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Jeudi 15 Septembre 2011 à 21h40 dans La page d'accueilPoster un commentaire
Aujourd'hui, jeudi 9 septembre, ou plutôt le jeudi qui suit le premier dimanche de septembre, est le jour du jeûne genevois. Certains ont fait remonter à tort l'origine de ce jeûne au massacre de la Saint-Barthélémy, lorsque plusieurs milliers de huguenots (protestants français) furent massacrés dans la nuit du 23 au 24 août 1572 à l'occasion des noces du roi de Navarre. Les genevois auraient observé un jeûne en signe de solidarité. En fait, le premier jeûne genevois remonte à 1567, soit avant le massacre ordonné par Charles IX. Les protestants observaient souvent des jeûnes en signe de pénitence, à l'occasion de chaque événement grave, comme des épidémies de peste et les périodes de disette. Pour tout savoir sur le jeûne genevois, cliquez ici En fait de jeûne, ce jour, chômé, est devenu l'occasion de manger de la tarte aux pruneaux. Le pruneau est une variété de prune, qui a des origines alsaciennes. Il ne faut pas confondre avec le sens qui est donné en France au mot pruneau, qui signifie prune séchée. Pour tout savoir sur la tarte aux prumeaux, cliquez ici Tags associés : jeûne genevois, tarte aux pruneaux, geneve
Jeudi 08 Septembre 2011 à 20h56 dans La page d'accueilPoster un commentaire
L’île Ronde, sa seigneurie et son vignobleL’incendie qui a détruit la salle de réception de « la seigneurie de l’île Ronde » dans la nuit du 15 au 16 août dernier m’a incité à regarder de plus près l’histoire de cette île.
L’île Bouchard fait elle-même partie d’un ensemble d’îles à la queue leu-leu au milieu du Saint-Laurent : les îles Verchères (du nom d’un village sur la côte sud.) Mais… l’ensemble des îles Verchères s’appelait auparavant « les îles Bouchard » ! L e Saint Nicolas de Nantes en route pour Québec N° 00 D E P A R T E M E N T de St NAZAIRE Départ de Saint Nazaire le 20/06/1653 Bouchard : était-ce le nom du premier seigneur des îles du même nom ? Non point ! C’eût été trop simple ! Le docteur Etienne Bouchard était un chirurgien, né à Paris en 1622 et habitant Epernon. Il faisait partie de la « Grande Recrue » du printemps 1653, étant un des 116 passagers du Saint-Nicolas de Nantes (dont 102 combattants-colons et 14 femmes) qui avaient accompagné Monsieur de Maisonneuve de retour dans l’île de Montréal pour y renforcer sa défense contre les Iroquois et mieux asseoir l’établissement de Ville-Marie (plus tard ville de Montréal). Le Dr Bouchard avait signé un contrat d’engagement de cinq ans auprès de la Société Notre-Dame de Montréal, le 10 mai 1653, à La Flèche, afin d’être « logé, nourri, couché, fourni de tous les instruments nécessaires pour exercer son art médical et recevoir 150 livres et 20 sous par an. » Deux ans plus tard on lui permit de se délier de son contrat pour en conclure un autre directement auprès des habitants de Ville-Marie. Il s’était aussi fait accorder les îles au sud de la seigneurie de Saint-Sulpice comme territoires de chasse et de pêche. C’est uniquement pour cela que les îles avaient été baptisées « îles Bouchard », avant que la seigneurie des îles Bouchard n’existât ! Alors, la seigneurie ? C’est 19 ans plus tard, en octobre 1672. L’intendant Jean Talon constitue en fief seigneurial les îles Bouchard et les concède au Sieur François Robineau de Fortelle (qui vivait alors en France.) Il meurt bien vite, vers 1680, et son frère René Robineau de Bécancour, hérite. Il meurt en 1699. Sa fille, Louise Catherine Robineau de Bécancour, épouse, le 22 novembre 1705, François de Jordy et lui apporte en dot le fief des îles Bouchard, après le décès des multiples frères de François Robineau. C’est François de Jordy, le troisième seigneur, qui décide de construire en 1709, sur l’île Ronde, qu’il avait nommée Villebon, le « manoir » de la seigneurie des îles Bouchard. A quoi ressemblait ce manoir ? C’était une habitation en bois rond, pièce sur pièce, d’un étage, recouverte de planches, de 30 pieds par 20 pieds (c’est-à-dire moins de 10 mètres sur moins de 7 mètres.) Il y eut plus tard une construction avec des murs en pierre. Mais elle fut détruite par la foudre en 1949. (Quelqu'un aura-t-il l'idée de reconstruire le manoir de 1709 ?) De nos jours il n’y a plus de véritable seigneurie : l’an 1854 a vu la fin du régime seigneurial et l’an 1945 la fin des rentes ex-seigneuriales. L’île Ronde a eu plusieurs propriétaires. En 1986 elle fut rachetée par Guy Vandandaigue, Ghislaine Mercier et Jocelyn Lafortune. En 2000 il y eut un partage du terrain entre Guy Vandandaigue et Ghislaine Mercier pour moitié, et Jocelyn Lafortune pour l’autre moitié. Cette petite île de 200 arpents voit dorénavant son exploitation nettement coupée en deux avec des objectifs commerciaux bien différents et… deux pontons d’accès, de part et d’autre de l’île (et deux embarcadères distincts à partir de Saint-Sulpice…)
Il y a donc : la Seigneurie de l'île Ronde
Il y a aussi : le Domaine de l'île Ronde
Pour en apprendre davantage :
"... On y accède par bateau. Rachetée en 1986 par Guy Vandandaigue et Jocelyn Lafortune, l’île Ronde vaut à elle seule détour puisqu’on peut y visiter le vignoble et le magnifique manoir... " [Ce n'est pas le même manoir que l'ex manoir historique de la seigneurie !]
