier dimanche de septembre, l’association Pays Rochelais Québec organisait des épluchettes de blé d’Inde, comme au Québec !
 
Certains peuvent se demander ce que cela peut être.
 
Tout d’abord, un peu d’histoire. Le blé d’Inde est le nom québécois du maïs. Le maïs est d’origine américaine, d’Amérique centrale très exactement ; les Amérindiens le nommaient « mahiz » ou « maïze » et il constituait la base de l’alimentation des autochtones, à une époque où les céréales  l’étaient en Europe. Ils le consommaient en grains directement sur l’épi, ou à partir de la farine en bouillies, en galettes, pimentées ou sucrés au miel, en accompagnement de légumes, de viande ou de poisson. Tout était utilisé  dans le maïs : les feuilles, les grains, les germes, les soies, la rafle (partie centrale de l’épi) ; il servait de nourriture, de combustible, de monnaie d'échange, et on en  fabriquait même des bijoux ; le maïs était également présent lors des cérémonies religieuses des Amérindiens d’Amérique du sud (Mayas, Aztèques et Incas).
 
Christophe Colomb croyait débarquer en Inde. Le lien était donc fait : le maïs était le « blé d’Inde », comme il y avait des « poules d’Inde » (qui devinrent les « dindes » et les « dindons »…) et les « cochons d’Inde »… dont certains sont du Pérou.
 
Par ailleurs, les Amérindiens organisaient des fêtes à l’occasion de la récolte du maïs. Les premiers colons français ont repris cette tradition. Comme ce qui se passait chez nous au moment des moissons et des vendanges, on invitait tout l'entourage à participer à la récolte, à l’épluchage et l’égrainage des épis, et le premier qui trouvait un grain rouge était élu roi du jour et pouvait embrasser la personne de son choix (comme lorsque nous tirons les rois).
 
La tradition perdure : les Québécois ont l’habitude de se réunir à l’occasion des épluchettes de blé d’Inde autour d'une grande cuve d'eau bouillante placée au-dessus d'un feu de bois ou de gaz. Pendant que le maïs cuit, on « jase », on s'amuse et on organise des défis à celui qui mangera le plus d'épis. Cette fête est parfois suivie d’un feu de joie (les Québécois adorent faire des feux de joie…) et d’une soirée animée par des musiciens. On mange les épis de maïs roulés dans du beurre, avec des « chiens-chauds », des hamburgers, des salades composées, de desserts de saison (tartes, salades de fruits…).
 
 
Les membres de l’association Pays Rochelais-Québec ont repris cette tradition québécoise. Le maïs ne nous a cependant pas attendus pour mûrir, d’autant moins que la récolte doit être faite à une maturité bien précise, ni la veille ni le lendemain. Les épis ont donc été cueillis le 4 août… et ont dormi au congélateur, bien pratique invention des temps modernes.
 
 
Il reste à les éplucher et les cuire. Tout le monde s’y met dans la bonne humeur. Pour certains, c’est une habitude, tandis que d’autres se demandent bien dans quel sens prendre ce tabarnak de blé d’Inde pour le déshabiller.
 
 
Mais tout se passe bien et c’est l’occasion de bien rire et de « jaser ».
 
Pendant que les épis cuisent (il faut bien une heure…) le p’tit bec (mélange de vin blanc et sirop d’érable) est servi en apéritif.
 
 
Chacun s’occupe des ses grillades, sous l’œil vigilent de Bob, puis tout l’monde à table !
 
 
À l’issue du repas, le propriétaire des lieux nous fait une visite guidée.
 
Il nous raconte l’histoire du château des Granges, construit au début du XVIIIème siècle par Paul Depont, directeur de la chambre de commerce de La Rochelle sur l’emplacement d’une ancienne maison fortifiée datant du XVème siècle. Sept familles furent successivement propriétaires du domaine, actuellement géré par les héritiers (ils étaient six dont un est décédé, un autre a vendu ses parts).
 
 
Le château a connu la révolution française, puis les différentes guerres dont il subit les assauts. À la fin de la dernière guerre, il était occupé par l’armée allemande. Des soldats du 4ème régiment de Zouaves de Tunisie ont voulu libérer le château, mais quatre hommes ont été mitraillés par un des Allemands qui feignaient de se rendre. En représailles, les Alliés ont bombardé le château, mais les Allemands étaient déjà loin. Il ne reste actuellement que les murs extérieurs, l’aménagement intérieur étant de facture plus moderne, ce qui ne signifie pas plus confortable.
 
 
Il reste toutefois une chapelle, bien malmenée pour être transformée en distillerie, et dont on se demande comment elle tient encore debout. Elle servit bien peu au culte, pour ne pas faire ombrage à l'église du village. Un mariage au moins y a été célébré.
 
La cave que nous avons pu visiter a été aménagée en cuisine, avec une belle cheminée, deux fours, un évier, un puits et un accès à un souterrain.
 
 
Le perron du château débouche sur ce qu’il reste des parcs et des pièces d’eau que le propriétaire nous a fait découvrir.
 
Les arbres et l’eau se souviennent certainement de ce qu’il s’y est passé : des batailles, des amours éphémères ou durables, des drames et des bonheurs, comme en tout lieu chargé d’histoire.
 
Ici les dames en crinoline venaient se mettre au frais au bavarder un peu,
 
là le seigneur (autoproclamé seigneur, d’ailleurs) y avait ses terrains de chasse.
Un ruisseau a été détourné pour alimenter l’étang en eau. On voit encore les restes du barrage qui y avait été construit.
 
 
La découverte, donc, d’un château d’Aunis que nous ne connaissions pas. Château bien meurtri, mais les propriétaires font de leur mieux pour qu’il survive le plus longtemps possible.
 
Présent à cette journée, Benoît, un des deux jeunes partis cet été à Saint-Jérôme, au Québec, dans le cadre des intermunicipalités. Ils sont restés deux mois là bas et en sont revenus avec plein de souvenir. Ils ont tenu un blog durant leur séjour http://voyage-au-quebec.blogspot.com/ et ont apporté un album photo pour ceux qui n’ont  pas Internet.
 
Belle expérience dont ils se souviendront.
 
 
Et puis la minute historique  de Christian Rouvreau, qui profite de chaque rencontre pour évoquer une page d’histoire de la Nouvelle-France. Cette fois-ci, la Louisiane était à l’honneur, comme à la foire expo de La Rochelle !
 
La prochaine rencontre des adhérents sera dans l’île Madame. Après la campagne aunisienne, nous irons donc dans l’embouchure de la Charente : autre ambiance et nouvelle expérience, certainement aussi conviviale.
 
Flonigogne
 

Tags associés : ble d\'Inde, Virson

Dimanche 11 Septembre 2011 à 21h05 dans La page d'accueilPoster un commentaire
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    Mise à jour le 22/05/2013