La médecine en Nouvelle-France : les chirurgiens de Montréal, 1642-1760
François de Jordy Moreau de Cabanac
Ces messieurs et dames de la société
Sieur Paul Chomedey de Maisonneuve et la fondation de Montréal
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Une conférence sur Georges Simenon, faite par un spécialiste belge qui sait raconter, cela valait le déplacement.La Charente, c'est en réalité la Charente-Maritime [à l'époque Charente-Inférieure]. Les Belges viennent-ils en Charente-Maritime ? Ils y passent, comme le font les Hollandais et les Anglais. Certains s’y installent, par vagues. Georges Simenon s’y était installé, provisoirement, comme il le faisait partout, mais avec une délectation particulière pour La Rochelle. Cela l’avait inspiré : 34 de ses œuvres se situent dans la région Poitou-Charentes (essentiellement en Charente-Maritime, dont deux à La Rochelle-ville). Michel Carly nous rappelle que le lieu était primordial pour l’inspiration de Simenon-romancier. (1850 lieux différents dans le monde pour y mettre 9 à 10 000 personnages.) Le lieu n’était pas imaginaire : il fallait que Simenon y soit physiquement, le parcourt, s’en imprègne ; c’était sa « méthode déambulatoire » avant d’écrire. Il place alors un homme ou une femme dans ce lieu pour qu’il/elle aille au bout de son destin. Cependant Simenon a besoin d’une « décantation » avant d’écrire. (Par exemple 20 ans ont passé avant que Le Train ne soit écrit en 1960.) Simenon s’installe un, deux ou trois ans dans un endroit puis il s’en va. Entretemps il se comporte comme une véritable éponge : il emmagasine ce qu’il voit, ce qu’il sent. (Il a vécu par exemple sur l’île d’Aix avec Josephine Baker de 1926 à 1927.) Il est en location à Marsilly de 1932 à 1935 mais il ne pourra pas acheter la gentilhommière qu’il a remise en état. Plus tard il achètera une maison plus simple à Nieul-sur-Mer, et ce sera son premier achat de maison. (Sa femme, moins passionnée de Charente, ira accoucher en Belgique !) Il y a un changement dans le statut d’écrivain de Simenon : il quitte Fayard, plutôt catalogué dans le roman d’aventures, pour Gallimard qui publie les grands auteurs. Simenon a besoin de changer de lieu, jusqu’à être un véritable globe-trotter : l’Afrique en 1932, l’Amérique en 1934-1935, les pays de l’Est ensuite. Il se pose en 1938. Il suit la côte depuis la Hollande jusqu’à La Rochelle. Il découvre un autre « plat pays » ; il voit que le ciel pur de Hollande a son équivalent en Vendée et Charente-Maritime. Son regard sur la campagne charentaise lui fait réaliser que celle-ci est au même niveau que la mer ; et la mer c’est très important pour Simenon qui a une relation particulière avec elle. Son regard sur la ville est un autre regard. Il est un « voyeur à cheval » dans La Rochelle » où le fait d’être à cheval lui permet de déambuler au niveau du premier étage des maisons et de voir « la vraie intimité des gens ». A La Rochelle, il a fréquenté toutes sortes de gens, de toutes classes sociales. Il a connu les grands armateurs aussi bien que les épiciers. C’est ce qui fait fonctionner les gens qui l’intéresse et comment ils fonctionnent : quand il joue aux cartes il guette surtout les réactions des gens. Pour lui le port était obsessionnel, avec ses odeurs ; le port, le canal, la gare. Et le café. C’est au Café de la Paix à La Rochelle que Simenon apprend la déclaration de guerre en 1939. Il va à l’ambassade de Belgique à Paris pour proposer ses services à l’armée belge. On l’en dissuade et on lui suggère de retourner à La Rochelle pour accueillir les réfugiés belges qui ne manqueront pas d’y affluer après avoir fui les Allemands. C’est ce qu’il va faire pendant deux mois. C’est pendant cette période (1940) qu’il rencontre une femme qui s’offre à lui (alors qu’il était toujours allé chercher toutes sortes de femmes). Elle va l’inspirer pour le personnage de Solange dans « Le Voyageur de la Toussaint » qu’il écrit en 1941. (Le film sortira en 1942, produit par la Continental, dans un décor de port de La Rochelle qu’on a du mal à reconnaître.) Avec de la « pâte humaine » Simenon crée des personnages. Il prend des éléments de différentes personnes pour en faire un seul personnage. Par exemple Bob, le fils de la tante Gérardine, fait les 400 coups comme Christian, le frère de Simenon, et comme le fils de Mlle Lecordier qui tenait un magasin pour marins, quai Vallin (où se trouvaient les bureaux Dahl). Autre phénomène : deux personnages peuvent provenir d’une seule personne. Exemple, d’une part, Oscar Dahl, grand armateur à La Rochelle, avait inspiré Oscar Donnadieu dans « Le Testament Donnadieu » pour un personnage qui bâtit un empire dans la religion du labeur. (Mais Simenon va plutôt démolir la famille dans le roman, anticipant sur les futurs événements réels.) D’autre part, dans « Le Voyageur de la Toussaint » le jeune Gilles Mauvoisin arrivait de Norvège, comme Oscar Dahl l’avait fait avant de s’installer à La Rochelle. Et puis aussi les lieux, ces inspirateurs, peuvent avoir une identité modifiée : le Fort Bayard, c’est le Fort Boyard. Georges Simenon a écrit 192 romans plus des reportages. Il avait besoin de connaître intimement les gens pour les transformer en personnages. « Je ne peux pas écrire sur un bourgeois si je n’ai pas pris un petit déjeuner avec lui. » Seulement les modèles étaient interprétés et modifiés, ce qui plaisait ou déplaisait quand quelqu’un se reconnaissait. Pour Michel Carly, Simenon était « un passeur de conscience. » D’une personne à une autre, d’un personnage à un autre. « Les personnages, c’est nous » disait Simenon qui avait « une machine à écrire à hauteur du ventre. » L’homme se retrouve toujours seul devant son miroir. Se fuir, se retrouver. L’homme joue à se chercher. « Quand la vie me pose des problèmes insurmontables, je les donne à un de mes personnages et je regarde comment il s’en sort. » L’antisémitisme de Simenon ? Il avait grandi dans un milieu social peu fortuné, hyper catholique. L’antisémitisme faisait partie du quotidien des années 1920/1930 à Liège. Cependant le regard sur l’autre change avec l’expérience constate-t-il. Le colonialisme ? Dans « Le Coup de Lune », après avoir écrit des romans dans un autre esprit, Simenon n’est pas tendre dans sa description de la vie des colons au Gabon. Le collaborationnisme ? Il est arrivé que l’on confonde Georges Simenon avec son frère cadet Christian, colon en Afrique et proche des Allemands pendant la guerre. La relation avec sa mère ? Difficile. Elle lui reprochait tout. « Va voir tes sales femmes » disait-elle à Georges qui fréquentait, il est vrai, les prostituées depuis l’âge de douze ans… Mais elle pardonnait tout à son frère Christian. Dans l’œuvre de Simenon le personnage le plus présent, c’est la mère. Dans « L’Ombre chinoise » et « Le Chat » on a des chroniques de la haine ordinaire et cela correspond au deuxième mariage de la mère de Simenon. Dans « Pedigree » Simenon invente son double mais pas celui de son frère. Georges Simenon a-t-il participé aux adaptations de ses films ? Pas vraiment. Pierre Granier-Deferre est peut-être le meilleur réalisateur des films de ce Belge qui avait habité, un temps, en Charente-Maritime, et avait fini sa carrière en Suisse. AlCaribou, d'après la conférence de Michel Carly, à Marennes le 24 septembre 2011, dans le cadre du 2ème festival des cultures francophones. |
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A écouter (avec Michel Carly) : |
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A visiter jusqu'au 26 février 2012 :
Le dossier de presse sur l'expo à consulter :
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Au premier étage de la halle aux vivres de Brouage, et présenté par Alain Gardrat, président du comité de jumelage de Marennes, Robert Dutin, auteur de l'Annuaire des Brasseries françaises, nous raconte l'histoire de la bière, des hommes préhistoriques à nos jours.
Blé, orge, maïs, riz, sorgho, millet et banane peuvent servir à faire de la bière. Mésopotamie, Egypte, pour les premières recettes ; Allemagne, Belgique, France, Suisse, Canada, etc, de nos jours.
Sucelius, le patron des tonneliers, acceptait aussi bien la bière que le vin ! Mais pourquoi diable, en 92, Domitien avait-il fait arracher, en Gaule, les vignes là où poussaient les céréales ? Déjà l'envie de monopole pour les vins italiens ! Les Gaulois se sont rabattus sur la cervoise et ils ont paru satisfaits ! La cervoise (la "cervisia" des Romains mais sans doute la potion magique de nos Irréductibles) a, en fait, précédé la bière (la "bier" des Germains), caractérisée par l'adjonction de houblon au VIIIème siècle.
La première brasserie française date de 711. Charlemagne avait eu la bonne idée de décréter que chaque abbaye devait avoir sa brasserie pour fabriquer un "pain liquide" de qualité. (On retrouve la notion de monopole).
En 947 Othon II accorde le droit de brasser à l'évêque de la ville de Liège : la bière belge prend forme avant que la Belgique n'existe !
La bonne idée du houblon, remplaçant le gruyt pour aromatiser la bière, avait été appuyée par Hildegarde de Bingen qui avait trouvé quatre grande vertus dans le humulus lupulus, que nous nommerions antiseptique, apéritif, digestif, antidépresseur avec nos mots modernes.
1810 : un bond dans le temps pour saluer la première Oktober Fest à Munich !
1815 : la science arrive avec Louis Joseph Gay-Lussac qui va analyser et décrire ce que contient la bière : de l'eau à +/- 90 %, de l'alcool à +/- 5 %, du gaz carbonique et plein d'autres choses (en petites quantités, mais c'est là que se font les différences avec d'autres breuvages !)
1856 : première installation réfrigérée. Avant il y avait des puits de glace [des installations que l'on trouvait dans beaucoup de châteaux et d'abbayes].
1859 : révolution : le train ! On pouvait dorénavant exporter la bière alsacienne. De 1859 à 1869, en 10 ans, le trafic fut multiplié par six.
1867 : premier sous-bock.
1870 : catastrophe : guerre avec l'Allemagne et annexion de l'Alsace. Résultat : nombre de brasseurs, qui ne pouvaient plus faire ce qu'ils voulaient, sont partis s'installer dans d'autres régions de France. Cela jusqu'en 1885.
1876 : Louis Pasteur s'est intéressé de près à la bière en voulant en produire une meilleure que ce que buvait son boit-sans-soif de gendre !
1891 : apparition du bouchon-couronne dans cette période faste pour la bière due à l'attaque du méchant puceron phylloxéra sur la vigne en 1866. Ce fut l'apothéose de la production de bière française en cette fin de XIXème siècle.
Au début du XXème siècle, ce fut le début du déclin. Le nombre des brasseries diminua inexorablement :
Entre 1950 et 1960 il y eut une concentration des brasseries, et ensuite une reconstruction des entreprises.
Etonnant : la France est le premier exportateur de malt. (Rappelons que le malt, c'est du grain - ici de l'orge - germé, séché au four et réduit en farine.)
Info sur les bières spéciales :
En bref, pour faire un litre de bière, il faut :
Après la conférence, ce fut le moment de la dégustation grâce à Hedwig Beernaert, Belge d’Ostende, désormais installé à Rochefort pour produire la bière Fort Boyard. Ce lundi il y avait aussi une surprise avec une bière spéciale Brouage-Champlain au sirop d'érable ! Explications données à Jean-Marie Petit, maire de Hiers-Brouage et à Mickaël Vallet, maire de Marennes.
Après l'apéritif à la bière, un repas suivait avec... oui, oui des frites pour accompagner la carbonade flamande (une sorte de bœuf bourguignon à la bière), et finir par une gaufre. C'était une bonne mise en bouche pour la suite de la semaine des cultures francophones, version belge, à Marennes !
AlCaribou
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Decorah Eagles, Ustream.TV
"The Raptor Resource Project brings you the Decorah Eagles from atop their tree at the fish hatchery in Decorah, Iowa"
Web site de RRP
Le nid des aigles se situe à l'adresse :
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